DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES
français, , chinois, sanskrit, pali
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Y001

, 宿屋光則 , , , . Fonctionnaire du gouvernement de grâce à qui Nichiren soumit le Rissho Ankoku Ron à . Il servit les régents et . Dans 1'Azurna Kagami (Miroir de l'Est), on le cite comme l'une des sept personnes qui put avoir accès à quand celui-ci fut sur son lit de mort. Lorsque le premier émissaire mongol arriva au Japon en 1268 avec une lettre exigeant un tribut, Nichiren envoya une lettre à , le 21 août, exposant à nouveau le message du Rissho Ankoku Ron et lui demandant d'en informer le régent . Il n'y eut aucune réponse et, le 11 octobre, Nichiren envoya onze lettres de remontrances à des moines et fonctionnaires importants, dont . Ce dernier fut d'abord un disciple de du temple et adhéra aux doctrines et . Cependant, après la persécution de en 1271, quand cinq des disciples de Nichiren, dont , furent emprisonnés dans une cellule creusée au flanc d'une colline de son domaine, il aurait été converti par et serait devenu un disciple de Nichiren. Ce qu'en dit Nichiren.

Y002

voir


Y003

. Esprit malveillant du théâtre nô. Animal de la mythologie chinoise qui ressemble au renard par son pelage, et par son cri, au loup. Dans le Maka Shikan Bugyoden Guketsu on trouve le récit suivant. Il y avait un sur le Mont Shita, en Inde. Poursuivi par un lion, il tomba accidentellement dans un puits asséché et y resta trois jours. Sur le point de mourir de faim, il décida de se consacrer à un enseignement bouddhique et de réciter un vers exprimant son désir d'expier ses offenses passées. Quand la voix du parvint aux oreilles de , au sommet du Mont Sumeru, il le sauva et lui demanda de lui enseigner le Dharma, ainsi qu'aux autres divinités célestes. Ce qu'en dit Nichiren

Y004

yaksha, yakṣa, yakkha, , 夜叉. Dans la mythologie indienne déités du monde végétal et minéral. Ils gardent les trésors et les secrets du monde souterrain. Ce sont les adversaires constants des asuras à l'instar de la nature qui punit toute inflation psychique. Dans le jaïnisme les yakshas et les yakshinis (déités féminines) sont des êtres célestes qui ont le pouvoir de changer de forme et de taille et leur culte est très développé.
Plus tard, ils furent incorporés au bouddhisme en tant qu'une des huit classes d'êtres non humains qui contribuent à protéger le bouddhisme. Les yaksha sont considérés comme des disciples du dieu et on dit d'eux qu'ils protègent le Nord. Ce qu'en dit Nichiren

Y005

[bodhisattva], 薬上菩, Médecine-Supérieure, Supérieur-des-Remèdes, Yaoshan pusa, Baishajya samudgata, Bhaishajya raja samudgata, Lord of Medicine, Medicine Lord. Avec , il est l'un des deux bodhisattvas qui guérissent les maladies physiques et mentales. Selon le chapitre XXVII du Sutra du Lotus, ces deux bodhisattvas furent, dans une vie antérieure, les princes et qui convertirent leur père, le roi , au Dharma correct. Ce qu'en dit Nichiren

Y006

薬王菩` [bodhisattva], Roi-Médecin, Roi-des-Remèdes, Bhaishajyaraja, Bhaiṣajyarāja, Medicine King. Selon le Sutra Yakuo (Sutra de la contemplation des deux bodhisattva Yakuo et Yakujo), dans le passé lointain, à l'époque du Dharma formel d'un bouddha (Éclat du lapis-lazuli), le bodhisattva était un homme riche du nom de (Lumière-de-la-Constellation). Il reçut les enseignements Mahayana d'un moine appelé (Dépositaire-du-Soleil). S'en réjouissant, il offrit des médicaments efficaces à et à d'autres personnes, et fit vœu que tous ceux qui entendraient son nom seraient guéris. avait un frère plus jeune nommé (Lueur-de- l'Eclair), qui offrit aussi des remèdes bénéfiques aux mêmes personnages. Ceux-ci firent l'éloge des deux frères, appelant l'aîné (Bhaishajyaraja, Roi-des-Remèdes) et le cadet (Médecine-Supérieure, Baishajya samudgata). Tous deux, dit le sutra, renaquirent en tant que bodhisattvas et respectivement et atteindront l'Éveil à l'avenir en tant que bouddhas et . Le bodhisattva joue également un rôle important dans le Sutra du Lotus. Dans le chapitre XIII, et lui sont à la tête de la multitude de bodhisattvas qui jurent de propager le Sutra à l'époque mauvaise qui suivra la mort de Shakyamuni. Le chapitre Yakuo décrit les austérités qu'il pratiqua au cours d'une vie antérieure, alors qu'il était un bodhisattva du nom de . Par le passé, ce bodhisattva entendit le Sutra du Lotus enseigné par le bouddha , grâce à quoi il parvint à maîtriser une méditation qui permet de revêtir toutes sortes de formes physiques (). Pour remercier ce bouddha et le Sutra du Lotus, entra dans cette méditation et fit pleuvoir des offrandes de fleurs et d'encens  ; mais peu satisfait par cette offrande, il décida qu'il serait plus significatif de faire don de son propre corps. Après s'être trempé dans des parfums pendant mille deux cents ans, il se recouvrit le corps d'huile parfumée et se brûla en présence du Bouddha. Les flammes illuminèrent des mondes en aussi grand nombre que les grains de sable de quatre-vingt millions de rivières de la taille du Gange. Les bouddhas firent l'éloge de cet acte comme d'une offrande suprême. Après que son corps avait été consumé, renaquit dans la Terre du bouddha qu'il trouva sur le point d'entrer dans la nirvana. Le Bouddha lui transmit ses enseignements puis mourut. fit incinérer son corps et construisit quatre-vingt quatre mille stupas pour y enchâsser ses cendres, auxquelles il fit des offrandes. Insatisfait, il entreprit de brûler ses coudes en offrande supplémentaire pendant soixante-douze mille ans. Tous les bodhisattvas, les dieux, les hommes et les autres êtres qu'il avait convertis s'affligèrent de le voir sans coudes mais il leur déclara que, pour avoir offert son propre corps, il atteindrait certainement l'état de bouddha et recouvrerait ainsi ses coudes. Plus tard, il renaquit sous la forme du bodhisattva . Le Grand-maître Zhiyi serait une réincarnation du bodhisattva parce qu'il obtint un grand Éveil à la lecture du chapitre du Sutra du Lotus. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren

Y007

Conduite originelle du bodhisattva Roi des remèdes voir XXIIIème chapitre du Sutra du Lotus


Y008

[bouddha], , 薬師如来 Ainsi-Venu-Maître-des-Remèdes, Maître-Guérisseur, Bouddha-de-Médecine Yaowang rulai, Yaoshifo, 藥師佛, Bhaishajya-guru, Bhaiṣajyaguru. Bouddha de la médecine, seigneur de la Terre d'Emeraude à l'est de l'univers. Avant d'atteindre l'Éveil, il fit douze vœux de soigner toutes les maladies et de mener tous les êtres à l'Éveil. La croyance en ce bouddha était populaire en Chine et au Japon, et l'on en fit de nombreuses statues. Il est souvent représenté accompagné par les bodhisattvas (Lumière-du-Soleil) et (Lumière-de-la-Lune). C'est également le titre que l'on attribue parfois au Bouddha Shakyamuni. A distinguer du boddhisattva Yakuo.  Ce qu'en dit Nichiren.


Y009

, 薬師寺. L'un des deux temples principaux de l'école , avec le temple . Ils sont tous deux situés à et font partie des sept temples principaux de . L'origine de ce temple remonte au vœu que fit l'empereur de le construire, en 680. Il fut achevé sous le règne de l'impératrice (c. 690-697). A cette époque, une statue du bouddha y fut enchâssée. Après le déplacement de la capitale à en 710, le temple fut transféré dans son site actuel. Un autre temple du même nom, situé dans la province de , comportait une des trois estrades d'ordination du bouddhisme de et est aussi très connu.

Y010

, 益信 (827-906). Précurseur de l'école . Il devint moine au temple , étudia la doctrine au temple et reçut les enseignements ésotériques de Shuei, arrivant jusqu'à la position de qui permettait de transmettre les doctrines ésotériques. Il devint le supérieur du temple à . Dans sa lignée, (mort en 998) fonda l'école


Y011

voir Vème chapitre du Sutra du Lotus.


Y012

Yama,Yamaraja, Maître de l'enfer, , 閻魔. Maître du monde des esprits affamés, repris par le bouddhisme dans la mythologie indienne. Fils de Vivasvan, le Soleil, qui est la mesure du temps, Yama est également le temps et la mort. Avec sa sœur jumelle Yami, ils auraient été les premiers êtres à mourir, devenant ainsi les maîtres des séjours infernaux.  Ce qu'en dit Nichiren


Y013

voir ciel de


Y014

. Disciple de Nichiren sur l'île de , probablement instruit par .  Ce qu'en dit Nichiren.

Y015

, 山階寺. Ancien nom de , temple principal de l'école à . En 669, la femme de construisit un temple dans le village de et l'offrit à l'empereur . Ce temple fut nommé . l fut ultérieurement transféré à , puis sur son site actuel à . Il prit alors le nom de . Il était respecté comme le temple du clan .  Ce qu'en dit Nichiren.

Y016

, 大和. Ancien royaume puis province au sud de (actuellement ). Ce nom s'applique également à tout le Japon : signifie "coeur du Japon".  Ce qu'en dit Nichiren.


Y017

yana voir véhicule.

Y018

Yan-Hui, Zi-yuan, 顏回, 子淵 (-511 à -480), disciple favori de Confucius qu'il accompagna et servit pendant près de trente ans. A l'âge de 29 ans ses cheveux étaient déjà tout blancs. Il est mort à 32 ans. Il fait partie des Trois sages chinois. Ce qu'en dit Nichiren.


Y019

Yao voir Trois Augustes et Cinq Empereurs

Y020

Yang Kuei-fei, 楊貴妃 (719-756) Favorite de l'empereur Zong, sixième souverain de la dynastie desTang. Bien que d'origine modeste, elle fut choisie pour femme par l'empereur en raison de son extraordinaire beauté. Elle supplanta d'abord sa rivale Mei Fei, également célèbre pour sa beauté, avant que celle-ci ne regagne la faveur de l'empereur. Ce qu'en dit Nichiren.

Y021

Yangzi, Yangzi Jiang, 扬子江, Yang-tseu-Kiang, Yangtsé. Littéralement "long fleuve", autrefois "fleuve Bleu". C'est le plus long fleuve d'Asie. Il prend sa source au Tibet et se jette dans la mer de Chine orientale, connectée à la mer du Japon. Ce qu'en dit Nichiren.


Y022

Yasa, Yasa Kakandakaputta, Kākandakaputta, , 耶舎. Moine indien qui vécut une centaine d'années après la mort de Shakyamuni et qui dirigea le deuxième Concile bouddhique à Vaishali. Il est censé avoir vu des moines de la tribu Vriji à Vaishali recevoir des offrandes d'or et d'argent de la part de croyants laïques ; aussi les dénonça-t-il, puisque le fait d'accepter des aumônes monétaires était spécifiquement interdit par les dix préceptes, observés par l'Ordre. Les moines Vriji prétendirent que le changement des conditions dans leur ville demandait une application plus flexible des règles monastiques. Yasa rassembla sept cents moines de toute l'Inde pour en débattre. La demande des moines de Vaishali fut rejetée par l'assemblée comme étant une violation des préceptes. Cette controverse précipita la création du premier schisme dans l'Ordre bouddhique et la formation des écoles Theravada et Mahasanghika.


Y023

voir

Y024

Yasaskama, Yaśaskāma, Yashaskama, Cherche-Gloire, , Qiuming, Fame Seeker. Bodhisattva qui apparaît au chapitre I du Sutra du Lotus. Son surnom va au delà de la simple ambition. C'est une allégorie de la part de nous-mêmes qui, même sur la voie de la bouddhéité, veut savoir tout, tout de suite sans véritable effort. Yasaskama deviendra bodhisattva seulement en renonçant à l'opinion des autres, attitude qui est le propre de tout être humain qui cherche encouragements et louanges, et tient si fort à être reconnu par ses pairs. C'est pourtant lui qui deviendra par la suite Maitreya, le bouddha de la compassion et de l'amour-empathie (maitri).


Y025

Yasha. Moine supérieur du monastère de Kukkutarama, dans le Magadha.


Y026

Yashas, Yaśas, Yasha, Yasa, , , , 耶舎, 耶輸陀, 夜輸. Fils d'un riche marchand de Varanasi , qui devint le disciple de Shakyamuni. Yashas fut le premier converti après les cinq ascètes. On dit que, comme Shakyamuni, déçu par sa vie de luxe, il quitta sa demeure pour aller à la recherche de la vérité et qu'il rencontra alors le Bouddha. Son père venu à sa recherche fut aussi converti, ainsi que sa mère, sa femme et plus de cinquante de ses amis.

Y027

Yashodhara, Yaśodharā, Yasodhara, parfois appelée Gopi ou Gopika 瞿波 ; 劬毘那, , , 耶輸陀羅, 耶輸多. Selon la tradition, cousine de Shakyamuni à laquelle il fut marié à l'âge de 16 ans et dont il eut un fils, Rahula. Les premiers textes attestant son existence datent de plus de 100 ans après la mort du Bouddha. Selon le Sutra , elle était très belle et le père de Shakyamuni, Shuddhodana, désirait en faire la femme de son fils. Le père de Yasodhara, quant à lui, voulait offrir sa fille à l'homme qui ferait preuve de capacités intellectuelles et physiques supérieures. Shakyamuni surpassa facilement ses adversaires, y compris son cousin Devadatta. Après la naissance de Rahula. Shakyamuni renonça à la vie séculière et atteignit l'état de bouddha. Douze années après son Éveil, il retourna à Kapilavastu et convertit Yasodhara au bouddhisme. Le chapitre Kanji (XIII) du Sutra du Lotus prédit qu'elle atteindra l'Éveil et deviendra le bouddha (Forme resplendissant de dix millions de lumières). Ce qu'en dit Nichiren.


Y028

voir Octuple sentier

Y029

Yen Guang (-39 av. à +41). Compagnon d'études de Liu Xiu, qui devint par la suite l'empereur Han Guang Wudi, premier empereur de la dynastie des Han postérieurs . A ce moment Yen Guang changea de nom et se retira du monde. L'empereur, se désolant de ne pouvoir bénéficier de ses talents, l'exhorta à devenir l'un de ses ministres, mais Yen Guang refusa et passa le restant de ses jours dans l'isolement. Ce qu'en dit Nichiren.


Y030

Yijing, 義浄, (635-713). Pèlerin et traducteur qui voyagea en Inde en 671 afin d'y étudier le bouddhisme. Il étudia les enseignements theravada et mahayana au monastère Nalanda et visita de nombreux sites bouddhiques. Plus tard, il raconta ses voyages dans le . En 695, il revint à Loyang avec quelque quatre cents textes sanskrits et se consacra à la traduction des écrits bouddhiques, dont le Sutra . Il traduisit en tout cinquante-six textes bouddhiques en deux cent trente fascicules.

Y031

Yi Wei gong [duc] de l'Etat de Wei (<-668 à -660>). Il eut pour vassal Hong Yen qui sacrifia sa propre vie pour éviter la profanation de la dépouille de son suzerain. Ce qu'en dit Nichiren.


Y032

Yilong, 遺竜, . Calligraphe de talent de la Chine ancienne. Voir Wulong


Y033

Yin (dynastie) voir Shang


Y034

Yin et Yang. Deux principes complémentaires de la philosophie chinoise ancienne. Yin est le principe passif, le noir, le féminin ; Yang est le principe actif, le blanc, le masculin. On pensait que leur interaction affectait la destinée de toute chose. Ce qu'en dit Nichiren.


Y035

Ying Huhai , Qin Er Shi (-229 <de -209 à -206). Second fils de Qin Shi Huang. Il accéda au trône en -209 mais se désintéressa de ses obligations et laissa l'eunuque Zhao-Gao gouverner le pays à sa place. L'eunuque obligea Ying Huhai à se suicider mais fut à son tour assassiné par Ziying (Qin San Shi) qui reprit le trône pour quelques mois. Ce qu'en dit Nichiren.


Y036

Ying Zheng voir Qin Shi Huangdi


Y037

Yin Zifu (Yin-tsi-fou). Ministre de la Chine antique qui servit le roi Xuan (-827 à -781), onzième souverain de la dynastie des Zhou. On rapporte qu'il aida Xuan à sauver la dynastie d'une période de déclin. (Histoires qui sont maintenant du passé) rapporte que son fils, Bo-Qi, fut contraint par les intrigues de sa belle-mère à se suicider.

Y038

Yi Xing, 一行, I-Hsing, (683-727). Moine chinois de la doctrine ésotérique et disciple de Shubhakarasimha (Shan-wu-wei). Il aida son maître à traduire la version sanscrite du Sutra Vairocana et recueillit ses enseignements oraux sous le titre de . Ce commentaire est tenu en haute estime par l'école au Japon. Yi Xing écrivit une vingtaine d'ouvrages sur le bouddhisme et fut également très versé dans la doctrine Chan, les vinayas, les mathématiques et l'étude du calendrier. Ce qu'en dit Nichiren.

Y039

. Temple de la à . Il provient de la réunion des temples et



Y040

voir faute de complicité

Y041

yoga, , 瑜伽. Discipline élaborée en Inde et qui a pour finalité "d'obtenir un apaisement des agitations de l'esprit" selon la formule de Patanjali(IIe siècle avant notre ère) qui fut le premier à consigner par écrit les pratiques qui remontent à 5000 ans et sont déjà mentionnées dans les Veda. Patanjali systématise les techniques qui permettent "l'arrêt de l'activité automatique du mental". On peut citer les 8 étapes principales à franchir pour arriver à la délivrance :
- yamas : refrènements et abstentions : ne pas mentir, ne pas faire mal aux êtres vivants, ne pas voler, l'abstinence sexuelle, renoncer à l'avarice et à la cupidité.
- nyamas : astreintes : pureté, contentement, austérité, étude des textes sacrés, dévotion.
- asanas : maîtrise du corps (choix d'une posture).
- pranayama : maîtrise du souffle.
- pratyahara : contrôle du flux mental, des pensées (coupure avec le monde extérieur ou retrait des sens)
- dharana : concentration mentale.
- dhyana : méditation profonde.
- samadhi recueillement, conscience cosmique.
La Bhagavat Gita mentionne l'existence de dix-huit yoga différents :
- Raja yoga ou yoga classique,
- Hatha yoga axé sur la maîtrise et la perfection du corps physique ;
- Karma yoga, voie du service, de l'action désintéressée. L'adepte offre à tout moment ses services sans souci d'une quelconque gratification ou rétribution ;
- Bhakti yoga basé sur la dévotion, l'union avec le divin est obtenue par le développement de la force d'amour envers la divinité, le guru ou son prochain ;
- Jnana yoga, voie de la réalisation intellectuelle et intuitive. L'adepte apprend à reconnaître le divin en toute chose ;
- Laya yoga et Mantra yoga, basés sur un travail combinant la respiration, le rythme et la projection sonore. Certains sons dont la résonance a un effet spécifique sur le corps et sur le mental sont prononcés.
- Kundalini yoga. Son but est l'Éveil et la canalisation de l'énergie kundalini, qui représente la puissance cosmique en l'homme, vers les plus hauts centres de la conscience humaine. Il concentre l'utilisation de toutes les techniques du yoga : asanas, pranayama, mantra, concentration, méditation.
D'après la tradition, Shakyamuni aurait été initié au yoga par l'ascète Alara Kalama près de Vaishali et à la méditation yogique par le shramana Uddaka Ramaputta près de Rajagriha. Il aurait reconnu ces enseignements comme une étape qui lui a été bénéfique mais insuffisante pour parvenir à l'Éveil.

Y042

Yogacaryabhumishastra,. Oeuvre d'Asanga traduite du chinois en japonais par Xuanzang et dont s'inspire le Yogacara.


Y043

Yogacara, Yogācāra, Vijnanavada, Voie de l'école yogique, , 瑜伽行派. Autre nom de l'école Rien-que-conscience.


Y044

Yogacarabhumi, Yogācārabhūmi, Traité sur les étapes de la pratique du yoga, , 瑜伽師地論, . Ouvrage attribué à Maitreya-natha ou Asanga et traduit en chinois par Xuanzang. C'est l'un des traités de base de l'école Faxiang (). Il explique les dix-sept étapes par lesquelles les personnes qui pratiquent la doctrine Rien-que-conscience doivent passer pour obtenir l'Éveil. Il cite le et expose particulièrement la conscience-alaya La pratique yogique était la principale discipline de l'école Rien-que-conscience, ce qui explique le titre de cet ouvrage. Ce qu'en dit Nichiren.


Y045

yogacarin. Pratiquant du Yogacara


Y046

yogi Pratiquant du yoga

Y047

yojana, , 由旬. Ancienne unité de mesure de l'Inde, égale à la distance que l'armée royale pouvait parcourir en une journée. Selon les textes 9, 18 ou 24 kilomètres. Voir le descriptif


Y048

, 永観, (1032-1111). Précurseur de l'école de la Terre pure et supérieur du temple . Il étudia la doctrine des écoles et mais par la suite se convertit aux enseignements du . Ce qu'en dit Nichiren.


Y049

yokkai voir le monde du désir,


Y050

, 用明天皇, Trente et unième empereur (540<586-587), frère et successeur de . Il fut le père du prince et embrassa le bouddhisme. Son règne fut marqué par la profonde rivalité en entre et . Il eut pour successeur . Ce qu'en dit Nichiren.


Y051

voir


Y052

voir

Y053

, 三浦氏 (mort en 1239).Général appartenant à une puissante famille de samouraïs de la province de , connu aussi pour la sûreté de son jugement politique. Il promit d'aider , également membre du clan , au cours de la rébellion de ces derniers contre le clan régnant , en 1213, mais il changea de camp au dernier moment, en faveur du clan , contribuant ainsi à la défaite de . Ce qu'en dit Nichiren.


Y054

voir


Y055

, 奈良. Région montagneuse au sud de la préfecture de , connue comme l'un des hauts lieux de , ordre religieux préconisant les pratiques ascétiques dans les montagnes. Ce qu'en dit Nichiren.


Y056

voir


Y057

voir


Y058

voir


Y059

Yu voir Xia


Y060

Yuan-ji voir Ruan-ji


Y061

voir Yogacarabhumi


Y062

. Plage de , face à la baie de , fréquemment utilisée au XIII siècle comme lieu d'exécution. Ce qu'en dit Nichiren.


Y063

voir

Y064

, 唯識三十論頌, Traité en trente stances sur la doctrine Rien-que-conscience de Vasubandhu, Trimshika-vijnaptimatrata-siddhi. Oeuvre de Dharmapala (530-561), Maître éminent de la doctrine Rien-que-conscience, et traduit en chinois par Xuanzang.

Y065

Yu Jang (mort en -453). Sujet de Zhi Bo, puissant ministre de l'Etat de Jin, qui fut tué par Xiang-Ci. Désireux de venger son seigneur, Yu Jang se déguisa en lépreux en couvrant son corps de laque, et voulut se faire passer pour muet en buvant de la soude caustique ; il tenta ainsi d'approcher Xiang-Ci. Toutefois, sa tentative de l'assassiner échoua, et il fut capturé. Il demanda la robe de Xiang-Ci et la poignarda à trois reprises pour montrer sa haine de celui qui avait tué son seigneur, après quoi, il se suicida. Ce qu'en dit Nichiren.

Y066

voir


Y067

, 勇施菩薩 , Don-Héroïque, Yongshi pusa, Ksemadatta, Pradanasura, Bold Almsgiver, Valiant Offering. Bodhisattva qui apparaît dans le Sutra du Lotus, notamment au chapitre XXVI. Le zèle infatigable avec lequel il apporte le Dharma bouddhique aux êtres lui a valu son nom. Il fait partie des cinq bonnes divinités successives (), terme sous lequel on regroupe ceux qui ont fait serment dans le chapitre des Dharani (XXVI) de protéger les croyants de ce sutra. Ce qu'en dit Nichiren.

Y068

, 融通念仏. Première école amidiste au Japon, créée en 1117 par le moine (1072-1132). désigne l'union de soi et des autres, en référence à la doctrine de l'école affirmant que la récitation du par une personne influence toutes les autres et que la récitation par les autres influence une personne, ce qui permet à tous de renaître dans la Terre pure. Cette doctrine est basée sur l'idée que toutes les personnes et tous les phénomènes sont mutuellement liés et interdépendants. Ce mouvement se répandit dans tout le Japon et eut pour centre le temple qui prit plus tard le nom de et qui est son temple principal.