DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES
français, , chinois, sanskrit, pali
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O001

: préfixe honorifique utilisé, en particulier par la , pour quelques termes relatifs à Nichiren : , , etc.

O002

voir

O003

, 黄檗宗 [école]. Une des trois principales branches du au Japon, avec et . Son temple principal est le à . La doctrine d' est identique à celle de la branche , à l'exception près qu'elle incorpore certains éléments de la doctrine concernant la renaissance dans la Terre pure et le .

O004

. Contraction du mot (cérémonie pour les défunts).


O005

obéissance voir trois obéissances


O006

objet de vénération voir

O007

obscurité fondamentale, ignorance primordialei ignorance originelle, , 無明, , 元品の無明, avidya, avidyā, avijja. Source de toutes les illusions propres à la vie. "Obscurité" signifie aveuglement face à la vérité, en particulier à la vraie nature de sa propre vie. Le terme est utilisé par opposition à l'Éveil fondamental (), ou la nature innée de bouddha. Dans l'évolution, tant des espèces que de l'individu, les égarements sont dus à l'imperfection des six entrées (cinq sens + le mental). Au début de la vie, c'est d'abord un état d'indifférenciation entre le sujet et l'environnement d'oùémerge la distinction agréable / désagréable / indifférent. Au moment où les phénomènes ou les objets sont perçus comme distincts du sujet, ils sont déjà fortement associés à ces jugements de valeur. La vision subjective ne correspond donc pas à la réalité. De cette erreur première découlent les erreurs de comportement et les souffrances de la vie. Le bouddhisme vise à développer la nature de bouddha latente dans chaque vie pour que puisse apparaître la vision du véritable aspect des phénomènes (). Selon le Sutra Shrimala, l'obscurité fondamentale est l'illusion la plus difficile à surmonter et ne peut être éliminée que par la sagesse du bouddha. Zhiyi interprète "l'obscurité" comme l'illusion qui empêche un être de réaliser la vérité de la Voie du milieu. Il divise cette illusion en quarante-deux sortes dont la dernière est l'obscurité fondamentale. Cette illusion ne se dissipe qu'au stade de ou d'Éveil total, la dernière des cinquante-deux étapes de la pratique de bodhisattva. Dans l'explication des douze liens causaux l'obscurité fondamentale s'étend à la vie avant la naissance. Voir la production conditionnée. Ce qu'en dit Nichiren.

O008

obscurcissements [cinq] voir cinq voiles


O009

observance des préceptes, , 持戒, sila, śīla, sīla, éthique, virtue, morality, proper conduct. Les préceptes sont des prescriptions destinées à discipliner le pratiquant et lui faciliter l'intégration dans une communauté. En savoir plus.

O010

observation du cœur, observation de l'esprit, introspection méditative, , 観心. Voir . C'est percevoir ou s'éveiller à la réalité ultime inhérente à sa propre vie. Par opposition à l'étude doctrinale des sutras (), l'observation de l'esprit () consiste à percevoir, dans les profondeurs de son être, une vérité qui est au-delà de l'explication verbale. Cette forme d'introspection est particulièrement mise en avant par la pratique de Zhiyi, dans laquelle la méditation porte plus sur la vraie nature de l'esprit que sur un objet extérieur. Dans le , Zhiyi enseignait une méditation pour percevoir "le domaine de l'insondable" () interprétée tantôt comme l'unification des trois vérités en un seul moment de vie, tantôt comme . Percevoir l'unification des trois vérités ou dans son propre esprit, en essence, signifie percevoir l'état de bouddha inhérent à sa propre vie, ce qui est le but du système de méditation de Zhiyi. Nichiren définit comme observation de son propre esprit pour trouver en lui les dix mondes-états. Lire le gosho.

O011

obstacles () voir trois obstacles et quatre démons


O012

obtenir rapidement la Voie du bouddha sans égale, , . Phrase extraite du chapitre XI du Sutra du Lotus (Tour aux Trésors).

O013

obtention de la Voie, , 得道. Réaliser la Voie qui permet d’accéder à la bouddhéité. Pleine compréhension de la voie bouddhique. Plusieurs termes sont des équivalents dans certaines de leurs acceptions notamment obtention du passage ( - premier sens), certains comportent aussi le caractère voie () notamment "devenir la voie" (). On notera également le rapport avec d’autres termes qui comportent ce même caractère ‘voie’ et qui indiquent différents stades de progression dans la pratique du bouddhisme. Par exemple , celui qui est entré sur la voie, , progresser sur la voie. Ce qu'en dit Nichiren.

O014

obtention de l’acceptation patiente dès cette existence, . Littéralement "dès cette existence" ou "dès ce corps" désigne le corps physique produit par les parents ; "l’acceptation patiente" ; c'est la compréhension de la non-production et de la non-destruction du monde phénoménal (, anutpattika dharma kshanti). Celui qui est parvenu à cette obtention comprend que lorsqu'il voit les choses apparaître puis disparaître, ne voit pas en réalité des entités réelles, il n'y a rien qui apparaisse ou qui disparaisse. Il y a la non-substantialité, , shunyata.

O015

obtention du passage,, 得度. Deux sens distincts, le second dérivant probablement du premier.
I. Passer () l'océan des vies et morts pour atteindre la rive du nirvana. Dans cette acception on notera comme équivalent obtention de la voie () ou devenir la voie ().
II. Passer de la vie séculière à la vie monastique (, pravrajita).

O016

Octroi de la Prédiction, , 授記, Shouji pin. VIème chapitre du Sutra du Lotus. Le mot "" désigne une prophétie faite par Shakyamuni sur le temps, le lieu et le nom sous lequel ses disciples deviendront des bouddhas. Dans ce chapitre, Shakyamuni prédit que les quatre grands auditeurs-shravakas - Mahakashyapa , Maudgalyayana, Subhuti et Katyayana - atteindront l'Éveil. Dans l'enseignement théorique du Sutra, Shakyamuni déclare que le véhicule suprême de l'état de bouddha est le but de la pratique bouddhique. C'est le principe du "remplacement des trois véhicules par le Véhicule unique" (). Le Bouddha explique ce principe de trois façons : de manière doctrinale par la révélation de la véritable essence de tous les phénomènes () dans le chapitre II, Hoben ; en utilisant la parabole des trois chariots et de la maison en flammes dans le chapitre Hiyu (III) ; et en clarifiant le lien passé entre ses disciples et lui-même dans le chapitre Kejoyu (VII). Le Bouddha employa ces trois façons de prêcher pour permettre aux trois groupes d'auditeurs- shravakas– ceux de grande, moyenne et petite capacités – de réaliser respectivement le principe de l'enseignement du véhicule unique. Le chapitre Juki (VI) prédit l'Éveil des disciples de capacité moyenne qui comprirent la véritable intention du Bouddha en l'entendant raconter la parabole des trois chariots et de la maison en flammes. Il prophétise d'abord que Mahakashyapa atteindra l'état de bouddha dans le futur en tant que bouddha (Lumière brillante), puis que Subhuti, Katyayana et Maudgalyayana atteindront l'Éveil respectivement sous les noms de bouddha (Forme merveilleuse), de bouddha (Jambunada, Lumière dorée) et de bouddha Tamarabatsu Sendanko (Tamalapattra, Parfum du bois de santal). Néanmoins, il est toujours annoncé que chacun de ses grands auditeurs-shravakas deviendra un bouddha "une fois départi de ce corps" (). Il y a plusieurs compréhensions. La plus évidente est de penser que cela se fera dans une existence ultérieure ou par mortifications. Dans la Transmission orale sur les significations (), Nichiren examine la signification du caractère (se départir, abandonner, rejeter) et y voit deux interprétations. La première, c’est se départir temporairement (il utilise l’adverbe qui signifie cycliquement, par transformation) et la seconde, c’est se départir définitivement ( qui signifie éternellement). La première acception ressortit de la l'enseignement théorique et la seconde de l'enseignement essentiel, en ce sens où la doctrine essentielle révèle des enseignements tels que vies et morts s’identifient au nirvana () ou les désirs mènent à l’Éveil (). Lire ce chapitre ; Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos.


O017

octroi de prédiction voir annonciation

O018

Octuple noble chemin, octuple sentier, chemin aux huit branches, huit voies, , 八の道, , 八正道, 八聖道, arya-ashtanga-marga, āryāṣṭāṅgamārga, ashtangamarga, ashtangika-marga, ariya-atthangika-magga, atthangikamagga. Dernière des Quatre nobles vérités exposées par Shakyamuni dans son premier sermon au Parc aux cerfs après avoir atteint l'Éveil.
Ces quatre vérités (sidi, catur aryasatya) sont :
- la souffrance (duhkha, dukkha) - universalité de la souffrance,
- la cause, l'origine (samudaya) de la souffrance : le désir (attachement, soif, tanha) entraîne l'apparition de la souffrance,
- l'extinction (nirodha) - l'extinction de l'attachemlent fait que la souffrance n'apparaît plus,
- la voie (marga, magga) - l'octuple voie permet d'opérer progressivement cette extinction du désir-attachement.
Cette dernière vérité de la voie s'explicite en 3 thèmes et 8 segments (rayons de la Roue du Dharma) :
A - prajna
- la vue juste (samyag-drsti, samma ditthi, ),
- la pensée juste (samyak-samkalpa, samma samkappa, ),
B - sila (discipline, préceptes)
- la parole juste (samyag-vac, samma vaca, ),
- l'action juste (samyag-vacsamyak-karmanta, samma kammanta, ),
- le mode de vie juste (moyen d'existence juste) (samyag-ajiva, samma ajiva, ),
C -  samadhi
- l'effort juste (samyag-vyayama, samma vayama, ),
- l'attention (mémoire juste, pleine conscience) (samyak-smriti, samma sati, ),
- la concentration juste (samyak-samadhi , samma samadhi, ).
En savoir plus.

O019

octuple juste voie voir octuple chemin


O020

octuple sentier voir huit voies


O021

voir


O022

oeil [du bouddha] voir cinq sortes de vision

O023

oeil du Dharma, , 法眼.
I. L'une des cinq sortes de vision. Le bodhisattva perçoit les enseignements bouddhiques avec l'oeil du Dharma afin de sauver tous les êtres. C'est la perception claire de tous les phénomènes.
II. Titre conféré officiellement à un prêtre. A sa création, en 864, il indiquait un degré élevé dans la capacité d'enseigner le Dharma, mais avec le temps, il devint purement honorifique.


O024

oeuvres et vertus () voir bienfaits de la pratique

O024

Oeuvres et vertus de la joie conséquente [chapitre] voir Bienfaits de la joie conséquente.


O025

Oeuvres et vertus du Maître du Dharma [chapitre] voir Bienfaits du Maître du Dharma


O026

, . Cérémonie commémorant la mort de Nichiren le 13 octobre 1282. En savoir plus (cérémonie). Diaporama


O027

offense au Dharma, opposition à la Loi, , 誹謗, , 誹謗正法. Pensée, parole ou acte qui dénigre l'enseignement correct du Bouddha. Voir dénigrer le Dharma et les 14 . Ce qu'en dit Nichiren

O028

offrandes, , 布, , 供, dana, puja. Élément constitutif de la pratique bouddhique. L'offrande a un sens beaucoup plus large qu'en Occident. A l'origine, c'est un don non seulement matériel mais également spirituel. On offre des objets, bien sûr : objets d'art, fleurs, encens ; on peut offrir une prière ou un chant mais surtout un peu de son temps, en d'autres termes un peu de sa vie. Dans ce sens, le terme est proche de , se consacrer. Dès lors, il est important de bien choisir à qui on fait des offrandes. Au sens propre seuls les Ainsi-Venus sont dignes d'offrande. Mais en Inde, on honorait par des offrandes également les sages et les saints, puis tous ceux qui se consacraient à la vie spirituelle. Pour les moines, il était prévu quatre sortes d'offrandes : la nourriture et la boisson ; les vêtements ; la literie ; les médicaments. Encore de nos jours, l'offrande de nourriture aux moines- bhiksus est considérée comme un honneur et une chance qui attire la bénédiction sur celui qui la fait. On ne s'étonnera donc pas que les bhiksus ne remercient pas les donateurs. Ce qu'en dit Nichiren

O029

voir


O030

algue comestible (gracilaria ? ) vert sombre et longue, comme des cheveux en broussaille. Ce qu'en dit Nichiren.


O031

ogres voir rakshasa


O032

ogresses voir rakshasi

O033

N'étant cité dans aucun document officiel ni dans aucune archive historique de la période , il subsiste un doute quant à sa réalité historique. Selon une tradition de la période d' (1600-1867), il s'agirait de , un général qui vécut vers la fin de la période de (794-1185). serait le fils de , gouverneur d', dans la province de , et proche associé du Premier ministre . Cependant, après la ruine du clan , sa famille perdit peu à peu son pouvoir dans la région de . La tradition rapporte que, en 1186, encourut la colère de (1147-1199), fondateur du shogunat de , et fut emprisonné ; il fut néanmoins sauvé par la forte foi de son fils dans le Sutra du Lotus. Lire le gosho de Nichiren.

O034

. Autre prononciation du


O035

, , . Criminel japonais du Ve siècle. D'après le Nihon shoki (Chroniques du Japon), c'était un bandit de grands chemins qui attaquait les voyageurs, et un naufrageur qui coulait les navires marchands. Il finit néanmoins par être tué par les soldats de l'empereur. Ce qu'en dit Nichiren.


O036

, 応身. Bodhisattva mentionné dans le et quelques autres. Dans le , Zhanlan écrit que le bodhisattva échoua dans sa tentative de mesurer le corps du Bouddha. Ce qu'en dit Nichiren.

O037

, 応神天皇 (210<270-310). Quinzième empereur, fils de et de l'impératrice . Il fut vénéré sous le nom de dans les temples shinto en tant que de la guerre. Ce qu'en dit Nichiren.


O038

, 往生礼讃, Éloge de la renaissance dans la Terre pure. Ouvrage de Shandao décrivant la pratique nécessaire pour renaître dans la Terre pure du bouddha . Shandao y formule une méthode qui consiste à réciter six fois par jour des vers de louange de Nagarjuna et Vasubandhu en l'honneur du bouddha .

O039

voir


O040

, 往生要集, L'Essentiel pour renaître dans la Terre pure. Ouvrage de compilant en un livre des passages de plus de 160 sutras et traités sur le thème de la renaissance dans la Terre du bouddha . Dans cet ouvrage, veut inspirer la crainte des souffrances provoquées par la transmigration dans les six voies et le désir de connaître la béatitude de la Terre pure, en soulignant que le est la pratique qui permet d'y renaître. Ce livre devint très populaire et contribua au développement de la doctrine de la Terre pure au Japon. Ce qu'en dit Nichiren.

O041

Village situé sur la rive de la baie de . Lors de son séjour, de 1264 à 1267, à , sa province natale, Nichiren avait converti la totalité du clan de , le seigneur d' et suzerain de . Ainsi un nouveau groupement religieux commença à prendre forme. Les "gens d'Okitsu" dont Nichiren parle dans le gosho La protection de Bonten et de Taishaku désignent peut-être , un disciple qui a vécu là, ainsi que le qui lui était très proche. Ce qu'en dit Nichiren.


O042

voir cérémonies et services rituels du bouddhisme

O043

, 御講聞書, Notes de . Recueil de notes prises par lors des cours sur le Sutra du Lotus que Nichiren donna au Mont entre 1278 et 1280.


O044

, , , , . Déité shintoïste, fils ou beau-fils de . Il fut persécuté par ses frères mais finalement il obtint le trône en épousant la princesse . D'après certaines traditions un des créateur du monde. Durant le Moyenâge, fut confondu avec , un des 7 dieux de la fortune (). D'autres traditions en font le Rois de la Montagne et sous le nom de il fut considéré comme la divinité titulaire du temple sur le Mont . "" (avatar), indique l'origine shinto d'une divinité. Ce qu'en dit Nichiren.

O045

Om, aum, . Syllabe mystique exprimant la dévotion, prononcée au début d'une prière, d'une récitation ou d'un chant védique. On considérait qu'elle consistait en une combinaison des trois sons : a, u et m, qui correspondent au début, à la continuité et à la fin. Ces trois sons furent identifiés aux divinités de la trinité brahmanique "A" est Brahma, l'état de veille, l'origine de la création, le monde terrestre. "U" représente Vishnu, la tendance cohésive, le monde intermédiaire ; c'est l'état de rêve puisque c'est dans son sommeil que Vishnu prépare le prochain cycle de vie. "M" est Shiva, la force centrifuge, celle qui détruit tout. "M" est l'état de sommeil profond, le monde céleste. Plus tard, le bouddhisme ésotérique utilisa cette syllabe comme dharani. Le Sutra Shugo (Sutra de protection), l'un des sutras ésotériques, identifie ces trois lettres respectivement au Corps du Dharma, au Corps de Rétribution, et au Corps de Manifestation , qui, à eux trois, constituent les Trois Corps.

O046

(お守り) voir


O047

, 重須談所, (à distinguer de ). Premier séminaire des moines de l'école que construisit près du village d' dans le district de (province de ) en 1298. Confiant l'administration du à , il s'installa à oùil donna des cours à ses disciples et supervisa leur formation. Il nomma premier instructeur en chef. Cependant, comme mourut à l'âge de quarante-neuf ans,se remit à enseigner lui-même. Plus tard, , disciple de , revint au après une période d'études sur le Mont et, en 1317, le nomma deuxième maître du séminaire. A , l'accent était mis sur l'étude intensive de la doctrine de Nichiren. On y établissait une distinction entre les doctrines de l'école et celles des cinq moines aînés, et on y formait les disciples aux débats publics, en les préparant à la tâche de poursuivre la propagation du bouddhisme de Nichiren. De nombreux nouveaux disciples furent attirés par ce séminaire et les moines du allaient souvent d'un temple à l'autre pour recevoir l'enseignement de. (réf.)

O048

I. Titre d'un empereur retiré ou d'un prince entré dans la vie religieuse qui vécut au temple de . désigne la plupart du temps le second fils de l'empereur alors que Nichiren l'appelle plutôt .


O049

, 御室派 II.. Branche de l'école dont le temple principal était le .


O050

. Prononciation japonaise spécifique des caractères sino-japonais. Il existe trois manières différentes de prononcer les selon le période chinoise, Han, Tang ou Wei.

O051

, 御義傳, Transmission orale sur les significations. Mise en forme effectuée par , des cours de Nichiren sur le Sutra du Lotus et qui eurent lieu au Mont , probablement entre 1275 et 1277. Cette œuvre, rédigée dans une langue proche du chinois classique, a été approuvée par Nichiren en 1278. Elle comprend un peu plus de cent pages et traite de deux cent trente deux articles qui révèlent la vision qu’avait Nichiren à propos de phrases choisies du Lotus. Ces articles portent chacun un titre et sont classés en suivant l’ordre des chapitres du Sutra. Seuls quelques extraits ont été traduits en français.


O052

, 王日女 [dame]. Disciple de Nichiren. Peu d'information sur elle, du moins sous ce nom. D'après, la lettre que Nichiren lui envoya en 1280, il semblerait qu'elle fut apparenté à . On pense également qu'elle pourrait être , la mère de .

O053

, 園城寺 (plus connu actuellement comme temple ). Temple principal du , branche de l'école . Le temple, au pied du Mont date de 686 et c'est qui, en 859, en a fait un centre bouddhique important sous le nom de . Au XIIIe siècle, le temple rivalise, parfois violemment, avec l' devenu le centre du , l'autre branche du . Déçu par son séjour au Mont , Nichiren y fait un bref séjour en 1246 mais ne trouve là que des enseignements fortement imprégnés du et qui négligent le Sutra du Lotus au profit de formules magiques. Ce qu'en dit Nichiren.

O054

, . Branche de l'école crée en 991 par (951–1046) Son temple principal est le . Ce qu'en dit Nichiren

O055

, 小野. Poétesse du milieu du IXe siècle. De nombreuses légendes romantiques courent à son sujet. Ce qu'en dit Nichiren.

O056

opposition au Dharma voir dénigrer le Dharma et les 14


O057

opposition [lien d'opposition] au Dharma ou à la Loi, , appelé aussi le lien du "tambour empoisonné". Lien formé avec le Sutra du Lotus en s'y opposant ou en le dénigrant. Autrement dit, même si une personne doit vivre l'enfer pour avoir dénigré le Sutra du Lotus, à cause de ce lien, même négatif, formé avec le Sutra, elle parviendra un jour ou l'autre à la bouddhéité. L'expression "tambour de poison" vient du Sutra du Nirvana dans lequel on lit : "Lorsque l'on frappe sur le tambour empoisonné, tous ceux qui l'entendent meurent, qu'ils aient ou non l'intention de l'écouter." De la même manière, quand le Sutra du Lotus est enseigné, tous ceux qui l'entendent, ceux qui y adhèrent aussi bien que ceux qui s'y opposent, reçoivent la graine de la bouddhéité. Ce qu'en dit Nichiren.

O058

organes () voir cinq organes


O059

origine du passé Dans le bouddhisme du Lotus équivalent d'éternité voir .


O060

origine interdépendante, relation causale interdépendante, émergence simultanée, co-production conditionnée, production par conditions, pratityasamutpada, pratītyasamutpāda. Doctrine bouddhique fondamentale de l' interdépendance de toutes choses. Elle enseigne que tous les êtres et phénomènes n'existent ou n'apparaissent qu'en fonction de leur relation avec d'autres êtres et phénomènes. Par conséquent, rien ne peut exister dans l'indépendance absolue des autres choses ou apparaître de sa propre volonté. La doctrine des douze liens causaux en est un exemple connu. Ce que dit Nichiren de la production conditionnée.

O061

originel. La traduction de "" par "origine" peut prêter à des malentendus. Dans le bouddhisme du Lotus, "originel" se rapporte à ce qui est en dehors des notions d'espace et de temps. Le mot "originel" (plus que son correspondant anglais) est trop lié à l'idée d'une création du monde que récuse le bouddhisme. Le terme " " désigne également la source. Il serait plus judicieux de parler non d'origine mais d'une source sans commencement et inépuisable. Pour les différents emplois de "" dans les goshos voir Ce qu'en dit Nichiren


O062

Ornementation fleurie voir

O063

Ornement de Lumière [royaume] voir


O064

. Samouraï de la province d au centre du Japon. En 1159, , père de , se battit contre l'armée des et fut vaincu. En fuite, il se cacha dans la maison d'. Sur l'ordre des , conduisit jusqu'au bain et là, le tua. Plus tard, lorsque leva une armée, et son fils, , se rangèrent à ses côtés, mais ils furent tués sur ordre de après la chute des . Ce qu'en dit Nichiren.

O065

voir Corps de Manifestation


O066

.Samouraï qui vécut à , dans la province de . Bien que disciple de Nichiren, il abandonna sa croyance et se retourna contre les disciples de Nichiren pendant la persécution d'. Le gosho Gonanji (Sur les persécutions subies par le Bouddha) dit qu'il tomba de cheval et mourut. Ce qu'en dit Nichiren.


O067

, 大田乗明, , (1222-1283). Disciple laïc de Nichiren qui vécut à dans la province de . Il fut fonctionnaire du (institution judiciaire) et fut converti vers 1260 à la doctrine de Nichiren par . Avec ce dernier et , ils furent les piliers parmi les croyants de . En 1275, il fit en sorte que son second fils entrât dans la vie religieuse. Ce fils prit le nom bouddhique de (écrit différemment de celui du second patriarche). Vers 1278, devint lui-même et reçut le nom de ou Soleil mystique. Le lieu oùil vécut devint le temple . Nichiren lui confia plusieurs écrits importants, dont le Sandai Hiho Sho (Sur les Trois grands Dharma cachés) et le Tenju Kyoju Homon ( Allégement de la rétribution karmique). D'après le contenu d'une lettre qui lui fut envoyée par Nichiren, il apparaît qu'ils étaient tous deux du même âge.

O068

. Fille de , disciple de Nichiren à . Bien qu'enfant, elle alla rendre visite à Nichiren lors de son exil dans l'île de avec sa mère .


O069

Ouïghours. Peuple turc d'Asie centrale, qui prospéra du VIII s. au milieu du IX s.


O070

ouverture des yeux, , 開眼供養, consécration, . Cérémonie bouddhique destinée à sacraliser une représentation du bouddha. Le contact avec des objets et des rites hautement chargés de spiritualité confère à l'image une valeur symbolique qui doit ensuite être développée par le pratiquant. Par ce rituel l'oeuvre cesse d'être un objet créé par un artiste et est offerte à la communauté des pratiquants, les images peintes ou sculptées étant déclarées "sacrées". Alors que la magie cherche à accéder à un pouvoir sur le monde du divin, la consécration a pour but d'établir un lien entre le pratiquant et les Trois Trésors. Les différences d'interprétation de ces Trois Trésors expliquent les différences entre les consécrations dans les écoles nichiréniennes. Le rituel comprend toutefois, pour toutes les tendances, le contact physique avec un objet lui-même consacré et doit être effectué par une personne elle-même consacrée. A partir du moment oùune image est déclarée "consacrée" toute dégradation ou  la destruction volontaire de cette image par une personne non consacrée relève de l'offense au Dharma au même titre que la profanation de l'hostie dans le christianisme. Rappelons qu'en Chine, seul l'empereur était autorisé à peindre (ouvrir les yeux) des dragons, affirmant par là son origine céleste.

O071

ouvrir le proche et révéler le lointain, , 開近顕遠, clore le proche et révéler le lointain, , écarter le proche pour révéler le lointain. Rejeter l'idée selon laquelle Shakyamuni aurait atteint la bouddhéité pour la première fois en Inde, et affirmer que sa bouddhéité remonte à un passé sans commencement (). Zhiyi définit les quatorze premiers chapitres comme "remplacement des trois véhicules par un seul" () et les quatorze derniers chapitres comme "ouverture du proche et révélation du lointain". Cette révélation commence par l'apparition des bodhisattvas Surgis-de-Terre au chapitre XV. Devant l'étonnement des autres bodhisattvas, Shakyamuni affirme : "ces grands bodhisattvas, depuis d'innombrables kalpas, s'exercent à la sagesse de bouddha ; ils furent tous tant qu'ils sont convertis par moi. N'ayant pas pu les former dans son existence historique cela implique () sa nature de Bouddha Atemporel. C'est ce qu'on appelle "ouverture du proche et révélation du lointain sous forme concise." Shakyamuni explicite () cette notion dans le chapitre suivant sur la Durée de la vie. Ce qu'en dit Nichiren

O072

ouvrir le provisoire et révéler le définitif, , 開権顕実, écarter le provisoire et révéler le définitif. Abandonner les enseignements provisoires et révéler l'enseignement définitif du Sutra du Lotus. "Dépasser les enseignements provisoires" signifie les incorporer à l'enseignement du Véhicule unique de la bouddhéité. Cette expression apparaît dans le chapitre Hosshi (X) du Sutra du Lotus. Affirmation selon laquelle les enseignements du Bouddha prodigués avant le Sutra du Lotus étaient des moyens appropriés pour préparer les disciples à entendre l'enseignement véritable. Le chapitre Hosshi (X) dit : "l'Éveil complet sans supérieur de l'ensemble des bodhisattvas relève toujours de ce Sutra, qui ouvre la porte des moyens appropriés pour y montrer l'aspect de la pure ainsité (). Ce rejet du provisoire concerne en particulier l'idée que les personnes des deux véhicules () ne pouvaient pas atteindre la bouddhéité. Les dix mondes-états qui avant le Lotus étaient considérés comme séparés, sont présentés comme interdépendants. L'enseignement parfait, qui met en avant le concept de l'atteinte de la bouddhéité en tant que simple mortel (), apparaît à la fois dans les enseignements antérieurs au Sutra du Lotus et dans le Sutra du Lotus. Cependant, les enseignements antérieurs au Sutra du Lotus introduisent ce concept sans indiquer le principe requis pour son accomplissement, tandis que le Sutra du Lotus non seulement énonce ce principe mais offre aussi des exemples de personnes parvenant à la boudhéité grâce à sa pratique. Ce qu'en dit Nichiren.

O073

ouvrir les trois et révéler l’unique voir véhicule unique


O074

ouvrir, révéler, inciter, faire accéder voir grande et unique raison


O075

, Fils aîné de l'empereur (fin du IVe et début du Ve siècle). Furieux que son frère cadet ait été couronné prince, une fois l'empereur mort, il complota de l'assassiner pour s'emparer du trône. Mais le complot fut découvert et lui-même assassiné. Ce qu'en dit Nichiren.