DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanscrit, pali

D

A.B.C.D.E.F.G.H.I .J.K.L.M.N.O.P.Q.R.S.T.U.V.W.X.Y.Z


Daban niepanjing
  (
Sutra du grand nirvana, Daihatsu nehangyo, Mahaparinirvana sutra)

Daian-ji, 大安寺. (Temple de la Grande paix). Un des sept principaux temples de Nara. Son origine remonte au Kumagori-dera, un temple construit par le prince Shotoku en 617. Il fut déplacé et changea de nom en de nombreuses occasions. En 710, il fut transporté à Nara et nommé Daian-ji en 729. De la fin du VIIe au début du VIIIe siècle, il fut désigné comme lieu national de prière. Shinjo (coréen Simsang), fondateur de l'école Kegon, Doji, troisième patriarche de l'école Sanron, et d'autres moines éminents y vécurent. A un moment donné, Kukai en fut nommé supérieur et le temple fut ainsi rattaché à l'école Shingon. Ce qu'en dit Nichiren.

Daibadatta hon (chapitre Devadatta, Dipodaduo pin)

Daibibasha ron voir Abidatsuma Daibibasha Ron

Daibonten voir Bonten

Daibutsu voir Vairocana

Daibutsu Vairocana [statue] Statue de 16, 2 mètres de haut qui se trouve dans le Daibutsu-den à Nara. Sa fonte mobilisa 370.000 ouvriers métallurgistes et dura de 749 à 752. Près de 500 tonnes de cuivre, de zinc et de plomb furent utilisées. Plusieurs fois endommagée, en particulier par des incendies, seule la partie basse est d'origine.
.

Daibutsu-den : (hall de la grande image du Bouddha) : hall qui abrite une statue du Daibutsu Vairocana dans l'enceinte du temple Todai-ji, l'un des sept temples principaux de Nara. C'est une des plus grandes structures en bois du monde, avec ses 47 mètres de haut. Pourtant le bâtiment actuel n'a que deux tiers de la taille de l'original (datant de 749), deux fois détruit par un incendie. Ce qu'en dit Nichiren

Daibutsu-ji Temple Zen de la branche Soto.

Daichido ron ou en abrégé Dai Ron 大智度論 (Traité sur le Sutra de la prajna-paramita, Traité de la Grande Vertu de.Sagesse, Dazhidu lun, Mahaprajnaparamita-shastra). Oeuvre attribuée à Nagarjuna. Les textes sanskrits ont été perdus, il ne reste que la version chinoise traduite par Kumarajiva. Commentaire exhaustif des sutras Hannya, traduit par Kumarajiva. Cet ouvrage explique les notions de prajna et de non-substantialité (ku). Du point de vue de la pratique religieuse, il énonce ce qu'est l'idéal du bodhisattva et les six paramitas. Bien que ce soit un commentaire sur le sutra Makahannya Haramitsu, il inclut des concepts issus du Sutra du Lotus et d'autres branches du Mahayana, et constitue un texte important non seulement parmi les sutras Hannya... (prajna), mais aussi pour la pensée mahayana dans son ensemble. Ce qu'en dit Nichiren.

daidoshi (Grand-maître et guide, dadaoshi)

Daigaku Saburo voir Hiki Yoshimoto

Daigo Tenno (885-930). Soixantième empereur du Japon. Il tenta de se libérer de la tutelle des Fujiwara et de gouverner seul, mais l'envoi en exil de Sugawara no Michizane en 901 redonna le pouvoir aux Fujiwara. Ce qu'en dit Nichiren

Dai Gohonzon, 大御本. Voir Grand Gohonzon.

Daihatsu nehangyo  voir Sutra du grand nirvana, Mahaparinirvana sutra

Daihi kyo voir Sutra de la grande compassion, Mahakarunapundarika

Daijikkyo voir Sutra de la Grande Assemblée

daijin (大臣). A partir de 645, titre des ministres d'Etat au Japon.   Les ministres étaient des fonctionnaires de la Cour impériale ayant pour responsabilité de protéger la famille impériale et d'aider l'empereur à administrer les affaires de l'État. Ces postes furent créés par la réforme de Taika au VIIe siècle qui chercha à établir un gouvernement fort et centralisé fondé sur le modèle chinois. Ils étaient divisés en "ministres de la Gauche" (sadaijin, ministre aîné, surveillant toutes les branches du Département d'État), "ministres de la Droite" (udaijin, représentant du ministre de la Gauche) et "ministres des affaires intérieures" (naidaijin). Après 702, ils furent dirigés par un dajo-daijin ou Premier Ministre.

Daijizaiten voir Makeishura

daijo voir Grand Véhicule, Mahayana

Daijo Hoon Girin Jo ou Hoon Girin Jo ou simplement Hoon Rin (De la forêt des significations dans le jardin Mahayana du Dharma. Ouvrage de Cien, expliquant les principales doctrines de l'école Faxiang (Hosso). Il compare les enseignements non bouddhiques, theravada et mahayanas et affirme la suprématie de la doctrine Rien-que-conscience. Ce qu'en dit Nichiren

Daijo Kishin Ron, 大乗起信論 ou Kishin Ron 起信論 (Eveil de la foi dans le Mahayana). Ouvrage généralement attribué à Ashvaghosha, bien qu'il existe des opinions divergentes à ce sujet. II fut traduit en chinois en 550 par Paramartha. Il fixe les doctrines fondamentales du bouddhisme mahayana et tente d'éveiller la foi en lui. En particulier, il aborde le concept de tathata (shinnyo), signifiant "ainsi" ou "tel", soit le véritable aspect de la réalité (shoho jisso). Il fut très étudié par les mahayanistes en Inde et il en existe plusieurs commentaires chinois. Ce qu'en dit Nichiren

Daijo Shikan Homon, 大乗止観法門 ou Daijo Shikan (Méthode de concentration et de pénétration du Mahayana). Ouvrage de Huisi traitant de la théorie et de la méthode de méditation du bouddhisme mahayana. Certains historiens remettent en question sa paternité. Ce qu'en dit Nichiren.

Daijo Shiron Gengi, 大乗四論玄義 ou Mue Mutoku Daie Shiron Gengi Ki (Notes sur les quatre traités Mahayana). Ouvrage de Huijun. Les quatre traités mahayanas sont le Chu Ron, le Hyaku Ron, le Junimon Ron et le Daichido Ron. Ce texte explique la doctrine de l'école Sanlun (Sanron) et tente de réfuter celles des écoles Chengshi (Jojitsu) et Shelun (Shoron). Ce qu'en dit Nichiren

Daijo Shogonkyo Ron 大乗四論玄義 (Décoration des sutras Mahayana, Mahayana-sutra-lamkara) Commentaire de Maitreya sur la doctrine Rien-que-conscience, traduit en chinois par Prabhakaramitra, qui vint d'Inde en Chine en 626. Cet ouvrage est composé de stances accompagnant un commentaire en prose.

Daiju kyo ou Daishu kyo voir Sutra de la grande assemblée, Mahasanghata

daikaku voir Grand Eveil

Daikoku 大黒 ou Daikokuten 1. (Grand Dieu noir, Mahakala). Dieu des ténèbres dans la mythologie indienne. Cette divinité est généralement décrite comme étant noire et ayant une expression de fureur. Dans le bouddhisme ésotérique, il est considéré comme une transformation du dieu Daijizai ou Makeishura et est représenté sur le mandala du Monde de la Matrice avec trois visages et six bras. Yijing (635-713) dit qu'une statue de Mahakala était posée dans les cuisines des temples en Inde et qu'il avait un sac d'or dans la main, indiquant ainsi son pouvoir d'accorder la bonne fortune. Il fut introduit sous cette forme en Chine et au Japon, où il devint l'objet de la croyance populaire, se transformant de dieu des cuisines, en dieu du riz et des rizières. Avec le dieu de la richesse, Ebisu, on lui rendait un culte comme à l'une des sept divinités bienfaisantes (shichi fukujin). Voir Makeishura

Daikoku 2. = Shiva

daimoku 題目 ou odaimoku (titre, timu) 1. Titre d'un sutra, et plus particulièrement le Titre du Sutra du Lotus, Myoho Renge Kyo ou Miaofalianhuajing, tel que l'a traduit Kumarajiva
2. Dans le bouddhisme de Nichiren, invocation de Namu Myoho Renge Kyo, l'un des Trois grands Dharmas cachés. Le daimoku du bouddhisme Nichiren est appelé "sagesse infinie et stable" (koku fudoe) en tant que sagesse du Dharma mystique. Il comprend les deux aspects de la foi et de la pratique, et la pratique elle-même qui consiste en la pratique pour soi et la pratique pour les autres. Lire également l'article sur "Daimoku et désirs".
Un autre point de vue. Ce qu'en dit Nichiren.

Ecouter daimoku

Analyse des caractères

Apprendre à écrire les caractères

daimyo 大名. Littéralement "grand nom". Titre donné à tous les seigneurs gouvernant de larges territoires et ayant un grand nombre de vassaux. Ce titre apparaît vers le Xe siècle.

Daimyojin voir Hachiman

Dainichi [bouddha] ou Dainichi Nyorai, 大日如来, voir Vairocana

Dainichi [moine] 大日, appelé également Nonin. Religieux du XIIe siècle qui répandit les enseignements Zen avant Eisai, le fondateur de l'école Rinzai. Parce qu'on lui reprochait de ne pas avoir reçu ses enseignements d'un maître, en 1189, il envoya ses deux disciples en Chine pour faire authentifier ses enseignements par un maître du nom de Zhuo-an qui se trouvait au Mont Yuwang. Dès lors, il appela son école Nihon Daruma Shu ou Ecole japonaise de Bodhidharma

Dainichikyo voir Sutra Vairocana

Dainichikyo Gishaku, 大日経義釈 (Commentaire sur la signification du Sutra Vairocana). Révision faite par Zhi-yan  et Wen-ku du Dainichikyo Sho, compilation par Yi-xing d'exposés de Shubhakarasimha sur le Sutra Vairocana. Au Japon, l'ésotérisme Tendai utilise ce commentaire alors que l'ésotérisme Shingon utilise le Dainichikyo Sho. Ce qu'en dit Nichiren

Dainichikyo Sho, 大日経疏 (Annotations sur le Sutra Vairocana). Anthologie faite par Yi-xing des exposés de Shubhakarasimha sur le Sutra Vairocana. Après avoir traduit le Sutra Vairocana en chinois, Shubhakarasimha en fit des exposés à son disciple Yi-xing qui, à son tour, nota le commentaire de son maître. Après la mort de Yi-xing, Zhi-yan et Wen-ku corrigèrent le commentaire sous le titre Dainichikyo Gishaku. Au Japon, l'ésotérisme Shingon utilise le Dainichikyo Sho rapporté de Chine par Kukai et l'ésotérisme Tendai, le Dainichikyo Gishaku introduit par Ennin et Enshin.

Dai Ron voir Daichido Ron

Dairokuten mao voir Roi-démon du sixième ciel

Dai Ryu-oo voir Roi-dragon

daishi voir Grand-maître

daishi-ko. Célébration le 24 novembre de chaque année de la mort de Zhiyi (538-597) avec la lecture de ses textes. Nichiren tenait beaucoup à cette célébration, encourageant ses disciples à maintenir ces réunions même en son absence (exil de Sado). Ce qu'en dit Nichiren

Daishin (dieu) voir Shikhin

Daishin (garuda) voir Mahakaya

Daishin Ajari (大進). Disciple de Nichiren, originaire de la province de Shimosa, probablement lié à la famille Soya. Il forma les croyants à Kamakura pendant l'exil de Nichiren à Sado. Une lettre que Nichiren écrivit à Shijo Kingo semble indiquer qu'il mourut en septembre 1278 (ou avant). On présume qu'il s'agit d'une personne différente du Daishin-bo qui vécut dans la région du Mont Fuji et qui trahit Nichiren. Ce

Daishin-bo(大進房). Après avoir été disciple de Nichiren il abandonna sa foi et complota contre d'autres croyants lors de la persécution d'Atsuhara. Gyochi, supérieur du temple Ryusen-ji, le persuada de rejeter sa foi et de se joindre à ceux qui harcelaient Nikko et d'autres disciples dans la région du Mont Fuji. Il fit partie du groupe qui vint arrêter vingt paysans croyants à Atsuhara, le 21 septembre 1279, sur la fausse accusation d'avoir volé une récolte de riz. Les paysans résistèrent et, dans la mêlée, Daishin-bo tomba de cheval et mourut. Dans le gosho Sur les persécutions subies par le Bouddha Nichiren définit sa mort comme une rétribution négative visible due au fait d'avoir calomnié le Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren

Daishogon-bosatsu, 大荘厳菩 (Grand Ornement ou Grande Splendeur, Dazhuangyan, Mahavyuha, Magnificently Adorned bodhisattva). Bodhisattva apparaissant dans le Sutra des Sens Infinis. Il représente la Grande assemblée et son dialogue avec Shakyamuni introduit le Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren

Daishogon-butsu, 大荘厳仏 (Grand Ornement). Bouddha d'un lointain passé qui aurait fait "dix millions de soixante huits centaines» de disciples. D'après le Sutra Butsuzo, après la mort du bouddha Daishogon, ses disciples se divisèrent en cinq écoles et le moine Fuji fut le seul à conserver correctement les enseignements du Bouddha. Les dirigeants des quatre autres écoles forgèrent des théories erronées et persécutèrent Fuji. Pour cette raison, ces maîtres, ainsi que leurs disciples, tombèrent en enfer où ils souffrirent pendant très longtemps. Plus tard, ils purent rencontrer et pratiquer le vrai Dharma du bouddha Issai Myoo. Malgré cela, en raison de la gravité des offenses qu'ils avaient commises par le passé, aucun d'entre eux ne put accéder au nirvana à cette époque et ils durent, à nouveau, endurer les souffrances de l'enfer. Ce qu'en dit Nichiren

Daishogon-rongyo, 大荘厳論経 (Contes du Grand Agrément, Kalpanamanditika). Ouvrage attribué à Ashvaghosha, traduit par Kumarajiva ; recueil de 90 contes au sujet des rois bouddhistes comme Ashoka ou Kanishka, des disciples du Bouddha et les incarnations précédentes de Shakyamuni.

Daishonin, 大聖人, littéralement "Grand Sage". Titre dévotionnel couramment employé pour désigner Nichiren.

Daishutsu kyo voir Sutra de la Grande Assemblée

Daito-naiten-roku voir Catalogue des textes bouddhiques

Daito Saiiki Ki ou Daito-saiiki-guho-koso-den, 大唐西域求法高僧伝 ou Saiiki Ki, (Rapport sur les régions occidentales ou Notes sur les régions du Ponant, Da tang xi yu ji 大唐西域記). Récit en douze volumes de Xuanzang rapportant ses voyages à travers l'Asie centrale et l'Inde entre 629 et 645, à la recherche des textes bouddhiques. Son livre décrit en détail la topographie, la culture, les langues, les légendes, l'histoire, le bouddhisme et la politique de 138 royaumes qu'il visita personnellement ou dont il entendit parler. Puisque le principal intérêt de Xuanzang était le bouddhisme, les volumes huit et neuf sont consacrés au Magadha où cette religion s'établit en tout premier lieu. Le douzième volume décrit les pays d'Asie centrale que traversa Xuanzang sur le chemin du retour. Cet ouvrage est l'un des récits de voyage les plus documentés sur l'Inde jamais écrit en Orient et constitue, de nos jours encore, une référence précieuse dans l'étude de l'Asie centrale et de l'Inde. Ce qu'en dit Nichiren

Daitsu Daitsuchisho, 大通智勝仏 Grands-Pouvoirs-de-Sagesse-Victorieuse ou Celui qui excelle par sa grande sagesse universelle ou Victorieux grâce à une grande sagesse pénétrante, Da tongzhi sheng, Mahabhijnajnana bhibhu ou Mahabhidjnadjnana bhibu, Excellent in Great Penetrating Wisdom, Buddha Universal Wisdom). Bouddha dont l'histoire est contée dans le chapitre VII du Sutra du Lotus. Selon ce chapitre, après s'être assis à la place de l'Eveil et avoir vaincu l'armée de Mara, il poursuivit sa méditation pendant dix kalpas mineurs et atteignit finalement l'Eveil parfait A la demande de ses seize fils et des rois du Ciel de Brahma, il exposa les quatre nobles vérités et les douze liens causaux. Ses seize fils renoncèrent au monde pour le suivre et le prièrent de révéler l'enseignement de l'Eveil parfait. Après vingt mille kalpas, il accepta et prêcha finalement le Sutra du Lotus pendant une période de huit mille kalpas. Cependant, à l'exception de ses seize fils et de quelques auditeurs-shravakas, personne ne put l'accepter sans douter. Le bouddha Daitsu se retira donc en un lieu tranquille où il médita pendant 84000 kalpa. Pendant ce temps, chacun de ses seize fils prêcha le Sutra du Lotus à sa place, permettant à un nombre incalculable de personnes d'atteindre l'Eveil. Leur prêche est appelé la répétition de l'enseignement du bouddha Daitsu (Daitsu fuko). Ceux qui entendirent le Sutra à cette époque reçurent la graine de l'état de bouddha et sont appelés "ceux qui ont un lien avec le bouddha Daitsu" (Daitsu-ke-chien no shu). Après avoir médité pendant 84000 kalpa, le bouddha Daitsu réapparut et déclara que quiconque avait foi en l'enseignement prodigué par ses seize fils atteindrait sûrement l'état de bouddha. A partir de là, ceux qui avaient entendu le Dharma de la bouche de l'un des seize bodhisattvas renaquirent toujours avec leurs maîtres respectifs. Les seize devinrent ultérieurement des bouddhas et, selon ce chapitre, enseignèrent le Dharma dans les dix directions de l'univers. Le seizième fils, qui se réincarna dans le monde saha, le fit sous la forme de Shakyamuni. A la fin du chapitre, Daitsu raconte la parabole de la cité illusoire que ses disciples atteignent au bout d'une marche difficile mais qui disparaît dès qu'ils sont reposés, le cheminement Ce qu'en dit Nichiren

Daitsuchisho voir Daitsu

Daiun kyo voir Sutra du grand nuage, Mahameghasutra

Daizoku-o voir Mihirakula

dajo ou dajo tenno. Prince impérial entré dans les ordres. Nichiren appelle souvent ainsi le second fils de Go-toba. Ce qu'en dit Nichiren.

Dammira ou Dammiri, 檀弥利・檀弥栗 ou 檀弥羅 ou Mirakutsu. Roi du Cachemire, au nord de l'Inde, qui détruisit les temples et stupas bouddhiques de ce royaume. Il est dit que, ayant tué le maître bouddhiste Aryasimha, il perdit la main droite et mourut sept jours plus tard. Ce qu'en dit Nichiren

Dan voir Suzudan

dana (don, fuse, 布施)

Dandaka voir Mont Dandaka

danka [système] ou danka seido. Obligation de s'inscrire dans un temple de son lieu de résidance. Cette politique fut instaurée par le bakufu d'Edo et visait l'extermination du christianisme - dont Nobunaga s’était fait quelque temps le protecteur pour affaiblir ses adversaires bouddhistes. Chaque famille japonaise devait se faire inscrire dans un temple bouddhique où on lui remettait un certificat prouvant qu’elle n’était pas chrétienne.

Danna [école] Danna-ryu, 檀那流. Branche de l'école japonaise Tendai qui remonte à Kakuun, un des principaux disciples de Ryogen, dix-huitième supérieur du Enryaku-ji, le plus important des temples de cette école. La lignée de Genshin, autre disciple de Ryogen, fut appelée l'école Eshin. L'école Danna donnait la primauté à l'étude de la doctrine et l'école Eshin, à la pratique de la méditation. Selon la tradition, l'origine de ces deux écoles remonte au voyage de Saicho dans la Chine des Tang en 804. Là, Saicho étudia différentes interprétations du bouddhisme de Zhiyi sous la direction de Daosui et Xingman. De retour au Japon, il transmit chacun de ces deux enseignements à ses successeurs. Ils furent ainsi transmis d'un supérieur à l'autre. Ryogen enseigna les deux interprétations à Genshin en mettant l'accent sur celle de Daosui, mais n'enseigna que celle de Xingman à Kakuun. Cela serait à l'origine du schisme existant entre les écoles Eshin et Danna. En réalité, on a du mal à discerner la différence entre ces deux enseignements, de même que celle entre l'interprétation de Genshin et celle de Kakuun. Plus tard, l'école Danna se scinda en quatre branches. Ce qu'en dit Nichiren

danna voir donnateur

dannotsu (protecteur).Mécène principal d'un temple.

Dan-no-ura (壇の浦の戦い). Bataille décisive qui marque la victoire des Minamoto sur les Taira et la fin de la guerre de Gempei. Le 25 avril 1185, au terme d'une demi-journée de combat, les Minamoto viennent à bout de la flotte du clan Taira au large d'une plage appelée Dan-no-ura, au large de la pointe sud de Honshu.

Dan-Senchaku 弾選択 (Réfutation du Senchaku Shu). Ouvrage de Josho, moine du Mont Hiei, attaquant le Senchaku-shu de Honen qui formule la doctrine de la pratique exclusive du Nembutsu (Josho tient la position de rissha : celui qui, dans une assemblée, expose le thème du débat et répond aux questions des moines réunis). Une théorie attribue le Dan Senchaku à Ryushin, également moine du Tendai, mais une autre considère cette attribution comme une erreur due au fait que Ryushin écrivit une postface à l'ouvrage de Josho. Un autre point de vue voudrait qu'il y ait en réalité deux ouvrages portant le même titre, l'un de Josho, l'autre de Ryushin. Ce qu'en dit Nichiren

Daoan 1. 道安 ou Dao'an (Doan, Tao-an, Tao-ngan), (314-385). Moine chinois de la dynastie des Jin orientaux. A l'âge de douze ans, il renonça à la vie profane et étudia le bouddhisme sous la direction de Fotudeng. Il fit des exposés sur les sutras Hannya, et obtint ainsi une certaine renommée. Il se rendit à Changan ou il vécut au temple Wuzhong-si et se consacra à la propagation du bouddhisme. Il compila le Sori Shukyo Mokuroku (Catalogue complet des sutras), un index des traductions chinoises existantes des écrits bouddhiques avec le nom des traducteurs et les dates de traduction. Cet ouvrage, qui n'existe plus, servit de base aux catalogues des versions chinoises des écrits bouddhiques qui furent rédigés ultérieurement. Daoan systématisa les préceptes pour les moines et les nonnes. On lui doit également la division systématique des sutras en trois parties : préparation, révélation, transmission. Il eut plusieurs centaines de disciples, dont Huiyuan qui fut le plus important. En savoir plus sur son approche de la traduction.

Daoan 2. 道安. Prêtre chinois du VIe s. auprès de l'empereur Liang Wu Di auquel il enseigna le bouddhisme et le taoïsme. Celui-ci donna cependant sa préférence au confucianisme et persécuta le bouddhisme.

Daochang-si 鬪場寺 (Tao-ch'ang-ssu, Tou-ch'ang ssu). Temple où aurait séjourné Huiguan avant de se rendre à Lushan.

Daochuo ou Dao-chao ou Dao-cho(Tao-tch'ao, Tao-ch'o, Doshaku, 道綽), (562-645). Deuxième des cinq (premiers) patriarches de l'école chinoise de la Terre pure. Il affirmait dans son Anraku Shu (Essais sur le monde de la paix et du plaisir) que ce qu'il appelait les enseignements de la Voie sacrée, qui enseignent l'atteinte de la bodhéité par ses propres forces, sont trop difficiles et trop profonds pour le commun des mortels à l'époque des Derniers jours du Dharma, et que le salut ne pouvait s'obtenir qu'en récitant le nom du bouddha Amida. Il eut pour disciple Shandao. Ce

Daosheng ou Zhu Daosheng (Tao-cheng, Dosho ou Jiku-dosho, 道生・竺道生) (360 ? à 434). Maître bouddhiste, disciple de Huiyuan et collaborateur de Kumarajiva. Dans sa jeunesse, il étudia le bouddhisme sous la direction de Fatai et assuma un poste de conférencier à l'âge de quinze ans. Ensuite, il étudia au Mont Lu sous la direction de Huiyuan (Eon). Il finit par aller à Changan où il s'associa au travail de traduction de Kumarajiva et devint l'un des principaux disciples de ce dernier. En 409, il défendit la doctrine de l'atteinte immédiate de l'état de bouddha. En outre, sur la base de son étude du Sutra Daihatsunaion, la version chinoise de Faxian du Sutra du nirvana, il soutint que tous les êtres possèdent la nature de bouddha et que, même les icchantika peuvent atteindre l'état de bouddha. Il était également partisan d'un Eveil soudain (à condition toutefois de s'y être préparé par la pratique). Pour lui il s'agissait d'une pénétration directe et entière de la réalité absolue. Ces idées lui valurent de nombreuses oppositions et l'exclusion de la communauté de Changan. Il se retira sur une montagne de Suthou. Il fut plus tard réhabilité lorsque Dharmakshema traduisit le Sutra Daihatsunehan. Ce qu'en dit Nichiren

Daosui, 道邃 (Tao-Souei, Dosui) (fin VIII début IXs). Moine de l'école Tian-tai, dans la Chine des Tang. Avec Xingman il fut disciple de Zhanlan. Tous deux instruisirent Saicho dans la doctrine et la méditation tendai (shikan) lorsque celui-ci se rendit en Chine. Ses ouvrages comprennent le Daihatsunehangyo Sho Shiki (Commentaire personnel sur le Daihatsunehangyo Sho) et le Yuimakyo Sho Shiki (Commentaire personnel sur le Yuimakyo Sho). Ce qu'en dit Nichiren

Daoxian (Tao-hsien, Dosen, 道暹). Prêtre de l'école Tian-tai, peut-être disciple de Zhanlan, à l'ère de la dynastie des Tang. Son Hokke Mongu Fusho Ki est un commentaire en dix volumes du Hokke Mongu Ki de Zhanlan. Ce qu'en dit Nichiren

Daoxin (Tao-sin, Doshin, 道信) (580-651). Nom posthume : Dayi. Quatrième patriarche du Chan (Zen), qui reçut la transmission de Sengcan. Il fonda une communauté de 500 moines qui travaillaient le jour et méditaient la nuit. Ils étudiaient les sutras et récitaient une invocation à Amitabha.

Daoxuan (Tao-Siuan, Dosen, 道宣). (596-667) Fondateur de la branche Nan-chan (Nanzan) de l'école Lu (Ritsu) en Chine. A l'âge de seize ou dix-sept ans, il entra dans la vie religieuse et étudia les vinaya sous la direction du Maître de discipline Zhishou. Plus tard, il se rendit au Mont Zhong-nan et fonda une école basée sur les préceptes du Shibunritsu*, les vinaya ou règles monastiques de l'école Dharmagupta. Le nom Nan-chan vient du nom de cette montagne (Zhong-nan). L'école Nan-chan fut la seule branche de l'école Lu à subsister ; elle devint donc le synonyme de l'école Lu. A partir de 645, Daoxuan aida Xuanzang dans son travail de traduction. Il écrivit lui-même plusieurs livres sur les préceptes et un certain nombre d'ouvrages historiques : parmi ceux-ci, le Shibunritsu Gyoji Sho (Principes essentiels du Shibun Ritsu) qui est l'un des textes de base de l'école Nan-chan, le Ko Gumyo Shu 広弘明集 (Anthologie agrandie de la propagation de la lumière). Son Zoku Koso Den est une suite du Koso Den compilé sous la dynastie Liang, et contient les biographies de cinq cents moines éminents qui vécurent pendant la période qui va de 502 à 645. Ce qu'en dit Nichiren.

Daoxuan Lushi (Tao-Siuan, Dosen Risshi), (702-760). Moine qui en 732 (ou 736) introduisit au Japon les idées de Fazang, le fondateur de l'école Kegon (Huayan) en Chine. Il s'établit à Nara au temple Daian-ji puis au Todai-ji. Il fut le maître de Gyoho qui transmit son enseignement à Saicho et Kukai. Ce qu'en dit Nichiren.

darani voir dharani

Darani hon   (Formules détentrices). XXVIème chapitre du Sutra du Lotus.

Daruma voir Bodhidharma

Dashabala Kashyapa, Dasabala Kassapa (Jurikikasho, 十力 葉). Un des cinq ascètes qui pratiquèrent les austérités avec Shakyamuni avant son Eveil et devinrent plus tard ses premiers disciples. Le Sutra Buppongyojitsu cite Vashpa comme l'un des cinq ascètes et non Dashabala Kashyapa. Ce qu'en dit Nichiren.

dashabala voir dix-forces

dashabhumi voir dix-développements

Datsueba, 奪衣婆. Divinité démoniaque femelle qui avec Kenneo, 懸衣翁, divinité démoniaque mâle, guette les morts lors de leur passage de la rivière qui sépare les deux mondes. Elle arrache les vêtements des morts et les donne à Kenneo qui les accroche aux branches d'un arbre pour déterminer le poids des fautes commises durant la vie. Cette croyance, particulièrement en vogue dans la période Kamakura, serait d'origine chinoise.

Dazaifu, 大宰府, [gouvernement]. Ville de l'île Kyushu. A partir du VIIe siècle, siège du gouvernement militaire établi, pour les mesures de défense du Japon, face au continent. Au IXe siècle, les gouverneurs de Dazaifu ayant tendance à séjourner à Kyoto, la cité devint un lieu d'exil. Pendant l'époque de Kamakura, la ville et le château jouèrent un rôle majeur dans la défense de Kyushu contre les tentatives d'invasion coréano-mongoles (en 1274 et 1281). Les officiers se concentrèrent sur le travail de protection des îles Iki et Tsushima, les plus proches de la péninsule coréenne. Ce qu'en dit Nichiren

Déesse Mère des Enfants Démons voir Kishimojin (Hariti)

défilements de l'esprit (bonno, klesha) Voir désirs terrestres

degrés [cinquante-deux]

délivrance  (ou libération,gedatsu, 解脱, vimukti, vimoksha). Libération bouddhique et affranchissement des liens de 1'illusion et de la souffrance inhérentes à 1'existence ; c'est le but de la pratique bouddhique, la transcendance de toute situation conditionnée. En parlant de la vimukti du Bouddha il s'agit de son parinirvana, de la délivrance définitive du cycle des renaissances. Nichiren considère la délivrance comme le terme du processus sanyaku : ensemencement (geshu-yaku), maturation (chojuku-yaku) et récolte (gedatsu-yaku). Ce qu'en dit Nichiren

démon (ma, emo). Toute manifestation (extérieure ou intérieure) qui éloigne de la voie du salut. Les démons des légendes chinoises n'ont apparemment d'autre but que de répandre le mal dans le monde des mortels, sans raison particulière. Ils n'ont pas d'aspect bien déterminé, et peuvent revêtir toutes sortes d'aspects, généralement bien répugnants et gluants. Toutefois les textes bouddhiques distinguent entre deux sortes de démons (kishin). Ceux qui dévorent les ennemis du Dharma et dont l'action est par conséquent bénéfique (zenki), tels les huit groupes d'êtres non humains. Et ceux qui s'attaquent aux pratiquants eux-mêmes, sapent leur vitalité et entravent ainsi leur pratique (akki). Ce qu'en dit Nichiren

démons affamés voir esprits faméliques

démons à tête de boeuf ( gozu, 牛頭, Niu-Tou ou Face-de-Boeuf (牛头), goshirsha). Avec les démons à tête de cheval une des catégories des gardiens de l'enfer. Ce qu'en dit Nichiren

démons à tête de cheval (mezu 馬頭, Ma-Mian ou ou Face-de-Cheval, ashvashirsha. Gardiens de l'enfer à tête de cheval et corps humain. Ils sont généralement associés aux démons à tête de boeuf (goshirsha). Ce qu'en dit Nichiren.

démons bleus (apasmaraka) et démons rouges (vetala). Les démons bleus sont des démons ordinaires censés déranger les êtres humains. C'est eux qui apparaissent le plus souvent en images ou sculptures. Les démons rouges sont des gardiens de l'enfer souvent assimilés aux démons à tête de boeuf ou aux démons à tête de cheval. Ce qu'en dit Nichiren

démon céleste malfaisant voir tenma

Demon d'Eloquence voir Brahmane Démon d'Eloquence

Démon du Sixième Ciel voir Roi-démon du sixième Ciel

démons malfaisants ou malefiques (akki) voir esprits maléfiques.

démons qui sapent la vitalité humaine voir kumbhanda

démons (trois obstacles et quatre démons, sanso shima)

Dengyo voir Saicho

dénigrer ou calomnier le Dharma bouddhique ou le croyant du Sutra du Lotus (hobo, 謗法 ou hibo shoho, 誹謗正法, saddharma-pratikṣepa, saddharma-pratikṣipta, saddharmâpavādaka, saddharma-pratikṣepâvaraṇa-kṛta). Dans l'enseignement de Shakyamuni, le Dharma correct est le Sutra du Lotus qui contient le Véhicule suprême, l'enseignement qui conduit à l'état de bouddha. Le chapitre III (Parabole) du Sutra du Lotus dit : "Celui qui refuse de croire en ce Sutra et au contraire le calomnie, détruit immédiatement les graines qui lui permettraient de devenir un bouddha en ce monde... Après sa mort, il tombera dans l'enfer avici." Zhanlan définit 14 facteurs (jushi-hobo) qui conduisent au dénigrement du Dharma. Nichiren définit le Dharma correct ou le Véhicule suprême contenu dans le Sutra du Lotus comme Namu Myoho Renge Kyo et le concrétisa sous la forme du Gohonzon, objet de vénération permettant d'atteindre l'état de bouddha à l'époque des Derniers Jours du Dharma. De ce point de vue, calomnier le Dharma correct signifie calomnier le Gohonzon. Dans un sens plus large, cela désigne les croyances qui vont à l'encontre de l'enseignement du Sutra du Lotus ainsi qu'à tout ce qui détruit les Trois trésors. Ce qu'en dit Nichiren

Dento Roku, 伝灯録 abréviation de Keitoku-dento Roku, 景徳伝燈録 (Transmission de la lampe). Ouvrage compilé en 1004 par Daoyuan, moine chan (zen) de la dynastie Song, détaillant la lignée de transmission à partir des sept bouddhas du passé, puis des patriarches zen indiens et chinois, jusqu'à Fayan (Hogen) (885-958), fondateur de l'école Fayan du bouddhisme zen. Au total, il consacre un article particulier à 1701 patriarches et maîtres zen. Il est très estimé par l'école zen en tant qu'ouvrage historique. Ce qu'en dit Nichiren

dépasser le proche pour révéler le lointain voir ouvrir le proche et révéler le lointain

dépasser le provisoire pour révéler le définitif : voir ouvrir le provisoire et révéler le définitif

dernière existence corporelle. Dernière renaissance avant le parinirvana. Dans le Mahayana cela s'applique uniquement au Bouddha Shakyamuni. Voir Dento Roku.

derniers jours du Dharma (Derniers jours de la Loi, Fin du Dharma, Loi finale, Dharma final, mappo, mofa, 末法, saddharma vipralopa, pascimadharma, Latter Day of the Law, Age of the latter law). Dernière des trois périodes qui suit la mort du Bouddha Shakyamuni et qui voit le bouddhisme sombrer dans la confusion et l'enseignement de Shakyamuni perdre son pouvoir de mener les hommes à l'Eveil. Elle durerait dix mille ans et plus. Selon le Chugan Ron Sho et le Hokke Genron, les derniers jours du Dharma commencent deux mille ans après la mort du Bouddha. Leur début correspond aussi à la cinquième des cinq périodes de cinq cents ans qui suivent la mort du Bouddha et qui sont décrites dans le Sutra Daishutsu. Celui-ci prédit que cette cinquième période sera un Age de conflits (tojo kengo) au cours duquel des moines mépriseront les préceptes et se disputeront entre eux, des points de vue hérétiques prévaudront, et le bouddhisme de Shakyamuni périra. Au contraire, le Sutra du Lotus voit les Derniers jours, quand l'enseignement de Shakyamuni perd de son pouvoir de rédemption, comme le moment où l'essence du Sutra du Lotus, transmise au bodhisattva Jogyo lors de la Cérémonie dans les airs, se propagera. Zhiyi affirme : "Lors de la cinquième période de cinq cents ans, le Dharma Merveilleux se répandra et sera un bienfait pour l'humanité longtemps à l'avenir." Et d'après Saicho : "Les Jours du Dharma correct et les Jours du Dharma formel sont presque finis, les Derniers jours sont proches." (Shugo Kokkai Sho) Bien que des recherches modernes tendent à situer la mort du Bouddha vers 500 avant notre ère, la tradition bouddhique la situe en 949 avant notre ère, ce qui amène les bouddhistes japonais à penser que les Derniers jours du Dharma avaient commencé en 1052. Voir Cinquième période de cinq cents ans. Ce qu'en dit Nichiren.

désastres [sept]

destinations [trois mauvaises] voir dix mondes

désir d'Eveil voir bodhicitta

désirer peu, se rejouir d'un rien (shoyoku-chisoku, 少欲知足). Vertu préconisée pour les moines. Les écritures bouddhiques condamnent les moines qui recherchent la renommée et sont attachés aux plaisirs mondains. Le chapitre XIII du Sutra du Lotus décrit les moines "aranyaka [...] qui mépriseront les hommes ; dans leur avidité d'offrandes lucratives, ils exposeront le Dharma afin d'être respectés du monde comme des arhats aux six pouvoirs mystiques".

désirs terrestres ou détresses émotionnelles, défilements (bonno, 煩悩, klesha, kilesa). Terme générique désignant tous les phénomènes de la vie (y compris les désirs et les illusions en général) qui sont cause de souffrance spirituelle et physique, et font obstacle à la recherche de l'Eveil. La racine du sanskrit klis signifie "ce qui fait souffrir". Ce qui cause la souffrance c'est l'émergence des désirs qui entraînent l'incapacité d'une pensée lucide et cohérente. Ce qui déclenche l'enchaînement des douze liens causaux, est l'ignorance fondamentale, origine de toutes les passions. Notons qu'en français, "passion" dérive du latin patior, souffrir, l'étymologie est similaire à pâtir. Les textes bouddhiques français optent aussi souvent pour le terme générique de défilements de la pensée, mettant l'accent sur les représentations mentales qui accompagnent les désirs, les textes orientaux, et particulièrement l'école Tian-tai, parle de détresse émotionnelle.
Le Sutra Vatthupama définit ainsi les klesha : "On appelle défilement de l'esprit la convoitise et avarice, la mauvaise volonté, l'hostilité, le dénigrement, la domination, l'autosatisfaction, la jalousie, l'hypocrisie, la fraude, l'entêtement, la présomption, la vanité, l'arrogance, la négligence". Mais ils sont classés de diverses façons selon les écrits et les écoles. Le Daichido Ron explique que les trois poisons que sont l'avidité, l'arrogance et l'ignorance engendrent tous les autres désirs. Le Joyuishiki Ron, compilé par Dharmapala, les divise en deux catégories : fondamentaux et dérivés. Les dix désirs fondamentaux comprennent les cinq passions trompeuses que sont l'avidité, la colère, l'ignorance, l'arrogance et le doute, et les cinq points de vue erronés. A cela s'ajoutent vingt dérivés qui naissent des désirs fondamentaux et les accompagnent comme, par exemple, l'irritabilité, la rancune et la méchanceté qui proviennent de la colère. Zhiyi les classe dans les trois catégories d'illusions :1) Les illusions de la pensée et du désir ; 2) Les illusions innombrables, aussi nombreuses que des grains de sable et de poussière ; 3) Les illusions sur la véritable nature de l'existence.
Dans le bouddhisme du Theravada, le but est d'arriver à l'extinction des passions par annihilation afin de parvenir à un Eveil pur, "sans résidu". La pensée du Mahayana ne se départit pas aussi simplement des passions. Elle remarque en elles la force primordiale des désirs qui sont l'aliment de l'action humaine et elle entend l'utiliser pour l'accomplissement de la voie bouddhique. Voir les désirs s'identifient à l'Eveil et Aizen et également l'article sur les détresses émotionnelles dans le Tien-Tai. Le terme est souvent pris comme synonyme de asrava, infections, écoulements.
Voir la liste des seize "souillures" du Canon pali. Ce qu'en dit Nichiren.

désirs [les] impliquent l’éveil  ou les détresses impliquent l'éveil. (bonno soku bodai, 煩悩即菩提, 煩惱即菩提, fengnao ji puti). Principe fondamental de certains courants du bouddhisme du Mahayana et notamment des écoles qui se rattachent au Lotus. Selon ce principe, l'homme peut atteindre l'état de bouddha en transformant les illusions et les désirs terrestres en sagesse plutôt qu'en les supprimant. Selon la doctrine theravada, puisque ces désirs contribuent généralement à obscurcir la nature de bouddha et à faire obstacle à la pratique bouddhique, il faut les éliminer pour atteindre l'état de bouddha. Alors que selon le Sutra du Lotus, les désirs terrestres et l'Eveil ne sont pas différents dans leur essence. Il s'ensuit que l'Eveil n'est pas la suppression du désir, mais un état dont on peut faire l'expérience en transformant les désirs inhérents à la nature humaine. Le Sutra Fugen, (qui sert de conclusion au Sutra du Lotus) explique que "même sans éliminer leurs désirs terrestres ou nier les cinq désirs, les hommes peuvent purifier tous leurs sens et supprimer toutes leurs mauvaises actions." Le chapitre Juryo* (XVI) du Sutra du Lotus révèle que l'état de bouddha contient les neuf autres états (bukkai soku kukai). Même après avoir atteint l'Eveil, le Bouddha conserve encore les neuf états propres au commun des mortels. En se fondant sur l'état de bouddha, les hommes créent la joie plutôt que la souffrance sans transformer leur nature essentielle.
"Les désirs s'identifient à l'Eveil " indique donc une caractéristique du processus de l'Eveil, c'est à dire l'instant où l'immense énergie contenue dans les désirs devient bodhéité. Le Sutra Vimalakirti, cité par Nichiren notamment, dit : "l'Eveil du Bouddha se trouve dans la vie humaine, montrant que de simples mortels peuvent devenir bouddha et que les souffrances de la naissance et de la mort peuvent se changer en nirvana". Le terme "s'identifier" (soku, ji) indique non seulement la non-dualité des passions et de l'Eveil mais leur identité atemporelle. Dans la réalité quotidienne il ne s’agit pas toutefois de confondre désir et Eveil, pas plus qu’il ne convient de confondre vie et mort.
D'autres expressions similaires se réfèrent à une conception du même ordre, par exemple les passions s'identifient à la prajna (bonno soku hannya, fannao ji bore), l'ignorance originelle s'identifie à la nature du Dharma (mumyo soku hosse, wuming ji fasheng), les vies et morts s'identifient au nirvana (shoji soku nehan, shengsi ji niepan) ou les liens karmiques s'identifient à la libération (ketugyo soku gedatsu, jieyue ji jietuo). Ce qu'en dit Nichiren.

dette de reconnaissance

détachement (vimoksha) voir délivrance

détachement(viveka) : la non-dépendance des circonstances; il peut être physique (vie en solitaire), ou mental, ce qui consiste à ne pas être affecté par les objets des six sens. Ce n'est pas l'indifférence mais une attention sans désir ni répulsion.

détachements voir huit détachements

détresses émotionnelles voir désirs terrestres

dette de reconnaissance voir quantre reconnaissances

deux doctrines du Dharma primordial présent à "l’origine" et du Dharma attesté (honpo jiho no ni gi). Le Dharma primordial est immuable et universel. Le Dharma attesté est celui auquel s’est éveillé de lui-même le Bouddha.

deux incitations (deux révélations, nika-no-kangyo, 二箇の諫暁). Prophéties de Shakyamuni concernant l'Eveil futur de Devadatta et l'atteinte de la bodhéité par la Fille du roi dragon, qui apparaît dans le chapitre Devadatta du Sutra du Lotus. La première démontre que les êtres mauvais peuvent devenir Bouddha et la deuxième que les femmes peuvent devenir Bouddha. Ces deux idées prouvent le grand pouvoir du Sutra du Lotus. Nichiren appelle l'Eveil de Devadatta et de la Fille du roi dragon "incitations" parce que, en révélant le grand bienfait du Sutra du Lotus et en apparaissant dans un contexte où le Bouddha met l'accent sur la propagation future du Sutra, ils constituent pour l'Assemblée une exhortation à adhérer au Sutra et à le propager. Ces deux incitations et les trois déclarations du chapitre XI sont appelées les cinq proclamations du Bouddha. Ce qu'en dit Nichiren.

deux cent cinquante préceptes voir préceptes

deux lieux et trois Assemblées (trois Assemblées et deux lieux, nisho-san'e, 二処三会). Division du Sutra du Lotus en fonction du lieu et des événements décrits. D'abord, Shakyamuni exposa le Sutra au Pic du Vautour, puis souleva l'Assemblée dans les Airs où il continua à enseigner et, finalement, ramena l'Assemblée au Pic du Vautour. Les deux lieux sont donc le Pic du Vautour et les Airs. La première Assemblée débute avec le chapitre I et se poursuit jusqu'à la première moitié du chapitre Hoto* (XI). La Cérémonie dans les Airs va de la seconde moitié du chapitre Hoto* (XI) au chapitre Zokurui (XXII), et la seconde Assemblée sur le Pic du Vautour va du chapitre Yakuo (XXIII) au chapitre Fugen* (XXVIII). Ce qu'en dit Nichiren

deux moitiés du Sutra du Lotus : division du Sutra du Lotus en enseignement théorique (shakumon): les 14 premiers chapitres et enseignement essentiel (honmon) les 14 chapitres suivants.

deux moitiés d'un même sceau (fukei). Forme ancienne de contrat composée de deux parties d'un même morceau de bois authentifié par un cachet. Ce qu'en dit Nichiren

deux resserres. Dans l'école Sanron : enseignements destinés aux auditeurs-shravakas et enseignements destinés aux bodhisattvas. Ce qu'en dit Nichiren

deux véhicules (nijo, 二乘). On appelle véhicule l'enseignement et les pratiques susceptibles de représenter une voie permettant de réaliser l'Eveil bouddhique. Le terme, fort commode de nijo s'applique à deux notions.
1) Les enseignements exposés pour les auditeurs-shravakas (shomon) et les
pratyekabuddhas, (engaku). Le véhicule des auditeurs-shravakas conduit à l'état d'arhat grâce à l'enseignement des Quatre nobles vérités et les pratyekabuddhas grâce à l'enseignement des douze maillons de la chaîne de causalité. Ces enseignements des deux véhicules constituent ensemble le bouddhisme theravada.
2) Les personnes des septième et huitième des dix mondes-états. Les enseignements provisoires mahayana, qui formulent la voie de
bodhisattva, condamnent les êtres des deux véhicules parce qu'ils ne recherchent que leur propre Eveil sans se préoccuper d'aider les autres, et affirment qu'ils ne pourront jamais atteindre la bodhéité. Le Sutra du Lotus enseigne le Véhicule unique de l'état de bouddha et identifie les trois véhicules précédents comme des moyens pour mener les êtres humains à la bodhéité. L’idéal humain établi par les qualités des êtres de ces deux véhicules est présenté comme un moyen habile et graduel utilisé par le Bouddha pour faire progresser ses disciples. Les principaux représentants de ses deux véhicules, tels le disciple Shariputra, se voient prédire leur accession à l’Eveil. A cet égard, comparé à d’autres sutras du Mahayana, le Lotus reconnaît aux auditeurs-shravakas et pratyekabuddhas la capacité d’accéder à l’Eveil mais pas cependant au travers des pratiques propres à ces deux véhicules (nijo jobutsu). Cette nuance est importante.
3) Plus rarement, deux véhicules désigne le Mahayana et le Theravada.
Les deux véhicules dans le Tian-tai. Ce qu'en dit Nichiren

deva (divinité, déité, esprit céleste, tenbu ou tennin 天人, abrégé en -ten après un nom propre de divinité). Dans la cosmologie védique, "être de lumière". Leur nombre varie mais on en connaît principalement 33 qui, sous la direction d'Indra, habitent le monde du désir. Ce monde est soumis à Brahma qui lui, règne sur un monde spirituel, exempt de désirs. Chaque deva est liée à un élément spécifique (bhuta), un sens (indriya), un nom (nama), un son (mantra), une couleur (rasa), un diagramme (yantra), un symbole (linga), etc. Actuellement, on parlerait de fonctions spirituelles qui se manifestent dans l'espace-temps ou de noumènes (réalité intelligible par opposition au monde sensible) ; on les appelle également 'sura', le contraire d'asura, les forces destructrices. En savoir plus.

devas (trente-deux devas) : divinités du Ciel Trayastrimsas. Voir l'article de Peter Johnson.

Devadatta (Don des Dieux, Daibadatta, 提婆達多, Dipodaduo). Disciple de Shakyamuni qui se retourna ensuite contre lui. Selon le Sutra Kise, Devadatta était un fils du roi Amritadana et le frère cadet de Ananda. Selon le Daichido Ron, il était le fils du roi Dronodana, frère aîné d'Ananda et cousin de Shakyamuni. Dans sa jeunesse, il manifesta son hostilité à ce dernier. On rapporte qu'il battit à mort un éléphant blanc qui avait été offert à Shakyamuni et rivalisa avec lui pour obtenir la main de Yashodhara. Plus tard, il renonça à la vie séculière et devint un des disciples du Bouddha. Cependant, à cause de son orgueil, il devint jaloux de Shakyamuni et fomenta un schisme dans le Sangha en leurrant quelques personnes. Il incita Ajatashatru, prince de Magadha, à renverser son père, Bimbisara, qui était un puissant protecteur de Shakyamuni, et à monter sur le trône à sa place. Ainsi, solidement appuyé par le nouveau roi de Magadha, Devadatta attenta à plusieurs reprises à la vie du Bouddha et persécuta son Sangha. Il serait finalement tombé vivant en enfer. Pourtant, dans le chapitre Devadatta du Sutra du Lotus, Shakyamuni enseigna que, dans une existence passée, il avait pratiqué lui-même avec pour maître un ermite nommé Asita et que cet ermite était Devadatta. Il prédit aussi que Devadatta atteindrait l'Eveil dans le futur sous le nom de bouddha Tenno (Roi céleste). Ce qu'en dit Nichiren.

Devadatta [chapitre] (Daibadatta hon, 提婆達多品). Chapitre XII du Sutra du Lotus. Il enseigne que les femmes et les hommes mauvais peuvent atteindre l'état de bouddha, capacité qui leur est généralement déniée dans les enseignements provisoires ; il expose également le principe de l'atteinte de la bodhéité sous sa forme actuelle (sokushin jobutsu) sans qu'il soit nécessaire de pratiquer pendant des kalpas. Dans la première moitié du chapitre, Shakyamuni révèle que dans une vie antérieure il fut un roi qui renonça au trône pour rechercher la vérité. Pendant mille ans, il servit un ermite nommé Ashi qui, en retour, lui enseigna le Sutra du Lotus. Cet ermite, explique-t-il, n'est autre que l'actuel Devadatta. Il prédit alors que, dans un futur lointain, Devadatta atteindra l'Eveil sous le nom de bouddha Tenno (Roi céleste). Au cours de sa vie, Devadatta tenta à plusieurs reprises de tuer le Bouddha et de créer des dissensions à l'intérieur de la communauté. Il serait tombé vivant en enfer. La prédiction qu'il parviendra à l'Eveil à l'avenir indique que même la personne la plus dépravée a la possibilité de devenir bouddha.
A ce stade du chapitre, un
bodhisattva nommé Chishaku (Prajnakuta) est sur le point de retourner dans sa terre d'origine. Shakyamuni le retient pour écouter le discours du bodhisattva Manjushri qui raconte comment il a prêché le Sutra du Lotus dans le palais du Roi dragon et converti d'innombrables êtres. Chishaku désire savoir s'il existe une personne qui mette le Sutra en pratique et qui puisse atteindre rapidement l'état de bouddha Manjushri répond que la Fille du roi dragon, âgée de huit ans, a atteint le stade de non-régression et peut facilement obtenir la suprême sagesse du bouddha. Chishaku et Shariputra le contestent tous deux, Chishaku sous le prétexte que l'état de bouddha nécessite la pratique d'austérités pendant de nombreux kalpas, et Shariputra pour la même raison et en ajoutant que les femmes, gênées par les Cinq entraves, sont incapables d'atteindre l'Eveil. Alors, la Fille du Roi-dragon apparaît devant eux. Après avoir offert un joyau au Bouddha Shakyamuni, elle parvient au terme de la pratique de
bodhisattva. Ayant acquis les trente-deux traits et quatre-vingts caractéristiques d'un bouddha, elle apparaît dans un monde situé au Sud et appelé la "Terre sans impuretés" où elle prêche le Sutra du Lotus à tous les êtres des dix directions.
Dans le Myoho Renge Kyo de Kumarajiva, le chapitre Devadatta est un chapitre indépendant, mais dans le Sho Hokke Kyo de Dharmaraksha et le Tembon Hokke Kyo de Jnanagupta
et
Dharmagupta, il est inclus dans le chapitre onze qui précède. Ainsi, ces deux versions du Sutra ne comprennent que vingt-sept chapitres. Le chapitre Devadatta circula aussi comme un sutra indépendant, une de ses versions étant appelée le Sutra Daibadatta-hon et une autre le Sutra Satsudon Fundari. Cette dernière version inclut une partie du chapitre Hoto* (XI). Lire : Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos

Devaraja voir Tenno-nyorai

Devasoppana (Voie des Dieux, Tendo, Tiandao, Heaven's Way). Nom conféré, dans le chapitre XII du Sutra du Lotus, au monde du bouddha que deviendra Devadatta au terme d'innombrables kalpas.

devenir la voie (jodo, 成道). Réaliser pleinement la voie bouddhique et donc devenir bouddha. Cette expression souligne la transformation par identification qu'implique le parcours de la voie bouddhique. D'autres expressions comportant le mot voie (do) désignent des étapes de ce parcours, notamment nyudo, entrer sur la voie, gyodo, progresser sur la voie. Devenir la voie est le sixième des huit signes de réalisation d'un bouddha (hasso sabutsu). Obtention de la voie ou obtention du passage sont des équivalents.

Dezong (Tang Dezong 唐德宗李适, Te-tsung) - (742<779–805) Neuvième empereur de la dynastie Tang.

Dhammapada. (Mots de vérité, Hokku-kyo, 法句経), littéralement Les vers du dharma, sutra qui fait partie de la collection Khuddaka Nikaya (petits discours) du canon pali.

dharani ou mantra-dharani (mantra longs, formules détentrices, darani, 陀羅尼). Littéralement "préserver et soutenir". Mots et syllabes sacrés destinés à protéger celui qui les prononce contre le mal. Formules mnémotechniques permettant de garder présent à l’esprit et sans altération un enseignement du Bouddha. Ces formules sont réputées protectrices (cf. Sutra du Lotus, chapitre XXVI), dans ce cas l’aspect phonétique de leur incantation est important et elles sont donc dites dans leur langue d’origine, généralement le sanskrit.
Zhiyi voit dans le Sutra du Lotus 5 sortes de dharani
- les dharani contre les maladies
- les dharani pour préserver des attaques le Sutra du Lotus
- les dharani pour atténuer les effets des "mauvaises actions" commises dans les vies passées (neutraliser le mauvais karma)
- les dharani non spécifiques réunissant les 3 premiers
- les dharani pour acquérir la bodhéité
Les dharani sont d'une grande importance dans la pratique du bouddhisme ésotérique.
Dans l'enseignement de Nichiren, il convient de faire la distinction entre les mantras-dharani, en japonais shingon ou "paroles véritables" qui sont des formules magiques et les dharani sacrés, en japonais darani.
Ce qu'en dit Nichiren.

Dharani ou Formules détentrices (Darani hon, Tuoluoni pin) Chapitre XXVI du Sutra du Lotus. Ce chapitre très court commence par une question du bodhisattva Yakuo (Roi des Remèdes), dont il était question au chapitre XXIII, relative aux félicités que connaîtront les hommes et les femmes capables de recevoir et garder, de réciter, d’élucider et de copier le Sutra du Lotus. Innombrables les bienfaits qu’ils en retireront. Alors, pour leur protection, le bodhisattva révèle une formule détentrice qui est citée phonétiquement. Dès lors, si quelqu’un cause du tort à ces maîtres du Dharma, cela reviendra à nuire à d’innombrables bouddhas. Un autre bodhisattva, Yuze (Don-Héroïque), révèle une autre formule (dharani) dans le même but. Les rois célestes ne sont pas en reste et deux d’entre eux donnent également des formules détentrices. Même des êtres démoniaques s’en mêlent : dix filles-démones, leur mère (Mère des Enfants Démons), leurs enfants et leur suite révèlent une autre formule protectrice. Puis elles font serment de protéger les maîtres du Dharma. Ceux qui les tourmenteront, leur "tête éclatera en sept morceaux comme un rameau de basilic". Ce chapitre est important car il montre la protection qu’apportent différentes sortes d’êtres au pratiquant du Lotus. Même des êtres de nature démoniaque y participent, ce qui devrait nous pousser à reconsidérer l’opinion que nous avons sur eux. Lire ce sutra ; Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos.

Dharanimdhara (Soutien de la Terre, Jiji, Chidi, Earth Holder, King Commanding Dharanis at Will). Bodhisattva qui interroge le Bouddha au chapitre XXV du Sutra du Lotus.

dharma, dhamma (ho, 法). L'ordre du monde. Le terme sanskrit vient d'une racine qui signifie "porter", "tenir". Il existe deux sens principaux :
1) L'enseignement du Bouddha, souvent traduit par Loi ou Doctrine. Généralement écrit avec une majuscule ; dans ce sens, on dit souvent Dharma du Bouddha ou Dharma bouddhique. Dans les textes de Nichiren, le terme est précisé par un verbe : enseigner le  Dharma, écouter le Dharma, etc. Sinon, Nichiren l'utilise pour indiquer la Réalité ultime.
2) Les phénomènes tels qu'ils nous apparaissent, "ce qui maintient sa propre identité" ; multiples dharmas = tous les phénomènes.
Mais dharma peut également signifier
3) Les objets de l'esprit.
4) Les règles : l'ordre moral qui oblige chacun à suivre son chemin ; prise de vœux spirituels.
5) Les traditions religieuses (ordre social).
Voir l'article de Johnson

Dharma correct, Dharma formel, Dharma final (shoho, 正, zoho, 像, mappo, 末法). Trois périodes qui suivent la mort d'un bouddha. L'enseignement d'un Eveillé est soumis, comme toute chose, à l'impermanence et perd avec le temps son pouvoir de mener les gens à la bodhéité. Voir cinq périodes de cinq cents ans et Trois périodes. Ce qu'en dit Nichiren.

Dharma Merveilleux (myoho, miaofa, saddharma) 1. "Merveilleux" signifie ce qui est inconcevable, insurpassable. Dharma désigne la Réalité de la vie et la doctrine qui l'explicite. C'est l'essence du Sutra du Lotus, clef qui permet d'atteindre la bodhéité dans cette vie. Dans ce sens c'est l'équivalent de "Dharma mystique", "Dharma ultime de la vie et de l'Univers", "Dharma de Namu Myoho Renge Kyo". L'essence de la vie se traduit par les phénomènes, c'est ce qu'exprime le terme Myohojisso que l'on pourrait traduire par "le Dharma Merveilleux équivaut à tous les phénomènes". Ce qu'en dit Nichiren
2. Abréviation de Sutra de la fleur de lotus du Dharma merveilleux (Myohorengekyo).

dharmachakra voir roue du Dharma

dharmadatu voir monde des dharma, (hokkai)

Dharmagaganabhyudgataraja ou Dharmagahanabhyudgataraja (Roi de Vacuité, Kuo, Kongwang, Emptiness King buddha). Bouddha qui fut le maître d'Ananda et qui apparaît au chapitre IX du Sutra du Lotus

Dharmagupta 1. (Darumagyuta, 達摩笈多). Moine de la dynastie Shui en Chine. Il naquit à Lara, en Inde du Sud, et, en 590, se rendit à Changan, résida dans le temple Daxing-si et entreprit la traduction de textes bouddhiques. Avec Jnanagupta, il traduisit une version chinoise du Sutra du Lotus intitulée le Tembon Hokke Kyo. Ce qu'en dit Nichiren.

Dharmagupta 2. (Darumakikuta, 達摩掬多). Moine du monastère Nalanda en Inde, à la fin du VIe siècle. Il fut le maître de Shubhakarasimha Le So Kaso Den (Recueil de biographies de moines éminents sous la dynastie des Song) dit qu'on l'aurait pris pour un homme de quarante ans alors qu'il en avait en réalité huit cents. On rapporte qu'il aurait transmis les enseignements ésotériques à Shubhakarasimha, qui les aurait propagés en Chine grâce à l'aide de Dharmagupta et de ses pouvoirs occultes. Une théorie l'assimile à Nagabodhi ; une autre ne voit en lui qu'un personnage imaginaire en raison de l'aspect mystique de tous les récits le concernant.

Dharmaguptaka [école] (Hozo-bu ou Dom-mutoku-bu, 法蔵部・曇無徳部). L'une des vingt écoles theravada de l'Inde ancienne. Son code de discipline a eu une grande influence en Chine.

Dharmaguptavinaya voir Shibunritsu

Dharmakala (Dommakara ou Donkakara, 曇摩 羅・曇柯 羅). Moine de l'Inde du IIIe siècle. Il fut d'abord versé dans les veda mais ayant entendu prêcher la loi de la causalité, il se convertit au bouddhisme. Il se redit au temple de Baima-si en Chine où il traduisit les premiers textes de discipline pour les moines bouddhistes.

Dharmakara (Trésor du Dharma, Daihozo ou Hozo, 法蔵比丘). Nom du bouddha Amida lorsqu'il s'engagea dans les pratiques de bodhisattva. Selon le Sutra Muryoju, il fut à l'origine un roi qui renonça au monde et commença à pratiquer le bouddhisme sous la direction d'un bouddha nommé Lokeshvararaja (Sejizaio, Liberté régnant sur le monde), en prenant le nom de Dharmakara (Hozo). Et à cette époque, il formula quarante-huit vœux concernant la sorte de terre pure qu'il créerait après avoir atteint l'Eveil.

dharmakaya (corps du Dharma ou corps d'essence, corps du Dharma, propriété du Dharma, hosshin, 法身). L'un des Trois corps.

Dharmakirti (environ VIIe siècle). Erudit indien, l'un des pères-fondateurs de la logique indienne portant sur les problèmes de la cognition. Il a mis au point une méthodologie de discussions philosophiques publiques et une "science de la connaissance des faits authentiques".

Dharmakshema(385-433). Moine d'Inde centrale. Il étudia d'abord les enseignements du Theravada, mais par la suite fut si impressionné par le Sutra du Nirvana qu'il se convertit au Mahayana. Il traduisit de nombreux sutra en chinois, y compris le Sutra Daihatsunehan, l'une des versions chinoises du Sutra du Nirvana.

Dharmamati (Intention du Dharma, Hoi, Fayi, Dharma Intention prince). Un des huit fils de Chandrasuryapradipa, Luminaire-de-Soleil-et-de-Lune dont parle le chapitre I du Sutra du Lotus.

Dharmamitra (Dommamitta ou Dommumitta, 曇摩蜜多・曇無蜜多), (356-442). Moine du Cachemire en Inde du Nord, qui traduisit des sutras bouddhiques en chinois aux époques des dynasties du Nord et du Sud. Il entra dans le Sangha dans sa jeunesse et voyagea dans divers royaumes pour étudier les sutras. Il se consacra à la pratique de la méditation et en 424 arriva en Chine où il exhorta les gens à faire de même. En 435 il fonda le temple Dinglinshang-si où il vécut. Ses ouvrages comprennent le Zenhiyo (l'Essence secrète de la méditation) et les traductions chinoises du Sutra Fugen et du Sutra Kan Kokuzo Bosatsu(Sutra de la méditation sur le bodhisattva Kokuzo).

dharmamudra voir quatre sceaux du Dharma

Dharmapada voir Dhammapada

Dharmapala 1. Maître theravada du Ve siècle, continuateur de l'œuvre de Buddhaghosa.

Dharmapala 2. (530-561) (Goho, 護法) Maître de l'école du Rien-que-Conscience. Disciple de Dignaga, auquel il succèda en tant que supérieur de l'université de Nalanda. Il fut un des maîtres de Xuanzang qui le cite fréquemment. Dharmapala écrivit le Joyuishiki  Ron, un commentaire sur le Yuishiki Sanju ju de Vasubandhu. Ce commentaire cite également les interprétations du même texte faites par neuf autres grands lettrés de l'école. Ce qu'en dit Nichiren.

Dharmapala 3. (770 - 810) Roi de la dynastie indienne des Pala. Protecteur du bouddhisme qui soutint Haribhadra et fonda plus de 50 monastères.

dharmapala (protecteurs du dharma, goho zenjin). Nom générique désignant les déités qui protègent les pratiquants du Vajrayana.

Dharmaprabhasa (Clarté du Dharma, Homyo, Faming, Dharma Radiance buddha). Nom de Purna dans le chapitre VIII du Sutra du Lotus.

Dharmaraja (Roi du Dharma, Seigneur du Dharma, ho'o, 法王). Un bouddha. C'est également la façon dont Shakyamuni se qualifie lui-même, en particulier dans le chapitre III du Sutra du Lotus.

Dharmaraksha 1. (Jiku-hogo, 竺法護) (231-308 ? ou 233-310). Moine de Dunhuang, ville de Serinde en Asie Centrale. Il renonça à la vie séculière à l'âge de huit ans. Il voyagea en Asie centrale et en Inde pour étudier le bouddhisme, puis se rendit en Chine pendant la dynastie des Jin occidentaux apportant avec lui un certain nombre de textes bouddhiques en sanskrit. Il vécut à Changan et on lui attribue la traduction de plus de cent cinquante textes parmi lesquels les sutras Hannya, Vimalakirti, Muryoju, Fugyo et Kegon. On rapporte qu'il connaissait trente-six langues à la perfection. La plus ancienne version du Sutra du Lotus existant en chinois est son oeuvre, et son titre est le Sho Hokke Kyo (Sutra du lotus du Dharma correct). Le chapitre Zokurui (Passation) est le XXII chapitre du Myoho-Renge-Kyo, traduction faite par Kumarajiva, mais Dharmaraksha plaça ce chapitre à la fin de sa version du 27e chapitre.

Dharmaraksha 2. (Dommushin ou Dommusen 曇無讖)(385-433) Moine indien qui a traduit en chinois de nombreux textes bouddhiques. Il se convertit au Mahayana en lisant le Sutra du Nirvana. Doté d'une étonnante mémoire il mémorisa un grand nombre de sutras. Il voyagea à travers l'Asie Centrale et passa par le Kusha et Dunhang. En 412 il arriva en Chine et fut reçu avec bienveillance par le souverain des Liang qui lui demanda de traduire les sutras. Il dut d'abord apprendre le chinois, retourna en Inde chercher les passages du Sutra du Nirvana qui lui manquaient et compléta ainsi sa traduction appelée Mahaparinirvana Sutra (Daban Niepanjing) dite Version du Nord, en 40 volumes. Il fut assassiné alors qu'il repartait en Inde pour se procurer d'autres versions du Sutra du Nirva.

Dharmashakra pravartana sutra voir Sutra de la mise en mouvement de la roue du Dharma (Temboringyo)

dharmata (nature de dharma, hossho)

Dhritaka ou Dhitika (Daitaka, 提多). Sixième des vingt-quatre successeurs de Shakyamuni. Selon le Busso Toki, alors qu'Upagupta, le 5e successeur, rendait visite à un homme riche de Mathura, ce dernier promit que, s'il avait un fils, lorsqu'il serait en âge, l'enfant deviendrait le disciple d'Upagupta. Par la suite, naquit Dhritaka. Il renonça au monde à vingt ans pour devenir le disciple d'Upagupta, selon la promesse faite par son père. Il se consacra à la pratique des austérités bouddhiques, acquit la maîtrise des six pouvoirs mystiques et atteignit l'état d'arhat. Avant sa mort, Upagupta lui transmit les enseignements du Bouddha. Dhritaka propagea alors le bouddhisme theravada et, à son tour, confia les enseignements du Bouddha à Mikkaka.

Dhrtarastra devaraja voir Jikoku tenno

Dhritiparipurna (Pleine-Fermeté, Kenman, Jianman, Full of Firmness). Bodhisattva-mahasattva à qui Padmavricha bhavikramin (Sûre Démarche aux Pas Fleuris) confère la prédiction de l'Éveil complet, parfait, sans supérieur dans le chapitre III du Sutra du Lotus.

dhuta (zuda ou zuda-gyo, 頭陀・頭陀行). Littéralement, "abandon" ; le plus répandu est le dhuta aga, l'abandon du défilement mental. Ce "lâcher prise" va souvent de pair avec le renoncement au confort corporel. C'est l'élimination des désirs et des émotions afin de fortifier les capacités spirituelles. De là, la traduction du terme par "ascèse". En savoir plus.

dhyana (n), jhana (contemplation mentale, absorption méditative, méditation-dhyana, zen ou zenjo, ou zenna, 禅・禅定, channa, chanding, (zhiguan pour Zhiyi, arrêt et introspection). Etat de concentration exceptionnel mentionné par l'hindouisme et le bouddhisme. La disparition de la conscience de soi est considérée comme fusion avec la nature de bouddha. Le Lalita vistara dénombre quatre degrés de dhyana :
1 - affranchissement de tout désir, détachement de toutes les conditions des impuretés ; possession, non seulement de la faculté de raisonner et de juger, mais d'une véritable extase dans laquelle conduit l'espérance d'atteindre le nirvana
2 - suppression du raisonnement et du jugement ; bonheur extatique par la cause qui le produit, laquelle est non plus la perspective du nirvana, mais la certitude qu'on doit l'obtenir.
3 - indifférence ou apaisement avec bien-être du corps, et avec souvenir et connaissance.
4 - la perfection de la mémoire (sentiment continu de la personnalité) et de l'indifférence (impassibilité) avec abandon du bien-être du corps.
Certaines écoles divisent dhyana en samatha et vipassana. (Voir méditation tendai)
Dans le bouddhisme chinois Chan (Zen), le terme a pris un sens particulier en ce qu'on lui adjoint la prajna. Quant au bouddhisme tantrique il a développé un système complexe d'exercices qui conduisent à quatre dhyana : 1) raisonnement, analyse, joie, félicité et concentration de l'esprit en un seul point ; 2) limpidité intérieure, quiétude, équanimité, félicité et concentration de l'esprit en un seul point ; 3) attention, claire conscience, équanimité, félicité de la joie et concentration de l'esprit en un seul point  ; 4) pureté de l'attention exempte de concepts, d'analyse, de félicité, d'insatisfaction, de plaisir et de souffrance mentale. Quant à Zhiyi, il le développe en zhiguan (shikan) Voir l'article de Johnson. En savoir plus (Burnouf). Ce qu'en dit Nichiren.

diacritée ou signe diacritique : signe graphiques (point, accent, cédille, etc) adjoint à un graphème simple de l'alphabet afin de transcrire un phonème différent de celui que transcrit ce graphème ou afin d'éviter la confusion entre homographes. Les diacritées du sanskrit sont omises sur ce site pour faciliter le travail des moteurs de recherche.

diamant [Monde du]

Dictionnaire de prononciation et de signification des termes bouddhiques (Honyaku-myogi-shu, 翻訳名義集 ; Fan-i-ming-i-chi). Dictionnaire de translitération et définitions des termes sanskrits compilé en 1143 par Fayun. Cet ouvrage, qui comporte plus de 2000 entrées, aurait demandé 20 ans de travaux. Il est basé principalement sur les sutras du Lotus, Konkomyo, Nirvana et Vimalakirti.

dictionnaires en ligne : une séléction de dictionnaires utilisés pour ce site.

difficile à croire difficile à comprendre (nanshin nange) : passage extrait du chapitre X du Sutra du Lotus "Maître du Dharma". La phrase entière est : "Parmi les innombrables millions de myriades de sutras que j'ai prêchés, que je prêche maintenant et que je prêcherai, ce Sutra du Lotus du Dharma est le plus difficile à croire, le plus difficile à comprendre." Ce qu'en dit Nichiren

difficile à garder (shi kyo nan ji) : passage extrait du chapitre XI du Sutra du Lotus "Apparition de la Tour aux Trésors".

Dignaga (Jinna, 陳那), (env. 420-500). Lettré indien qui élabora la logique bouddhique de l'école Rien-que-conscience. Il naquit dans une famille brahmane de l'Inde du Sud et étudia le bouddhisme theravada et mahayana. Il développa les idées de Vasubandhu et créa une branche de l'école Rien-que-conscience qui considérait la conscience-maya comme réelle plutôt que non substantielle (ku). Cet enseignement devint la base de l'école Faxiang (Hosso) en Chine. Dignaga formula également une nouvelle forme de raisonnement par déduction, contribuant ainsi au développement de la logique bouddhique. Ses ouvrages comprennent le Kanshoen Ron, le Shuryo Ron et le Immyo Shorimon Ron.

Di-lun, Dilunzong (Ti-louen, Jiron-shu, 地論宗). Ecole basée sur le Jujikyo Ron de Vasubandhu. Une des Treize écoles principales du bouddhisme en Chine. Sous la dynastie des Wei du Nord, Bodhiruchi et Ratnamati traduisirent en chinois l'original sanskrit du Jujykyo Ron*. Plus tard, Huiguang étudia ce traité et fonda l'école Di-lun. Les maîtres Di-lun se consacrèrent également à l'étude du Sutra Kegon puisque le traité de Vasubandhu parle d'une partie de ce sutra. Cette école se scinda ensuite en école Nan-dao (Nando) ou Voie du Sud et école Bei-dao (Hokudo) ou Voie du Nord. Di-lun prospéra sous les dynasties Liang, Chen et Shui mais fut absorbée par l'école Hua-yan (Kegon) sous la dynastie Tang.

Ding Lan. Homme qui vécut sous la dynastie des Han postérieurs. Ayant perdu sa mère alors qu'il était encore jeune, à l'âge de quinze ans, il fit une statue d'elle qu'il honora comme si elle avait été une personne vivante. Cette histoire apparaît pour la première fois dans le Xiao-zi Chuan ou "Biographies de fils loyaux ".

Dipamkara ou Dipamahara, Dipankara, Dipamkara* दिपंखा (bouddha Brûle-la-Lampe ou Celui-qui-allume-la-lampe ou Porteur de lampe, Nendo, Nento-butsu, 燃燈仏 ou Joko-butsu 錠光仏, Ran Deng Fo, 然燈佛, Burning Light, Steady Burning Lamp, Burning Torch). Shakyamuni lui offrit des fleurs alors qu'il pratiquait les austérités sous la forme du bodhisattva Judo (儒童, Manavaka) dans une vie antérieure. Il lança en offrande, en direction du bouddha Dipamahara, cinq fleurs de lotus qui, dit-on, restèrent suspendues dans les airs. Le bodhisattva Judo étala aussi sa cape et ses propres cheveux sur le sol marécageux pour qu'y marche le bouddha Dipamahara, si bien que celui-ci prédit que ce bodhisattva deviendrait un bouddha dans un futur lointain. Il est aussi considéré comme l'un des vingt-quatre bouddhas qui seraient apparus avant Shakyamuni. Il est décrit dans le sutra Zuio Hongi (Sutra sur les gestes merveilleux du Bouddha dans ses vies antérieures) sous le nom de Joko (Lumière fixe) et dans le Daichido Ron sous le nom de Dipamahara. Selon le chapitre I du Sutra du Lotus, il fut l'un des huit fils du bouddha Chandrasuryapradipa (Nichigatsu Tomyo). Il pratiqua le Sutra du Lotus sous la direction d'un disciple de son père, le bodhisattva Varaprabha (Myoko), et atteignit l'Eveil comme bouddha Dipamahara. D'autres sources parlent d'une époque très lointaine, alors que vivait l'ascète Sumedha. Celui-ci déclara devant Dipamahara qu'il atteindrait un jour l'Eveil. Dipamahara vérifia ses dires par sa vision supranaturelle et prophétisa devant ses nombreux disciples l'Eveil de ce futur bouddha sous le nom de Shakyamuni. Dans les récits, Dipamkara est décrit comme mesurant près de 100 mètres de haut avec une assemblée de 84000 arhats comme disciples. Et il vécut 100 000 ans. Il symbolise souvent tous les bouddhas du passé (à côté de Shakyamuni pour le présent et Maitreya pour l'avenir). Shakyamuni, en parle en ces termes dans le chapitre XVI du Sutra du Lotus  : "Hommesde foi sincère, pendant ce temps je donnais mon enseignement Dipamahara."

Discernement des bienfaits [chapitre] (Funbetsu kudoku hon, 分別功德品, Fenbie gongde pin). Chapitre XVII du Sutra du Lotus. Dans le chapitre Juryo* (XVI), Shakyamuni parle de la durée inconcevable du temps qui s'est écoulé depuis son Eveil primordial, et le chapitre Fumbetsu Kudoku dit que tous ceux qui ont entendu le prêche du Bouddha concernant cet Eveil en ont tiré un bienfait incalculable. Ce bienfait diffère en profondeur selon les personnes, d'où le titre du chapitre. Toutefois les conséquences en sont immenses : compréhension de la non-production des dharmas, éloquence, mise en mouvement de la roue du Dharma, obtention de l’Eveil complet en plusieurs renaissances, voire en cette vie même. Après cet exposé, des fleurs pleuvent sur l’Assemblée et les deux bouddhas réunis dans le stupa de Taho (Maints-Trésors) magnifient encore la perception de cette scène. Maitreya reprend les propos du Bouddha qui précise sa pensée. Si, juste un instant, on peut produire une pensée de foi et de compréhension quant à la longévité de l’Ainsi-venu, les mérites obtenus seront bien supérieurs à ceux que procure la pratique des cinq perfections (go haramitsu, paramita). Juste croire "en une seule opération de la pensée" en la longévité du Bouddha entraîne des mérites inestimables, le comprendre permet de concevoir la sagesse de l’Ainsi-venu et alors, la vision de l’enseignement du Lotus au Pic du Vautour apparaît et notre monde est transfiguré. Cette pratique prime sur celle du don à la communauté monastique. Toutefois, si l’on peut en outre propager, copier, exposer le Sutra du Lotus et se livrer aux pratiques du don, du respect des préceptes, de la patience, du zèle, de la concentration de la pensée et de la sagesse, les vertus obtenues seront insurpassables. Ceux qui agissent de la sorte méritent d’être grandement honorés. L’un des points significatifs de ce chapitre est qu’il permet de se faire une idée de la pratique propre au Sutra du Lotus ; avant la pratique traditionnelle des cinq perfectionnements, il demande la compréhension de ce Sutra et plus particulièrement de son seizième chapitre, Longévité de l’Ainsi Venu. En ce sens, cette mise en pratique demande un effort spirituel spécifique. Lire ce chapitre ; Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos.

disciples de Nichiren. On peut constater une grande diversité dans les relations que Nichiren entretenait avec ses disciples dans ses goshos. Voir la série d'articles sur les disciples de Nichiren. Ce qu'en dit Nichiren

disciples fondamentaux voir bodhisattvas Surgis-de-Terre

dispositions (aptitudes, ki ou ki-en, ji) : capacités pas forcément manifestées et qui peuvent se révéler sous l’impulsion d’un facteur déterminant. Le plus souvent, l’expression est employée pour désigner les aptitudes des êtres vis-à-vis de l’enseignement du Dharma bouddhique. Celui qui enseigne le Dharma bouddhique ne peut pas se permettre d'ignorer les capacités de son auditoire, de son mode de réflexion ou de sa culture faute de quoi son enseignement risque d’être stérile ou d’amener des confusions difficiles ensuite à corriger. Nichiren emploie des termes légèrement différents avec la même signification : kikon qui comporte une nuance de capacité innée qui rend la personne réceptive à l'enseignement du Bouddha, ou encore kikan qui met l'accent sur l'esprit de recherche. Ce qu'en dit Nichiren

dispositions [dix] (juji, shidi)

Dishi   (Taishaku, Indra)

Divakara (Rizhao, 日照) (613-687). Moine d'Inde Centrale qui se rendit en Chine en 676 où il traduisit dix-huit textes parmi lesquels le Sutra Daij Kenshiki.

divinité voir deva

divinités [deux] : chez Nichiren, généralement Shiva et Vishnu s'il n'a pas d'autres précisions.

divinités bénéfiques [sept] ou divinités célestes (shichi fukujin) Les sept divinités de la bonne fortune, comprenant diverses divinités indiennes, chinoises et japonaises. Il s'agit de Ebisu, Daikokuten, Bishamonten, Benzaiten (Saravasti), Hotei, Fukurokuju et Jurojin. La croyance en ces sept divinités bienfaisantes est restée prépondérante au Japon pendant des siècles en tant que culte populaire. Il existe une autre liste des sept divinités célestes.

divinités bouddhiques ou divinités bienfaisantes (shoten zenjin, 諸天善神). Fonctions tant extérieures qu'intérieures qui "se nourrissent" des efforts que fait le pratiquant pour être en adéquation avec le Dharma. En retour, ces fonctions protègent le pratiquant dans des situations qui mettent en péril sa vie. La plupart du temps, elles se manifestent par des phénomènes difficilement explicables. Bien qu'à l'origine ce concept s'inspirait des devas indiens, il s'est largement spiritualisé au cours du temps. Actuellement le terme est employé au sens générique, recouvrant les divinités tutélaires, les divinités bénéfiques, les divinités du ciel (très mobiles), les divinités de la terre (fixes) ainsi que, dans les textes japonais, les kami. Ce qu'en dit Nchiren
 

divinités Kongo. Nom générique donné par le bouddhisme à des divinités protectrices que l'on représente avec des armes capables de tout détruire. Kongo (vajra) désigne le trident de diamant, symbole de détermination indomptable.

divinités successives (gobanzenjin, wufanshanshen)

divinités terrestres ou kunitsukami (国神, 地祇), kami terrestres. Divinités bienveillantes mentionnées dans le Kanjokyo (Sutra de la Consécration), dont le rôle est de protéger ceux qui respectent les Trois trésors : le Bouddha, le Dharma et le Sangha. A la différence des divinités célestes (amatsukami), très mobiles, les divinités terrestres sont attachées à un lieu précis. Les divinités terrestres japonaises sont considérées comme antérieures au temps du premier empereur Jimmu. Le bouddhisme les assimile à des fonctions de la nature en jeu dans l'univers.
trente-deux divinités voir trente-deux devas

divinités tutélaires (shugo no zenjin, 守護の善神). Divinités qui protègent le Dharma bouddhique et ceux qui le pratiquent. Le bouddhisme n'étant pas à proprement parler une religion théiste, il s'agit le plus souvent de divinités vénérées avant l'apparition du bouddhisme, par exemples les dieux du brahmanisme ou des animismes ou shamanismes locaux, qui ont été incorporés dans le panthéon bouddhique. Ainsi Hachiman était la divinité tutélaire du clan Minamoto. Il est dit que ces divinités tutélaires se nourrissent de la saveur résultant de la pratique du Dharma bouddhique. Dès lors, si ce n'est plus le Dharma correct qui est pratiqué dans leurs sanctuaires, elles les abandonnent et retournent dans les cieux qui sont leur demeure naturelle.

Divyavadana. (Légendes merveilleuses). Littéralement "Faits divins" (avadana). Antohologie de trente-huit légendes du bouddhisme primitif (Sarvastivada).

dix actes de bien (dix bonnes actions, dix actes vertueux, ju-zen, 十善, dasakusala). Préceptes pour les pratiquants laïques. 1) ne pas tuer, 2) ne pas voler, 3) s’abstenir d’inconduite sexuelle, 4) ne pas mentir, 5) ne pas parler rudement, 6) ne pas dire des paroles qui provoquerait l’inimitié, 7) ne pas se commettre dans des conversations futiles, 8) ne pas être avare, 9) ne pas s’irriter, 10) ne pas avoir des vues erronées. L'observation de ces préceptes permet de renaître dans le 6ème monde, le monde du ciel mais ne permet pas l'atteinte de la bodhéité.

dix actes de mal voir dix mauvaises actions

dix ainsi voir dix modalités d'expression de la vie

dix analogies voir dix métaphores

dix bhumi voir dix étapes de développement

dix comparaisons voir dix métaphores

dix déesses voir dix filles démones

dix directions (jippo, 十方) : nord, sud, est, ouest, nord-ouest, nord-est, sud-est, sud-ouest, zénith et nadir. Cette expression symbolise le déploiement de 1'espace. Elle équivaut à six directions, en ne comptant pas les directions intermédiaires. Voir également bouddhas des dix directions.

dix doctrines. Classification comparative établie par l'école Kegon, plaçant ses enseignements à la dixième place, la plus élevée, et le Sutra du Lotus à la neuvième. Kukai, pour imiter les "dix doctrines", formula les "dix stades de l'esprit".

dix doctrines de Mahadeva. Le système de Fa-zang répartit les sutras en cinq groupes selon leur niveau d'enseignement et les écoles bouddhiques en dix selon leur contenu. En savoir plus.

dix écoles. Il s'agit des huit écoles bouddhiques des périodes de Nara (710-794) et Heian (794-1185) : Kusha, Jojitsu, Ritsu, Hosso, Sanron, Kegon, Tendai, Shingon, auxquelles on ajoute les écoles Zen et Jodo de la période de Kamakura (1185-1333). Ce qu'en dit Nichiren.

dix écrits majeurs ou principaux (judai-bu, 十大部) de Nichiren (liste établie par Nikko). Par ordre chronologique :
Shugo kokka ron
- Traité sur la protection du pays (1259)  Considré par la Nichiren Shoshu comme un doublon du Rissho Ankoku
*Rissho Ankoku Ron 立正安国論 - Traité pour la pacification du pays par l'établissement du Dharma correct (1260)
Hokekyo Daimoku sho 唱法華題目抄 - Sur la récitation du Titre du Sutra du Lotus (1266)
*Kaimoku Sho 開目抄 - Traité qui ouvre les yeux (1272)
*Kanjin no Honzon Sho - Traité sur le Véritable objet de vénération (1273)
Hokke shuyo sho 法華取要抄 - L'essence du Sutra du Lotus (1274)
*Senji sho - Traité sur la sélection du temps (1275)
*Ho'on sho 報恩抄 - Sur la dette de reconnaissance
Shi shin go hon sho 四信五品抄 - Les Quatre Etapes de la foi et les Cinq Etapes de la pratique (1277 ? )
Honzon mondo sho 本尊問答抄 - Questions et Réponses sur le Véritable objet de vénération (1278)
Les traités marqués de l'astérisque sont reconnus par l'ensemble des écoles Nichiren.

La nichiren Shoshu et la Sokka Gakkai ajoutent le Shimoyama Goshosoku que la Nichiren Shu rejette comme "non authentifié".
En savoir plus : résumé des goshos
.

dix étapes de développement ou dix bhumi ou dix terres (juji, 十地, dashabhumi) ou dix dispositions. Cinquième section des cinquante-deux étapes. Etapes 41 à 50 décrites dans Le Sutra des dix terres (Dasabhumikasutra-sastra) de Vasubandhu qui, lui-même s'inspire de Sutra Gandavyuha. Particulièrement à l'honneur dans l'école dite Shidilun (十地論), ultérieurement absorbée par Huayan. Ces dispositions sont des capacités, des expériences ou des fonctionnalités du mental que la pratique du bouddhisme révèle. En savoir plus.

dix étapes de dévotion ou dix transferts (ju-eko, 十廻向, parinamanas). Quatrième section de dix étapes parmi les cinquante-deux étapes. Etapes 31 à 40. En savoir plus

dix étapes de l'esprit (classification de Kukai) voir dix stades de l'esprit.

dix étapes de la foi (jisshin, 十信). Première section des cinquante-deux étapes qui inaugurent les pratiques de bodhisattva et qui sont liées au développement de la foi. Dans ces dix étapes, on élimine les illusions de la pensée et du désir qui accompagnent l'existence dans le monde des trois plans et dans les six voies. L'école Tian-tai ne reconnaît pas ces dix premières étapes. Ce qu'en dit Nichiren.

dix étapes de la pratique (jugyo, 十行). Troisième section de dix étapes parmi les cinquante-deux étapes. Etapes 21 à 30. En savoir plus

dix étapes de sécurité ou dix stabilisations (juju, 十住). Deuxième section de dix étapes parmi les cinquante-deux étapes du cheminement du bodhisattva. Etapes 11 à 20. En savoir plus

dix états voir dix mondes

dix filles-démones (dix déesses, ju-rasetsunyo, 十羅刹女, rakshasi). Personnages apparaissant dans le chapitre des Dharani du Sutra du Lotus (cf. cinq bonnes divinités successives). Ces dix filles-démones sont les filles de Kishimojin, la Déesse Mère des Enfants Démons. Notons que dans ce chapitre du Lotus leur mère n’a pas un rôle plus prépondérant que chacune des dix filles. C’est l’une d’elles, Kunti, qui est l’interlocutrice du Bouddha. Dans les enseignements antérieurs au Sutra du Lotus, ces filles-démones qui appartiennent au monde des esprits affamés étaient perçues comme des personnages nocifs pour les vivants ; au contraire, dans le Lotus, converties au bouddhisme, elles ont une influence bénéfique comparable à celle des bonnes divinités. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren

dix forces du bouddha (ju-riki, 十力, bala, dasabala) ou dix connaissances du bouddha également appelées les "dix doigts du Bouddha". Liste établie par Nagarjuna
1. la connaissance du possible et de l'impossible ; le pouvoir de distinguer ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas,
2. la connaissance de la rétribution des actes ; le pouvoir de connaître la causalité karmique dans les vies de tous les êtres à travers le passé, le présent et le futur,
3. la connaissance des méditations ; le pouvoir de connaître toutes les étapes de concentration, d'émancipation et de méditation,
4. la connaissance du degré des facultés d'autrui ; le pouvoir de connaître la condition de vie de tous les êtres humains,
5. la connaissance des aspirations des êtres ; le pouvoir de connaître le désir profond de tous les êtres humains,
6. la connaissance des dispositions acquises ; le pouvoir de discerner la supériorité et l'infériorité des capacités de tous les êtres humains,
7. la connaissance de la route menant aux diverses destinées ;
8. la connaissance des existences antérieures  (pubbe-nivasanussati)
9. la connaissance de la mort et de la renaissance ; le pouvoir de savoir quand chaque personne naîtra et mourra, et dans quel royaume elle renaîtra (dibba-cakkhu),
10. la connaissance de la destruction des impuretés ; le pouvoir d'éliminer toutes les illusions.
L'ordre et le contenu de ces dix forces diffèrent légèrement selon les explications. Cf. également Burnouf
Voir également les dix pouvoirs surnaturels

dix grands disciples (judai-deshi, 十大弟子). Dix principaux disciples de Shakyamuni : Kashyapa (ou Mahakasyapa), le premier en ascétisme
Ananda, celui qui a le plus entendu les paroles du Bouddha
Shariputra, le premier en sagesse
Subhuti, celui qui a le mieux compris la vacuité
Purna, le meilleur pour expliquer le vrai Dharma
Maudgalyayana, le premier en pouvoirs surnaturels
Katyayana, le meilleur prédicateur
Aniruddha celui qui a la vue divine la plus perçante
Upali celui qui connaît le mieux les préceptes
Rahula le premier en pratiques ésotériques et dans le désir d'être instruit dans le Dharma.
Cette liste peut varier selon les écoles et certaines ajoutent les cinq premiers disciples de Shakyamuni (Ajnata-Kondanna, Bhaddiya, Assagi, Vappa, Mahanama) auxquels il a exposé sa doctrine des 4 nobles vérités.

dix grands érudits de l'école Rien-que-Conscience (yuishiki-judai-ronji, 唯識十大論師). Dix commentateurs de la doctrine de Vasubandhu : Dharmapala, Gunamati, Sthiramati, Bandhushri, Nanda, Shuddhachandra, Chitrabhana, Visheshamitra, Jinaputra et Jnanachandra.

dix-huit attributs singuliers ou dix-huit conditions (ju-hachi-fuguho ou juhachi-fugubuppo, 十八不共法・十八不共仏, avenika). Littéralement avenika signifie "non mêlé", qui a en soi sa propre autonomie ; le Bouddha reste intact au milieu de choses qui viendraient se mêler à lui. Qualités propres aux bouddhas (différentes de celles des bodhisattvas) : 1) la perfection du corps ; 2) la perfection de la parole ; 3) la perfection de la pensée ; 4) la clarté de l'esprit ; 5) esprit d'égalité envers tous les êtres ; 6) la parfaite humilité ; 7) le désir inébranlable de sauver tous les êtres ; 8) un zèle qui ne faiblit jamais ; 9) l'accomplissement ; 10) la concentration inébranlable lors de la méditation ; 11) la prajna parfaite ; 12) la délivrance parfaite ; 13) l'adéquation parfaite entre les actions et la prajna ; 14) l'adéquation parfaite entre la parole et la prajna ; 15)  l'adéquation parfaite entre les pensées et la prajna ; 16) la connaissance parfaite du passé ; 17) la connaissance parfaite du futur ; 18) la connaissance parfaite du présent. L'ordre des aventika peut varier. En fait c'est la connaissance parfaite du passé, du présent et de l'avenir qui sert de toile de fond aux autres conditions.

dix-huit domaines (ju hachikai, 十八界, dhatu) Classification des phénomènes porteurs de la relation cause à effet faite selon une vision analytique des facultés cognitives.
1) Six objets des sens (six objets, rokkyo) : formes, sons, odeurs, goûts, textures, phénomènes mentaux
2) Six facultés des sens (six racines, rokkon) : facultés de l'œil, de l'oreille, du nez, de la langue, du corps, du mental
3) Six consciences (six consciences correspondantes, rokushiki) : instances de l'appréhension des objets ; conscience de l'œil, conscience de l'oreille, conscience du nez, conscience de la langue, conscience du corps, conscience mentale.

dix-huit écoles du Theravada (juhachi-bu ou shojo-juhachi-bu, 十八部・小乗十八部). Ecoles du Theravada créées lors des schismes qui survinrent dans l'ordre bouddhique après la mort de Shakyamuni. Selon un texte de l'école Sarvastivada, le Ibushurin Ron (Doctrines des différentes écoles), le premier schisme produisit les écoles Theravada et Mahasanghika. Environ deux cents ans après la mort du Bouddha, le Mahasanghika se divisa en huit écoles supplémentaires : Ekavyavaharika, Lokottaravada, Kaukkutika, Bahushrutiya, Prajnaptivadin, Chaityavadin, Aparashaila, Uttarashaila.
L'école Sarvastivada se sépara du Theravada environ trois cents ans après la mort du Bouddha et donna plus tard neuf écoles (Vatsiputriya, Mahishasaka, Kashyapiya, Sautrantika, Dharmottara, Bhadrayaniya, Sammatiya, Shannagarika, Dharmagupta).
Les huit écoles provenant du Mahasanghika, l'école Sarvastivada et ses neuf branches forment en tout dix-huit écoles. On y ajoute parfois les écoles mères du Theravada et Mahasanghika, ce qui porte ainsi le nombre des écoles du Theravada à vingt.

dix-huit mille mondes Le principe d'implication réciproque des 10 mondes-états et 10 modalités d'expression de la vie (1000 possibilités combinatoires) appliqué aux 18 domaines (6 objets de sens, 6 facultés des sens et les 6 consciences qui en découlent).

dix-huit pouvoirs surnaturels (juhachi-hen, 十八変). Un ensemble d'actions que les bouddhas et bodhisattvas entreprennent et d'apparences qu'ils adoptent pour conduire les êtres à l'Eveil. Ce sont : 1) faire couler de l'eau du bon côté droit de leurs corps, 2) faire sortir du feu du côté gauche de leurs corps, 3) faire sortir du feu du côté droit de leurs corps, 4) faire couler de l'eau du côté gauche de leurs corps, 5) faire couler de l'eau sortant de la partie supérieure de leurs corps, 6) faire sortir du feu de la partie plus inférieure de leurs corps, 7) faire sortir du feu de la partie supérieure de leurs corps, 8) faire couler de l'eau de la partie inférieure de leurs corps, 9) marcher sur l'eau comme si c'était la terre, 10) se déplacer sur la terre comme si c'étaient l'eau, 11) disparaître dans le ciel et soudainement réapparaître sur la terre, 12) disparaître dans la terre et soudainement réapparaître dans le ciel, 13) marcher entre le ciel et la terre, 14) se tenir debout entre le ciel et la terre, 15) se reposer entre le ciel et la terre, 16) se coucher entre le ciel et la terre, 17) manifester un corps énorme qui remplit ciel, 18) rendre minuscule un corps énorme. Les explications varient selon les sutras.

dix-huitième vœu (dai-juhachi-gan, 第十八願), appelé également vœu originel. Le dix-huitième des quarante-huit vœux faits par le bodhisattva Hozo avant qu'il n'atteigne l'Eveil et devienne le bouddha Amida. Ces vœux sont mentionnés dans le Sutra Muryoju. Dans le dix-huitième, Hozo promet qu'après qu'il aura atteint l'état de bouddha renaîtront dans sa Terre pure tous ceux qui mettront leur espoir de salut en lui, à l'exception de ceux qui ont commis l'un des cinq forfaits ou calomnié le Dharma correct. Ce qu'en dit Nichiren.

dix mauvaises actionsou dix actions non-vertueuses (ju-aku, 十悪, pratimoksha). Actions énumérées dans le Kusha Ron : les trois mauvaises actions physiques (tuer, voler, commettre l'adultère) ; les quatre mauvaises actions verbales (mentir, flatter, diffamer et être de mauvaise foi), et enfin les trois mauvaises actions mentales (avidité, orgueil-colère et ignorance) voir dix préceptes. Ce qu'en dit Nichiren

dix méditations ou dix méthodes (jujo-kampo, 十乗観法). Développant sa théorie d'ichinen sanzen (3000 mondes en un instant de vie) Zhiyi définit dix manières de méditer dont la plus importante est la méditation sur l'insondable, c'est-à-dire la vérité d'ichinen sanzen. Cette méditation, considérée comme la triple contemplation de l'unité, sous-tend les neuf autres. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren

dix méditations de l'école Jodo . Méditation qui consiste à réciter dix fois le nom du bouddha Amida, et l'on disait que cela amenait à renaître sur la Terre pure du bouddha Amida.

dix métaphores de Yakuo (ju-yu, 十喩). Métaphores énumérées dans le chapitre XXIII du Sutra du Lotus afin de démontrer sa supériorité sur tous les autres sutras. Le Sutra du Lotus est supérieur
1) comme l’océan est primordial parmi toutes les eaux, fleuves et rivières, parce qu’il est le plus grand et le plus profond
(métaphore de l’eau)
2) comme le Mont Sumeru est primordial d’entre toutes les montagnes, parce qu’il est le plus éminent
(métaphore de la montagne)
3) comme la lune est primordiale parmi tous les astres, parce qu’il est le plus lumineux et le plus brillant
(métaphore des astres)
4) comme le soleil il est capable de dissiper toutes les ténèbres dues aux mauvaises actions
(métaphore de la lumière solaire)
5) comme le Roi-qui-fait-tourner-la roue est le plus vénérable parmi les rois mineurs, parce qu’il est le plus vénérable
(métaphore du Cakravartin)
6)
comme Indra est roi parmi les trente-trois dieux, le Sutra du Lotus est primordial parmi les sutras, parce qu’il en est le roi (métaphore d'Indra)
7) comme le grand roi Brahma est le père de tous les êtres, le Sutra du Lotus est le père des sages, des saints et de tous ceux éveillant le cœur des bodhisattvas (métaphore de Brahma)
8) comme les pratyekabuddhas sont primordiaux parmi les saints et les sages : comme l’Entré dans le courant, Celui qui ne revient qu’une fois, Celui qui ne revient pas, le Méritant et les
pratyekabuddhas sont primordiaux parmi l’ensemble des hommes ordinaires, le Sutra du Lotus est primordial parmi les sutras (métaphore des quatre fruits et des pratyekabuddhas)
9) comme les bodhisattvas, primordiaux parmi les auditeurs-shravakas et les pratyekabuddhas (métaphore des bodhisattvas)
10) comme le Bouddha est le souverain des enseignements, le Sutra du Lotus est primordial au sein de tous les sutras et enseignements parce qu’il en est le roi (métaphore du Bouddha).

dix modalités d'expression de la vie (ou dix ainsités, ju nyoze 十如是, shi rushi). Principe extrait de la première partie du chapitre des Moyens du Sutra du Lotus, dans la traduction de Kumarajiva, mis en exergue par Zhiyi. Ce principe constitue l'un des trois facteurs permettant d'aboutir au nombre trois mille dans le système d'ichinen sanzen (Une pensée - 3000). L'extrait du chapitre des Moyens est le suivant : "Ce n'est qu'un Bouddha avec un autre Bouddha qui peut élucider parfaitement l'aspect réel des dharmas (shoho jisso). Ce qui signifie que pour tous les dharmas
Ainsi est l'aspect (so) [apparence]
Ainsi est la nature (sho) [nature]
Ainsi est l'entièreté ou corporéité (tai) [entité]*
Ainsi est l'énergie, la potentialité (riki) [pouvoir]
Ainsi est l'activité, la production, énergie manifestée (sa) [influence]
Ainsi est la cause latente (in) [cause interne, cause latente]
Ainsi est la condition (en) [cause externe]
Ainsi est l'effet (ka) [effet latent]
Ainsi est la rétribution (ho) [effet manifeste]
Ainsi est la cohérence* de 1'origine jusqu'à la fin (principe qui maintient toutes ces ainsités en parfaite harmonie) (hon maku kyo to)" [cohérence du début jusqu'à la fin]
N.B. : entre crochets la traduction employée par la Soka Gakkai.
Lorsque l'on dit "ainsi est l'aspect, ainsi est la nature", une des lectures possibles est que le monde nous apparaît comme étant un aspect, une nature, etc. Cela ne signifie pas qu'il soit un aspect, une nature, etc. Dans la combinatoire avec les dix mondes qui entre dans le calcul du nombre 3000, dans l'expression ichinen sanzen (Une pensée trois mille), cela signifie que chacun des dix mondes se manifeste comme un aspect, une nature, une corporéité, etc. Par exemple, le monde des hommes possède dix modalités d'expression qui lui sont propres et caractéristiques et qui diffèrent de celles des animaux ou des dieux. Ces dix modalités caractérisent ce monde, le différenciant des neuf autres mondes. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren

dix mondes-états (jikkai, ou ju-hokkai 十界). Abréviation de dix mondes de dharma. Classification établie par Zhiyi, qui distingue dix sortes de "mondes" auxquels appartient chacun des êtres : le monde de l'enfer, le monde des esprits affamés, le monde des animaux, le monde des asuras, le monde des hommes, le monde des esprits célestes (ou ciel), le monde des auditeurs-shravakas, le monde des pratyekabuddhas (Eveil pour soi), le monde des bodhisattvas, le monde des bouddhas.
Dans les enseignements d'avant le Sutra du Lotus ces "mondes" (gati) sont fixes et il est impossible de passer de l'un à l'autre sans renaître, c'est le cycle des vies et morts (samsara). L'existence du simple mortel se perpétue dans les six premiers mondes, et seules les pratiques bouddhiques permettent d'échapper à ces "six voies" pour arriver aux "quatre voies saintes", qui sont les quatre derniers mondes.
L'analyse du Sutra du Lotus fait apparaître que ces dix mondes sont en fait dix états inhérents à la vie et qu'ils se manifestent en réponse à l'interaction entre soi et l'environnement, selon la loi de causalité. De plus, ces dix états se contiennent mutuellement (jikkai gogu). Ainsi l'avidité est grosse de la souffrance (enfer), de l'animalité, de la colère, de la soif d'étudier, de la soif de s'élever spirituellement, etc. Toutes ces potentialités s'expriment au travers des dix ainsi (nyoze) et s'inscrivent dans un espace, une existence (goon) et l'espèce (voir trois domaines). L'ensemble explicite donc qu'à chaque instant de vie il existe 3000 potentialités. C'est la théorie d'ichinen sanzen (une pensée - 3000), point de vue totalement révolutionnaire puisqu'il proclame la possibilité de devenir bouddha dès En savoir plus.
N. B. La Soka Gakkai donne une traduction légèrement différente : enfer, avidité, animalité, colère, tranquillité, humanité, bonheur temporaire ou ciel, étude, Eveil personnel, bodhisattvas, bouddha. Voir : Autre point de vue. Ce qu'en dit Nichiren
.

dix mystères (ju-gemmon, 十玄門). Principe de l'école Kegon ; dix aspects de l'interdépendance de tous les phénomènes du point de vue de l'Eveil du Bouddha ; doctrine formulée par Zhi-yan (602-668), deuxième patriarche de l'école Kegon, et révisée par Fazang. En savoir plus

dix non-dualités voir Jippunimon.

dix non-dualités (jippu-nimon, 十不二門). Dix principes établis par Zhanlan dans son Hokke Gengi Shakusen. Dans le Hokke Gengi, Zhiyi exposa les dix principes mystiques de l'enseignement théorique et les dix principes mystiques de l'enseignement essentiel du Sutra du Lotus. Zhanlan les commente et explique les dix non-dualités. Zhanlan dit que les dix principes mystiques des enseignements théorique et essentiel sont inclus dans les dix non-dualités. Ce sont :
1) la non-dualité du corps et de l'esprit (shikishin funi, 色心不二)
2) la non-dualité de l'intérieur et de l'extérieur (naige funi ). L'objet de méditation est divisé en deux : l'objet intérieur ou le domaine de l'esprit, et l'objet extérieur ou le monde phénoménal. La non-dualité de l'intérieur et de l'extérieur signifie que l'esprit et le monde phénoménal sont mutuellement inclusifs en vertu des principes d' ichinen sanzen et de l'unification des trois vérités.
3) La non-dualité du but de la pratique et de la vraie nature des phénomènes (shusho funi). Cela signifie que la vraie nature de tous les phénomènes est identique à ce qu'une personne atteint en définitive par la pratique bouddhique.
4) La non-dualité de la cause et de l'effet (inga funi). A distinguer de la simultanéité cause/effet. "Cause" désigne ici le simple mortel et "effet" le Bouddha. Cette non-dualité signifie que la nature de bouddha inhérente au commun des mortels est identique à la nature de bouddha que le Bouddha manifeste.
5) La non-dualité de l'impur et du pur (senjo funi) qui signifie que l'illusion et l'Eveil sont deux expressions de la même entité et essentiellement un. L'esprit impur obscurci par l'ignorance n'est pas d'une nature distincte de l'esprit pur basé sur l'Eveil.
6) La non-dualité de la vie et de son environnement (esho funi, 依正不二).
7) La non-dualité de soi et des autres (jita funi). Soi désigne le Bouddha et "les autres" les simples mortels. Ce principe signifie que le Bouddha et les mortels sont des entités relevant d'ichinen sanzen.
8) L'unité des pensées, des paroles et des actions (sango funi). Le Bouddha sauve les êtres par ses pensées, ses paroles et ses actions. Puisque l'esprit et le corps sont fondamentalement un, les pensées, les paroles et les actions sont aussi fondamentalement une.
9) L'unité des enseignements préparatoires et définitifs (gonjitsu funi). Bien que le Bouddha expose les enseignements préparatoires (les trois véhicules) et l'enseignement définitif (le Véhicule unique) en fonction des capacités des hommes, ces deux sortes d'enseignements naissent toutes deux de l'esprit éveillé du Bouddha.
10) L'unité des bienfaits (junin funi) qui signifie que le Bouddha et les êtres connaissent en définitive le même bienfait.

dix objets de méditation (jikkyo, 十境). Système élaboré par Zhiyi pour percevoir ichinen sanzen et les limitations des neuf états. L'esprit du méditant se concentre sur : l) le monde phénoménal qui existe en vertu des cinq agrégats, la relation entre les six organes des sens et leurs six objets perçus ainsi que et les six consciences résultant de cette relation ; 2) les désirs terrestres (bonno) ; 3) la maladie ; 4) l'effet du karma dans cette vie ; 5) les fonctions démoniaques (voir sansoshima) ; 6) l'attachement à un certain niveau de méditation ; 7) les conceptions erronées ; 8) l'arrogance ; 9) l'attachement aux deux véhicules ; 10) l'attachement à l'état de bodhisattva.
En savoir plus.

dix offrandes voir dix sortes d'offrandes

dix paramita (ju haramitsu, 十波羅蜜, dasa paramita). Ajout à la liste classique des six paramita.

dix pouvoirs voir dix forces (ju-riki, bala).

dix pouvoirs surnaturels du bouddha (ju-jinriki, 十神力). Pouvoirs dont il est question dans le chapitre XXI du Sutra du Lotus et commentés par Zhiyi. Le terme "surnaturel" est à prendre au sens allégorique ou psychique.
1) Le Bouddha tire une longue et large langue pour atteindre le Séjour de Brahma. Ce qui indique la véracité de ses paroles.
2) Son corps irradie une lumière multicolore qui éclaire les mondes des dix directions. La sagesse du Bouddha pénètre partout.
3) De sa poitrine s'échappent des sons qui atteignent les mondes des Dix directions. Il révèle la totalité de la réalité ultime.
4) Il émet des claquements de doigts qui sont perçus dans les mondes des Dix directions.
5) Les mondes des Dix directions sont ébranlés de six façons différentes. C'est l'élimination des illusions par les six niveaux de pratique, exposés dans les 52 étapes de pratique de bodhisattva : dix étapes de la foi, dix étapes de sécurité, dix étapes de la pratique, dix étapes de dévotion, dix étapes de développement, Eveil d'indifférenciation (
togaku), Eveil merveilleux (myogaku). C'est également la purification des six racines.
Les 5 premiers pouvoirs supranaturels sont destinés aux personnes présentes lors de la Grande assemblée. Les cinq suivants s'adressent aux personnes après la disparition du Bouddha.
6) Tous les êtres des Dix directions ont la vision de la Tour aux Trésors et s'en réjouissent.
7) Tous les esprits célestes proclament à haute voix que le Bouddha expose l'enseignement du Grand Véhicule, le Sutra du Dharma Merveilleux, et qu'il convient de faire des offrandes au Bouddha. Dans l'avenir c'est ce sutra qu'il faudra diffuser largement.
8) En entendant cela tous les êtres des Dix directions se convertissent et deviennent des disciples du Bouddha.
9) Les êtres répandent divers trésors dans le monde saha et ces trésors forment un joyau immense qui s'étend sur tous les bouddhas de l'Assemblée.
10) La distinction entre les différents mondes disparaît et il ne reste que la Terre de Bouddha.
Le Hokke Mongu Ki affirme que les cinq premiers des dix pouvoirs supranaturels furent exposés pour le bien des êtres au temps de Shakyamuni, et les cinq derniers pour le bien de ceux qui viendront après sa mort. Cependant, dans le Kanjin no Honzon Sho, Nichiren les interprète tous comme ayant été exposés pour le bien de ceux qui apparaîtront dans le futur parce que le chapitre Jinriki* (XXI) transmet l'essence du Sutra du Lotus qui doit être propagé à l'époque des Derniers jours du Dharma. Ce qu'en dit Nichiren

dix pratiques du Sutra du Lotus : transcrire, faire des offrandes, propager et transmettre, écouter, lire, conserver à l'esprit, enseigner largement, réciter, contempler et faire des efforts pour sa propre amélioration. Voir les cinq et les six pratiques merveilleuses

dix préceptes (ju-jukinkai, 十重禁戒). Différentes listes selon les écoles et les destinataires
- dix préceptes theravada à l'intention des novices (hommes et femmes) : 1) ne pas tuer 2) ne pas voler 3) ne pas commettre d'acte sexuel 4) ne pas mentir 5) ne pas consommer de produits intoxicants 6) ne pas manger après midi 7) ne pas porter de maquillage ou d'ornements 8) ne pas danser, chanter, faire de la musique, aller voir des divertissements 9) ne pas reposer sur une haute ou luxueuse literie 10) ne pas avoir de possessions de valeur.
- dix préceptes de bien (ju-zen-kai, 十善戒) : interdiction des dix actions mauvaises. Liste établie par Vasubandhu : 1) le meurtre 2) le vol 3) la fornication (adultère) 4) le mensonge 5) la flatterie 6) la médisance (diffamation) 7) la duplicité 8) la cupidité 9) la colère 10) les vues erronées (ignorance).
- dix préceptes imprescriptibles : préceptes de pureté énoncés dans le Sutra de la guirlande de fleurs (Kegon) Les premiers concernent l'interdiction des trois actions mauvaises de tuer, voler, avoir de relations sexuelles illicites. Viennent ensuite les prescriptions de rites de purification
- dix principaux préceptes. préceptes à l'intention des bodhisattvas, énoncés dans le Sutra du filet de Brahma (Bommo) 1) ne pas tuer 2) ne pas voler 3) ne pas avoir de relations sexuelles illicites 4) ne pas mentir 5) ne pas vendre d'alcool 6) ne pas parler des défauts des autres 7) ne pas se vanter en diminuant les autres 8) ne pas être avare de dons ou d'efforts pour le bien du bouddhisme 9) ne jamais céder à la colère 10) ne jamais dire de mal des Trois Trésors. Cette liste est pratiquement la même que celle du Sutra Yoraku (Bosatsu Yoraku hongo)
- dix préceptes majeurs concernent l'ordination des moines et font partie des trois disciplines. Ils sont généralement suivis de 48 préceptes mineurs.

dix principes mystiques (ju-myo, 十妙). Principes énoncés par Zhiyi dans le Hokke Gengi dans son interprétation du mot Myo dans Myoho Renge Kyo. D'après Zhiyi, ils sont tous implicitement contenus dans le seul mot Myo. Il y a deux sortes de dix principes mystiques : ceux de l'enseignement théorique et ceux de l'enseignement essentiel du Sutra du Lotus. Les premiers sont basés sur le concept de "l'aspect réel de tous les phénomènes" (shoho jisso) révélée dans le chapitre Hoben* (II). Les seconds sont basés sur la révélation que l'Eveil primordial du Bouddha eut lieu dans le passé , comme il est dit au chapitre Juryo* (XVI). En savoir plus.

dix qualités insurpassables (ju-mujo, 十無上). Dix points démontrant la supériorité du Sutra du Lotus sur tous les autres sutras, et mis en évidence par Vasubandhu :
1) Les graines de bodhéité plantées pas le Sutra du Lotus sont sans pareilles.
2) La pratique de ce Sutra est sans pareille car elle contient les bienfaits (kudokus) suprêmes.
3) Ce Sutra est sans pareil car il embrasse et valorise les enseignements de tous les autres sutras et son pouvoir est, de ce fait, insurpassable.
4) Ce Sutra a la capacité sans pareille de permettre à tout homme de comprendre la vérité ultime.
5) Ce Sutra est sans pareil car il transforme toutes les Terres et en Terre Pure.
6) L'enseignement de ce Sutra est primordial entre tous, il est le plus profond et sans pareil.
7) Ce Sutra est sans pareil car il instruit et convertit tous les êtres.
8) Ce Sutra est sans pareil car il révèle l'Eveil suprême du Bouddha.
9) Le Nirvana exposé dans ce Sutra est sans pareil ; le Bouddha entre dans le Nirvana afin d'instruire et guider les hommes, alors que sa vie est éternelle.
10) La puissance merveilleuse de ce Sutra est sans pareille grâce à l'apparition de la Tour aux Trésors de l'Ainsi-Venu Taho.

dix Rois de l'enfer (ju-o, 十王). Personnages symboliques de la tradition religieuse populaire. Une conception chinoise de l'enfer le représentait comme un tribunal tenu par des démons où les morts étaient jugés pour leurs mauvaises actions. Les jugements avaient lieu le septième, quatorzième, vingt et unième, vingt-huitième, trente-cinquième, quarante-deuxième, quarante-neuvième et centième jour après la mort, puis le premier et le deuxième anniversaire de celle-ci. Le Roi de l'enfer le plus connu est Yama. Ce qu'en dit Nichiren.

dix-sept différences. Dix-sept raisons pour lesquelles les préceptes du Theravada sont inférieurs à ceux du Mahayana, données par Manjushri dans le Sutra Shojo Bini. Par exemple, les préceptes du Theravada reflètent le dégoût du monde des Trois plans, domaine habité par les êtres non éveillés, tandis que les préceptes du Mahayana n'indiquent rien de pareil. Les préceptes du Theravada marquent leur mépris pour les bienfaits, alors que les préceptes du Mahayanales incluent tous.

dix sortes d'offrandes (jisshu-kuyo, 十種供養). Offrandes décrites dans le chapitre X du Sutra du Lotus : fleurs, encens, colliers, poudres parfumées, onguents, fumigations, dais de soie, bannières, vêtements, musique.

dix stades de l'esprit (ju-jushin, 十住心). Système de classification comparative formulée par Kukai et qui va du stade de l'animal au stade du bouddha. En savoir plus Ce qu'en dit Nichiren

dix supériorités du Sutra du Lotus voir dix qualités insurpassables

dix terres voir dix étapes de développement

dix titres honorifiques

do 道 voir marga

do voir vicara

Doamidabutsu. Moine du Nembutsu, disciple fanatique de Honen. Ce qu'en dit Nichiren

Dochu (dates inconnues). Moine japonais du Ritsu ; c'est sous sa direction qu'Encho (772-837), deuxième grand patriarche du temple Enryaku-ji, entra dans la vie religieuse. Ce qu'en dit Nichiren

doctrine de la récitation multiple ou doctrine des nombreux appels (tanen-gi, 多念義). Doctrine énoncée par Ryukan, disciple de Honen, qui affirme que, pour renaître dans la Terre pure, on doit poursuivre la récitation du nom du bouddha Amida aussi longtemps que possible jusqu'à sa mort. Cette doctrine s'opposait à celle de la récitation unique qui affirmait que même une seule récitation, faite avec une croyance totale en la grâce d'Amida, était suffisante.

doctrine de la récitation unique ou doctrine de l'appel unique. (ichinen-gi, 一念義). Enseignement exposé par le disciple de Honen, Kosai. Selon lui, une seule récitation du Nembutsu, faite avec une foi sincère, est suffisante pour s'assurer la renaissance dans la Terre pure, bien que des récitations supplémentaires puissent être faites pour exprimer sa gratitude. Kosai s'oppose ainsi à la doctrine de Ryukan de la récitation multiple qui affirme que chaque récitation approfondit la dévotion à l'égard d'Amida et qu'il faut donc réciter le Nembutsu continuellement jusqu'à sa mort pour renaître dans la Terre pure.

doctrine originelle (honmon)

doctrine parfaite voir enseignement parfait

doctrine pure et parfaite voir enseignement parfait

doctrine préparatoire(doctrine transitoire, shakumon)

doctrine primordiale (honmon)

doctrines provisoires (gon kyo)

Dogen, 道元 (1200 – 1253). Moine japonais fondateur de la branche Soto du bouddhisme Zen.
Lire la suite

Doji (675-744), troisième patriarche de l'école Sanron au Japon. Ce fut Chizo, du temple Horyu-ji, qui lui enseigna la doctrine Sanron, et Gien, du temple Ryumon-ji, la doctrine Hosso. Il se rendit en Chine en 701 afin d'étudier les enseignements ésotériques et Sanlun (Sanron) sous la direction de Shubhakarasimha et divers autres moines. De retour au Japon, à la demande de l'empereur Shomu, Doji réorganisa le temple Daian-ji sur le modèle du temple Ximing-si. Dès lors, il y vécut et y enseigna la doctrine Sanron.

dojo (道場, bodhimandala, lit. siège de l'Eveil). Salle des monastères bouddhiques réservée à la méditation).

dokkaku (éveillé solitaire, voir pratyekabuddha)

dokushin (corps infecté, dushen)

Dokyo, 道鏡 (mort en 772). Moine de l'école Hosso. Il vécut au temple Todai-ji. En 761, l'impératrice retirée Koken tomba malade et il fut convoqué à la cour pour prier pour sa guérison. On trouva ses prières efficaces et il obtint la confiance et la haute estime de l'impératrice. Quand elle revint au pouvoir en tant qu'impératrice Shotoku, Dokyo devint son conseiller et, avec le temps, acquit un pouvoir considérable. On rapporte qu'il envisagea de s'emparer du trône mais qu'il en fut empêché par Wake no Kiyomaro, un courtisan. Après la mort de l'impératrice, en 770, il fut banni au temple Yakushi-ji, dans la province de Shimotsuke, où il mourut. Ce qu'en dit Nichiren

do kyo (taoïsme)

dokyodo (Terre de la résidence commune)

domaines [dix-huit] (juhachikai, dhatu)

domaines [trois] (sanseken)

Dommukatsu (Dharmodgata). Bodhisattva décrit dans le Sutra Daibon Hannya. On disait qu'il enseignait la sagesse parfaite trois fois par jour dans son palais de la Cité des Parfums, et que ceux qui écoutaient et adhéraient à son enseignement ne pouvaient pas tomber dans les voies mauvaises. Ce qu'en dit Nichiren.

don (fuse, dana)

Don des Dieux [disciple] (Devadatta)

donateur (danna ou dan'otsu, 檀那・檀越, dana-pati ou dayaka). Personne qui offre un don ou une aumône au Bouddha ou au Sangha. Au Japon le terme désigne les adeptes laïcs qui entretiennent par des dons réguliers un temple ou un prêtre.

Doo ( ? - 851). Moine qui étudia l'enseignement Hosso mais se convertit par la suite à la doctrine Kegon. Il devint le septième patriarche de l'école Kegon. Ce qu'en dit Nichiren.

Doryu, 道隆 (Jing Dao-long), (1213-1278), également connu sous le nom de Rankei 蘭渓道隆, Lanqi Daolong. La Cour impériale lui décerna à titre posthume le titre de Daikaku Zenji (Maître Zen Grand Eveil). Il naquit dans le Sichuan, en Chine. A l'âge de treize ans, il entra dans les ordres. Il étudia les enseignements Chan (Zen). En 1246, il vint au Japon accompagné par ses disciples. L'année suivante, il arriva à Kyoto et vécut au temple Sennyu-ji. Plus tard, il alla à Kamakura et résida dans les temples Jufuku-ji et Joraku-ji. Quand le Régent Hojo Tokiyori fit construire le temple Kencho-ji à Kamakura en 1253, Doryu fut invité à en devenir le premier supérieur. Par la suite, il partit vivre au temple Kennin-ji à Kyoto, mais il revint à Kamakura et y fonda le Zenko-ji. Les calomnies de l'un de ses disciples lui valurent d'être exilé à deux reprises dans la province de Kai, mais il fut pardonné et revint au Kencho-ji. Il s'opposa à Nichiren et complota contre lui avec Ryokan et quelques autres Doryu est l'un des 11 destinataires de la lettre par laquelle Nichiren fait remarquer qu'il avait prédit l'invasion mongole. Voir Bouddhisme Japonais de G. Renondeau. Albin Michel 1965 qui comprend une traduction de la Lettre à Doryu du Kenchoji. Ce qu'en dit Nichiren

Dosen voir Daoxuan

Dosho, 道昭 (629-700) Fondateur de l'école Hosso au Japon. Il fut ordonné moine au temple Gango-ji. En 653, il se rendit en Chine et étudia la doctrine Faxiang (Hosso) sous la direction de Xuanzang, ainsi que les enseignements Zen sous la direction de Huiman. Après un séjour de huit ans en Chine, il revint au Japon et construisit une salle Zen au Gango-ji. Il voyagea également à travers le pays pour propager la doctrine Hosso. En 698, il fut nommé superviseur général des moines (daisozu). Ce qu'en dit Nichiren

Dosho (799-875) Moine qui étudia d'abord la doctrine Sanron mais devint par la suite disciple de Kukai

Dosho Domyo, 同生. Divinités jumelles qui se tiennent respectivement sur l'épaule droite et sur l'épaule gauche de l'être humain et le protégeant depuis le jour de sa naissance. Nichiren les décrit comme "deux divinités que Bonten, Taishaku ont envoyées à chaque personne pour la protéger. Depuis le moment où elle entre dans la matrice de sa mère jusqu'au dernier instant de sa vie, elles accompagnent cette personne comme son ombre ou comme ses yeux. Si elle commet des fautes ou de bonnes actions, Domyo [Domyo signifie "même nom"] et Dosho [Dosho signifie "même naissance"] rapportent tout aux divinités du ciel, sans omettre le plus infime détail, fut-il aussi minuscule qu'une goutte de rosée ou un grain de poussière." Cette image sert à illustrer la loi de la causalité. Zhanlan en commentant le Sutra Kegon, où ces divinités sont citées, dit que Dosho naît en même temps que la personne et Domyo porte le même nom que la personne. Ce qu'en dit Nichiren voir également http://wp.me/p7j0Zj-sO

douze catégories de sutra : voir douze procédés

douze divinités (juni-ten, 十二天). Energies qui protègent le monde :
- divinités de la terre, de l'eau, du feu, du vent ;
- Ishana symbole de la Conscience Parfaite ; divinité du monde des désirs ;
- Taishaku (Indra), Emma (Yama, dieu des enfers), Bonten (Brahma), Bishamon (Roi céleste Grande-Ecoute)
- Niriti (rasetsu
, démons ;
- les divinité du Soleil (Nitten, Surya ou Aditya ) et de la Lune (Gatten, Chandra ou Soma).

douze entrées (douze places, juni nyu, juni sho, 十二入, dvadasa ayatana). Le terme sanskrit ayatana est composé de a-yat entrer et ana le lieu, la chose. Il désigne donc à la fois le seuil (le lieu où s’effectue l’entrée) et ce qui entre (les données entrantes). Le Kusha Ron donne comme définition "porte d’arrivée ou de naissance de la pensée et des mentaux".
On distingue six entrées internes (roku naisho, liu neichu) que l'on appelle les six racines (cinq organes des sens + le mental) et six entrées externes (roku gesho, liu waichu), les six lieux (rokkyo, liujing) ou six environnements pour utiliser un terme plus actuel.
1) entrée de l'œil - entrée des couleurs
2) entrée de l'ouïe - entrée des sons
3) entrée du nez - entrée des odeurs
4) entrée de la langue - entrée des goûts
5) entrée du corps - entrée des contacts
6) entrée du mental - entrée des dharma
A chacune des entrées internes (ou racines) correspond une entrée externe (ou lieu). La concordance entre chacune des racines et le lieu qui lui est relatif, par exemple entre la langue et les goûts, est à l'origine de l'ensemble des systèmes de la perception et de la connaissance.

douze dhuta voir dhuta

douze grands voeux (juni-daigan, 十二大願). Voeux du bouddha Yakushi alors qu'il était bodhisattva :
1) émettre une lumière qui éclaire les mondes innombrables et rend tous les êtres, sans aucune distinction, égaux à lui-même, 2) que cette lumière pénètre et illumine l'obscurité fondamentale des êtres, les rendant aptes à réaliser ce qu'ils veulent, 3) que cette lumière les aide à obtenir ce dont ils ont besoin, 4) prêcher le Dharma du Mahayana et faire entrer les hommes dans la Voie de l'Eveil, 5) permettre aux hommes de garder les préceptes et les empêcher de tomber dans les mauvaises voies, 6) soigner et réparer les organes des sens pour ceux chez qui ils sont défectueux, 7) guérir toutes les maladies et apporter la paix et la joie à ceux qui souffrent, 8) permettre aux femmes qui le souhaitent de se changer en hommes pour accomplir leur souhait de sorte qu'elles puissent atteindre la bodhéité, 9) libérer les personnes des vues incorrectes et les mener à la bodhéité, 10) libérer de leur souffrances ceux qui sont emprisonnés ou torturés par les autorités, 11) pourvoir en mets fins et boissons ceux qui sont tourmentés par la faim et la soif, afin qu'ils puissent goûter son enseignement profond, 12) pourvoir en vêtements longs et fins ceux qui sont nus pour les protéger du froid ou de la chaleur.

douze liens causaux ou douze chaînons de l'origine interdépendante (juni innen, 十二因緣, ou juni-engi, 十二縁起, dvadasa pratitya samutpada). L'un des principes fondamentaux du bouddhisme originel montrant la relation de causalité qui existe entre l'ignorance et la souffrance. Ces douze causes et conditions nous maintiennent dans le cycle des existences successives (samsara). Chacune de ces causes génère la suivante selon un processus implacable. Ce sont :
Provenant de la vie antérieure (cause karmique)...
1- l'ignorance ou obscurité fondamentale (mumyo, avidya) ;
2- l'action, dynamisme (gyo, samskara), provoquée par l'ignorance ; ("actes producteurs" constitués dans la vie antérieure qui nous entraînent à renaître.
Dans la vie présente (effet = karma)
3- la conscience (shi-ki, vijnana), la conscience embryonnaire génératrice des cinq agrégats ou "conscience dans la matrice";
4- les nom et forme (myoshiki, namarupa), provoqués par la conscience (individualisation) ;
5- les six entrées (5 sens + le mental, rokujo, sadayatana), provoquées par les nom et forme ;
6- le contact (shoku, sparsara), provoqué par les six organes des sens ;
7- la sensation (agréable, désagréable, indifférente) (ju, vedanha), provoquée par le contact ;
Dans la vie présente (causes d'un nouveau karma)

8- le désir (bonno, klesha), provoqué par la sensation,
9- l'attachement (aliénation) (shu, upadana), provoqué par le désir,
10- l'existence en devenir (le fait d’exister, vie psychique, affective, spirituelle, u, bhava), provoquée par l'attachement ;
Effet conditionnant le futur

11- la naissance, la vie en devenir (sho, jati), provoquée par l’existence ;
12- la vieillesse et la mort (ro-shi, jara marana), provoquées par la vie (naissance) ; principe de l’impermanence.
En éliminant l'ignorance, chacun des maillons de la chaîne sera éliminé et, finalement, la souffrance de la vieillesse et de la mort cessera d'exister. Dans le Daibibasha Ron, texte de l'école Sarvastivada, ces douze chaînons sont considérés comme agissant dans les trois phases de la vie (passé, présent, futur). L'ignorance et l'action sont toutes deux considérées comme la cause dans la vie passée ; les maillons de la conscience à la sensation sont considérés comme l'effet de la vie présente ; les maillons du désir, de l'attachement et de l'existence, comme la cause dans la vie présente ; et la naissance, la vieillesse et la mort comme l'effet dans la vie future.
Voir l'article de P. Johnson. Voir l'article sur co-production transcendente.

douze pratiques ascétiques voir dhuta

douze procédés (juni bu kyo, 十二部経). Distinction au sein des écritures bouddhiques selon le style d’exposition : sutra, stances, expositions, prédictions, etc. En savoir plus

Dozen-bo, 道善房 ( ? – 1276). Supérieur du monastère Kiyozumi (Seicho-ji) où Nichiren effectua son noviciat (cf. Nichiren biographie). Nichiren étudia sous la direction de Dozen-bo à partir de l'âge de douze ans. Quand, pour la première fois, il révéla la nouvelle pratique bouddhique qu'il avait établie, le 28 avril 1253, Nichiren irrita Tojo Kagenobu, le seigneur du village, croyant fervent du Nembutsu, qui ordonna son arrestation. Alors, Dozen-bo aida discrètement Nichiren à s'échapper ; mais il craignait de s'opposer à Kagenobu et, pour cette raison, ne put jamais se résoudre à se convertir aux enseignements de Nichiren. Ce dernier n'oublia cependant jamais son ancien maître. En juillet 1276, apprenant la mort de Dozen-bo, il écrivit le Hoon Sho (Traité sur la dette de reconnaissance) à sa mémoire et l'envoya à Gijo-bo et Joken-bo qui avaient été ses aînés au temple Seicho-ji. Ce qu'en dit Nichiren

dragon (ryu, long, naga). Dans la mythologie indienne, naga est un serpent ennemi des garuda. En passant par la Chine il acquiert certaines caractéristiques spécifiques pour devenir un animal mythique qui vit principalement dans l'océan, les rivières et les lacs mais qui a le pouvoir de voler. C'est son souffle qui crée les nuages et provoque la pluie et le feu. Il peut à volonté changer de taille et devenir invisible. Dans la mythologie chinoise et japonaise, quatre rois-dragons gouvernent les quatre océans qui limitent la terre habitée. On connaît également le roi Dragon-céleste qui gouverne les résidences des dieux, le roi Dragon-esprit qui régule la pluie, le roi Dragon-terre qui règle le cours des rivières et le roi Dragon-trésors qui est le gardien des trésors cachés dans le sous-sol. La tradition du Lotus reconnaît quant à elle huit Rois-dragons
A la différence des démons qui, par définition, sont ce qui empêche l'épanouissement, les dragons sont ambivalents. La terreur qu'ils provoquent peut paralyser mais aussi être salutaire. Les rois-dragons ont des filles dont l'amour est souvent néfaste aux simples mortels mais les élève au rang de héros mythiques. En Chine, les dragons étaient des créatures divines d'une puissance incommensurable. A bien des égards la notion de dragon se rapproche de ce que les psychologues appellent aujourd'hui inconscient, le psychoïde, le ça, l'ombre, l'instinct de vie. De ce point de vue, on peut noter une différence profonde entre le dragon occidental qui doit être combattu et terrassé, tout comme la nature doit être domptée, et le dragon chinois que l'on respecte et avec lequel on vit en harmonie. Ce qu'en dit Nichiren

drapeau bouddhiste. Le bouddhisme a son propre drapeau depuis plus d'un siècle. Hissé lors des grandes fêtes bouddhiques (notamment au mois de mai, lors des grandes cérémonies du Vesak) ou de conférences internationales, ce drapeau pavoise les façades des bâtiments culturels ou gouvernementaux. Il fut conçu et dessiné par un fervent bouddhiste qui s'est servi des 5 couleurs composant l'aura du Bouddha. En savoir plus

Dronodana. Dhotodana (Kokubonno, 斛飯王). Un jeune frère de Shuddhodana, le père de Shakyamuni. D'après certaines sources, il serait le père de Devadatta et Ananda, et c'est ainsi que le considère Nichiren. Mais selon d'autres sources, il serait le père de Mahanama et Aniruddha, autres cousins de Shakyamuni. Ce qu'en dit Nichiren

duc (gong 公). Le plus élevé des titres de la noblesse avant que les premiers souverains de la dynastie Zhou ne prennent le titre de wang (empereur) ; puis devenu le deuxième dans le classement sous la dynastie Han.

duc de Pei voir Han Guang Wudi

duc Wen de l'Etat de Qin

duc de Yi voir Yi

duc de Zhou voir Zhou Gong Dan

duhkha voir souffrance

duhkha sarva samskarah (tous les mouvements sont souffrance, issai gyo ku, yiqie xing ku) voir quatre sceaux du Dharma.

Duobao (Maints-Trésors, Taho, Prabhutaratna)

Duowen tianwang (roi céleste Grande-Ecoute, Tamon tenno, Vasraivana)

Durée de la vie [chapitre]

Dushun ou Tuxunvert ou Fashun, 杜順; Tu-shun,Tou-chouen, Tojun) (557-640). Fondateur de l'école chinoise Hua-yan (Kegon). A l'âge de dix-huit ans, il entra dans la vie religieuse et étudia sous la direction de Seng-zhen au temple Yin-sheng-si. Plus tard, il vécut sur le Mont Zhong-nan et propagea la doctrine Hua-yan. Il eut pour Zhiyan(602-668), Fazang (643-712) et Cheng-guan (738-839). Ce qu'en dit Nichiren.

durgati voir mauvaises voies

dvadasa pratitya samutpada voir douze liens causaux

dvesha (dosa, shinni ou shin 瞋恚 - 瞋). Aversion, répulsion, colère, un des trois poisons qui sont source de la souffrance. Dvesha s'oppose à raga (amour-passion). La méchanceté née de la haine, le désir de faire souffrir quelqu'un sont des obstacles à l'Eveil car ils détruisent les avantages accumulés par la pratique de la compassion et de la patience.

dynasties chinoises voir le tableau

dynasties [trois] (sancho, sanzhao)

haut de la page