DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES
français, , chinois, sanskrit, pali
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G001

Gadgadasvara voir


G002

gagner sa vie voir voies impropres pour un moine.


G003

voir esprits affamés.


G004

voir .


G005

, 額安寺.
Temple fondé vers 600 par le prince et restauré à l'ère par . Il fut d'abord dédié au culte de , puis à celui de .

G006

(?-1301).
Disciple de Nichiren qui aurait vécu à sur l'île de . A l'origine adepte du , il se convertit à l'enseignement de Nichiren et se consacra à le propager, en fondant sur l'île le temple . Ce qu'en dit Nichiren.


G007

, 鵞目, ligature.
Pièces de monnaie comportant un trou au milieu et liées entre elles. Littéralement, signifie œil d'un canard, l'aspect de cette pièce percée au centre évoquant l'œil de cet oiseau. Une ligature faisait cent pièces. L'unité monétaire était le . Mille unités retenues ensemble constituaient un, parfois appelé , un "canard bleu".
Ce que dit Nichiren du don d'argent.

G008

gandha, , , 香, 乾陀.
Encens, parfum, onguents, fumigations. L'une des offrandes aux bouddhas les plus courantes en Inde avec les pushpa (fleurs) et les dipa (lampes). Les encens les plus prisés sont produits à partir du bois de santal ou d'aloès, et des fleurs telles que le kunkuma (safran).


G009

Gandhara,Gandhāra,, , 健駄羅国.
Royaume qui exista dès les débuts du Ier siècle jusqu'au VIIe siècle au nord-ouest de l'Inde. Le roi Ashoka y introduisit le bouddhisme. Plus tard s'y tint le quatrième concile bouddhique sous la direction du roi Kanishka, et de nombreux temples bouddhiques y furent construits. Situé au croisement des routes entre la Grèce et l'Inde, cette région fut propice aux arts nouveaux, notamment à la sculpture d'images de Bouddha. Au Ve siècle, le Gandhara vit naître Vasubandhu et Asanga. Ce qu'en dit Nichiren.

G010

gandharva, gandhabbā, , 乾闥婆, , 香神.
I. Esprits des parfums et de la musique, les gandharvas sont les musiciens célestes de Sakra Devendra (Indra) qui obéissent au Roi du Ciel Dhritarastra (Gardien du Pays, ). Ils sont époux ou amants des danseuses célestes (apsara). Sous cet aspect ils sont considérés comme les protecteurs de l'érotisme.
- Le Sutra du Lotus parle de quatre rois gandharva qui seraient à la tête d'une multitude de gandharvas inférieurs, à savoir : le roi du plaisir ; le roi de la musique ; le roi de la beauté et le roi de belles sonorités. Ils font partie des huit groupes d'êtres ayant juré de protéger le Dharma bouddhique.
- Dans le Theravada, il s'agit d'un deva de rang inférieur dont le corps est à moitié celui d'un animal. Ce qu'en dit Nichiren.
II. Selon l'ouvrage Abidatsuma-kusharon (Abhidharmakośa) qui traite du karma de Vasubandhu, le ghandarva est un être dans l'existence intermédiaire (antarabhava). Il a un corps fait d'esprit, et non un corps physique. Il ne peut être vu que par d'autres êtres de sa propre classe ou d'une classe supérieure résidant dans l'existence intermédiaire, ou par ceux qui ont cultivé l'œil divin. Ne subsistant que par les odeurs, il est appelé "mangeur d'odeurs". Après une durée variable (par exemple, quarante-neuf jours), le gandharva qui naîtra d'une matrice ou d'un œuf se rendra à l'endroit où s'accouplent ses futurs parents : il sera alors troublé par la convoitise éprouvée pour un parent, et ébranlé par la jalousie envers l'autre. Il entre ensuite dans l'utérus (ou vraisemblablement dans l'œuf fécondé) au moment de la conception. En savoir plus.

G011

Ganesha, Ganesh, Ganapati.
Divinité indienne du succès, connue au Japon sous de nombreuses appellations : , 聖天, , 大聖歓喜天, 歓喜天.


G012

Gange, Ganga, , Henghe.
Fleuve dont la longueur varie suivant les sources de quelque 2 500 à quelque 3 000 km dans l'Inde du Nord. Il fait partie des sept rivières sacrées de l'Inde. Pour frapper les imaginations, les sutras parlent du "nombre de grains de sable du Gange" (, 恒河, Ganga-nadi-valuka). Une estimation, avec une très large fourchette, donne 2x10 puissance 24 grains de sable (20 suivi de 24 zéros), ce qui dépasse de loin le nombre déjà colossal de nayuta (10 puissance 12). Ce qu'en dit Nichiren.

G013

, 元興寺, appelé autrefois et actuellement plus connu sous le nom d'.
Temple de l'école . L'un des sept principaux temples de .
Sa construction, entreprise en 588 par l'administrateur de la cour , s'acheva en 596. Après que devint la capitale, il fut décidé de lui ajouter une aile, construction qui dura 26 ans (de 719 à 745). L'ancien temple fut appelé et le nouveau, . Le fut détruit par la foudre en 1196. Actuellement, il ne reste qu'une salle et un objet de dévotion, une statue de Shakyamuni d'une hauteur de six mètres environ. Le prospéra et acquit une grande fortune, mais déclina suite à un incendie qui le détruisit en 1451. Ce qu'en dit Nichiren.

G014

, 鑑真, Jian Zhen , Jianzhen, Yixuejia, Tchin Tchien-chen, Tsin Tsien-tchen (688-763).
Moine chinois naturalisé japonais, fondateur de l'école des Préceptes(). A l'âge de quatorze ans, il entra dans les ordres sous la direction de Zhiman au temple de Da-yun-si et étudia la doctrine Tiantai et Lu () à Loyang et Changan. De retour chez lui à Yang-zhou, il vécut au temple Da-ming-si. Le gouvernement du Japon, ayant décidé de renouer ses relations diplomatiques avec la Chine, envoya en 732 les religieux et pour inviter à venir enseigner au Japon.
Celui-ci accepta en 742 et, entre 743 et 748, fit cinq tentatives infructueuses, chaque fois empêché par la tempête ou les pirates. Il réussit cependant son sixième voyage et arriva en 753 au Japon, accompagné de nombreux disciples et artisans. Mais à la suite de ses voyages, il était devenu presque aveugle. L'année suivante, il fit ériger une estrade d'ordination au temple, et conféra les préceptes à l'empereur ainsi qu'à quelque 400 autres personnes. En mai 754, il créa l'école et, deux ans plus tard, fut nommé préfet monacal majeur () et en août, administrateur général des moines (). En 759, il fonda le temple avec le soutien de l'impératrice . Décédé en 763, il reçut le nom posthume de

G015

Gaochang [royaume de], 高昌, Qara-hoja, Karakhoja, Kara-Khoja.
Royaume sur la Route de la soie, situé dans les vallées au sud des montagnes Tian Shan. Il fut conquis par l'empereur Tang Taizhong en 640. Ce qu'en dit Nichiren.


G016

Gaozong voir Tang Gaozong


G017

Gaozu (empereur) voir Han Gaozu

G018

Gaozu (empereur) voir Han Gaozu


G019

garçon des Monts enneigés voir


G020

gardes infernaux, , 獄卒.
Gardiens de l'enfer. On trouve aussi l'expression au sens très proche, , les sbires infernaux. Les gardes infernaux ont pour tâche de tourmenter les damnés ; ils dépendent de l'autorité du roi . Ce qu'en dit Nichiren.

G021

Gardien du Pays voir Rois célestes


G022

garuda, , 迦樓羅, , 金翅鳥.
Oiseau mythique, ennemi des nagas dont il se nourrit (on les appelle d'ailleurs "les dévoreurs"). Les garudas représentent le pouvoir de la spiritualité et la magie de la parole, cette dernière pouvant emporter l'humanité vers les plus hauts sommets. C'est dans ce sens qu'un garuda sert de monture à Vishnu. Il est souvent représenté sous une forme hybride mi-humaine, mi-oiseau rapace avec des ailes dorées.
Le Sutra du Lotus reconnaît quatre rois garudas : Grandeur-de-vertus-majestueuses, Grandeur-du-corps, Grandeur-de-la-plénitude et Tel-qu'on-le-veut. Ce dernier possède le mythique "joyau qui exauce tous les voeux". Ils font partie des huit groupes d'êtres qui ont juré de protéger le Dharma bouddhique. Ce qu'en dit Nichiren.

G023

, 合掌, anjali mudra
Littéralement, "joindre les paumes des mains". Geste de salutation et de respect avec les mains jointes, sans les serrer, à hauteur de poitrine ou du visage. Ce geste est l'équivalent du namaste indien. Voir l'exposé sur Youtube qu'en fit le moine bouddhiste Ryusho Jeffus à Paris, en 2018.


G024

gatha, gāthā,, , , 偈・伽陀, jì , gātuó.
Nombre déterminé de vers offrant un sens complet ; dans les écrits bouddhiques, verset énonçant un enseignement ou louant la vertu d'un bouddha ou d'un bodhisattva. Certains sutras sont entièrement en vers, et d'autres comportent de larges passages en vers qui reprennent, en le précisant, le sens d'un passage précédent en prose.
Voir les 12 procédés et Stances en vingt lignes.

G025

, 月天, Lumière de la lune.
I. Divinité de la lune qui figure sur le . Dans la mythologie indienne, il s'agissait d'une divinité lunaire mâle : Candra, le Brillant, est né du barattage de la mer de lait, l'océan cosmique. Ayant épousé les vingt-sept filles (constellations) Naksatra, il donna sa préférence à l'une d'elles (Aldebaran), raison pour laquelle il fut condamné au dépérissement cyclique.
II. Bodhisattva : avec (ou, Lumière du soleil), il est l'un des deux bodhisattvas qui veillent sur le bouddha . (ou) se trouve à la droite de ; (ou bosatsu), à sa gauche. Dans le Sutra (Sutra des vœux originels du bouddha Yakushi), tous deux apparaissent comme les guides des bodhisattvas.
Au Japon, il est toujours associé à , la divinité solaire. Le Hokke Mongu identifie au bodhisattva , de même qu'il identifie au bodhisattva . Ce qu'en dit Nichiren.

G026

Gautama , Gotama, , 瞿曇.
Nom du clan brahmanique auquel la famille du Bouddha Shakyamuni se rattachait. Dans les textes anciens, le Bouddha est souvent désigné sous ce nom.
En savoir plus sur la vie du Bouddha Shakyamuni.


G027

Gautami voir Mahaprajapati


G028

Gavampati, Gavāṃpati, , Qiaofanboti.
Disciple de Shakyamuni. Gavampati était le fils d'un setthi (marchand) de Varanasi. Il se fit moine et devint rapidement arhat. Alors qu'il séjournait à Anjanavana, le Bouddha s'y rendit également, accompagné d'une multitude de moines. Pendant la nuit, une crue importante de la rivière Sarabhu (l'une des cinq "grandes rivières" dont parlent les sutras) menaça d'inonder l'endroit où dormaient les moines, et le Bouddha envoya Gavampati arrêter l'inondation. Par la puissance de sa pensée, celui-ci refoula l'inondation qui forma, au loin, comme une montagne. Gavampati est présent à la Grande-assemblée du chapitre I du Sutra du Lotus.

G029

Gaya,Gayā, , 伽耶城, Jiaye cheng.
Ville du Magadha, à environ 95 km au sud-ouest de Pataliputra. Bodhgaya, où Shakyamuni atteignit l'Éveil, se trouve à une quinzaine de km. Voir l'Inde.


G030

Gaya Kashyapa, Gaya Kassapa (, 伽耶葉, Qieyejiashe).
L'un des trois frères Kashyapa qui se convertit aux enseignements de Shakyamuni à Uruvilva lorsqu'il commença à prêcher. Les deux autres étaient Uruvilva Kashyapa et Nadi Kashyapa.
Tous trois furent des personnages importants parmi les ascètes brahmanes puisque les deux cents disciples de Gaya Kashyapa se convertirent avec lui au bouddhisme. Il était réputé pour son ouverture d'esprit et prêcha principalement près de la ville de Gaya.

G031

Gayashirsha, Gayasisa ou Brahmayoni ( ou , 伽耶山・象頭山).
Montagne qui se dresse à 1,6 km, à l'ouest de la ville de Gaya, dans l'Etat du Magadha. Le Mont Gayashirsha fut traduit en chinois par "mont Tête d'Éléphant ". Ce qu'en dit Nichiren.


G032

Gazelles (Parc aux) voir Parc aux Cerfs


G033

voir délivrance

G034

, 解脱月菩` (Lune de la délivrance, Vimuktichandra).
Bodhisattva qui, au cours de la sixième cérémonie décrite dans le Sutra , supplia le bodhisattva (Dépôt de Diamants) d'enseigner les dix étapes de développement parmi les cinquante-deux étapes de la pratique de bodhisattva. Ce qu'en dit Nichiren.


G035

voir voies extérieures

G035

, 玄昉 (mort en 746).
Moine de l'école qu'on range parmi les sept disciples principaux du lettré .
Après être entré dans la vie religieuse, il étudia la doctrine Rien-que-conscience et se rendit en Chine en 716. Pendant vingt ans, il étudia la doctrine Faxiang () et revint au Japon en 735, rapportant avec lui plus de 5 000 sutras et traités bouddhiques ainsi que des statues du Bouddha.
En 737, il fut nommé administrateur des moines (). Ayant gagné les faveurs de la cour impériale, il devint moine attaché à la cour de l'empereur . Mais, à la suite d'intrigues politiques, il fut banni en 745 au temple dans la province de (), et y mourut l'année suivante. Ce qu'en dit Nichiren.

G037

gemme (chintamani) voir joyau qui exauce tous les vœux


G038

ou .
Nom composé avec celui de deux familles ennemies, les () et les (), et décrivant la période pendant laquelle elles s'affrontèrent (1150-1185). La guerre de , qui débute en 1180, s'achève cinq ans plus tard avec la victoire décisive du clan à la bataille navale de , qui marque la fin de l'ère et le début de la période .
La guerre de inspira de nombreux récits et œuvres d'art, à commencer par le célèbre Heike Monogatari (平家物語, Le Dit des Heike). Ce qu'en dit Nichiren.

G039

général et spécifique (, 総別の二義).
Deux façons différentes d'aborder les enseignements bouddhiques :
- Le général, , désigne une vue d'ensemble, ou superficielle ;
- Le spécifique, , désigne l'aspect individuel.
Ce qu'en dit Nichiren.


G040

général "Tigre de pierre" voir Liguang

G041

[clan de ,]. 甲斐源氏
Puissante famille dont l'influence s'étendait à travers et les provinces de . , 源氏. est la prononciation (« lecture phonétique » issue historiquement du chinois), du nom de la famille qui est la lecture .


G042

(Le Dit de Genji ou Récit véridique (, 物語) des Genji).
Roman en cinquante-quatre chapitres de Dame , terminé vers 1020.

G043

, 元亨釈書 (Histoire des moines éminents écrite à l'ère Genko).
Compilation effectuée dans la seconde année de l'ère (1321-1324) à la fin de la période , par , un moine de l'école . Elle comprend les biographies de quelque quatre cents moines célèbres qui vécurent pendant les sept cents ans environ qui suivirent l'introduction du bouddhisme au Japon. Il contient aussi des tableaux chronologiques de l'histoire du bouddhisme japonais de 540 à 1221.


G044

voir


G045

voir extinction à l'origine

G046

, 源仁 (818-887).
Moine de l'école . Il étudia d'abord la doctrine , mais retourna plus tard vers l'enseignement ésotérique sous la direction de . En 885, il devint l'administrateur général () du temple . Il fit construire le temple dans le complexe du et fut révéré comme un grand lettré de la doctrine ésotérique. Il est aussi appelé "préfet des moines" () de , ou "préfet des moines" () d' Ce qu'en dit Nichiren.

G047

, 源信 (942-1017), également appelé , sozu (préfet des moines d').
Né dans la province du , il entra au Mont en 950 et fut ordonné à l'âge de treize ans. Il y étudia sous la direction de qui devint plus tard le dix-huitième supérieur d'. Accordant une grande valeur à la pratique de la méditation, il fonda la branche de l'école . En 985, il termina l' (L'Essentiel pour renaître dans la Terre pure) dans lequel il montre les avantages de renoncer au (force intérieure qui naît de la pratique et qui permet à tout homme de s'éveiller à sa propre nature de bouddha) et de s'en remettre au , le salut dû à la compassion d'.
Son oeuvre eut une grande influence sur qui écrivit quatre commentaires sur le. Il semble, toutefois, que sa pensée évolua parce qu'en 1006 il écrivit le dans lequel est révélée l'universalité de la nature de bouddha, mettant l'accent sur l'enseignement du véhicule unique du Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren

G048

voir planter les graines de la bouddhéité


G049

geya ( ou 夜・重頌)
L'un des douze procédés littéraires des écrits bouddhiques ; alternance de vers et de prose ; sutra contenant des gathas.

G050

ghee ou ghi [goût du] (, 醍醐味)
Goût du beurre semi-liquide obtenu à partir du lait en éliminant l'eau par la chaleur et la filtration. En Inde, le ghee fut utilisé pour ses "multiples bienfaits à la santé", notamment dans le traitement des ulcères.
Utilisé pour cuire un aliment, le ghee s'avère plus léger que toutes les autres graisses animales ; son goût est particulièrement fin. La métaphore du ghee est employée pour désigner le plus élevé des sutras (voir cinq saveurs). Ce qu'en dit Nichiren.

G051

, 義淵 (mort en 728).
Moine de l'école qui étudia la doctrine Rien-que-conscience sous la direction de au temple . Il se rendit en Chine et, à son retour, se consacra à la propagation de la doctrine . Il fonda le temple à et le temple à Okamotonomiya. En 703, il fut nommé administrateur des moines ( par la cour impériale. Il eut de nombreux disciples parmi lesquels , , , , , et qui furent appelés "les sept disciples majeurs de ".

G052

義浄房.
Condisciple de Nichiren au temple . Le 28 avril 1253, dans ce temple, Nichiren dénonça les écoles établies et fonda publiquement son ensegnement bouddhique, provoquant ainsi la fureur de , le seigneur de la région.
et protégèrent Nichiren en l'aidant à ne pas se faire arrêter par les soldats de et à quitter le temple sain et sauf. Ils continuèrent à correspondre avec lui et recherchèrent ses enseignements. Nichiren leur envoya plusieurs lettres et traités, dont le Hoon Sho (S'acquitter de ses dettes de reconnaissance) ; le Zemmui Sanzo Sho (Du moine Shubhakarasimha) et le Keka Joju Gosho (La lettre sur les fleurs et les graines). Ce qu'en dit Nichiren.

G053

Girika ( ou , 耆利柯・耆利)
Geôlier, dans l'état de Magadha qui tua de nombreuses personnes, y compris son père et sa mère, et qui était au service du roi Ashoka avant la conversion de celui-ci au bouddhisme. Ce qu'en dit Nichiren.


G054

, 義真 ou , nom posthume (781 - 833).
Premier supérieur de l', temple principal de l'école . Il naquit dans la province de . Enfant, il entra au Mont et étudia sous la direction de . Quand celui-ci se rendit en Chine en 804, l'accompagna comme interprète. reçut de , fondateur de l'école, la transmission des enseignements et en 823, un an après la mort de ce dernier, commença à conduire des cérémonies d'ordination. En 827, il fonda un centre d'ordination mahayana sur le Mont , selon les vœux de . Ce qu'en dit Nichiren.

G055

global (ou, 円教) ou parfait).
Quatrième et dernier type des doctrines selon la classification de Zhiyi. On retrouve cette notion dans l'expression "nom global, qui traduit la fusion totale des parties et leur parfaite réalisation". En savoir plus.


G056

(actes) voir karma


G057

[jeu]
Jeu d'origine chinoise importé au Japon vers 735. Comme nombre de ses contemporains, Nichiren pratiquait ce jeu. Voir


G058

[préfixe]
I. Préfixe signifiant "postérieur" et apposé à certains noms d'empereur.


G059


II. Préfixe honorifique placé devant un nom d'objet (par exemple, )

G060

voir cinq bonnes divinités successives


G061

, 五分律 (Quintuple règle de discipline).
Le vinaya ou l'ensemble des règles monastiques de l'école Mahishasaka, l'une des dix-huit écoles du Theravada, traduit du sanskrit en chinois par Buddhajiva et Daosheng.


G062

(ou II ou postérieur, 後醍醐天皇,).
Le 96e empereur du Japon (né en 1287 - régna de 1318 à 1339), second fils de : voulant reprendre le pouvoir détenu par les régents (), il fomenta à plusieurs reprises des coups d'Etat. Vaincu, il fut exilé sur l'île d'. En 1333, réussit à restaurer en partie la puissance impériale mais ses conflits avec le aboutirent à une guerre civile qui devait durer jusqu'en 1392.
A distinguer de l'empereur (醍醐天皇, 885- 930) dont parle Nichiren.

G063

Godaniya voir Aparagodaniya


G064

voir


G065

(ou II, 1243-1304)
89e enfant-empereur du Japon de 1246 à 1259. Fils et successeur de . Ce dernier continua à diriger le pays au nom de son fils mineur tout en étant retiré et, en 1260, l'obligea à abdiquer en faveur de son jeune frère, .


G066

voir cinq forfaits


G067

(cinq perfections ou cinq perfectionnements, cinq paramitas)

G068

ou 護符 ou encore 御札, お札.
Charme protecteur (talisman) hérité de Chine, que donnaient ou vendaient à leurs fidèles les sanctuaires   et, à leur suite, les temples bouddhistes. Ils sont généralement fabriqués à l'aide d'une plaquette rectangulaire en papier, en carton ou en bois mince sur laquelle sont inscrites des formules de protection, le nom du sanctuaire ou de la divinité, ou une dharani. On y retrouve l'influence du taoïsme qui organise ses dieux à la manière d'une chancellerie.
Les étaient à l'origine des lettres officielles confiées à des magistrats. "" désigne un sceau en deux parties (comme une boîte à sceau romaine), attestant la validité d'un contrat : le pratiquant passe une sorte de marché avec la divinité, lui offrant quelque bien matériel ou un acte en échange de sa bienveillance ; la divinité garde la deuxième partie du contrat dans les cieux. Le "sceau impérial" vermillon est la marque du mandat céleste ; certaines formules de chancellerie inscrites sur les leur conférent un pouvoir efficace.
La coutume est de disposer ces sur l'autel familial () ou de les enfermer dans un petit sachet que l'on porte sur soi. Certains de ces peuvent même être avalés en guise de médecine. La forme "portable" d'un est nommée (お守り). Alors qu'unclassique est destiné à toute la famille, un est censé apporter une protection personnelle.
Nichiren insiste sur le fait que c'est uniquement l'attitude intérieure basée sur la foi qui donne pouvoir aux remèdes mystiques, lesquels sont simplement des supports visibles d'une relation forte avec le . Les particuliers peuvent les suspendre à l'intérieur de leur voiture. On les appelle aussi ou . Ce qu'en dit Nichiren.

G069

御本, 御本尊.
Pour le sens général, voir dont la signification est équivalente, le étant un préfixe honorifique.
Dans le bouddhisme de Nichiren, ce terme revêt une importance particulière car il désigne les représentations écrites qu'il se mit à tracer après la persécution de . Le de l'enseignement essentiel est l'un des Trois grands Dharmas cachés. Au début, les écrits par Nichiren étaient remis nominativement à des disciples afin qu'ils s'en imprègnent durant leur pratique bouddhique. On les appelle ( reçus en vertu du lien particulier d'une personne avec Nichiren). De par l'inscription effectuée sur un rouleau de papier, il représente l'expérience de l'Éveil "transférée" sur un support relevant du règne du non-sensitif (plantes, minéraux).
Dans la Réponse à Kyoo, Nichiren s'exprime ainsi à propos de l'inscription du :
"Moi, Nichiren, ai inscrit ma vie à l'encre . Aussi, croyez dans ce de tout votre coeur. La volonté du Bouddha est le Sutra du Lotus mais l'âme de Nichiren n'est autre que ."
Actuellement, les des fidèles sont obligatoirement consacrés par une cérémonie "d'ouverture des yeux".
Il existe plusieurs sortes de mandalas représentant le . (Voir article). De plus, on distingue
- les qui comportent le nom du récipiendaire inscrit dans la marge ;
- les (mandalas imprimés ayant reçu la cérémonie d'ouverture des yeux) ;
- les (mandalas de protection) de taille réduite que l'on utilise surtout lors de déplacements.
La définit le de la façon suivante : "Objet essentiel de la concentration dévotionnelle. Dans le bouddhisme de Nichiren, c'est la transmission du Dharma Merveilleux par le Bouddha Atemporel Shakyamuni à tous les êtres sensitifs, et tout particulièrement aux bodhisattvas Surgis-de-Terre pendant la Cérémonie dans les Airs. Cela est souvent, mais pas obligatoirement, représenté sous la forme d'un mandala calligraphié. Ce qu'en dit Nichiren.


VOIR
- la vidéo 125 Mandala Gohonzon by Nichiren Shonin
- la signification des symboles du Shutei-mandala de la
- Ce qu'en dit la
- la vidéo The Nichiren last Gohonzon
Le de la SGI est commenté ici (Gohonzon de ).
L'appelation est une exclusivité de la pour le gohonzon enchâssé au
Voir le schéma du gohonzon de la (cette école n'autorise pas la reproduction graphique).
Ce qu'en dit la Nichiren Shoshu

G070

ou II, ou postérieur (1212-1234)
86e empereur du Japon de 1221 à 1232. Il abdiqua en faveur de son fils


G071


Cinq cents disciples reçoivent la prédiction, VIIIe chapitre du Sutra du Lotus.


G072

voir kalpa des cinq cents grains de poussière

G073

五百問論.
Traité en cinq cents questions, Wu-pai-wen-lun : ouvrage de Zhanlan sous forme de questions-réponses entre lui-même et Cien, le fondateur de l'école Faxiang (). Zhanlan affirme que, bien que Cien fasse l'éloge du Sutra du Lotus, parce qu'il l'interprète du point de vue de l'école Faxiang, il en dénature le véritable sens. Ce traité comprend en réalité 370 questions, le nombre du titre n'étant qu'une approximation.


G074

voir cinq sortes de Maîtres du Dharma

G075

voir cinq vertus


G076

voir cinq troubles


G077

voir quintuple sens caché


G078

ou .
Cérémonie de réception des préceptes qui marque la conversion au bouddhisme. Elle est conduite par le moine de l’école nichirenienne choisie et s’accompagne souvent de l’installation d’un chez le nouvel adepte. En savoir plus

G079

voir cinq pratiques merveilleuses


G080

voir cinquante-deux étapes


G081

voir cinq céréales


G082

.
Temple bouddhique de , fondé au VIIIe siècle par . Le hall principal contient une statue d' haute de 1,60 m., datant de la période .

G083

極楽寺 ().
Temple de l'école , à, construit en 1259 par . Plus tard, invita à y remplir les fonctions de supérieur. En 1281, le temple fut désigné par comme lieu de prière officiel du gouvernement. On y vénérait principalement une statue de Shakyamuni. En 1332, il fut rattaché à la cour impériale, et ses moines furent chargés de prier pour la paix du pays et la bonne santé de l'empereur. En 1333, lorsque (1302-1338) attaqua et entraîna la fin du régime des , la plupart des infrastructures du temple furent détruites.
Le complexe fut cependant partiellement reconstruit mais ne bénéficiait plus désormais du mécénat des . La plupart des infrastructures visibles aujourd'hui furent reconstruites après le grand tremblement de terre qui détruisit la région de Tokyo en 1923. Les installations actuelles couvrent une surface de 5000 mètres carrés. Ce qu'en dit Nichiren.


G084

voir cinq saveurs


G085

panca anantarya karman voir cinq actes sans rémission

G086

護命 (750-834).
Moine de l'école qui, à l'âge de dix ans, entra au temple à , île au sud du Japon, où il étudia le bouddhisme sous la direction de . Il étudia ensuite la doctrine Rien-que-conscience avec et , moines du temple de Nara. En 827, il fut nommé administrateur des moines ().
En 818, ayant obtenu la permission de l'empereur de construire un sanctuaire mahayana sur le Mont, dénonça, un an plus tard, ce projet qu'il qualifia d'hérétique en adressant une pétition au trône. Il rivalisa également avec en priant pour faire tomber la pluie : en effet, alors que le peuple souffrait des conséquences d'une grave sécheresse au printemps de cette même année, offrit des prières en s'appuyant sur le Sutra du Lotus et sur les sutras et pour répondre à un ordre de l'empereur . Et le troisième jour, la pluie se mit à tomber. Quant à et ses quarante disciples, qui priaient pour que tombe la pluie en ne s'appuyant que sur le sutra , la pluie ne se manifesta pas avant le cinquième jour. Ce qu'en dit Nichiren


G087

voir enseignements du Grand Véhicule provisoire

G088

勤行.
Littéralement, "pratique assidue". Généralement, désigne la récitation des sutras bouddhiques face à un objet de culte, mais le rituel et la méthode de pratique diffèrent selon les écoles. La récitation de daimoku et la lecture de passages du Sutra du Lotus constituent généralement la pratique quotidienne des Ecoles nichiréniennes

Ce qu'en dit Nichiren

Un exemple de gongyo : Nichiren Shu
Sur l'histoire de la pratique, voir En savoir plus
Un autre point de vue.

G088

銀色女経
Sutra de la femme argentée qui raconte l'histoire de Shakyamuni alors qu'il était une femme dans l'une de ses vies antérieures sous le nom de . Pour sauver un bébé mourant de faim, elle se coupa un sein et l'offrit à la mère du bébé. En récompense pour son geste, elle fut changée en homme. Ce qu'en dit Nichiren.


G090

. Titre de

G091

ou 勤操 (758-827).
Moine et érudit de l'école : à douze ans, il commença à étudier sous la direction de , moine du temple et, à seize ans, se rendit au Mont . Il étudia ensuite les trois traités de l'école : le , le et le avec , moine du temple .
Le 19 janvier 802, des moines érudits des Sept temples principaux de Nara et lui-même furent vaincus dans un débat avec . Il fut plus tard nommé préfet monacal () et administra, à ce titre, les temples et , fondant également le temple . , fondateur de l'école japonaise , fut son disciple. En 826, il fut nommé préfet monacal majeur () puis, à titre posthume, administrateur des moines () d'. Ce qu'en dit Nichiren.

G092

, 厳誉
Administrateur du , temple de l'école , situé à dans la province de , pendant la période (1185-1333). C'est au que était entré dans la vie religieuse et avait commencé ses études.
Au cours de ses efforts de propagation dans la région du , s'y rendit souvent et convertit plusieurs jeunes moines dont (), () et , qui devint plus tard l'un des six moines aînés. Peu avant la persécution d', fit appel au gouvernement pour expulser, , et sous prétexte qu'ils prêchaient des hérésies.


G093

(cinq agrégats)

G094

Gopika ou Gopior Gopa (, 瞿夷).
Épouse de Shakyamuni lorsqu'il était prince. Certaines sources en font l'épouse principale alors que Yashodhara, mère de son fils Rahula qui devint disciple du Bouddha, serait la seconde épouse. Selon d'autres sources, elles ne seraient qu'une seule et même personne.


G095

(pancabalani) cinq forces

G096

(ou II ou postérieur, 1220-1272).
88e empereur du Japon de 1242 à 1246, fils de et successeur de . Devenu moine bouddhiste avant son accession au trône, il abandonna la robe pour empêcher que le prince , un fils de l'empereur retiré , soutenu par la cour, ne soit intronisé.
Il demanda pour cela l'aide du , ce qui constituait un précédent. Il abdiqua après quatre années de règne mais continua de diriger le pays au nom de ses fils, et . Ce fut l'origine de l'alternance des "lignées" ( et ). fut également un grand poète de.

G097

(1034 -1073).
71e empereur du Japon, dont l'abdication en faveur de son fils, l'empereur Shirakawa, établit un précédent pour le gouvernement, l'empereur continuant de gouverner bien que retiré, contribuant ainsi au déclin du puissant clan Fujiwara.


G098

Goshila.
Riche propriétaire de Kaushambi qui fit construire le monastère de Ghoshilavana pour inciter Shakyamuni à venir y enseigner sa doctrine.

G099

(ou II ou postérieur).
77e empereur du Japon de (1127<1155-1158>1192), fils de et de l'impératrice . Il succéda à son frère mais s'opposa à l'empereur retiré , ce qui conduisit aux troubles de l'ère en 1156. Il abdiqua en faveur de son fils, () mais continua de gouverner depuis sa retraite.


G100

goshirsha voir démons à tête de boeuf

G101


Littéralement, "écrit" ( = préfixe honorifique ; = écrits)
Le recueil des (écrits, séparés ou rassemblés, de Nichiren) comprend des traités doctrinaux, des transcriptions d'enseignements oraux, des lettres de remontrance, des tableaux, des lettres aux disciples moines et laïcs, etc. Il subsiste aujourd'hui plus de sept cents écrits de Nichiren, y compris les copies et les fragments. L'authenticité de quelques écrits est contestée par certaines écoles nichiréniennes, même quand elles reconnaissent l'orthodoxie du contenu. Toutefois, quelques écrits sont suspectés être des faux, fabriqués par des successeurs désireux de se donner une légitimité. Il existe deux compilations établies par les premiers disciples : celle de et celle de ().
Selon le destinataire, Nichiren écrivait soit en chinois classique soit en japonais, soit mélangeant les deux langues, ce qui explique les répétitions presque mot pour mot de certains passages.
A l'heure actuelle, il existe trois éditions accessibles au large public :
1) Showa Teihon Nichiren Shonin Ibun, 昭和定本 日蓮聖人遺, édité par le Centre d'études du bouddhisme de Nichiren (Université Rissho, Mont () ; 1926-1989, puis réédité en 2000, 4 volumes). Cette édition s'appuie sur le Rokunai Gosho qui remonterait à ;
2) Nichiren Daishonin Gosho Zenshu 日蓮大聖人御書全集, (Oeuvres complètes de Nichiren Daishonin, éditées par la en 1952, sous la direction du 59e Grand-patriarche, . Cette traduction, qui s'appuie non seulement sur les originaux mais également sur les annotations en marge, est à la base d'un certain nombre de divergences doctrinales entre le courant / et les écoles d'obédience qui suivent le Showa Teihon. Le Hennentai Nichiren Daishonin Gosho 編年体 日蓮大聖人御書, publié en 1973, est la version chronologique du Gosho Zenshu ;
3) Heisei Shinpen Nichiren Daishonin Gosho 平成新編日蓮大聖人, édité par le () en 1994, est une révision totale des écrits du Gosho Zenshu et du Showa Shintei Gosho (version chronologique éditée en 1971 sous le 66e Grand-patriarche, ). De nouveaux textes furent ajoutés et d'autres, dont l'authenticité est controversée, supprimés. Cette édition qui suit l'ordre chronologique est en "" (書き下し文), lecture japonaise comportant une réorganisation syntaxique et le remplacement de certains caractères chinois trop anciens (漢字) par les caractères utilisés aujourd'hui. La prévoit l'édition prochaine du en style d'origine (原文体).
Voir la liste des goshos traduits et les dix Ecrits principaux.
4) Il existe une traduction incomplète anglaise en sept volumes, The Major Writings of Nichiren Daishonin (en abrégé MW ainsi qu'une réédition en un volume, datant de 1999 : The Writings of Nichiren Daishonin (en abrégé WND), qui comporte de nombreuses modifications, dont la traduction française fut publiée par l'ACEP (Soka Gakkaï, 7 volumes (1992 - 2000) et Les Écrits de Nichiren regroupant les sept premiers volumes en un seul tome, dont l'éd. fut revue et corrigée en 2011).
Voir la liste des goshos anglais/japonais et en français, la liste chronologique ou alphabétique sur ce site.

G102

Gotama voir Gautama


G103

Gotami voir Mahaprajapati


G104

ou(1180-1239).
Le 82e empereur du Japon de 1183 à 1198, ou Prince , qui était le 4e fils de l'empereur et le petit-fils de . Sa mère appartenait au clan . interdit la pratique du et fit exiler . Après l'assassinat de , il organisa en 1221 la rébellion contre le de pour rétablir le pouvoir perdu de la noblesse de . Un grand nombre de moines offrirent des prières ésotériques pour la victoire des forces impériales. Cependant le dirigeant du , , remporta la victoire et le gouvernement des samouraïs consolida son influence. L'empereur fut exilé sur l'île d'Oki était très doué dans beaucoup de domaines, tels la poésie, la musique, le jeu de go, l'équitation, la natation. Il supervisa l'édition de , une anthologie des poèmes japonais ( ) de la période .

G105

(ou II, 1267-1324).
Le 91e empereur du Japon de 1274-1287. Fils et successeur de , il appartenait à la lignée du et ses successeurs et , à la lignée rivale du Il abdiqua en faveur de son cousin et, son épouse étant décédée en 1307, prit la robe des religieux bouddhistes.

G106

(Trilokavijaya 降三世明王).
L'un des cinq grands Honorés : celui qui maîtrise les trois mondes.


G107


Formule de respect à l'adresse d'une femme.


G108

(cinq organes ou cinq viscères)

G109

graine de la bouddhéité (, 仏種).
Cause permettant d'atteindre l'état de bouddha, comparée à la graine d'une plante. Ce terme est utilisé pour désigner
1) La nature de bouddha inhérente aux êtres ordinaires, qui leur donne la potentialité de devenir bouddha ;
2) L'enseignement du Bouddha qui clarifie la réalité de la nature de bouddha : les conditions permettant d'arriver à l'Éveil sont assurées en recevant l'enseignement du Bouddha, c'est-à-dire la graine de l'état de bouddha.
En prenant pour base le Sutra du Lotus, Zhiyi interpréta la "graine de bouddhéité" comme étant la doctrine d', et Nichiren la définit comme étant .
Du point de vue du principe de l'ensemencement, de la maturation et de la récolte, les personnes nées du vivant de Shakyamuni (ainsi qu'aux époques du Dharma correct et du Dharma formel) furent capables, par la pratique des enseignements de Shakyamuni, de nourrir et d'amener à maturation la graine de bouddhéité qu'elles avaient déjà reçue au cours de vies antérieures. Au contraire, les personnes nées à l'époque des Derniers jours du Dharma peuvent recevoir cette graine pour la première fois en recevant et gardant .
On distingue traditionnellement trois types de graines :
1) La graine de bouddhéité "par le petit bien" ou graine catégorielle qui concerne, par exemple, les personnes qui édifient un stupa, ou les enfants qui sculptent des statues de bouddha.
2) La graine de bouddhéité "par le grand bien", celle du Sutra du Lotus. Grâce à leur lien avec ce sutra, les personnes deviennent immanquablement bouddha.
3) La graine relative désigne l'Éveil des êtres plongés dans l'illusion des mauvaises passions, du karma et de la souffrance et qui, en réalité, en dominant leur nature, deviennent bouddha dès ce corps () car fondamentalement, tous les êtres sont le bouddha au triple corps sans artifice. Aussi, à partir du moment où les êtres reçoivent et gardent le Dharma Merveilleux, ils réalisent immédiatement les bienfaits () du Bouddha. Nichiren montra par son expérience physique ce processus en tant que signification fondamentale de l'Éveil dès ce corps (). Ce qu'en dit Nichiren.

G110

graines de la bouddhéité [planter ou semer les] (, 下種).
L'un des trois grands bienfaits décrits par Zhiyi. Voir ensemencement, maturation, récolte ()


G111

Grand arrêt et examen voir


G112

Grande assemblée (, 大眾)
Assemblée décrite dans le chapitre I, le chapitre Jo du Sutra du Lotus, où se réunissent les disciples de Shakyamuni, arhats et bodhisattvas, les quatre congrégations (moines et nonnes, laïcs, hommes et femmes), les dieux et les huit groupes d'esprits célestes. Tous se trouvent sur le Pic du Vautour pour entendre l'enseignement suprême du Bouddha.

G113

grand chariot tiré par un boeuf blanc (, 大白牛車).
Chariot orné de joyaux qui apparaît dans la parabole des trois chariots et la maison en feu du chapitre III du Sutra du Lotus, où il représente le Véhicule unique du Bouddha.


G114

Grande-Ecoute [roi céleste], , Vasraivana


G115

Grand Éveil (, 大覺) désigne le Bouddha Shakyamuni.


G116

Grand Dharma pur ( 大白法).
Dans les écrits de Nichiren, Dharma de ou enseignement du chapitre XVI du Sutra du Lotus tel qu'il correspond à la cinquième période de cinq cents ans.

G117

Grand-maître I. (, 大師).
Terme désignant à l'origine le Bouddha lui-même (cf. Grand-maître et guide) ; puis titre honorifique conféré en Chine par l'Empereur à certains grands penseurs tels que Huisi ou Zhiyi. Vu le caractère contemplatif de leur école, ils sont appelés également "Grand-maître de méditation" (, dachanshi). Dans l'appellation complète conférée à chacun de ces penseurs, le terme de "Grand-maître" est précédé d'un nom qui permet de les distinguer d'autres "Grands maîtres" sans utiliser leur nom de moine.
Ainsi Huisi est-il appelé "Grand-maître des Collines méridionales" (, Nanyue dashi) et Zhiyi, "Grand-maître du Tiantai" (, Tiantai dashi) ; dans les deux cas, on fait référence aux lieux où ils avaient enseigné.
Au Japon, la distinction de "Grand-maître" continue à être conférée par l'empereur mais à titre posthume. Le premier à en avoir été honoré est (767– 822), à qui est décerné le titre de "Grand-maître de la Transmission des enseignements", environ quarante ans après sa mort. Cette tradition de nomination impériale et posthume des "Grands Maîtres" s'est perpétuée et, jusqu'à présent, le titre fut décerné à trente et un moines. fut le vingt-septième d'entre eux à recevoir ce titre, reconnaissance tardive que lui accorda le pouvoir impérial en 1922, lorsque celui-ci lui conféra le titre de "Grand-maître de l'Établissement de l'orthodoxie" (). Ce qu'en dit Nichiren.


G118

Grand-maître II. (, 摩訶` ou 大士, mahasattva).
En sanskrit maha = grand, sattva = être.
Titre honorifique des bodhisattvas. Voir mahasattva.

G119

Grand-maître et guide (, 大導師).
Terme désignant des bouddhas ou des bodhisattvas et montrant la capacité de guider les hommes jusqu'à l'Éveil.


G120

Grand-maître de l'Établissement de l'Orthodoxie ().
Nichiren. Voir Grand-maître


G121

Grand-maître () voir

G122

Grand-maître () voir


G123

Grand-maître () voir Zhiyi


G124

Grand Véhicule voir Mahayana


G125

Grand Véhicule provisoire () Voir enseignements du Grand Véhicule provisoire.

G126

Grande et unique raison ou la raison d'importance.
Dans le chapitre II du Sutra du Lotus, Shakyamuni révèle que tous les bouddhas font leur apparition en ce monde pour "une grande raison", celle de permettre à tous les êtres de parvenir au même Éveil qu'ils ont eux-mêmes obtenu.
Très précisément, ils apparaissent pour "Ouvrir la porte de la sagesse de bouddha à tous les êtres, la leur montrer, leur permettre de s'y éveiller et les inviter à y accéder" : (, , , ). Le Bouddha ouvre la porte de la sagesse à tous les êtres vivants [], la révèle [], les incite à s'y éveiller [] et les fait accéder [] à la bouddhéité."


G127

grands auditeurs [quatre]


G128

grands éléments [quatre]

G129

gratitude voir dette de reconnaissance


G130

Grdhrakuta (Mont Sacré du Vautour, )


G131

griha-pati, gaha-pati (maître de maison, chef de famille , 居士).
Dans les textes bouddhiques, pratiquant laïc. Griha signifie maison et pati, le propriétaire, le maître. Ce terme s'appliquait au début principalement aux hommes de la caste vaishya. Plus tard, il désigna l'homme qui possède une certaine culture.

G132

Guanding, 灌頂 (Tchang-ngan, Chang-an, ou , 章安) (561- 632).
Son patronyme est Wu et il a pour nom personnel Feifan (Peu-Commun) ; son nom religieux, "Guanding", désigne un rite de bénédiction par aspersion (guan) sur le sommet (ding) du front.
Religieux chinois de l'école Tiantai, disciple et biographe de Zhiyi, rédacteur de plusieurs des principales oeuvres de ce maître, il était originaire de Zhang an dans l'actuelle région du Zhejiang. Guanding est souvent désigné sous l'appellation "Grand-maître de Zhangan , 章安大師. Son père meurt quand il est encore jeune et bien qu'il n'ait que six ans, sa mère confie son éducation au supérieur d'un temple local. L'enfants montre des dispositions pour l'étude des classiques qui en feront plus tard l'un des premiers auteurs de l'école Tiantai. A dix-neuf ans, il est ordonné et, à la mort de l'abbé qui s'est occupé de lui depuis son enfance, il se rend au Mont Tiantai où il devient le disciple de Zhiyi qu'il servira fidèlement jusqu'à la fin de sa vie.
Il accompagne son maître dans ses différentes pérégrinations, met en forme ses notes qui deviendront le et le . De retour au Mont Tiantai, il est au côté de son maître jusque dans ses derniers instants. Il enseigne et médite le Sutra du Lotus et sa renommée attire de nombreux disciples. Il meurt en 632 au Mont Tiantai. Même s'il ne fut pas le successeur désigné de Zhiyi à la tête de la communauté religieuse du Tiantai, Guanding est considéré comme son héritier spirituel. Il consigna les principales oeuvres de son maître et conçut les traités qui fondent les assises doctrinales du Tiantai. Ce qu'en dit Nichiren.

G133

Guangwu voir Han Guang Wudi


G134

Guangzhe-si 光宅寺 (Kouang-tcho-sseu ou Kuang-che-ssu, ).
Temple (dans l'actuelle Nanjing) construit par l'empereur Liang Wu Di vers 502 pour le moine Fayun. Il abritait une grande statue du bouddha Shakyamuni faite en or et en cuivre. Fayun y fit des exposés sur le Sutra du Lotus que ses disciples compilèrent en un commentaire intitulé le (Annotations sur le Sutra du Lotus). Zhiyi y séjourna en 587 et y expliqua le Sutra du Lotus et le Sutra des Rois vertueux. C'est là également que fut composé le par Zhanlan, disciple de Zhiyi.

G135

Guan-Longfeng (Kouan Long-p'eng).
Ministre de Jie, dernier empereur de la dynastie Xia, 夏(- 2205 à -1766)
Selon le Shi Ji (Mémoires de l'historien), Jie mena une vie dissolue et infligea de grandes souffrances à son peuple. Guan-Longfeng lui fit des remontrances mais Jie n'en tint aucun compte et le fit décapiter. Par la suite, la dynastie Xia déclina rapidement et fut détruite par l'empereur Cheng Tang de la dynastie Shan. Ce qu'en dit Nichiren.


G136

Guanyin voir Avalokiteshvara ou

G137 BBV

Guanxiu, Kouang-sieu (ou , 広脩・広修), (771-843). Huitième patriarche dans la lignée de l'école Tiantai en Chine, en comptant à partir deZhiyi. Il fut aussi un disciple de Dao-sui, qui enseigna la doctrine Tiantai à lorsque ce dernier se rendit en Chine. Guangxiu et son disciple Wei-juan sont censés avoir répondu aux questions posées par (le deuxième supérieur du ) concernant la doctrine de Zhiyi. Ce qu'en dit Nichiren.


G138

(ou ). (temple de la Propagation du Dharma). A l'origine temple pratiquent le bouddhisme de Nichiren depuis que remporta la victoire lors d'un débat public (1278) et prit ensuite la direction du temple.

G139

Guirlande de fleurs (, Huayan, Avatamsaka). Abréviation de quelques expressions liées au sutra de ce nom. Voir Sutra de la guirlande de fleurs (), Période de la Guirlande de fleurs () dans les cinq périodes, , École de la Guirlande de fleurs.


G140

Guizimushen (Déesse Mère des Enfants Démons, , Hariti)

G141

ou , 止観輔行伝弘決, en abrégé , (Annotations sur le Maka Shikan ou Détermination, Zhiguan fuxing zhuan hongjue, en abrégé Hong). Commentaire très détaillé sur le de Zhiyi écrit par Zhanlan. Après la mort de Zhiyi, un certain nombre d'interprétations divergentes de ce texte commencèrent à paraître, provenant d'autres écoles et de l'école Tiantai elle-même. Zhanlan écrivit le Guketsu pour réfuter les interprétations erronées et clarifier les doctrines de l'école de Tiantai. Ce qu'en dit Nichiren.

G142

(Anthologie de la propagation de la lumière). Anthologie d'essais sur le bouddhisme compilée par Seng-you () (445-518), sous la dynastie des Liang, relatant les conflits qui opposèrent le bouddhisme et les philosophies propres à la Chine, le confucianisme et le taoïsme, pendant les cinq cents premières années qui suivirent l'introduction du bouddhisme en Chine. Avec le (Anthologie des commentaires sur le Tripitaka) du même Seng-you, on considère cet ouvrage comme d'une valeur inestimable pour l'étude de l'histoire du bouddhisme chinois.

G143

guna (bienfaits, )


G144

Gunahbadra (394-468). Traducteur des écrits bouddhiques du sanskrit en chinois. Il naquit dans une famille brahmane de l'Inde centrale, mais fut converti au bouddhisme. Il étudia d'abord les enseignements du Theravada et ceux du Mahayana par la suite. En 435, il se rendit en Chine où il se consacra à l'enseignement et à la traduction des écrits bouddhiques. Il traduisit un total de 52 écrits en 134 fascicules, parmi lesquels les sutras , Shrimala et .

G145

Gunamati (c. 420-500). Moine de l'école "Rien-que-conscience" en Inde du Sud, révéré comme l'un des dix grands savants de cette école. Selon le , il réfuta le lettré non bouddhiste Madhava, qui avait gagné le respect du roi du Magadha, et convertit le roi. Plus tard, il vécut au monastère de Nalanda et fut célèbre pour son érudition. Il fut l'auteur du (Commentaire sur le Yuishiki Sanju Ju). Ce qu'en dit Nichiren.

G146

Gunaprabha. Maître indien qui étudia d'abord le Mahayana mais se convertit au Theravada après avoir lu l' Abhidharma-mahavibhasha-shastra (), et qui écrivit quantité de commentaires. La légende le fait monter au Ciel Tushita pour résoudre ses doutes concernant le Theravada et le Mahayana. Là, il rencontra le bodhisattva Maitreya mais ne lui manifesta aucun respect parce que Maitreya n'était pas un moine ayant reçu l'ordination. Ainsi, victime de son arrogance, il ne put rien apprendre de Maitreya. Ce qu'en dit Nichiren.

G147

Gunavarman (377-431). Traducteur des écrits bouddhiques qui vint du Cachemire (ou du Gandhara) en Chine. Il naquit dans la caste des kshatriya mais entra dans le Sangha à l'âge de vingt ans et maîtrisa les trois parties du canon. A l'âge de trente ans, il refusa le trône et voyagea dans divers pays, dont Java. L'empereur Wen (Liu Yilong) de la dynastie Liu Song (407-453) entendit parler de lui et l'invita dans la capitale, Jian-kang, où il fit des exposés sur le Sutra du Lotus et le Sutra Juji, entre autres. Il traduisit dix ouvrages en dix-huit fascicules.

G148

Guoqing-si (Kouo-Ts'ing-sseu, ). Temple de l'école Tiantai sur le Mont Tiantai en Chine, construit en 601 (ou 598) par l'empereur Yang de la dynastie des Shui. Il fut florissant en tant que temple principal de cette école. et , successeur de et supérieur du temple , y étudièrent.

G149

Gupta. Dynastie ayant régné sur le nord de l'Inde de la fin du IIIe siècle aux alentours du milieu du VIe siècle. Cette dynastie voit l'apogée de sa prospérité durant la première moitié du Ve siècle Le déclin des Gupta débute ensuite, sous l'effet d'invasions extérieures. Du point de vue religieux, cette époque est marquée par la cohabitation du brahmanisme et du bouddhisme, ce dernier connaissant alors son dernier éclat en Inde, avant de connaître un reflux face au premier.

G150

, kalakula. Insecte mythique qui gonfle comme une baudruche au gré du vent ; symbole de l'inflation psychique. Ce qu'en dit Nichiren


G151

guru. Maître spirituel de l'hindouisme traditionnel, le plus souvent directeur de conscience. Voir également acarya.

G152

, L'OEuvre du Tonsuré ignorant. Ouvrage en deux fascicules écrit en 1255 par qui avait adopté le nom de (Tonsuré ignorant) après son exil à en 1207. Le premier fascicule concerne la classification des enseignements bouddhiques et affirme que tous les enseignements autres que ceux qui se rapportent au vœu originel d' sont provisoires. Le second fascicule discute de la nécessité de s'en remettre à la grâce d', etc.


G153

(progresser sur la voie)

G154

, 楽. Selon le un homme nommé (Aspiration au Dharma) recherche le Dharma dans les quatre directions, mais n'a pas encore pu rencontrer de bouddha. Un démon déguisé en brahmane s'approche de lui et lui dit qu'il peut lui enseigner un verset d'un enseignement bouddhique s'il est prêt à l'inscrire en se servant de sa propre peau comme parchemin, d'un de ses os comme pinceau et de son sang comme encre. accepte avec joie et se prépare à écrire le verset quand, à ce moment précis, le démon disparaît. Toutefois, en réponse à l'esprit de recherche de , un bouddha apparaît et lui communique un enseignement bouddhique profond. Il peut ainsi atteindre le stade, dans la pratique de bodhisattva, où l'on réalise que, essentiellement, rien ne naît ni ne meurt jamais. On dit qu'il renaquit plus tard en Shakyamuni. Ce qu'en dit Nichiren.

G155

. Vice-administrateur du temple du village d', dans la province de . convertit plusieurs moines de ce temple (, et , entre autres) au bouddhisme de Nichiren. Cela provoqua le mécontentement et le ressentiment de . Il fut le principal instigateur du harcèlement injustifié que subirent les disciples de Nichiren dans cette région, connu sous le nom générique de persécution d'.

G156

(722-797). Moine de l'école . Il étudia au temple à et fut ordonné moine au temple . Par la suite, il devint le supérieur du temple , dans la province d', et fut nommé maître provincial par la cour impériale. En 778, il conduisit la cérémonie au cours de laquelle reçut l'ordination. Plus tard, il revint au temple où il mourut. Ce qu'en dit Nichiren.

G157

voir Pratiquant du Sutra du Lotus


G158

(668-749). Moine du temple à . A quinze ans, il entra dans la vie religieuse et étudia les doctrines de l'école . Il voyagea en province pour enseigner cette doctrine et on lui attribua la conversion de mille personnes. La cour impériale commença à voir d'un mauvais oeil ses activités de propagation et le persécuta en tant qu'agitateur. Plus tard, les conditions politiques ayant changé, ces activités furent permises. Quand l'empereur fit part de son vœu de construire une grande statue du bouddha Vairocana en 743, parcourut le pays en demandant des contributions. En 745, il fut nommé administrateur général des moines (). Au cours de ses voyages, il fit construire aussi des ponts et des remblais, réparer des routes et participa à des travaux de défrichage et d'irrigation. Pour sa contribution au bien-être public, on lui donna le nom de (bodhisattva ), et il fut vénéré par le peuple. Ce qu'en dit Nichiren.