DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES
français, , chinois, sanskrit, pali
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S001

. Disciple de Nichiren. Selon certaines sources il s'agirait de


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sad voir


S003

Sadapaributha, Sadāpibhūta voir bodhisattva


S004

Sadaprarudita voir

S005

, , 安倍貞任 (1019-1062). Chef d'une puissante famille de l'est du Japon. Il essaya de se dégager de la règle impériale, mais fut vaincu et tué au cours d'une bataille contre l'armée impériale. Ce qu'en dit Nichiren.


S006

saddharma 1. voir loi correcte,

S007

saddharma 2. voir loi merveilleuse,

S008

saddharma pundarika mahapari nirvana  voir période Lotus et Nirvana

S009

Saddharma pundarika sutra  voirSutra de la fleur de lotus du Dharma merveilleux

S010

sadhu, , 善哉. Expression d'approbation et de louange : "Excellent !", "Correct !", "Digne de louanges", "C'est bien cela !" Généralement utilisée par un bouddha ou un maître bouddhiste pour louer un disciple. Dans le Sutra du Lotus (chapitre XI) l'expression est utilisée par le bouddha pour attester la véracité des enseignements prêchés par Shakyamuni.

S011

, 佐渡の. Île de , située dans la mer du Japon en face de . A l'époque de , ce fut un lieu d'exil, notamment de l'empereur , de et de i. Nichiren y resta banni du 10 octobre 1271 au 13 mars 1274. Le moine , du temple à , et , commandant en second des forces militaires et de police, intriguèrent pour faire accuser Nichiren de trahison. décida de sa propre autorité de faire exécuter Nichiren à mais cette tentative d'exécution échoua. Nichiren fut gardé prisonnier pendant près d'un mois dans la résidence de à , tandis que le gouvernement délibérait sans trop savoir ce qu'il fallait faire de lui. Des troubles étaient survenus dans la résidence du régent et un devin avait affirmé qu'ils étaient dus au fait d'avoir attenté à la vie de Nichiren. Le gouvernement décida donc de l'acquitter et de le relâcher. Mais, à la même époque, une vague de meurtres et d'incendies volontaires avaient eu lieu à et une rumeur en attribuait la responsabilité aux disciples de Nichiren. Le gouvernement revint donc sur sa décision et ordonna que soit appliquée la peine d'exil. Le 10 octobre, Nichiren, escorté par les soldats de , quitta en direction du littoral. Le mauvais temps les contraignit à attendre pendant plusieurs jours à , jusqu'à ce que la mer se soit calmée. Ils accostèrent à le 28 octobre et arrivèrent à le 1er novembre. Nichiren fut assigné à résidence dans un temple en ruine appelé le , au milieu d'un cimetière, exposé aux vents et à la neige qui pénétraient par les trous béants du toit. Nichiren y resta pendant près de six mois au cours desquels il écrivit le Kaimoku Sho (Traité qui ouvre les yeux), le Kanjin no Honzon Sho (Sur l'objet fondamental de vénération), le Sado Gosho (Lettre de Sado) et d'autres textes importants. Le 16 et le 17 janvier 1272, il débattit avec plusieurs centaines de moines d'autres écoles bouddhiques venus au à cette intention. Il l'emporta, dans le débat, de manière si probante que beaucoup se convertirent à son bouddhisme. Cet incident est célèbre sous le nom de Débat de . En février, la prédiction de Nichiren concernant une guerre civile se vérifia lorsque , un demi-frère aîné du régent, tenta de s'emparer du pouvoir. Des luttes opposèrent diverses factions de la famille à et . En avril, Nichiren fut transféré à la résidence du d' Au cours de son séjour sur l'île de , Nichiren effectua de nombreuses conversions et inscrivit des individuels pour divers croyants. Le 8 mars 1274, un fonctionnaire du gouvernement apporta son pardon sur l'île de . Nichiren quitta le 13 mars et retrouva le 26 mars. Voir les temples nichiren à Sado. Ce qu'en dit Nichiren

S012

voir


S013

, 嵯峨天皇 (785 <810-823> 842). Le 52e empereur du Japon. Il créa un corps de police appelé et raffermit le pouvoir impérial. Poète apprécié, il fut également un grand calligraphe. Ce qu'en dit Nichiren.

S014

Sagara voir huit Rois-Dragons


S015

Sagaravaradhara buddhivikriditabhijna, Roi-des-Souverains-Pouvoirs-Sagesse-de-Monts-et-d'Océan, , Shanhaihui zizai tong wang, King of the Wisdom of Mountains and Seas Who Is Unlimited in Power. Nom du bouddha que deviendra Ananda et qui lui est conféré dans le chapitre IX du Sutra du Lotus.

S016

sage , , , , 聖者・聖人, 牟尼, muni. Personne d'une sagesse remarquable mais également d'une grande compassion. Ce terme était très courant en Inde et assez proche de sadhu ; quant à arya, il pouvait également désigner un sage, avec une nuance de noblesse et de loyauté. Ce qu'en dit Nichiren


S017

Sage des Monts enneigés voir

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sage du Tiantai [le], , 天台智者 (538-597). Nom honorifique désignant Zhiyi, fondateur de l’école bouddhique du Mont Tiantai.


S019

Sage parfait voir Samyaksambodhi


S020

sages ou saints [quatre] voir quatre sages

S021

sagesse. Élément central de l'Éveil bouddhique. Le terme "sagesse" traduit très imparfaitement les différentes attitudes mentales et psychiques propres au bouddhisme. On peut citer :
1) La sagesse de bouddha (, 仏智 ou 佛智). Qualité atemporelle, propre aux bouddhas, et qui permet de comprendre l'aspect réel de tous les phénomènes (). Souvent pris comme synonyme de jnana ou de sagesse sans enseignement (, 無師智), celle qui n'a pas eu besoin d'un maître.
2) La sagesse équanime ou grande sagesse impartiale (, 平等大慧). Sagesse qui perçoit que tous les êtres et phénomènes sont essentiellement égaux et sans distinction. Cette expression apparaît dans le chapitre XI, Tour aux Trésors.
3) La prajna (, 般若 ou , 慧, paññā), sagesse lucide ou transcendante est obtenue par l'accomplissement des pratiques bouddhiques. Elle permet de se départir des différentes souffrances des vies et morts. Cette sagesse- prajna s'écarte des deux obstacles que sont 1'illusion et le savoir, pour appréhender à la fois l'être et le non-être. Dans l’Anguttara Nikaya, paññā est décrit par Shakyamuni comme élément d’un processus en trois parties qui mène à la libération, et comme la compréhension des Quatre nobles vérités. C'est une section essentielle de  l'Octuple noble chemin. On distingue trois types de sagesse-prajna : a) sutta-mayâ paññā : la sagesse obtenue par l'audition des instructeurs ou la lecture des textes ; b) cinta-mayâ paññā : la sagesse obtenue par la réflexion, l'examen rationnel, l'analyse intellectuelle ; bhavana-mayâ paññā : la sagesse obtenue par l'expérience personnelle, le développement de l'esprit, la pratique de la méditation. Toute une littérature bouddhique traite de cette sagesse, et tout particulièrement le Mahaprajnaparamita sastra attribué à Nagarjuna.
4) La sagesse sans écoulement (anasrava jnana, , 無礙智) est une sagesse que les pensées douloureuses, nées des passions, ne viennent pas troubler. C'est le but de la 11ème étape des 52 étapes du bodhisattva.
L'anasrava (sans écoulement) est analysé sous quatre angles : les quatre jnana, connaissances parfaites acquises par la transformation des huit consciences.
Par ailleurs, les 52 étapes du bodhisattva comportent différents niveaux qui sont également souvent traduits pas "sagesse". Ainsi on a, entre autres :
- étape 11 : la production mentale (, cittotpada). Aspiration à la bouddhéité, à la sagesse sans écoulement; sagesse que les pensées adventices ne viennent pas troubler
- étape 16 : la justesse de l’esprit (, abhisampanna). Acquisition d'une connaissance précise et juste de la vacuité. Sagesse qui fait percevoir la non-substantialité des choses.
- étape 38 : La compréhension de l’aspect de pure ainsité (, bhuta tathata). A la lumière de la pratique de la Voie du milieu la pure ainsité des phénomènes se révèle au bodhisattva.
- étape 44 : La flamme de la sagesse (, arcismati) . Étape de la sagesse radieuse dans laquelle le feu de la sagesse consume les désirs terrestres.
- étape 46 : La sagesse-immédiate (, adhimukti) Le bodhisattva perçoit la pure ainsité () des phénomènes dans la netteté de l’immédiateté. Étape dans laquelle la sagesse suprême (adhimukti) commence à apparaître
- étape 49 : La sagesse-perspicace (, sadhumati). Étape de la sagesse qui pénètre tout et dans laquelle une personne enseigne le Dharma librement et sans restriction.
On peut également ajouter à cette liste :
- l'eau de la sagesse (, 智水) qui lave des désirs terrestres et des illusions, et qui est, à peu près, l'équivalent de , la sagesse de bouddha.
- la sagesse-miroir : qui reflète tous les détails sans en omettre aucun.
Les bouddhismes, autres que celui du Lotus, ont des catégories spécifiques. Ainsi le distingue cinq sortes de sagesse ( 五智).

S022

Sage-Universel voir


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Saha voir monde de Saha


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, 最澄 (767 – 822). Egalement connu sous son titre honorifique de Grand-maître de la Transmission des Enseignements, , 傳教大師. Moine japonais introducteur de l’école chinoise du Mont Tiantai au Japon. Lire la suite Ce qu'en dit Nichiren

S025

, 西大寺. L'un des sept temples principaux de . Temple principal de l'école . A l'origine, on y étudiait la doctrine . Il fut construit en 765, conformément à un décret rendu l'année précédente par l'impératrice . Malgré son déclin à la fin de la période (794-1185), il fut restauré par à l'époque de (1185-1333). C'est là que sont conservées les statues des bouddhas, Shakyamuni, et Akshobhya, sculptées à la fin de l'époque de (710-794)


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(ou ) voir

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, 摧邪輪, Réfutation du Mauvais Enseignement. Ouvrage de (1172-1232), moine où il réfute les thèses du et qu'il complète un an plus tard par le Zaijarin Shogonki (Supplément à la Réfutation du Mauvais Enseignement). reproche à d'ignorer l'aspiration à l'Éveil () qu'il considère comme le fondement de tout le bouddhisme, en ce qu'elle implique que tout être possède la bouddhéité à l'état latent. Il s'indigne de ce qu' traite les écoles , et de "bande de voleurs" et refuse la recherche de la bouddhéité sous prétexte que c'est une pratique difficile. La pratique facile qu'il préconise à la place ne nécessite aucunement l'aspiration à la bouddhéité. décrit comme le "principal destructeur du Dharma de l'âge actuel". Ce qu'en dit Nichiren.

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, 斉明天皇 (594<655-661). Trente septième souverain (impératrice), régnant pour la seconde fois. Elle avait précédemment occupé le trône de 642 à 645 sous le nom de , avec le rang de 35e souverain. Elle fut l'épouse de l'empereur et la mère des empereurs et . Elle envoya plusieurs expéditions militaires contre les de et expédia des troupes en Corée pour venir en aide au royaume de Paekche attaqué par le Silla.


S029

, 最明寺. Temple bouddhique fondé à vers 832 par un disciple de mais devenu indépendant au XIIIe siècle. Voir , le de .

S030

saint. Dans le bouddhisme, personne qui a accompli un exploit spirituel dans la recherche de l'Éveil. Ce qu'en dit Nichiren.


S031

, 最[房], 最蓮房, dit . Disciple de Nichiren. ( ? - 1308 ? ). Né à , il fut un moine de l'école . Pour une raison inconnue, il fut exilé sur l'île de et fut converti par Nichiren en février 1272, peu après le Débat de . Les lettres qu'il reçut de Nichiren indiquent que c'était un homme très érudit en matière de bouddhisme mais de santé délicate. Après le départ de Nichiren de pour le Mont , fut également gracié et revint à . Il serait ensuite allé à dans la province de et aurait fondé le temple . Il reçut de Nichiren un certain nombre d'écrits importants, dont le Shoji Ichidaiji Kechimyaku Sho (Transmission du Dharma unique, vital et essentiel à travers vie et mort), le Somoku Jobutsu Kubetsu (Bouddhéité des végétaux), le Kito Sho (De la prière), le Shoho Jisso Sho (Sur l'essence réelle de tous les phénomènes) et le Totaigi Sho (Essence du Dharma merveilleux).

S032

, 桟敷女房, . Disciple de Nichiren qui vécut à . Selon différents récits, elle fut soit la femme d', de la province de , soit une parente de , l'un des six moines aînés. Des deux longues lettres que lui écrivit Nichiren, on sait qu'elle lui offrit des robes en deux occasions. Ce qu'en dit Nichiren.


S033

Sakra, Śakra, Sakka. Divinité védique souvent identifiée à Indra.


S034

sakridagamin, sakṛdāgāmin, étape du dernier retour, , , 斯陀含, 一来. Deuxième des quatre étapes de l'Éveil theravada. Le pratiquant a éliminé six des neuf illusions du désir dans le monde des désirs. A cause des illusions restantes, il renaît ensuite au Ciel puis à nouveau dans le monde des humains avant d'entrer dans le nirvana.

S035

samadhi, samādhi, concentration, , , , san wei, 三昧. Littéralement "l'état de l'esprit qui se contient lui-même". Deux interprétations I. Etat de recueillement profond ("recueillement accompli"), exempt de toute pensée et obtenu par la méditation ; dans ce sens le dhyana est un moyen pour arriver au résultat qui est samadhi .
II. samadhi = dhyana = concentration de la pensée sur un seul objet avec une grande intensité. Le Sutra Mahaprajnaparamita dénombre 108 samadhis différents. Le Sutra du Lotus en cite une vingtaine. Le samadhi (fahua sanwei) est l'une des quatre formes de concentration développées dans l'école Tiantai/. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.


S036

samana. Ermite, renonçant, ascète, bhiksus. Désigne aussi bien les disciples du Bouddha que ceux d'autres instructeurs, comme les jaïns (vivasa les sans-vêtement). Voir shramana.

S037

Samantabhadra voir


S038

samapatti, samāpatti. Recueillement (concentration prolongée) qui peut être soit accompagné de pensée, soit exempt de pensée. Accomplissement ou fruit du samadhi. Voir les neuf acquis


S039

samatha, shamatha, arrêt de la pensée, quiétude, . Etat psychologique d'équilibre ; parfois synonyme de samadhi ; sérénité de la méditation, prise de distance par rapport aux cinq impuretés. Voir la méditation tiantai/tendai et le de Zhiyi.

S040

samatha vipashyana voir arrêt et examen


S041

samaya. Diverses caractéristiques des bouddhas et bodhisattvas, en particulier leurs vœux de conduire tous les êtres à l'Éveil. Le terme est utilisé principalement dans les enseignements ésotériques.


S042

sambhogakaya voir corps de rétribution


S043

Samgha voir Sangha

S044

Samghabhadra, (, , 僧伽跋陀羅, 衆賢. Moine originaire du Cachemire qui vécut en Inde au IVe ou Ve s. Il est connu comme auteur de l' et du où il expose et analyse les doctrines de l'école Sarvastivada. Il aurait écrit ces deux ouvrages pour réfuter les positions de Vasubandhu. Samghabhadra défend l'idée de l'existence réelle d'entités qui perdurent à travers les différentes phases de la vie et cherche à se confronter à Vasubandhu dans un débat mais celui-ci lui répond qu'il est maintenant trop vieux et que c'est aux hommes du futur de juger de la justesse de leur doctrines.

S045

Samghadeva, , 僧伽提婆. Moine du Cachemire et un traducteur de textes bouddhiques en chinois. On lui doit la traduction de l' Anthologie des sutras Agama moyens, Chung-a-han-ching, . Entre les années 365 et 384, il vécut à Changan, où il acquit une grande réputation de lettré.


S046

Samghanandi, Sanghanandi, , 僧伽難提. Moine de Shravasti en Inde, au IIe siècle dix-septième des vingt-quatre successeurs de Shakyamuni. Bien que né prince, il renonça à la vie royale à l'âge de sept ans et entra dans l'Ordre bouddhique. Il reçut la transmission des enseignements du Bouddha du seizième successeur, Rahulata. Il les transmit ultérieurement à Samghayashas. Ce qu'en dit Nichiren.

S047

Samghavarman, , 康僧鎧. Moine d'Inde centrale selon le . Selon une autre source, il naquit à Samarkande en Asie centrale. En 252, il se rendit à Loyang en Chine et vécut au temple Baima-si. Il traduisit quatre sutras dont le Sutra en chinois.


S048

Samghayashas, , 僧伽耶舎. Dix-huitième des vingt-quatre successeurs de Shakyamuni selon le Fuhozo Innen Den. Le Busso Rekidai Tsusai (Annales des bouddhas et patriarches sous diverses dynasties) place Gayashata au rang de dix-huitième successeur. Il pourrait s'agir de la même personne. Samghayashas était natif du Magadha. Il avait une grande réputation de sagesse et d'éloquence. Les enseignements du Bouddha lui furent confiés par Samghanandi et il les transmit ultérieurement au dix-neuvième successeur, Kumarata. Ce qu'en dit Nichiren.

S049

samkhya, sāṃkhya, sankhya, sāṅkhya, pensée discursive, connaissance de la vérité. I. Système philosophique apparu en Inde vers le VIIIe siècle avant notre ère. Le samkhya maintient une dualité radicale entre l'esprit (purusha) et matière (prakrti). Le samkhya est traditionnellement couplé au yoga de Patanjali. II. L'une des six écoles de la philosophie classique de l'Inde, fondée peut-être par Kapila. A l'époque de Shakyamuni, elle professait l'athéisme, tout en se basant sur les Veda. Cf. http://sys.theme.free.fr/X7_philosophies.html


S050

voir

S051

, , , 山門派. Branche de l'école basée au temple sur le Mont . Une branche rivale, dont le centre était le temple (), est appelée l'école . Après la mort du dix-huitième principal, , qui avait restauré l'école , un grave désaccord survint entre les disciples de (), le troisième principal, et ceux de la lignée de (), le cinquième ; chaque parti réclamant la position vacante de principal. En 993, les disciples de quittèrent finalement le Mont et s'établirent au temple . Dès lors, le temple s'appela l'école , et le temple , l'école . Les désaccords, tout d'abord doctrinaux, se sont transformés en conflits et les deux groupes ont formé la première armée permanente de moines guerriers, appelée . Lorsque la guerre de éclata en 1180, les moines guerriers des deux factions se trouvèrent de côtés opposés, les moines soutenant le clan tandis que les moines soutenaient le clan . Voir les règles monachiques.

S052

samouraï Classe de guerriers () vassaux d'un chef militaire, d'un ou d'un shogun. Cette classe apparut au milieu du Xe siècle, alors que les grands clans guerriers étaient en formation. Les samouraïs étaient alors des sortes de gardes () au service des seigneurs de la cour, mais ils devinrent au XIIe siècle assez puissants pour s'imposer à la cour avec les clans des , et des . A partir de la période de , organisés par le , ils eurent un statut héréditaire et furent soumis à un code éthique guerrier () ou "voie de l'arc et du cheval". L'idéal en était la bravoure, le mépris de la mort, l'impassibilité. Parmi les disciples samourai de Nichiren on peut citer , , , , fils de . Ce qu'en dit Nichiren.

S053

samsara, saṃsāra, , 輪廻, traduit diversement selon les écoles par "passage", "errements", "succession d'états", "écoulement". La notion remonte aux Upanishad et reste fortement liée au brahmanisme et l'idée d' atman individuel. I. Pour l'hindouisme c'est la réincarnation, la répétition des naissances lorsque l'essence immatérielle de l'individu, après la désagrégation de l'enveloppe corporelle s'unit à une autre enveloppe, et qui s'accompagne de l'héritage de l'existence précédente. Le samsara est le résultat du Dharma du karma (au sens hindouiste) et est indissociable des passions et des souffrances qui en découlent. C'est l'échelle hiérarchique des réincarnations, que des individus montent ou descendent suivant les mérites ou les dettes accumulés lors des existences antérieures et principalement lors de l'existence précédente.
Le samsara est également le lieu peuplé d'individus soumis aux renaissances, souffrances, destructions. Le cosmos lui aussi vit cycliquement : il naît, évolue et se détruit lors de périodes cosmiques. De plus, notre univers comporte six sphères d'expression ou six "mondes" : les mondes des dieux, des asuras, des hommes, des animaux, des esprits affamés, des esprits de l'enfer. Après la mort, et selon la loi du karma on peut changer de monde : un être humain peut renaître en tant qu'animal ou en tant que dieu. Mais de toute façon, tous ces mondes sont voués à la destruction et à la souffrance. Seuls les êtres humains ont la possibilité de briser le cycle du samsara et atteindre la délivrance finale ( moksha) grâce à des pratiques physiques et spirituelles d'une grande rigueur.
II. Dans le bouddhisme, l'homme est pensé comme une combinaison momentanée des cinq skandha (composants, agrégats) et par conséquent la réincarnation d'un individu n'a de sens que métaphorique : les structures psycho-physiques sont fluides et s'écoulent selon la loi de causalité après la désagrégation du corps matériel.
Tout en niant l'atman brahmanique le bouddhisme accepte une certaine idée du samsara sur le plan empirique (samvritti satya) mais le nie en tant que réalité ultime de la vie (paramarthika satya). Cette distinction permet à Nagarjuna d'affirmer que le nirvana et le samsara ne se distinguent que sur le plan de la réalité du simple mortel () alors que du point de vue de la vérité ultime les opposés se conjuguent. Une telle approche est propre au courant du Sutra du Lotus. A la place du samsara Nichiren parle de (vies et morts) et affirme leur identité avec le nirvana (). Il s'oppose avec vigueur à d'autres courants bouddhiques qui sont revenus à l'idée d'une "âme" qui transmigre d'un corps à un autre. En Occident, on a parfois tendance à assimiler la notion de nirvana à celle d'un paradis et de dissocier l'individu en corps périssable et âme immortelle. Quant à la notion de réincarnation elle est surtout connue sous sa forme tantrique et l'existence des tulkus popularisés par un certain cinéma.
Shakyamuni racontait souvent les événements du passé pour encourager les hommes à pratiquer le bouddhisme et leur faire comprendre la loi de causalité. Mais les paraboles sur ses "vies antérieures" ne sont que des paraboles. Dans le chapitre Durée de la Vie, Shakyamuni se situe en dehors de l'espace et du temps : "Le Bouddha ne meurt jamais."
Nichiren use également de paraboles faciles à comprendre pour aider les hommes à saisir le pouvoir de la pratique. Vivant dans un milieu où les croyances shinto font une large place aux "esprits" et aux ancêtres, il lui arrive de parler des défunts comme d'entités autonomes lorsqu'il s'adresse à des personnes en deuil. Mais il n'utilise jamais ces notions par rapport à ses propres parents, pas plus qu'il n'y fait allusion dans ses traités. Ce qu'en dit Nichiren

S054

samskrta voir composé


S055

, 侍所. Institution du de la période de (1185-1333) chargée des affaires militaires. L'un des trois organes centraux de l'administration shogunale. Ce bureau des guerriers, fondé en 1180, est dirigé par un intendant () ; son pouvoir est important car il tient la liste des vassaux et a autorité pour les convoquer et les commander.


S056

Samyak-sambuddha, Sage parfait, , 正遍知. Un des dix titres honorifiques du Bouddha. Littéralement Celui qui est "complètement et parfaitement Éveillé". Celui qui voit au delà des apparences la triple vérité des phénomènes. Sa perfection le distingue des pratyekabuddhas qui gardent leur Éveil pour eux-mêmes, sans chercher à sauver les êtres.


S057

voir trois trésors

S058

voir trois dynasties


S059

sanctuaire d'ordination voir


S060

Sandhinirmochana voir Sutra de la profonde compréhension


S061

voir trois poisons


S062

voir


S063

voir trois mondes

S064

懺悔, , reconnaître ses erreurs, se repentir, deshana, kshama. Dans les monastères indiens, une réunion (uposhadha), avait lieu deux fois par mois, au cours de laquelle les membres du Sangha qui avaient violé les préceptes, s’excusaient devant le Bouddha ou devant les autres moines afin de purifier leur esprit. En outre, une cérémonie annuelle (pravarana, ) était accomplie à la fin de la retraite de la saison des pluies au cours de laquelle les moines se repentaient publiquement des erreurs qu’ils avaient commises pendant cette période de trois mois. Avec le développement du Mahayana, une insistance moins grande fut mise sur les règles monastiques et la signification du repentir a changé en conséquence. Puisque les actions mauvaises découlent, fondamentalement, de l’ignorance de la véritable nature de la vie, s’éveiller à cette nature, c’est-à-dire à l’aspect véritable de tous les phénomènes () et faire apparaître sa propre sagesse de bouddha, en purifiant ainsi sa vie, constitue l’acte de par excellence. La notion de repentance a été reprise et développée par le à l'époque de et fortement influencée par le code de l'honneur des samouraïs. Dans l'enseignement de Nichiren le terme de ne s'applique plus que par rapport à l'opposition au Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren.

S065

sangha, samgha, saṅgha , 僧伽, communauté bouddhique. D'après la tradition, Shakyamuni aurait beaucoup hésité à instituer une communauté régie par des règles strictement définies. Une des raisons est que la communauté des moines ne peut exister que grâce aux dons des laïcs. A l’origine, le Bouddha lui-même pratiquait la mendicité, c’est à dire qu’il faisait la quête de sa nourriture en allant de maison en maison. Les moines bouddhistes étaient désignés comme étant des bhiksus (). Leur simple survie, leur alimentation, dépendait de donateurs. Les besoins de cette communauté de moines étaient cependant fort réduits car ils vivaient dans une grande frugalité. Ils ne faisaient qu’un repas par jour, ne possédaient pratiquement rien et comme ils étaient itinérants, ils n’avaient pas de toit. De riches laïcs avaient fait don au Bouddha de sortes de parcs, proches des villes, où la communauté pouvait se reposer durant la saison des pluies. Quelques huttes ou abris y avaient été montés.
L’accroissement du nombre de fidèles et la nécessité de constituer des monastères pour la formation du clergé vont amener des changements. Au fil du temps, on assiste à une sédentarisation des moines et à une plus grande implication sociale (cérémonies funéraires, prières pour le repos des défunts). Le bouddhisme chinois voit se constituer de grands monastères de plusieurs bâtiments, certains ayant pratiquement la taille d’une ville. Des terres arables sont données à ces monastères. De plus, des dons, sous forme de monnaie ou de métaux précieux, sont offerts par les croyants, souvent pour la fonte de statues. A ce point, nous sommes bien loin des conditions des origines. Les persécutions occasionnelles que certains empereurs chinois ont fait subir au bouddhisme reposaient sur leurs convictions religieuses ou philosophiques mais aussi sur des considérations économiques. La richesse de quelques monastères mais aussi la concentration trop importante du métal précieux qui servait de monnaie, et par là même sa non-circulation, étaient jugées nuisibles.
Nichiren a beaucoup critiqué cette sécularisation, on pourrait presque dire la "professionnalisation" du clergé bouddhiste de la période . Ce qu'en dit Nichiren.  Voir le diaporama
Questions-réponses sur la prise de refuge dans le Sangha avec Ryuei McCormick

S066

voir Trois Corps


S067

voir Trois Corps en un seul


S068

voir trois perceptions


S069

voir trois obéissances

S070

littéralement "grande question" () des sept catégories dont trois". Catégories doctrinales du qui comportent deux groupes I. Les quatre grandes transmissions : 1) (triple contemplation de l'unité) 2) (signification de l'esprit et de son objet), 3) (l'essentiel de l'arrêt et vision profonde), 4) (le sens profond du Sutra du Lotus) ; et II. les trois transmissions abrégées (), une glose sur la quatrième question du groupe I en trois points : 1) les Trois Corps de l'Ainsi-Venu de l'enseignement parfait () 2) le sens de la Terre de la Lumière Toujours Paisible () 3) la causalité du Sutra du Lotus ().

S071

Sankhya voir Samkhya


S072

Sanlun zhong, voir


S073

, , 三位房. L'un des premiers disciples de Nichiren. Il était grandement respecté, parmi tous les disciples, pour son grand savoir et ses qualités d'orateur. Il aida dans son effort de propagation dans la région du Mont , mais plus tard, son savoir le rendit arrogant et il abandonna sa foi, à peu près à l'époque de la persécution d'. Voir


S074

voir


S075

, , 三門. Dans un monastère bouddhique, porte principale (), généralement à deux étages de toits et située sur l'allée principale menant au sanctuaire.


S076

山. Nom populaire de la divinité () shinto, protectrice du Mont ainsi que de l'école située aux pieds du Mont . Le sanctuaire contient les autels de sept déités. Ce qu'en dit Nichiren.


S077

sannyasin voir

S078

, 三論宗, École des Trois traités, Sanlun zhong, Three Treatises school. École chinoise du bouddhisme relevant du courant Madhyamika de Nagarjuna. On l’appelle école des Trois traités car elle se fonde sur trois textes : Le Traité du Milieu (), le Traité des douze doctrines (), deux œuvres de Nagarjuna et les Cent traités () de Aryadeva. Ce courant a été introduit assez tôt (625) au Japon et compte parmi les premières écoles bouddhiques désignées par l’expression "les six écoles de Nara", du nom de la capitale impériale d’alors. Le temple principal est le . En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.


S079

sans changer d'apparence voir atteinte de la bouddhéité


S080

sans-commencement,. Relatif à un passé si lointain qu'il est illusoire de 1'appréhender, afin de lui déterminer une origine temporelle. Pour le bouddhisme, le monde n'a jamais eu ni commencement, ni créateur. Notion illustrée par l'absence de commencement de la surface d'une sphère.

S081

sans-écoulement voir anasrava


S082

voir trois domaines


S083

sans-infections voir anasrava


S084

Sans-Mépris [bodhisattva] voir


S085

sans-retour voir anagamin


S086

  voir trois obstacles et quatre démons

S087

sanscrit ou sanskrit. Langue indo-européenne autrefois parlée dans le sous-continent indien. Elle est encore pratiquée par certaines familles de brahmanes et certaines sectes hindouistes et reste avant tout une langue de culture à la manière du latin aux siècles passés en Occident. Le sanskrit bouddhique, qui comporte plusieurs variantes, se distingue du sanskrit védique et du sanskrit classique particulièrement au niveau lexical.


S088

voir triple vérité

S089

santal [bois de], , 栴檀, chandana, chaṃdaṇa. Arbre aromatique de l'Inde. Il peut mesurer jusqu'à dix mètres de haut et son bois parfumé est utilisé pour faire de l'encens. Le même terme désigne l'arbre et le bois. Une variété de santal (santal tête de boeuf, , 牛頭栴檀, goshirsha-chandana) possède des vertus médicinales et est particulièrement appréciée pour sa frangance. Ce qu'en dit Nichiren.


S090

santam nirvanan   voir sérénité et pureté du nirvana

S091

Santirna[pays de], Sandairankoku, Shantilanguo. Dans l’un des nombreux récits des vies antérieures du bouddha Shakyamuni, il aurait vécu dans ce pays sous le nom de Souhait-de-Brahma-Mer-de-Joyaux (, Baohaifanzhi) et en aurait été le grand chambellan. L’histoire est racontée dans le Sutra de la fleur de miséricorde (悲華經). Ce récit est le sujet essentiel d’une courte lettre de Nichiren adressée à Lettre à Sire Matsuno.


S092

voir trois vertus


S093

, 讃岐国, ,  , 讃州. Ancienne province du Japon qui occupait le nord-est de l'île de , (aujourd'hui préfecture de ). Elle était entourée par les provinces d' et . , l'un des successeurs de y fit construire le temple .

S094

voir triple harmonie


S095

voir trois illusions


S096

voir trois phases


S097

voir trois mille


S098

voir passé


S099

voir enseignement des trois corbeilles,

S100

Saptaratnapadma vikrantagamin, Foulant-les-Fleurs-des-Sept-Matières-Précieuses, , Daoqibaohua, Onе Who Walks on Flowers of the Seven Treasures. Nom octroyé à Rahula, le fils de Shakyamuni, au chapitre IX du Sutra du Lotus.


S101

Sappurisa, Vertueux, littéralement personne intègre. Titre donné aux pratyekabuddhas et aux disciples qui ont atteint une des quatre étapes d' Éveil du Theravada.

S102

Saramati , , , 堅慧. Lettré indien qui vécut, pense-t-on, de la fin du Ve siècle et au début du VIe. On lui attribue la rédaction du . Ce qu'en dit Nichiren.


S103

sarangi, śāraṅgī, saramgi. Instrument d'accompagnement de presque toutes les musiques de l'Inde du Nord ; il est taillé d'un seul tenant dans un morceau de bois et dispose généralement de 3 cordes en boyau.

S104

Sarasvati, Sarasvatī, , , , 弁才天, 弁天). Déesse de la musique, de la richesse, de la sagesse et de l'éloquence qui, à l'origine, fut vénérée comme déesse des cours d'eau dans l'Inde ancienne avant d'être intégrée au bouddhisme. On la représente sous diverses formes, parfois avec huit bras, portant un arc, une hache et diverses armes. Au Japon, elle est considérée comme une des sept divinités bénéfiques ()


S105

Sarnath, Sārnāth. Cité à une dizaine de kilomètres au nord de Varanasi dans l'Uttar Pradesh. Lieu du premier sermon du Bouddha. Voir Parc aux Cerfs

S106

Śāriputra voir Shariputra


S107

sarod, sarōd. Instrument utilisé en Khyal, musique classique du Nord de l'Inde. Il est taillé d'un seul tenant en bois, la touche ne disposant pas de frettes.

S108

Sarvastivada I. Terme générique équivalent à Hinayana ou Theravada ; courant philosophique du bouddhisme primitif (avant les schismes).
II. , 說一切有部. École qui se sépara de l'école Theravada. Selon le (Doctrines des différentes écoles), ce schisme survint environ trois cents ans après la mort de Shakyamuni. Son fondateur serait Katyayaniputra. Le Sarvastivada expose le point de vue que tout existe : puisque tous les êtres vivants sont formés par l'union temporaire des cinq agrégats, il n'existe aucun soi réel ou permanent, mais les dharmas ou éléments de l'existence phénoménale qui composent les êtres vivants sont en dernière analyse réels et existent vraiment tout au long du passé, du présent et du futur. Les Sarvastivadins développèrent l'Abhidharma (ou partie du commentaire exégétique du canon) plus que toute autre école theravada. Ils produisirent au total sept abhidharmas dont le . Des commentaires furent à leur tour écrits sur ces sept textes, dont le plus célèbre est le , exposé exhaustif de la pensée Sarvastivada. Vasubandhu analysa les points essentiels de cet ouvrage dans son . Ce dernier ouvrage, cependant, s'éloigne de la position Sarvastivada traditionnelle et interprète la doctrine de l'école sur une base plus large, en y incorporant le point de vue d'autres écoles, en particulier l'école Sautrantika. L'école Sarvastivada donna au total naissance à neuf autres écoles. Ce fut l'école hinayana la plus influente en Inde et sa doctrine fut très étudiée en Chine et au Japon. Ce courant fut combattu par Nagarjuna.

S109

. Moine de l'école qui vécut au XIIIe s. à . Il étudia la doctrine mais suivit plus tard l'enseignement de . Encore plus tard, il finit par fonder sa propre école. Ce qu'en dit Nichiren.


S110

sastra, śastra, shastra, traité, , littéralement "connaissance". Ecrits contenant les expositions des Maîtres et philosophes bouddhistes autres que le Bouddha lui-même ; texte éducatif ; généralement associé en tant que suffixe à un terme technique ou philosophique, par exemple vaastushastra - connaissance de l'environnement ; dans les religions védiques, texte sacré sur un principe ou une révélation divine. Dans les bouddhismes japonais on distingue les écoles basées sur les sastra () et les bouddhismes basés sur les sutras (). Ce qu'en dit Nichiren.

S111

Sastra devamanusyanam, Sasta deramanusyanam, Maître-enseignant, Maître des dieux et des hommes, , 天人師. Un des dix titres honorifiques du Bouddha. Il prêche la doctrine aux dieux (devas) et aux hommes (manusyas) et les mène à la délivrance par ses exhortations.


S112

Satatasamitabhiyukta voir


S113

Satavahana, Sātavāhana, Shatavahana, Śātavāhana I. Roi d'Inde du Sud qui apparut environ sept siècles après la mort de Shakyamuni. Il se convertit à l'enseignement de Nagarjuna, protégea et soutint le bouddhisme du Mahayana. II. Satavahana Andhra. Dynastie indienne qui régna entre -200 et + 250. Ce qu'en dit Nichiren.

S114

, 悟り, wu, littéralement comprendre, réaliser. Notion caractéristique du Zen qui diffère selon les écoles 1) Dans le Zen Soto, l’Éveil bouddhiste n’est pas un état spécial de la conscience mais plutôt un retour à l'état originel de l’être humain ; on ne cherche pas activement à atteindre le ou illumination spirituelle mais à vivre pleinement chaque instant; à être pleinement présent, pleinement conscient, ici et maintenant. 2) Dans le Zen Rinzai c'est un moment de présence totale à son état de bouddha ; on s'y prépare par la méditation sur les koan. Comparer avec l'éveil dans les autres écoles.


S115

sattva voir êtres,


S116

Sattva [prince], , 王子. Shakyamuni dans une vie antérieure. Troisième fils du roi Makarada ; prince dont parle le Sutra (Sutra de la lumière d'or). Un jour où le prince Sattva marchait dans un bosquet de bambous avec ses deux frères aînés, il trouva une tigresse blessée qui venait de mettre bas mais était trop affaiblie par la faim pour nourrir ses petits. Laissant ses frères aînés rentrer au palais, il donna son corps en offrande pour nourrir la tigresse affamée. Ce qu'en dit Nichiren.


S117

Satyasiddhi Sastra voir

S118

Sautrantika [école], Sautrāntika, Sautrāntikā. Une des vingt écoles du Theravada. Les Sautrantika se séparèrent de l'école Sarvastivada. On considéré comme leur fondateur Kumaralabdha qui vécut vers la fin du IIIe siècle. A la différence des Sarvastivadins qui accordaient une grande valeur aux traités (shastras), les Sautrantika ne tenaient compte que des sutras. Tandis que les tenants de l'école Sarvastivada soutenaient que les dharma ou éléments d'existence sont réels et existent tout au long du passé, du présent et du futur, l'école Sautrantika enseignait que seuls les quatre éléments et l'esprit ont une existence réelle et que seul le présent existe. La doctrine Sautrantika se rapproche en plusieurs points de la pensée mahayana et certains estiment qu'elle fut à l'origine de l'enseignement Madhyamika.

S119

Sarvaloka bhayastambhita tvavidhahvam sankaram, Savaloka bhayacchambhita tvavidhvam sanakara, Destructeur-de-Toutes-Peurs-Mondaines, , Rang yigie shijian buwei, Destroyer of All the World's Fear. L'un des 16 princes du chapitre VII du Sutra du Lotus. Il est le fils de Mahabhijnajnanabhibhu (Grands-Pouvoirs-Vainqueur-en-Sagesse). Il règne sur le Nord-Est.


S120

Savant-maître, .A l'origine, titre donné en Chine au directeur d'une école de chef lieu, nommé par la cour pour l’enseignement des Cinq Classiques (Livres des Odes, Livre des Documents, Livre des Mutations, Livre des Rites et les Annales des Printemps et Automnes). Au Japon le terme désigne de plus en plus tout lettré versé dans l'étude des textes bouddhiques. Ce qu'en dit Nichiren

S121

Savatthi voir Shravasti


S122

saveurs  voir quatre ou cinq saveurs


S123

sbires infernaux voir gardes


S124

sceaux du Dharma voir quatre sceaux


S125

sciences voir trois sciences

S126

scolastique [adjectif]. Les méthodes principales de l'enseignement scolastique étaient la logique formelle, la lecture commentée des Anciens et les "disputationes", sorte de discussions ouvertes, régies par des règles strictes, au cours desquelles le maître répondait aux questions posées par son auditoire.


S127

voir


S128

清澄寺, 清水寺. Littéralement Source-pure, du nom de la région de collines où ce monastère est situé). Monastère où Nichiren a commencé son noviciat. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.

S129

, 清凉寺. Temple de l'école (Terre pure), à . En 896, une villa appartenant à , fils de l'empereur , fut transformée en temple que l'on nomma le . Plus tard, en 983, (mort en 1016), moine de l'école , se rendit en Chine. Là, il fit sculpter, en 985, une copie de la statue du bouddha Shakyamuni enchâssée dans le temple Kaiyuan-si. Il rapporta cette statue au Japon et, après sa mort, celle-ci fut enchâssée dans la salle du bouddha Shakyamuni, dans l'enceinte du . Cette salle fut appelée . Comme le culte de cette statue prit de plus en plus d'importance, le devint le temple principal dans l'enceinte du .

S130

勢至菩, , 得大勢菩, bodhisattva Puissance-Extrême, Shizhi pusa, Maha Sthamaprapta, Mahāsthāmaprāpta, Great Strength bodhisattva, Great Power Obtained, Endowed With Great Power. Il apparaît également dans les sutras sous les noms de , Dedashi (Possession de Grande Puissance) ou , Shizhie (Intention du Monde) dans le Sutra de la fleur de miséricorde. Traduit également en français par Muni-de-Grande-Force et Obtention-de-Grande-Autorité (, ). Bodhisattva que l'on croyait doté d'une grande force de sagesse ou de compassion utilisée pour sauver les êtres. Selon les sutras Kammuryoju et Muryoju, il sert le bouddha en compagnie du bodhisattva . Dans l'enseignement ésotérique, est représenté assis dans le mandala du Monde de la Matrice. Le bodhisattva est aussi mentionné dans le Sutra du Lotus comme l'un de ceux qui s'assemblèrent sur le Pic du Vautour pour écouter le prêche de Shakyamuni. Le Bouddha destine le chapitre Fukyo (XX) à ce bodhisattva. Le Hokke Mongu identifie au dieu de la lune, . Ce qu'en dit Nichiren.

S131

正座 I. Coussin ou siège de méditation utilisé principalement dans la méditation assise (). II. Position spécifiquement japonaise : genoux repliés en arrière, les fesses sur les talons, les gros orteils se touchant, les genoux sont serrés pour les femmes, légèrement écartés pour les hommes, sans jamais dépasser la largeur du corps. Une variante se fait avec les pieds posés à plat l'un sur l'autre, le gauche touchant le sol, le droit au dessus, sur toute la longueur du gauche.


S132

seize. Nombre qui, dans l'Inde brahmanique, symbolise la totalité. Ainsi "seize seizièmes" était une façon courante de dire "cent pour cent".


S133

seize arhats, , 十六羅漢. Seize sages ( arhats) particulièrement vénérés dans le bouddhisme theravada et tantrique : Pindolabharadvaja, Kanakavatsa, Kanakabharadvaja, Subinda, Nakula, Bhadra, Kalika, Vajraputra, Jivaka, Panthaka , Rahula, Nagasena, Angaja, Vanavasin, Ajita, Cudapanthaka.

S134

seize principaux États de l'Inde à l'époque de Shakyamuni. Le énumère Anga, Magadha, Kashi, Kosala, Vriji, Malla, Chedi, Vatsa, Kuru, Panchala, Ashmaka, Avanti, Matsya, Shurasena, Gandhara et Kamboja. II existe des variantes.


S135

seize souillures (klesha). Obstacles pour lever le voile de l'obscurité fondamentale, tels qu'ils sont répertoriés dans le Canon pali. En savoir plus.


S136

seizième fils du bouddha voir Prajnakuta


S137

, 清和天皇 (858-880). Le 56e empereur du Japon. Quatrième fils de l'empereur . Selon la tradition, fut incapable de décider s'il désignerait ou un autre de ses fils pour lui succéder, et demanda aux deux princes de régler le problème dans un combat de . On dit que l'emporta grâce aux prières offertes en sa faveur par le moine du Mont . Ce qu'en dit Nichiren.

S138

voir domaines


S139

selon la capacité des hommes , selon l''esprit des autres, , 随他意 Méthode d'enseignement que le Bouddha emploie pour exposer ses enseignements provisoires en fonction des capacités de ceux à qui il s'adresse, afin de les conduire graduellement à l'enseignement définitif. désigne également les enseignements provisoires ainsi exposés. Ce terme est utilisé par opposition à , 随自意 (en accord avec son propre esprit, c'est-à-dire l'esprit du Bouddha) ou l'enseignement par lequel le Bouddha révèle directement la vérité à laquelle il s'est éveillé lui-même.

S140

selon le Dharma et non la personne () voir quatre appuis


S141

selon la sagesse et non les jugements (>) voir quatre appuis


S142

selon la signification et non les mots () voir quatre appuis


S143

selon les sutras aux sens définitifs et non les autres () voir quatre appuis


S144

semence voir ensemencement

S145

, 選択集, abréviation de , 選択本願念仏集, Le choix exclusif du Nembutsu. Oeuvre la plus connue de qui est en fait une compilation de son enseignement rédigée par ses disciples. Traduit en français par "Le gué vers la terre pure" (éd. Fayard). Appelé également "Recueil sur la sélection". On y trouve la très populaire Parabole du chemin blanc. , cite principalement des passages des trois sutras de la Terre pure et du Kammuryoju Sho (commentaire de Shan-dao sur l'un des trois, le Sutra Kammuryoju). Il affirme que la pratique du est celle qui convient à l'époque des Derniers jours du Dharma et devrait être adoptée à l'exclusion de toute autre. Puis il décrit la renaissance dans la Terre Pure de ceux qui récitent le . Ce qu'en dit Nichiren.

S146

Sengcan 僧燦, Seng-ts'an, Jianzhi Sengcan, (? ~ 606 ?). Troisième patriarche de la lignée du bouddhisme Chan () en Chine. Il étudia l'enseignement Chan () sous la direction du second patriarche Huiko. Quand le bouddhisme fut interdit par l'empereur Wudi (Yu Wenyong) de la dynastie des Zhou du Nord, il se cacha dans les montagnes où il poursuivit sa pratique. Il transmit l'enseignement Chan à Daoxin. Il est l'auteur du (De la confiance dans le cœur).

S147

Senglang, 僧朗, . Moine de l'école Sanlun ()  entre le Ve et VIe siècle originaire de Koguryo (Corée), qui propagea la doctrine Sanlun en Chine du Sud. Ses enseignements furent successivement transmis à Sengquan, Falang ( et Jizang.


S148

Sengquan, 僧詮, . Moine de l'école Sanlun () au VIe siècle sous la dynastie Liang. Il étudia la doctrine Sanlun sous la direction de Senglang au temple Zhiguan-si. Il eut quatre disciples importants : Falang, Huibu, Zhibian et Huiyong.

S149

Sengrou, 僧柔, (431-494). Moine qui vécut à l'époque des dynasties du Nord et du Sud. Il était particulièrement versé dans l'étude des sutras. Ce qu'en dit Nichiren.


S150

Sengrui, 僧叡 , (378-444 ? ). Moine de la dynastie des Jin orientaux. Il étudia d'abord le bouddhisme sous la direction de Sengxian (Seng-sien). Il devint le disciple de Kumarajiva quand celui-ci vint à Changan en 401. Il l'aida à traduire le Sutra du Lotus en chinois et fut respecté comme l'un de ses principaux disciples. Il possédait une profonde compréhension des textes bouddhiques et écrivit la préface de nombreux écrits bouddhiques en chinois tels que le Sutra du Lotus et le .


S151

Sengyou, 僧祐, Soyu, Jiankang, 建康 (445-518). Moine qui vécut sous la dynastie des Liang. Sur la base du (Catalogue complet des sutras), le premier index des traductions chinoises des écrits bouddhiques, il compila le (Recueil de commentaires sur le Tripitaka), le plus ancien recensement en chinois du canon bouddhique. Cet ouvrage est une référence précieuse non seulement pour la littérature bouddhique mais aussi pour les études historiques, car il comprend la préface des diverses traductions et la biographie des premiers traducteurs.

S152

Sengzhao, Seng-Chao, 僧肇, (374-414 ou 384-414). Moine qui vécut sous la dynastie des Qin postérieurs. Il naquit à Changan et étudia la philosophie de Laozi et Zhuang Zi. La lecture du Sutra Vimalakirti l'incita néanmoins à devenir moine bouddhiste. Plus tard, il entendit parler de Kumarajiva et devint l'un de ses plus remarquables disciples. Il est l'auteur du . Nichiren fait allusion à son Hokke Hongyo no Koki (Commentaire sur la traduction du Sutra du Lotus de Kumarajiva) dans lequel est relatée la manière dont Shuryasoma, bien versé dans les sutras du Mahayana, confia le Sutra du Lotus à Kumarajiva en lui disant qu'il était relié à un pays au nord-est de la Chine.


S153

voir


S154

, 千観 (918-983). Moine de l'école qui vécut au temple dans la province de . Il entra d'abord dans la vie religieuse au temple et étudia l'ésotérisme. Au cours de l'été 962, alors que le Japon souffrait de sécheresse, l'empereur lui donna l'ordre de prier pour la pluie. On rapporte que, dès que l'envoyé impérial parvint à lui, il fit tomber la pluie. Ce qu'en dit Nichiren.

S155

, 千日尼, Nonne. Femme d'. On connaît mal ses origines. Quand Nichiren se trouvait en exil sur l'île de , son mari et elle se convertirent à ses enseignements. Le couple lui rendit souvent visite dans sa misérable cabane à Tsukahara, lui apportant de la nourriture, du papier et d'autres objets de première nécessité dans la vie quotidienne. Après que Nichiren eut été gracié, envoya par trois fois son mari auprès de lui au Mont . Elle est la destinataire de plusieurs goshos : Le don du mandala du Dharma merveilleux, Les remparts de la foi, Zenichi ama gosho (non traduit), Le sutra permettant véritablement d'honorer sa dette, Sennichi amagozen gohenji (non traduit), Le trésor d'un enfant dévoué à ses parents. Ce qu'en dit Nichiren. En savoir plus.

S156

sens voir six sens


S157

Sens Infinis voir Sutra des Sens Infinis


S158

Sens mystérieux ou Sens occulte du Sutra du Lotus voir


S159

sensitifs voir êtres sensitifs

S160

Roi-des-Mille-Stupas. Roi de l'Inde antique. Le 45e volume du (Règles monastiques de l'école Sarvastivada) raconte que fit don de cinq trésors au roi (nom sanskrit inconnu), souverain de Rajagriha au Magadha, mais ce roi n'avait rien à lui offrir en retour et en était désolé. Sur la suggestion de son Premier ministre, toutefois, il fit exécuter une peinture représentant le Bouddha Shakyamuni et la présenta au roi comme le plus précieux de tous les trésors du monde. Le roi fut d'abord irrité, mais, découvrant que c'était une image du Bouddha, touché par une révélation il acquit une foi profonde, et se convertit au bouddhisme. Ce qu'en dit Nichiren.

S161

, 仙予 [roi]. Nom de Shakyamuni dans une de ses existences antérieures, racontée dans le Sutra du Nirvana. Ce roi, qui vénérait le Mahayana, était pur de cœur et libéré de mauvaises pensées. Pendant douze ans, il continuait à faire des offrandes aux brahmanes, mais lorsqu'il les entendit calomnier les sutras mahayana il les fit mettre à mort. En raison de cet acte, dit le sutra, il n'encourut jamais plus le danger de tomber en enfer. Dans son Rissho Ankoku Ron, Nichiren commente ce texte en disant que ce n'est pas une incitation au meurtre des opposants au Dharma mais la démonstration de la gravité de la faute de dénigrement du Dharma et l'importance de protéger le Dharma correct. Ce qu'en dit Nichiren.

S162

, 仙遊寺. Temple de que Nichiren visita en 1246 pour sa bibliothèque. à l'époque de Nichiren, il appartient actuellement à l'école .

S163

sept arrogances, , 七慢. D'après le de Vasubandhu, c'est : 1) croire qu'on est supérieur aux autres alors qu'on est leur égal ; 2) croire qu'on est égal à ceux qui sont supérieurs ; 3) croire qu'on est supérieur à ceux qui sont supérieurs ; 4) être attaché à ceux pour qui la vie individuelle est une entité permanente alors qu'elle est la combinaison provisoire des cinq agrégats ; 5) croire que l'on a atteint une vérité alors qu'on ne l'a pas encore perçue ; 6) croire qu'on est juste un peu inférieur à ceux qui en fait nous dépassent de beaucoup ; 7) feindre de posséder une vertu qu'on n'a pas encore. Voir également les huit sortes d'arrogance et les neuf arrogances.

S164

sept bodhyanga, bojjhanga, , , 七覚支, 七菩提分. Sept facteurs mentaux d'aide à la pratique pour atteindre l' Éveil ; sept capacités du savoir et de la sagesse que le pratiquant est appelé à développer. Ce sont :
1) Mémoire-smriti (sati, mémoire active, pleine conscience, mindfulness); "non-oubli" d'un objet de méditation (sensation, émotion, idée, concept) que l'on a volontairement placé dans sa conscience ; souvenir lucide de son passé ; voir établissement de l'attention.
2) Discrimination (dharma vicaya, dhammavicaya) Capacité de distinguer le vrai du faux ; capacité de faire le tri de ses propres illusions ; examen des phénomènes (sensation, émotion, idée, concept), réflexion sur la doctrine, recherche de la vérité ; élimination des trois poisons.
3) Énergie (virya, viriya, ) : une des paramitas; autodiscipline qui permet de surmonter le découragement et la paresse ; détermination, effort, persévérance, diligence, vigueur, motivation ;
4) Joie (priti, piti) : bien-être physique associé à la méditation; capacité de se réjouir des bienfaits de la pratique. Elle est à distinguer de la joie qui provient de la satisfaction des désirs.
5) Relaxation (prashrabdhi, passaddhi) : tranquillité du corps et de l'esprit; capacité de ne pas considérer les épreuves de la vie comme un fardeau insurmontable, facilité avec laquelle on retrouve la paix intérieure ;
6) Méditation-samadhi () : union, totalité, accomplissement, achèvement, mise en ordre, contemplation, absorption, extase, vacuité totale sans contenu sensoriel et sans structure intellectuelle;
7) Équanimité (upeksa, upekkha) : le lacher-prise, capacité d'abandonner ses attachements ; imperturbabilité associée à la sagesse (prajna), qui diffère de l'indifférence. C'est une qualité morale, une volition et non pas une sensation comme l'indifférence. Upeksa peut être prise comme objet d'un exercice de concentration ou un état à atteindre et constitue alors l'une des quatre bienveillances incommensurables. C'est aussi la dixième paramita et l'un des stades de la pratique de vipassana.
Les sept bodhyanga's font partie des 37 aides à l'Éveil.

S165

sept bouddhas du passé, , 過去七仏. Shakyamuni et les six bouddha qui l'ont précédé. (Vipashyin), (Shikhin), (Vishvabhu), (Krakucchanda), (Kanakamuni) et (Kashyapa). Les trois premiers sont censés être apparus dans le kalpa de gloire passé, alors que les quatre autres, y compris Shakyamuni, sont apparus dans le kalpa actuel de la sagesse. Ils sont mentionnés dans le Sutra Jo-agon et le Sutra Shichibutsu (Sutra des Sept Bouddhas). Le chapitre VIII du Sutra du Lotus y fait également allusion. Ce qu'en dit Nichiren.

S166

sept désastres, , 七難. D'après le Sutra , ce sont :
1) manifestations extraordinaires du soleil et de la lune ; éclipses, saisons décalées, couronnes autour du soleil, lunes rousses répétées.
2) mouvements extraordinaires des étoiles et des planètes ; changements imprévus dans les constellations, courses inhabituelles des étoiles, apparition de comètes.
3) incendies ; ceux qui embrasent une ville entière avec mort d'hommes, ceux d'origine inexplicable (oeuvre des démons) ; ceux provoquées par les dragons (eau prenant feu), ceux provoqués par des objets lumineux venus de l'espace (feu du ciel) ; ceux provoqués par les dieux des montagnes (irruptions volcaniques), incendies humains (accidents provoquant mort d'hommes), feux des forêts, incendies allumés par des brigands.
4) intempéries répétées ; crues hors saison, pluies torrentielles en hiver, gel en été, pluies de poussière, pluies noires ou rouges, avalanches, coulées de boue.
5) tempêtes ; vents provoquant mort d'hommes, déracinant les arbres, typhons, tsunami, vents de poussière.
6) sécheresse ; chaleur extrême qui assèche les points d'eau, craquelle la terre et rend impossible la germination des plantes.
7) guerre ; attaques de l'extérieur par des pays étrangers, invasions, rébellions, luttes intestines.
Ces désastres peuvent être remplacés par sept vertus :
1) Vertu d’apaiser les mauvais esprits et les dragons
2) Vertu de permettre le salut des hommes
3) Vertu des joyaux du roi tournant la roue
4) Vertu de pouvoir faire tomber de la pluie douce
5) Vertu de la lumière éclairant le ciel et la terre
6) Vertu de faire apparaître tous les enseignements du Bouddha
7) Vertu de faire apparaître chez tous les souverains le Dharma inégalable.
Le Sutra du Lotus (chapitre Kannon XXV) dresse également la liste de sept désastres auxquels échapper grâce au pouvoir du bodhisattva : 1) le feu 2) les inondations 3) les démons rakshasa 4) les attaques à coups de sabres et de bâtons 5) l'attaque par les démons yaksha et autres démons 6) l'emprisonnement 7) l'attaque par des pillards. Ce qu'en dit Nichiren.

S167

sept divinités bienfaisantes voir divinités bénéfiques


S168

sept divinités célestes [règne de] voir divinités bénéfiques


S169

sept écoles du Japon, , 七宗. Sept principales écoles bouddhistes au Japon du XIIIe s. Différentes listes :
1) , , ,, , , . Les six premières sont également appelées six écoles de ( période de 710 à 794), le appartient à la période .
2) Les six écoles de et l'école .
3) ,, , ,, , . Les écoles et ne sont pas considérées comme entièrement indépendantes. Ce qu'en dit Nichiren.


S170

sept esprits gardiens , , 七鬼神. , , , , , , et . Esprits cités dans le et dont Nichiren, dans son Rissho Ankoku Ron, dénonce la parfaite inefficacité pour combattre la famine et les épidémies : "Il y a ceux qui écrivent le nom des sept esprits gardiens et les affichent sur mille portes, ceux qui peignent des représentations des cinq puissants bodhisattvas et les accrochent au-dessus de dix mille seuils, et ceux qui adressent des prières aux divinités du Ciel et de la Terre dans des cérémonies conduites aux quatre coins de la capitale."


S171

sept étapes voir cinquante deux étapes

S172

sept excellences. Qualités de l'enseignement soudain () tel qu'il est décrit dans le chapitre I du Sutra du Lotus. Il exposa le Dharma correct, bon en son début, bon en son milieu, bon en sa fin, profond et merveilleux de sens, habile et sublime d'énoncé, un et sans mélange, complet, pur, marqué de la pratique brahmique. En savoir plus.


S173

sept expédients , sept stratagèmes, , , 七方便, 七方便位. Statut provisoire atteint par les personnes dans les mondes-états d'hommes, du Ciel, des auditeurs-shravakas, des pratyekabuddhas, par les bodhisattvas du tripitaka ou du Theravada, et les bodhisattvas de l'enseignement spécifique ou du Mahayana provisoire le plus élevé. Zhanlan les mentionne dans le comme un concept formulé par Zhiyi sur la base du chapitre Yakuso (V) du Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren.


S174

sept facteurs de l'Éveil voir sept bodhyanga


S175

sept fautes capitales, , 七逆. I. D'après le , 1) tuer un moine 2) tuer un maître (+ les cinq forfaits) 3) tuer son père, 4) tuer sa mère, 5) tuer un arhat, 6) blesser ou faire saigner un bouddha (on ne peut pas le tuer) et 7) rompre l’harmonie de la communauté des religieux (sangha).
II. D'après le Sutra du filet de Brahma : c'est 1) insulter un bouddha, 2) tuer son père, 3) tuer sa mère, 4) tuer une moine de haute vertu, 5) tuer un acarya, 6) provoquer la discorde dans le Sangha, 7) tuer un sage. Ce qu'en dit Nichiren.

S176

sept générations de divinités du Ciel et cinq générations de divinités de la Terre. Divinités japonaises que l'on disait avoir existé avant l'époque du premier empereur . On admettait généralement que les sept générations de divinités célestes avaient gouverné le Japon d'abord, suivies par les cinq générations de divinités terrestres. La première des divinités terrestres était , la déesse du Soleil, que l'on révérait comme la génitrice de la lignée impériale. Cf. (神世七代), Sept générations de dieux. Ce qu'en dit Nichiren.


S177

sept joyaux, sept matières précieuses, sept trésors, , 七寶, saptaratna, saptan-ratna, sapta ratna. Substances précieuses dont la liste varie légèrement selon les sutras. Dans le Sutra du Lotus, ils ornent la Tour aux Trésors, stupa de (Maints-Trésors) qui apparaît dans le chapitre XI (Vision du précieux stupa). Ce sont l'or, l'argent, le lapis-lazuli , cristal , perles rouges, coeur de pierre et le corail . Dans la symbolique du Lotus, ces sept joyaux sont mis en relation avec les sept trésors de la sagesse () : l’écoute, la foi, les préceptes, la concentration, la pratique assidue, l'abandon de l'égoïsme, la recherche constante d'amélioration. Nichiren, dans la Lettre à Abutsu-bo, les interprète comme les sept pratiques essentielles du bouddhisme : 1) écouter l'enseignement correct, 2) avoir foi en lui, 3) garder les préceptes, 4) se concentrer, 5) pratiquer assidûment, 6) rejeter les attachements et 7) regretter ses erreurs en cherchant toujours à s'améliorer. A distinguer des 7 joyaux du Chakravartin. Ce qu'en dit Nichiren.

S178

sept parfums. Parfums doux, piquant, acide, amer, salé, âpre et léger.


S179

sept paraboles du Sutra du Lotus voir paraboles


S180

sept sages du Bois des Bambous, zhulinqixian, zhu lín qi xian, 竹林七賢. A la fin de la dynastie Wei (220-265) alors que le gouvernement était chaotique et corrompu, on dit qu'ils se retirèrent dans un bois de bambous pour y étudier la philosophie de Lao-ziet de Zhuang-zi. Ce sont : Rong Qiqi (Jouan Tsi) le chef de file suivi de 1)Shan Tao 山濤, 2) Ruan Xian, 阮咸 (Jouan Sien) le joueur de luth, 3) Liu Ling, 劉伶 (Lieou Ling) chantant les vertus du vin, 4) Xiang Xiu, 向秀 (Siang Sieou) célébrant les vertus du sommeil, 5)Xi Kang, 嵇康 (Si K'ang), 6)Ruan Ji, 阮籍 (Yuan-ji), Wang Rong, 王戎 (Wang Jong). Ce qu'en dit Nichiren


S181

sept saveurs. Douce, piquante, aigre, amère, salée, astringente et subtile.


S182

sept temples principaux voir

S183

sept voies et moyens salvifiques. D'après Zhiyi sept voies hinayana d'Éveil spirituel :
1) véhicule de la personnalité (monde-état des hommes, , manusya), pour la maîtrise des préceptes de base de moralité, de développement du caractère, etc.
2) véhicule céleste (monde-état céleste, , deva), pour la maîtrise du désir, du culte et de la méditation.
3) véhicule du disciple spirituel (monde-état des auditeurs-shravakas, ) pour la compréhension des Quatre nobles vérités.
4) véhicule de la spiritualité de l’Éveil pour soi (monde-état des pratyekabuddhas, ), pour la libération de la causalité et de la production conditionnée.
5) véhicule de bodhisattva de la doctrine des Trois corbeilles (tripitaka), pour la maîtrise du karma et de la rétribution (ho).
6) véhicule de bodhisattva de la doctrine commune (), pour la maîtrise de la vacuité ().
7) véhicule de bodhisattva de la doctrine spécifique (), pour la maîtrise des pratiques illimitées du bodhisattva .

S184

sérénité : ce qu'en dit Nichiren.


S185

sérénité et pureté du nirvana voir quatre sceaux du Dharma.


S186

Serment en une feuille [Le], , 一枚起請文. Oeuvre de

 


S187

serpentaire [plante], serpentaria. Nom populaire d'un certain nombre de plantes plus ou moins rampantes. Celle dont parlent les serait le liseron commun ou le liseron des champs. Ce qu'en dit Nichiren.

S188

serpentaire venimeux, . Oiseau noir mythique dont la chair était un poison mortel. Même ses plumes pouvaient servir à faire du poison. C'est pourquoi on disait que dès qu'il entrait dans l'eau d'un étang, les poissons qui s'y trouvaient mouraient immédiatement. Ce qu'en dit Nichiren.



S189

Vénéré du monde voir Bhagavat


S190

, 雪山童子, Garçon-des-Monts-enneigés, Sessen , 雪山大士, Sage-des-Monts-enneigés. Selon la légende, nom de Shakyamuni dans une vie antérieure, alors qu'il pratiquait les austérités dans les Montagnes neigeuses (Himalaya, ) afin d'atteindre l'Éveil. Cette histoire apparaît dans le Sutra du Nirvana. A cette époque, avait maîtrisé le brahmanisme et d'autres enseignements non bouddhiques mais n'avait pas encore entendu parler du bouddhisme. Le dieu décida de mettre à l'épreuve sa résolution. Il apparut devant lui sous la forme d'un démon affamé et récita la moitié d'un verset d'un enseignement bouddhique : "Tout change, rien n'est constant / Telle est la loi de la naissance et de la mort". En entendant cela, supplia le démon de lui dire la seconde partie. Le démon n'accepta qu'à condition qu'il lui donne sa chair et son sang en paiement. y consentit avec joie et le démon lui enseigna la seconde partie du verset : "En mettant un terme au cycle de la naissance et de la mort / un être entre dans la joie du nirvana." inscrivit cet enseignement sur les falaises et les troncs d'arbres pour le profit des personnes qui passeraient par là, puis se précipita du sommet d'un grand arbre dans la gueule du démon. A ce moment, reprit sa véritable forme et le rattrapa en plein vol. Il fit l'éloge de prêt à donner sa vie pour le Dharma et lui prédit qu'il atteindrait immanquablement l'état de bouddha. Nichiren conte son histoire dans le Matsuno dono Gohenji (Jushi hibo sho) - Les quatorze oppositions et dans Nichimyo Shonin Gosho Lettre à Nichimyo Shonin.

S191

, . (mort en 1221). Un fils de , le connétable d'qui se rallia à la cause impériale pendant le soulèvement de . Il servit le au temple mais fut tué après le soulèvement. Ce qu'en dit Nichiren.


S192

SGI voir


S193

voir monde de Saha


S194

Shabaya. Rivière légendaire sur le continent d'Aparagodaniya, situé à l'ouest du Mont Sumeru. Ce qu'en dit Nichiren.

S195

Le Bouddha Shakyamuni, fondateur du bouddhisme.


S196

Shakti, śakti, satti, littéralement « pouvoir », « puissance », « force » I. Dans l'hindouisme, 1) énergie féminine, le principe actif et extériorisé d'une divinité masculine.
2) Déesse épouse d'Indra. II. Dans le tantrisme, la shakti est identifiée à la Kundalini, déesse-serpent existant dans le corps de chaque être humain à la base du sacrum, et dont l'éveil prélude à la délivrance, moksha, par son union à Shiva à la pointe du crâne.


S197

Shakra voir Indra

S198

I. propagation adversative, conversion antagoniste, , 折伏; signifie, "plier", "couper" et , "assujettir", "soumettre". Propagation du bouddhisme en réfutant les conceptions erronées ou les préjugés de quelqu'un pour l'amener aux enseignements bouddhiques corrects. Une personne qui adopte une telle attitude ne craint pas d'être en opposition à une autre. Nichiren prône ce comportement dans l’époque actuelle de la fin du Dharma et tout particulièrement dans les pays où le bouddhisme a déjà été propagé et a dégénéré. On ne doit toutefois pas oublier que le fondement de ce comportement est la compassion envers autrui et la compréhension du malheur qu'engendrent ignorance et vues partielles.
II. La pratique du étant devenue le fer de lance de la , ce terme en est venu à désigner toute sorte de propagation, sans distinction de méthode. Dans ce contexte, "mon/ma shakubuku" désigne dans le discours du prosélyte la personne que ce dernier a amené à la pratique. Voir : propagation conciliante (). Ce qu'en dit Nichiren.


S199

, 釈摩訶衍論, Commentaire sur l'Éveil mahayana. Ouvrage attribué, certainement à tort, à Nagarjuna, traduit en chinois vers le 4e ou 5e siècle. le considérait comme le fondement du et s'en servit pour critiquer le Sutra du Lotus.


S200

voir enseignement théorique

S201

Shakya, Śākya, Çakya. Nom d'une tribu qui vécut près de l'actuelle frontière indo-népalaise, sur les contreforts méridionaux de l'Himalaya. Le Bouddha Shakyamuni vient de cette tribu. Son nom, Shakyamuni, signifie "Sage des Shakya". Les Shakya auraient été des propriétaires terriens de la caste des kshatriya. Leur capitale fut Kapilavastu. A l'époque de Shakyamuni, les Shakya étaient sujets du royaume de Kosala. A la fin de la vie du Bouddha, la tribu fut décimée par Virudhaka, le roi du Kosala.

S202

Shakyamuni, Śākyamuni, Shijiamouni. Fondateur du bouddhisme qui apparaît sous diverses appellations : Çakya, Gautama, Gotama, Siddharta Gautama ou sous l'un de ses dix titres honorifiques : Bouddha, l'Éveillé, l'Ainsi-Venu, le Vénéré du Monde, etc. On sait finalement peu de choses sur le personnage historique, l'Inde étant peu portée à l'étude scientifique du passé et l'intérêt des occidentaux étant relativement récent. Il existe en revanche un nombre incalculable de légendes plus ou moins symboliques, destinées à l'édification des disciples et à la glorification du fondateur. En savoir plus.

S203

. Copie à la main des sutras bouddhistes Voir la cérémonie


S204

shala voir bosquet shala


S205

shamanisme voir chamanisme


S206

voir shramanera

S207

Shanavasa, Śāṇavāsa. Homme riche de Rajagriha, la capitale du Magadha, et quatrième des 24 successeurs de Shakyamuni. Selon le , Ananda lui légua les enseignements du Bouddha et il se consacra à la propagation au Mathura et au Cachemire. Il transmit les enseignements à Upagupta. Le Fuhozo Innen Den (Histoire des successeurs du Bouddha) désigne Madhyantika comme le troisième des vingt-quatre successeurs et Shanavasa comme le quatrième. Cependant, puisque tous deux reçurent les enseignements du Bouddha directement d' Ananda, et que ce fut Shanavasa qui les transmit au successeur suivant, Upagupta, certains n'incluent pas Madhyantika dans la lignée de transmission. Madhyantika propagea le bouddhisme au Cachemire mais il n'eut aucun successeur. La mention que Shanavasa naquit tout habillé apparaît dans le 2e volume du Fuhozo Innen Denen. L'école Chan () le considère comme son 3ème patriarche. Ce qu'en dit Nichiren.

S208

Shandao, Shan-tao, Chan-tao, , 善導 (613 - 681). Troisième patriarche de l'école de la Terre Pure en Chine. Disciple de Daochuo, il étudie le qu'il commente abondamment. C'est en se fondant sur ce Commentaire que crée l'école au Japon. Shandao est également l'auteur du et du (Éloge de la renaissance dans la Terre pure). Il met l'amidisme à la porté de tous puisqu'il suffit de reconnaître sa faiblesse et de faire confiance à pour être sauvé. Nichiren l'appelle "Moine du Cloître du Saule" parce que l'on disait qu'il avait tenté de se suicider en se pendant à la branche d'un saule devant le temple dans lequel il vivait, en espérant monter au paradis de la Terre pure. Toutefois, la branche ou la corde rompit et il tomba par terre. Il mourut une semaine plus tard, agonisant de ses blessures. Ce qu'en dit Nichiren.

S209

Shang 商朝 [dynastie] -1750 à -1040/1027 également appelée dynastie Yin, du nom de leur capitale. Dynastie chinoise établie dans la région du fleuve Jaune. Les Shang furent renversés par les Zhou.


S210

Shang (montagne) voir Taishan


S211

Shang Tang, 商湯, Zi Lu, 子履, Cheng Tang, Tang le Victorieux (-1767 -1753). Fondateur de la dynastie Shang (Yin) (商). Il renversa le tyran Jie de la dynastie Xia et dirigea brillamment le royaume Shang. Lors d'une sécheresse qui dura plus de cinq ans il menaça de s'immoler lui-même si la pluie ne revenait pas. Finalement, la pluie revint.

S212

Shang Zhou Wang, 商紂, Di Xin, 帝辛, Zhou Wang, 紂王, Zhou Xin, 紂辛 (-1154 à -1134 ou -1086 à ~-1045 ). Dernier empereur de la dynastie Shang (ou Yin). Connu pour son immoralité, il était sourd aux avis de ses sujets et écrasa les paysans d'impôts très lourds. On dit qu'il était totalement sous l'influence de sa concubine Daji. Selon le Che Ki, il avait fait sculpter un personnage humain et l'appelait dieu céleste, tout en forçant les gens à le traiter de manière méprisante. De plus, on raconte qu'il tirait des flèches dans une outre remplie de sang en prétendant qu'il avait transpercé le dieu du soleil. Il fut vaincu par le roi Wu de la dynastie Zhou (Zhou Wu Wang). Voir la légende de Bi Gan. Ce qu'en dit Nichiren.

S213

Shankara, Śaṅkara, Sankara, Çaṇkara (première moitié du VIIIe siècle). Réformateur religieux, rénovateur de l' hindouisme, A partir d'une interprétation des Upanisad, de la Bhagavad-Gita et des Brahmasutra, il élabora la doctrine du non-dualisme absolu ou kevaladvaita, principale des cinq grandes écoles du Vedanta qui allait devenir la référence doctrinale majeure de la pensée religieuse hindoue.


S214

Shantideva, Śāntideva (685-763). Érudit et poète indien qui a enseigné à l'université bouddhiste de Nalanda. Il est l'auteur de l'Entrée dans la Conduite des Bodhisattvas (Bodhicaryavattra) un des écrits majeur de l'école de la Voie du milieu (Madhyamika).

S215

Shan-wu-wei voir Shubhakarasimha


S216

Shanshi voir Sugata


S217

Shao-lin-si[monastère ou temple] (少林寺). Temple du bouddhisme Chan () situé sur le mont Song (Chine). Fondé au Ve siècle, le monastère est depuis longtemps célèbre pour son association avec les arts martiaux chinois, et particulièrement avec le Kung-fu.


S218

S219

. Oeuvre de compilation de discours prononcés au cours de cérémonies en l'honneur des reliques du Bouddha. Ce qu'en dit Nichiren.


S220

Shariputra Śāriputra, , 舎利弗, Shelifu. Un des dix principaux disciples (agra shravaka) de Shakyamuni, considéré comme le plus sage. Il est né à Nalanda-Grama (futur monastère de Nalanda) au Magadha. Il fut d'abord disciple de Sanjaya Belatthiputta, l'un des six maîtres non bouddhistes. Son grand-père, Matara, était un philosophe estimé et Shariputra reçut une éducation très poussée qui l'incita très jeune à chercher une solution dans la spiritualité. Un jour, il rencontra Ashvajit, un disciple de Shakyamuni, qui lui enseigna la loi de causalité. Il fut si impressionné par les implications de cette doctrine et par la conduite noble d'Ashvajit qu'il devint un disciple de Shakyamuni. Avec son ami Maudgalyayana qui avait suivi le même parcours, il devint un des principaux disciples de Shakyamuni. Shariputra mourut avant le Bouddha, de maladie, dans son village natal. Ayant compris l'intention du Bouddha lorsqu'il entendit parler du "véritable aspect de tous les phénomènes" () dans le chapitre II du Sutra du Lotus, il constitue le premier des trois groupes de disciples shravakas. Le chapitre III prédit qu'il deviendra plus tard le bouddha Padmaprabha (, Fleur de Lumière, Eclat-Fleuri). Le rapporte la légende suivante. A l'époque des Derniers jours du Dharma du bouddha Sentara, Shariputra pratiquait la voie de bodhisattva et la paramita du don. Un jour un brahmane lui demanda son oeil et Shariputra le lui donna. Mais le brahmane, prétendant que son oeil sentait mauvais, le jeta par terre et le piétina. Devant cette attitude Shariputra s'est dit qu'il était trop difficile de mener de telles personnes à la bouddhéité et a décidé de chercher seulement sa propre libération ; il a arrêté la pratique de bodhisattva, retombant dans les enseignements theravada et l'enfer avici pendant d'innombrables kalpas. Ce qu'en dit Nichiren.

S221

Shashiketu, Sasiketu, Marque-de-Gloire, , Mingxiang, Famous Features. D'après le chapitre VI du Sutra du Lotus nom de Subhuti lorsqu'il deviendra bouddha.


S222

shastra voir sastra


S223

shatur aryasatya voir quatre nobles vérités


S224

(une fois départi de ce corps) voir le chapitre Octroi de la Prédiction

S225

Shelun [école], Cho-louen. Une des Treize écoles bouddhiques de Chine. Elle se base sur le qui expose la doctrine Rien-que-conscience. Paramartha (499-569) est considéré comme son fondateur. Cette école adhère à la doctrine des neuf consciences ; elle définit les sept premières consciences et la huitième, la conscience-alaya, comme le domaine de l'illusion et considère la neuvième, la conscience-amala (immaculée ou pure), comme le domaine de la pureté parfaite. Paramartha apporta en Chine les textes sanskrits du d' Asanga et le de Vasubandhu et les traduisit en chinois. Dès lors, la doctrine du fut propagée par ses disciples avec pour résultat la création de l'école Shelun (). Au début de la dynastie des Tang, Xuanzang fit une nouvelle traduction du , et son disciple Cien fonda l'école Faxiang () qui enseigna également la doctrine Rien-que-conscience. Cela eut pour conséquence le déclin graduel de l'école Shelun.

S226

Shennong, Chen-nong, 神農 (~ - 2737). Deuxième empereur mythique de Chine qui serait né au 28e siècle avant notre ère. Il aurait inventé la roue et la charrue et jeté les bases des structures agraires de Chine. Spécialiste des plantes médicinales, il serait également l'inventeur du thé. Avec Huangdi, un autre souverains idéal de la Chine ancienne, il était respecté comme une divinité de la médecine. Voir les Trois Augustes et Cinq Empereurs. Ce qu'en dit Nichiren.

S227

Shentai, 神泰, Chen-t'ai, . Moine de la Chine des Tang. En tant que disciple de Xuanzang, il participa à la traduction des écrits bouddhiques. En 657, il devint le supérieur du temple Ximing-si. Il écrivit le (Notes sur le Sho Daijo Ron) et le (Notes sur le ). Ce dernier ouvrage est considéré comme l'un des trois principaux commentaires sur le , les deux autres ayant été écrits par Puguang et Fabao.

S228

Shenxiu, 神秀, Shen-hsiu, Chen-sieou, (606-706). Fondateur de l'école du Nord du bouddhisme Chan () en Chine. Dans sa jeunesse, il étudia la philosophie de Lao-zi et de Zhuang-zi ainsi que le bouddhisme. En 625, à l'âge de vingt ans, il devint moine à Loyang. En 655, il rencontra Hong-ren, le cinquième patriarche du Chan et pratiqua le (méditation assise) sous sa direction. Ensuite, il quitta le maître et continua seul sa pratique pendant quinze ans. En 700, l'impératrice Wu lui ordonna de propager le bouddhisme Chan à Changan et Loyang dans le nord. Sa lignée en vint donc à être appelée l'école Chan du Nord. Shenxiu enseigna la doctrine de l'atteinte graduelle de l'Éveil.

S229

, 司馬達等, Si-ma Da-deng. Chinois qui arriva au Japon en 522 avec une statue de Shakyamuni. Celle-ci fut enchâssée dans une cabane de chaume dans le district de , dans la province de . C'est la première introduction du bouddhisme au Japon qui ait été enregistrée. resta au Japon et travailla avec à encourager la nouvelle religion. Sa fille devint la première nonne au Japon et son fils devint moine également. Le fils de fut le célèbre sculpteur de statues bouddhiques, ou .

S230

Shibi [roi], Śibi, . Un des noms sous lesquels est décrit Shakyamuni dans ses "existences antérieures". Un jour le dieu Vishvakarman() se changea en colombe et le dieu Indra () en faucon. La colombe, poursuivie par la faucon, se réfugia auprès de Shibi. Le faucon dit à Shibi qu'il était injuste de le laisser mourir de faim en lui enlevant sa proie. Alors Shibi promit au faucon de lui donner sa propre chair d'un poids équivalent à celui de la colombe. Toutefois quel que soit le morceau de chair qu'il mettait sur la balance son poids n'était jamais égal à celui de la colombe. Lorsque le roi mit toute sa chair sur le plateau Visvakarman et Indra reprirent leur forme de divinités bouddhiques et Shibi retrouva l'intégralité de son corps. Cette histoire est rapportée dans le . Ce qu'en dit Nichiren.

S231

, 四分律, Dharmaguptavinaya. Code de conduite des moines de l'école indienne Dharmaguptaka. En Chine, Daoxuan, le fondateur de la branche Nan-chan de l'école Lu en fit un "Abrégé" (Principes essentiels du Shibunritsu, , 四分律行事鈔) et c'est qui, en 754, l'introduisit au Japon, en en faisant la base de l'école . Ce qu'en dit Nichiren.

S232

, 七面大明神, . Divinité gardienne du temple sur le Mont . Une légende raconte qu'une jeune femme, merveilleusement vêtue, apparaissait pour écouter attentivement le Sutra du Lotus que Nichiren récitait dans sa retraite montagneuse. Lorsque ce dernier lui demanda qui elle était, elle se prétendit nymphe céleste habitant un étang du Mont , voisin du Mont , et affirma chercher la délivrance grâce au Sutra du Lotus. Ne la croyant pas, Nichiren mit en face d'elle une coupe dans laquelle se refléta un dragon rouge. Nichiren lui demanda alors de retourner dans son étang et de devenir le gardien titulaire du . Depuis, ce dragon veille sur l'entrée sud-ouest du temple.

S233

, . Un mouvement du jeu de . Il se produit quand un pion particulier et tous les pions qui ont été mis en place pour le protéger, sont bloqués par le mouvement d'un adversaire. On dit alors les pions "morts". Le jeu de fut l’un des jeux favoris des moines bouddhistes qui s’attachaient à son aspect philosophique. Historiquement, le s’est répandu de Chine en Corée, puis au Japon vers les Ve et VIe siècles. Mais c’est au Japon qu’il acquit ses plus grandes lettres de noblesse. Le devint peu à peu une voie – le , de la même manière que la voie du sabre, du tir à l’arc, ou de la cérémonie du thé. Selon la tradition, Nichiren aurait joué les blancs contre un de ses disciples, dans la première partie de enregistrée sur papier au Japon. Cette partie, jouée en 1253, se serait terminée par un (match nul). Ce qu'en dit Nichiren.

S234


S235

Éveil initial

S236

, , 重能 田口, (XIIe siècle, dates inconnues). Chef d'une puissante famille de samouraïs à , une province au sud du Japon. Lors de la guerre de , bien qu'ostensiblement partisan du clan , il informait le clan adverse, celui des , des mouvements internes de l'armée des , et notamment de ses points faibles. Cela contribua à la chute des . Ce qu'en dit Nichiren.

S237

voir quatre vœux du serment de propagation.


S238

Shi Huangdi voir Qin Shi Huangdi

S239

, 椎地四郎. Disciple de Nichiren dans la province de . On ne sait pas grand-chose à son sujet à part qu'il était en contact avec et Toki Jonin. Il est destinaitaire du gosho Un vaisseau pour traverser l'océan des souffrances.

S240

, 四条金吾, (1230-1300). Disciple laïc de Nichiren, l'un des plus proches et avec qui il a échangé une nombreuse correspondance dont il reste encore environ une quarantaine de lettres. Son nom complet comporte des titres honorifiques de provenance chinoise. Ainsi signifie "officier garde de gauche des portes" ; signifie personnalité en or. est un guerrier (). Son père avant lui a servi la famille qui ressortit au clan des . Il est entraîné aux arts martiaux mais il pratique également la médecine, les deux disciplines étant complémentaires. A vingt-six ans, il rencontre Nichiren qui à cette époque vit à , non loin de chez lui, et se convertit. En 1271, lors de la persécution de , il accompagne Nichiren et se dit prêt à se suicider si son maître est exécuté. Il est en butte à des pressions diverses du fait de son engagement religieux. Nichiren, dans ses courriers, s'en inquiète et lui conseille la plus grande vigilance. Il rend visite à Nichiren en exil à et lui envoie à plusieurs reprises des messagers porteurs également d'offrandes indispensables à la survie, dans le dénuement total, que connaît alors son maître. Nichiren porte une grande affection à ce disciple et choisit même les noms de ses filles, (Pleine-Lune) et (Roi des sutras), son épouse, elle, se nomme (Prunelle du Soleil).
En 1277, le disciple religieux de Nichiren, , défait dans un débat un prêtre nommé . Malheureusement ce dernier a des accointances avec la famille , dont dépend , et il lui est enjoint de renier sa foi. a quarante-sept ans, il ne peut accepter cet ordre. Ses propriétés lui sont confisquées. Il en informe Nichiren, alors retiré au Mont . Nichiren, au nom de son disciple, écrit à. Il lui rappelle la loyauté de et de son père et stigmatise l'inanité des enseignements du prêtre . Un an plus tard, les tensions s'apaisent et les terres de lui sont restituées et de nouvelles propriétés octroyées. A la fin de la vie de Nichiren, le soigne. Il assiste aux funérailles du maître. Il devient (quitte le monde séculier) et se retire sur ses terres d' (département actuel de ) à quelques dizaines de km. de . Lire sa biographie.Ce qu'en dit Nichiren

S241

, , 四条天 (1231-1242). Enfant-empereur du Japon. Il eut pour successeur .


S242

, 四十九院.Temple de l'école à , dans la province de , où , l'un des six moines aînés, entra dans la vie religieuse et passa son enfance. Après que Nichiren se fut établi au Mont , visita souvent le temple au cours de ses activités de propagation dans la région du Mont . L'administrateur du , , présenta une pétition au gouvernement pour obtenir son expulsion après que eut réussi à convertir plusieurs moines de ce temple.

S243

voir samatha


S244

ou voir Arrêt ou Grand arrêt et examen,


S245

voir


S246

Shikhin, Maha Shikhin, Halo-de-Flamme, , Dashen, Great Brahma Shikhin. Grand dieu brahmique, Brahma en tant que purificateur des désirs. Il apparaît dans le chapitre I du Sutra du Lotus.

S247

, abrégé de , 山家学生式, Règles pour les étudiants de l'école de la Montagne. Ouvrage de en trois parties énumérant les règles que devaient observer les étudiants envoyés chaque année par la cour pour étudier les enseignements du sur le Mont , et établissant les préceptes mahayana auxquels ils devraient être initiés lorsqu'ils recevraient l'ordination. Cet ouvrage fut présenté à l'empereur en 818 et 819. La première partie énumère les règles pour les deux étudiants nommés annuellement par la cour pour étudier le bouddhisme du . Ces règles, consistant en six articles, stipulent que tous les étudiants nommés annuellement seront initiés aux dix préceptes de bien avant de devenir novices ; qu'après leur ordination, ils devront rester sur le Mont pendant douze ans pour étudier à la fois la méditation (recueillement et vision intérieures) et les disciplines vairocana, basées principalement sur le Sutra Vairocana ; que après avoir achevé leurs douze années de pratique, ils seront nommés à des postes de responsabilité selon leurs capacités. La seconde partie, qui comprend huit articles, donne des explications plus concrètes et détaillées. La troisième partie, qui comprend quatre articles, divise les préceptes en Theravada et Mahayana, et les méthodes d'ordination en façon theravada et façon mahayana. Elle requiert, de plus, des étudiants de l'école qu'ils reçoivent les préceptes des bodhisattva du Mahayana et que la cérémonie conduite à cette occasion se déroule selon des règles du Mahayana. Dans le , exprime le désir que cette cérémonie de transmission des préceptes du Mahayana ait lieu sur le Mont , indépendamment des six écoles de qui, à cette époque, possédaient seules le privilège de conduire des cérémonies d'ordination, ce qu'elles faisaient selon les règles du Theravada. Ce vœu provoqua la forte opposition des moines de . réfuta leurs arguments dans son Kenkai Ron écrit en 819.

S248

voir monde de la forme


S249

voir forme et pensée


S250

voir non dualité corps/esprit


S251

執権. Titre donné aux régents des shoguns de . Le premier était . Par la suite, le titre fut réservé aux membres de la famille . Les détenaient la réalité du pouvoir en tant que chefs du et du . En savoir plus


S252

shikshamana, , , , 式叉摩那, 正学女・学法女. Femme novice bouddhiste. Les novices de moins de 20 ans sont appelées shramaneri. Durant leur 18e et 19e année elles reçoivent une formation très rigoureuse afin de déterminer leur aptitude à vivre en tant que bhiksuni.

S253

Shikshananda , , 実叉難陀 (652-710). Moine du Khotan, en Asie centrale. Il était versé dans les enseignements theravada et mahayana ainsi que dans les philosophies non bouddhiques. A la demande de l'impératrice Wu de la dynastie des Tang, il apporta le texte sanskrit du (Sutra de la guirlande de fleurs) à Loyang et entreprit sa traduction. Bodhiruchi, Yijing et d'autres se joignirent au projet, et la traduction chinoise en quatre-vingt fascicules fut finalement achevée. Shikshananda traduisit alors le Lankavatara () et divers autres sutras, au total dix-neuf. Il fit aussi une seconde traduction chinoise du , la première ayant été faite par Paramartha. En 704, il retourna au Khotan pour prendre soin de sa mère qui était âgée et infirme. Il revint plus tard en Chine et reprit ses traductions. Il mourut à l'âge de cinquante-neuf ans.


S254

voir quatre souffrances


S255

Shikuang, 子野. Musicien chinois semi-légendaire l'ouïe si fine qu'il put juger de la qualité d'une nouvelle cloche alors que les autres musiciens n'en furent pas capables.

S256

, 四教義, Sens des quatre enseignements. Ouvrage de Zhiyi qui interprète les titres des quatre enseignements de la doctrine (l'enseignement tripitaka, l'enseignement intermédiaire, l'enseignement spécifique et l'enseignement parfait) et clarifie les doctrines exposées dans chacun d'eux. Le de Zhanlan identifie le à six fascicules de Zhiyi du (Sens profond du Sutra Vimalakirti), ouvrage de Zhiyi, en dix fascicules, qui fut perdu et que ce dernier abrégea et corrigea plus tard sous le titre (Notes sur le sens profond du Sutra Vimalakirti), en six fascicules, qui existe encore.


S257

shila, śīla, sila, , 戒. Règles de discipline, préceptes. L'un des trois éléments de base qui servent à prévenir le pratiquant de l'erreur. Les deux autres étant la prajna (sagesse) et le dhyana (méditation). Voir sila dans le Tiantai. Ce qu'en dit Nichiren.

S258

Shilabhadra, Śīlabhadra, , 戒賢. Lettré hindou du VIe siècle. Il naquit dans la famille royale du royaume de Samatata, en Inde de l'Est. Disciple de Dharmapala, il est considéré comme l'un des dix grands érudits de l'école Vijnaptimatrata. Quand Xuanzang visita le monastère de Nalanda, Shilabhadra, alors supérieur du monastère, lui transmit les enseignements de l'école Vijnaptimatrata d'où provient l'école Fa-xiang (). Ce qu'en dit Nichiren.


S259

Shiladitya, Śīlāditya, Harsha, Harsavardhana,, 戒日王. Roi de l'Inde centrale qui conquit plusieurs royaumes et régna de 606 à 647 sur toute l'Inde à l'exception du Sud. D'abord adepte de Shiva, il se convertit plus tard au bouddhisme, construisit de nombreux temples et stupas, et gouverna dans l'esprit de bienveillance bouddhique. Ses bonnes actions sont décrites dans le Harsha-charita (Vie de Harsha). Il était également poète et composa une pièce intitulée Nagananda (Joie du Roi-Dragon). On dit qu'il fit preuve d'égards particuliers envers Shilabhadra et Xuanzang. Ce qu'en dit Nichiren.

S260

shamatha vipashyana voir arrêt et examen


S261

voir


S262

[province], 下総国, . Ancienne province du Japon qui occupait la région de ce qui est aujourd'hui le Nord de la préfecture de .

S263

, 神仏習合. Syncrétisme shinto-bouddhique issu pendant la période de la théorie du pour expliquer et propager des mouvements tels que le et le .


S264

, 真雅 (801-879). Disciple et frère cadet de . Il exerça les fonctions de supérieur aux temples et et fut nommé administrateur des moines en 864. Après la mort de , il devint un dirigeant influent de l'école et célébra souvent des rituels ésotériques pour la protection du pays. Ce qu'en dit Nichiren.


S265

voir IVème chapitre du Sutra du Lotus

S266

, , 真言, 眞言宗, École des Paroles Véritables, Zhenyan zhong, True Word school. École bouddhique chinoise également connue sous le nom d'école des Mystères (Mi zhong). Elle fut fondée par qui rapporta les enseignements ésotériques de Chine, pour créer une école indépendante. Celle-ci fonde sa doctrine sur les sutras Vairocana et . Le nom (vraies paroles) vient du sanskrit mantra (mot secret, syllabe mystique). Pour l'école , le terme "" désigne les mots qu'aurait prononcés le bouddha -Vairocana. La récitation de ces mots secrets est l'une des pratiques de base que cette école utilise pour atteindre l'état de bouddha. L'école soutient que les enseignements ésotériques furent transmis du bouddha Mahavairochana à Vajrasattva, puis à Nagarjuna, Nagabodhi, Vajrabodhi, Amoghavajra, Huiguo et . Shubhakarasimha (Shan-wu-wei), Vajrabodhi et Amoghavajra se rendirent d'Inde en Chine, emportant avec eux les enseignements ésotériques. En 804, se rendit à Changan en Chine où il étudia ces enseignements sous la direction de Huiguo. Pendant son séjour, on lui confia les enseignements des mandalas du Monde du Diamant et du Monde de la Matrice. En 806, il revint au Japon et, en 809 il proclama la suprématie des enseignements ésotériques. En 816, il reçut un terrain sur le Mont et y fonda un monastère. En 823, il reçut un autre temple, le , à , qui devint le centre de l'école. Après sa mort, l'école se scinda en deux branches, et , qui eurent plus tard de nombreuses ramifications. A l'époque de (1185-1333), des différences dans l'interprétation doctrinale eurent pour résultat la formation de l'école (nouvelle doctrine) au Mont (fondée par en 1130), et les enseignements traditionnels du Montet du furent appelés l'école (ancienne doctrine). Actuellement, le se divise en 47 branches.
Les écoles appartiennent au courant ésotérique () du bouddhisme des écoles du Nord (Mahayana), avec lequel il conserve des affinités certaines, notamment avec le tantrisme. Le Bouddha historique, Shakyamuni, est considéré comme une simple émanation du bouddha solaire -Vairocana. L'homme peut obtenir l'identification avec ce bouddha solaire par la grâce () que -Vairocana peut conférer au fidèle en retour d'une pratique ascétique sous forme de dharani (formules incantatoires), de mudra (gestes rituels accomplis avec les mains), et de méditation devant un mandala ésotérique. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.

S267

voir


S268

, 真言神道, , 両部神道. Réarrangement du shintoïsme d'origine en fonction des doctrines du . Le explique l'unité du monde métaphysique et phénoménal par le double principe du Vajradhatu (, Monde du diamant) et du Garbhadhatu, , Monde de la matrice. Il s'ensuit que le "relatif" équivaut à "l'absolu" et que les phénomènes équivalent au noumen, la réalité ultime. Les déités sont ainsi des équivalents des bouddhas. Par exemple, est considérée comme Vairocana.

S269

voir actes mentaux


S270

voir dix étapes de la foi et foi-


S271

voir Simsang


S272

voir mystère du corps

S273

, 親鸞 (1173-1262). Fondateur de l'école ou école de la Véritable Terre pure. Son père était , un noble appauvri de la cour. Orphelin jeune, il entra dans la vie religieuse à l'âge de neuf ans. Il étudia le bouddhisme de Zhiyi sur le Mont et les enseignements d'autres écoles à . Insatisfait cependant, il alla à , en 1201, à l'âge de vingt-neuf ans et s'enferma dans un temple appelé (Salle hexagonale) pendant cent jours pour prier. Le matin du quatre-vingt-quinzième jour, le prince lui serait apparu en rêve et lui aurait conseillé d'aller voir . Il rendit donc visite à à , à , et devint son disciple. était fervent dans la pratique du et il devint rapidement l'un des disciples favoris de . Quand les enseignements de la Terre pure furent interdits en 1207, et furent tous deux privés de leur statut de moines. Le premier fut exilé à et le second à . épousa la fille de la famille , un clan puissant de la province d' ; il fut gracié en 1211 et se rendit dans la province de pour y propager la doctrine de la Terre pure. Vers l'âge de soixante ans, il revint à où il passa son temps à écrire. Son ouvrage principal est le Kyo Gyo Shin Sho, 教行信証 (Étude, pratique, foi, preuve). Son enseignement était peu connu de son vivant et Nichiren ne le mentionne nulle part.

S274

, 神泉. Jardin de plaisance dans l'enceinte du palais impérial de . Après les prières de pour la pluie, une tradition naquit selon laquelle l'étang de ce jardin était habité par une divinité-dragon femelle (on pensait que la pluie était causée par des dragons) et le jardin fut utilisé par la suite pour y conduire des prières pour la pluie. Ce qu'en dit Nichiren.

S275

shintoïsme, shinto, 神 道, littéralement la voie du divin. Religion originelle du Japon, de type chamanique, qui a évolué sous l'influence du bouddhisme et du confucianisme. Le vénère les dieux , forces naturelles divinisées. Il est la base d'un grand nombre de structures familiales et sociales et se caractérise par le culte des ancêtres et des héros ainsi que par la vénération pour l'Empereur. Le grand temple d' est dédié à (), la Déesse du Soleil, fondatrice de la Maison Impériale.
A l'époque , l'école bouddhiste du énonça la théorie du " " (l'état originel dans lequel un bodhisattva laisse descendre ses traces, c'est-à-dire apparaît sous la forme d'une divinité ). Les divinités () prirent ainsi place dans le panthéon bouddhique comme des manifestations temporelles des bouddhas ou des bodhisattva (). Cette théorie donna lieu à une forme de syncrétisme : le (Shinto des Deux parties) ou ( de la vérité unique des rois de la montagne). Ce syncrétisme se manifesta par le fait qu'à côté de chaque sanctuaire s'éleva un temple bouddhique dans lequel était rendu un culte à la divinité gardienne du temple. Le a commencé à se séparer du bouddhisme seulement vers le XVIIe et devint une religion d'Etat lors de l'ère (1868 - 1912). En savoir plus Ce qu'en dit Nichiren.

S276

voir


S277

voir


S278

, 紫宸殿紫. Salle du Trône, réservée aux fonctions officielles dans le Palais de la famille impériale à pendant plus de mille ans, depuis l'empereur qui fit de sa capitale jusqu'en 1868. Ce qu'en dit Nichiren.

S279

, , 師子音王仏, Roi-Rugissement-du-Lion, Simhanada-raja. Bouddha d'un kalpa antérieur. Les arbres de son monde chantaient le Dharma pour guider les hommes vers l'Éveil. Mais après la mort du bouddha, ces chants cessèrent et aux Derniers jours du Dharma de la doctrine de ce bouddha, seul un moine, (Prasannendriya), continuait à enseigner le véritable aspect de tous les phénomènes (). Grâce à cette persévérance, il parvint à la bouddhéité. Ce qu'en dit Nichiren.


S280

voir quatre sages ou saints

S281

, 四種三昧, quatre formes de concentration. Méditations spécifiques à deux temples du Mont , le et le qui conservent et vénèrent le Sutra du Lotus (100 copies) et le Sutra Amida (1.000.000 copies).


S282

voir quatre nobles vérités


S283

Shitavana, Śītavana, Sitavana, , , 尸陀林, 寒林. Forêt près de Rajagriha, capitale du Magadha, connue pour ses crématoriums. C'est là qu'on pouvait abandonner les morts.

S284

, 四天王寺. Un des plus anciens temples bouddhiques du Japon, près de l'actuelle . Temple principal de la branche de l'école Il fut fondé par le prince en 587, en remerciement pour sa victoire, en compagnie de , sur , le chef de la faction anti-bouddhique à la cour. Selon la tradition, le prince y enchâssa les statues des Quatre Rois célestes () car il les avait priés de lui donner la victoire. Plus tard, le devint une branche de l', le temple principal de l'école . Il se sépara de cette école en 1949. Ce qu'en dit Nichiren.


S285

S286

Shiva, Śiva. Dieu indien de la destruction dont le but est la création d'un monde nouveau. Il est parfois représenté avec un troisième œil, symbole de sagesse, au milieu du front et avec un cobra autour du cou. De sa chevelure, dans laquelle se trouve un croissant de lune, symbole du cycle du temps, s'écoule le Gange, fleuve sacré de l'hindouisme. Shiva possède, d'après les textes, 108 noms (Shambhu, Shankara, Pashupati). L'un des plus célèbres est le Shiva Nataraja, danseur cosmique qui rythme la destruction et la création du monde. Il est alors représenté avec 4 bras. La main supérieure droite tient une clochette (damaru) qui rythme la création ; la main gauche supérieure tient la flamme de la destruction (samhara) ; la main inférieure droite est tenue dans un geste de protection (abhaya mudra) ; la main inférieure gauche pointe vers le pied gauche tenu en l'air, il montre ainsi son pouvoir de grâce. Sous son pied droit il écrase un nain-démon symbole de l'ignorance. Son immense chevelure montre son pouvoir et il est entouré d'un cercle de feu (prabhamandala). Shiva a pour monture le taureau blanc Nandi (le seigneur de la joie).

S287

shivaïsme, śaiva. Branche de l'hindouisme, basée sur les textes des Purana , dont les fidèles considèrent Shiva comme divinité d'élection, effectuent des pratiques yogiques et ascétiques, ainsi que des rituels souvent influencés par le tantrisme. Il existe plusieurs courants qui diffèrent en fonction des époques et des régions où ils se sont développés, principalement dans l'Inde du Sud et de l'Est. L'un des plus importants est le shivaïsme du Cachemire.


S288

, [préfecture de] 静岡県, . Anciennement les provinces , et . Elle est bordée par l'Océan Pacifique au Sud et le Mont au Nord. Une grande partie des activités de Nichiren et de ses disciples se déroulent dans cette préfecture : , (province d'), - temple (province de), (province d'), (province de ), (province d'), (province de ), (province de ), (province de ), (province de ), (province de ), etc. La préfecture de (ancienne province de ) avec la Mont se trouve juste à la limite Nord de .


S289

Unité de mesure en usage jusqu'à une époque récente. Bien que probablement variable pendant la période médiévale, elle devint à peu près équivalente à 1,8 litre.


S290

, 聖宝 (832-909). Précurseur de l'école du . A l'âge de seize ans, il entra dans la vie religieuse sous la direction de , disciple de , au temple . Plus tard, il étudia les doctrines , et Rien-que-conscience. Il étudia ensuite les enseignements ésotériques sous la direction de et . Il fonda le temple et, en 902, fut nommé administrateur des moines (). Dans la lignée de , apparut (951-1046) qui établit l'école .

S291

, , 正法眼蔵, Trésor de la connaissance du véritable Dharma. Ouvrage de , le fondateur de l'école . Écrit entre 1231 et 1253, il parle de la pratique continuelle de la méditation assise (), de la vie quotidienne de ceux qui pratiquent, des règles et enseignements de l'école, etc. Il est respecté comme le texte le plus important de l'école .


S292

, . Récitation de, ()Dans la , désigne une façon de réciter en commençant par un rythme lent que l'on accélère au maximum pour de nouveau revenir à un rythme lent.


S293

Sho Daijo Ron, 摂大乗論, Commentaire du Traité sur la systématique du Grand véhicule, Mahayana-samgraha. Anthologie des points essentiels du Mahayana. Ouvrage d' Asanga qui constitue l'enseignement de base de l'école Shelun ( ) en Chine. Il expose la doctrine Rien-que-conscience et mentionne dix points sur lesquels les enseignements du Mahayana sont supérieurs à ceux du Theravada. Il en existe trois traductions en chinois attribuées respectivement à Buddhashanta, Paramartha et Xuanzang.


S294

, 荘園. Domaine donné par l'empereur à un grand noble ou une institution religieuse et exempt d'impôts. Lorsque le noble résidait à , le était administré par un , le propriétaire absent était alors appelé .

S295

. Un ou plusieurs individus mentionnés dans les écrits de Nichiren. "" est un titre désignant le vice-directeur d'un ministère gouvernemental et l'on suppose qu'il y eut plusieurs personnes appelées. L'une d'entre elles fut, à l'origine un disciple de Nichiren qui abandonna par la suite sa foi. Bien qu'on manque de détails, on pense qu'à l'époque de l'exil d', en 1261, il commença à douter de Nichiren pour finalement se retourner contre lui. Quand et ses hommes allèrent arrêter Nichiren, le 12 septembre 1971, à , une personne nommée également l'accompagnait en tant que serviteur et frappa Nichiren au visage avec le rouleau du cinquième volume du Sutra du Lotus. Mais on ne peut affirmer de manière certaine que ces deux personnes n'en font qu'une. Ce qu'en dit Nichiren.

S296

, , 安国山聖福寺. Temple construit en 1195 par , peu après son retour de Chine, afin de propager la doctrine du . Il est considéré comme le premier temple du Japon. Il fut détruit plusieurs fois par incendie et reconstruit.


S297

. Bodhisattva à qui Shakyamuni adressa son enseignement, dans le . Ce qu'en dit Nichiren.

S298

. Au XIIIe siècle, abréviation de , littéralement "généralissime" (), chargé de soumettre les barbares. Titre donné par l'empereur à , le chef du clan après la défaite du clan rival, , en 1192. Disposant d'une délégation générale du pouvoir militaire, assume bientôt l'intégralité des pouvoirs politiques et administratifs de l'Etat et substitue son autorité à celle de l'empereur ; il est à même de garantir les droits et possessions des guerriers les plus importants qui deviennent ses vassaux et n’ont donc plus de relation directe avec la cour impériale. Après la mort de , les , famille dont sa femme était issue, se font les tuteurs de ses fils dont ils se débarrassent et désignent eux-mêmes les . Ils deviennent les régents () du . (Ce qu'en dit Nichiren)

S299

shogunat voir


S300

. Dans le complexe d'un temple, bâtiment où sont conservés les "trésors" : documents, oeuvres d'art, etc... Le le plus connu est celui du où est conservé le Rissho Ankoku Ron ainsi que de nombreux goshos.


S301

voir Dharma correct


S302

voir aspect réel,

S303

, 正法華経. Traduction chinoise de Dharmaraksha du Sutra du Lotus. La plus ancienne des trois versions chinoises existantes. Il fut traduit en 286 et comprend vingt-sept chapitres. Le chapitre Devadatta de la version de Kumarajiva n'est pas un chapitre indépendant dans la traduction de Dharmaraksha mais est inclus au chapitre précédent. Ce qu'en dit Nichiren.


S304

, 正本堂. Temple construit au en 1972 par la pour abriter le mais détruit en 1991 par la à la suite d'un conflit avec . Pour le remplacer, un nouveau temple, le , fut construit en 2002.


S305

voir Agramati


S306

, 聖一 , , , 円爾 (1202-1280). Moine de l'école . En 1235, il se rendit dans la Chine des Song, où il étudia le Chan pendant six ans. De retour au Japon, il enseigna les doctrines à la cour et obtint la protection de la noblesse, puis devint le premier Grand- patriarche du temple , temple construit à par . Sa lignée est appelée la branche du . La cour impériale lui donna le nom posthume de (Maître de la nation ). Ce qu'en dit Nichiren.


S307

, 尚闍梨. Figure de Shakyamuni dans une vie antérieure, alors qu'il était un ermite pratiquant la paramita de méditation. Alors que pratiquait la méditation, un oiseau vint construire son nid dans ses cheveux et pondit plusieurs oeufs. Un jour, obtint une grande révélation, mais, conscient d'avoir des oeufs sur la tête, il ne bougea pas, jusqu'à l'éclosion et l'envol des oisillons. Histoire relatée dans le .

S308

voir vies et morts,

S309

voir disposition première

S310

voir progression

S311

voir vies et morts mènent au nirvana

S312

voir Petit Véhicule

S313

voir propagation accommodante

S314

voir propagation accommodante

S315

voir

S316

voir

S317

, 証空, (1177-1247). Fondateur de la branche de l'école . Il fut fait moine à l'âge de quatorze ans. Sous la direction de , il étudia en profondeur les enseignements de la Terre pure et aida son maître à préparer le Senchaku Shu. Après la mort de , il se consacra à la propagation de la croyance en parmi les nobles. Il ne s'opposa pas à des pratiques autres que celle du , pensant que l'observance des préceptes et les autres bonnes actions aidaient également à renaître dans la Terre pure. Il écrivit le Kammuryojukyo Sho Shiki (Commentaire personnel sur le Kammuryojukyo Sho).


S318

, , 勝鬘経. Commentaires bouddhiques écrits en Chinois classique et attribués au prince (574-622).

S319

, sheng mie mie yi jimie wei le. Deuxième partie de la célèbre stance du treizième volume du Sutra du nirvana qui est dite par Indra déguisé en démon à et qui permit à ce dernier d'appréhender le Dharma bouddhique :
"Les multiples mouvements sont impermanents
Car soumis à la loi de naissance et disparition
Une fois naissance et disparition éteintes
L'extinction paisible se fait joie"
Voir Matsuno dono Gohenji (Jushi hibo sho) - Les quatorze oppositions et Lettre à Nichimyo Shonin

S320

voir auditeurs


S321

, , 聖武天皇 (701 <724 à 749> 756). Quarante-cinquième empereur du Japon qui contribua grandement à la prospérité du bouddhisme. Il était le premier fils de l'empereur , le quarante-deuxième empereur. Il croyait profondément dans le pouvoir protecteur du bouddhisme à l'égard de la nation et il établit un temple et un couvent pour les nonnes dans chaque province. De plus, il fit construire le temple à pour en faire le centre de tous les temples provinciaux et y fit ériger la grande statue du bouddha Vairocana. Ce qu'en dit Nichiren.

S322

, , 声明, shengmíng, littéralement ''voix claire'', ''proclamation''. Style de chants et récitations cérémonielles bouddhiques, à l'unisson ou en canon. À l'origine, le terme renvoie à l'une des disciplines que devaient maitriser les brahmanes, regroupant prononciation, rimes, acception des mots et grammaire sanskrite. Il a été introduit au Japon vers le Ve siècle et se caractérise par l'usage de textes en trois langues (sanskrit, chinois, japonais). À partir du Xe siècle, le évolue différemment selon les écoles. Pendant deux siècles, les temples s'opposent dans des querelles pour le pouvoir, tandis que les écoles de se multiplient. Cette dégradation fait naître de nouveaux élans visant à purifier la doctrine et simplifier le rituel : l'école créée par , l'école d', l'école fondée par , et l'école de Nichiren. Le connaît une période de stagnation au XIVe siècle, avec l'arrivée d'un pouvoir militaire, avant d'entrer dans une phase de conservation. À la restauration , on commence à composer des hymnes et des chants didactiques sous l'influence occidentale.

S323

voir sage


S324

, 聖人, 聖者, Sage. Titre donné aux Grands Patriarches des Écoles bouddhistes. A l'époque de Nichiren, titre honorifique donné aux moines ou aux laïcs se consacrant à la vie religieuse.


S325

, 少弐資能 (1198-1281). Gouverneur des provinces d', de , , et . Il occupait également le poste de magistrat et avait donc la responsabilité de superviser notamment les affaires judiciaires, les temples et les sanctuaires, les projets de construction civile, etc., dans la région de . Après l'attaque mongole de 1274, il devint , et prit le nom de Ce qu'en dit Nichiren.

S326

. Contraction entre deux termes signifiant inférieur / supérieur. Courant dans la succession nichirénienne qui privilégie les 14 derniers chapitres du Sutra du Lotus (enseignement essentiel, ) par rapport aux 14 premiers (enseignements théoriques, ). C'est le cas de la plupart des temples de la lignée de ( et ). Cette distinction fut à la base de la prolifération des différents branches au XVe siècle. Les opposants à cette distinction prônaient la doctrine (unité) qui accordait la même importance aux deux parties (Lignée - ). Voir l'article sur .

S327

, [École], 摂論宗, Shuo-lun-zong. L'une des Treize écoles principales du bouddhisme en Chine. Elle s'appuie sur le d'Asanga, qui expose le principe du Rien-que-conscience. Le fut traduit en chinois par Paramartha, et propagé par ses disciples, ce qui eut pour résultat la création de cette école. Au début de la dynastie des Tang, toutefois, Xuan-zang fit une nouvelle traduction du , et son disciple Cien fonda l'école , qui expose également le principe du Rien-que-conscience. Ce qui entraîna le déclin graduel de l'école . Ce qu'en dit Nichiren.

S328

Oiseau mythique minuscule. Nom donné également à un ver.



S329

voir


S330

voir divinités bouddhiques


S331

[prince], 聖徳太子 (574-622) ou , nom sous lequel le désigne Nichiren. Deuxième fils du 31ème empereur . Il se rallie au clan qui se caractérisait par ses tendances favorables aux influences continentales et donc bouddhistes. En 587, ce clan l’avait emporté sur d’autres qui, eux, étaient davantage proches du . Le prince est nommé régent impérial par l’impératrice en 593. Un an après, il édicte des décrets pour favoriser l’implantation du bouddhisme au Japon. Très influencé par la civilisation chinoise, il cherche à "moderniser" le Japon en y introduisant cette culture. Il établit des relations diplomatiques avec la Chine et accueille des artisans, des lettrés et des moines. En 604, il promulgue une constitution en dix-sept articles dont s’inspirera la réforme (645-650). Jusqu’à sa mort il promeut la construction de nombreux temples dont le à . Il révérait le Sutra du Lotus et les sutras Shrimala et Vimalakirti, et on lui attribue des commentaires sur ces écrits. Le rôle du prince a été fondamental pour faire sortir le Japon de l’état d’arriération qui était le sien, par assimilation des influences coréennes et chinoises. Pour avoir une idée du retard à combler, il faut savoir qu’avant d’adopter les idéogrammes chinois, les Japonais ne disposaient d’aucun système d’écriture. Ce qu'en dit Nichiren.

S332

. Recueil des écrits de Nichiren réédité par la en 1971, sous le 66e Grand-patriarche, . Il se distingue du , publié en 1952 par la par l'ordre chronologique des écrits. Il garde les caractères du chinois classique employés par Nichiren. Voir les différentes éditions du Gosho


S333

. Abréviation de . Recueil des écrits de Nichiren authentifiés dans la période (1926-1989). Voir les différentes éditions du Gosho


S334

, , 初随喜品, 初随喜. Première étape de réjouissance, stade initial de la pratique du Sutra du Lotus, dans lequel on se réjouit en entendant le Sutra. C'est la première des cinq étapes de la pratique du Sutra du Lotus pour les croyants après la mort de Shakyamuni, concept établi par Zhiyi (538-597) basé sur le chapitre Discernement des bienfaits (XVII) du Sutra : ''Après le parinirvana de l'Ainsi-Venu, si l'on entend ce Sutra sans le calomnier ni le critiquer et en concevant une pensée de joie conséquente, ce sera déjà, sache-le, un signe de la profondeur de la foi et de la compréhension''.

S335

shraddha, śraddhā sraddha, . Confiance dans les enseignements du Bouddha. Foi, fidélité, considérée comme la faculté de l'esprit qui voit, expérimente, s'approprie et fait confiance aux choses de la spiritualité. Lire le chapitre Croire et comprendre.


S336

shramana, śramaṇa, samana, , 沙門. "Celui qui fait tous ses efforts pour rechercher la Voie". En Inde ce terme désignait l'ascète qui avait renoncé au monde pour chercher la vérité. Plus tard, ce terme désigna principalement une personne qui a renoncé au monde pour pratiquer le bouddhisme. Nichiren utilise souvent ce terme en se l'appliquant à lui-même.


S337

shravakas voir auditeurs


S338

shramanera, śrāmaṇera, samanera, , 沙彌, 沙弥. Novice du Sangha qui a fait vœu d'observer les dix préceptes. Les novices sont ainsi appelés jusqu'à ce qu'ils aient reçu tous les préceptes et soient devenus moines (bhiksus, ) en titre. L'équivalent féminin est shramaneri ou shramanerika (samaneri).

S339

Shravakayana voir Hinayana


S340

Shravasti, Śrāvastī, Sravasti, Savatthi. Capitale du royaume de Kosalaen Inde ancienne. A l'époque de Shakyamuni, le roi Prasenajit y régnait et la ville était, avec Rajagriha au Magadha, l'une des cités les plus prospères de l'Inde. Le Bouddha aurait fait de Shravasti son quartier général pendant la saison des pluies pendant vingt-cinq ans et il y convertit de nombreuses personnes, dont le roi Prasenajit. Il résidait particulièrement au monastère de Jetavana. Le parle des "trois cent mille familles de Shravasti" qui eurent la possibilité de rencontrer Shakyamuni. A cette époque, la ville comptait neuf cent mille familles (ce chiffre n'est pas nécessairement un recensement exact de la population). Un tiers d'entre elles virent réellement le Bouddha, un autre tiers entendit seulement parler de lui et le reste ne sut rien de son existence. Puisque tel fut le cas dans la ville même où le Bouddha résidait, il serait d'autant plus difficile pour ceux qui habitaient loin ou qui naquirent après sa mort d'entendre ses enseignements. L'expression les "trois cent mille familles" fut utilisée comme une métaphore indiquant la difficulté qu'il y a à rencontrer le bouddhisme. Ce qu'en dit Nichiren.

S341

Shrigarbha, Śrīgarbha, Srigarbha, Punyagarbha, Réceptacle-de-Mérites, , Dezang, Treasury bodhisattva,Treasury of Virtue. Bodhisattva qui apparaît au chapitre I du Sutra du Lotus.


S342

Shrimala , Śrīmāla, Srimala, , 勝鬘夫人. Fille de Prasenajit, roi du Kosala au temps de Shakyamuni et femme du roi Mitrayashas (Yashomitra ou Ayodhya). Elle était extrêmement sage et avait une croyance bouddhique profonde. Son mari et elle convertirent de nombreuses personnes. On rapporte que Shrimala aurait exposé le Sutra Shrimala, aidée par la force du Bouddha.


S343

Shrutasoma voir Shudama


S344

, 宗 en japonais signifie École. Voir les différentes écoles de Nichiren

S345

Shubhakarasimha, Śubhakarasiṃha, Subhakara-simha, , 善無畏, Shan-Wuwei , Chan-wou-wei (637-735). Moine indien qui introduisit en Chine les enseignements ésotériques à l'origine de l'école Chan (). Fils d’un roi de l’est de l’Inde, il succéda à son père sur le trône, mais, victime de la haine de son frère aîné, il abdiqua et entra dans les ordres. Il étudia les trois mystères du yoga au temple Narandaisamgharama et, en 716, se rendit en Chine où il fut accueilli comme le maître national par l’empereur Xuanzong. Il transmit les enseignements secrets et se voua à la traduction des sutras constituant la base du dont le Sutra Vairocana. Il enseigna le principe de "wu-wei" qui marque la distinction entre l'Éveil "soudain" et l'Éveil "graduel" (sagesse contre la tension de la pratique). Une mention du séjour de Shubhakarasimha au Japon est faite dans plusieurs écrits de moines japonais bien qu'aucune preuve irréfutable ne puisse être fournie d'un voyage de Shubhakarasimha dans un pays aussi lointain que le Japon. On pense que c'était un fait généralement admis à l'époque de Nichiren. Ce qu'en dit Nichiren.


S346

Shubhavyuha voir

S347

, 守敏. Moine de l'école au IXe siècle. En 823, l'empereur lui donna le temple (temple de l'Ouest), tandis que le temple (temple de l'Est) était confié à . Au printemps de 824, à une époque de sécheresse, rivalisa avec en priant pour la pluie. réussit, dit-on, à faire tomber la pluie, mais aurait totalement échoué en raison d'une malédiction que lui aurait lancée . Ils furent par la suite tous deux en mauvais termes. Ce qu'en dit Nichiren.

S348

Shudama, Sudama, Shrutasoma, Shudasuma, , , 須陀須摩王, 普明王, King Universal Radiance. Un des noms sous lesquels est décrit Shakyamuni dans ses existences antérieures. Le roi et 99 rois (990 selon une autre source) furent capturés par le roi (Kalmasapada) et allaient être mis à mort. Profondément attristé, dit au roi : "Peu avant ma capture, dans mon pays, j'avais promis de faire des offrandes à un certain moine. Je n'essaie pas d'éviter la mort, mais je ne peux supporter l'idée de rompre cette promesse." Le roi obtint la grâce de sept jours de sursis et retourna dans son pays. Il fit les offrandes promises au moine et légua le trône à son fils. Puis, montrant ainsi par l'exemple à son peuple que tenir sa promesse est le précepte le plus important, il revint chez le roi. Ce dernier fut si impressionné par une telle honnêteté qu'il relâcha non seulement mais également les 99 autres rois. De plus, il se convertit au bouddhisme. Ce qu'en dit Nichiren.


S349

voir Sudatta

S350

Shuddhipanthaka, Shuddhi-Panthaka, Śuddhipanthaka, Chulapanthaka, Chudapanthaka, , et, 周利槃特. Disciple de Shakyamuni. Les récits à son sujet varient considérablement d'une source à l'autre. Une version présente Shuddhipanthaka comme un enfant à l'esprit lent dont le frère aîné était en revanche très brillant ; dans une autre version, Shuddhi-Panthaka est le nom combiné de deux frères d'une intelligence également limitée. L'aîné, Panthaka, avait l'esprit tellement engourdi que, pendant trois ans, il avait été incapable de mémoriser ne serait-ce qu'un seul vers des enseignements bouddhiques, en dépit des efforts de cinq cents arhats pour l'instruire. Par bienveillance à son égard, le Bouddha lui donna personnellement à apprendre un verset qui, dans sa traduction chinoise, s'écrit en quatorze caractères. "Rester mesuré en paroles, garder le contrôle de son esprit, ne pas faire de mal par l'action. En pratiquant ainsi, on parvient immanquablement à la délivrance." Touché par la bienveillance du Bouddha, Panthaka s'efforça sincèrement d'apprendre ce verset. Ces efforts lui permirent d'en saisir la signification et de parvenir au stade d'arhat. Ce qu'en dit Nichiren.

S351

Shuddhodana, Śuddhodana, Suddhodana, Suddhōdana, , 浄飯王. Roi de Kapilavastu en Inde du Nord et père de Shakyamuni. Certaines sources lui attribuent quatre jeunes frères : Sukkodana (père de Mahanama et Anuruddha), Shuklodana (Sakkodana), Dhotodana et Amitodana (père d'Ananda ? ). Shuddhodana a épousé la reine Maya, mère de Siddharta, le futur Bouddha, qui est morte peu de temps après la naissance de l'enfant. Selon la coutume indienne Shuddhodana épousa alors Mahaprajapati, la jeune sœur de Maya. Selon le Sutra , il était le frère aîné de Simhahanu. Il s'opposa tout d'abord au désir de son fils de renoncer au monde, mais quand Shakyamuni retourna à Kapilavastu après son Éveil, Shuddhodana se convertit à l'enseignement du Bouddha. Ce qu'en dit Nichiren.

S352

, 宗叡 (809-884). Moine de l'école qui voyagea dans la Chine des Tang pour étudier les enseignements ésotériques. A l'âge de quatorze ans, il entra au Mont où il étudia la doctrine sous la direction de , et les enseignements ésotériques sous celle de . Il poursuivit son étude des enseignements ésotériques sous la direction de , et lui conféra le statut d', ou maître, au temple . En 879, la cour impériale le nomma principal du temple . Il fut également nommé administrateur des moines () et fut soutenu par l'empereur . Ce qu'en dit Nichiren.

S353

, 修円 (771-835). Moine de l'école . Il avait la réputation d'être le moine le plus savant du temple . Le 19 janvier 802, il fut vaincu lors d'un débat avec . En 819, avec , il soumit une requête au trône pour s'opposer au projet de de construire une estrade d'ordination mahayana au Mont . Ce qu'en dit Nichiren.


S354

修験道, . École d'ascètes qui vivent dans les montagnes et cherchent à obtenir des pouvoirs surnaturels. Leur fondateur serait , un ascète semi-légendaire du VIIe siècle. Le s'est développé vers le milieu de la période (794-1185) combinant le culte autochtone de la montagne au bouddhisme ésotérique et au taoïsme.


S355

, 守護. Pendant la période de , titre de "gouverneur militaire" d'un ou d'une province, représentant le shogun. Ils étaient responsables du maintien de l'ordre public. Dans les cas graves, ils devaient en référer au .

S356

, 守護国界章, Traité sur la protection de la nation. Ouvrage de en neuf volumes réfutant les arguments de moine , qui attaquait l'école du point de vue de la doctrine Rien-que-conscience. Il est considéré comme l'un des ouvrages majeurs de .


S357

voir divinités tutélaires

S358

voir Sutra

S359

voir ascèses

S360

voir êtres

S361

voir êtres

S362

voir religieux,

S363

Shui [dynastie], 隋朝, Sui (581 à 618). Dynastie chinoise qui met fin à quatre siècles de division et impose par ses réformes et ses grands travaux une unité qui sera à partir d'elle vue comme naturelle. Elle se termine cependant par une rébellion générale à cause de la tyrannie des derniers empereurs. Elle fut remplacée par la dynastie des Tang


S364

Shuklodana, Śuklodana, Sukkodana, , 白飯王. Jeune frère de Shuddhodana, le père de Shakyamuni. D'après le Sutra il aurait été le second fils de Simhahanu et aurait lui-même deux fils, Bhadrika et Tirnabhasya. Mais selon d'autres sources ses deux fils seraient Ananda et Devadatta.


S365

Shukuoke, 宿王華, Roi-de-la-Constellation-de-Fleurs, Nakshatra-raja-samkusu-mitabhijna. Bodhisattva qui apparaît dans le chapitre XXIII Conduite originelle du bodhisattva Yakuo avec pour fonction d'interroger le Bouddha. Dans ce chapitre, Shakyamuni ordonne au bodhisattva de protéger le Sutra du Lotus grâce à ses pouvoirs occultes. Ce qu'en dit Nichiren.

S366

voir mont Sumeru


S367

, 俊寛 (mort en 1179). Moine de l'école et administrateur du temple à Tokyo. En 1177, il rencontra, dans une villa de , divers proches du shogun retiré, , pour comploter une révolte contre , Premier ministre de l'État, qui tenait la capitale sous contrôle militaire. Le complot fut découvert et les conspirateurs arrêtés. Avec et , fut exilé sur l'île de , à environ cinquante kilomètres au sud de . L'année suivante, le pardon fut accordé à et , mais resta en exil jusqu'à sa mort. D'après le Dit des Heike, au cours de la troisième année d'exil de , un jeune homme du nom d', qui avait été à son service depuis l'enfance, vint rendre visite à son maître. Ce qu'en dit Nichiren.

S368

Shunxiao, Shun-hsiao, , 順暁. Moine du bouddhisme ésotérique dans la Chine des Tang. Après avoir renoncé à la vie séculière, il devint le disciple de Yilin (coréen Uilim), un moine de Silla, dans la péninsule coréenne, qui était un disciple de Shubhakarasimha (Shan-wu-wei), et vécut au temple Linggan-si. Il approfondit son étude de l'enseignement ésotérique sous la direction de Yixing et d'Amoghavajra. Plus tard, il s'installa au temple Long-xing-si. C'est Shunxiao qui aurait communiqué les enseignements ésotériques à quand celui-ci vint du Japon en Chine. Ce qu'en dit Nichiren.

S369

Shuryasoma, , , 須利耶蘇摩. Prince de Yarkand en Asie Centrale et maître de Kumarajiva. Il l'instruisit dans les enseignements mahayanas dont le , le et le . Selon le (Commentaire sur la traduction du Sutra du Lotus de Kumarajiva) de Seng-zhao, qui fut l'un des principaux disciples de Kumarajiva, Shuryasoma était très versé dans les sutras du Mahayana et transmit le Sutra du Lotus à Kumarajiva en lui disant qu'il concernait un pays situé au nord-est où il devrait se rendre pour le propager. Ce qu'en dit Nichiren.

S370

, 須扇多仏, Sushanta, Suśānta. Bouddha mentionné, entre autres, dans le Sutra Daibon Hannya (Grand Sutra de la Sagesse). On rapporte qu'il aurait emprunté une apparence provisoire en ce monde pour conduire ses disciples sur la voie de bodhisattva. Après avoir enseigné pendant un demi-kalpa et avoir accompli sa mission, il serait entré dans le nirvana. Ce qu'en dit Nichiren.


S371

, 周書異記, Récit des merveilles dans le Livre de Shu. L'original de cet ouvrage a été perdu et les détails manquent. On le date généralement de la fin de la période des six dynasties (222-589). Le livre, d'après d'autres ouvrages qui le citent, semble avoir placé la naissance de Shakyamuni dans la vingt-quatrième année du règne du Zhou Zhao Wang (1028 av. notre ère.) de la dynastie des Zhou. Il y a toujours eu des controverses concernant les dates de naissance et de mort de Shakyamuni, mais les contemporains de Nichiren se basaient généralement sur le récit fait dans ce livre. Ce qu'en dit Nichiren.

S372

, 出三蔵記集, Recueil de commentaires sur le Tripitaka. Le plus ancien catalogue de traductions chinoises du canon bouddhique, compilé par Sengyou (445-518). Il énumère des traductions chinoises des sutras, des textes de règles monastiques, des commentaires et autres travaux produits à partir de la dynastie des Han postérieurs (25-220) jusqu'à la dynastie de Liang (502-557). Ce travail inclut également des préfaces aux traductions aussi bien que les biographies des traducteurs. Ce recueil est l'une des références les plus importantes dans l'étude du bouddhisme chinois, puisqu'elle a été compilée sur la base du (Catalogue complet des sutras) de Daoan, malheureusement perdu.


S373

, , Discours sur sur l’émancipation du monde des désirs. Terme générique pour les sutras et traités concernant les quatre Ciels de méditation. Ce qu'en dit Nichiren.

S374

, Décisions doctrinales du temple Xiu-chan-si. Ouvrage en quatre fascicules attribué  à tort à , le fondateur de l'école au Japon. Ce texte, qui était certainement connu de Nichiren, l'a peut-être influencé dans sa formulation de la pratique de . Voir l'article Controverse.


S375

siddham, siddhaṃ, siddhāṃ. Ancien alphabet, utilisé jusqu'au IXe siècle dans le Nord de l'Inde pour écrire le sanskrit.

S376

Siddhartha, Siddhārtha, Siddhattha, Siddha-artha, Siddhārtha, Siddhārthā, , 悉達多. Autre nom de Shakyamuni, probablement son nom d'enfance ou son prénom. Siddhartha signifie littéralement "celui qui est parvenu au but". Selon la tradition, Shakyamuni fut ainsi nommé parce que, à dater de sa naissance, le royaume des Shakya devint prospère et tous les vœux de son père, Shuddhodana, furent réalisés. D'autres disent que c'est parce qu'il atteignit son but, l'état de bouddha. Certains historiens prétendent que Siddhartha n'était pas en réalité le nom de Shakyamuni, mais un terme de respect que ses disciples lui donnèrent ultérieurement pour honorer l'Éveil auquel il était parvenu.

S377

signature de Nichiren voir .


S378

signes distinctifs, . Liste disparate de qualités et de signes distinctifs des corps des bouddhas et bodhisattvas ; voir trente deux signes caractéristiques ().


S379

sila voir shila


S380

Silla[royaume de] (de -57 à -935). L'un des trois royaumes de Corée. Ce qu'en dit Nichiren.



S381

Simhachandra , Lune-Léonine, , Shiziyue, Lion Moon nun. Bhiksuni qui, avec cinq cents autres nonnes, est présente à la Grande-assemblée du chapitre XX du Sutra du Lotus.

S382

Simhadhvaja, Siṃhadhvaja, Simha-dhvaja, Aspect-de-Lion, , Shizixiang, Lion's Character. Dans le chapitre VII du Sutra du Lotus c'est le Bouddha qui, avec Simhaghocha (Voix-de-Lion), règne sur le monde du Sud-Est.


S383

Simhaghocha, Voix-de-Lion, , Shiziyin, Lion's Voice. Dans le chapitre VI du Sutra du Lotus, c'est le Bouddha qui, avec Simhadhvaja (Aspect-de-Lion), règne sur le monde du Sud-Est.


S384

Simhahanu, Siṃhahanu, Simha-hanu, Sihahanu, , 師子J王. Roi de Kapilavastu. D'après le , il eut quatre fils et une fille. Le premier fils était Shuddhodana, père de Shakyamuni, le deuxième Shuklodana, le troisième Dronodana, et le quatrième Amritadana ; la fille s'appelait Amrita. Ce qu'en dit Nichiren.


S385

similitudes bénéfiques voir douze bienfaits


S386

simple mortel voir

S387

Simsang, , 審祥, Shen-hsiang, Shenxiang (mort en 742). Fondateur coréen de l'école japonaise du . Il alla de Silla en Chine sous la dynastie des Tang et étudia la doctrine avec Fazang pour maître. Puis il se rendit au Japon, où il vécut au temple de . En 740, il donna le premier cours sur le Sutra au Japon. Il eut pour successeur . Ce qu'en dit Nichiren.

S388

simultanéité de la cause et de l'effet, , 因果倶時. Le bouddhisme distingue très nettement cause et corrélation. La corrélation, indique que deux données peuvent sembler liées alors qu'il n'existe aucun lien de cause à effet. Ainsi, tenter de démontrer une théorie en additionnant des statistiques et en comparant des courbes peut être trompeur si la démonstration n'est pas accompagnée d'une étude scientifique rigoureuse. Il convient également de distinguer effet et conséquence manifeste. Dans le monde phénoménal, il s'écoule un laps de temps plus ou moins long entre une action et sa conséquence manifeste ; c'est la non-simultanéité de la cause et de l'effet (). Mais le bouddhisme du Lotus enseigne le principe selon lequel la cause et l'effet existent simultanément dans un seul moment de vie (). Ce principe découle de la notion d' où les dix mondes-états s'incluent mutuellement. Dès qu'il y a action, il y a réaction mais la manifestation de cette réaction peut être différée. Il faut qu'un agent (extérieur ou intérieur) active l'effet latent. Ce principe est à la base de la pratique bouddhique qui consiste à "créer des causes" pour l'apparition de l'état de bouddha. Pour Nichiren cette cause est . Le fait d'activer cette cause crée l'effet de l'Éveil qui pourra selon les circonstances se manifester dans la vie quotidienne. La simultanéité de la cause et de l'effet est symbolisée par le lotus qui est simultanément fleur et fruit. Ce qu'en dit Nichiren.

S389

Sing-man : voir Xing-man


S390

sino-japonais Lecture et prononciation issues du chinois des japonais. Les (漢字) sont les caractères idéographiques basés sur les caractères chinois et à certains degré mutuellement lisibles. La lecture (音読み « lecture phonétique »), d'un (issue historiquement du chinois) coexiste avec la lecture (訓読み), « lecture sémantique » (issue du japonais).

S391

sitar, sitār. Instrument de musique classique de l'Inde du Nord dont le résonateur principal est fait d'une calebasse.



S392

Siuan voir Xuan


S393

Siuan-tsang , Siuan-tchouang voir Xuan-zang

S394

six actes difficiles et les neufs actes aisés, , 六難九易. Série de comparaisons exposées dans le Sutra du Lotus, chapitre XI pour souligner la difficulté de propager ce Sutra à l'époque des Derniers jours du Dharma
Les six difficultés sont
1) propager largement le Sutra du Lotus
2) le copier ou faire copier
3) le réciter ne serait-ce qu'un court instant
4) l'enseigner ne serait-ce qu'à une seule personne
5) l'écouter, l'accepter et s'enquérir de sa signification
6) garder la foi en ce Sutra.

Par comparaison sont aisés les actes suivant :
1) enseigner les innombrables sutras autres que le Sutra du Lotus,
2) s'emparer du Mont Sumeru et le projeter au loin dans les Terres de bouddha,
3) envoyer d'un coup de pied un monde majeur dans un autre kalpa,
4) se tenir au sommet du Ciel Akanishtha pour prêcher les sutras autres que le Sutra du Lotus,
5) attraper le ciel et le porter à bout de bras, 6) placer la Terre sur un ongle et monter ainsi au Ciel de Brahma,
7) porter sur son dos de l'herbe sèche sans être brûlé par le grand feu de la fin de kalpa,
8) faire obtenir aux auditeurs-shravakas les six pouvoirs mystiques en leur prêchant les 80000 enseignements,
9) faire parvenir la foule innombrable au stade d'arhat possédant les six pouvoirs mystiques.
En énumérant ces exploits impossibles et en les qualifiant de "faciles", Shakyamuni met l'accent sur l'extrême difficulté de pratiquer le Sutra et de l'enseigner aux autres à l'époque mauvaise dont il prédit qu'elle suivra sa mort. Lire ce passage du Sutra. Ce qu'en dit Nichiren.

S395

six Ciels du monde du désir voir Ciels du désir


S396

six consciences, , 六識. Prise de conscience des perceptions visuelles, auditives, olfactives, gustatives, tactiles et mentales. Les enseignements theravada énumèrent seulement ces six consciences et considèrent la sixième comme la base de toutes les fonctions mentales. L'école Rien-que-conscience du Mahayana en postule une septième et une huitième, et les écoles Nichiren, , et en rajoutent une neuvième. Voir neuf consciences


S397

six désirs, , 六欲
I. Les désirs liés aux six organes des sens (yeux, oreilles, nez, langue, corps et le mental).
II. Les désirs provoqués par les couleurs, les formes, les mouvements gracieux, la douceur de la peau, la beauté des traits et des voix.

S398

six directions. Le Singala Sutta définit les 6 directions comme ceci : les parents sont associés à l'Est où le soleil se lève, signifiant la naissance d'une personne. La femme et les enfants sont à l'Ouest, là où le soleil se couche et que la vie se termine. C'est donc la direction associée aux années de déclin, lorsque l'on doit se tourner vers ses enfants pour obtenir du soutien et espérer qu'ils poursuivront l'héritage familial après la mort. La chaleur nourricière et parfois punitive du soleil est souvent associée au Sud, c'est donc la direction des enseignants. Le Nord est plus frais et la source des rivières qui rendent la vie possible (du moins en ce qui concerne l'Inde), on associe donc ses amis et ses compagnons au Nord. Les serviteurs, les travailleurs et les aides sont ceux dont on a la charge et par lesquels on est soutenu, ils sont donc associés au nadir. Enfin, les brahmanes (prêtres) et les ascètes sont ceux vers lesquels on se tourne pour être guidés, ils sont donc associés au zénith. Dans un sens, on pourrait donc dire que le fait de remplir ses obligations envers tous ces groupes est en fait une façon de rendre hommage aux directions.
Lire l'analyse du Singala Sutta par Michael McCormick

S399

six écoles de Nara, , 南都六宗. Principales écoles bouddhiques japonaises de la période (710-794) : , , , , , . Ces écoles ressemblaient plus à des écoles de philosophie qu'à des groupes religieux distincts, et plus d'une doctrine était généralement étudiée dans chacun des sept principaux temples de . Par exemple, au temple , les six doctrines étaient étudiées. Plus tard, quand la grande statue du bouddha Vairocana fut érigée, l'école devint prédominante. L'école était principalement basée aux temples et , et l'école aux temples et . Les enseignements des écoleset étaient étudiés en liaison avec ceux des écoles etrespectivement et ne devinrent pas indépendants. L'école fut établie par qui vint au Japon en 753. Ce qu'en dit Nichiren.

S400

six éléments, six grands éléments, , 六大. Six éléments constitutifs de toute chose dans l'univers sur le plan matériel et spirituel. Ce sont sont les cinq éléments (terre, eau, feu, vent, espace) plus la conscience. Le concept des six éléments est employé notamment par bouddhisme ésotérique.


S401

six entrées voir six organes des sens


S402

six étapes de la pratique voir six identités


S403

six étapes d'identité voir six identités

S404

six façons de trembler. Dans le chapitre Jo (I) du Sutra du Lotus, la terre tremble de six façons différentes pour marquer qu'un événement d'une grande importance va avoir lieu ; en fait il y a trois mouvements et trois sons. La terre tremble, s'agitant en tous sens, elle tangue comme sous l'effet de vagues, elle monte et descend ; elle tempête, elle tonne, elle crépite. C'est le symbole des bouleversements vécus lorsqu'on brise l'ignorance fondamentale et que l'on purifie les 6 sens. Voir les six présages. Ce qu'en dit Nichiren.

S405

six formes, , 六相. Principe de l'école qui analyse le monde des phénomènes à la fois du point de vue des différences et des ressemblances. Ces six formes sont, vues par l'œil du Bouddha, les six aspects inséparables et inhérents à toute chose : universalité, particularité, similarité, diversité, formation et différenciation (le tout contenant les parties, l'interdépendance des parties constituant un tout, l'unité des parties dans le tout, la diversité des parties, la diversité qui constitue un tout, et l'identité des parties). Ce qu'en dit Nichiren.

S406

six grands éléments voir six éléments


S407

six identités ou six stades/étapes de la pratique, , 六即. Classification établie par Zhiyi de la progression vers la bouddhéité :
1) identité de principe ou stade de potentialité (, 理即); stade où une personne n'a encore jamais entendu enseigner le Dharma et ignore tout du bouddhisme ; néanmoins, en théorie (= théorie), elle est un bouddha potentiel, 2) identité de mots ou de dénominations (, 名字即); stade intellectuel dans lequel une personne entend le nom () de la vérité et/ou lit les mots () des sutras, et par conséquent comprend intellectuellement qu'elle a la nature de bouddha et que tous les phénomènes sont des manifestations du Dharma bouddhique ; le stade du pratiquant débutant, auquel on fait connaitre pour la première fois les paroles du Dharma et qu’il a foi en elles ; 3) identité de la pratique contemplative (, 觀行即); stade d'assimilation dans lequel une personne perçoit la vérité en elle-même et où il n'y a plus contradiction entre cette perception () et ses actions (),  4) identité de ressemblance (, 相似即); stade de la purification des racines  : après élimination des deux premières catégories des trois catégories d'illusion, stade de purification des six organes permettant ainsi d’obtenir l'apparence extérieure, le comportement () d'un bouddha, 5) identité de la vérité partielle (, 分真即); stade de la compréhension partielle où une personne élimine les illusions à l'exception de l'obscurité fondamentale. Par rapport aux cinquante-deux étapes, cela correspond à la première étape de sécurité et à 6) identité ultime (, 究竟即); stade de la compréhension parfaite ou la plus haute étape () de pratique dans laquelle un être élimine même l'obscurité fondamentale et manifeste totalement la nature de bouddha.
De façon générale, ces notions s'appliquent à la conjonction des opposés si fréquente dans le bouddhisme et rendue par le terme "", "s'identifie à". Par exemple, (les passions s'identifient à l'Éveil) peut être un simple principe, une identité de mots lors d'un discours, une intuition lors de la méditation, une comparaison avec un autre phénomène de la conjonction des opposés, une compréhension partielle et enfin une compréhension parfaite.
Dans la littérature nichirénienne, ces six stades de la pratique mettent en avant le concept d'identité de l'homme ordinaire () et du bouddha  : , 凡夫即極. Ce qu'en dit Nichiren.

S408

six jours de purification , , 六斎日. Six jours par mois particuliers pendant lesquels les disciples laïcs purifiaient leur corps et leur esprit en observant les huit préceptes. Il s'agit des 8, 14, 15, 23, 29 et 30. Ce qu'en dit Nichiren.


S409

six liens de parenté, , liuqin. Notion ancienne désignant les membres très proches de la famille. Cette liste varie un peu mais on y trouve toujours ceux qui sont liés au premier degré : père, frère cadet, frère aîné, enfant, époux, épouse ou encore : père, mère, frère cadet, frère aîné, enfant, épouse. Ces liens correspondent à la structure familiale de la Chine ancienne. Les sœurs, par exemple, n'y figurent pas, vu qu'une fois mariées elles appartiennent à une autre famille. On trouve aussi dans la tradition bouddhique les six liens de parentés du moine-bhiksu : père, mère, frère cadet, frère aîné, sœur aînée, sœur cadette.


S410

six lieux voir douze entrées

S411

six maîtres de doctrine non bouddhistes, , 六師外道. Penseurs influents en Inde, à l'époque de Shakyamuni, qui rompirent ouvertement avec l'ancienne tradition védique et défièrent l'autorité brahmanique dans l'ordre social indien. Il s'agit de :
1) Purana Kassapa, qui niait la causalité et niait qu'un être reçoive une rétribution pour ses actes, bons ou mauvais. Il rejetait ainsi tout concept de moralité.
2) Makkhali Gosala , qui affirmait que tous les événements sont prédéterminés par le destin et qu'aucun effort de dévotion ou aucune pratique religieuse ne peut les modifier. Il conseillait donc aux gens de se résigner au processus de samsara (transmigration)
3) Sanjaya Belatthiputta, un sceptique, qui ne donnait aucune réponse définitive aux questions métaphysiques. Par exemple, lorsqu'on lui demandait si la vie continuait après la mort, il répondait que c'était peut-être possible ou peut-être pas, niant toute possibilité d'acquérir une certitude en ce domaine.
4) Ajita Kesakambala, qui prônait un matérialisme intégral selon lequel toute chose dans l'univers est composée de terre, d'eau, de feu et de vent. Puisque le monde n'est composé que de ces seuls éléments, disait-il, la vie s'achève quand le corps meurt ; par conséquent, agir bien ou mal est sans importance. C'est pourquoi Ajita était partisan de l'hédonisme.
5) Pakudha Kacchayana, qui affirmait que l'homme est composé de sept éléments immuables : la terre, l'eau, le feu, le vent, la souffrance, le plaisir et l'âme.
6) Nigantha Nataputta, fondateur du jaïnisme, qui cherchait la libération à travers un ascétisme rigoureux et prohibait totalement l'acte d'ôter la vie. Ce qu'en dit Nichiren.

S412

six mauvais moines , 六群比丘. Moines qui vécurent à la même époque que Shakyamuni et dont la mauvaise conduite fut, dit-on, la cause de la formulation des préceptes. Ce sont Nanda, Upananda, Kalodayin, Chanda, Ashvaka et Punarvasu.


S413

six mauvaises voies, , 六悪道, , 六道, shad-gati. Les six premiers des dix mondes considérés comme mauvais car ils ne permettent pas de se libérer des souffrances. Ce sont le monde de l'enfer, le monde des esprits affamés, le monde des animaux, le monde des asuras, le monde des hommes, le monde du Ciel. Notion proche de samsara. Voir les dix mondes. Ce qu'en dit Nichiren.

S414

six merveilles. Événements qui font pendant aux six présages annonçant l'enseignement du Sutra du Lotus lors de la Grande-assemblée. Alors que les présages se passent dans ce monde-ci ( saha) les merveilles ont lieu dans "l'autre monde", celui éclairé par le Bouddha :
- vision des êtres des "six destinées" (samsara) depuis l'enfer avici jusqu'au Ciel Akanishtha
- vision des bouddhas
- écoute du Dharma
- vision du Sangha (les quatre congrégations)
- vision de la pratique de bodhisattvas
- vision du parinirvana des bouddhas

S415

six métaphores des enseignements théoriques et essentiels, 本迹の六譬. Six comparaisons avec la fleur du lotus. Métaphores utilisée par Zhiyi pour interpréter le mot (fleur de lotus) de dans son . Dans les trois métaphores de l'enseignement théorique, la corolle du lotus correspond au Sutra du Lotus, et le bourgeon, aux enseignements provisoires. Dans les trois métaphores de l'enseignement essentiel, la corolle correspond à la véritable identité du Bouddha révélée dans l'enseignement essentiel, et le bourgeon, à l'identité provisoire du Bouddha décrite dans les enseignements provisoires. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.

S416

six moines aînés, , 六老僧, désignés par Nichiren pour continuer son œuvre. Il s’agit de :
(1221 - 1323),
(1245 - 1320),
(1246 - 1333),
(1250 - ? ),
(1252 - 1317 ? ),
(1253 - 1314).
En savoir plus sur les successeurs de Nichiren.

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S417

six moines de succession (de ). En fait, deux séries de six :
I. (). , , , , et .
II
. () : , , , , , .


S418

six moines arrogants. Supérieurs de temples de qui se sont opposés à en 819 : Joee du , Buan du Toshodai-ji, du , Taien du , Sebyo du et du . Ce qu'en dit Nichiren.

S419

six mondes voir samsara


S420

six nouveaux disciples voir six moines de succession de


S421

six objets, six objets des sens, , 六境. Couleurs et formes, sons, odeurs, goûts, textures et les éléments mentaux ou spirituels (dharmas). Les objets des six organes des sens : les yeux, les oreilles, le nez, la langue, le corps et l'esprit. Les six consciences naissent du contact des six organes des sens et de leurs objets respectifs. Ce qu'en dit Nichiren.

S422

six organes des sens, six facultés sensorielles, six racines, , 六根, shad-indriya. Les yeux, les oreilles, le nez, la langue, le corps et le cerveau ou le mental (corps-esprit). Le sanskrit "manas" qui peut être traduit par pensée, esprit, faculté d'attention, intellect, mental, instinct, avis, opinion, intention, penchant, est considéré comme un constituant de la connaissance interne. En pali les six organes sont cakkhu, sota, ghana, jivha, kaya, mana. Le bouddhisme considérait que ces organes sont nos "racines" sur le monde et la source des désirs terrestres. Il s'ensuit l'accent mis sur la purification des six racines dans le Theravada.

S423

six organes internes : gros intestin, intestin grêle, vésicule biliaire, estomac, vessie, + trois organes considérés collectivement. L'un est situé sous le coeur et au-dessus de l'estomac, un autre, à l'intérieur de l'estomac, le troisième se trouve au-dessus de la vessie. Ce qu'en dit Nichiren.


S424

six paramita voir paramita


S425

six perfections voir paramita

S426

six philosophies non-bouddhiquesde l'Inde antique. On compte traditionnellement six antiques astika ou écoles orthodoxes (car acceptant l'autorité des vedas) de philosophie, ou shaddarshana : Nyaya, Vaisheshika, Samkya, Yoga, Purva-Mimamsa et Uttara Mimamsa (également appelé Brahmasutra). Les nastika ou écoles non-orthodoxes sont le jaïnisme, le bouddhisme, et le charvaka (l'athéisme ancien classique de l'Inde qui réfute l'existence de l'âme ou atman.

S427

six pouvoirs transcendantaux ou surnaturels, , , 六神通, 六通, connaissances directes, connaissances supramondaines, abhijna. Pouvoirs de perception extrasensorielle qu'étaient censés posséder ceux qui étaient parvenus au "fruit de l'émancipation" les bouddhas, les bodhisattvas et les arhats. Liste donnée par le :
1) le pouvoir de se manifester partout selon sa volonté ; faculté de se transformer et de transformer les objets à volonté ; venir dès qu’on est appelé,
2) le pouvoir d'observer tous les phénomènes du monde ; faculté de voir l’infiniment lointain ou l’infiniment petit, aussi bien que ce qui est proche et grand, ou petits et lointains ; vue transcendantale,
3) le pouvoir de comprendre tous les sons et toutes les langues ; ouïe transcendantale,
4) le pouvoir de connaitre les pensées des autres,
5) le pouvoir de connaître les vies passées,
6) le pouvoir d'éliminer les illusions.

Les cinq premiers sont communs avec les pouvoirs surnaturels des brahmanes.
Le canon pali donne une liste un peu différente :
1) la connaissance des transformations (, samkranti), maîtrise des éléments, pouvoir de traverser la matière, de plonger dans la terre, de marcher sur l'eau, de voler dans les airs, d'entrer dans le feu,
2) la clairvoyance ou oeil divin (, divyacasu), vision à travers la matière, connaissance des futures vies/morts des êtres,
3) la clairaudience (, divyasrota) maîtrise des sons humains et divins,
4) la connaissance des pensées des autres (, paracittajnana),
5) la connaissance des vies passées (, purvenirvasanusmriti),
6) la connaissance de la cessation de la souffrance, purification des infections (, asravaksaya bhijna) ou certitude de la délivrance (nihsarana). Ce qu'en dit Nichiren.

S428

six pratiques : les cinq pratiques merveilleuses : 1) adhérer au Sutra du Lotus, 2) le lire, 3) le réciter, 4) l'enseigner, 5) le transcrire, auxquelles on ajoute la pratique de garder le Sutra du Lotus. C'est souvent le cas dans les traductions qui réduisent la première pratique à adhérer. Dans les textes de Nichiren, la première pratique est recevoir et garder. Ce qu'en dit Nichiren.


S429

six présages, , 六瑞. Présages qui annoncent que le Sutra du Lotus va être enseigné, tels que les décrit le Prologue du Sutra. Ce sont :
1) Même après que le Bouddha eut fini d'enseigner le Sutra , la Grande-assemblée ne se disperse pas mais reste à attendre,
2) Après quoi le Bouddha entre dans le samadhi (concentration),
3) Quatre variétés de fleurs tombent du Ciel en pluie, symbolisant les 4 x 10 étapes de bodhisattva qui mènent à l'Éveil,
4) La terre tremble de six manières, symbolisant la purification des six racines, sources de l'ignorance et de la souffrance,
5) Voyant ces présages, l'Assemblée se réjouit, et, joignant les mains, à l'unisson acclame le Bouddha, traduisant la capacité spirituelle des hommes de faire confiance au Bouddha,
6) D'une touffe de cheveux blancs entre les sourcils du Bouddha jaillit un rayon de lumière qui illumine à l'est et tous les êtres dans les six voies, et les bouddhas et leurs disciples dans tous ces mondes deviennent clairement visibles. Lire le Prologu8 000 mondes . Ce qu'en dit Nichiren.

S430

six principaux moines voir six moines de succession


S431

six racines voir six organes des sens


S432

six sens La perception sensorielle (vedana), est rendue possible par les six organes des sens (yeux, oreilles, nez, langue, corps, le mental) et les six sensations (vue, ouïe, odorat, goût, toucher, dharmas ou éléments de la réalité). Leur contact produit six sortes de consciences. On compte ainsi dix-huit modes de l'esprit. Voir six organes des sens.


S433

six sortes de parenté voir six liens de parenté


S434

six sortes de respect harmonieux, , , 六和敬. Six domaines dans lesquels un pratiquant bouddhiste doit se montrer respectueux des autres : 1) action, 2) paroles, 3) pensée, 4) observation des préceptes, 5) points de vue sur la doctrine, 6) la pratique. La liste varie selon les sutras.


S435

six stades de la pratique du Sutra du Lotus voir six identités

S435

six voies , , 六道, shad-gati ou destinées du samsara, c'est à dire l'enfer, le monde des (preta) esprits affamés, celui des animaux, des asuras des hommes et des esprits célestes. Les six voies étaient traditionnellement considérées comme les royaumes dans lesquels le commun des mortels, dans l'illusion, transmigre sans cesse. En tant que condition de vie, ils indiquent des états d'illusion ou de souffrance. Le terme des six voies est utilisé pour les distinguer des quatre nobles Mondes des auditeurs-shravakas, des pratyekabuddhas, des bodhisattvas et des bouddhas. A la différence de ces quatre mondes-états, les six voies apparaissent ou disparaissent automatiquement, selon que les désirs sont satisfaits ou frustrés. Celui qui vit dans ces états est sans cesse dominé par ses réactions à des stimuli externes. Voir dix mondes. A quelques nuances près, le terme "six-voies" est l'équivalent de samsara, monde Saha (monde d'endurance), (vie-mort), roue du bien-mal (cycle des rétributions karmiques), monde des trois plans (désirs, forme, sans forme), vingt-cinq niveaux d'existence. Ce qu'en dit Nichiren.


S436

skandha [panca] voir cinq agrégats


S437

smriti voir mémoire active


S438

[clan], , 蘇我氏. Puissant clan des VIe et VIIe siècles, qui s'opposa aux familles des et des en voulant imposer le bouddhisme comme religion d'Etat. Plusieurs de ses membres furent ministres, le plus célèbre étant . Cependant ils se trouvèrent supplantés par la famille des après l'assassinat du fils de et la bataille de , en 587. Ce qu'en dit Nichiren.


S439

(917- 1003). Disciple de . Il a mené une vie très humble dans la pratique bouddhique, loin d'une quelconque ambition personnelle. On raconte qu'il avait un aspect si minable que les gens le prenaient pour un simple d'esprit et se moquaient de lui. A la fin de sa vie il a cependant gagné le respect de tous et a formé de nombreux disciples. Ce qu'en dit Nichiren.


S440

[Frères], 曾我兄弟. (1172-1193) et (1174-1193). Guerriers dont les pères furent tués en 1176 par qui devint par la suite un des hommes du shogun. En 1193, ils vengèrent leur père en assassinant au cours d'une chasse organisée par . fut tué dans la bataille qui s'ensuivit, tandis que fut capturé et exécuté. Lire leur histoire. Ce qu'en dit Nichiren.

S440

蘇我稲目, , (mort en 570). Dignitaire de la cour , adversaire de la faction conservatrice dirigée par . était un titre honorifique donné aux Premiers ministres ou aux officiels. Ses filles devinrent les compagnes de l'empereur et l'une d'elle donna naissance à l'empereur , père du prince . C'est à que l'empereur confia la fameuse statue de Shakyamuni offerte par le souverain de Paekche (voir Le guide suprême du monde). Ce qu'en dit Nichiren.

S441

, 蘇我入鹿. (mort en 645). Dignitaire de la cour . A l'époque de l'impératrice (qui régna de 642 à 645), il s'empara du pouvoir et commit diverses atrocités. En 643, il força le prince , l'un des fils du prince , à se suicider et par la suite conduisit les affaires de l'Etat à sa guise. Toutefois, il finit par être tué par , qui devait devenir l'empereur et par (), après quoi son père mit le feu à sa propre demeure et mourut dans les flammes. Ce qu'en dit Nichiren.

S442

, 蘇我馬子 ( ? - 626). Dignitaire de la cour (300-710), le plus important des ministres. Il succéda dans cette fonction à son père, , en 570, après la mort de ce dernier. En 587, à la mort de l' empereur , une lutte pour la succession s'éleva entre un prince, soutenu par , et un autre, soutenu par . attaqua et tua et entreprit d'installer au pouvoir le prince qu'il soutenait, qui devint l'empereur . Néanmoins, lorsqu'on lui rapporta plus tard que l'empereur le haïssait, il le fit assassiner, et à sa place, installa sa propre nièce sur le trône, la compagne du défunt empereur , qui devint l'impératrice . Il nomma Régent le prince et le chargea d'administrer les affaires du gouvernement. Sous la protection du clan des , le bouddhisme commença à prospérer, et à la fin du VI siècle, il fut bien établi dans la région de . Ce qu'en dit Nichiren.

S443

soif inextinguible, trsna, trishna, tanha, 貪, soif, avidité, désir, convoitise, envie irrésistible, attachement, fixation. C'est l'origine de la souffrance dukkha, le désir de posséder encore et encore.


S444

Soixante stances du principe véritable, Yuktisasthika karika, . Oeuvre de Nagarjuna.


S445

soixante quatre. Le carré de huit est l'expression d'une totalité réalisée, parfaite. Il est complétude, plénitude, béatitude, mais aussi le champ clos d'un combat, ce qu'exprime l'échiquier avec ses soixante-quatre cases.


S446

voir


S447

, 総本山. Temple principal ou temple de tête. Chaque école nichirénienne possède un à l'exception de la Nichiren Shu qui en possède quatre, en tant que fédération de temples. Voir temples


S448

, 僧正, administrateur ou supérieur d'un temple. Titre donné aux supérieurs de plusieurs temples bouddhiques. Ils étaient considérés comme appartenant au 1er rang, alors que les (僧都) appartenaient au deuxième rang. Voir tableau.

S449

, 創価学会.
Mouvement bouddhiste laïc fondé en 1930 au Japon par et et dont le principal objectif est "la paix, la culture et l'éducation". Dans le contexte japonais, il est classé parmi les « nouvelles religions » bien que se réclamant de Nichiren (1222-1282).
En 1975, son troisième président crée la Internationale. Les enseignements sont transmis par l'école monastique , à laquelle est liée institutionnellement jusqu'en 1991. Depuis, l'organisation s'est séparée de la , et ce sont des laïcs qui accomplissent les cérémonies religieuses telles que les mariages ou les cérémonies funéraires.
Les statuts de l'organisation furent modifiés, notamment l'Article 2 : "Cette association vénère Nichiren Daishônin en tant que Bouddha originel de la Fin du dharma et a foi dans le Dai Gohonzon des trois grands Dharmas ésotériques, destiné à tout le Jambudvipa. Elle se fonde sur les écrits de Nichiren Daishônin et détermine comme son grand vœu la vaste propagation dans tout le Jambudvipa, dernière volonté de Nichiren Daishônin." Remplacé par l'Article 2 : "Cette association vénère Nichiren Daishônin en tant que Bouddha originel de la Fin du dharma et a foi dans la Loi fondamentale Nam Myôhôrengekyô, incarnant les trois grands Dharmas ésotériques. Elle récite Daimoku en tant que pratique personnelle et conversion d'autrui devant le Gohonzon, et se base sur le Gosho. Ses membres réalisent la révolution humaine afin de réaliser le grand vœu de la vaste propagation dans tout le Jambudvipa, dernière volonté de Nichiren Daishônin."
En 1979, Daisaku Ikeda démissionne de son poste de président de la Soka Gakkai mais reste président de la SGI (Soka Gakkai Internationale). Hiroshi Hojo devient le 4e président de la Soka Gakkai. En 1981, Einosuke Akiya devient le 5e président ; puis en 2006, c'est Minoru Harada qui lui succède et devient le 6e président.
En France, une nouvelle structure a vu le jour en octobre 2008 : voir http://consistoire.soka-bouddhisme.fr/presentation/le-bouddhisme-de-nichiren-en-france. En 2019 a lieu un renouvellement assez large des cadres et le mouvement reprend la dénomination de : http://www.soka-bouddhisme.fr/   Pour les publications et les accessoires, voir : https://www.acep-eboutique.fr/. En savoir plus sur le schisme

S450

, 即. Ontologiquement identiques, même réalité ultime ; traduit par s'identifier à, se transformer en, mener à... dans les expressions qui comportent deux termes : (les passions s'identifient à l'Éveil ), (vies et morts sont identiques au nirvana), (atteinte de la bouddhéité sans changer d'apparence), (le monde Saha est la terre de lumière toujours paisible).
Voir six identités


S451

voir atteinte de la bouddhéité dès ce corps.


S452

, Sur le principe de l'atteinte de la bouddhéité sans changer d'apparence. Ouvrage de . Ce qu'en dit Nichiren.


S453

Soleil [divinité du]. Traduction hâtive de 天照大神 () qui introduit la confusion avec 日天, divinité du Soleil. est la "Grande divinité qui illumine les cieux" alors que fait référence à l'astre solaire, de même que fait référence à la lune.

S454

Soleil (astre) voir


S455

solipsisme. Idéalisme poussé à l'extrême où le moi et ses sensations constitueraient la seule réalité.


S456

Son-Merveilleux voir


S457

, 助國 (1207-1274). Guerrier descendant du clan . Il était vice-gouverneur de l'île de au moment de l'attaque mongole.


S458

Sortis de Terre voir bodhisattvas Sortis-de-Terre


S459

, 祖師堂. Salle des patriarches. Bâtiment dédié aux , maitres et prêtres importants.

S460

sotapanna voir entré dans le courant


S461

sotapatti voir entré dans le courant


S462

, . Princesse semi-légendaire dont la beauté a inspiré les poètes. Ce qu'en dit Nichiren.


S463

, 曹洞. Branche de l'école fondée par . A son retour de Chine où il a étudié la branche Cao-dong du Chan, s'installa en 1227 au temple à puis fonda le temple à . Il enseigna le en mettant l'accent sur la pratique continuelle de la méditation assise () par opposition à la méditation sur les (questions / réponses) enseignée par l'école .


S464

voir

S465

souffrance, douleur, , 苦, duhkha, dukkha. Première des quatre nobles vérités. On peut traduire duhkha par pénible, désagréable, douloureux, difficile, malaisé. Littéralement «dont l'essieu tourne difficilement». Voir les quatre souffrances. Ce qu'en dit Nichiren.


S466

souffrances de la naissance et de la mort [océan des] ou mer de souffrances. Les souffrances de la transmigration dans les six voies que l'on disait aussi interminables et difficiles à surmonter que l'océan est vaste et difficile à traverser.


S467

souffrances [les] de la vie et de la mort s'identifient au nirvana (ou le samsara s'identifie au nirvana), , 生死即涅槃 voir samsara


S468

souffrances () voir huit souffrances


S469

souffrances voir quatre souffrances


S470

Sources Jaunes, 黄泉, 黃泉, huángquán. L'au-delà, tel qu'il était perçu en Chine avant l'introduction du bouddhisme. Après la mort de l'individu, son esprit séjournait quelque temps dans un lieu souterrain, les Sources jaunes, avant de se dissoudre dans le néant. Ce qu'en dit Nichiren.


S471

souverain, maître et patents voir trois vertus


S472

, 曾谷道. Fils de ; de son nom complet . Converti très tôt aux enseignements de Nichiren il devient sous le nom de Tenso puis de . En 1276 il fonde le temple de à (préfecture de ). Il est le destinataire du gosho Le Roi Rinda.


S473

[seigneur], 曾谷教信 (1223-1291). De son nom complet, officier de la Cour suprême du shogunat de . Converti en 1260 par il fut ordonné (moine séculier) par Nichiren en 1271 et reçut le nom de (Loi du lotus) . Il fit construire dans la province de , où il vivait, deux temples, et , et vécut dans l'un d'eux jusqu'à sa mort. Sept écrits (à ce jour existants) lui furent adressés par Nichiren. Leur contenu suggère que le destinataire était un homme d'une certaine éducation.


S474

僧都. Chef de temple ou de monastère. Voir le tableau.

S475

sraddha voir shraddha


S476

sramana voir shramana


S477

sramanera voir novice


S478

Sravasti voir Shravasti


S479

srotaapanna : voir celui qui est entré dans le courant


S480

stance voir gatha


S481

stance en vingt lignes. Conclusion en vers du chapitre XIII (Exhortation à la sauvegarde) du Sutra du Lotus dans laquelle 80 myriades de millions de nayutas de bodhisattvas font le vœu auprès de Shakyamuni de propager le Sutra à l'époque mauvaise qui suivra sa mort. Ces vers énumèrent les persécutions qui auront alors lieu, que Zhanlan classe en trois catégories. Nichiren les appelle les Trois grands ennemis. Nichiren mit souvent l'accent sur le fait que personne d'autre que lui n'avait subi toutes les persécutions prédites dans ce verset en vingt lignes pour le bien du Sutra du Lotus et, sur cette base, déclara qu'il était le Pratiquant du Sutra ().

S482

stations voir dix stations


S483

statue. A l'époque où peu de personnes savaient écrire, les statues, outre leur fonction d'objet de vénération, servaient à enseigner les notions sacrées propres aux différentes écoles. Ainsi la représentation de Shakyamuni obéissait à une réglementation stricte qui permettait de le différencier des autres bouddhas. Nichiren distingue nettement les statues, simples images didactiques et les statues à qui a été conférée la cérémonie d'ouverture des yeux. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.


S484

sthavira. Littéralement "âgé". Se dit des bhiksus les plus anciens.


S485

Sthiramati, , 安慧 c. 470-550. Un des dix grands-maîtres indiens du Yogacara (), Rien que Conscience (). Il enseignait la théorie du Rien que Conscience sans forme perceptible : nirakara-vijnana-vadin, , 無相唯識派, qui nie l'existence d'objets de perception et l'aspect subjectif de la perception des objets. On compte parmi ses oeuvres : le Commentaire des trente versets du Rien que Conscience ( 唯識三十頌釈), le Commentaire du Discours pour distinguer le Milieu et les Extrêmes ( 中辺分別論釈疏) et le Commentaire sur l'Ornement des Sutras Mahayana (, 大乗荘厳経論釈). A ne pas confondre avec , dit , supérieur du temple . Ce qu'en dit Nichiren.

S486

stupa, stūpa, , 塔. En Inde sorte de mausolée abritant les reliques de Shakyamuni ou d'autres saints. Les stupas, dont l'origine provient des tumuli funéraires, ont généralement la forme d'un dôme. Après la mort de Shakyamuni, huit stupas furent érigés pour conserver ses reliques et deux autres pour abriter respectivement les instruments utilisés lors de la crémation et les cendres du feu. Pour représenter l'esprit de Bouddha, qui est libre de tout obstacle et possède toute connaissance, et afin d'accumuler des mérites par des démonstrations de respect, on édifie des stupas. Les stupa forment autant de symboles : les dix actions vertueuses, la grande compassion et l'aptitude à aider tous les êtres sensibles, notamment. Exécuter des circumambulations autour d'un stupa est un moyen qui permet d'accumuler des mérites. Ce qu'en dit Nichiren.


S487

stupidité voir ignorance


S488

Subhadra, Subhadrā, Su-bhadra, Subhadda, , 須跋陀羅. Le dernier disciple de Shakyamuni, converti juste avant la mort du Bouddha. Selon le , Subhadra avait fait un rêve dans lequel tous les hommes perdaient la vue, le soleil tombait du ciel, les mers s'asséchaient et le Mont Sumeru était renversé par une grande tempête. Il s'était réveillé, paralysé par la peur. Alors que Subhadra ne parvenait pas à saisir le sens de son rêve, un être céleste lui était apparu et lui avait dit que le Bouddha accéderait au nirvana cette nuit-là. Après quoi Subhadra se rendit auprès du Bouddha pour prendre connaissance de son enseignement. Ce qu'en dit Nichiren.

S489

Subhakarasimha voir Shubhakarasimha


S490

Subhuti,Subhūti, , 須菩提, Xiputi. Un des dix grands disciples de Shakyamuni, celui qui a le mieux compris la vacuité. Il serait apparenté au riche donateur Anathapindika (Sudatta). Le Bouddha lui reconnaît de nombreuses qualités notamment le fait de développer chez ses bienfaiteurs une propension à méditer sur la bonté. Il apparaît dans le Sutra du Lotus comme l'un des quatre grands auditeurs-shravakas qui comprirent l'enseignement du véhicule unique du Bouddha à travers la parabole des trois chariots et de la maison en feu dans le chapitre III. Le chapitre VI prophétise qu'il parviendra à l'Éveil en tant que bouddha


S491

successeurs de Shakyamuni voir vingt-quatre patriarches


S492

Sudatta, Sudattā, Anathapindika, Anāthapiṇḍika, , 須達. Marchand de Shravasti, que l'on disait l'un des hommes les plus riches du royaume de Kosala. Il était un disciple du Bouddha Shakyamuni, réputé pour sa compassion et sa piété et appelé pour cela Anathapindika (celui qui donne aux nécessiteux). Il se convertit au bouddhisme en entendant Shakyamuni prêcher au monastère du Bois de Bambous à Rajagriha. Il décida d'inviter Shakyamuni à Shravasti et, avec l'aide du prince Jetri, fit construire, pour le lui offrir, le monastèreJetavana qui devint un centre important où le Bouddha dispensa son enseignement. On disait qu'à sept reprises, Sudatta avait été ruiné par des incendies. Ce qu'en dit Nichiren.


S493

Sudaya, Sudāya, Su-daya. Maître brahmane qui, selon le enseigna à Devadatta les pouvoirs occultes. Ce qu'en dit Nichiren.

S494

Suddhodana voir Shuddhodana


S495

Sudhanakumara, Sudhanakumāra, Sudhana-kumara, Enfant-de-Prospérité, Shancai ou Shancai Tongzi, Shancaitangzi 善財童子, Child of Wealth. Protagoniste de l'Avatamsaka Sutra. Il apparait dans de nombreux contes bouddhistes et taoïstes. Ce qu'en dit Nichiren.


S496

Sugata, Su-gata, Pourvu-d'une-bonne-destinée, Qui-s'en-est parfaitement-allé, Bien-parti, Shanshi, 善逝 Un des dix titres honorifiques du Bouddha. C'est le pendant de l'Ainsi-Venu, l'Ainsi-Parti. La bonne destinée est celle qui permet de ne plus renaître et de goûter à la béatitude du nirvana. Ce qu'en dit Nichiren.


S497

, 菅原道真 (845-903). Lettré de la cour, poète et personnage officiel. En tant que ministre de la Droite, il joua un rôle de contre-poids au pouvoir de la famille des, qui tenait la plupart des postes gouvernementaux. Faussement accusé par les de comploter contre le trône,


S498

Sui voir Shui


S499

[princesse], 推古天皇 (554<593-628>639). Trente-troisième souverain, fille de . Elle succéda à son frère assassiné et épousa son demi-frère, l'empereur , en 576. Elle confia la régence à son neveu et établit sa capitale à . Après son abdication, ce fut qui lui succéda. Ce qu'en dit Nichiren.

S500

voir Varuna (dieu hindou de la mer)


S501

Suixi gongde pin voir XVIIIème chapitre du Sutra du Lotus


S502

Sukhavati voir Terre de la béatitude parfaite


S503

Sumati, Sumatī, Bonne-Intention, , Shanyi, Good Intention. Deuxième des huit princes, fils du dernier bouddha Chandrasuryapradipa, dont parle le chapitre VII du Sutra du Lotus.


S504

Sumedha voir Manavaka


S505

Sumeru voir Mont Sumeru


S506

voir encre


S507

voir

S508

Sunakshatra, Sunakṣatra, , 善星, , Shanxing. Personnage dont le nom est mentionné dans le Sutra du Nirvana, Il entra dans la communauté bouddhique, mais, influencé par de mauvais amis, il perdit la maîtrise des quatre niveaux de la méditation et s'attacha à l'idée erronée qu'il n'y a pas de Bouddha, pas de Dharma, et pas d'atteinte du nirvana. On rapporte qu'il finit par tomber vivant en enfer. Ce qu'en dit Nichiren.


S509

Sundari, Sundarī, Sumdari, , 孫陀利. Femme qui calomnia Shakyamuni. Selon le (Sutra des actions antérieures), quand Shakyamuni se trouvait au monastère Jetavana à Shravasti, plusieurs brahmanes et leurs disciples complotèrent pour le discréditer. Ils persuadèrent la courtisane Sundari d'aller souvent au lieu où résidait Shakyamuni et de répandre la rumeur qu'elle avait une liaison avec lui. Plus tard, ils tuèrent Sundari et l'enterrèrent sous un arbre du monastère Jetavana afin d'impliquer les disciples du Bouddha. L'opinion blâma d'abord Shakyamuni mais comprit vite le complot des brahmanes et ils furent bannis. Cet incident est considéré comme l'une des neuf épreuves subies par Shakyamuni.


S510

sunyata voir vacuité


S511

supérieur [de monastère] voir et

S512

superstition. Le fait d'attribuer une cause magique ou surnaturelle à un phénomène que l'on ne comprend pas où dont on refuse l'explication rationnelle. Quand deux événements se produisent en même temps, la pensée primitive croit que l'un des événements est la cause de l'autre. Ainsi on croit, en Afrique, que pour qu'une blessure ne s'aggrave pas lorsque l'on se blesse avec un couteau, il faut laver immédiatement le couteau avec de l'eau claire. A l'origine d'un bon nombre de superstitions se trouve une fausse causalité étayée par l'expérience. Ainsi croyait-on, au Moyen Âge, que le diamant éloignait la peste, ayant constaté le nombre impressionnant de porteurs de pierres précieuses qui ne contractaient pas la maladie lors des épidémies. Aucune relation n'était faite entre le manque d'hygiène des quartiers pauvres où pullulaient les rats, et les quartiers riches où les porteurs de diamants étaient à l'abri dans leurs demeures protégées de la vermine ou bien avaient la possibilité de fuir le foyer d'infection. En savoir plus.

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Suprabuddha, Suprabuddhā, Totalemen-Eveillé, , 善覚. Père de Maya, la mère de Shakyamuni. Selon des traductions chinoises des sutras bouddhiques, il était le "dirigeant" d'un lieu appelé (Cité du doigt divin) ou (Cité du bras divin). correspondrait à la ville de Devadaha qui est mentionnée dans l'ouvrage en pali Mahavamsa. Son emplacement est incertain. D'après d'autres sources, il serait le père de Yasodhara, l'épouse de Shakyamuni. D'autres textes encore en font le père de Devadatta. Ce qu'en dit Nichiren.


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Supratishthitacharita voir


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suprême voir anuttara


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Surgis de Terre [chapitre], , 從地涌出品, Congdi yongchu pin. XVe chapitre du Sutra du Lotus. Au début de ce chapitre, les innombrables bodhisattvas-mahasattvas qui, venus d'autres mondes, se sont rassemblés, jurent de propager le Sutra du Lotus dans le monde Saha après la mort de Shakyamuni. Cependant, ce dernier les arrête en leur disant que cela n'est pas nécessaire ; car le monde Saha possède déjà de grands bodhisattvas qui accompliront cette tache. A ces mots, la terre tremble et s'entrouvre, et une multitude de bodhisattvas apparaissent, aussi nombreux que les grains de sable de soixante mille Gange, chacun avec sa propre suite (). Ils sont conduits par les quatre bodhisattvas dont le guide est le bodhisattva . Le bodhisattva Manjushri, surpris, demande au nom de l'Assemblée qui sont ces bodhisattvas ; d'où ils viennent et pour quelle raison ; quel bouddha ils suivent et quel enseignement ils pratiquent. Shakyamuni répond qu'ils sont ses disciples primordiaux à qui il enseigne depuis très longtemps. Manjushri demande encore comment, en un peu plus de quarante ans depuis son Éveil, Shakyamuni a réussi à enseigner à une telle multitude de bodhisattvas. Il exhorte Shakyamuni à s'expliquer davantage pour le bien des générations futures qui pourraient avoir des doutes à ce sujet. Ce chapitre s'arrête là. Dans l'analyse de Zhiyi il est considéré comme le début de l'enseignement essentiel. Lire le chapitre ; Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos.

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Surgis-de-Terre (bodhisattvas) voir bodhisattvas


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et voir Shuddhipanthaka


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[province] , 駿河国. Ancienne province dans la région qui est aujourd'hui la partie centrale de la préfecture de


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, 素戔嗚命, 須佐之男命. Dans la mythologie japonaise, dieu indiscipliné des tempêtes, jeune frère de la déesse du Soleil, . Ce qu'en dit Nichiren.


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Susarthavaha, Susārthavāha, Guide-Enseignant, , Daoshi, Guidance bodhisattva, Guide and Teacher. Bodhisattva présent à la Grande-assemblée du chapitre 1 du Sutra du Lotus. Il empêche de tomber dans l'erreur grâce à l'enseignement du Dharma.


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, , 崇峻天皇 (523 <588-592). Trente-deuxième empereur, fils de et successeur de son frère . Il fut assassiné par qui mit sur le trône l'impératrice . Ce qu'en dit Nichiren.

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sutra, sūtra, sutta, , 教. Texte d'enseignement du canon bouddhique qui signifie "fil", car aucun de ces textes ne se suffit à lui seul et qu'ils doivent être lus dans leur ensemble, comme autant de fils composant le "tissu" de la doctrine. À l’époque de Shakyamuni, la mise par écrit était réservée au commerce, les textes sacrés étant appris par cœur et transmis oralement. Ainsi le Sutra du Lotus a été mis par écrit plusieurs siècles après la disparition du Bouddha.


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sutra antérieur voir enseignement antérieur.


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Sutras cités par Nichiren
Les articles sur les différents sutras se trouvent sur une page spéciale


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Sutra de la fleur de lotus du Dharma Merveilleux. Communément appelé Sutra du Lotus. Il en existe plusieurs textes sanskrits, y compris des fragments, qui furent découverts au Népal, au Cachemire et en Asie centrale. On en connaît aussi une version tibétaine. D'après la tradition six traductions furent faites en chinois, dont trois subsistent actuellement. Ce sont :

1) en 10 fascicules et 27 chapitres, traduit par Dharmaraksha en 286 ;
2) (Miaofalianhuajing, Saddharma pundarika sutra en 8 volumes et 28 chapitres, traduit par Kumarajiva en 406, quelques ajouts 1'ayant complétée par la suite ;
3) en 7 volumes et 27 chapitres, traduit par Jnanagupta et Dharmagupta en 601, respectant l'ordre des chapitres sanskrits.
4) la traduction de Zhiyan en 427 (actuellement perdue
5) le texte et nom du traducteur perdus.
Les principales traductions en langues occidentales sont

1) en français : E. Burnouf (Le Lotus de la Bonne Loi) ; Jean-Noël Robert. Sutra du Lotus ; Soka Gakkaï, traduction depuis l'anglais par S. Servan-Schreiber et M. Albert; Voir bibliothèque
2) en anglais : H. Kern (The Lotus of the True Law) en 1855 ; Burton Watson (The Lotus Sutra) ; Bunno Kato, The Treefold Lotus Sutra; Hurvitz Leon, The Lotus Sutra; Murano Senchu, Lotus Sutra. Voir la bibliographie.

Ce sutra est devenu l'un des textes de référence de plusieurs des principaux penseurs du bouddhisme ( Nagarjuna, Vasubandhu, Fayun, Huisi, Zhiyi, , Nichiren) et nourrit 1'un des courants de cette religion. Zhiyi, dans son Hokke Gengi, fit une classification comparative du corpus des sutras appelée les cinq périodes et les huit enseignements, qui place le Sutra du Lotus au-dessus de tous les autres sutras. Ses ouvrages, qui ont ce sutra pour base, fournirent un fondement théorique à l'école Tiantai. Nichiren reconnaît différentes versions du Sutra du Lotus : le , le , le et le mais il utilise principalement la traduction de Kumarajiva.
Les points essentiels sur lesquels insiste Nichiren pour proclamer la supériorité du Sutra du Lotus tiennent au fait que c'est le seul sutra à proclamer que la bouddhéité est inhérente à toute vie et n'est pas l'apanage d'une seule catégorie d'hommes "virtuoses de la méditation" (voir ). Ce sutra va même jusqu'à proclamer que les femmes peuvent devenir bouddha, ce qui est révolutionnaire pour l'époque. Par ailleurs, le Lotus affirme l'existence d'un temps "hors du temps", ce qui bouleverse toute la théorie des réincarnations et implique une vision du monde radicalement différente de la vision "évolutionniste" des autres sutras. (Voir également chapitres). Ce qu'en dit Nichiren. Lire le résumé. Lire les chapitres du Sutra

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sutras provisoires voir enseignements provisoires


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sutras 随他意 / 随自意 : désigne les enseignements exposés en fonction des capacités de ceux à qui le Bouddha s'adressait ; , les enseignements selon la sagesse propre au Bouddha. Nichiren considère comme , faciles à comprendre les sutras Kegon, Vairocana, Hannya, Nirvana. Voir les huit enseignements. Ce qu'en dit Nichiren


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sutta mot pali pour sutra


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Sutta Pitaka, Sutra Pitaka, Corbeille des enseignements. Deuxième des trois divisions du canon pali Tipitaka sur lequel se base le courant theravada. Elle contient les sutras (suttas, enseignements) répartis en cinq sections (nikaya), dont les quatre premiers sont intégrées sous le nom d’ agamas dans le canon mahayana :
1) Digha Nikaya, les longs discours, comportant 34 suttas,
2) Majjhima Nikaya, les discours de longueur moyenne comportant 152 suttas regroupés en 5 sections ;
3) Samyutta Nikaya, les discours groupés ou connectés, groupés en 5 sections de 10 à 15 suttas chacune ;
4) Anguttara Nikaya, les discours des facteurs ultérieurs ou discours numériques, classé en 11 groupes, le premier portant sur un sujet simple, le deuxième sur un sujet double, le troisième sur un sujet triple, et ainsi de suite jusqu'à 11 ;
5) Le Khuddaka Nikaya, les petits discours ou livres courts, composé de 9 livres parmi lesquels se trouvent des textes bien connus tels que le Dhammapada, le Sutta Nipata et l'Udana.
Voir menu des autres sutras.

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Su-Wu, 蘇武 (-140 à -60). L'un des ministres de l'empereur Liang Wu Di, de la dynastie des Han antérieurs. En -100, l'empereur Liang Wu Di envoya Su-Wu au pays des barbares du Nord pour exiger qu'ils fassent acte de soumission. Leur chef, refusa et fit capturer Su-Wu. Prisonnier dans une cave, il fut à un moment donné contraint à manger de la neige pour survivre. Le successeur de Liang Wu Di, l'empereur Zhao Di (Liu Fuling), exigea la libération de Su-Wu, mais ceux qui l'avaient incarcérés prétendirent qu'il était déjà mort. Alors, l'un des vassaux de Su-Wu demanda à l'envoyé de l'empereur de dire aux barbares que l'empereur avait tué une oie sauvage près de la capitale, et que, attachée à sa patte, il avait trouvé une lettre prouvant que Su-Wu était toujours vivant. Finalement, le chef des barbares fut contraint de laisser partir Su-Wu après dix-neuf ans de captivité. Ce qu'en dit Nichiren.

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, 須頭檀, . Nom de Shakyamuni dans une vie antérieure. Il était roi mais renonça au trône pour partir à la recherche du vrai Dharma et, pendant mille ans, pratiqua les austérités sous la direction d'un sage ermite du nom d' Ashi afin qu'il lui enseigne le Sutra du Lotus. D'après le chapitre Devadatta du Sutra du Lotus l'ermite renaquit par la suite sous la forme de Devadatta. Ce qu'en dit Nichiren.


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Svagata, Svāgata. Disciple de Shakyamuni doué de pouvoirs supranaturels qui lui permettaient d'apprivoiser des serpents venimeux. Un jour le Bouddha le vit couché ivre au bord du chemin et dit : "Dans cet état il ne pourrait pas même dompter une grenouille". A la suite de cet incident les substances toxiques furent interdites à tous ceux qui recherchaient l'Éveil.

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Svatantrika, Sva-tantrika, , 自立論証派. L'une des deux branches de l'école Madhyamika qui enseigne la non-substantialité du soi et des phénomènes. Elle a évolué en deux courants distincts : Sautantika et Yogacara


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symbolisme des formes et des couleurs voir les cinq éléments.


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syncrétisme. Croyances et pratiques religieuses provenant d'interactions entre plusieurs religions. Le bouddhisme mahayana a donné naissance à de très nombreux syncrétismes. Ainsi au Japon, le shintoïsme a été réinterprété au contact du bouddhisme importé et a lui-même influencé le bouddhisme créant des écoles typiquement japonaises fort éloignées de l'enseignement du Bouddha. C'est toutes ces déviances que Nichiren a dénoncées tout au long de sa vie. En savoir plus.


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syncrétisme shinto-bouddhique voir

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système de mondes majeur voir monde majeur