DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanscrit, pali

G

A.B.C.D.E.F.G.H.I .J.K.L.M.N.O.P.Q.R.S.T.U.V.W.X.Y.Z

 

Gadgadasvara voir Myoon.

gagner sa vie voir voies impropres pour une moine.

gaki voir esprits affamés.

Gakko voir Gatten.

Gakuan-ji 額安寺. Temple fondé vers 600 par le prince Shotoku et restauré à l'ère Kamakura par Ryokan. Il fut d'abord dédié au culte de Yakushi puis à celui de Kokuzo.

Gakujo-bo ( ? -1301). Disciple de Nichiren qui aurait vécu à Ichinosawa, sur l'île de Sado. A l'origine adepte du Shingon, il se convertit à l'enseignement de Nichiren et se consacra à le propager, en fondant sur l'île le temple Sado-Jisso-ji. Ce qu'en dit Nichiren.

gamoku鵞目 (ligature). Pièces de monnaie comportant un trou au milieu et liées entre elles. Littéralement, gamoku signifie œil d'un canard, l'aspect de cette pièce percée au centre évoquait l'œil de cet oiseau. Une ligature faisait cent pièces. L'unité monétaire était le mon. Mille unités retenues ensemble constituaient un kan, parfois appelé seifu-kan, un "canard bleu". Ce que dit Nichiren du don d'argent.

gandha (ko ou kenda, 香・乾陀). Encens, parfum, onguents, fumigations. L'une des offrandes au bouddha les plus courantes en Inde avec les pushpa (fleurs) et le dipa (lampes). Les encens les plus prisés sont produits à partir du bois de santal ou d'aloès, et des fleurs telles que le kunkuma (safran).

Gandhara (Gandara ou Kendara-koku, ガンダーラ・健駄羅国). Royaume qui exista dès les débuts du Ier siècle jusqu'au VIIe siècle au nord-ouest de l'Inde. Le roi Ashoka y introduisit le bouddhisme. Plus tard y eut lieu le quatrième concile bouddhique sous la direction du roi Kanishka, et de nombreux temples bouddhiques y furent construits. Situé au croisement des routes entre la Grèce et l'Inde, cette région fut propice aux arts nouveaux, notamment à la sculpture d'images de Bouddha. Au Ve siècle le Gandhara vit naître Vasubandhu et Asanga. Ce qu'en dit Nichiren.

gandharva (kendatsuba, 乾闥婆 ou kojin, 香神). Esprits des parfums et de la musique, les gandharvas sont les musiciens célestes de Sakra Devendra (Indra), et obéissent au Roi du Ciel Dhritarastra (Protecteur de la Nation). Ils sont époux ou amants des danseuses célestes (apsara). Sous cet aspect ils sont considérés comme les protecteurs de l'érotisme. Le Sutra du Lotus parle de 4 rois gandharva qui seraient à la tête d'une multitude de gandharvas inférieurs. Ce sont : le roi du plaisir, le roi de la musique, le roi de la beauté et le roi de belles sonorités. Ils font partie des huit groupes d'êtres qui ont juré de protéger le Dharma bouddhique. Ce qu'en dit Nichiren.

Ganesha. Divinité indienne du succès, connue au Japon sous de nombreuses appellations : Shoten (聖天), Daishokangi-ten (大聖歓喜天), Kangiten (歓喜天).

Gange (Ganga, Goga, Henghe). Fleuve dont la longueur varie suivant les sources de quelque 2 500 à quelque 3 000 km dans l'Inde du Nord. Il fait partie des sept rivières sacrées de l'Inde. Pour frapper les imaginations, les sutras parlent du "nombre de grains de sables du Gange" (goga-sha, 恒河, Ganga-nadi-valuka). Une estimation, avec une très large fourchette, donne 2x10 puissance 24 grains de sable (20 suivi de 24 zéros) ce qui dépasse de loin nombre déjà colossal de nayuta (10 puissance 12). Ce qu'en dit Nichiren.

Gango-ji, 元興寺 (appelé autrefois Hoko-ji et actuellement plus connu sous le nom d'Akusa-dera). Temple de l'école Kegon. L'un des sept principaux temples de Nara. Sa construction fut entreprise en 588 par l'administrateur de la cour Soga no Umako et fut achevée en 596. Après que Nara fut devenue la capitale, la construction d'une aile du temple débuta en 719 et fut achevée en 745. L'ancien temple fut appelé Hon-gango-ji et le nouveau, Shin-gango-ji. Le Hon-gango-ji fut détruit par la foudre en 1196. Actuellement, il ne reste qu'une salle et une statue de Shakyamuni de six mètres environ qui est un objet de dévotion. Le Shin-gango-ji prospéra et acquit une grande fortune, mais détruit par le feu en 1451, il déclina. Ce qu'en dit Nichiren

Ganjin, 鑑真 (Jianzhen ou Tchin Tchien-chen, Tsin Tsien-tchen), (688-763). Moine chinois naturalisé japonais. Fondateur de l'école des Préceptes (Ritsu). A l'âge de quatorze ans, il entra dans les ordres sous la direction de Zhiman au temple de Da-yun-si et étudia la doctrine Tian-tai et Lu (Ritsu) à Loyang et Changan. De retour chez lui à Yang-zhou, il vécut au temple Da-ming-si. Le gouvernement du Japon, ayant décidé de reprendre les ambassades avec la Chine envoya en 732 les religieux Yoei et Fusho pour inviter Ganjin à venir enseigner au Japon. Celui-ci accepta en 742 et entre 743 et 748 fit cinq tentatives infructueuses, chaque fois empêché par la tempête ou les pirates. Il réussit cependant son sixième voyage et arriva en 753 au Japon, accompagné de nombreux disciples et artisans. Mais à la suite de ses voyages il était devenu presque aveugle. L'année suivante, il fit ériger une estrade d'ordination au temple Todai-ji et conféra les préceptes à l'empereur Shomu et à quelque 400 autres personnes. En mai 754, il créa l'école Ritsu. En 756, il fut nommé superviseur général des moines (daisozu) et en août administrateur général des moines (daisojo). En 759, il fonda le temple Toshodai-ji avec le soutien de l'impératrice Koken. Il mourut en 763 et reçut le nom posthume de Kakai Daishi* (Grand-maître qui traversa les mers). Ce qu'en dit Nichiren.

Gaochang 高昌[royaume de]. Royaume sur le route de la soie, situé dans les vallées au sud des montagnes Tian Shan. Il fut conquis par l'empereur Tang Taizhong en 640. Ce qu'en dit Nichiren

Gaozong voir Tang Gaozong

Gaozu (empereur) voir Han Gaozu

garçon des Monts enneigés (Sessen doji)

gardes infernaux (gokusotsu, 獄卒). Gardiens de l’enfer. On trouve aussi l’expression de sens très proche gokuri, les sbires infernaux. Les gardes infernaux ont pour tâche de tourmenter les damnés, ils dépendent de l’autorité du roi Yama. Ce qu'en dit Nichiren

Gardien du Pays [roi céleste] (Jikoku tenno, Dhrtarastra devaraja)

garuda (karura, 迦樓羅 ou konji-cho, 金翅鳥). Oiseau mythique, ennemi des naga dont il se nourrit (on les appelle "les dévoreurs"). Les garudas représentent le pouvoir de la spiritualité et la magie de la parole, cette dernière pouvant emporter l'humanité vers les plus hauts sommets. C'est dans ce sens qu'un garuda sert de monture à Vishnu. Il est souvent représenté sous une forme hybride mi-humaine, mi-oiseau rapace avec des ailes dorées. Le Sutra du Lotus reconnaît 4 rois garudas : Grandeur-de-vertus-majestueuses, Grandeur-du-corps, Grandeur-de-la-plénitude et Tel-qu'on-le-veut. Ce dernier possède le mythique "joyau qui exauce tous les voeux". Ils font partie des huit groupes d'êtres qui ont juré de protéger le Dharma bouddhique. Ce qu'en dit Nichiren

gassho 合掌 (anjali) : littéralement "joindre les paumes des mains" ; geste de salutation et de respect avec les mains jointes, sans les serrer, à hauteur de poitrine ou du visage. Ce geste est l'équivalent du namaste indien.

gatha (ge ou kada, 偈・伽陀). Dans les écrits bouddhiques, verset énonçant un enseignement ou louant la vertu d'un bouddha ou d'un bodhisattva. Certains sutras sont entièrement en vers et d'autres comportent de larges passages en vers qui reprennent, en le précisant, le sens d'un passage précédent en prose. Voir les 12 procédés

Gatten no 月天 (Lumière de la lune). I. Divinité de la lune qui figure sur le Gohonzon. Dans la mythologie indienne c'était une divinité lunaire mâle. Candra, le Brillant, est né du barattage de la mer de lait, l'océan cosmique. Ayant épousé les 27 filles (constellations) Naksatra, il donna sa préférence à l'une d'elles (Aldebaran) et fut condamné pour cela au dépérissement cyclique. II. Bodhisattva : avec Nikko (ou Nitten, Lumière du soleil) il est l'un des deux bodhisattvas qui veillent sur le bouddha Yakushi. Gatten bosatsu (ou Gakko) se trouve à la droite de Yakushi et Nitten bosatsu (ou Nikko bosatsu à sa gauche. Dans le Sutra Yakushi Hongan (Sutra des vœux originels du bouddha Yakushi), tous deux apparaissent comme les guides des bodhisattvas. Au Japon il est toujours associé à Nitten, la divinité solaire. Le Hokke Mongu identifie Gatten au bodhisattva Seishi, de même qu'il identifie Nitten au bodhisattva Kannon. Ce qu'en dit Nichiren

Gautama, Gotama (Kudon, 瞿曇). Nom du clan brahmanique auquel la famille du Bouddha Shakyamuni se rattachait. Dans les textes anciens, le Bouddha est souvent désigné sous ce nom. En savoir plus sur la vie du Bouddha Shakyamuni.

Gautami voir Mahaprajapati

Gavampati. (Kyobon-hadai, Qiaofanboti). Disciple de Shakyamuni. Gavampati était le fils d'un setthi (marchand) de Varanasi. Il se fit moine et devint rapidement arhat. Alors qu'il séjournait à Anjanavana, le Bouddha s'y rendit également, accompagné d'une multitude de moines. Pendant le nuit, une crue importante de la rivière Sarabhu (l'une des cinq "grandes rivières" dont parlent les sutras) menaça d'inonder l'endroit où dormaient les moines et le Bouddha envoya Gavampati arrêter l'inondation. Par la puissance de sa pensée il refoula l'inondation qui forma au loin comme une montagne. Il est présent à la Grande assemblée du chapitre I du Sutra du Lotus.

Gaya (Gaya-jo 伽耶城, Jiaye cheng). Ville du Magadha, à environ 95 km au sud-ouest de Pataliputra. Bodhgaya, où Shakyamuni atteignit l'Eveil, se trouve à une quinzaine de km. Voir l'Inde.

Gaya Kashyapa, Gaya Kassapa (Gaya-kasho, 伽耶葉, Qieyejiashe). Un des trois frères Kashyapa qui se convertirent aux enseignements de Shakyamuni à Uruvilva lorsqu'il commença à prêcher. Les deux autres étaient Uruvilva Kashyapa et Nadi Kashyapa. Tous trois étaient des personnages importants parmi les ascètes brahmanes, et les deux cents disciples de Gaya Kashyapa se convertirent avec lui au bouddhisme. Il était réputé pour son ouverture d'esprit. Il prêcha principalement près de la ville de Gaya.

Gayashirsha, Gayasisa ou Brahmayoni (Gaya-sen ou Zozu-sen, 伽耶山・象頭山). Montagne à 1, 6 km, à l'ouest de la ville de Gaya, dans l'Etat du Magadha. Le Mont Gaya shirsha était traduit en chinois par "mont Tête d'Éléphant ". Ce qu'en dit Nichiren.

Gazelles (Parc aux) voir Parc aux Cerfs

gedatsu voir délivrance

Gedatsugatsu, 解脱月菩` (Lune de la délivrance, Vimuktichandra). Bodhisattva qui, au cours de la sixième cérémonie décrite dans le Sutra Kegon, supplia le bodhisattva Kongozo d'enseigner les Dix Étapes de développement parmi les cinquante-deux étapes de la pratique de bodhisattva. Ce qu'en dit Nichiren

gedo (voies extérieures)

Gembo, 玄昉 (mort en 746). Moine de l'école Hosso. On le range parmi les sept disciples principaux du lettré Gien. Après être entré dans la vie religieuse, il étudia la doctrine Rien-que-conscience et alla en Chine en 716. Pendant vingt ans il étudia la doctrine Faxiang (Hosso) et revint au Japon en 735, en rapportant plus de 5000 sutras et traités bouddhiques ainsi que des statues du Bouddha. En 737, il fut nommé administrateur des moines (sojo). Il gagna les faveurs de la Cour impériale et devint moine attaché à la cour de l'empereur Shomu. Mais, à la suite d'intrigues politiques, il fut banni au temple Kanzeon-ji dans la province de Tsukushi, en 745, et y mourut l'année suivante. Ce qu'en dit Nichiren

gemme (ou joyau) qui exauce tous les vœux (chintamani)

Gempei ou Genpei. Nom composé avec celui des deux familles ennemies, les Minamoto (Genji) et les Taira (Heike) et décrivant la période pendant laquelle elles s'affrontèrent (1150-1185). La guerre de Gempei qui débute en 1180 s'achève cinq ans plus tard avec la victoire décisive du clan Minamoto à la bataille navale de Dannoura, qui marque la fin de l'ère Heian et le début de la période Kamakura. La guerre de Genpei inspira de nombreux récits et œuvres d'art, à commencer par le célèbre Heike Monogatari (平家物語, Le Dit des Heike). Ce qu'en dit Nichiren

général et spécifique (sobetsu-no-nigi, 総別の二義). Deux façons différentes d'aborder les enseignements bouddhiques. Le général, on so, désigne une vue d'ensemble, ou superficielle, tandis que le spécifique, betsu, désigne l'aspect individuel. Ce qu'en dit Nichiren.

général "Tigre de pierre" voir Liguang

Genji, 源氏. Prononciation on’yomi (« lecture phonétique » issue historiquement du chinois), du nom de la famille Minamoto qui est la lecture kun’yomi.

Genji [clan de Kai, Kai-Genji]. 甲斐源氏 Puissante famille dont l'influence s'étendait à travers Kai et les provinces de Shinano

Genji-Monogatari (Le Dit de Genji ou Récit véridique (monogatari, 物語) des Genji). Roman en 54 chapitres de Dame Murasaki, terminé vers 1020.

Genko Shakusho, 元亨釈書 (Histoire des moines éminents écrite à l'ère Genko). Compilation effectuée dans la seconde année de l'ère Genko (1321-1324) à la fin de la période Kamakura, par Kokan Shiren, un moine de l'école Zen Rinzai. Elle comprend les biographies de quelque 400 moines célèbres qui vécurent pendant les 700 environ qui suivirent l'introduction du bouddhisme au Japon. Il contient aussi des tableaux chronologiques de l'histoire du bouddhisme japonais de 540 à 1221.

Genku voir Honen

genmetsu (extinction à l'origine)

Gennin, 源仁 (818-887). Moine de l'école Shingon. Il étudia d'abord la doctrine Hosso, mais plus tard retourna vers l'enseignement ésotérique sous la direction de Shinga. En 885, il devint l'administrateur principal du temple To-ji. Il fit construire le temple Nanchi-in dans le complexe du To-ji et fut révéré comme un grand lettré de la doctrine ésotérique. Il est aussi appelé "superviseur des moines" (sozu) de Nanchi-in, ou superviseur des moines Ikegami. Ce qu'en dit Nichiren

Genshin, 源信 (942-1017), également appelé Eshin Sozu (supérieur du temple Eshin-in). Né dans la province du Yamato, il entra au Mont Hiei en 950 et fut ordonné à l'âge de treize ans. Il y étudia sous la direction de Ryogen qui devint plus tard le dix-huitième supérieur d'Enryaku-ji. Accordant une grande valeur à la pratique de la méditation, il fonda la branche Eshin de l'école Tendai. En 985, il termina l'Ojo yoshu (L'Essentiel pour renaître dans la Terre pure) où il montre les avantages de renoncer au jiriki (force intérieure qui naît de la pratique et qui permet à tout homme de s'éveiller à sa propre nature de bouddha) et de s'en remettre au tariki, le salut dû à la compassion d'Amida. Son oeuvre eut une grande influence sur Honen qui écrivit quatre commentaires sur le Ojo yoshu. Il semble, toutefois, que sa pensée évolua, et, en 1006, il écrivit le Ichijo Yoketsu dans lequel est révélée l'universalité de la nature de bouddha, en mettant l'accent sur l'enseignement du véhicule unique du Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren

geshu voir planter les graines de la bodhéité

geya (giya ou juju 夜・重頌). Un des douze procédés littéraires des écrits bouddhiques ; alternance de vers et de prose ; sutra contenant des gatha.

ghee ou ghi [goût du] (daigo-mi, 醍醐味). Goût du beurre semi-liquide obtenu à partir du lait par l'élimination de l'eau par la chaleur et la filtration. En Inde le ghee a été utilisé pour ses "multiples bienfaits à la santé", notamment dans le traitement des ulcères. Dans la cuisson le ghee est plus léger que toutes les autres graisses animales et son goût est particulièrement fin. La métaphore du ghee est employée pour désigner le plus élevé des sutras (voir cinq saveurs). Ce qu'en dit Nichiren.

Gien, 義淵 (mort en 728). Moine de l'école Hosso. Il étudia la doctrine Rien-que-conscience sous la direction de Chiho au temple Gango-ji. Il se rendit en Chine et, à son retour, se consacra à la propagation de la doctrine Hosso. Il fonda le temple Ryumon-ji à Yoshino et le temple Ryugai-ji à Okamotonomiya. En 703 il fut nommé administrateur des moines (sojo) par la Cour impériale. Il eut de nombreux disciples parmi lesquels Gembo, Gyoki, Senkyo, Ryobin, Gyotatsu, Ryuson et Roben qui furent appelés "les sept disciples majeurs de Gien".

Gijo-bo 義浄房. Condisciple de Nichiren au temple Seicho-ji. Le 28 avril 1253, dans ce temple, Nichiren dénonça les écoles établies et fonda publiquement son bouddhisme, provoquant ainsi la fureur de Tojo Kagenobu, le seigneur de la région. Joken-bo et Gijo-bo protégèrent Nichiren en l'aidant à ne pas se faire arrêter par les soldats de Tojo et à quitter le temple sain et sauf. Ils continuèrent à correspondre avec lui et recherchèrent ses enseignements. Nichiren leur envoya plusieurs lettres et traités, dont le Hoon Sho (S'acquitter de ses dettes de reconnaissance), le Zemmui Sanzo Sho (Du moine Shubhakarasimha) et le Keka Joju Gosho (La lettre sur les fleurs et les graines). Ce qu'en dit Nichiren

Girika (Girika ou Giri, 耆利柯・耆利). Geôlier, dans l'état de Magadha qui tua de nombreuses personnes, y compris son père et sa mère, et qui était au service du roi Ashoka avant la conversion de celui-ci au bouddhisme. Ce qu'en dit Nichiren.

Gishin, 義真 ou Shuzen Daishi*, nom posthume. (781 - 833). Premier supérieur de l'Enryaku-ji, temple principal de l'école Tendai. Il naquit dans la province de Sagami. Enfant, il entra au Mont Hiei et étudia sous la direction de Saicho. Quand celui-ci se rendit en Chine en 804, Gishin l'accompagna comme interprète. Gishin reçut de Saicho, fondateur de l'école, la transmission des enseignements et, un an après la mort de Saicho, en 823, il commença à conduire des cérémonies d'ordination. En 827, fonda un centre d'ordination mahayana sur le Mont Hiei, selon les vœux de Saicho. Ce qu'en dit Nichiren.

global (enkyo ou engyo, 円教) ou parfait). Quatrième et dernier type de doctrines de la classification de Zhiyi. On retrouve cette notion dans l'expression "nom global, qui traduit la fusion totale des parties et leur parfaite réalisation". En savoir plus.

go (actes, karma)

go [jeu] Jeu d'origine chinoise importé au Japon vers 735. Comme nombre de ses contemporains Nichiren pratiquait ce jeu. Voir shicho

Go- 1. préfixe signifiant "postérieur" et apposé à certains noms d'empereurs.

Go- 2. préfixe honorifique placé devant un nom d'objet (par exemple Gohonzon)

gobanzenjin (cinq bonnes divinités successives)

Gobun Ritsu, 五分律 (Quintuple règle de discipline). Le vinaya ou l'ensemble des règles monastiques de l'école Mahishasaka, l'une des dix-huit écoles du Theravada, traduit du sanskrit en chinois par Buddhajiva et Daosheng.

Go-Daigo Tenno (ou Daigo II ou Daigo postérieur). Le 96e empereur du Japon (1287 <1318 à 1339). Second fils de Go-Uda. Voulant reprendre le pouvoir détenu par les régents Hojo (sikken), il fomenta à plusieurs reprises des coups d'Etat. Vaincu, il fut exilé sur l'île d'Oki. En 1333, Go-Daigo réussit à restaurer en partie la puissance impériale mais ses conflits avec le bakufu aboutirent à une guerre civile qui devait durer jusqu'en 1392. A distinguer de l'empereur Daigo (醍醐天皇, 885 930) dont parle Nichiren.

Godaniya voir Aparagodaniya

gofu voir gohifu

Go-Fukakusa Tenno (ou Fukakusa II, 1243-1304) 89e enfant-empereur du Japon de 1246 à 1259. Fils et successeur de Go-Saga Tenno. Ce dernier continua à diriger le pays au nom de son fils mineur tout en étant retiré et, en 1260 l'obligea à abdiquer en faveur de son jeune frère, Kameyama.

gogyakuzai (cinq forfaits)

go haramitsu (cinq perfections ou cinq perfectionnements, paramita)

gohifu ou gofu. Charmes protecteurs donnés ou vendus à leurs fidèles par les sanctuaires shinto ou les temples bouddhistes. Ils sont généralement constitués d'une plaquette rectangulaire en papier, carton ou bois mince portant le nom du sanctuaires ou de la divinité ou un dharani. On a coutume de disposer ces gofu sur l'autel familial (butsudan) ou de l'enfermer dans un petit sachet que l'on porte sur soi. Certains de ces gofu peuvent même être avalés en guise de médecine. Nichiren insiste sur le fait que c'est uniquement l'attitude intérieure basée sur la foi qui donne le pouvoir aux remèdes mystiques qui sont simplement des supports visibles d'une relation forte avec le Gohonzon. Les particuliers les suspendent à l'intérieur de leur voiture. On les appelle aussi o-ma-mori ou o-fuda. Ce qu'en dit Nichiren.

Gohonzon 御本, 御本尊. Pour le sens général voir honzon dont la signification est équivalente, le go étant un préfixe honorifique. Dans le bouddhisme de Nichiren le terme revêt une importance particulière car il désigne les représentations écrites qu’il a commencé à tracer après la persécution de
Tatsunokuchi. Le Gohonzon de l'enseignement essentiel est l'un des Trois grands Dharmas cachés. Au début, les Gohonzons
écrits par Nichiren étaient remis nominativement à des disciples afin qu’ils s'en imprègnent durant leur pratique bouddhique. On les appelle ikki ichi en (Gohonzons reçus en vertu du lien particulier d'une personne avec Nichiren). De par l’inscription effectuée sur un rouleau de papier il représente l’expérience de l’Eveil "transférée" sur un support relevant du règne du non-sensitif (plantes, minéraux). Dans la Réponse à Kyoo, Nichiren s’exprime ainsi à propos de l’inscription du Gohonzon : "Moi, Nichiren, ai inscrit ma vie à l'encre sumi. Aussi croyez dans ce Gohonzon de tout votre coeur. La volonté du Bouddha est le Sutra du Lotus mais l'âme de Nichiren n'est autre que Namu Myoho Renge Kyo." Actuellement les Gohonzons des fidèles sont obligatoirement consacrés par une cérémonie "d'ouverture des yeux".
Il existe plusieurs sortes de mandalas représentant le Gohonzon. (Voir article). De plus, on distingue les joju-gohonzon qui comportent le nom du récipiendaire inscrit dans la marge, les okatagi-gohonzon, mandalas imprimés ayant reçu la cérémonie d'ouverture des yeux, les omamori-gohonzon (mandalas de protection) de taille réduite que l'on utilise surtout lors de déplacements.
La Nichiren Shu définit le Gohonzon de la façon suivante : "Objet essentiel de la concentration dévotionnelle. Dans le bouddhisme de Nichiren, c'est la transmission du
Dharma Merveilleux par le Bouddha Atemporel Shakyamuni à tous les êtres sensitifs, et tout particulièrement aux bodhisattvas Surgis-de-Terre pendant la Cérémonie dans les Airs. Cela est souvent, mais pas obligatoirement, représenté sous la forme d'un mandala calligraphié." Ce qu'en dit la Nichiren Shoshu. Ce qu'en dit la Nichiren Shu. Ce qu'en dit Nichiren.
VOIR : http : //nichirenscoffeehouse.net/GohonzonShu/index.html
et la vidéo : http : //www.youtube.com/watch?v=CB3fTV74yco&feature=related
la signification des symboles du Shutei-mandala de la Nichiren Shu
et la vidéo http : //www.youtube.com/watch?v=5TIV-Zu2ZCQ&feature=related
le schéma du gohonzon Nichiren Shoshu (cette école n'autorise pas la reproduction graphique).
Voir : le Gohonzon de Nittatsu.
Le Gohonzon de la SGI est commenté sur http://www.sgi-usa.org/memberresources/resources/gohonzon/map.php. Voir le Gohonzon de Nichikan.

Go-Horikawa Tenno ou Horikawa II, ou Horikawa postérieur (1212-1234) 86e empereur du Japon de 1221 à 1232. Il abdiqua en faveur de son fils Shijo.

Gohyaku-deshi-juki-hon (Cinq cents disciples reçoivent la prédiction ). VIIIème chapitre du Sutra du Lotus.

gohyaku jintengo (kalpa dits des cinq cents grains de poussière)

gohyaky jintengo [passé]

Gohyakumon ron五百問論. (Traité en cinq cents questions, Wu-pai-wen-lun). Ouvrage de Zhanlan sous forme de questions-réponses entre lui-même et Cien, le fondateur de l'école Faxiang (Hosso). Zhanlan affirme que, bien que Cien fasse l'éloge du Sutra du Lotus, parce qu'il l'interprète du point de vue de l'école Faxiang, il en dénature le véritable sens. Ce traité comprend en réalité 370 questions et le chiffre du titre est une approximation.

gojuhosshi (cinq sortes de maîtres du Dharma)

gojo (cinq vertus)

gojoku (cinq troubles)

goju-gengi voir quintuple sens caché

gojukai. Cérémonie de réception des préceptes qui marque la conversion au bouddhisme. Elle est conduite par le moine de l’École nichirenienne choisie et s’accompagne souvent de l’installation d’un Gohonzon chez le nouvel adepte.

gojumyogyo (cinq pratiques merveilleuses)

gojuni i (cinquante-deux étapes)

gokoku (cinq céréales)

Gokuraku-in. Temple bouddhique de Nara, fondé au VIIIe siècle par Chiko. Le hall principal contient une statue d'Amida haute de 1, 60 mètre, de la période Heian.

Gokuraku-ji 極楽寺 (Ryjusen Kan'no-in Gokuraku-ji). Temple de l'école Shingon-Ritsu, à Kamakura, construit en 1259 par Hojo Shigetoki. Plus tard, Hojo Nagatoki invita Ryokan à y remplir les fonctions de supérieur, et, en 1281, le temple fut désigné par Hojo Tokimune comme le lieu de prière officiel du gouvernement. On y vénérait principalement une statue de Shakyamuni. En 1332, il fut rattaché à la Cour impériale, et ses moines furent chargés de la responsabilité de prier pour la paix du pays et la bonne santé de l'empereur. En 1333, lorsque Nitta Yoshisada (1302-1338) attaqua Kamakura et entraîna la fin du régime des Hojo, la plupart des infrastructures du temple furent détruites. Le complexe fut cependant reconstruit dans une certaine mesure, mais il ne bénéficiait plus désormais du mécénat puissant des Hojo. La plupart des infrastructures visibles aujourd’hui furent reconstruites après le grand tremblement de terre qui détruisit la région de Tokyo en 1923. Les installations actuelles couvrent une surface de 5000 mètres carrés. Ce qu'en dit Nichiren.

gomi (cinq saveurs)

go mukengo (cinq actes sans rémission, panca anantarya karman)

Gomyo 護命 (750-834). Moine de l'école Hosso. A l'âge de dix ans, il entra au temple Konkomyo-ji à Shikoku, île au sud du Japon, et étudia le bouddhisme sous la direction de Doko. Il étudia ensuite la doctrine Rien-que-conscience avec Manyo et Shogu, moines du temple Gango-ji de Nara. En 827, il fut nommé administrateur des moines (sojo). En 818, Saicho obtint la permission de l'empereur de construire un sanctuaire mahayana sur le Mont Hiei. L'année suivante, Gomyo dénonça le projet comme hérétique dans une pétition au trône. Il rivalisa également avec Saicho en priant pour faire tomber la pluie. Au printemps de 818, alors que le peuple souffrait des conséquences d'une grave sécheresse, Saicho, pour répondre à un ordre de l'empereur Saga, offrit des prières en s'appuyant sur le Sutra du Lotus et sur les sutras Konkomyo et Sutra Ninno. Le troisième jour, la pluie se mit à tomber. Gomyo pria pour la pluie avec ses quarante disciples en se servant seulement du Sutra Ninno, et la pluie ne tomba pas avant le cinquième jour. Ce qu'en dit Nichiren

gondaijokyo (enseignements du Grand Véhicule provisoire)

gongyo 勤行. Littéralement "pratique assidue". Généralement, gongyo désigne la récitation des sutras bouddhiques face à un objet de culte, mais le rituel et la méthode de pratique diffèrent selon les écoles. La lecture de passages du Sutra du Lotus (chapitres II et XVI) constitue la pratique quotidienne de la Nichiren Shoshu, de la Nichiren Shu et de la Soka Gakkai
Ce qu'en dit Nichiren

Soka gakkai US
Sur l'histoire de la pratique voir En savoir plus

Et un autre point de vue

Gonjikinyo-kyo 銀色女経 (Sutra de la femme argentée). Sutra qui raconte l'histoire de Shakyamuni alors qu'il était une femme dans une de ses vies antérieures sous le nom de Gonjikinyo. Pour sauver un bébé mourant de faim elle se coupa un sein et l'offrit à la mère du bébé. En récompense pour son geste elle fut changée en homme. Ce que dit Nichiren de ce sutra.

Gon no Tayu. Titre de Hojo Yoshitoki

Gonso ou Gonzo 勤操 (758-827). Moine et érudit de l'école Sanron. A douze ans, il commença à étudier sous la direction de Shinrei, moine du temple Daian-ji et, à seize ans, se rendit au Mont Koya. Il étudia ensuite les trois traités de l'école Sanron : le Chu Ron, le Junimon Ron et le Hyaku Ron avec Zengi, moine du temple Todai-ji. Le 19 janvier 802, des moines érudits des Sept temples principaux de Nara et lui-même furent vaincus dans un débat avec Saicho. Il fut plus tard nommé superviseur des moines (sozu). A ce titre il administra les temples Todai-ji et Saidai-ji, et fonda également le temple Iwabuchi-dera. Kukai, fondateur de l'école japonaise Shingon, fut son disciple. En 826, il fut nommé superviseur général des moines (daisozu) puis, à titre posthume, administrateur des moines (sojo) d'Iwabuchi. Ce qu'en dit Nichiren.

Gon'yo. 厳誉 Administrateur du Shijuku-in, temple de l'école Tendai, situé à Kambara dans la province de Suruga, pendant la période Kamakura (1185-1333). C'est au Shijuku-in que Nikko était entré dans la vie religieuse et avait commencé ses études. Au cours de ses efforts de propagation dans la région du Fuji, Nikko s'y rendit souvent et convertit plusieurs jeunes moines dont Kenshu (Nichigen), Shoken (Nichii) et Nichiji qui devint plus tard l'un des six moines aînés. Peu avant la persécution d'Atsuhara, Gon'yo fit appel au gouvernement pour expulser Nikko, Kenshu, Shoken et Nichiji sous prétexte qu'ils prêchaient des hérésies.

goon (cinq agrégats)

Gopika ou Gopior Gopa (Kui, 瞿夷). Epouse de Shakyamuni lorsqu'il était prince. Certaines sources en font l'épouse principale alors que Yashodhara, mère de son fils et disciple Rahula serait la seconde épouse. Selon d'autres sources, elles ne seraient qu'une seule personne.

goriki (pancabalani) cinq forces

Go-Saga Tenno (ou Saga II ou Saga postérieur, 1220-1272). 88e empereur du Japon de 1242 à 1246. Fils de Tsuchimikado Tenno et successeur de Shijo Tenno. Devenu moine bouddhiste avant son accession au trône, il abandonna la robe pour empêcher que le prince Tadanari, un fils de l'empereur retiré Juntoku, soutenu par la cour, fut intronisé. Il demanda pour cela l'aide du bakufu, ce qui constituait un précédent. Il abdiqua après quatre année de règne mais continua de diriger le pays au nom de ses fils, Go-Fukakusa et Kameyama. Ce fut l'origine de l'alternance des "lignées" (Jimyo-in et Daikaku-ji). Go-Saga fut également un grand poète de waka.

Goshila. Riche propriétaire de Kaushambi qui fit construire le monastère de Ghoshilavana pour inciter le bouddha Shakyamuni à venir y enseigner sa doctrine.

Go-Shirakawa (ou Shirakawa II ou Shirakawa postérieur) 77e empereur du Japon de (1127<1155-1158>1192), fils de Toba et de l'impératrice Fujiwara Yasuko. Il succéda à son frère Konoe mais s'opposa à l'empereur-retiré Sutoku, ce qui conduisit aux troubles de l'ère Hogen en 1156. Il abdiqua en faveur de son fils, Nijo (Morohito) mais continua de gouverner depuis sa retraite.

goshirsha voir démons à tête de boeuf

gosho : Littéralement "écrit" ; go = préfixe honorifique, sho = écrits. Les écrits, séparés ou rassemblés, de Nichiren. Le recueil des goshos comprend des traités doctrinaux, des transcriptions d'enseignements oraux, des lettres de remontrance, des tableaux, des lettres aux disciples moines et laïcs, etc. Il subsiste aujourd'hui plus de sept cents écrits de Nichiren, y compris les copies et les fragments. L'authenticité de quelques écrits est contestée par certaines écoles nichireniennes, même quand elles reconnaissent l'orthodoxie du contenu. Toutefois quelques écrits sont suspectés être des faux fabriqués par des successeurs désireux de se donner une légitimité. Il existe deux compilations établies par les premiers disciples : celle de Nikko et celle de Nichijo (Toki Jonin).
Selon le destinataire Nichiren écrivait soit en chinois classique soit en japonais, soit mélangeant les deux, ce qui explique les répétitions presque mot pour mot de certains passages.
A l'heure actuelle, il existe trois éditions accessibles au large public : 1) Showa Teihon Nichiren Shonin Ibun,  昭和定本 日蓮聖人遺, édité par le Centre d'études du bouddhisme de Nichiren, Université Rissho, au Mont Minobu (Nichiren Shu); (1926-1989 ; réédité en 2000, 4 volumes). Il s'appuie sur le Rokunai Gosho qui remonterait à Toki Jonin ; 2) Nichiren Daishonin Gosho Zenshu 日蓮大聖人御書全集, (Oeuvres complètes de Nichiren Daishonin) édité par la Soka Gakkai, en 1952, sous la direction du 59e Grand-patriarche, Nichiko Shonin. Cette traduction, qui s'appuie non seulement sur les originaux mais également sur les annotations en marges, est à la base d'un certain nombre de divergences doctrinales entre le courant Nichiren Shoshu/Soka Gakkai et les écoles d'obédience Nichiren Shu qui suivent le Showa Teihon. (Le Hennentai Nichiren Daishonin Gosho 編年体 日蓮大聖人御書 publié en 1973 est la version chronologique du Gosho Zenshu) ; 3) Heisei Shinpen Nichiren Daishonin Gosho 平成新編  日蓮大聖人, édité par le Taiseki-ji (Nichiren Shoshu), en 1994. C'est une révision totale des écrits du Gosho Zenshu et du Showa Shintei Gosho (version chronologique éditée 1971, sous le 66e Grand-patriarche, Nittatsu Shonin). De nouveaux textes ont été ajoutés et d'autres, dont l'authenticité est controversée, supprimés. Cette édition suit l'ordre chronologique et est en "kakikudashi-bun" (書き下し文), lecture japonaise avec réorganisation syntaxique et certains caractères chinois (漢字) trop anciens remplacés par ceux utilisés aujourd'hui. La Nichiren Shoshu prévoir l'édition prochaine du Gosho en style d'origine (原文体). Voir la liste des goshos traduits et les dix Ecrits principaux.
4) Il existe une traduction incomplète anglaise en 7 volumes The Major Writings of Nichiren Daishonin (en abrégé MW ainsi qu'une réédition en un volume, datant de 1999 : The Writings of Nichiren Daishonin (en abrégé WND) qui comporte de nombreuses modifications. Une traduction française de Major Writings of Nichiren Daishonin) a été publiée par l'ACEP : (
Soka Gakkaï 7 volumes (1992 - 2000) et Les Ecrits de Nichiren - Les 7 premiers volumes en 1 seul tome (éd. revue et corrigée 2011) Voir la liste de goshos anglais/japonais et en français la liste chronologique ou alphabétique.

Gotama voir Gautama

Go-Toba ou Toba II (1180-1239). Le 82ème empereur du Japon de 1183 à 1198. (Prince Takahira). Il était le 4ème fils de l'empereur Takakura et petit-fils de Go-Shikarawa. Sa mère Bomon Shokushi appartenait au clan Fujiwara. Gotoba interdit la pratique du Nembutsu et fit exiler Honen. Après l'assassinat de Minamoto no Sanetomo, il organisa en 1221 la rébellion Jokyu contre le bakufu de Kamakura pour rétablir le pouvoir perdu de la noblesse de Kyoto. Un grand nombre de moines offrirent des prières ésotériques Shingon pour la victoire des forces impériales. Cependant le dirigeant du bakufu, Hojo Yoshitoki, remporta la victoire et le gouvernement des samouraï consolida son influence. L'empereur fut exilé sur l'île d'Oki. Gotoba fut très doué dans beaucoup de domaines, tels la poésie, la musique, le jeu de go, le cheval, la natation. Il supervisa l'édition de Shin Kokinshu, une anthologie des poèmes japonais (waka) de la période Kamakura.

Go-Uda (ou Uda II, 1267-1324). Le 91e empereur du Japon de 1274-1287. Fils et successeur de Kameyama. Il appartenait à la lignée du Daikaku-ji et ses successeurs Fushimi et Go-Fushimi à la lignée rivale du Jimyo-in. Il abdiqua en faveur de son cousin Fushimi et, son épouse étant décédée en 1307, prit la robe des religieux bouddhistes.

goun (cinq éléments, panca skandha)

Gozanze (Trilokavijaya 降三世明王). L'un des cinq grands Honorés ; celui qui maîtrise les trois mondes.

Gozen. Formule de respect à l'adresse d'une femme.

gozo (cinq organes ou cinq viscères)

graine de la bodhéité (busshu, 仏種). Cause permettant d'atteindre l'état de bouddha, comparée à la graine d'une plante. Ce terme est utilisé pour désigner 1) la nature de bouddha inhérente aux êtres ordinaires, qui leur donne la potentialité à devenir bouddha ou 2) l'enseignement du Bouddha qui clarifie la réalité de la nature de bouddha. On s'assure des conditions permettant d'arriver à l'Eveil en recevant l'enseignement du Bouddha, c'est-à-dire la graine de l'état de bouddha. En prenant pour base le Sutra du Lotus, Zhiyi, interpréta la "graine de bodhéité" comme étant la doctrine d'ichinen sanzen, et Nichiren la définit comme Namu Myoho Renge Kyo. Du point de vue du principe de l'ensemencement, de la maturation et de la récolte, les personnes nées du vivant de Shakyamuni ainsi qu'aux époques du Dharma correct et du Dharma formel furent capables, par la pratique des enseignements de Shakyamuni, de nourrir et d'amener à maturation la graine de bodhéité qu'ils avaient déjà reçue au cours de vies antérieures. Au contraire, les personnes nées à l'époque des Derniers jours du Dharma peuvent recevoir cette graine pour la première fois en recevant et gardant Namu Myoho Renge Kyo.
On distingue traditionnellement trois types de graines :
1) la graine de bodhéité "par le petit bien" ou graine catégorielle qui concerne, par exemple, les personnes qui édifient les stupas, ou les enfants sculptent des statues de bouddha.
2) la graine de bodhéité "par le grand bien", celle du Sutra du Lotus. Grâce à leur lien avec le Sutra du Lotus, les personnes deviennent immanquablement bouddha.
3) la graine relative désigne l’Eveil des êtres plongés dans l’illusion des mauvaises passions, du karma et de la souffrance et qui, en réalité, en dominant leur substance, deviennent bouddha dès ce corps (sokushin jobutsu) car fondamentalement, tous les êtres sont le bouddha au triple corps sans artifice. Aussi, à partir du moment où ils reçoivent et de gardent le Dharma Merveilleux ils réalisent immédiatement les bienfaits (kudoku) du Bouddha. Nichiren montra par son expérience physique ce processus en tant que signification fondamentale de l’Eveil dès ce corps (sokushin jobutsu). Ce qu'en dit Nichiren.

graines de la bodhéité [planter ou semer les] (geshu, 下種). Un des trois grands bienfaits décrits par Zhiyi. Voir ensemencement, maturation, récolte (shu juku datsu)

Grand arrêt et examen voir Maka shikan

Grande assemblée (dai shu, 大眾). Assemblée décrite dans le chapitre Jo* (I) du Sutra du Lotus et qui réunit les disciples de Shakyamuni, arhats et bodhisattvas, les quatre congrégations (moines et nonnes, laïcs, hommes et femmes), les dieux et les huit groupes d'esprits célestes. Tous se sont réunis sur le Pic du Vautour pour entendre l'enseignement suprême du Bouddha.

grand chariot tiré par un boeuf blanc (daibyaku-gosha, 大白牛車). Chariot orné de joyaux qui apparaît dans la parabole des trois chariots et la maison en feu du chapitre III du Sutra du Lotus, où il représente le véhicule unique du Bouddha.

Grande-Ecoute [roi céleste] (Tamon tenno, Vasraivana)

Grand Eveil (Daikaku, 大覺) désigne le Bouddha Shakyamuni.

Grand Dharma pur (daibyakuho 大白法). Dans les écrits de Nichiren, Dharma de Namu Myoho-renge-kyo ou enseignement du chapitre XVI du Sutra du Lotus tel qu'il correspond à la cinquième période de cinq cents ans.

Grand-maître I. (Daishi, 大師). Terme désignant à l’origine le Bouddha lui-même (cf. Grand-maître et guide), puis titre honorifique conféré en Chine par l'Empereur à certains grands penseurs tels que Huisi ou Zhiyi. Vu le caractère contemplatif de leur école, ils sont appelés également "Grand-maître de méditation" (daizenshi, dachanshi). Dans l’appellation complète conférée à chacun de ces penseurs le terme de "Grand-maître" est précédé d’un nom qui permet de les distinguer d’autres "Grands maîtres" sans utiliser leur nom de moine. Ainsi Huisi est-il appelé "Grand-maître des Collines méridionales" (Nangaku daishi, Nanyue dashi) et Zhiyi, "Grand-maître du Tian-tai " (Tendai daishi, Tian-tai dashi) ; dans les deux cas, on fait référence aux lieux où ils ont enseigné. Au Japon la distinction de "Grand-maître", continue à être conférée par l’empereur mais à titre posthume. Le premier à en avoir été honoré est Saicho (767 – 822) à qui est décerné le titre de "Grand-maître de la Transmission des enseignements", environ quarante ans après sa mort. Cette tradition de nomination impériale et posthume des "Grands Maîtres" s’est perpétuée et jusqu’à présent, le titre a été décerné à 31 moines. Nichiren a été le vingt-septième d’entre eux et une reconnaissance tardive lui a été accordée par le pouvoir impérial en 1922 qui lui a conféré le titre de "Grand-maître de l’Établissement de l’orthodoxie" (Rissho daishi). Ce qu'en dit Nichiren. µvu

Grand-maîtreII. (daishi, 摩訶` ou makasatsu 大士, mahasattva). En sanskrit maha = grand, sattva = être. Titre honorifique des bodhisattvas. Voir mahasattva.

Grand-maître et guide (daidoshi, 大導師). Terme désignant des bouddhas ou des bodhisattvas et qui montre la capacité de guider les hommes jusqu’à l’Eveil.

Grand-maître de l’Établissement de l’Orthodoxie (Rissho daishi). Nichiren. Voir Grand-maître

Grand-maître Dengyo (Dengyo daishi) voir Saicho

Grand-maître Jikaku (Jikakui daishi) voir Ennin

Grand-maître Tendai (Tendai daishi) voir Zhiyi

Grand Véhicule voir Mahayana

Grand Véhicule provisoire (gondaijo) Voir enseignements du Grand Véhicule provisoire.

Grande et unique raison ou la raison d'importance. Dans le chapitre Hoben* (II) du Sutra du Lotus, Shakyamuni révèle que tous les bouddhas font leur apparition en ce monde pour "une grande raison", celle de permettre à tous les êtres de parvenir au même Eveil qu'ils ont eux-mêmes obtenu. Très précisément, ils apparaissent pour "Ouvrir la porte de la sagesse de bouddha à tous les êtres, la leur montrer, leur permettre de s'y éveiller et de les inviter à y accéder", (kai, ji, go nyu). Le Bouddha ouvre la porte de la sagesse à tous les êtres vivants [kai], la révèle [ji], les incite à s'y éveiller [go] et les fait accéder [nyu] à la bodhéité."

grands auditeurs [quatre]

grands éléments [quatre]

gratitude voir dette de reconnaissance

Grdhrakuta (Mont Sacré du Vautour, Ryosen, Ryojusen)

griha-pati, gaha-pati (maître de maison, chef de famille koji, 居士). Dans les textes bouddhiques, pratiquant laïc. Griha signifie maison et pati, le propriétaire, le maître. Au début, ce terme s'appliquait principalement aux hommes de la caste vaishya. Plus tard il désigne l'homme qui possède une certaine culture.

Guanding, 灌頂 (Tchang-ngan, Chang-an, Kanjo ou Shoan, 章安) (561- 632). Son patronyme est Wu et il a pour nom personnel Feifan (Peu-Commun) ; son nom religieux, "Guanding", désigne un rite de bénédiction par aspersion (guan) sur le sommet (ding) du front). Religieux chinois de l'école Tian-tai, disciple et biographe de Zhiyi, rédacteur de plusieurs des principales oeuvres de ce maître. Originaire de Zhang an dans l'actuelle région du Zhejiang, il est souvent désigné sous l'appellation "Grand-maître de Zhangan Daishi*, 章安大師. Son père meurt quand il est encore jeune et sa mère confie son éducation au supérieur d'un temple local. Il n'a que six ans. Il montre des dispositions pour l'étude des classiques qui en feront plus tard l'un des premiers auteurs de l'école Tian-tai. A dix-neuf ans il est ordonné et, à la mort de l'abbé qui s'est occupé de lui depuis son enfance, il se rend au Mont Tian-tai où il devient le disciple de Zhiyi qu'il servira fidèlement jusqu'à la fin de sa vie. Il accompagne son maître dans ses différentes pérégrinations. Il met en forme les notes de son maître qui deviendront le Maka shikan et le Hokke gengi. De retour au Mont Tian-tai, il est au côté de son maître jusque dans ses derniers instants. Il enseigne et médite le Sutra du Lotus et sa renommée attire de nombreux disciples. Il meurt en 632 au Mont Tian-tai. Même s'il n'a pas été le successeur désigné de Zhiyi à la tête de la communauté religieuse du Tian-tai, Guanding est considéré comme son héritier spirituel. Il a consigné les principales oeuvres de son maître et conçu les traités qui fondent les assises doctrinales du Tian-tai. Ce qu'en dit Nichiren.

Guangwu voir Han Guang Wudi

Guangzhe-si 光宅寺 (Kouang-tcho-sseu ou Kuang-che-ssu, Kotaku-ji). Temple (dans l'actuelle Nanjing) construit par l'empereur Liang Wu Di vers 502 pour le moine Fayun. Il abritait une grande statue du bouddha Shakyamuni faite en or et en cuivre. Fayun y fit des exposés sur le Sutra du Lotus que ses disciples compilèrent en un commentaire intitulé le Hokke Giki (Annotations sur le Sutra du Lotus). Zhiyi y séjourna en 587 en expliquent le Sutra du Lotus et le Sutra des Rois vertueux. C'est là également que fut composé le Hokke Mongu Ki par Zhanlan, disciple de Zhiyi.

Guan-Longfeng (Kouan Long-p'eng). Ministre de Jie, dernier empereur de la dynastie Xia, 夏(- 2205 à -1766) Selon le Shi Ji (Mémoires de l'historien), Jie mena une vie dissolue et infliges de grandes souffrances à son peuple. Guan-Longfeng lui fit des remontrances, mais Jie n'en tint aucun compte et le fit décapiter. Par la suite, la dynastie Xia déclina rapidement et fut détruite par l'empereur Cheng Tang de la dynastie Shan. Ce qu'en dit Nichiren.

Guanyin voir Avalokiteshvara

Guanxiu, Kouang-sieu (Koshu ou Koshu, 広脩・広修), (771-843). Huitième patriarche dans la lignée de l'école Tian-tai en Chine, en comptant à partir de Zhiyi. Il fut aussi un disciple de Dao-sui, qui enseigna la doctrine Tian-tai à Saicho lorsque ce dernier se rendit en Chine. Guangxiu et son disciple Wei-juan sont censés avoir répondu aux questions posées par Encho (le deuxième supérieur du Enryaku-ji) concernant la doctrine de Zhiyi. Ce qu'en dit Nichiren.

Gubo-ji (ou Guho-ji). (temple de la Propagation du Dharma). A l'origine temple Tendai pratiquent le bouddhisme de Nichiren depuis que Nitcho remporta la victoire lors d'un débat public (1278) et prit ensuite la direction du temple.

Guirlande de fleurs (Kegon, Huayan, Avatamsaka) Abréviation de quelques expressions liées au sutra de ce nom. Voir Sutra de la guirlande de fleurs (Kegon kyo), Période de la Guirlande de fleurs (kegon ji) dans les cinq périodes, Kegonshu, École de la Guirlande de fleurs).

Guketsu ou Shikan-bugyo-den-guketsu, 止観輔行伝弘決, en abrégé Gu, (Annotations sur le Maka Shikan ou Détermination, Zhiguan fuxing zhuan hongjue, en abrégé Hong). Commentaire très détaillé sur leMaka shikan de Zhiyi écrit par Zhanlan. Après la mort de Zhiyi, un certain nombre d'interprétations divergentes de ce texte commencèrent à paraître, provenant d'autres écoles et de l'école Tian-tai elle-même. Zhanlan écrivit le Guketsu pour réfuter les interprétations erronées et clarifier les doctrines de l'école de Tian-tai. Ce qu'en dit Nichiren.

Gumyo Shu (Anthologie de la propagation de la lumière). Anthologie d'essais sur le bouddhisme compilée par Seng-you (Soyu) (445-518), sous la dynastie des Liang, relatant les conflits qui opposèrent le bouddhisme et les philosophies propres à la Chine, le confucianisme et le taoïsme, pendant les cinq cents premières années qui suivirent l'introduction du bouddhisme en Chine. Avec le Shutsu Sanzo Ki Shu (Anthologie des commentaires sur le Tripitaka) du même Seng-you, on considère cet ouvrage comme d'une valeur inestimable pour l'étude de l'histoire du bouddhisme chinois.

guna (bienfaits, kudoku)

Gunahbadra (394-468). Traducteur des écrits bouddhiques du sanskrit en chinois. Il naquit dans une famille brahmane de l'Inde centrale, mais fut converti au bouddhisme. Il étudia d'abord les enseignements du Theravada et ceux du Mahayana par la suite. En 435, il se rendit en Chine où il se consacra à l'enseignement et à la traduction des écrits bouddhiques. Il traduisit un total de 52 écrits en 134 fascicules, parmi lesquels les sutras Zo-agon, Shrimala et Muryoju.

Gunamati (c. 420-500). Moine de l'école "Rien-que-conscience" en Inde du Sud, révéré comme l'un des dix grands savants de cette école. Selon le Daito Saiiki Ki, il réfuta le lettré non bouddhiste Madhava, qui avait gagné le respect du roi du Magadha, et convertit le roi. Plus tard, il vécut au monastère de Nalanda et fut célèbre pour son érudition. Il fut l'auteur du Yuishiki Sanju Ju Shaku (Commentaire sur le Yuishiki Sanju Ju). Ce qu'en dit Nichiren.

Gunaprabha. Maître indien qui étudia d'abord le Mahayana mais se convertit au Theravada après avoir lu l'Abhidharma-mahavibhasha-shastra (Daibibasha Ron), et qui écrivit quantité de commentaires. La légende le fait monter au Ciel Tushita pour résoudre ses doutes concernant le Theravada et le Mahayana. Là, il rencontra le bodhisattva Maitreya mais ne lui manifesta aucun respect parce que Maitreya n'était pas un moine ayant reçu l'ordination. Ainsi, victime de son arrogance, il ne put rien apprendre de Maitreya. Ce qu'en dit Nichiren.

Gunavarman (377-431). Traducteur des écrits bouddhiques qui vint du Cachemire (ou du Gandhara) en Chine. Il naquit dans la caste des kshatriya mais entra dans le Sangha à l'âge de vingt ans et maîtrisa les trois parties du Canon. A l'âge de trente ans, il refusa le trône et voyagea dans divers pays, dont Java. L'empereur Wen (Liu Yilong) de la dynastie Liu Song (407-453) entendit parler de lui et l'invita dans la capitale, Jian-kang, où il fit des exposés sur le Sutra du Lotus et le Sutra Juji, entre autres. Il traduisit dix ouvrages en dix-huit fascicules.

Guoqing-si (Kouo-Ts'ing-sseu, Kokusei-ji). Temple de l'école Tian-tai sur le Mont Tian-tai en Chine, construit en 601 (ou 598) par l'empereur Yang de la dynastie des Shui. Il fut florissant en tant que temple principal de cette école. Saicho et Gishin, successeur de Saicho et supérieur du temple Enryaku-ji, y étudièrent.

gura (kalakula). Insecte mythique qui gonfle comme une baudruche au gré du vent ; symbole de l'inflation psychique. Ce qu'en dit Nichiren

guru. Maître spirituel de l'hindouisme traditionnel, le plus souvent directeur de conscience. Voir également acarya.

Gutoku Sho (L'OEuvre du Tonsuré ignorant). Ouvrage en deux fascicules écrit en 1255 par Shinran qui avait adopté le nom de Gutoku (Tonsuré ignorant) après son exil à Echigo en 1207. Le premier fascicule concerne la classification des enseignements bouddhiques et affirme que tous les enseignements autres que ceux qui se rapportent au vœu originel d'Amida sont provisoires. Le second fascicule discute de la nécessité de s'en remettre à la grâce de Amida, etc.

Guizimushen (Déesse Mère des Enfants Démons, Kishimojin, Hariti)

gyodo (progresser sur la voie)

Gyobo Bonji, 楽. Selon le Daichido Ron* un homme nommé Gyobo (Aspiration au Dharma) recherche le Dharma dans les quatre directions, mais n'a pas encore pu rencontrer de bouddha. Un démon déguisé en brahmane s'approche de lui et lui dit qu'il peut lui enseigner un verset d'un enseignement bouddhique s'il est prêt à l'inscrire en se servant de sa propre peau comme parchemin, d'un de ses os comme pinceau et de son sang comme encre. Gyobo accepte avec joie et se prépare à écrire le verset quand, à ce moment précis, le démon disparaît. Toutefois, en réponse à l'esprit de recherche de Gyobo, un bouddha apparaît et lui communique un enseignement bouddhique profond. Il peut ainsi atteindre le stade, dans la pratique de bodhisattva, où l'on réalise que, essentiellement, rien ne naît ni ne meurt jamais. On dit qu'il renaquit plus tard en Shakyamuni. Ce qu'en dit Nichiren.

Gyochi. Vice-administrateur du temple Ryusen-ji du village de Atsuhara, dans la province de Suruga. Nikko convertit plusieurs moines de ce temple (Nisshu, Nichiben et Nichizen, entre autres) au bouddhisme de Nichiren. Cela provoqua le mécontentement et le ressentiment de Gyochi. Il fut le principal instigateur du harcèlement injustifié que subirent les disciples de Nichiren dans cette région, connu sous le nom générique de persécution d'Atsuhara.

Gyoho (722-797). Moine de l'école Sanron. Il étudia au temple Daian-ji à Nara et fut ordonné moine au temple Yamashina-dera. Par la suite, il devint le supérieur du temple Sofuku-ji, dans la province d'Omi, et fut nommé maître provincial par la Cour impériale. En 778, il conduisit la cérémonie au cours de laquelle Saicho reçut l'ordination. Plus tard, il revint au temple Daian-ji où il mourut. Ce qu'en dit Nichiren.

Gyoki (668-749). Moine du temple Yakushi-ji à Nara. A quinze ans, il entra dans la vie religieuse et étudia les doctrines de l'école Hosso. Il voyagea en province pour enseigner cette doctrine et on lui attribua la conversion de mille personnes. La Cour impériale commença à voir d'un mauvais oeil ses activités de propagation et le persécuta en tant qu'agitateur. Plus tard, les conditions politiques ayant changé, ces activités furent permises. Quand l'empereur Shomu fit part de son vœu de construire une grande statue du bouddha Vairocana en 743, Gyoki parcourut le pays en demandant des contributions. En 745, il fut nommé administrateur général des moines (daisojo). Au cours de ses voyages, il fit construire aussi des ponts et des remblais, réparer des routes et participa à des travaux de défrichage et d'irrigation. Pour sa contribution au bien-être public, on lui donna le nom de Gyoki Bosatsu (bodhisattva Gyoki), et il fut vénéré par le peuple. Ce qu'en dit Nichiren.

 
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