facultés cognitives voir six entrées
Fabao, 法宝, Hobo.
Moine de la dynastieTang et l'un des principaux disciples de
Xuanzang, qui participa à la traduction de textes bouddhiques. Il aurait
plus tard critiqué la traduction du Daibibasha Ron
faite par
Xuanzang.
facteurs d'éveil, bodhyanga, bojjhanga, sambojjhanga, factors of enlightenment voir sept bodhyanga.
facteurs mentaux concomitants, formations mentales, samskara, saṃskāra,
caitasika, sankhara, cetasika, gyo,
行.
Fonctions qui appréhendent les qualités d'un objet et modifient l'esprit (citta).
Selon l'Abhidharma, cinquante-deux facteurs concomitants accompagnent les
cinq agrégats et leur confèrent une coloration karmique qui peut être positive (confiance,
non-attachement, effort, impartialité, etc.), négative (attachement, colère,
orgueil, ignorance, paresse, distraction, etc.) ou neutre.
factuel voir fusion du factuel et du principiel
Fadao, 法道, Fa-tao, Hodo (1086-1147).
Moine chinois de la
dynastie des Song. Quand Huizong,
le huitième empereur de la dynastie des Song du Nord, taoïste
convaincu, tenta d'interdire le bouddhisme en 1119, Fadao lui présenta des remontrances. Furieux, l'empereur le fit marquer
au visage et exiler. Fadao fut pardonné en 1125 après l'accession au trône de l'empereur
Qinzong. Ce qu'en dit Nichiren.
Falang, Horo, 法朗 (507-581).
Moine de l'école Sanlun 三論宗 (Sanron)
en Chine vers la fin des dynasties du Nord et du Sud. Comme il vécut au temple Xinghuang-si
(興皇寺), on l'appela aussi Xinghuang (Koko,
興皇). A vingt et un ans, il renonça à la vie séculière, étudia la méditation sous la direction de Bao-zhi,
puis voyagea et étudia les vinaya et les doctrines des écoles
Pi-tan (Bidon) et Cheng-shi
(Jojitsu).
Il étudia aussi sous la direction de Seng-quan
le Daichido Ron
, le Chu Ron
, le Hyaku Ron
et le Junimon Ron
,
ainsi que les sutras Kegon et
Hannya.
Il fut révéré comme l'un des quatre disciples principaux
de Seng-quan. En 558, en accord avec un décret
impérial, il s'établit au temple Xinghuang-si,
dans la capitale (act. Nanjing). Son successeur fut Ji-zang.
Ce qu'en dit Nichiren.
Fan Kuai, 樊噲, Fan K'ouai
(mort environ en 189 av. notre ère) et Chang-Liang, Tchang Leang
(mort en 168 avant notre ère).
Chefs militaires et stratèges qui aidèrent l'empereur Gaozu
en réunifiant la Chine et en fondant la première dynastie Han.
Ils sont connus pour leur courage et leur loyauté face aux innombrables difficultés.
Ce qu'en Nichiren.
Fan-Yuqi, 樊于期, Fan Yuchi (mort en 227 av. notre ère).
Général de l'Etat de
Qin en Chine. Selon la tradition, après avoir encouru la fureur du roi de
Qin,
Fan-Yuqi chercha refuge dans l'état de Yen, où il fut cordialement reçu
par le prince Tan.
Tan, qui avait conçu un vif ressentiment contre le roi de
Qin, s'était arrangé pour le faire assassiner par un homme appelé
Zhing Ko. Pour s'assurer le succès du complot, Zhing Ko avait demandé
comme garantie la tête de Fan-Yuqi. En entendant cela, Fan-Yuqi se coupa
lui-même la tête afin de s'acquitter de sa dette de reconnaissance envers le prince Tan et se venger du roi
Qin-shi-huang.
Ce qu'en dit Nichiren
Faquan, 法全, Fa-ts'iuan, Hassen.
Moine du bouddhisme ésotérique à l'époque de la Chine
des Tang. Il transmit cette doctrine à Ennin
(Jikaku) et Enshin (Chisho) lors de leurs voyages en Chine,
respectivement en 838 et 853. Il écrivit de nombreux traités sur le bouddhisme ésotérique.
Farong ou
Niutou de son nom de famille Wei (牛頭法融, 594-657).
Maître Zen. Tout d'abord spécialisé dans l'histoire confucéenne, il se convertit au
bouddhisme en lisant le Sutra du Nirvana. Voir l'article.
Fashi gongde pin
Chapitre Bienfaits du Maître du Dharma : XIXe chapitre du Sutra du Lotus
Fashi pin
Chapitre Maître du Dharma
: Xe chapitre du Sutra du Lotus
Fasui, Fa-souei.
Moine du temple Ding-lin-shang-si
(Ting-lin-chang-sseu) qui vécut
sous les dynasties Chen
et Shui.
Lorsque Zhiyi fit une conférence sur
le titre du Sutra du Lotus au temple Wa-guan-si
(Wa-kuan-ssu), Fasui
s'occupait de ce temple en tant que moine principal. Profondément
touché par la doctrine du Tiantai, il devint sur le champ disciple de
Zhiyi. Ce qu'en dit Nichiren.
faute
Selon le bouddhisme, il n'y a pas de "péché" à la manière dont l'entendent les religions monothéistes.
Les racines de tout mal sont l'ignorance (obscurité fondamentale, avidia) ou
les vues fausses. Les trois poisons incitent à commettre des fautes plus ou moins graves.
Voir les quatorze hobo. Ce qu'en dit Nichiren.
faute de complicité, yodozai, 与同罪.
Faute "passive" que commet, par exemple, celui qui accepte des dons de ceux qui dénigrent le Dharma ou qui ne
les réprimande pas. Ce qu'en dit Nichiren.
Faxian, 法顯, 法顯, Fa-sian, Fa-ts'iuan,
Fa-Hsien, Fa-Hien, Fa Xian, Hokken (vers 337- 422).
L'un des huit maîtres éminents de Chine. C'est à lui que l'on attribue la formation d'
Ennin aussi bien que d'Enchin aux
enseignements ésotériques au cours de leur voyage en Chine.
Déplorant le manque d'écrits bouddhiques en Chine, il quitta Changan en 399 et voyagea par voie de
terre jusqu'en Inde où il étudia le sanskrit et les trois parties du canon bouddhique. En 414, il revint
dans son pays par mer, rapportant de nombreux sutras et statues bouddhiques. Il traduisit avec
Buddhabhadra six ouvrages en soixante-trois fascicules dont le
Sutra Daihatsunaion et le
Makasogi Ritsu.
Son Bukkoku Ki (Foguoji
佛國記) est le récit de ses voyages, contenant sur son époque des données
historiques précieuses sur l'Inde et les pays voisins.
Ce qu'en dit Nichiren.
Fa-xiang (Fa-siang) [école] voir école Hosso.
Fayun I. Houn, 法雲 (467-529).
Moine de la dynastie des Liang,
révéré comme l'un des trois grands maîtres de cette dynastie. Il renonça à la vie séculière à l'âge de sept ans et étudia sous la direction de
Sengyin. A trente ans, il fit un exposé sur le Sutra du Lotus et le
Sutra Vimalakirti qui le rendit célèbre. En 508, il fut nommé supérieur du temple
Guangzhe-si par l'empereur Liang Wu Di,
lequel l'invita souvent à faire des exposés à la cour.
Fayun aida aussi à traduire des écrits bouddhiques. L'empereur
Liang Wu Di construisit pour lui le temple Fayun-si
en 519, et le nomma en 525 administrateur général des moines (dai-sojo),
le plus haut rang dans la hiérarchie religieuse. Il écrivit un commentaire du Sutra du Lotus intitulé le
Hokke Giki. Ce qu'en dit Nichiren.
Fayun II. (1087-1158)
Moine chinois auteur du Dictionnaire de prononciation et de signification des termes bouddhiques (Honyaku-myogi-shu).
Fazang, 法蔵, Fa-tsang, dit Grand-maître Xianshou,
Hozo, Genju (643-712).
Troisième patriarche de l'école Huayan zhong
(Kegon) en Chine. Sa famille était originaire d'Asie centrale.
A dix-sept ans, il entra dans un monastère du Mont Tai-bo comme laïque et commença à étudier les écrits bouddhiques.
Plus tard, il étudia les doctrines Huayan (Kegon
) avec Zhiyan
pour maître à Loyang,
la capitale.
En 670, il fut nommé moine par décret impérial.
En 695, il assista Shikshananda dans sa traduction
du Sutra Kegon en 80 fascicules.
Il contribua grandement à systématiser la doctrine
Huayan, écrivit de nombreux commentaires
et formula la classification des cinq enseignements
et dix doctrines pour démontrer la supériorité
du Sutra Kegon. On rapporte qu'il donna des cours sur le
Sutra Kegon à la demande
de l'impératrice Wu (623-705). Il fit beaucoup d'exposés sur ce sutra et construisit
des temples, notamment à Loyang et Changan.
Ce qu'en dit Nichiren.
Fazu, 法祖, Bofazu, Bo-yue, Boyuan,
Hakuon, 帛遠, Hoso,
法祖.
Moine et traducteur d'écrits bouddhiques sous la dynastie des Jin
occidentaux (265-316). Très versé dans les enseignements
du Mahayana, il construisit un monastère
bouddhique à Changan.
En 305, il partit pour Longyou afin d'y vivre
retiré mais ayant refusé de travailler pour Zhang Fu, le
gouverneur local de Quzhou, et une personne qu'il avait vaincue au cours d'un débat l'ayant calomnié, il fut tué
sur la route de Longyou.
femmes
Les sutras autres que le Sutra du Lotus
ne reconnaissent pas aux femmes la capacité de parvenir à l'Éveil. Pourtant, l'attitude de
Shakyamuni à l'égard des femmes fut tout à fait révolutionnaire pour son époque, et Nichiren alla encore plus loin dans un Japon médiéval
particulièrement misogyne.
Ce qu'en dit Nichiren. Histoire des femmes dans le bouddhisme japonais
(point de vue de Nichiren sur la bouddhéité des femmes), de Toshie Kurihara.
fille-dragon, fille du Roi-Dragon, ryunyo, 龍女, nagakanya,
nāgakanyā. Fille du Roi-Dragon Sagara
(Shakatsura).
Personnage apparaissant dans le chapitre Devadatta
(Don des Dieux) du Sutra du Lotus. Agée de seulement huit ans, elle entend
Manjushri prêcher le Sutra du Lotus et se met aussitôt à la
recherche de la bouddhéité.
Elle apparaît au Pic du Vautour où elle réalise
l’Éveil sans changer d'apparence, incarnant ainsi l’un des principes du Lotus selon lequel
tous les êtres vivants, quels qu’ils soient, sont possesseurs de la nature de bouddha.
Ainsi, elle qui est d’une nature à la fois animale et féminine, parvient à l’Éveil avant certains des grands disciples. Enfant
à la nature terrifiante, elle représente "la femme" qui est si souvent infantilisée et diabolisée.
En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.
filet d'Indra voir Indra
fils de foi sincère, fils de famille, fils de bien, fils de noble famille, hommes de foi sincère, hommes de bien,
kulaputra, zen-nanshi,
善男子.
Titre par lequel Shakyamuni, ou tout autre sage, s'adresse à la personne religieuse ou laïque à laquelle il parle.
Edward Conze définit kulaputra comme "une personne dotée d’une bonne base spirituelle". D'autres
auteurs voient là l'indication d'une certaine position sociale qui pouvait assurer une raisonnable compréhension intellectuelle
du bouddhisme, particulièrement durant les premiers stades de la vie spirituelle. Cette appellation était destinée à
redonner confiance en soi, surtout aux disciples de basse caste.
La traduction de
kulaputra par "hommes de foi sincère" essaie de tenir compte de tous ces paramètres.
Lorsque le Bouddha s'adresse à une assemblée composée uniquement de femmes,
il emploie le terme kula-duhitri, filles de bien, zen-nyonin, 善女人.
fin du Dharma voir Derniers jours du Dharma
Fleur du Dharma voir Hokke
flûte bansuri
L'un des plus anciens instruments de musique indien. Flageolet
de bambou à embouchure de sifflet. Il est de petite taille et percé de six trous.
fœtus voir cinq stades à l’intérieur de la matrice
Foguoji voir Bukkoku Ki
foi, shin, 信, shinjin , 信心,
citta-prasada (cœur-esprit clair), shraddha,
śraddhā, saddha.
Confiance dans les enseignements du Bouddha.
Attitude de base du bouddhisme. Premier élément de la pratique qui conduit à la bouddhéité et qui doit
être suivi par l'effort, la mémoire, la méditation et la sagesse. Tous les écrits bouddhiques s'accordent sur la primauté de la foi.
- Le Sutra Kegon
dit : "La foi est la base de la Voie
bouddhique et la source des bienfaits".
- Le Sutra du Nirvana dit : "Bien
qu'il existe d'innombrables pratiques qui conduisent à l'Éveil si on transmet la foi celle-ci englobe toutes
les pratiques".
- Dans le Sutra du Lotus, Shakyamuni s'adresse à Shariputra
en ces termes : "Toi-même, Shariputra, pour ce qui concerne ce
Sutra, c'est par la foi que tu as pu y pénétrer. A plus forte raison, le reste des
auditeurs-shravakas; c'est parce qu'ils croient en la parole du Bouddha qu'ils acceptent
humblement ce Sutra ; ce n'est pas le lot de leur propre sagesse." (Chapitre
III).
- Un autre terme sanskrit traduit également la foi : c'est adhimukti
(croire et comprendre) que Nichiren commente ainsi : "Croire, c'est la valeur que nous attribuons à un joyau et comprendre, c'est le joyau
lui-même".
- Enfin, d'autres textes font de la foi un synonyme de "désir d'Éveil".
Ce qu'en dit Nichiren.
foi voir dix étapes de la foi
foi, pratique et étude, shin gyo gaku, 信行学.
Trois éléments fondamentaux de la pratique du bouddhisme de Nichiren. Ces trois éléments sont interdépendants. A la base, on trouve la foi au sens
bouddhique (voir les dix étapes de la foi) : celle-ci incite à la pratique et à l'étude qui, en retour, approfondissent la foi.
Ce qu'en dit Nichiren.
foie de singe
Légende sur la stupidité
:
autrefois, au milieu de l’océan, vivait une sorte de dragon à cornes avec sa femelle. Celle-ci devint gravide. Un jour,
elle lui dit qu’elle voulait manger un foie de singe. Alors, le dragon alla parler à un singe qui vivait
dans les arbres de la montagne. Il lui dit que de l’autre côté de la mer, il y avait des fruits délicieux et proposa de l’y
emmener. C’est ainsi qu’il l’attira vers la mer.
Lorsqu’ils furent arrivés au beau milieu de l’océan, le
dragon avoua la vérité au singe : “En fait, c’est ton foie que je veux”.
Le singe répondit : “Mais pourquoi ne me l’as-tu pas dit plus tôt ? J’ai laissé mon foie sur mon arbre et ne l’ai
pas sur moi. Je vais le chercher, ramène-moi chez moi”. Le dragon le ramena vers la plage.
Une fois arrivés au bord de l’eau, le singe qui voyageait sur le dos du dragon sauta à terre et s’enfuit
dans son arbre. Il dit au dragon : “Tu es un vrai imbécile. Où mon foie pourrait-il être ailleurs que dans
mon ventre ? Tu t’es fait avoir, et moi j’ai échappé de peu à la mort”.
Ce qu'en dit Nichiren.
Folong-si , Fo-lung-ssu,
Xiu-chan-si, 修禅寺, Hsiu-ch'an-ssu, Shuzen-ji,
Butsuro-ji, 仏隴寺.
Temple-monastère de l'école Tiantai situé sur le pic sud-est du Mont
Tiantai et fondé par
Zhiyi lui-même en 575. Saicho
fit un voyage en Chine au début du IXe siècle et reçut la transmission des enseignements
Tiantai de Zing-man, le supérieur de ce temple.
Ce temple, détruit puis reconstruit en 867, n'existe plus aujourd'hui. Il
fut remplacé plus tard par le temple Guoqing-si.
Ce qu'en dit Nichiren.
fonctions mentales voir citta et cinq niyamas
force de l'autre, tariki, 他力
Notion du salut obtenu grâce à une force extérieure (Amida,
dharani, guru, etc.) à laquelle Nichiren oppose
jiriki , 自力 : la force intérieure qui naît de la pratique et permet à tout homme de s'éveiller
à sa propre nature de bouddha. Ce qu'en dit Nichiren.
forces voir riki
forfaits (gogyakuzai) voir cinq forfaits
formations mentales
Contact, attention du mental, sensations, perceptions, motivation. En savoir plus.
formes visibles et impénétrables voir trois catégories d'existence
formules détentrices voir dharani
fortitude voir paramitas
Fotudeng, Fo-t'ou-teng, Buttocho, 仏,
Buddhacinga (232-348).
Moine d'Asie centrale qui vint à Loyang, en Chine,
vers 310, où il propagea le bouddhisme et érigea de nombreux temples. Il était tenu en grande estime par le gouverneur de la
dynastie des Zhao postérieurs qu'il conseilla dans des domaines tels que l'administration militaire,
la culture et les mesures politiques à prendre. Il aurait fait construire environ neuf cents temples et contribué à établir
les bases permettant de répandre le bouddhisme en Chine.
froideur du miroir intérieur,
naigan reinen.
Expression qui apparaît dans le Maka Shikan
de Zhiyi : “naigan”,
le miroir intérieur, symbolise la vérité intérieure, autrement dit l’Éveil intérieur. L'Éveil des bouddhas et
bodhisattvas est froid et limpide comme un miroir dans lequel plus aucun antagonisme n’existe car les multiples
dharmas, auxquels se sont éveillés tous les sages et saints du passé, se retrouvent dans le Dharma Merveilleux
du Sutra du Lotus.
Fucha, 吳王夫差 Fou-tch'a (de 495 à 473 av. notre ère).
Vingt-cinquième successeur dans la lignée royale
de l'Etat de Wu. Son père fut tué par le roi Goujian de Yue , et
Fucha prit sa revanche deux ans plus tard en lui imposant une défaite. Goujian proposa un arrangement à l'amiable à
Fucha, alors qu'il préparait en fait une nouvelle attaque de l'Etat de Wu.
Wu Zixu, sujet loyal de Fucha, découvrit le complot et suggéra à l'empereur de tuer
Goujian mais l'empereur ne voulut pas l'écouter et contraignit Wu Zixu à se suicider.
Ce qu'en dit Nichiren.
Fuchu voir Tendai Sandaibu Hochu.
Fu Dashi , 傅大, Fudaichi (497-569).
Littéralement, "grand homme" : bouddhiste laïc chinois, vénéré comme étant la réincarnation du bodhisattva Maitreya.
Sa biographie stipule qu'il descendit du Ciel Tushita
pour exposer l'enseignement de l'Éveil suprême.
Fudo, 不動
I. Fudo butsu : autre nom du bouddha Ashuku
(Akshobhya = "Inébranlable"), seigneur de la terre
Abhirati située à l'est de l'univers. Un sutra lui est consacré (Akshobhyasutra) et il apparaît dans le chapitre VII du
Sutra du Lotus en tant que premier des seize fils de Daitsuchisho.
II. Autre nom du bouddha Fudochi.
III. Fudo Myoo, Fudo,
不動明王, Inébranlable, Roi de Lumières Immuable, Roi de Lumières
Adamantin et Immuable, Vénéré Immuable, Budong, Acala, Acalā,
Achala, Acalanatha, Acalanātha
Divinité bouddhique réputée pour sa capacité à terrasser démons et obstacles (sanso shima)
qui entravent la pratique. Il est considéré comme le chef des
cinq grands Rois-Lumière ainsi que des huit grandes divinités (les cinq précédentes plus Ususama,
Munosho et Mezu). Il entrerait dans une méditation qui produit des flammes (concentration incendiaire,
kasho sanmai ou zanmai) au cours de laquelle il émet des flammes qui détruisent toutes les entraves karmiques.
Comme il ne cède jamais face aux obstacles, il est appelé Fudo (inébranlable). Les images populaires le représentent comme un personnage colérique entouré de flammes, tenant
à la main droite une épée qui tranche les passions et les obstacles, et dans la main gauche une pièce de soie grège qui symbolise les moyens salvifiques.
Fudo est l’un des objets de culte du Shingon.
Son nom, écrit en siddham (écriture médiévale sanscrite) sur le côté droit du Gohonzon
qu'inscrivit Nichiren, signifie que les souffrances de la naissance et de la mort mènent au nirvana (shoji soku nehan).
Ne pas confondre avec le concept d’immuable, fudo (sans majuscule), qui désigne ce qui est invariant, immobile. En savoir plus.
Aizen Myoo. Ce qu'en dit Nichiren.
Fudo Aizen kankenki (Relation de la Vision de Fudo et Aizen)
L'un des tout premiers traités de Nichiren daté de 1254. Voir les représentations de Fudo et
Aizen qu'en donna Nichiren.
Fudochi , 不動智仏, Sagesse immuable.
Bouddha qui vivait dans la Terre dorée, dans la partie orientale de l'univers. Selon la plus récente des traductions du Sutra Kegon
, le bodhisattva Manjushri s'est engagé dans la pratique avec le bouddha Fudochi
pour maître.
Fugen bosatsu , 普賢菩, Sage-Universel, Universellement digne, Puxian pusa , Fo Hien,
Samantabhadra, Smantabhadra, également connu sous le nom de
Visvabhadra, Universal-Sage, Universal Virtue, Universal Worthy, Universal Fortune.
Fugen et Manjushri sont les deux bodhisattvas
qui assistent Shakyamuni et dirigent les autres bodhisattvas. On le représente généralement à
la droite du Bouddha, monté sur un éléphant blanc à six défenses. Alors que Manjushri
représente les vertus de la sagesse et de l'Éveil, Fugen symbolise celles de la vérité et de la pratique. Dans le
Sutra Kegon
, il fait dix grands vœux concernant sa pratique bouddhique.
Dans le chapitre Fugen (XXVIII) du Sutra du Lotus,
il fait vœu de protéger ce Sutra et ceux qui le pratiquent. Il inspire l’acquisition des trois vertus que sont la parole vraie, la constance et la pratique. Croyait que
Fugen avait le pouvoir de prolonger la vie, on lui adressait dans ce but des rituels ésotériques. Son culte est très populaire depuis des temps reculés.
Selon le Sutra Fugen, le bodhisattva Fugen réside dans la partie Est de
l'univers, en un lieu appelé Terre du Pur émerveillement.
Ce qu'en dit Nichiren.
Fugen-bosatsu-kambotsu-hon voir XXVIIIe chapitre du Sutra du Lotus
fuhozo voir passation des corbeilles du Dharma
Fuhozo Innen Den, Histoire des Successeurs du Bouddha
Histoire des vingt-quatre successeurs qui héritèrent du bouddhisme de Shakyamuni et le propagèrent en Inde.
Selon ce texte, le Bouddha transmit d'abord ses enseignements à Mahakashyapa qui,
à son tour, les confia à Ananda.
Aryasimha, le vingt-quatrième successeur, fut décapité par le roi
Dammira, et la lignée s'arrêta.
Fuhozo kyo voir Sutra de la transmission du Dharma
Fu Hsi voir Fu Xi
Fuji-biku, 普事比丘.
Moine auquel se réfère le
Sutra Butsuzo
(Sutra du Trésor du Bouddha). Il vécut dans le passé lointain après la mort du bouddha
Daishogon et s'efforça de conduire les êtres aux enseignements de ce bouddha. A cette époque, les disciples de
Daishogon s'étaient divisés en cinq écoles, et seul
Fuji-biku maintint l'enseignement correct de ce bouddha.
Les dirigeants des quatre autres écoles, les moines Kugan,
Sawata, Shoko et
Batsunanda, soutinrent des points de vue erronés et persécutèrent
Fuji-biku. Pour cette raison, ces quatre moines et leurs disciples seraient tombés en
enfer. Ce qu'en dit Nichiren.
Fuji [école] voir Nichiren Shoshu
Fuji-ha voir Nichiren Shoshu
Fuji-gun, 富士郡.
District de la préfecture de Shizuoka au Japon.
Fuji Sengen, Konohanasakuya-hime.
Divinité shinto vénérée dans les sanctuaires de Sengen,
dans la région de Fuji ainsi que dans d'autres régions.
Fujiwara [clan], 藤原氏.
Puissante famille de nobles et propriétaires terriens du clan
Nakatomi qui s'imposèrent à la cour de Yamoto dès le
VIIe siècle, ses chefs ayant le privilège de fournir des prêtres ritualistes du shinto. Ils s'opposèrent à la famille des
Soga qu'ils finirent par éliminer.
Ce qu'en dit Nichiren.
Fujiwara no Fuyutsugu, 藤原冬嗣 (775-826).
Fonctionnaire de la cour du début
de la période Heian (794-1185) qui finit par devenir ministre de la Gauche
(Kan-in no sadaijin). Ce qu'en dit Nichiren.
Fujiwara no Michinaga, 藤原 道長 (966-1028).
Homme d'Etat qui occupa successivement plusieurs
postes ministériels. Ses trois filles ayant épousé trois empereurs, il devint tout-puissant à la cour. Bien que n'étant pas officiellement régent, il dirigea
en fait le pays et garda une grande influence politique même lorsqu'il se fit religieux bouddhiste dans le temple Hojo-ji
qu'il se fit construire.
Fujiwara no Saneyori, 藤原 実頼 (900-970).
Dignitaire de la cour. Apparemment déçu dans son espoir
de voir son fils Yoritada nommé Premier ministre, il conserva de la rancune envers le prince
impérial Kaneakira, le fils du soixantième empereur Daigo,
qui obtint cette position. Ce qu'en dit Nichiren.
Fujiwara no Sumitomo, 藤原 纯 友 (mort en 941).
Chef militaire du clan des
Fujiwara qui vainquit une bande de pirates en 936. Toutefois, il devint lui-même un chef de
pirates par la suite, et s'étant rebellé contre le gouvernement, fut finalement vaincu en 941.
Fujiwara no Tokihira, 藤原 時平 (871-909).
Dignitaire de la cour. Bien que
ministre de la Gauche (sadaijin), et placé au-dessus du ministre de la
Droite (udaijin), il jalousa Sugawara no Michizane,
autre conseiller de l'empereur Uda, lorsque Michizane fut nommé
ministre de la Droite.
Michizane étant un personnage d'un
caractère et d'une culture exceptionnels, Tokihira porta de fausses accusations à son encontre auprès de l'empereur,
ce qui valut à Michizane d'être exilé dans la province de Tsukuchi, la partie la plus occidentale
du Japon où il mourut de désespoir.
Fujiwara no Toshihito, 藤原 利仁.
Guerrier célèbre de la famille
Fujiwara dans la période Heian.
Fujiwara no Yasuhira, 藤原泰衡 (1155-1189).
Fils de Fujiwara Hidehara,
seigneur de la province de Mutsu au nord-est du Japon. Il tua son frère et prit le pouvoir à sa place.
Minamoto no Yoritomo, shogun de
Kamakura, lui ordonna de tuer Yoshitsune, le frère de
Yoritomo, pour prouver sa loyauté. Plus tard, néanmoins,
Yoritomo le fit exécuter pour consolider son pouvoir dans cette région du Japon.
Fujiwara no Yorinaga, 藤原 頼長 (1120-1156).
Eminent érudit et ministre de
la Gauche qui, sous la protection de l'empereur retiré Toba, exerça une grande influence.
Il était appelé "mauvais ministre de la Gauche" en raison de son extrême cruauté et de son attitude inflexible dans
l'exercice de ses fonctions. Il mourut de blessures reçues au cours d'un coup d'Etat manqué, "la Rébellion de Hogen",
qu'il avait fomentée.
Fujiwara no Yoshifusa, 藤原 良房.
Ministre de la Gauche et grand-père
du 56e empereur, Seiwa. Ayant rempli très jeune des fonctions officielles à la cour, il jeta
les bases de la prospérité de la famille Fujiwara.
fuju fuse, (不受不施).
Littéralement, "ne pas donner, ne pas recevoir". Attitude morale, puis
mouvement religieux qui consiste à refuser tout don de la part de personnes qui "offensent le Dharma
". Suivant l'exemple de Nichiren qui dénonçait la "faute de complicité", cette attitude s'exerçait principalement
à l'égard de différents pouvoirs.
Plus tard, elle se mua en un mouvement de désobéissance initié par Nichio
(1565-1630), supérieur du temple Myokaku-ji, qui créa l'école
Fuju Fuse-Ha ; ce mouvement fut poursuivi par Nichiko
(1626-1698), le fondateur de l'école Fuju Fuse Komon-Ha.
Les autres courants nichiréniens estiment que le Niike Gosho,
où le terme fuju-fuse-gi apparaît, est un apocryphe.
En savoir plus.
Fuju-fuse-Ha, 不受不施派.
École nichirénienne fondée par Nichio et interdite en 1669.
Bien que férocement persécutée pendant plus de deux siècles pour avoir refusé d'obéir aux autorités, elle survécut
et fut de nouveau légalisée en 1876. Plus tard, elle se divisa en deux courants :
1) la Nichiren Komon-Shu ou Fuju-fuse d'Okayama, (不受 不 施 蓮 蓮 講 門 宗)
2) la Nichiren Shu Fuju-Fuse-Ha (日 蓮宗 不受 不 施 派).
fukei voir deux moitiés d'un même sceau
fukuden voir lieu de bonne fortune
fukuro
Hibou, chouette, symbole de sagesse ; c'est aussi un esprit de la forêt bénéfique pour
les hommes. Les mères dévouées sont parfois appelées "fukuro".
Ce qu'en dit Nichiren.
fuku'un voir bonne fortune
Fukyo, Jofukyo,
Jofugyo, 不軽菩`, 常不軽菩`, Sadapaributha, Sadāparibhūta, Toujours-Sans-Mépris, Sans-Mépris,
Chang Buqing, Never Disrespectful.
Bodhisattva dont l'histoire est racontée au chapitre
XX du Sutra du Lotus (Bodhisattva Fukyo).
Expression du comportement idéal d'un bodhisattva dont la compassion
pour autrui repose sur la perception de la nature de bouddha en chaque être humain.
Reconnaissant en chacun des potentialités illimitées,
Fukyo se prosternait devant tous ceux qu'il rencontrait avec ces mots : "Je n'ai garde de vous mépriser; vous deviendrez tous
des bodhisattvas", ce qui provoquait rires et mépris. Vers la fin de sa vie, il entendit
parler du Sutra du Lotus exposé par le bouddha Ionno et fut capable de le comprendre
entièrement, purifiant ainsi ses six sens et prolongeant sa vie de deux cents, dix mille et cent mille
nayuta d'années. Il enseigna ce sutra à d'incalculables millions de personnes qui se mirent alors à le
suivre et à croire dans le Lotus.
Mais à cause des offenses que ces personnes avaient commises en
éprouvant colère et rancune à son égard, elles languirent dans l'enfer des souffrances incessantes pendant un millier de
kalpas. Pendant vingt millions de kalpas,
elles ne rencontrèrent jamais de bouddha, n'entendirent pas le Dharma ou ne virent pas de moine.
Mais pour finir, elles renaquirent avec le bodhisattva Fukyo qui les convertit au
Sutra du Lotus. Nichiren cite souvent l'histoire de ce
bodhisattva pour illustrer le principe de l'atteinte de l'Éveil par
une relation d'opposition (gyakuen). Ce qu'en dit Nichiren.
Fulouna voir Purna
fumée d'analogie de l'Éveil, jige, purvasvabhava,
pūrva-svabhāva.
Ce qui ressemble, simule la véritable compréhension ou ce qui s'en approche en trompant le pratiquant.
Fumyo voir Shudama
funi (non dualité) voir dix non-dualités
Funamori Yasaburo, 船守弥三郎.
Disciple laïc de Nichiren et pêcheur de
Kawana, dans la péninsule d'Izu. Quand Nichiren fut exilé à
Izu en 1261 et abandonné sur la plage de Kawana,
Funamori Yasaburo et sa femme l'abritèrent et le nourrirent pendant plus de trente jours jusqu'à ce qu'il soit convoqué à
la résidence du seigneur Ito Hachiro Zaemon.
Ce qu'en dit Nichiren.
Funbetsu kudoku hon voir XVIIe chapitre du Sutra du Lotus.
Furuna voir Purna
furyu-monji voir transmission au-delà des mots
fusan, o-fusan
Amulette, talisman. Tablette de protection ou feuillet
de papier attestant une protection divine sur une personne ou un lieu. Voir gofu.
fuse voir don.
Fushimi tenno, 伏見天皇.
Quatre-vingt-douzième empereur du Japon de 1288 à 1298.
Fusho Ki voir Hokke Mongu Fusho Ki
fusion de la réalité et de la sagesse (kyochi myogo) voir adéquation.
fusion du factuel et du principiel (ji ri wayu).
L'observation d'un phénomène (le factuel) conforte le principe qui est ainsi manifesté : c'est la contemplation du principe par la sagesse. Par exemple, en observant
le cycle des saisons, on fait l'expérience du principe du changement circulaire.
Notion apposée à ri e soo, la perception de l'aspect véritable des phénomènes (shoho jisso),
grâce à la sagesse bouddhique : c'est l'harmonie entre le principe (observé) et la sagesse (observant). Ce qu'en dit Nichiren.
Fuso, 扶桑.
Ancien nom poétique donné au Japon, calque sur le pays mythique chinois
Fusang. Ce qu'en dit Nichiren.
Fuso-ryakki, 扶桑略記, Brève Histoire du Japon.
Histoire du bouddhisme japonais par le moine
tendai Koen
( ? - 1169) devenu plus tard un adepte du Jodo.
Cette Histoire comprend les biographies des moines et des temples ainsi que divers événements ayant trait au bouddhisme.
Futsu Ju Bosatsukai Koshaku voir Koshaku
Fu Xi, 伏羲, Fu Hsi.
Personnage mythique considéré comme le Premier
Empereur de Chine. Il aurait enseigné aux hommes les "Huit Trigrammes" symboliques représentant les aspects de l'univers en mouvement, le
yin et le yang. On lui attribue également parfois l'invention de l'écriture chinoise. Savant,
mathématicien, sage, on l'appelle parfois le Christ chinois.
Voir les Trois Augustes et Cinq Empereurs.Ce qu'en dit Nichiren.
fuzoku su , so fuzoku
Littéralement, "confier".
Terme technique qui exprime le fait que le maître (dans les sutras, le Bouddha) transmet sa doctrine à un disciple (ou un
groupe de disciples) avec la mission et l'autorité de prêcher cette doctrine. Cela implique
a) la transmission directe et authentique ;
b) une compétence exclusive ;
c) la garantie de l'orthodoxie de la doctrine.