DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES
français, , chinois, sanskrit, pali
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H001

voir quatre-vingt caractéristiques


H002

, 八幡大菩薩. A l'origine divinité shinto appelée Grande Divinité Lumineuse ( ) ; il est le dieu de la guerre, et le protecteur du Japon et du peuple japonais. Il protège plus particulièrement les guerriers, notamment les archers, ainsi que les agriculteurs et les pêcheurs. Il est révéré aussi bien par les puissants que par les gens du commun. Après l'arrivée du bouddhisme au Japon, incarne le rapprochement de la religion indigène shinto et du bouddhisme. Au début de la période (794-1185), la cour impériale lui donne le nom de Grand Bodhisattva (). C'est un des premiers exemples de la fusion d'éléments shinto et bouddhiques. Plusieurs statues le représentent en tenue de moine bouddhiste, signe de son acceptation des enseignements bouddhiques.
Vers le milieu du IXème siècle, est révéré comme protecteur de la capitale et de la lignée impériale, et, plus tard, avec l'ascension de la classe des samouraïs, il est vénéré tout particulièrement par le clan (). A la fin du XIIème siècle, , le fondateur du shogunat de , bâtit un sanctuaire de à , . Avec l'extension du pouvoir samouraï, le culte de se répand à travers l'ensemble du Japon.
Nichiren présente comme une personnification de la fonction de fertilité du sol. Dans la lettre " Le grand Bodhisattva Hachiman", qui lui est attribuée, il identifie comme une manifestation du Bouddha Shakyamuni et non du Bouddha , comme le croyaient beaucoup de gens de . On sait aussi que Nichiren apostropha lors de la persécution de , le sommant d'apporter son aide au "Pratiquant du Sutra du Lotus". Nichiren a inscrit le nom de Hachiman sur le Gohonzon. Lire également l'article "Le confucianisme et l'enseignement de Nichiren". En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren

H003

,, 鶴岡八幡宮寺. Temple fréquenté par Nichiren au début de son activité. Lire la suite


H004

voir quatre vingt mille corbeilles du Dharma


H005

voirquatre vingt mille enseignements sacrés


H006

voir démon céleste malfaisant


H007

. Animal légendaire que l'on disait plus féroce qu'un tigre. Ce qu'en dit Nichiren.

H008

, 波木井, , , , , 南部六郎実長 (1222 - 1297). ,地頭 ou intendant de la région de dans le sud de la province de , qui comprend les trois villages de , et . Tout d'abord adepte de l'école de la Terre pure, il fut converti par à la doctrine de Nichiren. Quand celui-ci se résolut à quitter , lui réserva un accueil chaleureux à et l'aida à construire son ermitage. En 1281 il fut ordonné prêtre par Nichiren qui lui donna le nom de Nichi-en. Après la mort de Nichiren, il servit mais son attitude tolérante vis-à-vis d'autres courants religieux provoqua le départ de du Mont et alimente encore aujourd'hui la controverse entre la (fidèle à ) et la (fidèle à ). En effet, fit ériger une tatue de Shakyamuni, se rendit dans des sanctuaires shinto, éleva un monument à et subventionna un temple pour l'école de la Terre pure. Il est le destinataire du gosho Réponse au seigneur Hakiri Saburo. Ce qu'en dit Nichiren. En savoir plus sur le premier schisme de la .

H009

. Ville du Japon, dans la préfecture de , au bord du lac et sur l'ancienne route du . Elle abriter l'un des plus grands sanctuaires shinto, le . En 1180, s'y est réfugie après avoir essuyé une défaite contre le clan .

H010

Haklena, Haklenayashas, Haklenayaśas, , , 鶴勒夜那・鶴勒夜奢. Vingt-troisième des 24 successeurs de Shakyamuni. Né dans une famille brahmane au VIe siècle, il entra cependant dans l'Ordre bouddhique à vingt-deux ans. Le Dharma lui fut transmis par Manorhita, le vingt-deuxième successeur. Il propagea le bouddhisme en Inde centrale et transmit les enseignements à Aryasimha. Ce qu'en dit Nichiren.

H011

, 白隠 慧鶴 (1686-1769). Moine japonais bouddhiste qui transforma l'école Zen , alors une tradition sur le déclin, en une tradition centrée sur une méditation rigoureuse et la pratique des koan. Sa mère était une fervente bouddhiste Nichiren, et il est probable que sa piété ait eu une influence majeure sur la décision d' de devenir moine. Voir sur WikipédiA

H012

Han [dynastie] (-206 à + 220). Dynastie qui succède à celle des Qin. Elle se divise en Han occidentaux (西漢) ou Han antérieurs (前漢) (-206 à + 9), capitale Changan, et Han orientaux (東漢) ou Han postérieurs (後漢) (25 à 220), capitale Luoyang, séparés par la courte dynastie Xin fondée par Wang Mang. Phase de consolidation, notamment avec le véritable établissement de l'état chinois et l'extension militaire des frontières de l'Empire aux futurs Vietnam et Corée. Les Han vont aussi conquérir l'Asie centrale et ouvriront ainsi la "Route de la Soie". Le confucianisme est adoptée comme idéologie officielle. En 105 les Chinois inventent le papier.

H013

Han Bo-yu. Homme qui vécut sous la dynastie des Han antérieurs. D'après le Sho Yuan, chap. 3, son père mourut quand il était enfant, et sa mère l'éleva très sévèrement, le battant à coups de canne. Toutefois, il ne pleurait jamais. Un jour, sa mère le vit pleurer lorsqu'elle le battait et lui en demanda la raison. Il lui répondit qu'il était triste de sentir qu'elle devenait vieille et faible. Ce qu'en dit Nichiren.


H014

Han Gaozu , Liu Bang, 劉邦, Lieou Pang,Kao-tsou (-247à -195). Fondateur de la dynastie des Han antérieurs (ou occidentaux). Gaozu et un autre seigneur de la guerre, Xiang-Yu (Siang Yue), luttèrent pour le pouvoir, en profitant de la confusion qui suivit la mort de Shi Huangdi, premier empereur des Qin, pour lever des troupes et tenter de renverser la dynastie. Leur long combat s'acheva par la victoire de Gaozu qui fonda la première dynastie Han en 202 av. notre ère. Sur la fin de sa vie, Gaozu était très épris d’une favorite nommée Qi (戚). Il tenta à plusieurs reprises de retirer à Lu Zhi son titre d’impératrice, et à leur fils Liu Ying (劉盈) celui de prince héritier pour l’attribuer à Ruyi (如意), Prince Yin de Zhao, fils de Dame Qi, mais il n’obtint jamais le soutien des ministres et ce projet échoua. L’impératrice Lu Zhi fera tuer Ruyi et sa mère après la mort de l’empereur. Ce qu'en dit Nichiren.

H015

Hanguang, 含光, Han-kuang, . Moine du VIIIe siècle, disciple d'Amoghavajra. Ce qu'en dit Nichiren.


H016

Han Guang Wudi, 光武帝 (-5 <23 à + 57). Nom personnel Liu Xiu (劉秀). Premier empereur de la dynastie Han postérieurs (ou orientaux). Avant de devenir empereur, il fut Duc de Pei (沛公). Alors qu'il se battait encore pour le pouvoir, un jour, au cœur de l'hiver, le futur empereur se retirait d'un champ de bataille, harcelé par l'ennemi. Sachant qu'un large fleuve coulait plus loin, il envoya l'un de ses plus sûrs capitaines pour voir si le fleuve pouvait être passé à gué. L'officier trouva le fleuve infranchissable mais, n'ayant pas le courage de rapporter cette nouvelle désastreuse, rapporta qu'il était gelé en surface. Le futur empereur, avec une foi totale dans ce rapport, avança avec son armée. D'après la légende, lorsqu'il atteignit le fleuve il le trouva complètement gelé. Ce qu'en dit Nichiren.

H017

Han Fei Zi, 韩非 ( ? à -233). Philosophe chinois du courant légiste qui critique le confucianisme et s'inspire davantage du taoïsme.


H018

, , . Classification des enseignements du Bouddha et par extention tout classement scolastique.


H019

Han Mingdi voir Mingdi


H020

voir prajna


H021

voir sutra

H022

voir périodes


H023

voir Sutra du cœur de la perfection de la prajna


H024

Han Wudi, 武帝, nom personnel Liu Che (劉徹) (-156 <141 à - 87). Cinquième (ou septième) empereur de la dynastie Han occidentaux. Il est considéré comme l’un des plus grands empereurs de l’histoire de la Chine. Par ses expéditions militaires et sa politique d’expansion, a contribué à l’agrandissement et au rayonnement de l'empire. Il combat en particulier les Xiongnus une peuplade d’origine paléo-sibérienne de Mongolie. Une légende fait de l’empereur Han Wudi un des premiers à adorer le Bouddha. Voir son conflit avec Li Ling.

H025

, , 斑足王, 鹿足王, Kalmashapada. Roi décrit dans les sutras et (Le Sage et l'Ignorant). Kalmashapada signifie pied taché ou strié. Selon le Sutra , on lui avait donné ce nom parce qu'il avait une tache sur le pied. Selon le Sutra , il était prince héritier du royaume de Devala et n'allait pas tarder à devenir roi. Un jour, un maître non bouddhiste lui suggéra de couper la tête à mille rois pour les sacrifier à une certaine divinité. Une fois monté sur le trône, fit 999 rois prisonniers, avant d'en capturer un dernier nommé . Ce dernier le supplia de lui accorder un jour de grâce et retourna dans sa cité. Là, il réunit cent moines bouddhistes et les écouta réciter des enseignements bouddhiques en vers, parvenant ainsi à une grande intuition. Le jour suivant, fidèle à sa promesse, il revint auprès de et enseigna les versets bouddhiques aux autres rois emprisonnés, ce qui les ravit. Quand , intrigué, demanda la raison de leur joie, le roilui récita les mêmes versets. s'en réjouit également, et il s'éveilla ainsi au fait qu'il avait été égaré par des enseignements non bouddhiques. Il libéra tous les rois et renonça plus tard au monde, atteignant le stade où l'on réalise que les phénomènes ne naissent ni ne meurent. Dans le , il apparaît sous le nom de roi , et les détails de l'histoire diffèrent un peu. Ce qu'en dit Nichiren.

H026

, , 八品派, École des Huit chapitres. École nichirénienne fondée en 1423 par (1385-1464). suivait la doctrine sur la supériorité des enseignements essentiels par rapport aux enseignements théoriques. Mais il insistant surtout sur le fait que les véritables enseignements se trouvaient dans les chapitres XV à XXII du Sutra du Lotus. Le temple à , fondé par , est actuellement le temple principal de la ou , noms que porte l'École de nos jours.

H027

Harivarman, , 訶梨跋摩. Moine du IVe siècle considéré comme le fondateur de l'école Cheng-shi (). Il naquit dans une famille brahmane en Inde et étudia d'abord la doctrine de l'école Samkhya, l'une des six principales écoles du brahmanisme. Plus tard, il étudia sous la direction de Kumaralabdha, maître de l'école Sarvastivada, l'une des dix-huit écoles du Theravada. Il étudia aussi les enseignements mahayana et écrivit le qui devint plus tard le texte de base de l'école Cheng-shi en Chine.

H028

Hariti voir


H029

harmonie voir triple harmonie


H030

(1164-1205). Samouraï qui contribua à former le gouvernement de et qui jouissait de la confiance de son fondateur, . Après la mort de , toutefois, il fut tenu à l'écart par (1138-1215) qui devint le premier régent de . En 1205, quand , le fils de , se querella avec , un parent du clan , accusa de trahison et le fit tuer. Alors, , le fils de , conduisit ses troupes contre la famille . résista farouchement, mais ses adversaires étaient beaucoup trop nombreux, et il fut tué dans la bataille. Ce qu'en dit Nichiren.

H031

. (Dates inconnues). Dignitaire à la cour impériale du prince dont il gagna la confiance. On rapporte qu'après la mort du prince il fit construire à sa mémoire le temple . Ce qu'en dit Nichiren.


H032

Hatsunaion voir Parinirvanasutra


H033

, , 法堂, lit. salle du Dharma. Dans un temple, bâtiment dédié aux prêches du prêtre principal sur les sutras.


H034

hédonisme. Doctrine philosophique selon laquelle la recherche du plaisir et l'évitement du déplaisir constituent l'objectif de l'existence humaine. Le Sutra du Lotus enseigne la Voie du milieu qui rejette aussi bien l'hédonisme que l'ascétisme.

H035

Hégémon voir cinq Hégémons


H036

actuelle


H037

[période ou ère] (794-1185). L'une des 14 subdivisions traditionnelles de l'histoire du Japon. Cette période débute après la fin de la période par le déplacement de la capitale à "Capitale de la paix et de la tranquillité", nom donné à l'actuelle ville de . Elle est marquée par la domination de la famille et des "empereurs retirés", puis par la montée en puissance des guerriers. L'empereur est celui qui, par son existence même, assure la pérennité du pays. Sa charge est d'assurer le bon déroulement des rites, qu'ils soient bouddhiques, shinto ou autres. La conscience du sacré est alors à son apogée. On fait appel aux moines pour déterminer les périodes et les lieux fastes, ainsi que pour exécuter des rites propitiatoires à toute occasion potentiellement dangereuse (voyages, étapes de la vie, etc.). L'aristocratie de , qui respecte divers interdits et se soumet à de nombreux rituels, craint également la vengeance des esprits mal apaisés des condamnés ; aussi la peine de mort est-elle abandonnée au profit de l'exil. Les Six écoles de , affaiblies par le transfert de la capitale, perdent de leur importance, tandis que de nouvelles écoles bouddhiques font leur apparition, le et le qui dominent l'aristocratie de la capitale jusqu'à la fin de la période . qui voit apparaître l' amidisme ou doctrine de la Terre Pure.

H038

[la rébellion de], , 平治の乱. Courte révolte à la fin de l'ère . Affrontement entre les deux principales familles de , les clans et . Les, inquiets de la montée en puissance des, se rapprochent en 1158 de l'empereur retiré alors remplacé par son fils l'empereur . Les commencent par remporter la victoire décimant le clan . Les enfants en bas âge de sont toutefois épargnés et exilés. est nommé (premier ministre) par en 1167. Il donne sa fille en mariage à l'empereur et gouverne en collaboration avec l'empereur retiré . Cependant, leur relation finit par se dégrader, et la guerre de éclate en 1180. Les événements de la rébellion de sont décrits dans le .


H039

voir

H040

, 平頼綱, , 平左衛門, , (est une autre prononciation de ), sous ses nom et titre complets de ( ? – 1293). Grand adversaire de Nichiren. Lire la suite. Ce qu'en dit Nichiren.


H041

, , (774<806-809>824). Cinquante-et-unième empereur. Fils et successeur de . Il abdiqua en faveur de son frère . Il devint moine bouddhiste.


H042

voir changer le poison en élixir

H043

(esprit masculin dans un corps féminin). Notion issue de la doctrine theravada selon laquelle une femme ne pouvait pas atteindre la bouddhéité. Cette doctrine fut développée au Japon avec l'adjonction de la notion de (esprit féminin dans un corps masculin) qui fut considéré comme le comble de la déchéance dans une société fortement misogyne. Des rites furent pratiqués, par le notamment, pour transformer un fœtus féminin en un fœtus masculin. Dans les milieux plus progressistes, on admettait que par une vie austère une nonne pouvait mériter de renaître en tant qu'homme. Nichiren fut un des rares à prendre la notion sur le plan symbolique. S'appuyant sur le chapitre XII du Sutra du Lotus et l'Éveil de la fille du Roi-Dragon, Nichiren montre que l'obtention de la bouddhéité sans changer d'apparence est la même pour les hommes et pour les femmes. La distinction entre une essence masculine et une autre essence féminine est en contradiction avec le concept lotusien de non-dualité () qui découle de l'idée centrale de vacuité (non-existence d'un soi fixe). Voir ce que Nichiren dit sur les femmes.

H044

héritage du Dharma , transmission du Dharma, , 血脈. Transmission du Dharma d'un maître à un disciple ou, dans un sens plus large, du Bouddha aux êtres humains. Le Shoji Ichidaiji Kechimyaku Sho (Transmission du Dharma unique, vital et essentiel) dit : "Le Dharma unique, vital et essentiel que le Bouddha transmit à tous les êtres vivants est ". Dans le bouddhisme de Nichiren, la transmission de l'enseignement essentiel contenu dans le Sutra du Lotus. Voir l'article sur . Ce qu'en dit Nichiren


H045

hermaphrodite voir pandaka

H046

heures Dans le Japon ancien, on désignait temps et directions par douze animaux différents. L'heure japonaise () équivalait à approximativement à deux de nos heures, leur durée variant légèrement selon les saisons

 

- heure du Rat () : de 23 à 1 heure (début de la période de la nuit)
- heure du Bœuf () : de 1 à 3 heures
- heure du Tigre () : de 3 à 5 heures
- heure du Lièvre () : de 5 à 7 heures
- heure du Dragon () : 7 à 9 heures
- heure du Serpent () : 9 à 11 heures
- heure du Cheval () : 11 à 13 heures (début de la période du jour)
- heure du Mouton () : 13 à 15 heures
- heure du Singe () : 15 à 17 heures
- heure du Coq () : 17 à 19 heures
- heure du Chien ) : 19 à 21 heures
- heure du Sanglier () : 21 à 23 heures

 

Dans la tradition bouddhique, on considère les heures du Rat, du Bœuf et du Tigre comme cruciales car elles constituent l'intervalle où la vie va du négatif (yin) au positif (yang), du sommeil à l'Éveil, ou de la mort à la vie. C'est pendant ces heures-là que Shakyamuni atteignit l'Éveil sous l'arbre bodhi et que Nichiren révéla sa véritable identité lors de la persécution de .

H047

. Poisson mythique qui n'a qu'un oeil, si bien que le mâle et la femelle doivent rester ensemble toute leur vie. Ce qu'en dit Nichiren.


H048

voir Mont ()


H049

hiérarchie des moines bouddhistes à l'époque de Nichiren. Voir tableau


H050

voir autre rive


H051

, 聖. (Littéralement "saint homme") I. religieux itinérant doté d'une sagesse et d'une vertu éminentes, par opposition à un chef d'une religion institutionnalisée. Sens proche de bukkyo. II. Terme générique, valant pour de vrais religieux et pour toutes sortes d'étrangers, jusqu'aux plus méprisés, que la communauté laisse mendier leur nourriture. A l'époque de Nichiren, le terme était utilisé pour désigner des sages de diverses traditions, tels que le chaman, l'ascète montagnard shinto, le magicien taoïste ou le prédicateur bouddhiste.


H052

voir non-sensitif

H053

, , 比企能本, , 大学三郎 (1202-1286). Maître officiel du confucianisme le shogunat de . Il étudia le confucianisme à et avait servi l'empereur retiré . Plus tard, il vint à où il fut employé par le gouvernement militaire en tant que spécialiste du confucianisme. Il aurait été le fils de , personnage important dans les cercles gouvernementaux de . On pense qu'il devint disciple de Nichiren vers 1260. La tradition voudrait qu'il ait décidé de suivre son enseignement après avoir lu une ébauche du (Traité pour la pacification du pays par l'établissement du Dharma correct). Il construisit le temple à , à et se fit moine en prenant le nom de . C'est à sa femme que Nichiren écrivit le gosho Sur la récitation des chapitres Hoben et Juryo. Ce qu'en dit Nichiren.

H054

. "Fils du soleil", ancien nom donné aux princes et souvent attribué aux shinto ancêtres de la famille impériale.


H055

. D'après le , il aurait été le grand-père de l'empereur .


H056

(abrégé souvent en ). shintoïste, arrière petit fils d' . D'après la légende il serait le père du premier empereur . Ce qu'en dit Nichiren.

H057

Himatala. Dirigeant de l'ancien royaume de Tukhara de l'Inde du Nord, environ 600 ans après la mort de Shakyamuni. Selon le , le roi Krita du Cachemire persécuta les moines et nonnes bouddhistes. En apprenant cela, Himatala marcha sur le Cachemire à la tête de trois mille guerriers. Il en choisit cinq cents pour l'accompagner au palais. Là, sous prétexte d'offrir des présents au roi Krita, ils s'approchèrent de lui et le tuèrent avec les sabres dissimulés dans leurs robes. Après quoi on rapporte que le bouddhisme put prospérer à nouveau au Cachemire. Ce qu'en dit Nichiren.


H058

voir enseignements secrets

H059

Hinayana [bouddhisme], Hīnayāna, Theravada, , 小乗, xiaosheng. Littéralement "Petit Véhicule". Un des deux principaux courants du bouddhisme, l'autre étant le Mahayana. Ce fut à l'origine un terme péjoratif utilisé par les bouddhistes du Mahayana qui reprochaient à ceux qui pratiquaient ces enseignements de n'être préoccupés que par leur libération personnelle et d'être indifférents au salut des autres. Après la mort de Shakyamuni, l'Ordre bouddhique connut divers schismes et en vint à se diviser en dix-huit ou vingt écoles. Les moines de ces écoles, dans leur souci de préserver les enseignements du Bouddha, eurent de plus en plus tendance à se cloîtrer dans leurs monastères où ils se consacrèrent au maintien des préceptes monastiques et à la rédaction des exégèses doctrinales. Ils perdirent peu à peu de vue le but premier du bouddhisme, qui est de libérer tous les êtres de la souffrance. Vers la fin du Ier siècle avant notre ère, ou au début du Ier siècle, un nouveau groupe de bouddhistes émergea, composé de personnes qui n'étaient pas satisfaites par ce qu'elles percevaient comme l'académisme stérile des premières écoles. Ces nouveaux bouddhistes pratiquèrent parmi les laïcs, se donnant à eux-mêmes le nom de bodhisattvas, et se fixant pour but de sauver tous les êtres. Ils appelèrent leur enseignement Mahayana (Grand Véhicule) pour indiquer que cet enseignement avait la capacité de conduire le plus grand nombre de personnes à l'Éveil, et désignèrent les écoles traditionnelles du nom de Hinayana ("Petit Véhicule"). Zhiyi identifie le Hinayana à l'enseignement " tripitaka", le premier des quatre enseignements de la doctrine, et aux douze ans d'enseignements de la période , la seconde des cinq périodes. L'enseignement représentatif du Hinayana est celui des Quatre Nobles Vérités et les douze liens causaux. Il considère les désirs terrestres comme la cause de la souffrance et maintient qu'elle ne peut être éliminée que par la suppression des désirs terrestres. A la différence des mahayanistes qui encouragent à pratiquer au cœur des réalités sociales pour le bien-être de tous, les disciples du Hinayana ont pour but d'atteindre le nirvana "sans-reliquat" (), état dans lequel le corps et l'esprit sont annihilés et la renaissance en ce monde ne se produit plus. Le bouddhisme theravada (terme pali signifiant "Doctrine des Anciens") étant pratiquement la seule de ces premières écoles encore existantes, le terme Hinayana est de plus en plus souvent utilisé en référence au Theravada. Ce bouddhisme est encore présent au Sri Lanka, en Birmanie, en Thaïlande, au Cambodge et au Laos. Ce qu'en dit Nichiren.

H060

hindouisme ou indouisme. Apparu en Inde vers 1500 avant notre ère, l'hindouisme désigne les pratiques brahmaniques issues du védisme. On y trouve les notions de renaissances successives, samsara, karma, nirvana, prajna, etc. qui seront repris par le bouddhisme. Mais ce dernier développe et souvent transforme radicalement ces notions. Ainsi, l'existence de l' atman (soi individuel) et de Brahman (Esprit Universel) sont niés, la fatalité liée au karma combattue. De nos jours, l'hindouisme subsiste dans de très nombreux courants dont le brahmanisme, le vishnuisme et le shivaisme qui se réfèrent respectivement aux dieux majeurs, Brahma (création), Vishnu (construction) et Shiva (destruction). Le vishnuisme fait une grande place aux avataras (incarnations occasionnelles des dieux majeurs destinées à rétablir l'ordre cosmique lorsqu'il est troublé). Les plus célèbres avatars sont Rama, le héros du Ramayana, et Krishna, héros de la Bhagavad-Gita. Quant au très populaire Ganesh, dieu à tête d'éléphant, il est le fils aîné de Shiva. Liens vers les sites hinduistes

H061

Hiranyavati, Hiraññavati, , 熈連河. Fleuve qui traverse Kushinagara capitale de l'ancien état de Malla en Inde du Nord. On dit que Shakyamuni est entré dans le parinirvana dans un bosquet d'arbres shala, sur la rive ouest de ce fleuve. Selon Xuanzang le Bouddha serait mort au bord de l'Ajitavati (ou Airavati ou Ajiravati ou Achiravati, , 阿恃多伐底) (note) . Ce qu'en dit Nichiren.

H062

histoire du Japon voir périodes


H063

en japonais ancien, signifie “deux ailes”. Oiseau mythique à deux têtes, symbole de l'unité du mari et de la femme. Ce qu'en dit Nichiren.

H064

voir Chapitre III du Sutra du Lotus


H065

, 秘蔵宝鑰, La Clef précieuse du grenier des mystères. Ouvrage de . Vers 830, quand l'empereur ordonna à diverses écoles bouddhiques de soumettre un exposé écrit sur leurs doctrines fondamentales, présenta le qui définissait les principes essentiels du . Le est une version condensée de cet ouvrage. y récapitule les dix stades de l'esprit et affirme la supériorité des enseignements ésotériques sur les enseignements exotériques. Ce qu'en dit Nichiren.


H066

(法). Dharma bouddhique qui explicite le réel.

H067

. Bâtiment principal du complexe monastique de la au . Un site très visuel est consacré à cet ensemble : ici


H068

voir moyens appropriés


H069

voir Chapitre II du Sutra du Lotus


H070

ou voir 14 dénigrement du Dharma


H071

voir

H072

, [sutras] I. Terme générique désignant les sutras qui furent exposés pendant la période , la troisième des cinq périodes en lesquelles Zhiyi divise les enseignements du Bouddha. En général, ces sutras réfutent l'attachement au Theravada. Les plus représentatifs sont les sutras Shrimala , , , Vimalakirti, les trois sutras de la Terre pure et les trois sutras de base de l' enseignement ésotérique (les sutras Vairocana; et ).


H073

, II. Mot composé des deux caractères : , qui signifie correct d'un point de vue doctrinal, et , qui signifie impartial ou universel. Le terme est alors utilisé pour se référer aux sutras du Mahayana.

H074

voir Sutra du grand Dharani, Mahavaipulyadharani


H075

et . Bodhisattvas mentionnés dans le Sutra , engagés dans la pratique religieuse sous la direction du bouddha Vairocana (Sagesse du Dharma) enseignait le principe des dix étapes de la sécurité à la troisième assemblée décrite dans ce sutra, et (Forêt de Mérites) énonce le principe des dix étapes de la pratique à la quatrième assemblée. Ce qu'en dit Nichiren.


H076

voir sceaux du Dharma

H077

, 宝威仏, , 宝威徳上王仏, Roi dont la perfection surpasse celle des plus beaux joyaux. Bouddha que l'on disait vivre dans une terre de Pureté mystique (), dans la partie orientale de l'univers. Maître du bodhisattva . Dans le chapitre XVIII du Sutra du Lotus, ce bodhisattva quitte la terre de ce bouddha pour venir dans le monde Saha écouter le prêche de Shakyamuni à la cérémonie du Pic du Vautour. Ce qu'en dit Nichiren.


H078

Prêtre du temple amidiste et précepteur du prince au temple . Ce qu'en dit Nichiren.

H079

Bataille que se livrèrent en 1247 les clans et pour obtenir la Régence. C'est le clan qui en sortit victorieux. Ce qu'en dit Nichiren.


H080

voir Corps de rétribution


H081

voir Sutra de l'éternité du Dharma

H082

, [clan], 北条氏, . . Famille de seigneurs d'ascendance , dont neuf membres régnèrent successivement, de 1200 à 1333, sur le de en tant que régents héréditaires (). Cette période est connue sous le nom de shogunat , du nom de la ville où se trouvait la capitale shogunale. Les prirent de l'importance sous le shogun , qui épousa une femme de leur clan. Le beau-père de , (1138-1215), devint le régent du jeune héritier du shogun en 1199. En 1219, lorsque la lignée principale des s'éteignit après un assassinat, les étaient déjà au pouvoir, et ils établirent rapidement les structures légales et institutionnelles du pouvoir shogunal. Néanmoins, comme il était coutume au Japon, il laissèrent en place un shogunat fantoche, qui lui-même continua à diriger un empereur dénué de pouvoir. Le clan gouverna le pays de façon efficace jusqu'à la fin du XIIIe siècle, prenant en particulier la tête de la résistance contre les invasions mongoles de 1274 et 1281, mais il tendit plus tard à sombrer dans l'incapacité et la débauche. Le dernier régent, (1303-1333), se suicida lors de la restauration menée par l'empereur , qui établit le shogunat . En savoir plus.

H083

voir


H084

,  北条 政子 (1157-1225). Fille aînée de et épouse de . A la mort de en 1199 elle se fit nonne bouddhiste. Mais loin de consacrer sa vie à la religion, elle se mit au contraire à remplacer son époux. Son premier fils étant devenu shogun en 1202, elle le jugea incompétent et entreprit de le remplacer. Avec l'aide de son père , elle le destitua et le remplaça par son deuxième fils, , en 1203. Puis, son père ayant comploté pour renverser à son tour , l'exila et contrôla alors totalement le de . On l'appela


H085

voir


H086

voir


H087

, 北条宣時 (1238-1323). Gouverneur de la province de (région correspondant aux actuelles préfectures de , et de l'est de ), qui occupa cette position de 1267 à 1273. Il était également connétable de . Alors que Nichiren se trouvait là en exil, à trois reprises, il interdit personnellement à quiconque de lui porter assistance. Ce qu'en dit Nichiren.


H088

(mort en 1289). Dans le gosho Les émissaires mongols il pourrait s'agir de , un jeune frère de . Il fut envoyé au sud, à (actuelle ), pour participer à la défense contre les Mongols, et l'on dit qu'il y serait mort. Ce qu'en dit Nichiren.

H089

, 北条重時 (1198 - 1261). Troisième fils du deuxième régent, .  Il occupa plusieurs positions importantes et remplissait la fonction de cosignataire auprès de . Après avoir abandonné sa position, il vécut au temple dont il était le fondateur. Ce qu'en dit Nichiren.


H090

, 北條時政 (1138-1215). L'un des chefs du clan et le premier (régent) du shogunat de de 1199 à 1205. En 1177, sa fille épouse , et quand la guerre de éclate en 1180, et bien qu'il fût vassal des comme membre du clan , il se joint à son gendre pour répondre à l'appel aux armes du prince et de . Plus tard, il complote pour remplacer par son beau-fils , mais sa fille et son fils l'obligent à s'exiler. Il se retire alors dans la province d' et devient moine bouddhiste, tandis que devient régent à sa place. Après la fin de la guerre en 1185, établit le de et est nommé , gouverneur de . Après la mort de en 1199, il complote avec sa fille pour enlever le pouvoir au nouveau shogun (son propre petit-fils) et établir la régence, qu'il s'attribue en 1203. Devant l'incompétence notoire de , il le fait assassiner et installe le frère de celui-ci, , comme shogun.

H091

, 北条時, seigneur de (1251-1284). Fils de (1227-1263) et huitième régent (de 1268 à 1284) du de . Avant de devenir régent, il est l'adjoint de durant quatre ans, jusqu'en 1268. Adepte du bouddhisme Zen, il est le destinataire de l'une des onze lettres écrites par Nichiren en 1268 et qui rappelaient à certains hommes politiques et religieux la justesse des prédictions du Traité sur la pacification du pays et l'établissement de l'orthodoxie () écrit huit années auparavant. A sa mort, son fils (1279-1311) lui succède. Ce qu'en dit Nichiren


H092

, demi-frère aîné du régent , En février 1272 il tente d'usurper la régence. Des combats éclatent à la fois à et . est rapidement défait. Deux de ses complices furent exécutés, le 11 février, et, trois jours plus tard, fut décapité. La rébellion fut étouffée dans l'oeuf, mais la seule menace d'un soulèvement causa de terribles inquiétudes dans tout le pays.

H093

, 北条時頼, appelé du (1227-1263). Cinquième régent du de en 1246. En 1256, il abandonna la régence à , et prononça des voeux bouddhiques au temple , mais continua, en fait, à diriger le pays. C'est à que Nichiren soumit son en 1260. Ce qu'en dit Nichiren.


H094

, seigneur (1193-1245). Un jeune frère de , seigneur du district de , dans la province d' où Nichiren était né. Le village , qui se développerait jusqu'à devenir plus tard un district, se trouvait dans cette région. On pense que était la femme du fils ou du petit-fils de .


H095

(1183-1242). Troisième régent du de . De 1219 à 1238, fut aussi le gouverneur de la province de (une région comprenant actuellement Tokyo, la préfecture de et une partie de la préfecture de ).

H096

, 北条 義時 (1163-1224). Deuxième régent du au moment du soulèvement de . Désigné souvent par son titre de . Il commence par éliminer ses rivaux du clan . L'empereur retiré tente de reprendre le pouvoir mais se réconcilie avec les et défait les troupes de en 1221. Les descendant d'une branche du clan , il fut appelé "Général ", bien que son père et lui aient soutenu dans sa campagne contre la domination . Ce qu'en dit Nichiren.


H097

(1243-1281). Haut fonctionnaire du gouvernement de . En 1276, il occupa la position de (cosignataire) en tant que second du régent . Il était également seigneur des provinces de et de . Il renonça à sa position pour devenir moine en 1277. Ce qu'en dit Nichiren.

H098

, , Brahmacarin Hokai, Souhait-de-Brahma-Mer-de-Joyau, Baohaifanzhi. Selon le Sutra de la fleur de miséricord e, incarnation passée de Shakyamuni. Grand chambellan du Santirna, il fit vœu de sauver ce pays qui était devenu un repaire de criminels, alors que le roi et les très nombreux princes (mille) étaient partis se réfugier en Terre pure.


H099

, 法界定印. Position des mains lors de la méditation, dans de nombreuses écoles bouddhistes ; la main gauche sous la main droite ou le contraire, selon les écoles.


H100

voir


H101

voir monde des dharmas,

H102

, 法華 I. Fleur du Dharma, Fahua Abréviation de le Sutra du Lotus. est une autre prononciation des deux caractères de , signifiant lotus.


H103

, 法華 II. Abréviation de , École du Lotus. Dans les écrits de Nichiren, autre nom pour l'école . Ce qu'en dit Nichiren


H104

, 法華伝記, Le Sutra du Lotus et sa tradition, Fa-hua-chuan-chi. Oeuvre de Seng-xiang, moine chinois du VIIIe siècle qui expose la supériorité de la traduction du Sutra du Lotus par Kumarajiva sur les autres traductions en chinois. Il relate également de nombreuses histoires de bienfaits dus aux cinq pratiques merveilleuses : 1) enseigner le Sutra du Lotus ; 2) le lire et le réciter ; 3) le transcrire 4) l'écouter 5) faire des offrandes au Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren.

H105

, 法華堂, salle du Sutra du Lotus. Dans le bouddhisme Tendai, salle dont la disposition permet la marche autour d'une statue pour la méditation afin de se concentrer sur le Sutra du Lotus et de chercher la Réalité Ultime.


H106

, 法華玄義, Sens profond du Sutra du Lotus, Sens occulte de la fleur du Dharma, Fahua xuanyi. Exposé fait par Zhiyi et recueilli par son disciple Guanding. L'un des trois ouvrages principaux de Zhiyi, avec le - et le . En affirmant que l'essence du Sutra dans sa totalité est exprimée dans son titre, Zhiyi étudie le titre du Sutra du Lotus, "", du point de vue des cinq principes majeurs que sont le nom, l'essence, la qualité, la fonction et l'enseignement. Du point de vue du nom, par exemple, il donne une interprétation exhaustive de chacun des cinq caractères de . Ce qu'en dit Nichiren.


H107

, 法華玄義釈籤, parfois abrégé en , Annotations sur le Hokke Gengi ou Tablettes explicatives du sens occulte de la fleur du Dharma, Fahua xuanyi shiqian. Commentaire détaillé de Zhanlan sur le de Zhiyi. Quand Zhanlan enseignait le sur le Mont Tiantai, il répondait aux questions de ses auditeurs. Plus tard, il organisa son exposé, y incorporant les réponses qu'il avait données, l'intitulant . Dans cet écrit, il clarifie les enseignements de Zhiyi du point de vue théorique aussi bien que pratique et introduit également les dix principes de non-dualité. Dans la tradition de Zhiyi, il met aussi l'accent sur la suprématie du Sutra du Lotus, en réfutant les points de vue divergents des écoles Huayan, et Faxiang () qui étaient florissantes de son temps. Ce qu'en dit Nichiren.

H108

, 法華玄論,Traité sur la profondeur du Sutra du Lotus. Commentaire sur le Sutra du Lotus fait par Jizang du point de vue de l'école Sanlun (). Dans cet ouvrage, Jizang cite de nombreux traités et sutras tels que le Sutra , le Sutra du Nirvana et le , et présente le contenu de ces textes aussi bien que ses propres interprétations du Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren.


H109

, Éloge de la profondeur du Sutra du Lotus ou Glorification du mystère du Lotus. Commentaire sur le Sutra du Lotus écrit par Kuiji (Cien) du point de vue de la doctrine Rien-que-conscience de l'école Faxiang (). Il y critique l'interprétation de Zhiyi du Sutra du Lotus, en affirmant que la doctrine du Véhicule unique exposée dans le Sutra est un simple , alors que celle des Trois Véhicules représente la vérité. Ce qu'en dit Nichiren.

H110

, 法華義記 法華僂軌, , 法華経義記, Annotations sur le Sutra du Lotus.
I
. Ouvrage de Fayun (467-529) où il analyse la traduction chinoise de Kumarajiva. Cet ouvrage impressionna le prince qui en fit un commentaire, le .
II.
Texte d' Amoghavajra qui décrit un ensemble de rituels ésotériques basés sur le Sutra du Lotus. Appelé également . La plupart d'érudits le considèrent comme apocryphe. Ce qu'en dit Nichiren.


H111

, 法華義疏, Annotations sur la signification du Sutra du Lotus.
I.
Un des trois commentaires attribués au prince . Bien que basé sur le (Annotations sur le Sutra du Lotus) de Fayun, il comprend de nombreux points de vue et interprétations personnels. Le manuscrit original existe encore.
II. Ouvrage de Jizang dans lequel il cite de nombreux textes bouddhiques et commente chaque chapitre du Sutra du Lotus du point de vue de l'école Sanlun ().


H112

voir

H113

. Rite ésotérique qui s'inspire des textes d'instructions rapportées depuis la Chine au Japon. Dans le , « rite du Lotus », effectué pour éliminer les péchés, acquérir des mérites et réaliser l'Éveil. Le mandala utilisé dans ce rite représente les deux bouddhas Shakyamuni et (Prabhutaratna) assis au centre, côte à côte, comme ils apparaissent dans la Tour-aux-Trésors du Sutra du Lotus. (note)


H114

, 奈 良, Temple de la Fleur du Dharma. Après l'incident de , s'installa à à . En 1284, l'ermitage devint le temple et la lignée de , également connue sous le nom lignée , du nom de son origine géographique. Le temple fut transporté à () en 1621 et renommé . A distinguer du(abrégé parfois en Hokke-ji) fondé par

H115

, 法華講. Organisation laïque traditionnelle de la . En France, groupe affilié au temple de Montreuil :
ici sur YouTube


H116

, 法華經, Fahuajing, abréviation de , Miaofalianhuajing, littéralement Sutra de la Fleur du Lotus du Dharma Merveilleux. Titre de la traduction par Kumarajiva du Saddharma pundarika sutra.

H117

voir

H118

, 法華 文句, abr. de , Mots et phrases du Sutra de la fleur de lotus du Dharma merveilleux, Fahua wenju, abr. de Miaofa lianhuajing wenju. Un des traités fondamentaux du Tiantai. Rédigé par Guanding (561 – 632) à partir des enseignements de son maître Zhiyi (538 – 597) sur le Sutra du Lotus. Ce traité d'environ quatre cents pages, propose un découpage thématique du Sutra du Lotus et, pour chacun de ses chapitres, une analyse très poussée de certains mots et phrases. Cette interprétation que propose Zhiyi a marqué profondément tout le courant ultérieur de compréhension du Lotus. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.


H119

, 法華文句輔正記, , Supplément au . Ouvrage de Daoxian (), moine de l'école chinoise Tiantai. Il y commente principalement le de Zhanlan et occasionnellement des passages du Sutra du Lotus et du de Zhiyi. Ce qu'en dit Nichiren.

H120

, 法華文句記,, , Fahua wenjuji, Annotations sur le , Commentaire des Mots et phrases du Sutra du Lotus. Ouvrage de Zhanlan, disciple de Zhiyi. Zhanlan donne des interprétations claires et détaillées de la doctrine de Zhiyi et réfute les interprétations du Sutra du Lotus avancées par les écoles Huayan (), Sanlun () et Faxiang (). Il participe également à la controverse concernant la place du chapitre Zokurui (XXII), après le chapitre Jinriki (XXI) ou à la fin du Sutra. Il soutient le point de vue de Kumarajiva qu'il doit être placé après le chapitre , en réfutant les arguments donnés par Cien et Xuanzang. Ce qu'en dit Nichiren.


H121

voir période Lotus et Nirvana

H122

, 法華論, Traité sur le Sutra du Lotus, Fa-hua-lun, Saddharmapundarika-sutra-upadesa. Ouvrage attribué à Vasubandhu. Il contient une salutation en hommage aux Trois trésors du Sutra du Lotus, que Nichiren a peut-être interprétée comme une expression de dévotion au Dharma Merveilleux. Ce qu'en dit Nichiren.


H123

, 法華論記, Traité du Lotus. Traité d' qui développe les principes de la branche du . Ce qu'en dit Nichiren.

H124

. Syncrétisme des écoles et . Au XIIIe siècle l'enseignement de l'école était fortement influencé par l'ésotérisme au point que l'on ne reconnaissait plus l'enseignement du Tiantai. En savoir plus. Ce que Nichiren dit sur le Shingon.


H125

, 法華懺法 Méthode de repentance du Sutra du Lotus, Samadhi de la Repentance, Fahua sanmei xingshi. Ouvrage de Zhiyi abusivement attribué à Huisi. Il forme avec le Fandeng sanmei xingfa (Méthode de repentance du Fangdeng) un supplément pratique au . Zhiyi décrit les quatre formes de concentration () et en particulier la méditation sur le Sutra du Lotus, qui consistait en une marche autour d'une plate-forme de méditation et une méditation assise pendant 21 jours. Certains auteurs voient dans cette méditation l'origine de la pratique instaurée par Nichiren. Ce qu'en dit Nichiren.

H126

,  法華宗, Fahua zhong. École du Lotus. Originellement désigne l'école , parce qu'elle se base sur le Sutra du Lotus. Après la venue de Nichiren, qui affirma la suprématie de ce sutra parmi tous les enseignements de Shakyamuni, le terme en vint à désigner le bouddhisme qu'il établit. C'est ainsi qu'il appelle son école. Ce qu'en dit Nichiren.


H127

, 法華秀句,Principes exceptionnels du Sutra du Lotus. Ouvrage de expliquant pourquoi l'école , qui se base sur le Sutra du Lotus, est supérieure aux écoles , , , et autres. Il fut écrit pour réfuter les arguments de , moine de l'école , qui affirmait que certains êtres sont par nature éternellement incapables d'atteindre l'état de bouddha, et que les enseignements des Trois Véhicules sont vrais tandis que celui du Véhicule unique est provisoire. Dans son ouvrage, établit dix points de supériorité du Sutra du Lotus à la lumière desquels il démontre sa suprématie sur tous les autres enseignements. Ce qu'en dit Nichiren.

H128

voir Sutra du déclin du Dharma


H129

,, . Vassal de . Son fief se trouvait à dans la province de , mais il fut aussi nommé intendant () de l'île de et de à . Après l'exécution manquée à , Nichiren resta prisonnier pendant presque un mois dans la résidence du seigneur à , puis fut exilé à sous sa garde. Peu après le débat de , Nichiren parla à en particulier et lui recommanda de se rendre de toute urgence à avec ses hommes, car une révolte y aurait bientôt lieu. On rapporte que lorsque apprit que cette prédiction était exacte, il renonça à sa croyance en la Terre pure. Ce qu'en dit Nichiren.

H130

hommes [monde des],  monde-état des humains, , 人界, manusya. Cinquième des dix mondes-états dans la classification de Zhiyi. Ce qui le distingue des autres mondes, c'est la possibilité de rencontrer l'enseignement bouddhique et de devenir bouddha dès cette existence. En cela ce monde est préférable même à celui des esprits célestes, les "dieux" (6e monde) qui jouissent pourtant d'une grande félicité mais restent prisonniers des six mauvaises voies, en d'autres termes qui restent soumis au cycle des renaissances. En tant qu'état de vie, le monde des humains se distingue des autres par des capacités propres à l'homme : la réflexion, la prise de conscience mais également le rire, le désir et la possibilité de transmission aux autres de l'expérience acquise. Il incombe aux humains d'évoluer vers la neuvième conscience et d'en faire bénéficier tout leur environnement. Voir dix mondes et le tableau des 10 mondes. Ce qu'en dit Nichiren.

H131

hommes de foi sincère voir kulaputra


H132

voir l'aricle de McCormick


H133

voir Bouddha atemporel


H134

, 本堂. Salle principale d'un temple bouddhiste dans laquelle est enchâssé l'objet de culte principal. C'est l'équivalent de () dans le et de dans le . On pense que le terme a évolué pour éviter le terme utilisé par six écoles de Nara pour leurs salles principales. Structurellement similaire, mais son intérieur moins strictement défini.

H135

, 法然, , Vacuité de l'Origine (1133-1212). Moine japonais fondateur de l'école de la Terre pure () au Japon. Avant lui, (1073-1132) avait déjà établi l'amidisme au Japon d'une façon indépendante (en fondant l'école " ") mais c'est la pensée de qui a donné à ce mouvement les caractères originaux que nous lui connaissons aujourd'hui encore. Lire Ce qu'en dit Nichiren .


H136

voir Éveil primordial


H137

, . Temple de l'école Nichiren  fondée en 1436 par . Le deuxième Grand-patriarche du temple, (1421-1500), aurait rapporté du Mont une partie des cendres de Nichiren si bien que le temple fut appelé (Minobu de l'Est).

H138

. Complexe de temples de l'école ou Véritable École de la Terre pure, fondée par la fille de , la nonne et les disciples de en 1272. En 1602, , le frère aîné du douzième principal , fonda un temple du même nom avec le soutien de . Dès lors, le temple d'origine fut appelé (ouest) , et le nouveau, (est) . Le est le temple principal de la branche de l'école, et l'autre celui de la branche . Tous deux se trouvent à .


H139

Hong Yen, Hung Yen, Hong Ren. Vassal loyal du duc Yi Wei gong. Alors qu'il était en voyage, des ennemis attaquèrent l'Etat de Wei et tuèrent le duc Yi Wei. Après quoi ils le dévorèrent, ne laissant que son foie. Quand Hong Yen revint et vit le carnage, il s'éventra lui-même et inséra le foie de son seigneur dans son propre estomac pour protéger ce qui restait du corps de son seigneur d'outrages supplémentaires. Ce qu'en dit Nichiren.

H140

, essence de la racine et manifestation de la trace. Théorie à la base du syncrétisme shinto-bouddhique développée lors de la période : qui distingue la réalité fondamentale et les traces manifestées. C'était à l'origine un terme bouddhique pour distinguer la nature atemporelle (métaphysique) du Bouddha () et le Bouddha historique Shakyamuni. Appliquée au shintoïsme la théorie permit de concilier les bouddhas, considérés comme , et les déités shinto considérées comme des incarnations (). Théoriquement et étaient inséparables sans prédominance hiérarchique. Cependant au début de la période les divinités furent considérées comme plus importantes que les (). Mais lors de la période la tendance s'inversa et de nombreux courants affirmaient la supériorité des déités shinto proclamées alors que les divinités étrangères étaient déclarées . Cette dernière théorie fut appelée ou . Voir l'article de Ryuei McCormick et Qui est qui sur le gohonzon.


H141

. Temple du courant nichirénien () fondé en 1320 dans la province d' par pour en faire le quartier général de cette branche qui prit le nom de (). A distinguer du temple à

H142

Hongren, 弘忍, Hong-Jen, (601-674). Cinquième patriarche du bouddhisme Chan () en Chine. A sept ans, il devint le disciple du quatrième patriarche Daoxin et reçut la transmission de ses enseignements après avoir pratiqué en suivant ses directives pendant trente ans. Après la mort de son maître, il vécut sur le Mont Huang-mei et eut de nombreux disciples. Le bouddhisme Chan fut florissant à son époque. Parmi ses disciples les plus notoires, on trouve Huineng, qui devint le sixième patriarche. Shen-xiu, autre disciple important, fonda l'école Chan du Nord tandis que l'enseignement de Huineng fut appelé l'école du Sud.

H143

. Temple nichirénien construit en 1253 à Kamakura puis transféré à Kyoto en 1345. Les bâtiments actuels datent pour la plupart de 1971. Le temple est célèbre pour les nombreux objets en or qu'il abrite. Voir l'article Histoire des Écoles du Lotus et l'article de J. Stone.


H144

voir

H145

voir enseignement essentiel ou primordial et l'aricle de McCormick


H146

, HBS, 本門佛立宗. Branche séparée de la en 1947. École du courant nichirénien fondée par (1385 - 1464) et réformée par (1817 - 1890) L'école reconnaît la primauté des 14 derniers chapitres () du Sutra du Lotus (plus particulièrement les chapitres XV à XXII) et un seul bouddha, Shakyamuni. Le courant est lié à Nichiren par la récitation de Namu Myoho Renge Kyo et l'étude de ses écrits.

H147

voir école et cet hyperlien


H148

, 本門寺 (池上) voir . En savoir et voir plus

H149

, 本門寺, , 北山本門寺, Temple de l'Enseignement primordial, Temple de Kitayama, Temple d' . Temple fondé par à , département de . assure la direction de ce temple durant une trentaine d'années, jusqu'à sa mort. Il y est rejoint par un autre des moines aînés, . Les tombes de et se trouvent au . C'était à l'origine le séminaire d', de la , mais, en 1941, il fut affilié au temple sur le Mont , temple principal de la . Un nouveau conflit éclata entre , le propriétaire du , et qui fut remplacé par . Quant à , il a fondé en 1343 son nouveau temple à qu'il appela également (voir ). Ne pas confondre avec qui s'écrit de la même façon : 本門寺

H150

, 西山本門寺, , , . Temple de la lignée -, branche de .


H151

voir


H152

voir


H153

voir


H154

. Ecole de la lignée de qui recouvre différentes configurations selon les époques. En 1874, par décret du nouveau gouvernement Meiji, elle devint une branche du bouddhisme nichirenien. En 1876, huit temples majeurs de la lignée se séparent des autres écoles pour devenir la . En 1899, la , basée au devint la . En 1900, le se sépare de la et prend le nom de . En 1912 il choisit finalement de s'appeler . En 1941, la , la et la ont été réunies mais cela n'a duré que jusqu'à l'après-guerre. En 1951 le se sépare de la sous l'appellation de .


H155

. Temple à Kyoto fondé par et actuellement le temple principal de la (fondée en 1423 sous le nom de ).

H156

voir état primordial


H157

Honoré du monde, , Bhagavat. L'un des titres honorifiques d'un bouddha. Le terme sanskrit bhagavat peut aussi être traduit par "bienheureux".


H158

Honorés [les] voir deux cents Honorés


H159

Honorés du Ciel, Vénérés célestes. Dans le confucianisme, les Trois Augustes [Fu Xi, Shennong, et Huangdi], les Cinq empereurs [Shao-Hao, Zhuang-Xin, Di-Kao, Tang-Yao et Yu-Shun], et les Trois rois fondateurs [Yu, de la dynastie Xia, Cheng Tang de la dynastie Shang et Wen de la dynastie Zhou]. Ce qu'en dit Nichiren.

H160

, Dictionnaire de la prononciation et de la signification des termes bouddhiques. Dictionnaire des transcriptions chinoises et des définitions de termes bouddhiques sanskrits terminé en 1143 par Fayun. Il aurait mis vingt ans à compiler ce texte. Ce dictionnaire sanskrit-chinois contient quelque 2 040 articles répartis en soixante-quatre sections, et constituait un outil indispensable pour les traducteurs.


H161

, 本尊, objet de vénération, benzun. Représentation, généralement sculptée ou peinte, d'un bouddha ou d'un maître à qui s'adressent la vénération et les offrandes. Principale effigie d'un temple ou d'une chapelle. Lorsqu'il s'agit des honzon que Nichiren commença d'inscrire après la persécution de , on utilise le mot , avec un préfixe de respect. Voir

H162

, 法苑珠林, Fa-yuan zhu-lint, Fayuan yilin, Forêt de joyaux dans le jardin du Dharma. Anthologie des termes bouddhiques. Ouvrage de Si Daoshi (释道世) sous la dynastie des Tang. Il classe les termes et les concepts apparaissant dans divers textes bouddhiques en cent catégories générales ayant chacune un titre détaillé, et les explique. C'est un ouvrage de référence valable non seulement pour l'étude du bouddhisme, mais aussi pour celle de l'histoire et de la littérature chinoises.


H163

voir


H164

. Nonne mentionnée dans le 8e volume du Sutra Shuryogon. Parce qu'elle avait commis la faute de prononcer de grands mensonges, des flammes furieuses émanèrent de toutes les parties de son corps, et elle tomba vivante dans l'enfer avici. Ce qu'en dit Nichiren.

H165

法隆寺. Temple fondé par le prince en 607 et transformé en monastère par l'école . Le plus ancien temple bouddhique encore existant au Japon (et la plus ancienne structure en bois du monde).


H166

voir Chapitre X du Sutra du Lotus.


H167

voir appuis du Dharma


H168

, 星名五郎太郎. Disciple laïc de Nichiren de la province province d'Awa, converti probablement entre 1264 et 1267 lors du séjour de Nichiren dans cette région. Il aurait été vassal du seigneur d' qui s'était également converti à cette époque. D'après le gosho Réponse à Hoshina Goro Taro, le seul connu lui étant adressé, on peut déduire que avait peut-être été auparavant un adepte du mais qu'il avait conservé une foi pure après s'être converti au bouddhisme de Nichiren.

H169

[bouddha], Ratnasambhava. L'un des cinq bouddhas de sagesse (Dhyani-Buddhas) du bouddhisme ésotérique.


H170

, voir


H171

. Littéralement "Rejeter le transitoire et révéler le véritable". Le fait que le Bouddha rejette son identité éphémère et provisoire pour révéler sa véritable nature. Dans le chapitre XVI du Sutra du Lotus, Shakyamuni nie son identité provisoire de Bouddha qui atteignit pour la première fois l'Éveil dans cette vie à Bodhgaya () et fait part de son Éveil primordial à l'époque atemporelle ( - ). Voir le commentaire de Niwano.

H172

(dharma bhanaka) voir maître du Dharma


H173

voir Chapitre XIX du Sutra du Lotus


H174

(Dharmakaya) voir Corps du Dharma


H175

(dharmata) voir nature de dharma

H176

, 法相宗, École des Préceptes, Caractéristiques des dharmas, Aspect des dharmas, faxiang zong, Dharma Characteristics school. École bouddhique chinoise introduite au Japon à la période de inspirée par l’école chinoise Weishi zong (Conscience Pure). S'appuyant sur les doctrines de Maitreyanatha, Asanga, Vasubandhu et Dharmapala, elle enseigne que tous les phénomènes dérivent de la conscience alaya (8ème conscience).
L'école divise les êtres humains en cinq groupes (cinq natures) selon leurs capacités religieuses.
1) ceux qui sont prédestinés à être des auditeurs-shravakas ()
2) ceux qui sont prédestinés à être des pratyekabuddhas ()
3) ceux qui sont prédestinés être des bodhisattvas ()
4) un groupe indéterminé des trois véhicules ()
5) ceux qui n'ont pas les capacités de parvenir à l'Éveil ; êtres sensitifs sans nature de bouddha ()
Les textes fondamentaux de cette école comprennent six sutras et onze traités, dont le Sutra , le et le . Ces enseignements prolongent ceux de l'école Rien-que-conscience introduite en Chine par Paramartha et Xuanzang. Ce dernier se rendit en Inde et en rapporta le qu'il traduisit en chinois avec l'aide de son disciple Cien. Sur la base de ces enseignements, Cien fonda l'école Faxiang (). Cette doctrine fut transmise à Huizhao et l'école prospéra sous la dynastie des Tang, mais déclina par la suite. La doctrine fut introduite au Japon en quatre occasions  : par qui voyagea dans la Chine des Tang en 653 et étudia sous la direction de Xuanzang ; par et qui s'y rendirent en 658 et étudièrent également sous la direction de Xuanzang et de Cien ; par , et qui y allèrent en 703 et s'y rendit en 716. est considéré comme le fondateur de l'école au Japon. Sa lignée, basée au temple , est appelée "Transmission du temple du Sud" tandis que celle de , basée au , est appelée "Transmission du temple du Nord".

H177

voir


H178

voir


H179

voir chapitre XI du Sutra du Lotus


H180

voir période de Déploiement


H181

voir envoyé du Bouddha


H182

Houei-k'o voir Hui-ko

H183

Houei-neng voir Hui-neng


H184

Houei-Tsong voir Hui-zong


H185

hoza voir lieu du Dharma


H186

[bodhisattva] nom d' à l'époque où il fit ses 48 vœux. Voir Dharmakara

H187

, 宝相如来, Ainsi-Venu Signe précieux, Ratnaketu. D'après le chapitre IX du Sutra du Lotus, nom que porteront les 2000 auditeurs-shravakas dans les âges à venir.


H188

Hsuan-tsung voir Xuan Zong


H189

Hua voir Mont Hua


H190

Huacheng yu pin  voir Chapitre VII du Sutra du Lotus.

H191

Huaigan, Huai-kan, span class="cl-jp">Ekan, 懐感. Moine de l'école de la Terre pure dans la Chine des Tang. Il étudia d'abord la doctrine Faxiang () et les préceptes bouddhiques. Insatisfait, il se tourna vers la doctrine de la Terre pure. Incapable de croire que l'on pouvait renaître directement dans cette terre en méditant sur le bouddha , il se mit à la recherche de Shandao, le troisième patriarche de l'école, et lui avoua ses doutes. Suivant les directives de Shandao, il médita sur le bouddha pendant trois ans. On rapporte qu'il aurait ainsi réalisé l'essence de l'enseignement de la Terre pure. Il commença à écrire le afin de dissiper les doutes concernant cette doctrine, mais mourut avant de l'avoir achevé. Cet ouvrage fut plus tard compilé par Huai-yun.

H192

Hua-yan voir


H193

Huai-yun. Moine sous la dynastie des Tang qui étudia le Sutra avec Fazang (643-712), le troisième Grand-patriarche et théoricien de l'école .


H194

Huan [duc de] (<-685 à -643>). Quinzième souverain de l'Etat de Qi. Il réforma le système militaire et s'efforça d'accroître la richesse et la force militaire de son État. Lorsque les seigneurs féodaux se rassemblèrent pour former une ligue, il en prit la tête, devenant le premier "Hégémon" de l'époque des Printemps et des Automnes. A la fin de son règne, toutefois, il commença à négliger les affaires de l'État, ce qui entraîna le déclin de Qi.


H195

huang. Traduit habituellement par "auguste". Titre réservé aux divinités. Qin Shi Huang l'associa au titre di (souverain) pour former " huangdi" empereur.

H196

Huangdi, 黄帝, l'Empereur Jaune. (-2698/-2597). L'un des trois souverains légendaires de la Chine antique (Les trois Augustes). D'après le Shi Gi (Mémoires de l'historien), entre autres contributions majeures à la civilisation, il fut le fondateur de l'art de la médecine. Ne pas confondre Huangdi 黄帝 avec huangdi 皇帝 qui signifie "empereur" et qui a été utilisé pour la première fois par Qin Shi Huangdi, 秦始皇 (-260 <-247/-221> - 210).


H197

Hua-To, Houa T'o. Médecin de la dynastie des Han postérieurs (25 à 220) que l'on disait particulièrement habile chirurgien. Quand l'acupuncture et les médicaments se révélaient inefficaces, il donnait à ses malades des narcotiques et effectuait des opérations chirurgicales. Il mit au point une méthode d'exercices physiques qu'il pratiquait lui-même. Cela eut pour effet, dit-on, qu'il était encore actif et vigoureux à l'âge de cent ans.


H198

Huayan voir Guirlande de fleurs

H199

Huayan-jing voir Sutra de la guirlande de fleurs


H200

Huayan-zhong voir École de la Guirlande de fleurs


H201

Huhai voir Ying Huhai


H202

Huheshang voir Changsha Jingcen


H203

Huici, 慧次, Houei-ts'eu, (434-490). Moine qui vécut à l'époque des dynasties du Nord et du Sud.

H204

Huiguan 慧観, Houei-kouan, Hui-kuan, (368-438). Moine chinois de la période des dynasties du Nord et du Sud. Il étudia sous la direction de Huiyuan au Mont Lushan 盧山). Entendant parler de Kumarajiva, qui était arrivé à Changan en 401, il devint son disciple et se joignit au travail de traduction du maître. Il écrivit le (Introduction aux principes essentiels du Sutra du Lotus) qui lui valut les éloges enthousiastes de Kumarajiva. Le maître l'exhorta à aller au sud pour y propager le bouddhisme et, après la mort de Kumarajiva, il aurait aidé Buddhabhadra dans sa traduction du Sutra . Il a participé à la correction des deux traductions chinoises existantes du Sutra du Nirvana et écrivit le (Version du Sud de ce sutra). Il formula une classification comparative des enseignements du Bouddha en cinq périodes. A la différence de Daosheng, un ancien condisciple qui avait étudié comme lui avec Kumarajiva qui soutenait que l'on peut atteindre l'Éveil complet instantanément, Huiguan soutenait qu'il s'obtient graduellement au cours de la pratique. Ses écrits comprennent le (Distinguer entre les divers enseignements), le (Traité sur l'atteinte soudaine et l'atteinte graduelle de la bouddhéité) et divers autres ouvrages. Ce qu'en dit Nichiren.

H205

Huiguang I. 慧光, Houei-kouang, (468-537). Fondateur de l'école Sifen-lu ( en Chine, pendant la période des dynasties du Nord et du Sud. A l'âge de treize ans, il renonça à la vie séculière et étudia principalement les vinayas, ou règles de discipline monastique, faisant des efforts pour promouvoir les préceptes établis dans le Sifen-lu, (Quatre parties du Vinaya) les vinayas de l'école Dharmaguptaka. Quand Bodhiruchi et Ratnamati traduisirent le Dashabhumika-sutra (Sutra des dix étapes, ) en chinois, Huiguang se joignit à leur travail et écrivit un commentaire sur ce traité. Il est donc considéré comme le fondateur de l'école Dilun () qui fit de ce traité son texte de base. Plus tard, il fut nommé superviseur national des moines et appelé "maître de discipline de la nation". Parmi les maîtres des trois écoles du Sud et des sept écoles du Nord, il vécut juste avant Zhiyi et fut l'un des sept maîtres du Nord. Ses ouvrages comprennent le (Annotations sur le Sutra ), le (Annotations sur le ) et le (Annotations sur le ). Ce qu'en dit Nichiren

H206

Huiguang II, Houei-Kouang (534-613).Disciple de Paramartha, fondateur de l'école Shelun-zong (Cho-louen) () en Chine. Il était célèbre pour son observance rigoureuse des préceptes et sa profonde connaissance du bouddhisme.

H207

Huiguo, Houei-kouo, , 恵果 (746-805). Moine chinois de la dynastie des Tang et septième patriarche du bouddhisme ésotérique. Enfant, il devint le disciple de Amoghavajra et à vingt ans reçut de lui la doctrine ésotérique du Monde de la Matrice et du Monde du Diamant . Plus tard, il fut nommé au service de l'autel du palais impérial à Changan. Il fut révéré par le peuple pour sa vertu et il eut de nombreux disciples. , le fondateur de l'école japonaise , fut l'un d'eux. Ce qu'en dit Nichiren.


H208

Huiheng, Houei-Heng (515-589). Moine ayant vécu à l'époque des dynasties du Nord et du Sud qui fut nommé administrateur général des moines en 586. Son débat avec le Grand-maître Zhiyi est mentionné dans le (Supplément au recueil de biographies des moines éminents). Ce qu'en dit Nichiren.

H209

Huike, Huiko, 慧可, Houei-k'o, (487-593). Second patriarche du bouddhisme Chan () en Chine. Dans sa jeunesse, il étudia le confucianisme, la philosophie de Laozi et de Zhuangzi et les écrits bouddhiques. Il entra dans l'Ordre bouddhique sous la direction de Baojing sur le Mont Xiang. Après avoir pratiqué en divers lieux, il revint au Mont Xiang à l'âge de trente-deux ans. A quarante ans, il se rendit au temple de Shaolin-si sur le Mont Song pour rechercher l'enseignement de Bodhidharma. On raconte que, lorsque l'entrée de la pièce où se trouvait Bodhidharma lui fut refusée, il montra sa sincérité en se coupant un bras. Il pratiqua à Shaolin-si pendant six ans et Bodhidharma lui confia finalement la doctrine Chan (). Après la mort de Bodhidharma, Huiko se rendit à Ye, capitale de la dynastie des Wei orientaux et y propagea la doctrine Chan (). L'opposition d'autres écoles bouddhiques, et les persécutions infligées au bouddhisme en général par l'empereur Wu (Yu Wenyong) de la dynastie des Zhou du Nord, l'obligèrent plus tard à s'exiler et il se retira au Mont Wangong. Là, il eut à son service Sengcan à qui il transmit son enseignement. Ce qu'en dit Nichiren

H210

Hui li, 慧, Hwui Li. Moine bouddhiste de l'époque des Tang, auteur de l’Histoire de Maitre Xuanzang du temple de la Grande Compassion (大慈恩寺三藏法師傳).


H211

Huineng, Houei-neng, , 慧能 (638-713). Fondateur de l'école du Sud du Chan (). Il devint un disciple du cinquième patriarche Hongren (), et, parce qu'il surpassait le principal disciple du maître Shenxiu (), il fut nommé successeur de Hongren. Après la mort de Hongren, l'école Chan se divisa en deux : l'école du Nord dirigée par span class="cl-ch">Shenxiu et l'école du Sud dirigée par Huineng. Les paroles de Huineng sont conservées dans un ouvrage intitulé le ou Sutra du sixième patriarche. Ce qu'en dit Nichiren.

H212

Huisi, 慧思, Houei-sseu, (515 – 577). Également connu sous le nom de Grand-maître des Collines méridionales ou Montagnes du sud Nanyue dashi, Nangaku Daishi , 南岳大師. Maître de Zhiyi et troisième patriarche de l'école Tiantai, en comptant à partir de Nagarjuna. A quinze ans, il entra dans la vie religieuse et se concentra sur l'étude du Sutra du Lotus. Plus tard, il étudia sous la direction de Huiwen () qui lui enseigna la méditation . En 548, il fut empoisonné par un moine qui s'était opposé à lui lors d'un débat et il faillit mourir. En 553, il fut à nouveau empoisonné par un moine rival. Il survécut aussi à cette tentative, et, l'année suivante, partit s'installer au temple Kaiyue-si où il fit des exposés sur le Sutra Makahannya Haramitsu. En 558, il alla habiter sur le Mont Da-su pour échapper aux tracasseries de ceux qui lui étaient hostiles. Sur cette montagne, il copia les sutras Hannya et le Sutra du Lotus et s'employa à former des disciples. En 568, il alla sur le Mont Nanyue, dont on lui donna le nom, et reçut de l'empereur le titre de Grand-maître de méditation. Parmi ses ouvrages on note particulièrement le Daijo Shikan Homon. Ce qu'en dit Nichiren.

H213

huit actions rebelles. Crimes sanctionnés par le code , mis en application au VIIIe siècle au Japon. 1) attenter à la vie de l'empereur ; 2) comploter pour détruire les tombes ou les palais impériaux 3) trahir, 4) tuer des parents plus âgés, grands-parents, parents, frères ou sœurs ; 5) tuer l'un des parents âgés de sa femme ou un autre membre respecté de la famille ; 6) manquer de respect à l'empereur ou aux sanctuaires impériaux ; 7) enfreindre le respect dû à ses grands-parents ; 8) tuer son maître, son tuteur ou son supérieur. Ce qu'en dit Nichiren.


H214

huit affranchissements voir huit détachements


H215

huit catégories : autre nom pour huit enseignements

H216

huit cents mérites pour l'oeil et mille deux cents mérites pour la langue. L'interprétation la plus courante est celle de Daosheng, disciple et collaborateur de Kumarajiva. Il part des 10 préceptes (ne pas tuer, voler, etc.) qui s'appliquent aux quatre pratiques 1) à ses propres actions 2) à l'enseignement du Sutra du Lotus aux autres 3) à la vénération du Sutra du Lotus 4) à la mise en oeuvre du Sutra du Lotus avec joie. Chacune de ces qualités contentant les autres on arrive à 10 x 10 x 4 = 400 mérites. Par ailleurs, toute chose peut être caractérisée comme inférieure, médiane ou supérieure, le niveau supérieur contient les niveaux médian et inférieur, le niveau médian contient seulement le niveau inférieur. On considère les racines oreilles, langue et mental comme appartenant au niveau supérieur et par conséquent elles sont dotées de 1200 mérites (chaque niveau en contenant 400). Les autres racines (oeil, nez, corps) sont considérées comme médianes et sont donc dotées de 800 mérites.

H217

huit classes d'êtres voir huit groupes


H218

huit comparaisons. Comparaisons par lesquelles Shakyamuni illustre la supériorité des préceptes du Mahayana sur le Theravada, d'après le Sutra Shojo Bini. Par exemple, les préceptes du Theravada observés par le auditeurs-shravakas ne procurent même pas un bienfait aussi petit que la taille d'un sabot de vache, tandis que les préceptes du Mahayana observés par les bodhisattvas procurent un bienfait aussi vaste que l'océan. Ce qu'en dit Nichiren.


H219

huit consciences voir neuf consciences

H220

huit damiers ou huit voies qui se croisent. Image du Sutra du Lotus (chapitres III et VI). A l'origine une étoffe à carreaux pour jouer aux dames et ou aux dés ; puis des enclos tracés en quinconce dont les divisions (semblables à celle de l'étoffe) sont marqués par des cordes. Dans l'iconographie bouddhique c'est une enceinte quadrangulaire divisée en 4 carrés, du milieu desquels s'élève l'arbre bodhi. Ce symbole fait référence à l' Octuple noble chemin.


H221

huit délivrances I. huit détachements II. délivrance liée à l'Octuple noble chemin.

H222

huit détachements ou huit libérations ou huit délivrances ( ou 八解脱・八背捨, vimoksha). Huit méditations par lesquelles on se libère des liens au monde impermanent :
1) méditation sur les souillures du monde ;
2) détachement de tout ce qui se passe en dehors de soi-même ;
3) détachement des fausses conceptions ;
4) méditation sur l'absence de limites de l'espace ;
5) méditation sur l'absence de limites de la conscience ;
6) méditation sur la non-substantialité de toute chose ;
7) méditation sur l'état qui ne peut être saisi par la raison ;
8) l'atteinte de l'état où cesse toute activité de l'organe mental. (voir samadhi ) En savoir plus

H223

huit dharmas mondains voir huit vents


H224

huit difficultés, , , 八難, 八難処. Huit lieux ou circonstances dans lesquels il est impossible de voir le Bouddha ou d'écouter son enseignement. Ce sont : 1) le monde-état d'enfer ; 2) le monde-état des esprits faméliques ; 3) le monde-état d'animalité ;
4) le Ciel de la longue vie, une partie du quatrième Ciel de la méditation dans le monde de la forme et les quatre Ciels du monde du sans-forme où la vie des êtres dure longtemps ; 5) Uttarakuru, le continent situé au nord du Mont Sumeru, dont les habitants goûtent d'innombrables plaisirs ; 6) L'obstruction des organes des sens (cécité); 7) les préjugés ou les conceptions erronées liés à l'attachement aux connaissances profanes ; 8) la période qui précède la naissance d'un Bouddha et celle qui suit sa mort. Ce qu'en dit Nichiren.

H225

huit écoles, , 八宗. Les huit principales écoles bouddhiques du Japon avant la période Kamakura (1185-1333). Elles forment historiquement deux groupes, l'un qui comprend les écoles , , , , , , qui connurent leur apogée lors de la période de (710-794), et l'autre les écoles et qui apparurent à la période (794-1185). Ce qu'en dit Nichiren


H226

huit enfers voir enfer

H227

huit enseignements, , 八教. Classification des sutras par Zhiyi (revue par Zhanlan) qui dégage quatre groupes en fonction de leur contenu, puis réexamine les mêmes sutras selon leur méthode et dégage également quatre groupes.


I. Les enseignements selon la doctrine (, 化法の四教) sont :
1) enseignements tripitaka ou corbeilles ( ou , sanzangjiao, 三藏教, doctrine of the three baskets) : enseignements theravada, destinés aux auditeurs-shravakas et les pratyekabuddhas ; il est ainsi nommé car il comprend les trois corbeilles : sutra, vinaya et abhidharma. Il porte essentiellement sur les Quatre nobles vérités. La doctrine de la vacuité y apparait de façon élémentaire.
2) enseignement commun ou intermédiaire ( ou , tongjiao, 通教, general doctrine) : theravada et mahayana provisoire destiné aux disciples des trois véhicules. Il met l'accent sur la doctrine de la vacuité. Les textes des écoles Yogacara et Madhyamaka en sont représentatifs.
3) enseignement spécifique ou enseignement distinct ou particulier ou différencié (, biejiao, 別教, specific doctrine), destiné aux seuls bodhisattvas. Niveau le plus élevé du Mahayana provisoire ; la Voie du milieu y transcende la doctrine de la vacuité () et de l'existence provisoire ().
4) enseignement parfait ou enseignement global ou universel ( ou , yuanjiao, 円教, total doctrine), destiné à tous, le véritable Mahayana. signifie littéralement "enseignement parfait". C'est l' enseignement parfait du Véhicule unique. C'est le Sutra du Lotus et le Sutra du Nirvana, l'enseignement le plus élevé du Bouddha ; il englobe tous les enseignements précédents.
En savoir plus. Voir également Les oeuvres de Zhiyi.


II. Les enseignements selon la méthode; (, ) sont
1) enseignement soudain ou immédiat ou subit (, dunjiao, 頓教) tout de suite après son Éveil; Sutra Avatamsaka,
2) enseignement graduel ou progressif, (, jianjiao, 漸教) ; selon les quatre étapes mentionnées ci-dessus,
3) enseignement selon les capacités ou secret ou ésotérique (, , mimijiao, 祕密教) ; compris seulement d’une partie des pratiquants,
4) enseignement indifférencié ou indéterminé, pour tout être humain à son écoute (, budingjiao, 不定教), signifiant que chaque pratiquant en tire des bénéfices différents selon ses propres caractéristiques.
Même en écoutant une chose identique, la compréhension du contenu diffère d'une personne à l'autre. Tout dépend de la prédisposition individuelle. Toutefois, lorsque les auditeurs ont conscience de leur présence mutuelle sur le lieu du prêche, celui-ci est appelé “enseignement indéterminé manifeste” (). Par contre, lorsque le Bouddha, grâce à ses pouvoirs divins, fait en sorte que les auditeurs ignorent mutuellement leur présence tout en étant sur le même lieu de prêche, lorsqu'ils sont inconscients qu'il y a d'autres personnes et qu'ils écoutent une chose unique en la comprenant de manière différente, cette méthode d'enseignement s'appelle alors “enseignement indéterminé secret” (), communément désigné sous l'appellation “enseignement secret”.
Zhiyi a également élaboré un classement chronologique que l'on appelle les cinq périodes (, wushi, 五時). Voir les cinq points de divergence entre les différentes écoles. Ce qu'en dit Nichiren.

H228

huit époques de la vie du bouddha, huit événements importants, huit phases, , , , , 八相, 八相成道, 八相作仏, baxiang zuofo. Alors que la vie du Bouddha historique, Shakyamuni, est très peu connue quantités le légendes se sont formées autour de lui. On a ainsi : 1) la descente du Ciel ( ou ) ; 2) la conception dans l'utérus maternel ( ou ) ; 3) la naissance () ; 4) renoncement à la vie en famille () ; 5) la victoire sur Mara, le tentateur () ; 6) atteinte de la bouddhéité () ; 7) mise en branle de la Roue du Dharma (enseignement) (temporin) ; 8) entrée dans le nirvana (). Ce schéma s'applique également à la vie de tous les bouddhas. Ce qu'en dit Nichiren.
Huit phases successives par lesquelles un Bouddha est censé passer lorsqu'il apparaît dans le monde afin de sauver les êtres.
1) Descendre du ciel,
2) entrer dans l'utérus de la mère,
3) sortir du ventre de la mère,
4) renoncer au monde séculier,
5) vaincre les démons,
6) atteindre l'Eveil,
7) faire tourner la roue de la loi, et
8) entrer dans le parinirvana.

H229

huit erreurs, , 八邪. Le contraire de l'Octuple noble chemin : vue erronée, pensée erronée, parole erronée, action erronée, mode de vie erroné, activité erronée, esprit erroné, concentration erronée.


H230

huit excellences du discours du Bouddha ou huit sons d'excellence. Caractéristiques du discours du Bouddha lorsqu'il prêche l' enseignement soudain (son Éveil tel quel sans tenir compte des capacités de compréhension de l'auditoire). Ses paroles alors sont
1) agréables ; 2) douces et bienveillantes ; 3) harmonieuses ; 4) inspirant le respect ; 5) viriles et puissantes ; 6) sans errements ; 7) vastes et profondes ; 8) vibrantes sans jamais lasser.


H231

huit grands Rois-Lumière voir cinq Rois-Lumière

H232

huit groupes Huit sortes d'êtres célestes qui ont fait le serment de protéger le Sutra du Lotus :Une liste (, 二界八番) établit les groupes suivants :
1) les dieux du monde des désirs ;
2) les dieux du monde de la forme ;
3) les rois-dragons et leur suite ;
4) les rois kimnara et leur suite ;
5) les rois gandharva et leur suite ;
6) les rois asura et leur suite ;
7) Les rois garuda et leur suite ;
8) le roi du monde des humains, Ajatashatru, et sa suite.
Ces "êtres célestes" sont des entités psychiques, comme tout ce qui ressortit du "Ciel", domaine de l'invisible, opposé à "Terre" ce qui possède une forme. Ainsi les gandharvas pourrait préfigurer le complexe d'Œdipe, asuras celui de l'hypertrophie du moi (désir de puissance), les dragons font penser au surmoi, etc. Ces entités sont en constant conflit entre elles : les devas combattent les mahoragas (attachements) ; les garudas dévorent les nagas ; les yakshas punissent les asuras ; les gandharvas luttent contre les kimnaras.
Une autre liste (, , 八部衆) donne : 1) devas, littéralement êtres de lumière ; 2) garudas, oiseaux mythiques dévoreurs de serpents ; 3) yakshas, déités du monde végétal et minéral ; 4) gandharvas, musiciens célestes époux-amants, fils-filles ; 5) kimnaras, musiciens talentueux qui réjouissent les dieux de leurs dons ; 6) asuras, déités orgueilleuses qui jalousent les dieux ; 7) nagas, forces instinctives de la nature, gardiens des richesses souterraines ; 8) mahoragas, littéralement grand-attachement. Ce qu'en dit Nichiren.

H233

huit infractions, , , 八重, 八波羅夷. Délits graves qui concernent principalement les nonnes et énumérés dans le Sutra : il s'agit des 4 délits graves (meurtre, vol, luxure, mensonge) qui s'appliquent également aux moines auxquels on ajoute 5) les contacts obscènes avec un homme, 6) les mauvaises fréquentations conduisant à la luxure, 7) le fait de dissimuler la mauvaise conduite (d'un égal ou d'un supérieur), 8) le fait de suivre un moine dont l'offense au Dharma a été prouvée.


H234

huit maîtres éminents de Chine. Les maîtres du : Zongjui (Tsong-jui), Ciuanya (Ts'iuan-ya), Yuanzheng (Yuan-tcheng), Yizhen (Yi-tchen), Faxian (Fa-ts'iuan ou Fa-sian), Baoyue (Pao-yue), Kan (K'an) et Weijin (Wei-tsin). Ce qu'en dit Nichiren.


H235

huit méditations voir huit détachements

H236

huit négations, , 八不. Voie moyenne des huit négations (). Huit expressions négatives utilisées par Nagarjuna dans le pour définir la Voie du milieu (), la véritable nature de tous les phénomènes. "Ni naissance ni extinction, ni cessation ni permanence, ni uniformité ni diversité, ni retour ni départ." La vie ne peut être définie ni en termes d'existence ni en termes de non-existence ; elle est non substantielle () et transcende toute dualité. Ce qu'en dit Nichiren.


H237

huit offenses voir huit actions rebelles.


H238

huit préceptes voir préceptes.

H239

huit rois-dragons, , 八竜王. Selon le Sutra du Lotus commenté par Zhiyi ce sont :
1) Nanda (Allégresse) ;
2) Upananda (Félicité) frère du précédent. Tous les deux font pleuvoir et nourrissent la terre. Ils représentent également les deux premiers stades du bodhisattva ;
3) Sagara (Océan, , 沙竭羅竜王) gouverne les eaux de l'océan et l'atmosphère. Pour Zhiyi l'océan est la perfection de la sagesse (prajnaparamita) et la grandeur de la non-substantialité () ;
4) Vasuk (Multiples-têtes) gouverne les multiples eaux de la terre : rivières, lac, étangs. Il personnifie le samadhi sur ce qui s'inscrit dans le temps et ce qui n'a pas de limites ;
5) Taksaka (Plusieurs-langues) gouverne les eaux souterraines qui peuvent apparaître comme distinctes en surface mais qui se rejoignent sous terre ; c'est le pouvoir des mots, qui peuvent paraître différents alors qu'ils désignent des choses liées, c'est également le pouvoir de l'éloquence ;
6) Anavatapta (Sans-chaleur) règne sur le lac glacé sanscrit dans l'Himalaya, qui était le seul capable de calmer la brûlure causée pas les dragons inférieurs ;
7) Manasvin (Grande-vie ou Grand-pouvoir) enroulé sur lui-même et prêt à être lâché en cas de besoin. Il représente la possibilité de contenir l'eau pour en tirer de grands bénéfices. C'est pour Zhiyi la capacité de faire jaillir la bouddhéité par l'observation de la Voie du milieu ;
8) Utpalaka (Etang-obscur) vit dans l'étang où pousse le lotus. Pour Zhiyi la fleur du lotus représente la cause de la bouddhéité et l'étang souillé représente la vie. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.

H240

huit signes de réalisation d'un bouddha voir les huit époques


H241

huit sortes d'arrogance, , 八慢. C'est : 1) penser qu'on est supérieur à d'autres, alors qu'on leur est inférieur ; 2) penser qu'on est supérieur à d'autres, alors qu'on est leur égal ; 3) se vanter d'être supérieur aux autres en les dépréciant ; 4) penser que sa vie est permanente, alors qu'elle n'est que l'union provisoire de cinq agrégats ; 5) penser qu'on a atteint l'Éveil, alors qu'il n'en est rien ; 6) penser qu'on est seulement légèrement inférieur à ceux qui vous dépassent de loin ; 7) penser qu'on est vertueux, alors qu'il n'en est rien; 8) penser peu aux autres ou n'avoir aucun respect pour les personnes vertueuses ou supérieures à soi. Ce qu'en dit Nichiren

H242

huit souffrances, , 八種の大難, , 八苦. I. Huit sortes de souffrances universelles citées dans le Sutra du Nirvana. Elles comprennent les quatre souffrances que sont la naissance, la vieillesse, la maladie et la mort, ainsi que la souffrance d'être séparé des personnes aimées, celle de devoir rencontrer des personnes détestées, celle d'être dans l'impossibilité d'obtenir ce que l'on désire et celle provenant des cinq agrégats qui constituent le corps et l'esprit.
II. Huit sortes de souffrances décrites dans le Sutra Hatsunaion comme étant la conséquence d'un mauvais karma. 1) être méprisé ; 2) être de laide apparence ; 3) manquer de vêtements ; 4) manquer de nourriture ; 5) rechercher la richesse en vain ; 6) être né dans une famille pauvre ; 7) être né dans une famille qui pratique une religion erronée ; et 8) être persécuté par son souverain. Ce qu'en dit Nichiren.

H243

huitième conscience voir alaya et neuf consciences


H244

huit vents, , 八風. Huit conditions de vie qui troublent la compréhension de la réalité, en fait des relations antinomiques avec la société ou plus généralement avec l'environnement : fortune / misère, disgrâce / honneurs, louange / critique, souffrance / plaisir. L'ensemble s'inscrit dans l'opposition espoir/crainte, l'espoir étant entendu comme le désir incessant d'un plus et par conséquent la peur de perdre et la frustration. Rappelons que pour le bouddhisme, c'est l'attachement aux désirs qui est la source de la souffrance. Ce qu'en dit Nichiren

H245

huit vertus du confucianisme : piété filiale, harmonie fraternelle, dévouement, fiabilité, sens des convenances, sacrifice, honneur, sens de la honte.


H246

huit vues erronées voir huit erreurs


H247

huit voies voir Octuple noble chemin


H248

Huiwei 慧威 Septième grand-patriarche du Tiantai.

H249

Huiwen, Houei-wen, . Moine de la dynastie des Qi du Nord (550-577) en Chine. Il étudia le et le de Nagarjuna et se consacra à la pratique de la méditation. Il aurait eu l'intuition que les trois vérités (non-substantialité, temporalité, voie du milieu) sont perceptibles en un esprit unique. Il transmit ses enseignements à Huisi. Certains considèrent Huiwen comme le fondateur de l'école Tiantai, Huisi étant le deuxième patriarche et Zhiyi le troisième. D'autres considèrent Huiwen comme le deuxième patriarche, faisant ainsi de Nagarjuna le fondateur.


H250

Huiyan, Hui-yen, , 慧厳 (363-443). Disciple de Kumarajiva. Il collabora avec Huiguan pour la révision de la traduction du Sutra du Nirvana qu'ils achevèrent en 436 comme étant le trente-sixième volume de ce sutra.


H251

Huiyen (363-443). Moine de l'époque des dynasties du Nord et du Sud.

H252

Huiyuan 慧远 I. (, 慧遠) (334-416). Moine de la dynastie des Jin orientaux. A vingt et un ans, il entra dans la vie religieuse et étudia sous la direction de Daolan. Plus tard, il se rendit au Mont Lu où, en 402, il fonda un groupe religieux appelé le Bailian-she (Pai-lien-cho, Société du Lotus blanc) composé de 123 moines qui se consacrèrent aux pratiques de la Terre pure afin de renaître dans un paradis situé à l'ouest. Cela fut l'origine de l'école de la Terre pure en Chine. Il est considéré par le mouvement amidiste comme son patriarche fondateur. Huiyuan traduisit également des sutras et écrivit un certain nombre de commentaires. Il affirma que les moines bouddhistes qui avaient renoncé au monde n'étaient pas tenus de rendre hommage au souverain, comme c'était la coutume.


H253

Huiyuan II. (523-592). Moine de l'école Di-lun () dans la Chine de la dynastie des Shui. Il fit des remontrances à l'empereur Wu (Yu Wenyong) de la dynastie des Zhou du Nord quand celui-ci menaça d'abolir le bouddhisme en 578. Sous la dynastie des Shui, il bénéficia des faveurs de l'empereur Wendi (Yang Jian) qui voulait restaurer cette religion. Il écrivit une cinquantaine de commentaires dont le , le , le et le (Concepts bouddhiques à la lumière du Mahayana). Dans ses dernières années, il vécut au temple Jing-ying-si.


H254

Huiyuan III. Moine de l'école Huayan () au VIIIe siècle, sous la dynastie des Tang. Il devint un disciple de Fazang, le troisième patriarche du Huayan, et fut très versé dans la doctrine de l'école. Pour démontrer la supériorité du Sutra Fazang, avait établi un système de classification comparative qui divisait les sutras en cinq catégories d'enseignements : a) Theravada, b) Mahayana élémentaire, c) Mahayana final, d) enseignement soudain et e) enseignement parfait. Huiyuan critiqua ce système qu'il trouvait trop influencé par le classement de Zhiyi et formula une classification en quatre sortes d'enseignements en s'appuyant sur le , un ouvrage de Saramati. Pour cette raison, il fut considéré comme non orthodoxe par sa propre école. Selon lui, les quatre sortes d'enseignements sont : a) les écoles de ceux qui sont mal guidés, b) les écoles des shravakas et pratyekabuddhas, c) les écoles des bodhisattvas novices et d) les écoles des bodhisattvas pleinement réalisés.


H255

Huizhang voir Wu-zong

H256

Huizong , Houei-Tsong) (1082-1135) Huitième souverain de la dynastie Song en Chine. Il accéda au trône en 1100 mais se préoccupa peu de gouverner, consacrant plutôt son énergie à la calligraphie et à la peinture. Sa politique en matière religieuse consista à encourager le taoïsme et à détruire le bouddhisme. Ce qu'en dit Nichiren.


H257

voir pratyekabuddha

H258

, 百論, Traité en cent vers, Shata-shastra. Traité consistant en cent vers, attribué à Aryadeva et traduit en chinois par Kumarajiva. Il s'agit d'un des trois traités de base de l'école Sanlun () avec le et le de Nagarjuna. Ce traité réaffirme la doctrine de la non-substantialité () exposée dans le , et réfute les écoles Samkhya (Énumération), Vaisheshika (Caractéristiques particulières), Naiyayika (Analyse) et d'autres écoles de la philosophie hindoue à la lumière des principes bouddhiques.