DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES
français, , chinois, sanskrit, pali
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F001

facultés cognitives voir six entrées


F002

Fabao, 法宝, .
Moine de la dynastieTang et l'un des principaux disciples de Xuanzang, qui participa à la traduction de textes bouddhiques. Il aurait plus tard critiqué la traduction du faite par Xuanzang.


F003

facteurs d'éveil, bodhyanga, bojjhanga, sambojjhanga, factors of enlightenment voir sept bodhyanga.

F004

facteurs mentaux concomitants, formations mentales, samskara, saṃskāra, caitasika, sankhara, cetasika, , 行.
Fonctions qui appréhendent les qualités d'un objet et modifient l'esprit (citta). Selon l'Abhidharma, cinquante-deux facteurs concomitants accompagnent les cinq agrégats et leur confèrent une coloration karmique qui peut être positive (confiance, non-attachement, effort, impartialité, etc.), négative (attachement, colère, orgueil, ignorance, paresse, distraction, etc.) ou neutre.


F005

factuel voir fusion du factuel et du principiel

-
F006

Fadao, 法道, Fa-tao, (1086-1147).
Moine chinois de la dynastie des Song. Quand Huizong, le huitième empereur de la dynastie des Song du Nord, taoïste convaincu, tenta d'interdire le bouddhisme en 1119, Fadao lui présenta des remontrances. Furieux, l'empereur le fit marquer au visage et exiler. Fadao fut pardonné en 1125 après l'accession au trône de l'empereur Qinzong. Ce qu'en dit Nichiren.

F007

Falang,, 法朗 (507-581).
Moine de l'école Sanlun 三論宗 () en Chine vers la fin des dynasties du Nord et du Sud. Comme il vécut au temple Xinghuang-si (興皇寺), on l'appela aussi Xinghuang (, 興皇). A vingt et un ans, il renonça à la vie séculière, étudia la méditation sous la direction de Bao-zhi, puis voyagea et étudia les vinaya et les doctrines des écoles Pi-tan () et Cheng-shi ().
Il étudia aussi sous la direction de Seng-quan le , le , le et le , ainsi que les sutras et . Il fut révéré comme l'un des quatre disciples principaux de Seng-quan. En 558, en accord avec un décret impérial, il s'établit au temple Xinghuang-si, dans la capitale (act. Nanjing). Son successeur fut Ji-zang.
Ce qu'en dit Nichiren.

-
F008

Fan Kuai, 樊噲, Fan K'ouai (mort environ en 189 av. notre ère) et Chang-Liang, Tchang Leang (mort en 168 avant notre ère).
Chefs militaires et stratèges qui aidèrent l'empereur Gaozu en réunifiant la Chine et en fondant la première dynastie Han. Ils sont connus pour leur courage et leur loyauté face aux innombrables difficultés. Ce qu'en Nichiren.

-
F009

Fan-Yuqi, 樊于期, Fan Yuchi (mort en 227 av. notre ère).
Général de l'Etat de Qin en Chine. Selon la tradition, après avoir encouru la fureur du roi de Qin, Fan-Yuqi chercha refuge dans l'état de Yen, où il fut cordialement reçu par le prince Tan.
Tan
, qui avait conçu un vif ressentiment contre le roi de Qin, s'était arrangé pour le faire assassiner par un homme appelé Zhing Ko. Pour s'assurer le succès du complot, Zhing Ko avait demandé comme garantie la tête de Fan-Yuqi. En entendant cela, Fan-Yuqi se coupa lui-même la tête afin de s'acquitter de sa dette de reconnaissance envers le prince Tan et se venger du roi Qin-shi-huang.
Ce qu'en dit Nichiren

-
F010

Faquan, 法全, Fa-ts'iuan, .
Moine du bouddhisme ésotérique à l'époque de la Chine des Tang. Il transmit cette doctrine à () et () lors de leurs voyages en Chine, respectivement en 838 et 853. Il écrivit de nombreux traités sur le bouddhisme ésotérique.

F011

Farong ou Niutou de son nom de famille Wei (牛頭法融, 594-657).
Maître . Tout d'abord spécialisé dans l'histoire confucéenne, il se convertit au bouddhisme en lisant le  Sutra du Nirvana.
Voir l'article.


F012

Fashi gongde pin 
Chapitre Bienfaits du Maître du Dharma : XIXe chapitre du Sutra du Lotus

-
F013

Fashi pin
Chapitre Maître du Dharma : Xe chapitre du Sutra du Lotus


F014

Fasui, Fa-souei.
Moine du temple Ding-lin-shang-si (Ting-lin-chang-sseu) qui vécut sous les dynasties Chen et Shui.
Lorsque Zhiyi fit une conférence sur le titre du Sutra du Lotus au temple Wa-guan-si (Wa-kuan-ssu), Fasui s'occupait de ce temple en tant que moine principal. Profondément touché par la doctrine du Tiantai, il devint sur le champ disciple de Zhiyi. Ce qu'en dit Nichiren.

-
F015

faute
Selon le bouddhisme, il n'y a pas de "péché" à la manière dont l'entendent les religions monothéistes. Les racines de tout mal sont l'ignorance (obscurité fondamentale, avidia) ou les vues fausses. Les trois poisons incitent à commettre des fautes plus ou moins graves.
Voir les quatorze . Ce qu'en dit Nichiren.

F016

faute de complicité, ,  与同罪.
Faute "passive" que commet, par exemple, celui qui accepte des dons de ceux qui dénigrent le Dharma ou qui ne les réprimande pas. Ce qu'en dit Nichiren.

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F017

Faxian, 法顯, 法顯, Fa-sian, Fa-ts'iuan, Fa-Hsien, Fa-Hien, Fa Xian, (vers 337- 422).
L'un des huit maîtres éminents de Chine. C'est à lui que l'on attribue la formation d' aussi bien que d' aux enseignements ésotériques au cours de leur voyage en Chine.
Déplorant le manque d'écrits bouddhiques en Chine, il quitta Changan en 399 et voyagea par voie de terre jusqu'en Inde où il étudia le sanskrit et les trois parties du canon bouddhique. En 414, il revint dans son pays par mer, rapportant de nombreux sutras et statues bouddhiques. Il traduisit avec Buddhabhadra six ouvrages en soixante-trois fascicules dont le Sutra et le .
Son (Foguoji 佛國記) est le récit de ses voyages, contenant sur son époque des données historiques précieuses sur l'Inde et les pays voisins.
Ce qu'en dit Nichiren.


F018

Fa-xiang (Fa-siang) [école] voir école .

-
F019

Fayun I. , 法雲 (467-529).
Moine de la dynastie des Liang, révéré comme l'un des trois grands maîtres de cette dynastie. Il renonça à la vie séculière à l'âge de sept ans et étudia sous la direction de Sengyin. A trente ans, il fit un exposé sur le Sutra du Lotus et le Sutra Vimalakirti qui le rendit célèbre. En 508, il fut nommé supérieur du temple Guangzhe-si par l'empereur Liang Wu Di, lequel l'invita souvent à faire des exposés à la cour.
Fayun aida aussi à traduire des écrits bouddhiques. L'empereur Liang Wu Di construisit pour lui le temple Fayun-si en 519, et le nomma en 525 administrateur général des moines (), le plus haut rang dans la hiérarchie religieuse. Il écrivit un commentaire du Sutra du Lotus intitulé le . Ce qu'en dit Nichiren.


F020

Fayun II. (1087-1158)
Moine chinois auteur du Dictionnaire de prononciation et de signification des termes bouddhiques ().

F021

Fazang, 法蔵, Fa-tsang, dit Grand-maître Xianshou, , (643-712).
Troisième patriarche de l'école Huayan zhong () en Chine. Sa famille était originaire d'Asie centrale. A dix-sept ans, il entra dans un monastère du Mont comme laïque et commença à étudier les écrits bouddhiques. Plus tard, il étudia les doctrines Huayan ( ) avec Zhiyan pour maître à Loyang, la capitale.
En 670, il fut nommé moine par décret impérial. En 695, il assista Shikshananda dans sa traduction du Sutra en 80 fascicules. Il contribua grandement à systématiser la doctrine Huayan, écrivit de nombreux commentaires et formula la classification des cinq enseignements et dix doctrines pour démontrer la supériorité du Sutra . On rapporte qu'il donna des cours sur le Sutra à la demande de l'impératrice Wu (623-705). Il fit beaucoup d'exposés sur ce sutra et construisit des temples, notamment à Loyang et Changan. Ce qu'en dit Nichiren.

-
F022

Fazu, 法祖, Bofazu, Bo-yue, Boyuan, , 帛遠, , 法祖.
Moine et traducteur d'écrits bouddhiques sous la dynastie des Jin occidentaux (265-316). Très versé dans les enseignements du Mahayana, il construisit un monastère bouddhique à Changan.
En 305, il partit pour Longyou afin d'y vivre retiré mais ayant refusé de travailler pour Zhang Fu, le gouverneur local de Quzhou, et une personne qu'il avait vaincue au cours d'un débat l'ayant calomnié, il fut tué sur la route de Longyou.

F023

femmes
Les sutras autres que le Sutra du Lotus ne reconnaissent pas aux femmes la capacité de parvenir à l'Éveil. Pourtant, l'attitude de Shakyamuni à l'égard des femmes fut tout à fait révolutionnaire pour son époque, et Nichiren alla encore plus loin dans un Japon médiéval particulièrement misogyne.
Ce qu'en dit Nichiren. Histoire des femmes dans le bouddhisme japonais (point de vue de Nichiren sur la bouddhéité des femmes), de Toshie Kurihara.

-
F024

fille-dragon, fille du Roi-Dragon, , 龍女, nagakanya, nāgakanyā. Fille du Roi-Dragon Sagara ().
Personnage apparaissant dans le chapitre Devadatta (Don des Dieux) du Sutra du Lotus. Agée de seulement huit ans, elle entend Manjushri prêcher le Sutra du Lotus et se met aussitôt à la recherche de la bouddhéité.
Elle apparaît au Pic du Vautour où elle réalise l’Éveil sans changer d'apparence, incarnant ainsi l’un des principes du Lotus selon lequel tous les êtres vivants, quels qu’ils soient, sont possesseurs de la nature de bouddha. Ainsi, elle qui est d’une nature à la fois animale et féminine, parvient à l’Éveil avant certains des grands disciples. Enfant à la nature terrifiante, elle représente "la femme" qui est si souvent infantilisée et diabolisée.
En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.


F025

filet d'Indra voir Indra

F026

fils de foi sincère, fils de famille, fils de bien, fils de noble famille, hommes de foi sincère, hommes de bien, kulaputra, , 善男子.
Titre par lequel Shakyamuni, ou tout autre sage, s'adresse à la personne religieuse ou laïque à laquelle il parle.
Edward Conze définit kulaputra comme "une personne dotée d’une bonne base spirituelle". D'autres auteurs voient là l'indication d'une certaine position sociale qui pouvait assurer une raisonnable compréhension intellectuelle du bouddhisme, particulièrement durant les premiers stades de la vie spirituelle. Cette appellation était destinée à redonner confiance en soi, surtout aux disciples de basse caste.
La traduction de kulaputra par "hommes de foi sincère" essaie de tenir compte de tous ces paramètres. Lorsque le Bouddha s'adresse à une assemblée composée uniquement de femmes, il emploie le terme kula-duhitri, filles de bien, , 善女人.

-
F027

fin du Dharma voir Derniers jours du Dharma


F028

Fleur du Dharma voir


F029

flûte bansuri
L'un des plus anciens instruments de musique indien. Flageolet de bambou à embouchure de sifflet. Il est de petite taille et percé de six trous.


F030

fœtus voir cinq stades à l’intérieur de la matrice


F031

Foguoji voir

F032

foi, , 信, , 信心, citta-prasada (cœur-esprit clair), shraddha, śraddhā, saddha.
Confiance dans les enseignements du Bouddha. Attitude de base du bouddhisme. Premier élément de la pratique qui conduit à la bouddhéité et qui doit être suivi par l'effort, la mémoire, la méditation et la sagesse. Tous les écrits bouddhiques s'accordent sur la primauté de la foi.
- Le Sutra dit : "La foi est la base de la Voie bouddhique et la source des bienfaits".
- Le Sutra du Nirvana dit : "Bien qu'il existe d'innombrables pratiques qui conduisent à l'Éveil si on transmet la foi celle-ci englobe toutes les pratiques".
- Dans le Sutra du Lotus, Shakyamuni s'adresse à Shariputra en ces termes : "Toi-même, Shariputra, pour ce qui concerne ce Sutra, c'est par la foi que tu as pu y pénétrer. A plus forte raison, le reste des auditeurs-shravakas; c'est parce qu'ils croient en la parole du Bouddha qu'ils acceptent humblement ce Sutra ; ce n'est pas le lot de leur propre sagesse." (Chapitre III).
- Un autre terme sanskrit traduit également la foi : c'est adhimukti (croire et comprendre) que Nichiren commente ainsi : "Croire, c'est la valeur que nous attribuons à un joyau et comprendre, c'est le joyau lui-même".
- Enfin, d'autres textes font de la foi un synonyme de "désir d'Éveil". Ce qu'en dit Nichiren.

-
F033

foi voir dix étapes de la foi


F034

foi, pratique et étude, , 信行学.
Trois éléments fondamentaux de la pratique du bouddhisme de Nichiren. Ces trois éléments sont interdépendants. A la base, on trouve la foi au sens bouddhique (voir les dix étapes de la foi) : celle-ci incite à la pratique et à l'étude qui, en retour, approfondissent la foi. Ce qu'en dit Nichiren.

-
F035

foie de singe
Légende sur la stupidité : autrefois, au milieu de l’océan, vivait une sorte de dragon à cornes avec sa femelle. Celle-ci devint gravide. Un jour, elle lui dit qu’elle voulait manger un foie de singe. Alors, le dragon alla parler à un singe qui vivait dans les arbres de la montagne. Il lui dit que de l’autre côté de la mer, il y avait des fruits délicieux et proposa de l’y emmener. C’est ainsi qu’il l’attira vers la mer.
Lorsqu’ils furent arrivés au beau milieu de l’océan, le dragon avoua la vérité au singe : “En fait, c’est ton foie que je veux”. Le singe répondit : “Mais pourquoi ne me l’as-tu pas dit plus tôt ? J’ai laissé mon foie sur mon arbre et ne l’ai pas sur moi. Je vais le chercher, ramène-moi chez moi”. Le dragon le ramena vers la plage. Une fois arrivés au bord de l’eau, le singe qui voyageait sur le dos du dragon sauta à terre et s’enfuit dans son arbre. Il dit au dragon : “Tu es un vrai imbécile. Où mon foie pourrait-il être ailleurs que dans mon ventre ? Tu t’es fait avoir, et moi j’ai échappé de peu à la mort”. Ce qu'en dit Nichiren.

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F036

Folong-si , Fo-lung-ssu, Xiu-chan-si, 修禅寺, Hsiu-ch'an-ssu, , , 仏隴寺.
Temple-monastère de l'école Tiantai situé sur le pic sud-est du Mont Tiantai et fondé par Zhiyi lui-même en 575. fit un voyage en Chine au début du IXe siècle et reçut la transmission des enseignements Tiantai de Zing-man, le supérieur de ce temple. Ce temple, détruit puis reconstruit en 867, n'existe plus aujourd'hui. Il fut remplacé plus tard par le temple Guoqing-si. Ce qu'en dit Nichiren.


F037

fonctions mentales voir citta et cinq niyamas


F038

force de l'autre, , 他力
Notion du salut obtenu grâce à une force extérieure (, dharani, guru, etc.) à laquelle Nichiren oppose , 自力 : la force intérieure qui naît de la pratique et permet à tout homme de s'éveiller à sa propre nature de bouddha. Ce qu'en dit Nichiren.

F039

forces voir


F040

forfaits () voir cinq forfaits


F041

formations mentales
Contact, attention du mental, sensations, perceptions, motivation. En savoir plus.


F042

formes visibles et impénétrables voir trois catégories d'existence


F043

formules détentrices voir dharani


F044

fortitude voir paramitas

-
F045

Fotudeng, Fo-t'ou-teng, , 仏, Buddhacinga (232-348).
Moine d'Asie centrale qui vint à Loyang, en Chine, vers 310, où il propagea le bouddhisme et érigea de nombreux temples. Il était tenu en grande estime par le gouverneur de la dynastie des Zhao postérieurs qu'il conseilla dans des domaines tels que l'administration militaire, la culture et les mesures politiques à prendre. Il aurait fait construire environ neuf cents temples et contribué à établir les bases permettant de répandre le bouddhisme en Chine.


F046

froideur du miroir intérieur, .
Expression qui apparaît dans le de Zhiyi : “”, le miroir intérieur, symbolise la vérité intérieure, autrement dit l’Éveil intérieur. L'Éveil des bouddhas et bodhisattvas est froid et limpide comme un miroir dans lequel plus aucun antagonisme n’existe car les multiples dharmas, auxquels se sont éveillés tous les sages et saints du passé, se retrouvent dans le Dharma Merveilleux du Sutra du Lotus.

-
F047

Fucha, 吳王夫差 Fou-tch'a (de 495 à 473 av. notre ère).
Vingt-cinquième successeur dans la lignée royale de l'Etat de Wu. Son père fut tué par le roi Goujian de Yue , et Fucha prit sa revanche deux ans plus tard en lui imposant une défaite. Goujian proposa un arrangement à l'amiable à Fucha, alors qu'il préparait en fait une nouvelle attaque de l'Etat de Wu.
Wu Zixu, sujet loyal de Fucha, découvrit le complot et suggéra à l'empereur de tuer Goujian mais l'empereur ne voulut pas l'écouter et contraignit Wu Zixu à se suicider. Ce qu'en dit Nichiren.

F048

Fuchu voir .


F049

Fu Dashi , 傅大, (497-569).
Littéralement, "grand homme" : bouddhiste laïc chinois, vénéré comme étant la réincarnation du bodhisattva Maitreya. Sa biographie stipule qu'il descendit du Ciel Tushita pour exposer l'enseignement de l'Éveil suprême.

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F050

, 不動
I
. : autre nom du bouddha (Akshobhya = "Inébranlable"), seigneur de la terre Abhirati située à l'est de l'univers. Un sutra lui est consacré (Akshobhyasutra) et il apparaît dans le chapitre VII du Sutra du Lotus en tant que premier des seize fils de .
II.
Autre nom du bouddha .
III. , , 不動明王, Inébranlable, Roi de Lumières Immuable, Roi de Lumières Adamantin et Immuable, Vénéré Immuable, Budong, Acala, Acalā, Achala, Acalanatha, Acalanātha
Divinité bouddhique réputée pour sa capacité à terrasser démons et obstacles () qui entravent la pratique. Il est considéré comme le chef des cinq grands Rois-Lumière ainsi que des huit grandes divinités (les cinq précédentes plus , et ). Il entrerait dans une méditation qui produit des flammes (concentration incendiaire, ou ) au cours de laquelle il émet des flammes qui détruisent toutes les entraves karmiques.
Comme il ne cède jamais face aux obstacles, il est appelé (inébranlable). Les images populaires le représentent comme un personnage colérique entouré de flammes, tenant à la main droite une épée qui tranche les passions et les obstacles, et dans la main gauche une pièce de soie grège qui symbolise les moyens salvifiques.
est l’un des objets de culte du . Son nom, écrit en siddham (écriture médiévale sanscrite) sur le côté droit du qu'inscrivit Nichiren, signifie que les souffrances de la naissance et de la mort mènent au nirvana (). Ne pas confondre avec le concept d’immuable, (sans majuscule), qui désigne ce qui est invariant, immobile. En savoir plus. . Ce qu'en dit Nichiren.

-
F051

(Relation de la Vision de Fudo et Aizen)
L'un des tout premiers traités de Nichiren daté de 1254. Voir les représentations de et qu'en donna Nichiren.


F052

, 不動智仏, Sagesse immuable.
Bouddha qui vivait dans la Terre dorée, dans la partie orientale de l'univers. Selon la plus récente des traductions du Sutra , le bodhisattva Manjushri s'est engagé dans la pratique avec le bouddha pour maître.

F053

, 普賢菩, Sage-Universel, Universellement digne, Puxian pusa , Fo Hien, Samantabhadra, Smantabhadra, également connu sous le nom de Visvabhadra, Universal-Sage, Universal Virtue, Universal Worthy, Universal Fortune.
et Manjushri sont les deux bodhisattvas qui assistent Shakyamuni et dirigent les autres bodhisattvas. On le représente généralement à la droite du Bouddha, monté sur un éléphant blanc à six défenses. Alors que Manjushri représente les vertus de la sagesse et de l'Éveil, symbolise celles de la vérité et de la pratique. Dans le Sutra , il fait dix grands vœux concernant sa pratique bouddhique.
Dans le chapitre Fugen (XXVIII) du Sutra du Lotus, il fait vœu de protéger ce Sutra et ceux qui le pratiquent. Il inspire l’acquisition des trois vertus que sont la parole vraie, la constance et la pratique. Croyait que avait le pouvoir de prolonger la vie, on lui adressait dans ce but des rituels ésotériques. Son culte est très populaire depuis des temps reculés. Selon le Sutra Fugen, le bodhisattva réside dans la partie Est de l'univers, en un lieu appelé Terre du Pur émerveillement. Ce qu'en dit Nichiren.

-
F054

voir XXVIIIe chapitre du Sutra du Lotus


F055

voir passation des corbeilles du Dharma


F056

, Histoire des Successeurs du Bouddha
Histoire des vingt-quatre successeurs qui héritèrent du bouddhisme de Shakyamuni et le propagèrent en Inde. Selon ce texte, le Bouddha transmit d'abord ses enseignements à Mahakashyapa qui, à son tour, les confia à Ananda. Aryasimha, le vingt-quatrième successeur, fut décapité par le roi , et la lignée s'arrêta.

-
F057

voir Sutra de la transmission du Dharma


F058

Fu Hsi voir Fu Xi


F059

, 普事比丘.
Moine auquel se réfère le Sutra (Sutra du Trésor du Bouddha). Il vécut dans le passé lointain après la mort du bouddha et s'efforça de conduire les êtres aux enseignements de ce bouddha. A cette époque, les disciples de s'étaient divisés en cinq écoles, et seul maintint l'enseignement correct de ce bouddha.
Les dirigeants des quatre autres écoles, les moines , , et , soutinrent des points de vue erronés et persécutèrent . Pour cette raison, ces quatre moines et leurs disciples seraient tombés en enfer. Ce qu'en dit Nichiren.

-
F060

[école] voir


F061

voir


F062

, 富士郡.
District de la préfecture de au Japon.

F063

, , 富士川.
Fleuve qui coule de la préfecture de Yamanashi en direction de la préfecture de . Long de 128 km, c'est l'un des trois fleuves les plus puissants du Japon avec le et le .


F064

(mont) voir Mont

-
F065

voir


F066

, 富士市.
Ville de la préfecture de . A l'époque de Nichiren, simple village qui se développa rapidement grâce à sa situation centrale et au rôle du .

F067

, 風神, .
Divinité shinto du vent, l'un des plus anciens japonais. Il est souvent représenté comme un humanoïde terrifiant, portant un grand sac de vents sur ses épaules. Tout comme son pendant, () du tonnerre et des orages), il fut intégré dans le bouddhisme.

-
F068

,.
Divinité shinto vénérée dans les sanctuaires de , dans la région de ainsi que dans d'autres régions.


F069

[clan], 藤原氏.
Puissante famille de nobles et propriétaires terriens du clan qui s'imposèrent à la cour de dès le VIIe siècle, ses chefs ayant le privilège de fournir des prêtres ritualistes du shinto. Ils s'opposèrent à la famille des qu'ils finirent par éliminer. Ce qu'en dit Nichiren.

-
F070

, 藤原冬嗣 (775-826).
Fonctionnaire de la cour du début de la période (794-1185) qui finit par devenir ministre de la Gauche (). Ce qu'en dit Nichiren.

-
F071

, 藤原 道長 (966-1028).
Homme d'Etat qui occupa successivement plusieurs postes ministériels. Ses trois filles ayant épousé trois empereurs, il devint tout-puissant à la cour. Bien que n'étant pas officiellement régent, il dirigea en fait le pays et garda une grande influence politique même lorsqu'il se fit religieux bouddhiste dans le temple qu'il se fit construire.

F072

, 藤原 実頼 (900-970).
Dignitaire de la cour. Apparemment déçu dans son espoir de voir son fils nommé Premier ministre, il conserva de la rancune envers le prince impérial , le fils du soixantième empereur , qui obtint cette position. Ce qu'en dit Nichiren.

-
F073

, 藤原 纯 友 (mort en 941).
Chef militaire du clan des qui vainquit une bande de pirates en 936. Toutefois, il devint lui-même un chef de pirates par la suite, et s'étant rebellé contre le gouvernement, fut finalement vaincu en 941.

F074

, 藤原 時平 (871-909).
Dignitaire de la cour. Bien que ministre de la Gauche (), et placé au-dessus du ministre de la Droite (), il jalousa , autre conseiller de l'empereur , lorsque Michizane fut nommé ministre de la Droite.
étant un personnage d'un caractère et d'une culture exceptionnels, porta de fausses accusations à son encontre auprès de l'empereur, ce qui valut à d'être exilé dans la province de Tsukuchi, la partie la plus occidentale du Japon où il mourut de désespoir.

-
F075

, 藤原 利仁.
Guerrier célèbre de la famille dans la période .


F076

, 藤原泰衡 (1155-1189).
Fils de , seigneur de la province de au nord-est du Japon. Il tua son frère et prit le pouvoir à sa place. , shogun de , lui ordonna de tuer , le frère de , pour prouver sa loyauté. Plus tard, néanmoins, le fit exécuter pour consolider son pouvoir dans cette région du Japon.

F077

, 藤原 頼長 (1120-1156).
Eminent érudit et ministre de la Gauche qui, sous la protection de l'empereur retiré , exerça une grande influence. Il était appelé "mauvais ministre de la Gauche" en raison de son extrême cruauté et de son attitude inflexible dans l'exercice de ses fonctions. Il mourut de blessures reçues au cours d'un coup d'Etat manqué, "la Rébellion de ", qu'il avait fomentée.

-
F078

, 藤原 良房.
Ministre de la Gauche et grand-père du 56e empereur, . Ayant rempli très jeune des fonctions officielles à la cour, il jeta les bases de la prospérité de la famille .


F079

, (不受不施).
Littéralement, "ne pas donner, ne pas recevoir". Attitude morale, puis mouvement religieux qui consiste à refuser tout don de la part de personnes qui "offensent le Dharma ". Suivant l'exemple de Nichiren qui dénonçait la "faute de complicité", cette attitude s'exerçait principalement à l'égard de différents pouvoirs.
Plus tard, elle se mua en un mouvement de désobéissance initié par (1565-1630), supérieur du temple , qui créa l'école ; ce mouvement fut poursuivi par (1626-1698), le fondateur de l'école .
Les autres courants nichiréniens estiment que le Niike Gosho, où le terme apparaît, est un apocryphe. En savoir plus.

-
F080

, 不受不施派.
École nichirénienne fondée par et interdite en 1669. Bien que férocement persécutée pendant plus de deux siècles pour avoir refusé d'obéir aux autorités, elle survécut et fut de nouveau légalisée en 1876. Plus tard, elle se divisa en deux courants :
1) la ou , (不受 不 施 蓮 蓮 講 門 宗)
2) la (日 蓮宗 不受 不 施 派).


F081

voir deux moitiés d'un même sceau


F082

voir lieu de bonne fortune


F083


Hibou, chouette, symbole de sagesse ; c'est aussi un esprit de la forêt bénéfique pour les hommes. Les mères dévouées sont parfois appelées "". Ce qu'en dit Nichiren.


F084

voir bonne fortune

F085

, , , 不軽菩`, 常不軽菩`, Sadapaributha, Sadāparibhūta, Toujours-Sans-Mépris, Sans-Mépris, Chang Buqing, Never Disrespectful.
Bodhisattva dont l'histoire est racontée au chapitre XX du Sutra du Lotus (Bodhisattva Fukyo). Expression du comportement idéal d'un bodhisattva dont la compassion pour autrui repose sur la perception de la nature de bouddha en chaque être humain.
Reconnaissant en chacun des potentialités illimitées, se prosternait devant tous ceux qu'il rencontrait avec ces mots : "Je n'ai garde de vous mépriser; vous deviendrez tous des bodhisattvas", ce qui provoquait rires et mépris. Vers la fin de sa vie, il entendit parler du Sutra du Lotus exposé par le bouddha et fut capable de le comprendre entièrement, purifiant ainsi ses six sens et prolongeant sa vie de deux cents, dix mille et cent mille nayuta d'années. Il enseigna ce sutra à d'incalculables millions de personnes qui se mirent alors à le suivre et à croire dans le Lotus.
Mais à cause des offenses que ces personnes avaient commises en éprouvant colère et rancune à son égard, elles languirent dans l'enfer des souffrances incessantes pendant un millier de kalpas. Pendant vingt millions de kalpas, elles ne rencontrèrent jamais de bouddha, n'entendirent pas le Dharma ou ne virent pas de moine. Mais pour finir, elles renaquirent avec le bodhisattva qui les convertit au Sutra du Lotus. Nichiren cite souvent l'histoire de ce bodhisattva pour illustrer le principe de l'atteinte de l'Éveil par une relation d'opposition (). Ce qu'en dit Nichiren.

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F086

Fulouna voir Purna


F087

fumée d'analogie de l'Éveil, , purvasvabhava, pūrva-svabhāva.
Ce qui ressemble, simule la véritable compréhension ou ce qui s'en approche en trompant le pratiquant.


F088

voir

F089

(non dualité) voir dix non-dualités


F090

, 船守弥三郎.
Disciple laïc de Nichiren et pêcheur de , dans la péninsule d'. Quand Nichiren fut exilé à en 1261 et abandonné sur la plage de , et sa femme l'abritèrent et le nourrirent pendant plus de trente jours jusqu'à ce qu'il soit convoqué à la résidence du seigneur . Ce qu'en dit Nichiren.

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F091

voir XVIIe chapitre du Sutra du Lotus.


F092

voir Purna


F093

voir transmission au-delà des mots


F094

,
Amulette, talisman. Tablette de protection ou feuillet de papier attestant une protection divine sur une personne ou un lieu. Voir .

F095

voir don.


F096

, 伏見天皇.
Quatre-vingt-douzième empereur du Japon de 1288 à 1298.


F097

voir

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F098

fusion de la réalité et de la sagesse () voir adéquation.


F099

fusion du factuel et du principiel ().
L'observation d'un phénomène (le factuel) conforte le principe qui est ainsi manifesté : c'est la contemplation du principe par la sagesse. Par exemple, en observant le cycle des saisons, on fait l'expérience du principe du changement circulaire.
Notion apposée à , la perception de l'aspect véritable des phénomènes (), grâce à la sagesse bouddhique : c'est l'harmonie entre le principe (observé) et la sagesse (observant). Ce qu'en dit Nichiren.


F100

, 扶桑.
Ancien nom poétique donné au Japon, calque sur le pays mythique chinois Fusang. Ce qu'en dit Nichiren.

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F101

, 扶桑略記, Brève Histoire du Japon.
Histoire du bouddhisme japonais par le moine ( ? - 1169) devenu plus tard un adepte du . Cette Histoire comprend les biographies des moines et des temples ainsi que divers événements ayant trait au bouddhisme.


F102

voir

F103

Fu Xi, 伏羲, Fu Hsi.
Personnage mythique considéré comme le Premier Empereur de Chine. Il aurait enseigné aux hommes les "Huit Trigrammes" symboliques représentant les aspects de l'univers en mouvement, le yin et le yang. On lui attribue également parfois l'invention de l'écriture chinoise. Savant, mathématicien, sage, on l'appelle parfois le Christ chinois.
Voir les Trois Augustes et Cinq Empereurs.Ce qu'en dit Nichiren.

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F104

,
Littéralement, "confier". Terme technique qui exprime le fait que le maître (dans les sutras, le Bouddha) transmet sa doctrine à un disciple (ou un groupe de disciples) avec la mission et l'autorité de prêcher cette doctrine. Cela implique
a) la transmission directe et authentique ;
b) une compétence exclusive ;
c) la garantie de l'orthodoxie de la doctrine.