français, japonais , chinois , sanskrit , pali
Abhidharma, Abhidhamma I, Abidatsuma,
阿毘達磨.
abhisheka abhiseka abi voir enfer des souffrances sans rémission
Abidatsuma Daibibasha Ron voir Abhidharma-mahavibadsha-shastra
Abidatsuma Hotchi Ron voir Abhidharma-jnanaprasthana-shastra
Abidatsuma Junshori Ron, Junshori Ron,
Traité sur la conformité avec la doctrine correcte, 阿毘達磨順正理論.
Cette oeuvre en quatre-vingt fascicules de
Samghabhadra de l'école
Sarvastivada, traduite en chinois par Xuanzang, combat le
Kusha Ron de Vasubandhu qui critique la doctrine
Sarvastivada.
Abidatsuma Kusha Ron voir Abhidharma kosa sastra
Abidon Shin Ron voir Abhidharma-hridaya-shastra
abi-jigoku voir enfer aux souffrances incessantes
Aborasetsus, avoraksas, aboraksas.
I Troupe d'esprits terribles mangeant la chair crue, au service du démon
Ravana.
II Chefs de gardes infernaux à tête de taureau et mains
d'homme. On disait qu'ils découpaient les hommes mauvais à l'aide de sabres tranchants comme des rasoirs.
Ce qu'en dit Nichiren.
Abutsu-bo, Abutsu-bô 阿仏房 (1189 ? - 1279). Acala et Acalanatha voir Fudo
acarya, ācārya, acharya,
acariya, ajari, 阿闍梨.
Titre honorifique signifiant "maître". A l'origine,
ce titre s'appliquait uniquement à Shakyamuni. En Chine, il désigna d'abord les maîtres indiens du
Mahayana. Au Japon, ajari correspondait à un degré dans la hiérarchie religieuse.
On considérait comme ajari celui qui avait prouvé sa filiation spirituelle avec le fondateur du bouddhisme et pouvait
enseigner par son exemple. Toutefois, l'enseignement de la doctrine n'était pas obligatoire. Cette tâche incombait aux
gurus, maîtres spirituels spécialisés dans l'étude des textes canoniques. Vers le IXe siècle, particulièrement dans la
tradition du Shingon, le terme désigne un moine de haut rang ayant reçu la transmission
secrète.
Nichiren l'emploie souvent pour nommer ses disciples religieux les plus proches, et tout particulièrement ses six
successeurs. Ainsi
1) Nissho (1221-1323) est-il appelé
Acarya Ben (Ben Ajari) ;
2) Nichiro (1245-1320) - Acarya du Grand Pays (Daikoku Ajari
Nichizo) ;
3) Nikko (1246-1333) - Acarya du Lotus Blanc (Byakuren Ajari) ;
4) Nichiji (1250-?) - Acarya de la Fleur de Lotus
(Renge Ajari) ;
5) Nitcho (1252-1317 ?) - Acarya
d'Iyo (Iyo-Ajari) ;
6) Niko (1253-1314) - Acarya de
Sado (Sado-ko, Mimbu-Ajari).
Voir six moines aînés et Nichiren et ses successeurs.
Accomplissement merveilleux [Sutra de l'] ou Sutra de l'Acte de perfection ou Sutra de l'accomplissement de la perfection. (Soshitsuji) Voir sutra.
Accumulation de sagesse [bodhisattva] voir Prajnakuta
actes
Selon la doctrine bouddhique, l'ensemble des actes, qu'ils soient commis en pensée, en parole ou en action, sont autant de
causes qui constituent le karma.
Ce qu'en dit Nichiren.
actes méritoires voir cinq actes méritoires
actes de bien voir dix bonnes actions
actes mentaux ou actes psychiques (shingyo,
心行).
L'activité de l'esprit, le fait que diverses pensées se succèdent et occupent l'esprit. Le bouddhisme les compare à un singe qui saute de branche en branche.
Le but de la méditation est de prendre conscience de cette activité, puis de la contrôler.
action voir karma
actions [dix mauvaises] voir dix actions
Acyuta shravaka
(Ashuda, Azhoutuo).
Littéralement : inébranlable, constant, impérissable.
Bhiksu qui apparaît dans le Sutra des Sens Infinis. Il pourrait être
le même personnage qui apparaît dans le Sutra du Lotus sous le nom de Chunda
(le forgeron).
adana-vijnana (adana-shiki, 阿陀那識).
Terme utilisé par l'école du
Rien-que-Conscience pour désigner la conscience-alaya. Appelée également "connaissance
appropriatrice" car c'est par elle que le corps est saisi et approprié. Elle est aussi connue comme "conscience réceptacle", parce qu'elle s'unit au
corps dans une commune sécurité, et encore "pensée" (citta) car elle est entassée et accumulée
par la forme, le son, l'odeur, la saveur, et le tangible. Voir les neuf consciences.
adaptation au lieu ou adapter les préceptes aux usages locaux (zuiho bini, 随方毘尼).
Précepte monastique (vinayana) de l'école
Mahishasaka selon lequel, dans les domaines où le Bouddha lui-même n'ayant pas expressément formulé de prescription ou d'interdiction,
il faut agir en accord avec les coutumes locales, pourvu qu'elles ne violent pas l'esprit fondamental du bouddhisme. Nichiren s'appuie sur ce précepte dans le
Gessui Gosho en répondant à la femme de
Saburo Yoshimoto sur la pratique à adopter lors de ses menstrues.
Ce qu'en dit Nichiren.
adéquation sujet-objet ou fusion de la réalité et de la sagesse
(kyo chi myogo, 境智冥合).
Principe élaboré par Zhiyi
dans son Hokke Mongu. Adéquation entre le monde objectif (kyo)
et la sagesse du sujet (chi), et plus particulièrement adéquation entre la vérité de la nature de bouddha
inhérente à la vie de chacun et la sagesse subjective permettant de s'éveiller à cette vérité. Cette fusion est elle-même l'atteinte de la bouddhéité.
Au sens propre, c'est l'une des qualités de l'Éveillé. Elle est explicitée dans le chapitre
Tour aux Trésors lorsque le sujet (Shakyamuni) entre dans le
stupa (la "demeure") de Taho.
Nichiren définit le
Dharma, qui sous-tend cette adéquation de la réalité et de la sagesse, comme
Namu Myoho Renge Kyo. Il concrétisa son propre Éveil, qui consiste en cette fusion, sous la forme du
Gohonzon. Lors de la pratique bouddhique, la réalité objective
(kyo) correspond au Gohonzon et la sagesse
(chi), à la croyance dans le Gohonzon.
Ce qu'en dit Nichiren.
administrateur des moines (sojo, 僧正).
A partir du début du VIIe siècle, titre indiquant le rang hiérarchique dans les
temples bouddhiques. Le titre de sojo correspond, en fait, aux trois premiers des dix rangs traditionnels. Ces titres étaient conférés par
le gouvernement à des moines éminents, indiquant le niveau d'autorité qu'ils exerçaient sur les autres moines. Cependant, à l'ère
Kamakura, le système hiérarchique officiel étant devenu formel, il ne correspondait plus à des responsabilités effectives. Dans un
système parallèle entièrement distinct, des titres purement honorifiques étaient conférés par le gouvernement à des moines éminents. Des appellations, telles que "Oeil
du Dharma" et "Sceau du Dharma", étaient des titres de ce genre. Voir le tableau.
adhimukti (adhimutti)
Littéralement : inclination, tendance à…, confiance respectueuse dans la
sérénité ; "croire et comprendre". Voir les dix étapes de la foi.
afflictions [cinq] voir troubles (gojoku)
Agama voir période des Traditions, (Agon ji)
agama, agon ( 阿含, littéralement "tradition"). Voir Sutra Agama
Agamasutra voir Sutra Agama (Agonkyo)
Agastya, Akada-sen, 阿竭多仙.
Ascète brahmane que le Sutra du Nirvana crédite du pouvoir surnaturel de mettre
toute l'eau du Gange dans une oreille et de l'y retenir pendant deux ans. Ce qu'en dit Nichiren.
âge de conflits ou ère de conflits ou âge mauvais ou corrompu ou âge dégénéré, de décadence
(tojo kengo, 闘諍堅固).
Dernière des cinq périodes de cinq cents ans après la mort de
Shakyamuni, qui sont décrites dans le Sutra Daijuku. Cet âge correspond au début des
Derniers jours du Dharma. Selon ce sutra, dans cette période régnera un conflit incessant parmi les partisans
des diverses doctrines bouddhiques, et le Dharma pur sera perdu. Il est dit que dans cette période des
Derniers jours du Dharma, les écoles bouddhiques rivales se querelleront sans cesse entre elles et que les enseignements
corrects de Shakyamuni s'obscurciront. Ce qu'en dit Nichiren.
âge d'infortune voir année d'infortune
Agon voir Sutra Agon
Agon ji voir période des Traditions
Agonkyo voir Sutra Agama, (Agamasutra)
Agramati (Shoi-biku, 勝意比丘).
Moine décrit dans le
Daihannya (Mahaprajnaparamitasutra) qui parle du bouddha Simhanada
(Shishionno). Ce moine calomnia
Kikon-biku (Prasannendriya) qui enseignait le principe du véritable aspect de tous les phénomènes
(shoho jisso). Devant une nombreuse assemblée, la terre s'ouvrit pour l'engloutir.
Ce qu'en dit Nichiren.
agrégats voir cinq agrégats
ahimsa (non-violence, ahinsa).
Principe fondamental des religions et des philosophies
indiennes et l'un des cinq préceptes de base. S'appuyant sur ce principe, les bouddhistes et les jaïns
se sont opposés aux brahmanes et à leur massacre rituel d'animaux domestiques.
Ce qu'en dit Nichiren.
ai, 愛.
Concept correspondant à plusieurs termes sanskrits :
1) raga : attachement, l'un des trois poisons ;
2) trishna, tanha, soif : la soif des désirs passionnels, la volonté de vivre. Avec
avidya (mumyo, 無明) et
karma (go, 業), trishna
est l'agent interne de l'origine du monde ;
3) priti : amour spirituel, amour sans attente.
ainsi [dix ainsités] voir ju nyoze
"Ainsi ai-je entendu", evaṃ mayā śrutam, evam mayashrutam,
evam me sutam, nyoze gamôn, 如是我聞.
Formule par laquelle commencent les sutras qui, d'après la tradition, furent récités par Ananda
lors du premier Concile.
En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.
ainsité (telleité, nyonyo ou nyoze, parfois
shinnyo, 真如・如如, tathata, suchness, thusness).
Nature authentique, non conditionnée, de toute chose ; réalité ultime ; ce qu'est réellement
tout phénomène (tout dharma) mais qu'il est impossible de définir ou d'exprimer. La notion
d'ainsité sous-entend le principe de l'immanence des phénomènes : les choses peuvent être sans avoir été créées par une force transcendante extérieure (être ainsi,
être telles quelles). Mis souvent pour parfaite ainsité. Ce qu'en dit Nichiren.
ainsités (dix ainsi, ju nyoze)
Ainsi-Venu (Nyorai, 如来, Rulai,
Tathagata).
L'une des façons d'appeler le Bouddha. Tathagata
pose un problème de traduction puisqu'il signifie "ainsi-venu" et "ainsi parti". Voir l'article du
Tiantai. Pour les différentes interprétations, voir Tathagata.
Ce qu'en dit Nichiren dans les goshos.
Ce que dit Nichiren dans le Ongi Kuden.
Aizen, Aizen-Myoo, 愛染 - 愛染明王
(Roi-de-Lumières Amour ou Roi-de-Science d'Attraction, Airan, Raga
ou Ragaraja, ou Ragavidyaraja).
Divinité bouddhique purifiant les hommes des désirs terrestres et les libérant des illusions et des souffrances provenant de ces désirs.
Dans la doctrine ésotérique, sa véritable identité serait celle du bouddha
Dainichi-Vairocana ou de Kongosatta-
Vajrasattva. Sur le mandala
du Monde de Diamant, Aizen est représenté en rouge vif (couleur des passions), avec trois yeux,
six bras et une expression irritée, tenant à la main un arc et des flèches, mais aussi d'autres instruments pour accrocher, tel un hameçon ou un crochet.
Cet aspect effrayant rend compte du danger des passions charnelles.
Pour le croyant bouddhiste, il est censé le protéger des erreurs que génèrent les
passions profanes pour faire naître une énergie plus grande qu'elles. Son nom, écrit en siddham (orthographe sanskrite médiévale) sur le côté
gauche du Gohonzon lorsqu'on lui fait face, représente le principe qui énonce que les désirs terrestres
impliquent l'Éveil
(bonno soku bodai), dont le but recherché est moins l'annihilation
des passions que l'utilisation de l'énergie qu'elles contiennent en vue d'un but supérieur. Il est représentatif de l'aspect
tantrique du bouddhisme. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.
ajari voir acarya
Ajatashatru, Ajātaśatru, Ajatasattu,
Ajase-o, 阿闍世王, Ziadushi.
Roi du Magadha
à l'époque de Shakyamuni. Alors qu'il n'était encore que prince, il se lia d'amitié avec
Devadatta qui l'incita à tuer son père, Bimbisara, pour régner à
sa place. Une fois monté sur le trône, il déclara la guerre au roi Prasenajit de
Koshala à propos du domaine de Kashi mais, par la suite, fit la paix avec lui et épousa sa fille,
faisant peu à peu du Magadha le plus puissant royaume de l'Inde. Plus tard, il se convertit au bouddhisme
et c'est grâce à son soutien que se tint le premier concile destiné à compiler les enseignements de Shakyamuni.
Selon le Sutra Daihatsunehan, voyant qu'il n'avait pas d'héritier de sa femme
Vaidehi, le roi Bimbisara alla consulter
un devin qui lui révéla qu'un ermite, vivant à l'époque dans les montagnes, se réincarnerait en son fils après sa mort. Bimbisara
était si impatient d'avoir un héritier qu'il fit tuer l'ermite et, peu après, Vaidehi fut enceinte, mais le devin
prédit que l'enfant serait un ennemi du roi. La version chinoise du nom Ajatashatru, Mishoon, signifie
"ennemi avant la naissance". Prenant peur, le roi précipita l'enfant du haut d'une tour, mais celui-ci survécut avec seulement un doigt cassé, ce qui lui valut le
surnom "Doigt cassé". On dit que c'est alors qu'il était encore tout jeune que Devadatta
le persuada de se rebeller contre son père, en lui révélant l'histoire de sa naissance. Ajatashatru fit emprisonner son père avec
l'interdiction de lui donner à manger. Mais la reine déjoua le stratagème, s'enduisant le corps de farine et de miel lors de ses visites au vieux roi. Lorsque
la reine fut emprisonnée à son tour, le couple fut soutenu grâce aux pouvoirs surnaturels de Maudgalyayana.
Après la mort de Bimbisara, Ajatashatru en vint à regretter amèrement sa
conduite. Tourmenté par la culpabilité qu'il ressentait à l'égard de la mort de son père, son corps se couvrit de boutons purulents le quinzième jour du second mois de l'année
de ses cinquante ans. On s'attendait à ce qu'il meure le septième jour du troisième mois. Sur les conseils de son ministre et médecin,
Jivaka, il fit rechercher Shakyamuni qui lui enseigna les principes du Sutra
du Nirvana, lui permettant ainsi d'effacer son mauvais karma et de prolonger son existence.
Ce qu'en dit Nichiren.
Ajase-o voir Ajatashatru
Ajita I (Invincible, Aitta, 阿逸多).
Titre donné au bodhisattva Maitreya.
Ajita ou Agnidatta II (Invincible,
Aitta, 阿逸多).
Disciple de Shakyamuni dont l'histoire est évoquée par le grand médecin
Jivaka dans le Sutra du Nirvana. Ayant invité
Shakyamuni avec plusieurs centaines de moines, Ajita ne leur donna pendant plusieurs mois que du "blé de cheval",
c'est-à-dire de l'orge destinée aux chevaux. Jivaka réussit à persuader Ajita
de s'interroger sur sa conduite passée et à rechercher l'enseignement du Bouddha. Ce qu'en dit Nichiren.
Ajita Keshakambala (Agita-shishakim-bara, 阿耆多翅舎欽婆羅).
L'un des six penseurs non-bouddhistes (rokushi-gedo) de l'Inde de Shakyamuni.
Il professait un matérialisme primaire selon lequel toutes les choses dans l'univers sont constituées de terre, d'eau, de feu et de vent. Puisque le monde se
compose de ces seuls éléments, la vie finit quand le corps meurt, et peu importe qu'elle soit bonne ou mauvaise. Ajita encouragéeait ainsi
l'hédonisme. Il est considéré comme le précurseur de l'école de Lokayata.
Ajivika [école] (Ajibika-ha ou Jamyo-gedo, 邪命外道)
Littéralement, ceux qui sont sans vêtements ou ascètes nus. Ecole de renonçants contemporaine du Bouddha, menée par Makkhali
Gosala. Ajivika était un terme péjoratif employé par les bouddhistes pour désigner ceux pour qui la pratique religieuse était un
simple moyen pour gagner sa vie. L'école professait des doctrines fatalistes, affirmant que tous les événements sont prédéterminés par le destin, et que la volonté et
les actions des êtres humains sont totalement inefficaces pour changer le cours de leur réincarnation. Les êtres humains étaient divisés en six classes, la plus haute étant
réservée à leurs trois mentors (Nanda Vaccha, Kisa Sankicca et
Makkhali Gosala). Néanmoins, les disciples de cette école pratiquèrent l'ascétisme comme le faisaient
les disciples du Jain. L'Ajivika atteignit son apogée à l'époque d'
Ashoka, avant de décliner et de disparaître.
Ajnata Kaundiya ou Kaundinya ou Anna
Kondanna. (Vaisseau de feu, Anyakyojinnyo, 阿若a陳如, Aruo qiaochenru).
L'un des
cinq ascètes qui entendit le Premier sermon du Bouddha et se convertit à son enseignement. Né dans une famille de
brahmanes de Kapilavastu, dans le Nord de l'Inde, il fut d'abord disciple du
brahmane Udraka Ramaputra qui pratiquait les rituels d'adoration du feu : le feu était alors considéré comme un moyen pour consommer toute
chose et purifier tout ce qui est né ou produit, y compris les désirs et la détresse émotionnelle.
Kaundinya accompagna, sur ordre du roi Shuddhodana,
Shakyamuni lorsque celui-ci renonça au monde, et pratiqua l'ascèse avec lui. Cependant, lorsque
Shakyamuni abandonna ses pratiques ascétiques, Kaundinya le quitta et se rendit au
Parc des Daims. C'est là qu'ils se rencontrèrent à nouveau lorsque Shakyamuni eut atteint l'état de bouddha.
Kaundinya se convertit alors à son enseignement. Le chapitre VIII du
Sutra du Lotus prédit qu'il deviendra dans l'avenir un bouddha nommé Fumyo (Lumière universelle). La légende du
Roi Kali raconte sa rencontre avec Shakyamuni dans une vie antérieure.
Ce qu'en dit Nichiren.
Akanishta,
Akaniṣṭha, Ciel des Dieux-Parfaits, Ciel du Faîte de l'Être, Akanita-ten,
Shikikukyo-ten, 阿、尼q天 - 色究竟天, Ajianizha.
Le plus élevé des Ciels du plan de la forme (rupadhatu), le 24e. Dans la pensée indienne,
Ciel symbolise le monde psycho-mental, par opposition à Terre qui désigne le monde matériel. D'après le Divyavadana
et les textes du Mahayana provisoire, c'est le lieu où tous les bouddhas
accomplissent leur dernière ascèse (dhuta qui consiste à rester constamment en
méditation, sans s'allonger) avant de parvenir à l'Éveil, pendant que leurs corps physiques restent dans le monde
des hommes. Les habitants d'Akanishta se nourrissent de lumière et lorsqu'un bouddha touche de sa
langue ce Ciel, il enseigne aux hommes la voie pour voir l'aspect réel des choses (shoho
jisso). Ce qu'en dit Nichiren.
Akanitaten voir Ciel Akanishta
akasha (koku, ku, 虚空 - 空), l'espace.
L'un des cinq éléments ou des six éléments. C'est l'espace physique où les
dharmas (les choses et les phénomènes) se manifestent. C'est l’existence omniprésente qui imprègne tout. Tout ce qui a forme, tout ce qui est le produit d’une
combinaison provient de cet akasha.
Akashagarbha (Corbeille de Vacuité-Totale, Xukongcang pusa, 虚空・空).
L'un des huit grands bodhisattvas (mahasattvas-bodhisattvas).
Sa sagesse et sa bonne fortune sont aussi vastes que l'univers. Il est plus connu sous le nom de
Kokuzo au Japon. Ce qu'en dit Nichiren.
Akashanantya (Kumuhen-jo, 空無辺処).
Premier (le plus bas) des quatre royaumes du monde du sans-forme (arupadhatu). Domaine où tout est non-substantiel
(ku).
Akchayamati ou Aksayamati (Intention-Inépuisable, Mujinni,
Wujinyi, Inexhaustible Mind bodhisattva).
Bodhisattva
qui pose une question au Bouddha dans le
chapitre XXV du Sutra du Lotus.
Akimchanya ou Akimchanyayatana
(Mushou-sho, 無所有処).
Troisième des quatre royaumes du monde du sans-forme
(arupadhatu). Royaume où rien n'existe.
Akimoto Taro Hyoe-no-jo (? - 1291), 秋元太郎兵衛尉.
Originaire de la province de Shimosa et disciple laïc de Nichiren,
Akimoto se serait converti à son enseignement en 1260, lorsque Nichiren échappa à la persécution de
Matsubagayatsu en fuyant Kamakura et se réfugia chez
Toki Jonin à Shimosa. Akimoto
entretenait des relations amicales avec Soya Kyoshin et
Ota Jomyo qui se convertirent à peu près à la même époque.
Il aurait été apparenté à Toki Jonin.
Il mourut le 17 septembre 1291, et sa résidence dans le district d'Imba (province de
Shimosa) devint par la suite le temple Shuhon-ji. Nichiren lui adressa, entre autres, le
kimoto Gosho (Lettre à Akimoto).
Akitsu shima
Littéralement, "Ile des libellules". Appellation de l'ancien Japon, célébrant la grande variété
de libellules attirées par ses nombreuses rizières.
akki voir esprits maléfiques
Akshobhya (Ashuku nyorai, 阿閃如来, Achu).
Bouddha que l'on disait vivre dans la Terre pure de Joie (Abiradai-sekai
ou Myoki-koku) située à l'est de l'univers. Ashuku est une transcription japonaise du sanskrit
Akshobhya, "inébranlable". Ce bouddha est également connu sous le nom de
Fudo. D'après le Sutra Ashukubukkoku (Aksobhyasya tathagatasya
vyuha), Akshobhya parvint à l'état de bodhisattva
sous la direction du bouddha Daimoku (Grands Yeux), atteignit l'Éveil,
et s'étant complètement libéré de toute animosité et de tout désir, prêche maintenant dans la Terre de Joie.
Selon le chapitre VII du Sutra du Lotus, le premier des seize fils du bouddha
Daitsuchisho, suivit son père, pratiqua le Sutra du Lotus et parvint à l'Éveil en devenant le bouddha
Akshobhya. Dans le bouddhisme ésotérique, il est l'un des cinq bouddhas de sagesse du
mandala du Monde de Diamant, symbolisant le "grand miroir rond de la
sagesse" qui reflète très exactement toute chose telle qu'elle est. Ce qu'en dit Nichiren.
aku, 悪.
I Mal dans la conception shintoïste, c'est-à-dire
non pas tant le mal au sens moral que malheur, désastre, infériorité de nature ou de valeur.
II Actes qui consistent à enfreindre ce qui est défendu. Le Bouddha dit à Manjushri : "Dans le monde, on
distingue des hommes de mal. Bien qu’ils aient entendu les interdictions du Bouddha et les prohibitions concernant le contact avec les choses,
il leur arrive de tuer sans raison, de voler les biens des autres, de duper par des paroles frauduleuses, de s’adonner à la luxure avec les épouses d’autrui, de
consommer de l'alcool et d'être fauteur de troubles, d’avoir une double langue et des paroles mauvaises, de blasphémer et molester les autres ; violer ces règles,
voilà ce qu’est le mal".
aku-chishiki voir ami néfaste
akudo voir lieux où mènent les actes mauvais (durgati)
akunin jobutsu voir atteinte de la bouddhéité
akusala voir immoral
Alara Kalama, Arada Kalama (Arara-karan,
阿羅邏 藍).
Ermite et maître en méditation yogique qui aurait atteint, près de Rajagriha,
le "stade où plus rien n'existe". Il fut le premier maître de Shakyamuni au moment où celui-ci renonça à la vie profane. Rapidement,
Shakyamuni maîtrisa le même mode de méditation mais, ne pouvant trouver l'Éveil qu'il recherchait,
il abandonna Arada Kalama. Voir le Mahaparinibbana Sutta.
alaya, alaya-vijnana
(conscience-alaya ou conscience universelle, zo, araya-shiki,
阿頼耶識).
Aussi appelée le réceptacle-alaya des perceptions ou dépôt du karma.
C'est "le réservoir qui contient tous les germes de conscience", la huitième des neuf consciences située à un niveau
plus profond que la conscience ordinaire, et appelée ainsi parce que tout le karma créé au cours de la vie
présente et des vies passées y est emmagasiné.
Ce réceptacle-alaya, considéré comme ce qui passe par le cycle de la naissance et de la
mort, forme le cadre d'une existence individuelle. Tous les actes et toutes les expériences de la vie qui passent par les sept premiers niveaux de conscience sont accumulés
en tant que karma dans ce tréfonds-alaya qui, à son tour, influence le
fonctionnement des autres consciences. L'école Rien-que-conscience, qui ne postule l'existence que de huit consciences, soutient que tous les phénomènes
proviennent de la conscience-alaya et qu'elle constitue donc l'unique et seule réalité. En savoir plus.
Ce qu'en dit Nichiren.
allègement des rétributions karmiques (tenju kyoju, 転重軽受).
Principe propre à l'enseignement essentiel.
Conformément au principe de la production conditionnée, tout ce qui se passe dans le présent prend sa source dans
le passé. Le karma est vu comme un faisceau de causes qui ne disparaît pas au moment de la mort mais se réincarne
dès que les circonstances le permettent. Les souffrances sont un effet des causes passées et, la plupart du temps, inconscientes.
En éveillant la huitième conscience, la pratique bouddhique ouvre un regard différent sur soi.
A partir du moment où l'erreur de jugement (l'obscurité fondamentale) est clairement perçue,
le pratiquant est en mesure de décider d'inverser l'enchaînement causal. Il utilise à cette fin l'énergie psychique dégagée par la pratique
du mantra (daimoku). Le résultat de ce travail sur soi
se répercute non seulement sur l'état psychique et physique de l'individu mais également sur son environnement, en vertu des principes de non-dualité du
corps/esprit (shikishin-funi) et sujet/environnement (esho-funi). De plus,
les "mérites" accumulés par les bouddhas sont tels que le simple contact avec leur enseignement provoque des changements profonds, par
imprégnation en quelque sorte. Ce travail s'effectue au niveau de la neuvième conscience dont le pratiquant débutant aperçoit les
effets positifs dans sa vie quotidienne. La loi de causalité ne disparaît pas mais chacun devient capable de faire face à son destin au lieu de le fuir.
Ce qu'en dit Nichiren.
aloès [bois d'] (jinkoh)
Bois précieux qui produit un parfum subtil. Très prisé en Orient, il sert à fabriquer un encens
qui "ouvre l'esprit à la spiritualité". Le bois d'aloès vient d'un arbre infecté par une bactérie, vieillissant naturellement sur une longue période.
On utilise la partie la plus riche en sève de l'arbre, qui produit un parfum appelé "le parfum du bois noyé".
ama (尼, amba).
Littéralement, "Vénérable mère" désignant une religieuse
bouddhiste qui garde son statut laïc. C'est l'équivalent du nyudo pour les hommes. Certaines
ama se faisaient généralement tondre la chevelure, alors que d'autres la conservaient. Nichiren écrivit à un grand nombre
d'ama : Myoshin ama, Sennichi ama, etc.
Ama-Gozen.
Appellation honorifique qui s'applique à différentes femmes disciples de Nichiren,
telle que l'épouse de Ko Nyudo, destinataire du gosho L'arc et la flèche
ou de la mère de Nissho, destinataire de la lettre à
Ben Dono et Ama Gozen.
amala-vijnana [conscience], (neuvième conscience, conscience fondamentale pure, amarashiki,
阿摩羅識)
La plus profonde des neuf consciences : amala signifie "pur" ou "immaculé - et
vijnana, "discernement". Les huit consciences énoncées dans la doctrine de l'école Rien-que-conscience
consistent dans les six consciences (discernement par les yeux, les oreilles, le nez, la langue, le corps et le mental), la conscience-mana
et la conscience-alaya. A celles-ci, l'école She-lun
(Shoron), l'école Tiantai
(Tendai) et l'école Hua-yan (Kegon) ajoutent une neuvième conscience,
définie comme la base de toutes les fonctions vitales. Alors que la conscience-alaya contient des impuretés
karmiques, la conscience-amala est pure, exempte de toute souillure et correspond
à l'état de bouddha. De nombreuses polémiques se sont développées autour de cette notion.
Le courant nichirénien suit l'approche de Zhiyi qui avait déjà
introduit dans l'analyse des dix ainsités la notion de hon matsu ku kyo to : cohérence du début jusqu’à la fin. La
formule "Le tout est plus que la somme de ses parties" est alors à prendre au sens philosophique ; autrement dit, un corps humain est plus qu’un sac rempli d’organes humains. Il en est
de même pour les huit consciences qui sont comme les organes, et la 9eme qui est l’ensemble cohérent du tout. Ainsi, la 9eme conscience est une "complétude", à prendre dans le même
sens que celui de l’Eveil "complet", parfait, sans supérieur.
Complet = la somme des 8 consciences ; parfait = ayant accompli toutes les paramitas ;
sans supérieur = ne pouvant être comparé ni situé par rapport à tout le reste.
Ce qu'en dit Nichiren.
amaltas (cassia fistula ou cassier, faux séné, canéfier).
Arbre pouvant atteindre une hauteur de 10 m, et dont les fleurs en grappe jaune sont très parfumées.
amanori.
Sorte d'algue rouge cultivée dans les embouchures entre eau douce et eau de mer. Nichiren
remercie Ko Nyudo de lui en avoir envoyé.
Amaterasu Omi kami voir Tensho Daijin
Ambapali, Amrapali
(Ambaranyo, 菴婆羅女).
Courtisane de Vaishali
qui entendit personnellement l'enseignement de Shakyamuni et, par la suite, fit don de son verger, un bosquet de manguiers, au
Sangha. Son fils unique, Vimala Kondanna, était déja un disciple du
Bouddha.
A la fin de sa vie, Shakyamuni aurait quitté
Rajagriha et se serait mis en route pour son dernier voyage en direction du nord. Ayant traversé le Gange, il se serait arrêté à
Vaishali dans le verger d'Ambapali. Ayant alors entendu le
Bouddha enseigner le Dharma, elle l'invita joyeusement à venir dîner chez elle
avec ses disciples. Voir le Sutta
Mahaparinibbana. Ce qu'en dit Nichiren.
ambroisie (kanro, ganlu) voir amrita
âme voir atman
Amida 阿弥陀, Muryoko, 無量光, Muryoju, 無量寿
(Lumière-Infinie, Amituo, Amitabha, Amitayas).
Contrairement au Bouddha Shakyamuni, Amida n'est pas un personnage historique. Son nom apparaît dans
plusieurs sutras du Mahayana d'après lesquels lorsqu'il était
bodhisattva, le futur Amida prononça 48 vœux
solennels, s'engageant à secourir tous les êtres souffrants. On connaît particulièrement le 18ème vœu qui dit : "Si ceux qui avaient foi en moi ne renaissent pas
dans mon pays de la Terre pure, je ne recevrai pas l'Éveil". Contrairement à l'interprétation qu'en donne le croyant
laïque, le texte du Sutra Muryoju dit que ceux qui ont commis les sept fautes capitales ou une offense au Véritable Dharma sont toutefois
exclus de ce vœu.
Inconnu du bouddhisme primitif, son culte est depuis longtemps le plus populaire en Extrême-Orient. Les conditions qui ont présidé à la naissance
de la dévotion dont il fait l'objet sont pour le moins obscures. Les influences indiennes semblent peu nombreuses. Il y eut probablement rencontre avec des cultes locaux
des régions occidentales de la Route de la Soie. Toute une littérature s'est créée sur les vies antérieures d'Amida, ses qualités, etc.
La promesse d'une renaissance dans un monde meilleur satisfaisait la piété populaire, et la simplicité de la pratique convenait aux exigences spirituelles de la cour
impériale japonaise, plus portée à une pratique extérieure qu'à une recherche de l'Éveil.
Nichiren critique ceux dont la dévotion se porte sur
Amida, les comparant à des enfants qui se tromperaient de parents. Pour lui, la foi accordée à un bouddha
qui n'est pas le vrai bouddha ne peut être que néfaste. L'ampleur du mouvement amidiste, la facilité, le déni du monde, les croyances paradisiaques,
tout cela lui semble éminemment suspect. Peut-être décèle-t-il dans cette tendance les influences non bouddhiques et non indiennes qui ont marqué la naissance de cette foi.
Dans le monastère où il avait effectué son noviciat, on pratiquait la récitation votive du nom d'Amida
(nembutsu), et Nichiren dit avoir conçu des doutes très tôt quant à l'efficacité de cette pratique.
Il avait même le sentiment qu'il s'agissait de quelque chose de funeste.
Dans sa Lettre à Shanwuwei, il affirme la supériorité du Bouddha
Shakyamuni qui, seul, possède les vertus de Souverain, Maître et Parent. Shakyamuni est l'Honoré de ce monde
Saha alors qu'Amida règne sur un monde autre que le nôtre, un monde qui n'a pas d'existence historique.
Shakyamuni dispensait un enseignement avec lequel nous avons un profond lien karmique (l'humanité progresse par la compréhension des enseignements
bouddhiques). Il se comporte donc comme un père nous ouvrant les yeux pour nous éveiller à la sagesse du bouddha que nous,
simples mortels, possédons tous de manière inhérente. Pour Nichiren, le bouddha Amida dont il est question dans le
Sutra du Lotus (chapitre VII et chapitre XXIII)
n'est pas le bouddha Amida mentionné dans le Sutra Kammuryoju.
Voir l'article de J.Stone sur les rites du lit de mort Amida.
Ce qu'en dit Nichiren.
Amidakyo voir Sutra Amida (Sukhavativyuha)
amidisme (Nembutsu).
L'un des courants du bouddhisme les plus répandus en Extrême-Orient ;
né en Chine autour des Ve-VIe siècles et basé sur le culte du bouddha Amida. Le but de l'adepte est la
renaissance dans la "Terre Pure" d'Amida, sorte de paradis où il pourra
jouir d'une vie de félicité sans fin. Ce paradis peut être atteint uniquement grâce à l'aide d'Amida qui
a juré de transporter dans son paradis tous les êtres qui croiront en son pouvoir salvifique et demanderont son aide en répétant le
nembutsu, mantra scandant son nom.
L'amidisme prône un comportement altruiste et moral mais reconnaît à Amida le pouvoir de sauver même le pêcheur le plus endurci.
C'est la notion de salut grâce à une force extérieure (tariki, la force de l'autre) que combattait Nichiren
pour qui l'Éveil bouddhique ne pouvait être obtenu que par un travail sur soi (jiriki, force
intérieure). De plus, Nichiren conteste quelque pouvoir salvifique à un bouddha qui n'a pas de réalité historique (n'appartenant pas au
monde Saha) et dont l'enseignement n'a pas de lien karmique avec les êtres des
dix-mondes-états. L'amidisme pénètre au Japon vers le XIIIe siècle où il connaît une grande popularité et se subdivise assez rapidement en
Jodo shu, Jodo Shinshu et
Ji-shu. Ce qu'en dit Nichiren.
ami de bien, ami du bien, ami spirituel, zenchishiki, 善知識, kalyanamitra,
kalyāṇamitra.
Personne qui transmet l'enseignement correct et conduit vers la pratique bouddhique. Au sens plus large,
il peut s'agir d'un événement ou d'un texte qui remplit la même fonction. A l'opposé, le akushiki
(ami néfaste) est celui qui fait obstacle à l'atteinte de la bouddhéité. En savoir plus.
Ce qu'en dit Nichiren.
ami néfaste ou ami du mal, mauvais ami bouddhique, akushiki, 悪知識.
Ami ou maître qui détourne de la pratique correcte du bouddhisme. Le Sutra du Nirvana dit : "Les
bodhisattvas-mahasattvas ne craignent pas les éléphants fous. [...] Puisqu'un éléphant fou peut
seulement détruire votre corps, il ne peut pas détruire votre esprit ; mais un mauvais ami peut détruire le corps et l'esprit. [...] Même si vous êtes tués par un
éléphant fou, vous ne tomberez pas dans les trois mauvaises voies. Mais si vous êtes détruits par un ami mauvais, vous êtes sûr d'y
tomber." Ce qu'en dit Nichiren.
Amoghavajra, Fuku, 不空, Bukong
, Pukong, P'u-k'ung.
Sixième patriarche (705-774) de la lignée du bouddhisme ésotérique. Né dans le nord de l'Inde (certaines sources le disent originaire d'Asie Centrale), il partit en 720 pour
Loyang où il devint le disciple de
Vajrabodhi. En 741, après la mort de son maître, il se rendit à Ceylan (actuel Sri Lanka) à la recherche de textes ésotériques. En 746, il
revint en Chine où il bénéficia de la protection de Xuanzang et des empereurs
Tang ; il aurait même dirigé des cérémonies destinées à assurer la protection du pays.
Il propagea les doctrines ésotériques et traduisit aussi de nombreux textes ésotériques dont le Sutra
Kongocho et le Rishu-kyo. Avec
Shubhakarasimha (Shan-wu-wei) et Vajrabodhi
(Jin-gang-zhi), il est l'un des fondateurs de l'école Zhenyan zhong
(Shingon) en Chine. Il eut dix principaux disciples, dont
Huiguo qui transmit ces doctrines à Kukai,
fondateur de l'école Shingon au Japon.
Ce qu'en dit Nichiren.
amour voir raga
amour-empathie voir maitri
amour maternel : Ce qu'en dit Nichiren.
amrita, amṛta, amata,
ambroisie, élixir, kanro, 甘露.
Littéralement, non-mort. Dans la mythologie indienne, nectar d'immortalité.
Là où les êtres célestes voient l'amrita les êtres humains, dans leur ignorance,
ne voient que de l'eau. On disait que l'amrita délivrait des souffrances et rendait immortel. En Chine,
on disait qu'elle tombait en pluie du ciel lorsque le monde était en paix.
Ce qu'en dit Nichiren.
Amritodana, Amṛtodana, Amitodana
Kanrobonno, 甘露飯王.
Un jeune frère du roi Shuddhodana, le père de
Shakyamuni. Selon certaines sources, il serait le père d'Ananda
et de Devadatta ; d'après d'autres, celui d'Anuruddha
et de Mahanama.
Anabe (?-587) et Yakabe (?-587).
Anabe (ou Anahobe) était un fils de l'empereur
Kimmei et sa mère, la fille de Soga no Iname.
Ne pouvant monter sur le trône à la mort de l'empereur Bidatsu, il fit une autre tentative pour s'emparer du
pouvoir à la mort de l'empereur Yomei, en conspirant avec
Mononobe no Moriya. Toutefois, on rapporte qu'il fut tué par Soga no Umako qui soutenait un
autre prince héritier, Hatsusebe (l'empereur Sushun). Yakabe,
l'un des plus proches amis du prince Anabe, fut également tué avec lui.
Ce qu'en dit Nichiren.
anagamin, anāgāmī, anāgāmin,
le "sans-retour", anagon ou fugen, 阿那含・不還.
Celui qui, grâce à la pratique bouddhique,
est assuré de vivre dans ce monde sa dernière incarnation. Notion theravada ; dans le
Mahayana, les bodhisattvas
s'incarnent afin de sauver les autres êtres sensibles. Ce qu'en dit Nichiren.
anagarika, (équivalant d'un moine en robe blanche).
Pratiquant du bouddhisme qui n'a pas prononcé de voeux religieux.
Au temps de Shakyamuni, les habits blancs étaient généralement portés par des laïcs, alors que les moines avaient des
robes de couleur foncée. Dans le Theravada, c'est un futur moine qui attend une ordination pour devenir
shramanera. Voir avadatavasana.
Ananda, Ānanda,Anan,
Enantuo, Ananda, Anan, 阿難.
Cousin et serviteur personnel de Shakyamuni. Son nom signifierait "allégresse" mais aussi "sans tache".
Il serait né le jour où Shakyamuni
atteignit l'Éveil. Certaines sources le donnent comme frère cadet de Devadatta ;
d'autres en font le fils d'Amitodana, un autre oncle paternel de Shakyamuni.
Ananda fut le disciple de ce dernier et le servit fidèlement pendant vingt-cinq ans. Il est l'un des dix grands disciples et le premier
pour la qualité de son écoute et la mémorisation des enseignements qu'il entendait en accompagnant partout le Bouddha. Le
Sutra du Nirvana le met en scène et le voit recueillir les derniers enseignements de son maître. Il s'inquiète de savoir qui sera son guide après le trépas du
Bouddha, et celui-ci lui répond, ce qui est notre part commune du legs : "Tu seras ta propre lumière, Ananda".
Il fait partie du dernier des trois groupes des auditeurs-shravakas du
Sutra du Lotus qui comprirent les enseignements du Bouddha en entendant parler des liens qu'ils avaient avec Shakyamuni, dans le
lointain passé de sanzen jintengo, tels que les décrit le chapitre
Kejoyu (VII). Le chapitre Ninki
(IX) prédit qu'il atteindra l'Éveil à l'avenir sous le nom de bouddha
Roi-des-Souverains-Pouvoirs Sagesse-de-Monts-et-d'Océan (Sengaie Jizaitsno, Sagaravaradhara buddhivikriditabhijna
).
Ananda prit une part importante, aux côtés de Mahakashyapa, à la première
compilation des enseignements et succéda à ce dernier à la tête du Sangha. Selon la légende, lors du premier
concile à Rajagriha (477 avant notre ère), il récita la totalité des
sutras et prononça, pour la première fois en cette occasion, la célèbre formule qui caractérise les
sutras : "Ainsi ai-je entendu..." (evam maya scrutama).
Voir le Sutta Mahaparinibbana qui lui est adressé.
Ce qu'en dit Nichiren.
anapanasati (ānāpānasati, āna-apāna-sati,
ānāpānasmṛti, attention sur le souffle).
Pratique theravada en seize étapes où l'attention est portée sur la respiration. Lire le
Sutta Anapassati.
ananta-nirdesha-pratishthana-samadhi voir différents samadhis
Anantacaritra voir Muhengyo bosatsu et quatre grands bodhisattvas Surgis-de-Terre
Anantamati, Intention-Incommensurable, Muryoi,
Wuliang yi, Infinite Intention.
Troisième fils du dernier bouddha
Chandrasuryapradipa, présent à la Grande-assemblée du
chapitre I du Sutra du Lotus.
Anantavikramin (Courage Sans-Mesure, Muryoriki,
Wuliangli, Immeasurable Power, Limitless Courage).
Bodhisattva présent à la Grande-assemblée du
chapitre I du Sutra du Lotus.
Il représente la perfection dans la diligence - virya paramita.
anapana-samadhi, ānāpānasati,
anapana-smriti, samadhi du compter-du-souffle,
susoku-kan, 数息観i.
Pratique méditative qui prépare l'entrée dans le samadhi
en comptant chaque souffle ; anapana signifie souffle ; smriti
désigne la mémoire active (mindfulness).
anasrava, anāsrava, anāsravendriya,
sans écoulement, sans infections.
Ce ou celui qui n'est plus soumis au flux des passions engendré par la souillure
des six organes des sens. La sagesse sans écoulement (sagesse-anasrava) est une sagesse que les pensées
douloureuses, nées des passions, ne viennent pas troubler. C'est le but de la 11e étape des 52 étapes du bodhisattva. Voir les
quatre sagesses, anasrava.
Anathapindada
"Bienfaiteur des Nécessiteux" ; autre nom de Sudatta
anatman, anātman, anatt ā,
mugan, muga, 無我.
non-soi : concept bouddhique opposé à la croyance brahmanique en l'existence d'une entité fixe définissant
la personnalité, atma (atta), proche du concept occidental d'âme.
Pour le bouddhisme, il n'existe qu'une simple agrégation de phénomènes conditionnés (voir
shunyata).Ce qu'en dit Nichiren.
Anavatapta I (Lac de glace, Qui-ne-se-réchauffe-pas, Sans-Chaleur, Anokuchi ou
Anokudatchi ou Munetchi, 阿耨池 - 阿耨達池 - 無熱池 - 阿那婆達多, ou Shoryo-chi
清涼池).
Selon la cosmologie bouddhiste antique, lac au centre du monde. Selon le Kusha Ron, il se trouve
au nord des Montagnes neigeuses (Himalaya) et au sud de la Montagne des Parfums (Kosui-sen). On croyait que ses eaux claires et gelées
avaient la capacité de soulager toutes les souffrances et de satisfaire tous les désirs. Le lac serait entouré d'or, d'argent, et de pierres précieuses et habité
par un ou plusieurs rois-dragons appelés Anavatapta. Quatre fleuves mythiques
y prennent leur source. Ils furent parfois identifiés avec le Gange (Est), l'Indus (Sud), l'Oxus, actuellement l'Amou-Daria (Ouest), et le Fleuve
jaune (Nord). Ce qu'en dit Nichiren
Anavatapta II (Anabadatta,
Anokudatsu-ryuo, 阿耨達竜王, Anapodatuo).
Dragon du Lac
Anavatapta. Il fait partie des huit rois-dragons qui ont assisté à l'enseignement du
Sutra du Lotus. Après être devenu un bodhisattva,
Anavatapta fut libéré du mal des autres dragons qui sont tourmentés par la chaleur ardente et attaqués par des
garudas.
A132
Ando Goro
Magistrat qui gouvernait le Nord du Japon à l'époque du régent
Hojo Yoshitoki.
Ce qu'en dit Nichiren.
Angulimala, Angulimāla,Angulimalya,
Okutsumara, 央掘摩羅.
Meurtrier notoire qui devint un fidèle de Shakyamuni. Angulimala signifie "collier
de doigts", nom qui lui aurait été donné parce qu'il portait un collier fait avec les doigts de ses victimes. Selon le Sutra
Angulimala, il aurait étudié tout d'abord à Shravasti avec un maître brahmane.
Mais parce qu'il avait refusé les avances de la jeune et belle femme de son maître, celle-ci médit de lui auprès de son mari qui, furieux, décida de s'en débarrasser sans
se salir lui-même les mains. Il aurait donc déclaré à Angulimala qu'il pourrait parachever sa pratique religieuse s'il tuait cent personnes
(d'autres sources disent un millier) et leur coupait les doigts. Pris entre son propre sens moral et son devoir d'obéissance à son maître,
Angulimala devint fou. Il avait déjà tué 99 personnes et s'apprêtait à faire de même avec sa propre mère qui aurait été la centième, lorsqu'il rencontra Shakyamuni
qui lui parla et le convertit au bouddhisme. Angulimala est particulièrement vénéré dans les prisons.
Lire le Sutra Angulimala.
Ce qu'en dit Nichiren.
Aniksiptadhura, Anikṣiptadhura, Sans-Repos,
Buxiuxi, Fukusoku, Never Resting.
Bodhisattva constamment à la recherche de la vertu parfaite au service du Bouddha.
Il apparaît dans le chapitre I du Sutra du Lotus.
animalité ou monde des animaux (chikusho-kai, 畜生界, tiryag,
tiryanc).
Troisième des dix mondes-états et l'une des
trois voies mauvaises. Etat où l'on est sous l'emprise des désirs instinctifs et où l'on perd toute notion de raison ou de moralité. La condition animale est
caractérisée par la lutte incessante pour la survie où le fort se nourrit du plus faible. Certaines formes du bouddhisme considèrent qu'un homme qui se comporte de
façon particulièrement bestiale pourra renaître en tant qu'animal. Cette croyance est à l'origine d'un respect exagéré des animaux, des singes et des
chiens en particulier. Le bouddhisme de Nichiren met l'accent sur l'attitude de l'homme qui cherche à dominer le faible et, inversement, flatte celui
qui est fort. Voir le tableau des dix mondes. Ce qu'en dit Nichiren :
animal/animalité.
animisme.
Religion dont les fondements reposent, entre
autres, sur la relation entre l'homme et la nature. Selon la doctrine
animiste, tout objet de la nature renferme un esprit invisible qui le
gouverne.
Aniruddha,
Anuruddha,
Anuruda, Anaritsu,
阿那律, Anouloutuo.
I Cousin de Shakyamuni et l'un de ses dix principaux
disciples. Aniruddha avait la réputation
d'être "le premier pour sa clairvoyance divine". Le
mot pali anuruddha signifie "Qui ne
rencontre aucun obstacle", ou "Celui qui, tous ses souhaits
étant exaucés, est sans désir". Il se serait
un jour endormi au cours d'un sermon du Bouddha et aurait été
sévèrement réprimandé.
Bien décidé à ne pas répéter cette faute, il fit le voeu de
ne plus jamais dormir. Cela provoqua sa cécité, mais lui
valut d'acquérir ensuite des pouvoirs de discernement exceptionnels.
Le chapitre VIII du Sutra
du Lotus prédit qu'il deviendra à l'avenir un bouddha
du nom de Samantaprabhasa (Clarté-Universelle,
Fumyo).
A distinguer, éventuellement, de Aniruddha,
bodhisattva dont l'histoire est développée dans le
Hokke Mongu
de
Zhiyi.
Aniruddha, Anuruddha,
Anaritsu, 阿那律).
II Bodhisattva
dont l'histoire est développée dans le
Hokke Mongu de
Zhiyi.
Il y a longtemps, un pratyekabuddha
du nom de Rida pratiquait la quête d'aumônes, mais n'obtenait
jamais rien. Voyant cela, un homme pauvre lui offrit du millet comme on en donne
aux poules. Par la suite, alors que le pauvre homme avançait
dans la montagne à la recherche de millet pour Rida,
un lièvre lui sauta sur le dos, puis se changea en cadavre. Effrayé,
l'homme essaya de s'en débarrasser sans y parvenir.
Pourtant, dès qu'il arriva chez lui, le cadavre se détacha et se
changea en poudre d'or. Ayant appris cela, des brigands vinrent chez
lui pour lui voler son or, mais devant eux, ils ne virent qu'un cadavre
alors qu'aux yeux de l'homme pauvre, il y avait là un authentique
trésor qui le rendit riche. Selon certaines sources, il n'y
aurait aucun lien entre cet Aniruddha
et
Aniruddha, cousin de Shakyamuni,
alors que d'autres affirment que 99 kalpas plus tard,
Aniruddha
renaquit sous la forme du cousin de Shakyamuni. Ce
qu'en dit Nichiren
anitya voir impermanence
Ankokuron-ji,
安国論寺 (Myoho-zan Ankokuron-ji).
Temple construit par Nichiro
à l'emplacement du premier hall de réunion des disciples de Nichiren
à Kamakura. Nichiren
y possédait une petite résidence (Matsubagayatsu).
C'est de là que furent accomplies ses premières activités : "sermons au coin des rues" et envoi du
Rissho Ankoku Ron aux autorités.
An Lushan
安祿山 (705-757).
Officier de l'armée chinoise sous la dynastie
Tang. Il gagna le contrôle d'une vaste région à
la frontière nord-est du pays et acquit un grand pouvoir à
la cour, sous la protection de l'empereur
Xuanzong.
En 755, il prit la tête d'une rébellion et s'empara de
la capitale. Il fut tué dans une querelle d'héritage par
son fils An Zhingsi, qui fut lui-même
tué par Shi-Shi-ming.
Ce qu'en dit Nichiren.
An'ne voir Sthiramati
An'ne (安慧, de son nom posthume Daigyo, 795-868).
Quatrième supérieur du temple Enryaku-ji.
Sous la direction de Saicho
et de Ennin, il étudia les enseignements
Tendai exotériques et ésotériques. Il écrivit le Ken
Hokke Gi Sho (Clarification du sens du Sutra du Lotus).
Ce qu'en dit Nichiren.
année d'infortune ou âges de calamités (yaku doshi, 厄年).
Selon une croyance très répandue au Japon, les années cruciales de la vie d'un individu, réputées
dangereuses (maladie, mort, faillite, perte de biens et autres événements
malvenus). Pour les hommes, ce sont la 25e et 42e année ; pour
les femmes, la 19e, la 33e et la 49e ; pour les deux sexes, la
60e et la 70e. Les années précédant et suivant
chaque année d'infortune sont respectivement appelées
mae-yaku (pré calamité)
et ato-yaku (post calamité),
âges au cours desquels des calamités mineures sont attendues. Ce qu'en dit Nichiren.
Annen, 安然, (841-915).
Prêtre de l'école Tendai.
Il étudia les enseignements exotériques et ésotériques
au temple Enryaku-ji
sous la direction de Ennin
et, plus tard, fut initié à la doctrine du Monde de la Matrice
par Henjo, un moine du
temple Genkyo-ji de Kyoto.
Il critiqua le principe des dix stades de l'esprit, un système
de classification comparative formulé par Kukai,
qui donnait la priorité aux enseignements du Shingon,
classait le Sutra Kegon
au deuxième rang et le Sutra du Lotus en troisième position.
Toutefois, bien qu'il ait inversé l'ordre d'importance relative accordé
au Sutra Kegon
et au Sutra du Lotus, il continua à mettre au premier rang les enseignements du
Shingon.
Il fonda le temple Godai-in sur le Mont Hiei
où il consacra son temps à écrire ; de là, les surnoms d' "Homme de grande vertu du Godai-in"
(Godai-in Daitoku) ou "Moine du Godai-in" (Go-dai-in Osho) qui lui furent donnés.
En 884, il devint supérieur du Genkyo-ji.
Ses oeuvres comprennent le Kyoji Mondo (Questions et réponses
concernant l'enseignement et le temps) et le Bodaishingi Sho
(Traité sur la Signification de l'esprit aspirant à
l'Éveil). Ces deux ouvrages sont considérés comme
les principaux textes de l'école
Tendai
ésotérique. Ce qu'en dit Nichiren.
annihilation de la conscience
et réduction du corps en cendres (keshin-metchi,
灰身滅智).
Doctrine theravada
selon laquelle
on pouvait atteindre le nirvana seulement
par la mortification du corps et de l'esprit. Voir nirvana sans reliquat.
annonce ou octroi de la prédiction,
vyakarana, vyākaraṇa,
veyuakarana,
juki,
kibetsu,
wagarana,
授記・記別・和伽羅.
Dans les sutras, paroles par lesquelles le Bouddha annonce à un disciple
qu'il réalisera un jour l'Éveil complet
sans supérieur avec, la plupart du temps, la précision
de leur nom futur résumant leur qualité principale. En
savoir plus sur les personnes qui reçurent la prédiction.
D'après la tradition, cette vyakarana se
fait en posant la main sur le sommet de la tête du
bodhisattva
en réponse aux voeux qu'il prononce (pranidhana).
Vyakarana signifie littéralement "analyse grammaticale" : mise en évidence du signifié à partir du signifiant,
ici du nom octroyé. Le nom reçu du Bouddha décrit l'avenir spirituel
du bodhisattva.
De nos jours, un nouveau nom est octroyé à celui qui reçoit les préceptes monastiques afin de marquer la rupture avec le
passé que représente le nom donné à l'enfant par ses parents. Voir
l'article de P. Johnson et le texte de Ryusho
Annonce [chapitre] voir Octroi de la Prédiction
Annonce conférée aux apprentis et à ceux qui n'ont plus à apprendre voir Prédiction octroyée aux apprentis et à ceux qui n'ont plus à apprendre
Annotations sur le Hokke Gengi voir Hokke Gengi Shakusen
Annotations sur le Maka Shikan voir Shikan-bugyo-den-guketsu
Annotations sur le Madhyamaka-karika (Churon) voir Chugan-ron-sho
Annotations sur le Sutra Mahavairocana voir Dainichikyo Sho
Annotations sur le Sutra de la Guirlande de Fleurs voir Kegongyo sho
Annotations sur la signification
du Sutra du Lotus
voir
Hokke Gisho
Annotations
sur les Mots et Phrases du Sutra du Lotus
voir
Hokke-mongu-ki
anokutara voir anuttara
Anrakugyo hon [chapitre] 安楽行品 voir Pratiques paisibles
Anraku Shu, 安楽集, Essais sur le monde de la paix et du plaisir ou Essais sur le Paradis de
l'Ouest.
Oeuvre de Daochuo, moine de l'école de la Terre pure sous
la dynastie Tang. En se basant sur le
Sutra Kammuryoju, il range tous les enseignements de Shakyamuni en deux catégories : ceux de la
Voie sacrée et ceux de la Terre pure. Il affirme que les êtres vivant à l'époque des
Derniers jours du Dharma ne devraient adopter que les enseignements de la Terre pure et s'en remettre exclusivement au bouddha
Amida pour obtenir d'y renaître. Dans cette oeuvre, il se réfère également aux deux voies, celle de la
pratique difficile et celle de la pratique facile, exposées dans le
Jujubibasha Ron de Nagarjuna.
Il identifie la première avec les enseignements de la Voie sacrée et la seconde avec ceux de la Terre pure. Il recommande
d'abandonner la voie de la pratique difficile, selon laquelle chacun peut atteindre l'état de bouddha en s'appuyant sur ses
propres forces (jiriki), et invite à adopter celle de la pratique facile qui permet
de renaître dans la Terre pure en invoquant le nom du bouddha Amida et en lui
faisant confiance (tariki).
Cette oeuvre, qui constitue la base du
Kammuryoju kyo sho (Commentaire du sutra Kammuryoju) de
Shandao, fut également utilisée par Honen lorsqu'il écrivit son
Senchaku-shu.
Anryugyo, 安立行菩, Pratique-Ferme, Supratishthitacharita,
Anli xing, Firm Practice.
L'un des quatre bodhisattvas
Surgis-de-Terre. Il représente le bonheur et la joie. Ses attributs sont la stabilité, la ténacité, la pacification. Il figure sur
le Gohonzon (voir le schéma).
Ce qu'en dit Nichiren.
antérieur [enseignement] voir enseignement
Antoku, 安徳天皇 (1178-1185).
Le 81e empereur en titre du Japon, qui n'a que 2 ans lorsqu'il monte
sur le trône en 1280. C'est la famille maternelle du clan
Taira
qui dirige le pays sans en avoir officiellement la régence. Son
règne ne dure que 5 ans. L'enfant Antoku
se noya durant la bataille maritime de
Dan-no-ura
où le clan Taira
fut définitivement vaincu par le clan Minamoto.
En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.
Anthologie de la propagation de la lumière voir Gumyo Shu
Anti-Lokayata voir Vamalokayata
Anuruddha voir Aniruddha
Anuttara, Anuttarā,
Vainqueur insurpassable, Sans-égal, Mujoji.
L'un des dix titres honorifiques du
Bouddha. Très souvent associé au titre Samyak
Sambuddha (Sage parfait). Le Bouddha maîtrise parfaitement la triple vérité et possède une
prajna insurpassable.
anuttara,
anuttarā, anokutara, mujo,
阿耨多羅・無上.
En dehors des catégories hiérarchiques ; insurpassable, suprême, excellent, sans supérieur. Adjectif qui entre dans la composition
de nombreux termes bouddhiques : anuttara-samyak-sambodhi
(阿耨多羅三藐三菩提・無上正等正覚]) est l'Éveil parfait sans supérieur ;
anuttara-dharma-chakra
est la
Roue du Dharma
insurpassable.
Anyuexing pin (Pratiques paisibles, Anrakugyo hon) voir le chapitre XIV du Sutra du Lotus.
Aparagodaniya,
Aparagodānīya,
Godaniya,
Kuyani, Gokeshu,
Sai-gokeshu , 瞿耶尼・牛貨洲・西牛貨洲.
Dans la mythologie indienne, l'un des quatre continents
qui entourent le Mont Sumeru. Ce qu'en dit Nichiren.
apparence phénoménale temporaire (ketai) voir temporalité
apprentis et ceux qui n’ont plus à apprendre.
Auditeurs-shravakas du Bouddha de
différents niveaux : ceux qui étudient (gaku)
et ceux qui, étant devenus arhats,
n'ont plus rien à apprendre (mugaku).
Le chapitre IX du Sutra du Lotus leur est consacré.
appuis du Dharma voir quatre appuis du Dharma
aptitudes (ki) voir dispositions
aragyo, aragyô.
Pratique ascétique de la Nichiren Shu : retraite de cent jours entre le 1er novembre
et le 10 février. La récitation de
daimoku
est alternée avec un rite de purification qui consiste à s'arroser d'eau glacée sept fois par jour.
Le jeûne et les veilles suivent les règles
theravada. Diaporama.
En savoir plus. Visiter le temple
Nakayama Hokekyo-ji. Expérience du Rév. Hosho Sugawara
aranya,
arannya,
arennya,
kugen, 阿蘭若・阿練若・空閑.
Lieu à l'écart des villes ou des villages, forêt où se retirent les ermites
(aranyaka) pour méditer sur les enseignements des
Vedas. Dans le Sutra
du Lotus, les aranyaka persécutent les adeptes du bouddhisme.
arbre [de]
bodhi
(Ficus religiosa, pippal ou figuier des pagodes, appelé également arbre sacré, bodaiju, 菩提樹,
bodhi-druma, ashvattha, aśvattha.
Grand arbre dont les feuilles brillantes, à consistance de cuir, sont larges à la base et effilées. Il existe dans la nature des sujets qui ont plus
de 2000 ans. D'après la tradition, les bouddhas atteignent l'Éveil sous un arbre bodhi.
arbre shala voir bosquet de shala
arbre corail voir érythrina
arbre à orchidées voirbauhinia
Arhat,
Ogu, Vénérable, Digne d'offrandes, Digne de respect.
L'un des dix titres honorifiques de
Shakyamuni. C'est, à l'origine, une référence aux moines bhiksus.
En leur faisant des offrandes, les laïcs participaient à leur recherche spirituelle. En faisant des offrandes
au Bouddha, les fidèles pratiquent l'une des vertus principales des bodhisattvas : le don.
arhat, arhant,
arahant, arahat,
arakan, 阿羅漢, ogu, luóhàn, méritant.
Celui qui a complètement détruit les passions
(klesha). Terme désignant celui
qui est parvenu au plus haut des quatre étapes
(shi ka) qu'un auditeur-shravaka
aspire à atteindre en pratiquant les enseignements du
Theravada.
En Chine, il fut traduit de différentes manières : "celui
qui n'a plus rien à apprendre" (mugaku),
ce qui indique qu'un arhat atteint la perfection
dans sa pratique ; "destructeur des ennemis" (setsuzoku),
métaphore qui désigne les illusions de la pensée
et du désir ; "celui qui ne renaît pas" (fusho),
parce qu'un arhat s'est libéré
du cycle des renaissances dans les six
voies ; et par "digne de recevoir des offrandes" (ogu),
ce dernier étant aussi l'un des dix titres
honorifiques du Bouddha. A l'origine, arhat
était un terme synonyme de bouddha et représentait
l'idéal theravada.
On considère généralement comme arhat les personnes qui sont passées par
les étapes de "vainqueurs du courant", "du
dernier retour", "de non-retour". En ordre de progrès
croissant :
1) Le vainqueur du courant (srotaapanna)
est entré dans le courant des sages et a éliminé les illusions de la pensée dans le monde
des trois plans ;
2) Ceux qui en sont au stade du dernier retour (sakridagamin)
ont éliminé six des neuf illusions du monde des
désirs,
et, en raison des illusions qui demeurent, renaîtront au Ciel. Puis, une fois encore, dans le monde des hommes avant d'accéder
au nirvana ;
3) Ceux qui sont parvenus au stade de non-retour (anagamin) ont éliminé les
trois dernières illusions du monde des désirs, et ne renaîtront
plus dans ce monde-là mais seulement dans le monde de la forme ou dans le monde du sans forme.
En définitive, ayant éliminé toutes les illusions de la pensée et du désir, un arhat ne transmigrera plus à travers les
six voies. Le Mahayana substitua à cette
image celle du bodhisattva, qui est prêt
à renoncer à la délivrance pour sauver les êtres.
Lire le commentaire sur l'état d'arahant dans le Sutta Upanisa. Ce qu'en dit Nichiren.
Arida, Arita, 阿利.
Nom sous lequel apparaît Aniruddha dans une existence précédente. Voir Rida
Ariwara no Narihira (825-880).
L'un des poètes les plus renommés du début de la période
Heian. Ce qu'en dit Nichiren.
ariya voir noble
arjaka,
ari-ju, 阿梨樹, ocimum gratissimum.
Plante aromatique pouvant atteindre 3m de haut et utilisée dans les cérémonies bouddhiques.
Lorsqu'une branche de cet arbre tombe à terre, dit la tradition, elle se brise en sept morceaux. Dans le chapitre Dharani,
lorsque les dix déesses-rakshasis
(jurasetsunyo) s'engagent à protéger ceux qui pratiquent le Sutra,
elles s'expriment ainsi : "Quiconque résiste à notre charme / Et trouble un prédicateur du
Dharma/ Que sa tête éclate en sept morceaux/ Comme les branches de l'arbre arjaka."
Ce qu'en dit Nichiren.
Arrêt et Examen voir Maka Shikan
arrêt et examen, shi-kan, 止観, shamatha vipashyana,
samatha vipassana
Littéralement, "grand arrêt et examen-introspection" : pratique de la concentration de l'esprit.
Technique méditative développée par Zhiyi dans le
Maka Shikan à partir des bhavanas
bouddhiques de l'Inde qu'il ajoute à ces dernières les méditations sur
ichinen sanzen. Ce système a pour but de percevoir le "domaine de l'insondable", c'est-à-dire
la triple contemplation de l'unité (isshin sangan) ou
ichinen sanzen dans l'esprit d'un être. "Concentration" signifie diriger son esprit sur un objet sans en être
distrait, et "intuition", voir toute chose comme elle est, en pénétrant la réalité ultime de tous les phénomènes.
Lire le Makashikan. Voir méditation tendai. En savoir plus sur
les méditations. Ce qu'en dit Nichiren.
arrêt-samatha voir le Makashikan de Zhiyi
arrogance, mana, man, 慢.
L'un des trois poisons. Sentiment d'être supérieur aux autres, ce qui obscurcit le jugement et freine l'Éveil.
Le bouddhisme distingue sept, huit ou neuf types d'arrogance. Un
certain nombre de figures représentant l'arrogance apparaissent dans les sutras, tels les cinq mille personnes arrogantes dans
le Sutra du Lotus et le brahmane Grand-Arrogance.
Des expressions telles que "la bannière de l'arrogance" y sont également fréquentes. Voir également les sept arrogances,
les huit sortes d'arrogance et neuf sortes d'arrogance.
Ce qu'en dit Nichiren.
artifice [avec artifice (usa) et sans artifice (musa)].
Opposition entre "ce qui est fabriqué" et ce qui est "tel quel" (non-soumis à la production conditionnée) :
par exemple, le Bouddha et ses impressionnantes 32 marques distinctives, opposé au
Tathagata, l'Ainsi-Venu. Cette opposition est principalement mise en valeur à propos de l'atteinte de
la bouddhéité sans changer d'apparence (sokushin jobutsu) ; le fait de pratiquer l'ascèse
est alors considéré comme usa.
A l'opposé, l'Éveil, tel qu'il est décrit dans
l'enseignement parfait (enkyo), est dit musa.
Fondamentalement, cela implique que toutes les formes de vie sont dignes de respect.
Ce qu'en dit Nichiren.
arupya-dhatu, mushiki-kai, 無色界.
Monde du sans-forme. Le plus élevé des trois plans.
arya voir noble
arya-ashtanga-marga voir Octuple noble chemin
Aryadeva, Āryadeva, Kānadeva,
Daiba, Shodaiba, 提婆・聖提婆.
Le 15e des 24 successeurs de Shakyamuni.
Né dans une famille de brahmanes du Sud de l'Inde au IIIe siècle,
il étudia la doctrine de la non-substantialité (ku) sous la direction de
Nagarjuna. On le connaît aussi sous le nom de Kanadeva
(Kanadaiba, 那提婆, Jianatipo) parce qu'il perdit un oeil
(kana signifie borgne). A Pataliputra, au cours d'un débat religieux, il réfuta des
maîtres brahmanes et fut assassiné par un de leurs disciples.
Il écrivit le
Hyaku Ron (Traité en cent vers, Shatakashâstra), le Shibyaku Ron (Traité en quatre cents
stances, Chatuh Shataka) et le Hyaku Ron.
Le Hyaku Ron est l'une des trois oeuvres fondamentales de l'école
Sanlun (Sanron).
Ce qu'en dit Nichiren.
Aryasimha, Āryasimha, Shishi-sonja,
師子尊者.
Dernier des 24 successeurs de Shakyamuni en Inde (VIe siècle). D'après la légende, le roi
Dammira (ou Mirakutsu), hostile au bouddhisme, détruisait les temples et les
stupas et faisait exécuter les moines. Lorsque Aryasimha fut décapité, ce ne fut pas du sang
qui coula de son corps mais du lait ; la main de Dammira tomba à terre et le roi mourut quelques jours plus
tard. Ce qu'en dit Nichiren.
Asama (Sans-égal, ashama, 阿娑摩).
L'un des titres honorifiques du Bouddha.
asamkhya voir asogi (incalculable)
asamskrita voir inconditionné
Asanga, Asogya,
Muchaku, Mujaku, 無著).
Erudit de la doctrine "Rien-que-conscience" (début du IVe siècle).
Fils d'un brahmane de Purusapura (Peshawar, Inde du nord) et frère
ou demi-frère de Vasubandhu.
Selon le Daito Saiiki Ki, Asanga devint moine de l'école
Mahishasaka du Theravada, alors que
Paramartha déclara qu'il appartenait à l'école
Sarvastivada. Quoi qu'il en soit, il se convertit par la suite au Mahayana
et persuada Vasubandhu d'en faire autant.
La légende dit que la non-substantialité (ku), telle que la concevait et l'exposait le
Theravada ne le satisfaisant pas, il utilisa ses pouvoirs surnaturels pour monter au Ciel
Tushita et se faire enseigner la doctrine Mahayana de la
non-substantialité par Maitreya lui-même.
Il passe pour être le fondateur, ou au moins l'un des premiers maîtres, du courant du Yogacara qui s'inspire de son traité, le
Yogacaryabhumishastra (Yugashijiron). Les pratiques yogiques, alliées à l'étude des textes, lui semblent en effet
indispensables pour établir une concentration favorable à l'Éveil. Il initie son frère
Vasubandhu aux doctrines du Rien-que-Conscience caractéristiques du
Yogacara et reste davantage préoccupé de réalisations spirituelles que conceptuelles.
Rédacteur du Mahayanasamgraha (Somme du Grand Véhicule),
Asanga fut l'un des principaux penseurs du bouddhisme indien. Ses recherches le conduisirent à s'interroger sur le fonctionnement et
l'existence de l'esprit qui revêt dans sa philosophie une importance centrale. Il débouche sur la compréhension de la huitième conscience, la
conscience réceptacle (alaya-vijnana). L'Esprit lui apparaissant comme le
seul lieu du monde empirique et de la pensée, il l'identifie au Corps du Dharma.
Pour lui, la réalité et la conscience que nous en avons ne sont que d'ordre mental ; d'où le nom donné à cette philosophie : le "Rien-que-Conscience".
Ce n'est pas pour autant un déni du réel mais l'acceptation de l'idée que nous pouvons nous en faire. Les courants qui découlent de cette conception furent qualifiés de "bouddhisme idéalisant".
Il faut ajouter à ses oeuvres déjà citées le Daijo Abidatsuma Shu Ron (Anthologie de traités du Mahayana), le
Sho Daijo Ron (Principes fondamentaux de la doctrine Mahayana), le Kongo Hannyakyo Ron
(Traité sur le Sutra Kongo Hannya), le Junchu Ron (Conformité avec le
Chu Ron).
Ce qu'en dit Nichiren
asava voir infections
ascète, sadhu
Littéralement, "celui ayant atteint son but" ; saint homme, sage. En Inde, celui
qui a renoncé à la société pour se consacrer à la vie spirituelle.
ascétisme, yogacara, tapas, shugyo, 修行, kugyo,
kuxing.
Courant philosophique qui prône une discipline de vie, un ensemble d'exercices physiques et moraux pratiqués en vue d'un
perfectionnement spirituel. En Inde, il est indissociable de l'enseignement des Vedas. Selon les
époques et les écoles, il prend des formes plus ou moins mortifères.
Shakyamuni s'est exercé au jeûne et aux ascèses les plus sévères, telle que la maîtrise totale du souffle où l'ascète ne devait plus respirer par le nez mais par les oreilles.
Shakyamuni condamna finalement les pratiques extrêmes qui
étaient une négation de la vie et pouvaient même induire des désordres psychiques. Le bouddhisme du Sutra du Lotus prône le
respect et la maîtrise du corps. Voir dhuta.
Ce qu'en dit Nichiren.
Ashoka (Aiku-o, 阿育王 ; a privatif ;
shoka : douleur) ; 273-232 avant notre ère (dates incertaines).
Fils de Bindusara de la dynastie
Maurya ; en 268 av. J.-C., il monte sur le trône de ce qui est alors le plus important empire de
l'Inde. La capitale est Pataliputra (aujourd'hui Patna).
Son début de règne est très autoritaire et belliqueux. Il attaque le royaume de Kalinga et remporte
une victoire rapide mais terriblement sanglante. La vision de milliers de soldats morts va profondément le bouleverser. Il se convertit au bouddhisme et jure de ne plus
mener de guerre. A partir de ce moment, il gouverne selon l'éthique bouddhique.
Nous connaissons ce roi par les édits qu'il fit graver en langue commune sur des dizaines de stupas.
Trois thèmes reviennent constamment : l'interdiction de tuer les êtres vivants ; l'obéissance et le respect dus aux parents, aux religieux, aux ascètes ;
le bonheur dans ce monde et dans l'autre. Ashoka a eu une influence considérable sur le développement du bouddhisme en
Asie. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.
ashraya paravrtti, āśraya parāvŗtti,
asraya pravrtti, asraya-paravritti (littéralement,
asraya = refuge ; pravrtti = mouvement en avant).
Terme technique de méditation dans l'école du
Rien-que-Conscience qui désigne le "basculement aux fondements de la conscience" ; état psycho-mental où les illusions dues à
l'ignorance fondamentale sont "inversées" et transformées en Éveil.
Ashuku voir Akshobhya
ashura voir asura
Ashvaghosha, Aśvaghoṣa, Memyo, 馬鳴.
Lettré indien, connu pour ses poèmes de cour et ses dramaturgies fortement teintés de l'univers du bouddhisme, qui vécut vers le Ier ou le IIe siècle. Son nom
bizarre, qui signifie "hennissement", est associé à la belle légende du roi Rinda qui se mit à
dépérir lorsque ses chevaux blancs cessèrent de hennir et auxquels Ashvaghosha rendit cette faculté par la récitation de
textes bouddhiques (voir Le Roi Rinda).
Trois textes lui sont attribués de façon à peu près certaine,
notamment un Buddhacarita et un Shariputra prakarana
(Drame intitulé Shariputra). Il est surtout connu pour des traités qui lui sont attribués mais qui datent d'époques ultérieures et surtout le très célèbre
Daijo kishin ron (Réveil de la foi dans le Mahayana) traduit par
Paramartha.
Sous une forme claire et concise, il précise les grandes lignes philosophiques du
Mahayana et donne également dans son troisième livre des conseils sur le désir d'
Éveil, sur la foi et sur la contemplation.
Son influence fut considérable sur le bouddhisme chinois et particulièrement sur les courants méditatifs. Le
Daito Saiiki Ki raconte qu'à une époque où, grâce à ses talents en musique et en littérature,
Ashvaghosha propageait le bouddhisme à Pataliputra
dans le royaume de Magadha, le roi
Kanishka conduisit son armée contre Pataliputra et exigea une somme énorme en tribut.
Le roi vaincu livra Ashvaghosha à la place. Par la suite, avec le soutien de
Kanishka, Ashvaghosha propagea le bouddhisme dans le Nord de l'Inde.
Ce qu'en dit Nichiren.
Ashvajit, Aśvajit, Assaji,
Asetsuji, 阿説示.
L'un des cinq premiers ascètes convertis par Shakyamuni. Alors qu'il demandait l'aumône
à Rajagriha, il rencontra Shariputra
qui, très impressionné par sa contenance et son intégrité, se décida à suivre les enseignements de Shakyamuni.
Ce qu'en dit Nichiren.
ashvashirsha voir démons à tête de cheval
Asita [ascète] I Ashida, 阿私陀.
Sage ermite de Kapilavastu. Selon le Sutra Kako Genzai Inga (Sutra des
causes passées et présentes), à la naissance de Shakyamuni, le roi Shuddhodana pria le
sage Asita d'examiner la physionomie du nouveau-né. Décelant en lui les trente-deux signes
caractéristiques d'un grand homme, Asita prédit que si l'enfant demeurait dans le monde séculier, il deviendrait à
vingt-neuf ans un "roi qui tourne la roue". S'il renonçait au contraire à la vie profane, ce qui était plus probable, il
atteindrait la sagesse suprême et deviendrait Bouddha. Déjà âgé de quatre-vingt-dix ans et certain de disparaître avant que le prince
n'atteigne l'Éveil, Asita regrettait de ne pouvoir entendre l'enseignement du
Bouddha. Ce qu'en dit Nichiren.
Asita
II Ashi, Ashi-sennin, 阿私仙人, Asixian.
Nom de Devadatta alors qu'il pratiquait le Dharma Merveilleux dans une
existence passée. Son histoire est relatée dans le chapitre XII du Sutra du Lotus. Selon ce chapitre,
Shakyamuni aurait été un roi (Suzudan) dans une existence antérieure et aurait
été disciple, pendant une période de mille ans, d'un ermite nommé Ashi qui lui aurait enseigné le
Sutra du Lotus.
asogi, 阿僧, asamkhya, asamkhyeya,
incalculable, nombre sans limite.
Dans le brahmanisme, ce terme était appliqué à la description des
kalpas. Un kalpa = un jour et une nuit de
Brahma = environ 8 millions de vies humaines. D'après le
Kusha Ron, cette unité représente 10 puissance 59 (10 suivi de 59 zéros) ou, d'après une autre estimation,
10 puissance 51.
aspect de la pure ainsité, jisso shinnyo, 實相眞如.
Concept élaboré par Zhiyi pour qui la réalité apparaît sous une triple évidence harmonieuse
(enzoku santai) :
1) évidence de la vacuité kutai ;
2) évidence de la temporalité ketai ;
3) évidence du milieu chutai.
Plusieurs concepts caractéristiques de la pensée indienne sous-tendent cette vision de l'univers. L'observation de l'univers met en évidence l'impermanence
de tous les phénomènes. La vie, telle que nous la percevons, est indissolublement liée au temps et au changement incessant. Il en découle la notion de la non-existence d'une
nature propre (entité immuable). Et à l'inverse est mise en évidence la production conditionnée, enchaînement de causes créant des effets qui
sont eux-mêmes des causes de nouveaux effets.
Par ailleurs, alors que l'Occident cherche l'absolu dans une transcendance, un Dieu créateur, l'Orient refuse toute idée
d'un commencement absolu, d'une création du monde. S'il y a un Dieu, qui l'a créé ? S'il s'est créé tout seul, cela signifie que l'univers aussi peut se créer tout seul :
c'est le principe de l'immanence.
Les querelles de la scolastique occidentale qui cherchent à définir transcendance et immanence, et à les opposer, sont étrangères au
Mahayana : les choses existent "par elles-mêmes", ni n'existent "en elles-mêmes" mais
seulement dans une relation interdépendante. Dire d'un fait qu'il est "tathata", "ainsi", c'est affirmer qu'il n'a
pas été créé par un être transcendant. Le Dharma est "ainsi" ; le véritable
aspect des phénomènes (shoho jisso) est "ainsi" ; le principe de causalité est "ainsi".
Le Bouddha est l'Ainsi-Venu, nul ne l'a envoyé. La pure ou parfaite ainsité
(nyonyo, 如如, tathata) est le monde tel qu'il est vécu par les bouddhas qui, tout en
étant dans le monde, le perçoivent comme a-temporel et en dehors des catégories duelles : bien/mal, vie/mort, etc.
Ce qu'en dit Nichiren.
aspect réel ou aspect véritable de tous les phénomènes (dharmas),
aspect réel des choses, shoho jisso, shohô jissô, 諸法実相, reality of all existence.
Principe
énoncé dans le chapitre II du Sutra du Lotus. La réalité nous est perceptible par les dix
modalités d'expression de la vie (dix nyoze) que sont
1) l'apparence (so) ;
2) la nature (sho) ;
3) l'entièreté (tai) ;
4) l'énergie potentielle (riki) ;
5) l'action ou énergie manifestée (sa) ;
6) la cause latente (in) ;
7) la condition (en) ;
8) l'effet latent (ka) ;
9) la rétribution (ho) ;
10) la cohérence de l'origine à la fin (ou cohérence des racines aux branches)(honmaku kyo to).
Ces modalités s'appliquent à tous les phénomènes, et il n'existe pas de phénomènes en dehors de ces catégories. Elles s'appliquent à tous les êtres dans les dix mondes-états.
Il s'ensuit qu'il n'existe aucune différence de
nature entre un bouddha et une personne ordinaire. C'est la base théorique du principe de
l'atteinte de la bouddhéité par tous les êtres. Nichiren applique "tous les phénomènes" aux êtres pris dans leur environnement et définit
l'aspect réel comme étant Myohorengekyo,
Dharma contenu dans le Sutra du Lotus. Tous les phénomènes sont des manifestations de ce
Dharma : l'Ultime réalité ; les phénomènes sont inséparables (non-duels) et le véritable aspect des multiples
dharmas (shoho jisso) est alors égal et inchangeant.
La perception ordinaire ne permet pas de voir dans les multiples phénomènes leur aspect réel dont la contemplation, grâce à la purification des sens et de la pensée, est l'un des objets du
bouddhisme. "Seul un bouddha avec un autre bouddha peut comprendre" et partager cette réalité.
Ce qu'en dit Nichiren.
Association Cultuelle Soka du bouddhisme de Nichiren (ACSBN) voir Soka Gakkai
Assemblée voir Grande-assemblée
asura (ashura, 阿修羅, axiuluo).
Dans les Vedas, asura désigne "celui qui n'est pas dieu"
ou qui est "hostile aux dieux". Les asuras sont des démons, rivaux et ennemis
d'Indra et des devas avec lesquels ils sont
constamment en guerre. Les asuras vivent dans les océans, les typhons, les turbulences atmosphériques, alors que les
devas habitent dans les palais célestes sereins. Asura signifie littéralement "privé
d'ambroisie céleste". Ils ne connaissent pas la paix, vivent sans bonheur et sans joie. Leur orgueil les pousse
à lutter sans cesse pour dominer les autres.
Ils apparaissent sous diverses formes : nagas (esprits des eaux), yaksas (esprits de la terre),
daityas (génies), danava
(géants), dasyus (sauvages), kalakanjas (esprits stellaires),
kalejas (démons du temps), khalins (massacreurs), nivata-kavacas (guerriers aux armures
invincibles), pisacas (mangeurs de chair), raksasas (ombres de la nuit) et une multitude
d'autres formes.
Pour que le monde fonctionne correctement, il doit suivre des lois naturelles (dharmas). Ces lois
ne règlent pas seulement les événements cosmiques ou astronomiques, elles ont des correspondances à tous les niveaux de l'existant, y compris, bien entendu, les sociétés
humaines. Le rôle des asuras est de dérégler le fonctionnement harmonieux du monde. L'harmonie étant perturbée, l'intervention des
devas devient nécessaire.
Sur un plan individuel, les asuras sont les forces qui nous éloignent de
l'état de bouddha. Ils représentent les puissants instincts, les attachements, les pulsions obscures et destructrices, et même des vertus
positives dans la mesure où celles-ci nous empêchent de nous détacher d'une satisfaction. Le bouddhisme les désigne comme l'une des huit catégories
d'êtres inférieurs. Ils représentent le 4ème monde-état, celui de l'agressivité née de l'orgueil.
Voir le tableau des 10 mondes.
Ce qu'en dit Nichiren.
atimuktaka, adaimokutaka, 阿提目多伽.
Plante à fleurs rouges et dont les graines
servent à fabriquer des huiles odorantes. L'atimuktaka atteint plus de dix mètres de hauteur.
Voir le chapitre XVII du Sutra du Lotus.
Atman, Âtman.
Dans le brahmanisme et l'hindouisme, le principe essentiel, le souffle vital à partir duquel
s'organise tout être vivant.
atman, ātman, atta,
attā.
Soi ou moi-substance. Faute de mieux, on traduit atman par "âme" ; et
anatman par inexistence d'une âme en soi, "non-existence d'un ego", "non-existence d'un moi" ou encore par "non-substantialité du moi".
Pour le bouddhisme, le sentiment du "je suis" (asmita)
est non seulement illusoire mais le fait de considérer l'ensemble des agrégats comme un soi et de s'y attacher est la cause essentielle de la
souffrance. Au moment de quitter la vie, l'animal, tout comme l'être humain attaché au sentiment du moi, éprouve un fort désir de la
continuité de ce moi. C'est ce désir qui le conduit à la renaissance dans les six voies et au cycle sans fin des
souffrances. La plupart des écoles mahayana nient l'existence en soi de tous les phénomènes, alors que
les écoles theravada nient seulement l'existence d'un soi individuel. Voir la
non-substantialité (ku), le non-soi et le
Brahmajala Sutta.
Atsuhara
Lieu qui se trouvait dans l'ancienne province de
Suruga et qui est actuellement compris dans la ville de Fuji,
département de Shizuoka. La persécution qui porte son nom dura environ deux ans et commença en 1278. Depuis 1275,
Nikko était actif dans la région de Suruga. Dans plusieurs
monastères tendai de la région, notamment le temple Jisso-ji
ou le temple de Ryusen-ji, il avait de fervents disciples. En outre, des familles de petits seigneurs locaux le
soutenaient également, telle la famille Nanjo Tokimitsu à Ueno et la famille
Takahashi à Kajima. Grâce aux efforts des moines qui s'étaient convertis
au bouddhisme de Nichiren, de nombreux paysans se convertirent aussi.
Le vice-administrateur (gon-sojo)
du temple Ryusen-ji, Gyochi, voyait tout cela d'un
mauvais oeil. Il tenta d'expulser certains moines mais cela ne changea fondamentalement pas la situation. De concert avec un seigneur local, il décida de nuire aux croyants
par des actions beaucoup plus violentes. Il espérait les effrayer en usant de la terreur et en faisant planer une menace diffuse. Lors d'une fête
shinto et d'une démonstration de tir à l'arc à cheval, un croyant fut grièvement blessé. La violence redoubla, un assassinat fut commis.
Le neuvième mois de 1279, lors des récoltes dans les champs de deux moines convertis, Nichiju et
Nichiben, des hommes armés capturèrent vingt paysans. Ils furent accusés par
Gyochi de vol de céréales. L'affaire prit suffisamment d'ampleur pour qu'ils soient déférés à la capitale.
Malheureusement, c'est Hei-no-saemon qui fut chargé d'instruire l'affaire. Il faut rappeler que ce personnage,
amidiste dévot, était celui-là même qui avait instruit, en 1271, une procédure contre Nichiren, aboutissant à une peine d'exil et qui, de son propre chef, voulut le faire
décapiter (cf. biographie de Nichiren). Nichiren envoya des disciples à Kamakura pour
tenter d'apaiser la situation mais sans résultat concret. Les vingt prisonniers subirent des pressions énormes et des sévices mais aucun ne renia sa foi. Comment comprendre,
d'ailleurs, qu'un simple procès pour vol aboutit à une sorte d'inquisition. Finalement, trois d'entre eux furent condamnés à la peine de mort par décapitation.
Il s'agit de Jinshiro (Jin, le quatrième), Yagoro
(Ya, le cinquième) et Yarokuro (Ya, le sixième). Les autres furent relâchés.
attachement
Le terme recouvre deux notions sanskrites :
1) trishna,trishnâ,tanha, ai,
soif des désirs passionnels, volonté de vivre ;
2) upadana, upādāna, aliénation,
shu.
L'attachement aux désirs s'inscrit dans les Quatre nobles vérités exposées par
Shakyamuni comme explication et remède à la souffrance due à notre voile d'ignorance qui nous fait voir la vie
d'une façon erronée. Cette "obscurité fondamentale" (maya
, mumyo) provoque l'attachement à nos désirs. L'insatisfaction qui en découle alimente en permanence la souffrance. Le bouddhisme
propose de combattre l'ignorance en accédant à la compréhension de ses mécanismes. Alors que le bouddhisme
theravada extrémiste propose l'éradication des désirs, le Mahayana
préfère voir la "délivrance" dans la sublimation des désirs. Une vision claire de l'interdépendance
de tous les phénomènes et de leur non-substantialité mène au non-attachement, tout en augmentant la joie de vivre.
Ce qu'en dit Nichiren.
attention voir établissement de l'attention
atteinte de la bouddhéité
(jobutsu, 成仏). Voir Éveil.
Parmi les différents principes exposés dans le Sutra du Lotus, on trouve :
1) L'atteinte de la bouddhéité sans changer d'apparence ou atteinte de la bouddhéité dès ce corps
(sokushin jobutsu) ;
2) L'atteinte de la bouddhéité au cours de cette vie (issho jobutsu) ;
3) L'Éveil des deux véhicules (nijo sabutsu) ;
4) L'Éveil des femmes (nyonin jobutsu) ;
5) L'Éveil des êtres malfaisants (akunin jobutsu) ;
6) L'Éveil des plantes. Ce qu'en dit Nichiren.
atteinte de la bouddhéité au cours de cette vie (issho jobutsu, 一生成仏), c'est-à-dire au cours d'une seule existence.
Ce concept contraste avec celui selon lequel le chemin vers l'Éveil requiert de pratiquer durant d'innombrables
kalpas (ryakko shugyo).
Le sens de ce principe est essentiellement le même que celui qui affirme que chacun peut atteindre l'état de bouddha
sous sa forme présente (sokushin jobutsu).
Selon l'enseignement de Nichiren, on peut parvenir à l'Éveil en cette vie, en ayant foi et en pratiquant devant le
Gohonzon pendant toute sa vie.
Ce qu'en dit Nichiren.
atteinte de la bouddhéité dans un passé sans commencement (kuon
jitsujo, 久遠実成).
Atteinte de la bouddhéité par Shakyamuni dans un passé sans commencement, tel que cela
est relaté dans le chapitre XVI du Sutra du Lotus,
Longévité de l'Ainsi-Venu.
En révélant son expérience, Shakyamuni modifie radicalement la croyance de ses disciples qui pensaient qu'il était devenu
bouddha, non pas après avoir quitté le palais des Shakya mais sous l'arbre bodhi, non loin de la ville de
Gaya. Les implications de l'atemporalité de l'Éveil fondent tout le nouveau
courant des écoles bouddhiques basées sur le Sutra du Lotus.
atteinte de la bouddhéité par les deux véhicules (nijo jobutsu, 二乗作仏).
Dans les premiers
chapitres du Sutra du Lotus, Shakyamuni prédit aux auditeurs-
shravakas et aux pratyekabuddhas qu'ils atteindront l'Éveil dans
un avenir plus ou moins proche.
Cette prophétie contredit les enseignements provisoires du
Mahayana qui reprochent à ces bouddhistes des deux véhicules de ne rechercher que leur salut personnel,
sans s'efforcer de sauver les autres, et affirment que de telles personnes sont à tout jamais incapables d'atteindre la bouddhéité
(nijo fusabutsu). Ce qu'en dit Nichiren
atteinte de la bouddhéité par
les êtres malfaisants (akunin jobutsu, 悪人成仏).
Même ceux qui, tels les
icchantika, combattent et calomnient le bouddhisme, peuvent atteindre
l'état de bouddha par un "lien d'opposition" - la relation créée avec le Sutra du Lotus en s'opposant à lui.
Le Sutra illustre ce concept en évoquant la personnalité de Devadatta et celle du bodhisattva
Fukyo que dénigraient et attaquaient les personnes qui passaient devant lui.
Ce qu'en dit Nichiren
atteinte de la bouddhéité par les femmes (nyonin jobutsu, 女人成仏).
Dans le Sutra du Lotus, la fille du Roi-Dragon, Yashodhara,
Mahaprajapati et d'autres personnalités féminines entendent le Bouddha prédire qu'elles atteindront
l'Éveil. De fait, les enseignements provisoires niaient que les femmes puissent parvenir à
l'Éveil, insistant sur le fait qu'elles devaient tout d'abord renaître sous une forme masculine avant de pouvoir l'atteindre.
Au contraire, le Sutra du Lotus expose le principe de l'ainsité de tous les phénomènes : puisque tout provient d'une même essence, révèle-t-il, hommes et
femmes sont dotés de la même potentialité à atteindre l'état de bouddha. Ce qu'en dit Nichiren
atteinte de la bouddhéité par les plantes (somoku-jobutsu, 草木成仏).
Éveil des êtres non-sensitifs : éveil de l'herbe, des arbres, des rochers, de la
terre, ou de tout ce qui ne possède ni émotion ni conscience. Ce principe est un corollaire du principe d'
ichinen sanzen énoncé par Zhiyi à partir du Sutra du Lotus.
L'un des concepts sur lesquels s'appuie ce principe est ce que l'on appelle en japonais kokudo seken, le domaine
de l'environnement ou monde non sensible, objectif.
Ichinen sanzen implique qu'un
être vivant et son environnement non vivant, ou les êtres sensitifs et non-sensitifs,
sont deux manifestations d'une même entité de vie et possèdent tous les deux la potentialité d'arriver à la bouddhéité.
Dans le Kongobei Ron, Zhanlan
réfute les arguments du Kegon qui affirme que les êtres non-sensitifs ne possèdent pas
la nature de bouddha. Il écrit : "Une plante, un arbre, un caillou, un grain de poussière, tout possède la nature
innée de bouddha ainsi que les autres causes et conditions nécessaires pour atteindre la bouddhéité." Les
Vedas professaient une doctrine assez proche en considérant toute chose comme une vibration. Les objets émettent des
"sons" (ondes) qui sont de même nature que les sons émis par la voix humaine et qui constituent les
mantras.
Selon Nichikan, les êtres non-sensitifs peuvent atteindre l'état de bouddha
de deux façons :
- La première, grâce à l'influence des êtres sensitifs : quand l'un de ces êtres atteint la bodhéité,
son environnement atteint simultanément le même état selon le principe de non-dualité
du sujet et de son environnement (esho funi). Dans ce cas,
l'état de bouddha est révélé aux êtres non-sensitifs tels qu'ils sont ; cela s'appelle "
atteindre la bouddhéité sans changer d'état initial" (fukaihon'i no jobutsu).
- La seconde façon est de devenir un objet de vénération : quand la vie du bouddha est insufflée à du papier ou à du bois, ce matériau devient une
entité capable de manifester, de lui-même, la nature de bouddha ; cela s'appelle "l'Éveil des représentations peintes
ou en bois" (mokue nizo no jobutsu). C'est le principe qui sous-tend l'inscription du
Gohonzon comme objet de vénération.
Ce qu'en dit Nichiren.
Ce que dit Nichiren sur les représentations du Bouddha.
atteinte de la bouddhéité par une relation d'opposition voir gyakuen
atteinte de la bouddhéité sans changer d'apparence ou atteinte de la bouddhéité dès ce corps
(sokushin jobutsu, 即身成仏 ou 即身成佛)
Atteindre cet état "tel que l'on est", sans rejeter son identité présente : c'est ce que l'on appelle aussi atteindre la bouddhéité en tant que
simple mortel (bompu).
Ce principe fut formulé par l'école Tiantai sur la base du Sutra du Lotus.
Selon beaucoup d'enseignements précédant ce sutra, un être ne peut atteindre l'Éveil qu'en renonçant à son identité de
simple mortel (bompu). Au contraire, le Sutra du Lotus énonce
qu'il est possible de l'atteindre immédiatement, sous sa forme de personne ordinaire. Ce principe est souvent illustré par l'exemple
de la fille du Roi-Dragon qui, dans le chapitre Devadatta,
atteint l'état de bouddha instantanément sans quitter sa forme originelle.
Ce concept s'oppose à la théorie selon laquelle, pour atteindre l'Éveil, il faut passer par diverses transformations
(kaiten no jobutsu) telles que celle d'une femme devant renaître en homme, ou une personne malfaisante en une personne bienfaisante.
Nichiren enseigne que chacun peut trouver l'Éveil sous sa présente forme en plaçant sa foi dans le
Gohonzon. Dans la Réponse à la veuve du Seigneur Ueno
(Jigoku soku Jyakko Gosho), Nichiren explicite ce principe de la façon suivante :
"Dans le quatrième volume du Sutra du Lotus, il est dit :
celui qui pratique ce Sutra possède le Corps du Bouddha".
Ce qu'en dit Nichiren.
attention voir bodhyanga
attention juste (smriti) voir mémoire active
attestation [voie de l'] (shodo) voir voie
auditeurs-shravakas (shomon, shravaka).
Littéralement,"ceux qui entendent la voix".
I Le terme shravaka était à l'origine utilisé chez les
bouddhistes pour désigner aussi bien les moines que les nonnes qui entendirent le Bouddha exposer ses enseignements. Plus tard, le terme en
vint à désigner les moines et nonnes du Theravada qui entendirent l'enseignement des
Quatre nobles vérités et eurent pour but d'atteindre l'état d'arhat et
éventuellement le nirvana sans reliquat (muyo nehan) dans lequel disparaissent le corps aussi bien que l'esprit (les sources
de la souffrance).
II Etres du septième des dix mondes-états, ceux qui écoutent
l'enseignement du Bouddha. Non seulement l'entendent-ils mais ils y réfléchissent en profondeur.
Dans les dix mondes, ils représentent la première classe bouddhique d'êtres. En effet, les six premiers mondes
(enfer, esprits affamés, animaux,
asuras, hommes, Ciel) qui forment le samsara,
sont décrits également dans d'autres philosophies. Les auditeurs-shravakas, qui sont donc le premier degré d'êtres que décrit
l'enseignement bouddhique, constituent le premier des trois véhicules, ainsi appelés car ils désignent trois sortes d'êtres liés à
l'Éveil (auditeurs-shravakas, pratyekabuddhas,
bodhisattvas). Selon le Theravada,
si les shravakas représentent une sorte de disciple idéal, les sutras du Mahayana
leur reprochent en revanche leur étroitesse de vue et la recherche unique de leur propre délivrance. Il arrive que les sutras
mahayana raillent un peu les shravakas. Dans le
Mahayana provisoire, ces shravakas ne peuvent effectivement pas parvenir à la bouddhéité,
alors que seul le Sutra du Lotus prédit l'Éveil à Shariputra, qui est
l'auditeur-shravaka par excellence.
Voir le tableau des 10 mondes.
Ce que Nichiren dit de l'atteinte de la bouddhéité
par les auditeurs-shravakas.
auditeurs [quatre grands]
aum voir sanskrit
austérités voir ascétisme
autre rive (higan, 彼岸).
Métaphore qui désigne l'Éveil ou le
nirvana et est employée par opposition à "cette rive", le monde des souffrances et des illusions. N'ayant pas d'équivalent en chinois,
le terme sanskrit
paramita (pāramitā) fut traduit par "atteinte de
l'autre rive", dont l'image fut ensuite conservée et développée. Ce qu'en dit Nichiren.
avadana, avadāna, abadana,
阿波陀那, acte édifiant.
Type de littérature bouddhiste reprenant les légendes, les allégories ou les histoires édifiantes. Les plus connues sont l'
Avadanasataka (Un Siècle de légendes) et le
Divyavadana
(Légendes merveilleuses). Voir les douze procédés littéraires.
avadata-vasana, avadātavasana,
byakue, baiyi, 白衣, adepte en blanc.
Disciple laïc qui pratique les voeux de bodhisattva mais n'a pas été ordonné et n'est même pas novice.
Voir
anagarika et upasaka.
avaivartika ou avivartya, avivartika ou
avinivartaniya (abibatchi, abibacchi,
futai, 阿毘跋致, non-régression).
Littéralement, "un qui ne revient plus" : celui qui est assuré d'aller
sans régresser vers l'Éveil parfait. Niveau d'Éveil conservé dans les existences
ultérieures. Dans le Theravada, c'est le niveau auquel parvient
l'arhat, à savoir les 17e ou 11e degré des 52 étapes du bodhisattva : c'est l'assurance de ne pas reculer.
La recherche de la bouddhéité s'appuie sur des expériences vécues qui chassent le doute. Désormais, le
bodhisattva n'est plus tenté d'abandonner sa recherche.
Pour le Mahayana,
c'est généralement la première des dix terres du bodhisattva (étapes 41 à 50 : développement) que ce dernier parcourt sans jamais
revenir en arrière.
Voir trois niveaux de non-régression. Ce qu'en dit Nichiren.
Avalokiteshvara, Avalokiteśvara,
Kanzeon bosatsu, Kannon, 観自在菩`・観世音菩,
Guanshiyin pusa, Guanyin, Considérant-les-Voix-du-Monde, Contemplateur-des-Sons-du Monde, Celui-qui-considère-les-Appels ;
the Cries of the sentient beings/of the World, Observing the Sounds of the World, World Voice Perceiver.
Bodhisattva de la compassion, il est l'une des figures les plus populaires du bouddhisme. Son nom d'origine,
Avalokita, signifie "qui abaisse son regard". Certains exégètes pensent qu'on lui a adjoint
isvara "seigneur" ; d'autres penchent pour svara : bruit, son, soulignant le rôle
d'émissaire qu'il remplit auprès du Bouddha.
Au Japon, avec le développement de l'école
Jodo, Kannon/Kanzeon,
il devient un bodhisattva féminin au service du bouddha
Amida qui vit sur la Terre pure. Le fait le plus important est qu'il s'agit d'un
bodhisattva syncrétique, qui peut représenter tous les autres
bodhisattvas, et qu'il incarne la compassion ultime. Au Tibet, le Dalaï-Lama est considéré comme sa
réincarnation. Nichiren en parle comme des "yeux du Sutra du Lotus". En savoir plus.
avarahakha [mantra].
Les cinq caractères a,
va, ra, ha et kha désignent
respectivement les cinq éléments constitutifs de l'univers (terre, eau, feu, vent et espace). L'école du
Shingon ésotérique enseigne que c'est l'une des vérités secrètes révélées par le
bouddha Vairocana. Ce mot était utilisé comme un
mantra-dharani (parole secrète) et était censé exprimer la nature, la sagesse, l'apparence et la pratique du
Bouddha.
Avatamsaka voir Guirlande de fleurs (Kegon)
Avatamsaka voir période de la Guirlande de fleurs (kegon ji)
Avatamsaka sutra voir Sutra de la guirlande de fleurs (Kegonkyo)
avatar, avatara, avatāra.
Concept hindouiste réfuté par la majorité des courants
bouddhistes. Littéralement, il signifie "descente", incarnation divine : un dieu s'incarne dans une existence humaine pour sauvegarder l'humanité des périls qui
la menacent. Les avataras les plus connus sont ceux du dieu Vishnu.
Le bouddhisme substitua à cette notion celle de manifestation provisoire (gonge, 権化), désignant la forme que peut prendre un
bouddha ou un bodhisattva pour conduire les êtres à
l' Éveil, tel Avalokiteshvara qui prend trente-trois formes différentes dans le
chapitre XXV du Sutra du Lotus.
Voir réincarnation.
avici ou avichi voir enfer des souffrances sans rémission
avidité (état) voir esprits affamés
avidité (poison) voir raga
avidya voir obscurité fondamentale (mumyo)
avivartya voir avivartika
Avuso, Āvuso, ami.
Appelation que Shakyamuni recommande entre moines de même rang.
Voir Ayasma.
avyakrita,
avyākṛta, muki, 無記, neutre.
Ce qui ne peut être qualifié ni de bon ni de mauvais, ni d'agréable ni de désagréable.
Awa [province d']. 安房.
Ancien nom de la partie méridionale de l'actuelle
préfecture de Chiba, proche de Tokyo. Nichiren naquit dans un village de pêcheurs,
Kominato, situé dans cette préfecture et en bordure de l'océan Pacifique.
Sont également situés à
Awa le temple Seicho-ji où il récita
Namu Myoho Renge Kyo pour la première fois, et Komatsubara
où il fut attaqué par Tojo Kagenobu.
Ayasma, Āyasmā.
Littéralement, "source sacrée" ou "homme âgé" = l'Ancien. Titre donné aux moines d'un certain rang et utilisé pour parler à la 3ème personne
d'un moine de rang supérieur. Entre moines
de même rang, on pouvait s'appeller Avuso, Ami. Ce terme n'est jamais utilisé pour le Bouddha.
L'équivalent pour les nonnes est Ayya.
Āyasm anta, Āyasm anta, Vénérable.
Titre donné aux premiers disciples directs de Shakyamuni.
Ayodhya, Ayuja.
Ancienne ville de l'Inde centrale. Le Daito Saiiki Ki précise que c'était une cité opulente et que ses citoyens se consacraient
à l'étude du bouddhisme mahayana et theravada.