DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanscrit, pali

M

A.B.C.D.E.F.G.H.I .J.K.L.M.N.O.P.Q.R.S.T.U.V.W.X.Y.Z

ma voir démon

machishu : pendant la période Muromachi (1336 - 1573) et Momoyama (1576 -1600) le terme désigne les citadins, principalement à Kyoto et autres grandes villes, ayant formé des associations d'auto-défense et d'auto-administration. En savoir plus

Madhava (Mato). Erudit de l'école Sankhya, l'une des six écoles philosophiques de l'Inde ancienne. On dit qu'il fut réfuté par Tokue, un des dix grands érudits de l'école Vijnaptimatrata, et vomit du sang jusqu'à en mourir.

Madhurasvara, (Mion, Meiyin, Beautiful centaur king, Gandharva King Of Beauty). Un des quatre rois gandharvas présents à la Grande assemblée sur le Pic du Vautour, décrite dans le chapitre I du Sutra du Lotus.

Madhyamika [école] (Chugan-ha, 中観派). Ecole mahayana basée principalement sur le Chu Ron de Nagarjuna. Ce fut l'une des deux principales écoles mahayanas en Inde, avec l'école Vijnanavada (Rien-que-conscience), aussi appelée école Yogacara. Nagarjuna en est considéré comme le fondateur et ses enseignements furent développés par Aryadeva, Rahulabhadra et Pingala. Au début du VIe siècle, deux lettrés, Buddhapalita et Bhavaviveka, écrivirent différents commentaires sur le Chu Ron. Comme résultat, l'école Madhyamika se scinda en deux : l'école Prasangika dirigée par Buddhapalita et l'école Svatantrika dirigée par Bhavaviveka. Plus tard, l'école Madhyamika-yogacara naquit des liens étroits entre les écoles Madhyamika et Vijnanavada. L'école Sanlun, en Chine et Sanron au Japon, hérita de la philosophie de l'école Madhyamika. Celle-ci énonce le principe de la non-substantialité (ku) et enseigne qu'en reconnaissant l'interdépendance de tous les phénomènes, on peut se libérer des illusions et percevoir l'enseignement ultime du Bouddha, la voie du milieu, qui échappe au dilemme de l'existence et de la non-existence.

Madhyamaka-karika ou Madhyamika-karika ou Mula-ma-dhyamaka-karika voir Chu Ron.

Madhyantika (Madendai ou Madenji, 末田提, 末田地, 命偈 ? ) Disciple d'Ananda et, selon certains, troisième des vingt-quatre successeurs de Shakyamuni. Il reçut les enseignements d'Ananda au même moment que Shanavasa. Après la mort de son maître, il se rendit au Cachemire pour y propager le bouddhisme. Ce qu'en dit Nichiren.

Magadha (Makada-koku, 摩掲陀国) Important royaume de l'Inde antique et centre de l'empire des Maurya, puis de celui des Gupta. On y trouve Rajagriha, le Pic du Vautour et le monastère du Bois des Bambous. Ce royaume fut, du vivant de Shakyamuni, gouverné par Bimbisara, puis par son fils Ajatashatru. Au IIIe siècle de notre ère le roi Ashoka, de la dynastie Maurya, régna aussi sur cette région.

Mahabharatha L'une des grandes épopées indiennes classiques, avec le Ramayana. Le Mahabharata relate la lutte des cinq frères Pandava contre leurs méchants cousins, les Kaurava. Cette oeuvre collective, de 200 000 vers sur 18 livres, prit peu à peu forme, de l'ère védique jusqu'au VIe siècle de notre ère. Le VIe livre, qui constitue la Bhagavad Gita, le "Chant du Seigneur", est l'un des livres saints du brahmanisme.

Mahabrahma. 1) Nom sanskrit de Bonten 梵天 ou Daibonten, 大梵天, qui, avec Taishaku, est l'une des deux principales divinités tutélaires du bouddhisme japonais. Il vivrait dans le premier Ciel de méditation du monde de la forme.
2) Abréviation de Mahabrahma bhumi (terre de Brahma, Daibon-ten, 大梵天). Le plus élevé des trois royaumes que comprend le premier Ciel de méditation, dans le monde de la forme.
3) Mahabrahmas (au pluriel). Divinités brahmiques, rois du Ciel Trayastrimsha

Mahadeva 1. littéralement "le grand dieu", autre appellation du dieu Shiva.

Mahadeva 2. (Makadaiba ou Daiten, 摩訶提婆・大天). Brahmane du temple de Mahadeva qui vécut environ un siècle après la mort de Shakyamuni. On dit qu'il contribua à l'apparition du premier schisme dans l'Ordre bouddhique. Il naquit à Mathura, en Inde centrale. Selon le Daibibasha Ron, il commit l'inceste avec sa mère et tua son père. Il tua également un arhat. Plus tard, en découvrant que sa mère avait des relations avec un autre homme, il assassina celle-ci. Cela constituait trois des cinq fautes cardinales. Pourtant, il regretta amèrement ses mauvaises actions, renonça au monde et entra dans l'Ordre bouddhique. Il maîtrisa les trois parties du canon et convertit au bouddhisme de nombreuses personnes à Pataliputra, grâce à ses talents oratoires. Il formula plus tard ce que l'on appela les "Cinq opinions nouvelles" - impliquant que les arhats possèdent encore certaines faiblesses humaines. La controverse que soulevèrent les interprétations de Mahadeva contribua à accélérer la formation d'un schisme dans l'Ordre et aboutit à la création de deux écoles séparées : l'école conservatrice Theravada et l'école Mahasanghika, plus libérale, qui soutenait Mahadeva. Voir les opinions nouvelles. Ce qu'en dit Nichiren.

Mahadharma (Grand-dharma, Daiho, Dafa, Great Dharma chimera king). Un des quatre rois kimnaras ( 緊那羅) qui apparaît au chapitre I du Sutra du Lotus.

Maha-Jyotisprabha voir Djyotichprabha

Mahakala (Makakara-ten, 摩訶 羅天) voir Daikoku

Mahakashyapa ou Kashyapa ou Kaçyiapa, Kassapa(Kasho, 迦葉波, Makakasho, 摩訶迦葉, Mohejiaуe). Le nom de famille Kashyapa étant fort répandu, on ajoute Maha (grand) à l'un des dix grands disciples de Shakyamuni. Son prénom était Pippala (pippal ou figuier sacré). Il naquit dans une famille de brahmanes, rencontra Shakyamuni au Magadha et devint son disciple (agra-shravaka). Après la mort du Bouddha, il présida, en tant que dirigeant du Sangha (arya sthavira), le premier concile bouddhique pour compiler les enseignements de Shakyamuni. Il propagea ensuite les enseignements theravada pendant deux décennies en étant le premier des vingt-quatre successeurs de Shakyamuni. Il mourut au Mont Kaku, au Magadha, après avoir transmis les enseignements à Ananda. Kashyapa, maîtrisant les dhuta (élimination des désirs et des émotions afin de fortifier les capacités spirituelles), était "le premier pour la pratique des austérités". Ayant compris la véritable intention du Bouddha à travers la parabole des Trois Chariots et de la maison en flammes relatée dans le chapitre Hiyu* (III) du Sutra du Lotus, il appartient au second des trois groupes des auditeurs-shravakas. Le chapitre Juki prédit qu'il deviendra à l'avenir le bouddha Komyo (Lumière étincelante, Rashmiprabhasa). A ne pas confondre avec Kashyapa, le personnage du Sutra du Nirvana qui porte le même nom ni avec les trois frères Kashyapa (Uruvilva Kashyapa, Nadi Kashyapa et   Kashyapa). Ce qu'en dit Nichiren.

Mahakaya (Grand-Corps, Daishin, Dashen, Great Body). Roi garuda présent à la Grande Assemblé du chapitre I du Sutra du Lotus. Il représente la vacuité.

Mahakatyayana voir Katyayana

Mahanama 1. (Makanan, 摩訶男). D'après la tradition un des cousins de Shakyamuni et frère aîné d'Anuruddha. Il était le fils de Sukkodana, un de quatre oncles paternels du Bouddha.

Mahanama 2. (Makanan, 摩訶男). Un des cinq bhiksu, ou moines ascètes. Lorsque Shakyamuni abandonna le monde séculier pour entrer dans la vie religieuse, son père, le roi, ordonna à cinq hommes de l'accompagner. Ils suivirent Shakyamuni et pratiquèrent l'ascèse avec lui, mais le quittèrent lorsqu'il renonça aux pratiques ascétiques. Cependant, peu après que Shakyamuni ait atteint l'Eveil, c'est à eux qu'il adressa son premier sermon au Parc des Cerfs à Sarnath, et ils devinrent ses premiers disciples. On ignore l'identité exacte de ces cinq ascètes. Cependant, d'après le Sutra Zoichi Agon, Mahanama est censé détenir des pouvoirs occultes. L'histoire du "sable qui se change en or dans sa main" apparaît dans la note ajoutée par Cungi aux trois oeuvres majeures de Zhiyi sur le Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren.

Mahapanthaka (Makahandoku, 摩訶槃特) voir Handoku

Mahaprajnaparamitasastra (Traité de la grande sagesse) voir Daichido ron

Mahaprajapati, Mahapajapati ou Mahaprajapati Gautami / Gotami (Kyodonmi ou Makahajahadai, 摩訶波闍波提, Mohebosheboti, Gyodammi). Tante maternelle de Shakyamuni qui l'a élevé après la mort de la reine Maya, la mère du Bouddha. Selon la coutume indienne, elle épousa le roi Shuddhodana, veuf de sa grande sœur. Après la mort du roi, elle a demandé au Bouddha de devenir religieuse. Lorsqu'elle eut affirmé cette volonté trois fois Shakyamuni consentit à en faire la première nonne bouddhiste et de fonder ainsi la communauté des religieuses, bhiksuni Sangha. Le chapitre XIII du Sutra du Lotus prédit qu'elle atteindra la bodhéité et portera le nom de "Bouddha dont la vue emplit de joie tous les êtres vivants" (Issai Shujo Kiken). Ce qu'en dit Nichiren.

Mahapratibhana ou Mahasattva, Maha-Pratibhana (Bodhisattva Gande Eloquence ou Grand Prêche en Joie, Daigyosetsu, Daleshuo). Bodhisattva qui pose des questions à Shakyamuni dans le chapitre XI du Sutra du Lotus.

Mahaprajnaparamita sastra. Commentaire du Mahaprajnaparamita sutra traditionnellement attribué à Nagarjuna.

Mahaparinirvana sutra (Sutra du grand nirvana, Daihatsu nehangyo, Daban niepanjing)

Maharatnapratimandito (Orné de Grands Trésors, Daihoshogon, Da bao zhuangyan, Adorned with Great Treasures). Nom d'un kalpa cité par le Sutra du Lotus.

Mahasanghika[école]. "Membres de la Grande Communauté" (Daishu-bu, 大衆部). L'une des deux écoles theravada formées par le schisme qui survint dans la communauté bouddhique environ un siècle après la mort de Shakyamuni, l'autre étant l'école Theravada. Le Daibibasha Ron attribue la cause de ce schisme à une controverse sur les "cinq nouvelles opinions", énoncées par Mahadeva, introduisant une modification dans la doctrine. Selon une autre source, le schisme serait né d'une controverse suscitée par une nouvelle interprétation des règles monastiques, connue sous le nom de "Dix Préceptes", énoncée par les moines de la tribu Vriji à Vaishali. L'école Mahasanghika accepta les points de vue de Mahadeva et la nouvelle interprétation des Dix Préceptes tandis que l'école Theravada les rejeta. Le Mahasanghika fut ainsi appelé parce qu'il revendiquait le plus grand nombre de moines. Des deux écoles, c'était la plus progressiste, en faveur d'une interprétation plus souple de la doctrine. Certains voient en elle les prémisses du mouvement mahayana. Elle se divisa à nouveau plus tard et forma finalement huit écoles supplémentaires.

Mahasattva [prince] héros du Jataka "Renoncement au corps pour nourrir les tigres". Le prince Mahasattva rencontre une tigresse affamée, trop faible pour nourrir ses petits. Par compassion il choisit de sacrifier sa vie pour sauver celle des félins.

mahasattva voir bodhisattva-mahasattva

Maha-Shikhin voir Shikin

Mahasthamaprapta (bodhisattva Puissance-Extrême, Seishi bosatsu )

Mahavairochana voir Vairocana

Mahavastu. (Grand Evénement, Daiji, 大事). Texte sanskrit décrivant la vie de Shakyamuni. Bien que classé comme faisant partie du vinaya de l'école Mahasanghika, il s'agit en réalité d'une biographie du Bouddha. Le titre fait référence à la venue de celui-ci. Cet ouvrage comprend trois parties. La première décrit la vie antérieure du Bouddha en tant que bodhisattva à l'époque du bouddha Dipamkara (Nento). La deuxième relate comment le Bouddha entra dans la matrice de Maya, sortit de son corps, renonça à la vie séculière, vainquit les démons et atteignit l'Eveil. La troisième décrit comment il fit tourner la roue du Dharma et fonda le Sangha.

Mahavikramin ou Mahavikrimin (Grand-Courage, Dairiki, Dali, Great Power bodhisattva, Greatness of Courage). Bodhisattva qui est présent à la Grande assemblée du chapitre I du Sutra du Lotus. Il représente la perfection de l'endurance (ksanti paramita).

Mahayana [bouddhisme] (Grand Véhicule, daijo, 大乘, dasheng). Nom que se donnent les écoles bouddhiques réformistes recherchant le salut par des méthodes plus universellement applicables que celles des écoles bouddhiques anciennes. Ces écoles conçoivent les pratiques de bodhisattva comme des moyens d'atteindre l'Eveil à la fois pour soi-même et pour les autres, par opposition au bouddhisme theravada. Après la mort de Shakyamuni, le Sangha subit plusieurs schismes, et, finalement, dix-huit ou vingt écoles se formèrent, chacune développant sa propre interprétation doctrinale des sutras. Le temps passant, les moines de ces écoles eurent tendance à s'isoler de plus en plus de la communauté laïque et à s'enfermer dans leurs monastères, pour se consacrer à la pratique des préceptes monastiques et à l'écriture d'exégèses doctrinales. Ils perdirent peu à peu de vue le but premier du bouddhisme, qui était de permettre à tous de parvenir à l'Eveil. Cette tendance est spécialement marquée dans l'école Theravada et ses branches. Vers la fin du Ier siècle avant notre ère et au début du Ier siècle se forma un nouveau groupe de croyants bouddhistes, qui exprima son désaccord avec ce qu'ils considéraient comme l'autosatisfaction et l'élitisme monastique des écoles traditionnelles. Il se donna pour but de sauver tous les êtres et intitula son bouddhisme Mahayana (Grand Véhicule), c'est-à-dire un enseignement assez vaste pour conduire tout le monde à l'Eveil. Et il reprocha aux premières écoles de ne rechercher que leur propre Eveil, utilisant pour désigner leur pratique le terme péjoratif de Hinayana (Petit Véhicule). Loin d'être un courant unique, c'est une multitude d'écoles dont les limites et les définitions sont parfois très floues. D'une façon générale, et forcément réductrice, le Mahayana substitue à l'idéal monastique de l'arhat celui du bodhisattva que sa compassion porte à rechercher le salut des autres autant que le sien propre. L'école Tendai, héritière de l'école Tian-tai en Chine distingue, en outre, le Mahayana provisoire et le Mahayana définitif, celui du Sutra du Lotus qui élargit encore plus le nombre de personnes qui peuvent emprunter ce "Véhicule" pour parvenir à la bodhéité. Les écoles mahayanas se sont implantées en Chine, en Corée, au Japon, au Tibet, au Vietnam et en Mongolie. Pour l'évolution historique, voir conciles.

Mahayana définitif. Autre nom du Sutra du Lotus.

Mahayana de la non-dualité : expression de l'école Shingon pour désigner l'enseignement du principe de l'unité essentielle du Monde du Diamant et du Monde de la Matrice*. Le bouddha Vairocana est ainsi appelé "Bouddha du Mahayana de la non-dualité".

Mahayana provisoire (gondaijo, 權大乘). Enseignements du Mahayana exposés comme des moyens pour guider les gens vers les enseignements du Mahayana du Sutra du Lotus, qui révéla pleinement l'Eveil de Shakyamuni. Les enseignements du Mahayana provisoire révèlent seulement des aspects partiels de la vérité. Le terme semble antérieur aux systèmes de classifications de l’école du Mont Tian-tai. Toutefois si l’on se rapporte au système des cinq périodes, il désigne la première, Kegon (Guirlande de Fleurs), troisième, Hoto (Déploiement) et quatrième Hannya (Perfection de la prajna) périodes. Ne sont donc pas comprises la période des enseignements du Theravada, Agon (Traditions) ni celle du Lotus et du Nirvana. Ce qu'en dit Nichiren.

Mahayanasamgraha : La Somme du Grand Véhicule, texte fondateur des Yogacara.

Mahendra, Mahinda (Mahinda, 摩陀). Fils du roi Ashoka, qui introduisit le bouddhisme à Ceylan (actuellement Sri Lanka). A l'âge de vingt ans, il devint moine sous la direction de Moggaliputta. Il se rendit au Ceylan pour obéir aux vœux de son père. Là, sous la protection du roi Tissa (Devanampiyatissa), il construisit un grand monastère à Mihintale, à une quinzaine de km. de la capitale Anuradhapura. On dit qu'il y planta un rejet de l'arbre bodhi qui, à son tour, servit plus tard pour la réimplantation à Bodhgaya.

Maheshvara (Grand Seigneur, Seigneur-Souverain, Seigneur Suprême, Makeishura-ten, 摩醯首羅天 ou Daijizaiten, 大自在天) 1. Nom donné à Shiva divinité de l’hindouisme, populaire et redouté car porteur de vie et de mort. 2. Divinité qui est au sommet du monde de la forme, dieu suprême du monde matériel. 3. Dans le bouddhisme, celui qui permet la véritable libération, bouddha de la transcendance. Ce qu'en dit Nichiren.

Mahishasaka [école] (Keji-bu ou Mishasoku-bu, 化地部・弥沙塞部). Branche de l'école Sarvastivada et l'une des vingt écoles du Theravada. L'école reconnaît la réalité du présent mais non celle du passé ni du futur, à la différence de Sarvastivada qui reconnaît la réalité des trois. L'école Dharmagupta serait issue de Mahishasaka.

mahoraga Littéralement "grand rouge" (magoraga, 摩j羅伽). 1. Déités apparentées aux serpents monstrueux et qui sont "humains mais non humains". C'est la partie reptilienne de la psyché. Les mahoraga font partie des huit groupes d'êtres qui ont promis de protéger le Dharma bouddhique. 2. Un de 12 généraux de Yaksha 3. Divinité au service de Yakuo*. Ce qu'en dit Nichiren.

Maints-Trésors voir Taho

maison en flammes(kataku, 火宅). Métaphore pour le monde des trois plans où les êtres sont soumis au cycle sans fin des souffrances. L'image provient de la parabole du chapitre III du Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren.

Maitrayani (Mitrani, Miduoluoni) Mère de Purna.

maitri, metta : amour-bonté ou amour bienveillant ou amour-empathie. Première des quatre vertus infinies du Bouddha. Traduit souvent à tort par comâssion qui est karuna conséquence de maitri. Le sens premier étant amitié, fraternité. Il s'agit d'un amour inconditionnel et sans attachement. Voir jihi. En savoir plus.

maître I. Selon la définition de Nichiren, celui qui enseigne une chose que le disciple ignore. II. Titre non spécifique = ajari (acarya) souvent simplement honorifique. III. Titre spécifique :
- Maître instructeur ou censeur (upajhaya, wajo
和尚). Initie à la méditations les bikhsus nouvellement ordonnés.
- Maître du Dharma (de la Loi) - hosshi
- Maître de méditation ou maître du zen - zenji
- Maître de la nation - kokushi
- Maître des doctrines (des traités) - ronji
- Maître des hommes - ninshi
- Maître du tripitaka -
sanzo
- Grand-maître - daishi
- Grand maître et guide - daidoshi
- Savant-maître - boshi

Ce qu'en dit Nichiren

Maître de l'enfer (Enma, Yama)

maître de maison voir griha-pati

Maître du Dharma [chapitre] (Hosshi bon, 法師品, Fashi pin) Xe chapitre du Sutra du Lotus. Shakyamuni s'adresse, à travers le bodhisattva Yakuo*, aux 80000 bodhisattvas-mahasattvas qui se sont rassemblés, venus de tous les points de l'univers, pour l'entendre prêcher. A la différence des chapitres précédents qui révèlent que les auditeurs-shravakas atteindront immanquablement l'état de bouddha dans le futur, le chapitre Hosshi et ceux de l'enseignement théorique traitent de la pratique et de la propagation du Sutra après la mort du Bouddha. Shakyamuni adresse donc ces chapitres non à ses disciples shravakas, mais aux bodhisattvas-mahasattvas qui, en tant qu'émissaires du Bouddha, ouvrent à sauver les êtres, en vantant le grand bienfait de pratiquer et d'enseigner le Sutra du Lotus. Celui qui en entend, ne serait-ce qu'un seul vers ou une phrase, et en tire, ne serait-ce qu'un instant de joie, déclare le Bouddha, atteindra de façon certaine l'Eveil suprême. De plus, celui qui enseigne à une autre personne, ne serait-ce qu'une phrase du Sutra, sera considéré comme un messager du Bouddha, envoyé pour réaliser son œuvre. Ce chapitre énonce ce que l'on appelle les trois règles de prédication (sanki) du Sutra du Lotus : entrer dans la demeure de l'Ainsi-Venu, revêtir la robe de l'Ainsi-Venu et s'asseoir sur le trône de l'Ainsi-Venu. La demeure de l'Ainsi-Venu symbolise une profonde compassion ; sa robe, un cœur doux et indulgent, et son trône, la perception de la non-substantialité (ku) de tous les phénomènes Ce chapitre mentionne également les cinq pratiques du Sutra : le croire, le lire, le réciter, l'enseigner et le transcrire. Lire le chapitre ; Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos.

Maître du Dharma ou Maître de la Loi (hosshi, 法師, dharma bhanaka). A l'origine, moine connaisseur de la doctrine, capable de l'enseigner et se livrant à une pratique exemplaire. Le chapitre X du Sutra du Lotus le définit comme celui qui observe les cinq pratiques (recevoir, lire, réciter, enseigner, copier le Sutra du Lotus). Par la suite le terme a désigné un rang élevé de la hiérarchie des moines, voire un simple titre honorifique. Ce qu'en dit Nichiren

maîtres du Dharma [cinq sortes de]

Maître de méditation ou Maître du zen (zenji, 禅師). Religieux qui a atteint un niveau de méditation et de concentration permettant d'éradiquer les illusions et contempler la réalité des phénomènes. En Chine et au Japon, c'était un titre honorifique attribué par la Cour aux prêtres éminents du Chan et du Zen. Ce qu'en dit Nichiren.

Maître de la nation (kokushi, 国師). Titre conféré par le chef d'une nation à des moines considérés comme des modèles de vertu. Ainsi Kumarayana, le père de Kumarajiva a reçu ce titre du roi de Kucha, et au Japon c'est le prêtre Zen, Enni (Shoichi) qui reçut le titre après sa mort en 1280.

Maître de la doctrine (ronji, 論師). Egalement traduit par "maître des traités". Deux sens :
- érudit qui maîtrise la troisième "corbeille" (pitaka) du canon bouddhique, celle des traités qui classifient et développent les notions philosophiques et scolastiques contenues dans les sutras.
- maître qui écrit des traités bouddhiques.
A distinguer de acarya (précepteur) et upadhyaya (censeur) qui tiennent un rôle de maître spirituel. Ce qu'en dit Nichiren

maître des hommes (ninshi, 人師). Maître apte à guider les hommes. Généralement ce terme ne désigne pas le Bouddha lui-même mais plutôt des maîtres de discipline. Pour le Bouddha on emploie le terme "Grand-maître et guide" (daidoshi). Cf. maître des doctrines, acarya.

Maître des remèdes voir Roi des Remèdes

maître des traités voir maitre de doctrines (ronji)

Maître du tripitaka(sanzo, 三蔵). Titre honorifique donné à ceux qui connaissent bien les trois parties du canon bouddhique, le tripitaka. Ce titre fut souvent donné aux moines, venus d'Inde et d'Asie Centrale en Chine, qui traduisaient les écrits bouddhiques en chinois. Ce qu'en dit Nichiren.

maître et disciple : Tant en Inde qu'au Japon, la transmission de maître à disciple revêt une signification particulière qui dépasse la simple transmission d'un savoir. Le maître doit inspirer par sa vie (par ce qu'il est) une confiance totale à son disciple. Le disciple, en retour, se garde de toute interprétation adaptée à son propre ego. Le lien de confiance mutuelle se crée par le partage d'une même pratique. Contrairement à ce qui se passe en occident, où ceux qui ont une certaine connaissance cherchent à créer leur propre école, le maître doit avoir été lui-même disciple et avoir reçu l'intégralité de l'enseignement du maître. On retrouve cette notion dans les sutras, et principalement dans le Sutra du Lotus, où Shakyamuni affirme avoir été disciple du bouddha Dipamkara qui lui conféra son futur nom et lui annonça la bodhéité. Il est toutefois important de noter que les transmissions du Sutra du Lotus et les octrois de prédictions se passent dans le monde de la spiritualité où la temporalité n'existe pas et où maître et disciple coexistent sans aucune notion d'antériorité. Actuellement, la relation traditionnelle entre maître et disciple est maintenue dans les arts martiaux (principalement l'aïkido) ainsi que dans certaines écoles bouddhistes, notamment le Zen et le mouvement laïc Soka Gakkaï. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.

maître et guide [grand] (daidoshii)

maître originel ( honshi). Titre honorifique japonais qui s'applique soit à Shakyamuni soit au fondateur d'une lignée bouddhiste.

Maitreya I. ("Celui qui aime", Miroku, 彌勒菩薩, Mile). Bodhisattva de la bonté (maitri, metta) et de la compassion. Son origine remonte au dieu védique Mitra qui est, avec Varuna, le seigneur des principes majeurs de l'univers. Le premier veillait au respect du contrat sacré passé avec les hommes alors que le second répondait de l'ordre cosmique. Maitreya a hérité de la bienveillance de Mitra et de son souci de rendre heureux tous les hommes. Le rôle de Maitreya est particulièrement important dans le Mahayana. Ses questions insistantes poussent Shakyamuni à exposer le chapitre Durée de la vie. Maitreya reçoit la prédiction qu'il apparaîtrait en ce monde 5670 millions d'années après la mort de Shakyamuni en tant que nouveau bouddha. En attendant que l'enseignement de Shakyamuni ait disparu, il réside dans le Ciel Tushita prêchant le Dharma à des êtres célestes. Il est représenté coiffé d'une couronne, debout ou assis, les jambes pendantes, pour montrer qu'il s'apprête à venir parmi les hommes. Le chapitre I du Sutra du Lotus, raconte sa vie antérieure comme celle du bodhisattva Yashaskama (Cherche-Gloire), disciple de Varaprabha (Lumière-Sublime), le futur Manjushri. Ce qu'en dit Nichiren.

Maitreya-natha II.. Fondateur de l'école Rien-que-conscience, qui aurait été, pense-t-on, le maître d'Asanga et aurait vécu vers 270-350. Divers ouvrages anciens de l'Inde, de la Chine et du Tibet mentionnent qu'Asanga monta au Ciel Tushita où le bodhisattva Maitreya lui enseigna la doctrine Mahayana de la non-substantialité (ku), et qu'il atteignit ainsi l'Eveil. Cependant, certains historiens pensent que le maître d'Asanga était un savant bouddhiste indien du IIIe ou IVe siècle, auteur du Yugashiji Ron (Yogacarabhumi-sastra), Chuben Fumbetsu Ron (Discernement entre le Milieu et la Fin) et Daijo Shogonkyo Ron. Ce qu'en dit Nichiren.

maitri, metta (amour-empathie, compassion, bienveillance, miséricorde, ji, 慈). L'une des quatre bienveillances sans limite qui caractérise l'attitude altruiste à l'égard de tout ce qui vit, hommes et nature. En savoir plus (Metta Sutta).

makara (makatsu, 摩竭) Enorme poisson-amphibie mythique, monture de la Déesse Ganga.

Maka Shikan 摩訶止觀 (Grand arrêt et examen ou Grande concentration et intuition, Mohe zhiguan). L'une des trois oeuvres maîtresses du religieux chinois Zhiyi (515-597), compilées par son disciple Guanding (561-632). Texte relevant du courant tian-tai. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.

maka-shikan voir concentration-intuition

Maka Shikan Bugyoden Guketsu voir Guketsu

Maka Sogi Ritsu. 摩訶僧律 (Grand Canon des règles monastiques). Ouvrage de vinayas, ou règles de discipline de l'école Mahasanghika, traduit en chinois par Buddhabhadra et Faxian en 416. Il divise ces règles en deux grandes catégories : les préceptes pour les moines et ceux pour les nonnes. Ce qu'en dit Nichiren.

Makeishura 摩醯首羅天. (Grand Dieu omnipotent) ou Daijizaiten (Dieu de grande liberté). Divinité inspirée de Maheshvara (Shiva, le créateur/destructeur du cosmos) et de Daikokuten. Il réside au-dessus du monde de la forme et règne sur un système de mondes majeur. On dit qu'il il jouit librement de ce que les autres obtiennent par la prière. Il est généralement représenté avec trois yeux, huit bras et monté sur un bœuf blanc. Ce qu'en dit Nichiren. µvu

maladie. Il est dit dans le huitième volume du Maka shikan que l'Ainsi-Venu se servit de sa mort comme d'un moyen pour enseigner l'éternité de la vie, et de la maladie, pour illustrer le pouvoir du bouddhisme. Il y est dit également qu'il y a six causes de maladie : 1) Le déséquilibre des quatre éléments 2) La consommation immodérée de nourriture et de boisson. 3) Une mauvaise posture corporelle. 4) L'attaque d'esprits maléfiques de l'extérieur 5) L'action de démons intérieurs 6. Les effets du karma.
D'après le Sutra du Nirvana il y a trois sortes de personnes dont la maladie est extrêmement difficile à guérir. Ce sont : 1. Ceux qui s'opposent au Dharma bouddhique 2. Ceux qui commettent les cinq forfaits 3. Les
icchantika (agotrika), personnes "d'une incroyance que rien ne peut ébranler." Ce qu'en dit Nichiren.

Malava Royaume de l'ancienne Inde centrale et occidentale.

Malla (Matsura, 末羅). Un des seize royaumes ou républiques oligarchiques de l’Inde (mahajanapadas) à l’époque de Shakyamuni, nommé ainsi d'après le clan au pouvoir. Il aurait été soumis au Kosala, l'un des seize autres Etats principaux. C'était un petit État divisé en deux parties principales par la rivière Kakuttha, avec pour capitales Kushinara et Pava, Ces deux lieux sont très importants dans l'histoire du bouddhisme puisque le Bouddha a pris son dernier repas et a été malade à Pava et est allé à son parinirvaṇa à Kushinara. Après la mort de Shakyamuni, les habitants du Malla reçurent son corps et le brûlèrent. Les cendres furent divisées en huit parties et distribuées aux habitants de cet Etat et à d'autres tribus et individus.

mana voir arrogance

manas ou mano-vijnana (mana, 末那). Septième des neuf consciences. Le mot sanskrit manas duquel provient mano, signifie réfléchir. Cette conscience est celle qui engendre la pensée abstraite et discerne le monde intérieur. La conscience du "soi" aurait son origine à ce niveau. On considère également l'attachement irrépressible à l'ego qui crée un mauvais karma comme l'œuvre de la septième conscience, influencée par la huitième conscience ou conscience-alaya.

Manava ou Manavaka (Judo, 儒童, Learned Youth). Un des noms de Shakyamuni dans une vie antérieure, alors qu'il n'était que bodhisattva. Manava ou manavaka signifie jeune homme, adolescent étudiant, élève. L'histoire de Manavaka pparaît dans le Sutra Zuio Hongi, le Sutra Rokudo Ju et dans divers autres ouvrages, mais elle diffère légèrement d'une source à l'autre. Selon le Sutra Zuio Hongi, l'ascète Judo (Sumedha selon d'autres sources) pratiquait des austérités lorsqu'il apprit que le bouddha Dipamkara (Nendo) était dans le monde. S'en réjouissant grandement il partit à sa recherche. Au bout d'un long périple il parvint à un village où il rencontra cinq cents religieux auxquels il a exposé son enseignement. Ils en ont été si contents que lorsqu'il partit du village ils lui donnèrent chacun une pièce en argent. Manavaka arriva enfin dans une ville parée pour une grande fête car on y attendait le bouddha Dipamkara. Dans la rue, il vit une femme appelée Gopi (Kui) tenant sept fleurs de lotus. Manavaka désirait si fort faire une offrande au bouddha qu'il lui donna ses cinq cents pièces en argent en échange de juste cinq fleurs. Apprenant que c'était pour une offrande au bouddha, Gopi fut fortement émue. Elle lui demanda d'être son épouse dans leur prochaine existence et lui fit don des deux fleurs de lotus restantes. Lorsque le bouddha Dipamkara arriva en ville, le roi et ses ministres jetèrent des fleurs sur son passage. Toutes tombèrent par terre mais les cinq lotus de Manavaka restèrent à flotter dans l'air et les deux derniers lotus vinrent se poser sur les épaules du bouddha. Celui-ci perçut alors la foi sincère de Manavaka et Gopi et prédit au jeune homme qu'il atteindrait l'Eveil sous le nom de Shakyamuni.

mandala (mandara, 曼荼羅). "Cercle" en sanskrit, représentation symbolique de l'Univers. Les mandalas les plus connus appartiennent au tantrisme. Ce sont généralement des carrés avec quatre entrées et entourés d'enceintes circulaires. Ce diagramme est destiné à permettre à son auteur ou à ceux qui le regardent, avec concentration, de réintégrer leur nature propre au sein du l'Univers. Pour le mandala de Nichiren voir Gohonzon . En savoir plus

mandala du Monde du diamant (Kongokai mandara, 金剛界曼荼, Vajradhatu mandala). Mandala décrit dans le Kongochokyo 金剛頂経. Il fut introduit au Japon par Kukai et devint l'un des deux mandala de base du Shingon. Voir monde du Diamant

mandala du Monde de la Matrice (Taizoukai mandara 胎蔵界曼荼羅 ou Daihitaizosho mandara, 大悲胎蔵生曼荼羅. Mandala Shingon introduit en Chine par Subhakarasimha. Voir Monde de la Matrice*
mandalins [rois] Souverains d'un royaume ordinaire (mandala). Souvent cités avec les balachakravartin qui sont les souverains de plusieurs royaumes et dont la puissance est soutenue par une armée ou une force (bala) qui leur assure la victoire. Au dessus il y a les chaturvipa chakravartin qui règnent sur les fabuleux quatre continents.

mandara ou mandarva [fleur de] (mandara, 曼陀羅華). Fleur qui s'épanouirait dans le paradis d'Indra, selon la tradition indienne. Elle répand un parfum délicieux et enchante ceux qui la voient. Dans la littérature bouddhique elle correspond généralement au lotus blanc. Voir quatre sortes de fleurs. Ce qu'en dit Nichiren.

mandara voir mandala

mani voir perle mani

manjushaka [fleur de] (manjusha-ge, 曼殊沙華). Douce fleur blance qui fleurit dans le Ciel, selon une ancienne croyance indienne. Elle aurait le pouvoir d'effacer le mauvais karma de ceux qui la voient. Elle est distincte de fleur mandara qui designe le lotus blanc.

Manjushri ou Manjuçri [bodhisattva] Monjushiri bosatsu, 文殊師利菩薩, souvent abrégé en Monju bosatsu, 文殊菩薩, Wenshushili pusa). Son nom pourrait être traduit par "Vertu Merveilleuse" (Manju = merveilleux, Sri = vertu). Bodhisattva qui apparaît dans les sutras, considéré comme le symbole de la perfection de la sagesse. Il est révéré comme le guide des bodhisattvas. Il est décrit, avec Fugen (Smantabhadra), comme l'un des deux bodhisattvas qui assistent Shakyamuni. Selon le Sutra Monjushiri Hatsunehan (Sutra du Nirvana de Manjushri), il naquit dans une famille brahmane à Shravasti et entra dans l'Ordre bouddhique, en convertissant un grand nombre de personnes. Dans le chapitre I du Sutra du Lotus, il raconte son existence en tant que Varaprabha* (Myoko). Il y est décrit comme celui qui comprend les présages, annonçant que le Bouddha va prêcher le sutra Myoho-renge-kyo, et dans le chapitre Devadatta, comme la personne qui convertit la fille du roi dragon. Il a également un rôle prépondérant quant à la sauvegarde de la doctrine durant les cinq cents années suivantes. Selon le Sutra Kegon, Manjushri vit sur le Mont Shoryo (Clair et frais) situé à l'Est, qui en vint plus tard à être assimilé au Mont Wutai en Chine. Son culte s’est développé en Chine dès le IVe siècle et au Japon quelques trois cents ans plus tard. Dans l'enseignement ésotérique, il est placé dans la cour centrale du mandala du Monde de la Matrice*, et des prières rituelles lui sont adressées pour assurer la sécurité. Ce qu'en dit Nichiren.


mano voir manas

Manoratha (Manurata ou Nyoi, 摩e羅他・如意). Lettré indien, peut-être le maître de Vasubandhu. Le Daito Saiiki Ki raconte que le roi Vikramaditya, de Shravasti, qui avait une inimitié particulière à l'encontre de Manoratha, intrigua pour l'humilier, et réunit une centaine d'érudits d'autres écoles pour débattre avec lui. Quatre-vingt-dix neuf d'entre eux se rangèrent à ses arguments, mais le dernier, soutenu par le roi, refusa d'écouter la réfutation de Manoratha. Par conséquent, on dit que Manoratha se trancha lui-même la langue avec les dents et en mourut. Ce qu'en dit Nichiren.

Manorhita ou Madhura (Manura, 摩奴羅). Vingt-deuxième des vingt-quatre successeurs de Shakyamuni. Selon le Fuhozo Innen Den, bien qu'il soit né prince de Nadai (sanskrit inconnu) en Inde, il renonça à la vie séculière et étudia le bouddhisme avec pour maître Vasubandhu, le 21e successeur. Il pratiqua principalement en Inde du Sud où il réfuta les doctrines de plusieurs écoles theravada et propagea le bouddhisme mahayana. Ce qu'en dit Nichiren.

mantra (shingon, 真言). Le mot sanskrit mantra signifie en premier lieu "délibération, avis, conseil, plan". On donne aussi comme équivalent "instrument de pensée". Dans un certain sens tout mot est un mantra. Dans la vie quotidienne nous nous servons de mots pour faire agir quelqu’un ou obtenir ce dont nous avons besoin. Tout mot est un modèle (pattern) sonore qui évoque dans l’esprit une signification donnée. Le mantra est également un pattern qui porte sa propre signification. L’élément important est sa répétition dans un certain rythme. La mélodie, l’intonation, la prononciation à haute voix ou en silence tout cela compte dans la récitation des mantras. Le rythme dans lequel est exécuté le mantra est également très important, cependant il change en fonction du degré de conscience du méditant. L’accélération de la récitation provoque une accélération des fonctions cérébrales, des battements du cœur et de la respiration qui affectent les émotions.
Dans les pratiques yogiques le méditant fixe entièrement son attention sur la source du son. Le son n’est pas uniquement une vibration de cordes vocales, il agit sur le cerveau, créant l’idée du son, d’un son dont on est sa propre source. Il est ainsi utilisé comme moyen de communication avec soi-même. Les mantras peuvent être dirigés vers différentes zones de notre conscience, avoir différents buts : détente, guérison, élévation spirituelle, purification. Certains mantras sont orientés vers le contact avec le divin ; dans le bouddhisme de Nichiren vers le contact avec l’état de bouddha qui est en nous.
La forme que prennent les mantras est également très variée. Dans le Mahayana ce sont des phrases brèves, des mots ou des syllabes (ou groupes de syllabes qui peuvent avoir un sens ou ne pas en avoir car leur portée est d'un tout autre ordre que celui du langage).
Les vibrations phoniques liées au souffle du pratiquant sont un moyen pour entrer en résonance avec les énergies (vibrations, ondes, rythmes) qui composent notre univers et ainsi à ajuster notre perception du monde à une vue plus juste. A l'opposé des dharani, formules magiques, l'efficacité d'un mantra dépend de celui qui le récite et non pas d'une force extérieure. Nichiren a toujours combattu l'utilisation des mantras qui s'appuyaient sur la "force de l'autre" : bouddha,
bodhisattva, guru. Plus le mantra est associé au désir d’Eveil plus il entraîne une dynamique de la conscience et donc plus il est efficace. Pour en savoir plus voir l'article d'Alain Daniélou, « Mantra. Les principes du langage et de la musique selon la cosmologie hindoue ». Ce que dit Nichiren sur les mantra-dharani.

mappo ( Derniers jours du Dharma)

Mappo Tomyo Ki, 末法燈明記. (Traité sur la Lampe pour les Derniers jours du Dharma). Ouvrage traditionnellement attribué à Saicho, sans preuves certaines, et datant de 801. Il clarifie les trois périodes du Premier Jour (Jour du Dharma correct), des Jours intermédiaires (Jours du Dharma formel) et des Derniers jours du Dharma en s'appuyant sur les sutras Kengo, du Nirvana et Daishutsu. Il affirme que, à l'époque où il fut rédigé, les Jours du Dharma formel étaient presque terminés et que, à l'époque des Derniers Jours, les enseignements de Shakyamuni subsisteraient, mais que son bouddhisme ne serait plus pratiqué et qu'il ne donnerait plus aucune preuve (Eveil). De plus, il n'existerait plus de préceptes et, par conséquent, tout moine serait révéré comme un maître, même sans observer les préceptes. Cet écrit exerça une grande influence sur les maîtres religieux de la période Kamakura (1185-1333).

mara (démon-mara, le mal ma, 魔). Dans la mythologie indienne, démons qui règnent sur le sixième ciel, le monde des désirs. Le Sutra du Lotus affirme que tout être, si mauvais qu'il soit, possède la nature de bouddha et que les mara deviendront un jour des protecteurs du Dharma.

Mara ou Mararaja (Roi-démon du 6ème Ciel, Dai Rokuten no Mao, Mowang). Personnification d'une force maléfique. En Inde il représente la mort, l'obstacle, en Chine Mara est traduit par "voleur de la vie". Mara et ses innombrables serviteurs sont les ennemis du Bouddha. On raconte de multiples façons les tentations de Shakyamuni sous l'arbre bodhi où il combat Mara avant de parvenir à l'Eveil. Au Japon, Mara est identifié au Roi-Démon du Sixième Ciel, le plus élevé dans le monde des désirs. Le Roi-démon prend plaisir à manipuler les autres. Il est considéré comme le symbole de l'appétit de pouvoir.

marga do, 道, chemin ou Voie. Ttravail spirituel sur soi afin de parvenir à l'Eveil, réaliser l'état de bouddha inhérant à tous les êtres vivants. Voir l'Octuple noble chemin.

mariage : Ce qu'en dit Nichiren.

Marisan ou Marisen ou Mareisen ou Marayasen, 摩黎山・摩羅耶山 (Malaya). Montagne mythique dans le sud de l’Inde couverte d’arbres de santal. On considérait que le santal avait une valeur médicinale et il était utilisé comme remède contre la fièvre. On croyait aussi que le parfum doux de cet arbre était si puissant qu’une simple feuille pouvait supprimer toutes les mauvaises odeurs à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde. Nichiren compare la montagne Marisan au Mont Hiei à l’époque de Saicho et de son premier disciple Gishin, et le pouvoir curatif et odoriférant de l’arbre de santal à la pure doctrine de l’institution Tendai, anéantie par l’introduction des doctrines Shingon. Ce qu'en dit Nichiren.

Marishi-ten 摩利支天 ou Marishiten-nyo (Marichi). Dieu céleste dont on pense qu'il était à l'origine une personnification des rayons du soleil. Il apparaît aussi comme une divinité du vent dans la mythologie indienne. Il était considéré comme un enfant de Bonten et fut l'objet d'une grande vénération populaire en Inde. Le Sutra Marishiten décrit ce dieu sous des traits féminins. Le bouddhisme le représente le plus souvent devant le dieu du Soleil, en tant que vassal. Il posséderait également des pouvoirs occultes qui lui permettraient de se rendre invisible et de vaincre un ennemi sans être capturé. Pour cette raison, il bénéficiait d'une dévotion toute particulière des samouraïs japonais. Certaines statues de Marishiten sont féminines ; d'autres le représentent avec trois visages et six ou huit bras, et monté sur un sanglier.

Masakado : voir Taira no Masakado

Masako voir Hojo Masako

Masaya Akatsu (Véritable-Conquérant). Divinité shinto que l'on disait née du souffle de Susanoo, après que le dieu des tempêtes eut avalé le collier que lui avait offert la déesse du Soleil. Ce qu'en dit Nichiren.

masse (ère finale)

Matanga

Mathura, (Matora-koku, 摩突羅国). (act. Uttar Pradesh). Ancien royaume de l'Inde centrale. Shakyamuni s'y rendit trois fois pour prêcher. Après son extinction, Upagupta, le cinquième successeur du Bouddha, contribua grandement au développement du bouddhisme dans cette région. Selon le Daito Saiiki Ki, vers le VIIe siècle, il y eut dans le Mathura de nombreux monastères et temples où les enseignements theravada et mahayanas furent étudiés. Beaucoup de reliques bouddhistes y ont récemment été découvertes.

Mati (Muni-d'Intention, Ui, Youi, Having Intention prince). Prince présent à la Grande assemblée du chapitre 1 du Sutra du Lotus. Il est dit être radjakumara, souverain gouvernant un monde de quatre continents.

Matsubagayatsu, 松葉ケ谷 (Lit. vallée d'aiguilles de pins) Quartier de Kamakura où vécut Nichiren. Il y possédait une petite résidence qui fut le cœur de ses efforts de propagation dans cette ville. Il y aurait vécut de 1253, peu après avoir établi sa nouvelle pratique bouddhique, jusqu'en 1271, année de la persécution de Tatsunokuchi, à l'exception du temps qu'il passa en exil à Izu et de celui pendant lequel il s'engagea dans des activités de propagation à Awa. C'est là qu'il fut attaqué par les zélateurs amidistes à la suite des critiques formulées par Nichiren dans le Rissho Ankoku ron sur l'école de la Terre pure. Voir le plan de Kamakura.

Matsubagayatsu-no-honan 松葉ケ谷の法難. Persécution de Matsubagayatsu. Attaque perpétrée par des croyants du Nembutsu sur la résidence de Nichiren à Matsubagayatsu (Kamakura) le 21 août 1260. Cette attaque fut motivée par la colère que suscitèrent les critiques de Nichiren à l'égard de Honen et de l'école Jodo, ou école de la Terre pure, formulées dans le Rissho Ankoku Ron qu'il soumit à Hojo Tokiyori le 16 juillet 1260. Dans ce traité, il demandait au gouvernement de retirer son soutien aux écoles bouddhiques dont la doctrine était erronée, particulièrement à celle de Jodo, afin que cessent les désastres auxquels le Japon faisait face. Cela provoqua la colère de Hojo Shigetoki et d'autres croyants influents de cette école de la Terre pure. Ils incitèrent plusieurs moines importants à ordonner à leurs fidèles d'assassiner Nichiren. La nuit du 27 août, un groupe de plusieurs centaines de personnes se dirigea vers la résidence de Nichiren qui parvint à s'échapper et à se réfugier chez Toki Jonin, à Shimosa, et y demeura pendant quelque temps. Mais il revint à Kamakura au printemps suivant.

Matsuno [épouse de sire] Femme du nyudo Matsuno Rokuro Saemon, samouraï et disciple laïc de Nichiren. On suppose qu'elle est devenue nonne, peut-être sous le nom de Myoho ama (Nonne Dharma-Merveilleux). (Gosho : Matsuno amagozen gohenji, Réponse à la veuve de Matsuno)

Matsuno Rokuro Saemon 松野六郎左衛門 ( ? - 1278). Disciple de Nichiren, nyudo, ancien samoura, habitait dans la province de Suruga. Il est probable que le seigneur Matsuno connut le bouddhisme de Nichiren par l'intermédiaire de sa fille, femme de Nanjo Hyoe Shichiro, et mère de Nanjo Tokimitsu. Son deuxième fils, Nichiji, devint par la suite l'un des Six moines aînés. A la fois lui-même et son épouse ont reçu de nombreuses lettres de Nichiren lorsque celui-ci s'était retiré au Mont Minobu. (Matsuno dono goshosoku, 1276; Les quatorze oppositions,1276; Réponse au seigneur Matsuno, 1277; Pas de sécurité dans le Monde des trois plans, 1278).

Matsuo Daigongen. Temple shinto sur le Mont Matsuo, dédié à une divinité protectrice des villages des environs. Ce qu'en dit Nichiren.

Matsura [guerriers du clan]. Ligue de guerriers qui contrôla la région de Matsura, dans la province de Hizen (actuelles préfectures de Nagasaki et Saga) du XIIe au XVe siècles. Lors de la bataille de Dan-no-ura en 1185, ils combattirent avec le camp perdant, les Taira, mais se soumirent au vainqueur, Minamoto no Yoritomo, et furent nommés régisseurs de manoirs locaux. Ce qu'en dit Nichiren.

Maudgalyayana, Maha-Maudgalyayana, Moggallana (Mokuren, 目連, Mokkenren, 目建連, Daimokkenren, Da Muqianlian). L'un des dix grands disciples de Shakyamuni, le premier pour les pouvoirs supranaturels [1. vision céleste (voir ce que les autres ne voient pas), 2. audition céleste (entendre ce que les autres ne voient pas), 3. capacité à pénétrer l'esprit des autres, 4. capacité d'entrevoir les vies passées, 5. capacité de se rendre à tout endroit, 6. capacité d'empathie avec toutes les afflictions]. Figure également parmi les quatre grands auditeurs. Il naquit dans une famille brahmane, non loin de Rajagriha, dans le royaume du Magadha. Ami d'enfance de Shariputra. Avec celui-ci, il fut d'abord le disciple de Sanjaya Belatthiputta, l'un des six maîtres non bouddhistes. Plus tard, ils devinrent disciples de Shakyamuni et entrèrent dans l'Ordre bouddhique, amenant avec eux tous les deux cent cinquante disciples de Sanjaya. D'après le Sutra Urabon, Maudgalyayana perçut, grâce à sa clairvoyance divine, que sa défunte mère, dans un autre monde, éprouvait les souffrances infernales de l'avidité. Il essaya, en utilisant ses pouvoirs surnaturels, de lui faire parvenir de la nourriture, mais au contact de sa mère, les aliments s'enflammaient et la brûlaient. Il alla donc demander conseil à Shakyamuni qui l'incita à faire pour elle des dons aux moines, le quinzième jour du septième mois. Conformément à ses instructions, Maudgalyayana offrit de la nourriture au Sangha et sa mère fut soulagée de sa souffrance. D'après le Binaya toji (Règles monastiques dans divers domaines), Maudgalyayana rencontra un jour à Rajagriha un groupe de brahmanes avec lesquels il débattit, et au cours du débat, il réfuta les arguments de leur maître. Furieux, les brahmanes le tuèrent alors à coups de bâtons. Il appartient au second des trois groupes des auditeurs-shravakas qui comprirent la véritable intention du Bouddha grâce à la parabole du chapitre Hiyu* (III) du Sutra du Lotus. Le chapitre Juki prédit qu'il atteindra l'Eveil à l'avenir sous le nom de bouddha Tamarabatsu Sendanko (Parfum du bois de santal Tamala-pattra). Ce qu'en dit Nichiren.

mauvaises actions voir dix mauvaises actions

mauvaises voies (akudo ou akushu, 悪道・悪, durgati). Les trois ou les quatre premiers des dix mondes : le monde de l'enfer, des esprits affamés, des animaux, des asuras car ils ne permettent pas d'échapper au cycle des renaissances et à la souffrance qui y est attachée. Plus généralement lorsqu'on parle des voies de l'existence ou de mauvaises voies de l'existence on entend les six (premières) voies. Ce qu'en dit Nichiren.

Maya [reine] (Makamaya, 摩訶摩耶). Selon le Sutra Kako Genzai Inga, épouse du roi Shuddhodana et mère de Shakyamuni. Elle mourut sept jours après la naissance de Shakyamuni, et le jeune prince fut élevé par la jeune soeur de sa mère, Mahaprajapati. Selon le Sutra Buppongyojitsu, Maya était la fille aînée de Suprabuddha et habitait à Devadaha, près de Kapilavastu. Elle fut mariée dans la tribu Shakya ainsi que ses sept jeunes sœurs. Maya et Mahaprajapati furent mariées à Shuddhodana et les six autres aux trois frères de celui-ci. Selon le Sutra Shukomakadai (Sutra de Mahsammata), Suprabuddha avait deux filles, Maya et Mahamaya, et ce fut cette dernière qui épousa Shuddhodana et donna naissance à Shakyamuni. Selon le Sutra Maya, Shakyamuni fit usage de ses pouvoirs mystiques pour accéder au Ciel Trayastrimsha où sa mère Maya avait effectué sa renaissance, et il lui exposa ses enseignements. Ce qu'en dit Nichiren.

maya (māyā) : nature illusoire du monde dont la réalité est insaisissable. Le but de l'éveil spirituel est de comprendre, plus précisément de faire l'expérience de l'absence de nature propre des phénomènes, de transcender le mirage de la maya, de déchirer son voile et de réaliser que le soi et l'univers ne font qu'un.

médianeté (voie du milieu, chu) voir triple vérité

méditation [bouddhique]. Etat dans lequel l'esprit est fermement fixé sur un seul objet (unicité de l'esprit). Shakyamuni a pratiqué toutes sortes de méditations, largement répandues dans l'Inde de son époque et en a intégré le principe dans son propre enseignement. Dans le bouddhisme mahayana la méditation fait partie des six paramitas.
En principe on distingue la méditation-
dhyana (shi-kan, zen ou zenjo, 禪定, chanding, dhyana, jhana) de la concentration-samadhi* (sanmai, samadhi), méditation profonde avec une certaine perte de perception environnementale et accession à la neuvième conscience. Pour certains auteurs cette distinction est plus une question d'intensité que de différence de nature. Dans son Maka shikan, Zhiyi classe les méthodes en parlant de sanmai mais emploie les termes de jo et shikan quand il parle de méditation sur un objet. Il a développé une méditation très élaborée, le shikan (arrêt et introspection). Il en dénombre 10 grandes catégories avec 25 exercices préparatoires. Au même moment apparaissait le chan, qui devint le zen japonais.
D'une façon générale la méditation bouddhique comporte deux aspects : le recueillement (shi, samatha) permet de pacifier l’esprit et l’amener à un état de calme nécessaire pour fixer l'esprit) sur un seul point (kan, vipassana) pour rechercher la compréhension de l'aspect réel des phénomènes (shoho jisso). Voir samadhi dhyana et bhavana. En savoir plus sur la méditation et les différentes méditations bouddhistes. Ce qu'en dit Nichiren.

méditation, "concentrée" et "sans concentration" Deux méthodes enseignées par l'école Jodo (Terre pure) décrites dans le Sutra Kammuryoju, qui cite seize sortes de méditation et trois sortes de pratique qui permettent de renaître sur la Terre pure. Dans les treize premières sortes de méditation, on se concentre et l'on médite sur la splendeur de la Terre pure et les caractéristiques des bouddhas et bodhisattvas. Ces sortes de méditation sont considérées comme "méditation concentrée". Les trois autres sortes de méditation et les trois sortes de pratique qui restent peuvent être accomplies même sans concentration. C'est pourquoi elles sont appelées "pratique sans concentration". Honen considérait au même titre les pratiques concentrées et sans concentration comme des pratiques exposées par le Bouddha en fonction des capacités des gens. Il affirma que seule la pratique du Nembutsu était le véritable enseignement du Bouddha, en même temps que l'unique enseignement pour la période des Derniers jours du Dharma.

méditation de l'impression sur l'océan (kambutsu-sammai, 観仏三昧). Méditation exposée dans le Kambutsu-sammai-kai-kyo. Tous les phénomènes des trois existences y apparaissent clairement dans l'esprit, de même que tout peut se refléter parfaitement sur la surface de l'océan quand il est sans vagues.

méditations [quatre] voir quatre niveaux de méditation

méditations [quatre formes de] (shishu-sammai, shishu-zam-mai) voir quatre formes de concentration

méditations [dix] voir dix méditations

méditations ésotériques [cinq]

méditations theravada [cinq]

méditations [huit] voir huit détachements

méditations pour la délivrance [trois] (san-gedatsu-mon)

méditation sur les cinq éléments (gorin-kan, 五輪観) Forme de méditation ésotérique ayant pour but de percevoir que le soi et l'environnement sont composés des cinq éléments, terre, eau, feu, vent et espace ; que les cinq parties du corps, c'est-à-dire le crâne, le visage, la poitrine, l'abdomen et les genoux sont gouvernés par les cinq syllabes du mantra ésotérique avarahakha ; et qu'une vie individuelle en définitive ne fait qu'un avec les cinq bouddha qui sont la concrétisation de la sagesse du bouddha Vairocana.

méditation sur les impuretés du corps (fujo-kan, 不浄観). Méditation destinée à libérer de la concupiscence et de l'avidité. Par exemple, un homme peut se libérer de son désir et de son attachement à la beauté physique d'une femme en l'imaginant sous forme de cadavre qui se décompose et dont il ne reste, pour finir, que les os.

méditations sur différents éléments du corps : méditations décrites dans le Mahasatipatthana Sutta du Digha Nikaya : méditations contemplatives de son propre corps et celui des autres. Tous les corps sont composés de quatre éléments : terre (solidité), air (mouvement) feu (température et/ou métabolisme) eau (liquides). On peut également méditer sur différentes parties du corps : peau, muscles, os, moelle, intestins, etc. Ces méditations étaient utilisées avec les disciples prompts à la colère et à la critique. La méditation sur le corps devait permettre l'expérience d'une analyse équanime : aucun élément du corps, même le plus répugnant n'est inutile. D'un autre côté cette méditation ouvrait la voie à la compréhension de la non-substantialité du corps et donc des cinq agrégats (forme, perception ou sensation, conception ou pensée, la volition ou acte, conscience embryonnaire) et donc, entre autres, à une remise en cause de ses propres jugements.

méditation tiantai ou arrêt et introspection (shikan, zhiguan), littéralement calme (shi, samatha, samadhi) et observation  ou vision lucide vipassana, vipasyana, kan, zhiguan, 止観). Pratique du bouddhisme qui vise à atteindre la concentration mentale et l’intuition spirituelle. Telle qu'elle fut élaborée par Zhiyi, elle reste la base de l'école Tian-tai. Elle peut avoir quatre formes différentes : 1) La méditation prolongée (90 jours) en position assise (changzuo sanmei 常坐三昧 ; joza zammai) ; appelée également samadhi* unique (yixing sanmei 一行 ; ichigyo zanmai); méditation assise continuelle. 2) La méditation prolongée (90 jours) déambulatoire autour d'une statue (banzhou sanmei 般舟三昧 ou changxing sanmei 常行三昧 ; jogyo zammai, pratyutpanna samadhi) ; méditation active continuelle. 3) La combinaison des méditations assise et déambulation autour d'une plate-forme de méditation ( banxingbanzuo sanmei 半行半坐三昧) ; Cette troisième catégorie se divise encore en hodo zammai méditation sur le Sutra Daihodo Darani (Sutra Dharani) durant 7 jours et en méditation sur le Sutra du Lotus (hokke zammai fahuasanmei ), 21 jours. 4) La méditation sous toute autre forme et un temps idéterminé (suiziyi sanmei 隨自意三昧 ou feixingfeizuo sanmei 非行非坐三昧 ; higyo hiza zammai. Les méditations comportent deux aspects : samatha et vipassana (arrêt et examen). L'arrêt est celui des pensées triviales et conceptuelles et l'établissement de la paix mentale. Puis vient le vipassana qui est la concentration sur un objet précis.  Cette observation méditative se fait sans la perte de lucidité comme c'est le cas pour le samadhi* de certaines autres Ecoles. Elle peut porter sur le corps du méditant, ses sensations, ses affects, son environnement, etc. Zhiyi, le fondateur de l'Ecole Tian-tai notait 10 grandes catégories de méditation et 25 exercices préparatoires. A l'époque de Nichiren, l'école Tendai utilisait comme technique de samatha (shi) aussi bien l'attention portée au souffle qu'aux sons : récitation de mantra. C'est à ce niveau que s'est inscrite la fracture entre le Tendai (qui utilisait les mantras du Shingon) et l'Ecole de Nichiren qui ne reconnaissait que le mantra du Sutra du Lotus et son corollaire, la négation de toute force extérieure (tariki) dans le processus d'Eveil. Voir les Ciels de méditation dans le Tien-tai. Voir quatre formes de concentration et l'article sur la méditation dans la Nichiren Shu. Ce qu'en dit Nichiren.

Meghadundubhisvararaja (Roi au Son d'Orage des Nuées, Unraion-no, Yunleiyin wang, King of the Sound of Thunder in the Clouds) Bouddha cité au chapitre XXIV du Sutra du Lotus.

Meghesvaradipa ou Meghasvara (Souverain des Nuées, Unjizai, Yun zizai, Cloud Freedom buddha) et Meghesvararaja ou Meghasvararaja (Roi Souverain des Nuées, Unjizai-o, Yun zizai wang, Cloud Freedom King buddha) sont les deux bouddhas du Nord, du chapitre VII du Sutra du Lotus

mémoire active (pleine conscience ou vigilance ou attention juste, non-distraction, smriti, sati, mindfulness). La traduction du terme sanskrit smriti pose un problème car il recouvre un large spectre de notions occidentales allant de la mémoire jusqu'à la concentration. Vasubandhu le définit comme le "non-oubli" d'un objet, (sensation, émotion, idée, concept) que l'on a volontairement placé dans sa conscience. La smriti est l'effort pour chasser toute distraction, toute pensée parasite, pour ne pas perdre l'appréhension de l'objet choisi. La smriti est systématiquement mise en oeuvre lors de la pratique de la méditation, avec l'objectif de saisir l'objet tel qu'il est (tatha) sans se laisser troubler par des sentiments ou des préjugés. Le Zen en fait la base de sa pratique en distinguant la pleine conscience du corps, celle des sensations (agréable, désagréable, neutre) celle de l'esprit et celle de l'environnement. Elle est également utilisée dans de nombreuses thérapies cognitives. Voir les quatre établissements de l'attention.

Mencius (~-371 à -289), nom latinisé de Meng-zi, (Mong-tseu), philosophe confucéen, figure importante de la philosophie chinoise. Sa doctrine se développe autour de l'idée que le pouvoir des gouvernants émane du Ciel et doit être exercé dans l’intérêt commun. Le Ciel punirait les tyrans en frappant leur royaume de catastrophes naturelles. Il insiste sur la bonté naturelle de l’homme et sur la nécessité de la cultiver, ce qui requiert une sécurité matérielle. Par conséquent, les gouvernants qui réduisent leurs sujets à la pauvreté et à l’égoïsme devraient être renversés. Voir l'article Le confucianisme et l'enseignement de Nichiren

Meng-zi 孟子 [Le livre de] (Livre de Mencius) Texte confucéen fondamental, un des sishu (Quatre Livres) du confucianisme dans lequel Mencius développe l’éthique confucéenne et tente d’adapter à son époque une philosophie fondée sur les "cinq vertus constantes" : ren (仁, la bienveillance, la fraternité), yi (義 le devoir, la justice, la droiture), li (禮, la bienséance), zhi (智, la sagesse), xin (信 la parole donnée, la fidélité).

métaphores voir dix métaphores

métempirique : qui est au delà de l'empirisme, de l'expérience scientifique. Dans le bouddhisme, c'est le cas de l'inconditionné. Sans être une théorie abstraite, la réalité métempirique transcende l'expérience du simple mortel. Elle est accessible à travers l'état de bouddha. C'est le cas du Corps de gloire du Bouddha (hoshin, sambhogakaya).

Metta sutta voir Sutra de l'amour universel

Mère des enfants démons voir Kishimojin

Miao-lo (Myoraku) voir Zhanlan

Michinoku ou Tohoku. Région du Japon qui couvre le nord-est de l'île de Honshu, l'île principale du Japon.

microcosme/macrocosme. En Occident, l'idée de l'équivalence entre l'homme (microcosme) et le cosmos (macrocosme) est connue principalement depuis Platon. Au Japon, elle est en continuité avec conception taoïste venue de Chine : unicité du dao, le "Un qui forme Tout" selon Zhuangzi. On peut rapprocher ce concept de l'affirmation de Nichiren à propos du titre du Sutra du Lotus contenant le coeur de tout le Sutra, affirmation maintes fois répétée et qu'il étayé par le fameux "un seul grain de poussière contient trois mille mondes". (Voir Chevaux blancs et cygnes blancs).

Miaofalianhuajing (Sutra de la fleur de lotus du Dharma merveilleux, Myohorengekyo, Saddhanna pundarika sutra)

Mihirakula ou Mihiragula ( ? - 540) (Daizoku-o, 大族王). Chef des Hephthalites appelés les "Huns blancs" qui ont envahi l'Inde en 460. Mihirakula devient leur roi vers 515 et commence une série de raids dans la plaine du Gange. Il sacage les temples et les monastères et extermine la population. Sa cruauté provoque une confédération des rajas hindous. Mihirakula tenta de conquérir Magadha, mais il fut fait prisonnier par le roi Baladitya qui était bouddhiste. Celui-ci allait le faire exécuter, mais il fut sauvé par l'intervention de la mère de Baladitya qui implora son fils de faire preuve de merci. Mihirakula s'enfuit alors au Cachemire où il fut chaleureusement accueilli, mais il fomenta une rébellion et tua le roi. Il attaqua le Gandhara où il mit à mort la famille royale et les ministres. A sa mort, les Hephthalites s'effondrent sous les coups des Turcs. Selon le Daito Saiiki Ki, il était "brave et intelligent", et désirait à l'origine étudier le bouddhisme. Il ordonna donc qu'un moine érudit et vertueux lui soit recommandé. Les moines de l'époque étaient exempts de toute cupidité et ne couraient pas après les honneurs, si bien qu'aucun ne se déplaça. Finalement, les ministres du roi trouvèrent un homme d'une vertu extraordinaire qui avait été domestique dans la maison du roi avant de renoncer au monde. Apprenant que le moine envoyé pour l'instruire avait été auparavant son serviteur, le roi perdit son respect pour le bouddhisme et se retourna même contre lui en bannissant les moines bouddhistes. Ce qu'en dit Nichiren.

Mii-dera, 三井寺. Autre nom du Onjo-ji.

Mikasa-yama 三笠山 Montagne dans la région de Nara. Site d'une grande beauté souvent évoqué dans la poésie traditionnelle japonaise. Ce qu'en dit Nichiren.

Mikkaka ou Micchaca (Mishaka, 弥遮). Septième des vingt-quatre successeurs de Shakyamuni. Il naquit en Inde centrale et fut, à l'origine, un maître brahmane ayant 8000 disciples. Quand il entendit le prêche de Dhritaka, le sixième des vingt-quatre successeurs, il se convertit au bouddhisme avec ses disciples. On le disait érudit et éloquent. Il voyagea en Inde du Nord où il propagea principalement le bouddhisme theravada. Ce qu'en dit Nichiren.

mikkyo (密教, guyayana, vajrayana, véhicule des secrets): enseignement secret du bouddhisme ésotérique qui s'est développé principalement au Tibet en incorporant les pratiques du chamanisme Bön et au Japon dans le shingon qui a incorporé des éléments du shintoïsme. Ce qu'en dit Nichiren.

Mikoto. Titre donné autrefois aux personnages importants (chefs de clan), puis réservé aux kamis et aux princes impériaux après leur mort.

Mikuni no Taifu, 三国太夫 ou Tayu. Père de Nichiren. Pêcheur de Kominato, à Awa. Quand la colère de Tojo Kagenobu, intendant de la région, força Nichiren à fuir le temple Seicho-ji pour se rendre à Kamakura, il alla d'abord voir ses parents et les convertit. A ce moment-là, il donna à son père le nom religieux de Myonichi et à sa mère celui de Myoren, ces deux noms dérivant de son propre nom, Nichiren.

mijin (particules, paramanu) : voir également kalpa dits des cinq cents grains de poussière

mille deux cents Honorés Vénérables bouddhas, bodhisattvas et autres maîtres respectés, représentés sur les deux mandala du Monde du Diamant* et du Monde de la Matrice*. Leur nombre est, en fait, fort variable. Voir également les neuf Honorés sur les huit pétales du lotus. Ce qu'en dit Nichiren.

milieu (chu) voir triple vérité

Milindapanha (Mirindao-monkyo, ミリンダ王問経). Les Questions du roi Milinda sont une transcription des dialogues entre le moine bouddhiste Nagasena et le roi gréco-bactrien Menandre ou Menandros qui régna sur l'Afghanistan et l'Inde du Nord dans la seconde moitié du IIe siècle av. notre ère et fut célèbre pour sa grande érudition. Cet ouvrage pourrait être la traduction d'un manuscrit grec écrit juste après la mort de Menandre. La traduction chinoise en fut achevée sous la dynastie des Jin orientaux (317-420). Le traducteur est inconnu. Les questions posées par le roi Menandre au moine Nagasena recouvrent un large domaine et portent sur des sujets tels que la sagesse et les désirs terrestres, la transmigration, le karma, l'existence historique du Bouddha, l'Ordre bouddhique, les qualifications des moines, le rôle respectif des moines et laïcs, le nirvana. Cet ouvrage est aussi d'une grande valeur parce qu'il rend compte de l'une des premières rencontres importantes entre les cultures hellénistique et bouddhique. Selon ce texte, Menandre créa un monastère pour Nagasena, abdiqua en faveur de son fils, entra dans l'Ordre bouddhique et atteignit l'état d'arhat. Cette renonciation au monde est discutable d'un point de vue historique, mais il semble bien cependant que le roi ait eu une grande compréhension du bouddhisme et que son influence aida à sa propagation.

Mimosuso : rivière traversant le site du temple intérieur du sanctuaire d'Ise, consacré à Amaterasu Omikami. L'image de la rivière dont le flot ne s'est pas interrompu fait allusion au fait que la lignée impériale, à l'origine de laquelle on dit que se trouvait la déesse du Soleil, s'est poursuivie sans interruption. Ce qu'en dit Nichiren.

Minamoto [clan] grande famille de guerriers et d'hommes d'Etat qui domina la politique japonaise pendant les périodes Heian et Kamakura. Egalement connue sous le nom de Genji. A partir du milieu du XII siècle ils s'opposèrent à la famille rivale des Taira (Heiki) alors que la famille des Fujiwara perdait de son influence à la cour. Ils se divisèrent en quatre branches dont celle de Seiwa-Genji dont est issu Minamoto Yoritomo, le fondateur du bakufu de Kamakura. Ce qu'en dit Nichiren.

Minamoto no Sanetomo (源 実朝), (1192 <1203 - 1219). Troisième shogun de l'ère Kamakura et le dernier chef du clan Minamoto. Sanetomo était le second fils de Minamoto no Yoritomo et de Hojo Masako. Après la mort de son père Yoritomo en 1199, Hojo Tokimasa, le grand-père maternel de Sanetomo, usurpa tous les pouvoirs politiques et militaires du shogunat, reléguant le titre de shogun, à un simple rôle de figurant.

Minamoto no Shitagau Shitagou (911-983). Érudit et poète de l'époque de Heian. Descendant de l'empereur Saga. A participé à l'élaboration du Manyoshu* ainsi qu'à la composition de poèmes en japonais et en chinois. Ce qu'en dit Nichiren.

Minamoto no Yoriie, 源頼家 (1182 - 1204). Deuxième shogun du bakufu de Kamakura, fils de Minamoto no Yoritomo. Il complota contre son grand-père Hojo Tokimasa et ayant échoué, fut exilé dans un temple bouddhiste à Izu. Un an plus tard il fut assassiné sur les ordres, dit-on, de son grand-père.

Minamoto no Yoritomo 源頼朝 (1147-1199). Noble japonais fondateur du bakufu de Kamakura. En 1159, il se joignit à son père Yoshitomo pour tenter de renverser le puissant Taira no Kiyomori, événements appelés "rébellion de Heiji." Yoshimoto fut tué et Yoritomo capturé puis, en 1160, banni dans la province d'Izu ; il y demeura jusqu'en 1180 et à cette date, lança une révolte contre le clan Taira qui dominait la cour impériale. En 1192, après avoir défait ses rivaux du clan des Taira, ce chef du clan Minamoto se voit conférer à vie le titre de seii taishogun* . Disposant dès lors d'une délégation générale du pouvoir militaire, Yoritomo assume bientôt l'intégralité des pouvoirs politiques et administratifs de l'Etat et substituant son autorité à celle de l'Empereur, il est à même de garantir les droits et possessions des guerriers les plus importants qui deviennent ses vassaux et n’ont donc plus de relation directe avec la cour impériale. Après la mort de Yoritomo, les Hojo, famille dont sa femme était issue, se font les tuteurs de ses fils dont ils se débarrassent et désignent eux- mêmes les shoguns successifs. Ils deviennent les régents (shikken) du bakufu. Ce qu'en dit Nichiren.

Minamoto no Yoshinaka (1154-1184) : appelé aussi Kiso Yoshinaka. Cousin ou frère de Yorimoto. Général du clan Minamoto qui aida Yoritomo dans sa révolte contre le clan Taira. Il fit prisonnier l'empereur retiré Go-Shirakawa qui le nomma shogun mais fut tué par Minamoto no Noriyori et Minamoto Yoshitsune. Ce qu'en dit Nichiren.

Minamoto no Yoshitomo, 源義朝 (1123-1160). Fils de Minamoto no Tameyoshi. Il combattit aux côtés des Taira en 1156 mais se révolta contre eux, son père ayant été tué sur l'ordre de Taira no Kiyomori. Vaincu, il s'enfuit mais fut tué lors de ces événements appelés "rébellion de Heiji." Son épouse, Toki Gozen, mère de Minamoto no Yoshitsune, se réfugia alors auprès de Minamoto no Yoritomo.

Minamoto no Yoshitsune (1159-1189) dit Ushiwaka : demi-frère de Minamoto no Yoritomo et fils de Minamoto no Yoshitomo et de Toki Gozen. Remarquable guerrier, général sous les ordres de Yoritomo qu'il aida à vaincre les Taira. Mais en butte à la jalousie de Yoritomo, il dut s'enfuir puis contraint au suicide avec ses partisans, son épouse et ses enfants. Ce qu'en dit Nichiren.

Ming 漢明帝 [empereur] de la dynastie Han, ou Han Mingdi (le Brillant), ou Liu Zhuang ou Xiaoming (28<58-75) . Nom de règne Yongping. Fils de l'empereur Guangwu. C'est sous son régne que le bouddhisme commença à se propager en Chine. Il fit le rêve d'un homme en or que son ministre, Zhong Hu, interpréta comme désignant le Bouddha. Han Mingdi envoya en Inde une délégation de 18 hauts personnages menés par Cai Yin, Qin Jing et Wang Zun pour acquérir le bouddhisme. Ils revinrent d'Afghanistan avec une statue de Shakyamuni et 42 sutras. Deux moines érudits arrivèrent à Luoyang, la capitale, sur des chevaux blancs. Et l'année suivante Han Mingdi fit construire le temple de Bai-ma-si, le temple du Cheval Blanc. Ce qu'en dit Nichiren.

Ming-sheng, 明勝(Myosho). Moine de l'école Sanlun (Sanron) en Chine sous la dynastie des Tang. Il fut le disciple et l'ami de Falang avec Jizang. Shan-dao, le troisième patriarche de l'école chinoise de la Terre pure, serait d'abord entré dans la vie religieuse en tant que disciple de Ming-cheng et aurait étudié le Sutra du Lotus et le Sutra Vimalakirti sous sa direction. Ce qu'en dit Nichiren.

ministres de la Gauche et de la Droite voir daijin

Minobu san Mont Minobu

Miroku (Maitreya)

Misawa Kojiro 三沢小次郎. Disciple de Nichiren, seigneur de Misawa dans la province de Suruga. Une lettre de Nichiren qui lui fut adressée en 1278 suggère qu'il a pris ses distances par rapport à ce dernier par crainte du bakufu de Kamakura.


Mizuho. Littéralement "pays humide aux riches récoltes", ancienne appellation du Japon dont les rizières ont nourri toute la population pendant des siècles.

Mi zhong (Ecole du Mystère, Paroles Véritables, Shingon shu, Zhenyan zhong).

modalités d'expression de la vie voir dix modalités d'expression de la vie

modes de vie impurs voir cinq modes de vie impurs pour un moine

moha voir ignorance

moines aînés [six] (roku roso)

moines japonais voir le tableau

moines guerriers(hoshi-musha 法師武者, puis sohei 僧兵ou shuto). Armées de moines-guerriers que créent pendant la période Heian (794 - 1185) des temples influents tels que celui d'Enryaku-ji, qui entrent dans des conflits armés avec d'autres temples et le gouvernement. Voir l'Histoire des moines guerriers au Japon de Gaston Renondeau.

moines du Mont Hiei yama-hoshi ou yama-boshi (山伏, 山法師) ou simplement "les moines du Mont". Moines du temple principal de l'école Tendai, Enryaku-ji perpétuellement en guerre contre les moines du temple Onjo-ji. Voir les règles établies par Saicho. Pour la comparaison avec les autres moines voir le tableau.

moine mendiant (biku, bhiksu)

mois intercalaire (uruu) Le calendrier japonais était calqué sur le calendrier chinois. L'année lunaire était formée de douze lunaisons alternativement de 29 et 30 jours. Pour amoindrir la différence entre le calendrier lunaire et le changement des saisons, un mois supplémentaire était ajouté à l'année par cycles de 19 ans, les années 3, 6, 9, 11, 17 et 19.

mokugyo instrument de percussion du bouddhisme zen ; c'est un bloc en bois rond (avec plus ou moins d'ornements) que l'on frappe avec un bâton à rythme régulier. Il a parfois la forme d'un poisson.

Mokuren (Maudgalyayana)

mokurenju Arbre à feuilles caduques, originaire de Chine. Ses graines dures et rondes, attachées ensemble, servaient à confectionner des chapelets (juzu).

moksha ou mukti. Libération finale ; terme propre à l'indouisme et proche de la notion du nirvana final.

Moliya Phagguna ou Pagguna. Moine (bhiksu) qui apparait dans le Samyutta Nikāya (S.iv.52) où il demande au Bouddha s’il est possible de reconnaitre par les sens (la conscience viññānāhāra*) les buddhas du passé. Le Bouddha rejette la question comme étant mal posée. Des questions similaires suivent sous une forme différente auxquelles il fournit des réponses. C'est probablement le même moine qui est mentionné dans l'Anguttara Nikāya (A.iii.379 ff) comme ayant été visité lors de sa maladie par le Bouddha sur la suggestion d'Ananda. Le Bouddha a trouvé Phagguna au lit et gravement malade, il lui a parlé et l'a réconforté. Phagguna est mort peu de temps après, ayant atteint l’état d’arhat. Voir le Kakacupama sutta

mon arhat voir gamoku

mon (emblème) voir kamon

monde (kai, 界, dhatu). Notion héritée de la cosmologie indienne (cf. trois mondes). Un monde est un espace limité doté de caractéristiques propres. Il contient des dharma, d’où l'expression "monde des dharma" (hokkai, fajie, dharmadatu). Cet univers n'est pas éternel. Il passe par des cycles de formation, stabilisation, déclin et destruction. Le monde passe dans un état de latence. Un cycle forme un kalpa.
D'autres concepts bouddhiques font appel à la notion de mondes distincts et impermanents, en particulier le système des dix mondes élaboré par Zhiyi (538-597) à partir du Sutra du Lotus.

monde (voir dix mondes-états )

monde de la forme (shikikai, rupadhatu)

Monde de la matrice Monde décrit dans le Sutra Vairocana où tous les actes de compassion amenant au salut sont décrits comme naissant du principe fondamental de l'univers et étant soutenus par lui, de même que la vie est produite et nourrie par la matrice. Le Monde de la Matrice représente donc le "Réceptacle de la vérité" ou le corps du Dharma du bouddha Dainichi-Vairochana qui est la source de toute compassion. Ce terme est utilisé en opposition au Monde du Diamant* qui symbolise la sagesse de Vairocana. Le mandala du Monde de la matrice (Taizokai, Taizangjie, 胎藏界, Garbhadhatu) est l'un des deux mandalas de l'enseignement ésotérique du Shingon, l'autre étant le mandala du Monde de diamant. Il représente le principe fondamental de l'univers, autrement dit, le Corps du Dharma du bouddha Dainichi-Vairochana. Quant au mandala du Monde de diamant, il est basé sur le Sutra Kongocho et représente le Corps de Sagesse du bouddha ésotérique Dainichi-Vairochana. Ce qu'en dit Nichiren.

monde de l'enfer voir enfer

monde de l'endurance voir monde de saha

monde de Saha (shaba-sekai, 娑婆世界, saha, suo po). Monde qui est le nôtre et dont le centre, selon la cosmologie indienne traditionnelle, est constitué par le Mont Sumeru. Les êtres qui y vivent endurent toutes sortes de difficultés et souffrances du fait de leurs actes antérieurs qui ont amené leur naissance en ce monde. Littéralement saha signifie endurance. Lorsque Shakyamuni expose le Sutra du Lotus, ce monde est le siège de 6 merveilleux présages devenant ainsi la Terre de Bouddha. Le japonais nindo ou nin-kai ou kan-nin-sekai, 忍土・忍界・堪忍世界 (monde d'endurance) a un sens assez proche. Voir l'article sur le Monde de Saha par Peter Johnson. Ce qu'en dit Nichiren.

monde des animaux voir animaux

monde des asuras voir asura

monde des auditeurs-shravakas voir auditeurs

monde des bodhisattvas voir bodhisattva

monde des bouddhas voir bouddha

monde des dharmas (hokkai, dharmadhatu). Espace qui contient les dharmas. Littéralement "espace de la réalité absolue", "champ du réel". C'est l'espace non-duel perçu par les bouddhas, la non-substantialité au-delà des causes et des effets. Ce terme est utilisé par opposition à la vision fragmentaire du monde perçu par les êtres animés conditionnés où chaque phénomène apparaît pourvu de caractéristiques spécifiques. Ce qu'en dit Nichiren.

monde des dieux voir Ciel

monde des esprits affamés voir esprits

monde des éveillés pour soi voir pratyekabuddhas

monde des hommes voir hommes

monde des trois plans

monde du Ciel voir Ciel

monde du désir ou plan du désir sensuel (yokkai, 欲界, kama dhatu). Le premier niveau du monde des trois plans, appelé ainsi parce que ses habitants sont soumis à divers désirs tels que le désir de nourriture et le désir sexuel. Ce monde est composé des quatre voies mauvaises (mondes de l'enfer, des esprits affamés, des animaux, des asuras et des hommes), des quatre continents entourant le Mont Sumeru et des six premiers niveaux du Ciel (les six Ciels du monde du désir). Dans le sixième ou plus élevé de ces six Ciels vit le Roi-Démon du Sixième Ciel dont on dit qu'il a un grand désir de soumettre les autres à sa volonté et qui maintient les êtres dans 1'asservissement du désir et dans 1'espoir de la réalisation des espérances. Ce qu'en dit Nichiren. µ

Monde du Diamant (Kongo-kai, 金剛界, Vajradhatu). Monde décrit dans le Sutra Kongocho. Le terme est utilisé par opposition au Monde de la Matrice auquel fait référence le Sutra Vairocana. Le Monde du Diamant représente la sagesse du bouddha Dainichi-Vairochana et le Monde de la Matrice la vérité fondamentale sous-tendant cette sagesse. La sagesse de Dainichi-Vairochana est comparée à la dureté et à la pureté du diamant qui peut anéantir tous les désirs terrestres et toutes les illusions. Le mandala du Monde du Diamant en est une représentation graphique vénéré principalement dans le Shingon. Ce qu'en dit Nichiren.

monde du sans-forme (mushikikai, arupadhatu)

Monde du Trésor du Lotus (Kusuma-talagarbha-vyuhalamkara-loka-dhatu-samudra ou Padma garbha-loka-dhatu, Rengezo-sekai ou Kezo-sekai, 蓮華蔵世界・華蔵世界. 1) Selon le Sutra Kegon, Terre pure du bouddha Vairocana, qui fut créée par l'accomplissement de ses vœux et de ses pratiques de bodhisattva. A la base de ce monde se trouve un cercle de vent sur lequel se trouve une mer parfumée. Un grand lotus y fleurit, au centre duquel se situe le Monde du Trésor du Lotus. Ce monde comprend vingt mondes centraux entourés de 111 mondes périphériques. Chacun de ces mondes est paré de trésors et habité par un bouddha et de très nombreux êtres.

2) Monde similaire décrit dans le Sutra Bommo. Ce monde est un lotus à mille pétales. Chacun d'eux est un monde en lui-même, comprenant dix milliards de mondes plus petits, possédant tous un soleil, une lune, un Mont Sumeru et quatre continents. Le bouddha Vairochana est assis au centre du lotus. Dans chacun des mille pétales habite un bouddha Shakyamuni qui est considéré comme un avatar du bouddha Vairochana. Dans chacun des dix milliards de mondes vit un bodhisattva qui est une métamorphose de Shakyamuni. Ce bodhisattva prêche le Dharma sous l'arbre de la bodhi.

monde intermédiaire Antariksha . Sens très différents selon les religions. 1. Espace entre le Ciel et la terre où résident les divinités. 2. Espace ou l'esprit est voué à l'errance. 3) Espace entre le Ciel et le monde de béatitude : le monde de la Vérité superconsciente des choses 4) Dans le bouddhisme ésotérique, espace où réside le principe de vie sous forme latente. A repprocher du bardo tibétain. Ce qu'en dit Nichiren.

monde majeur [système de] (galaxie, sanzen daisen sekai, trisahasra-mahsrhasra-loka-dhatu). Un des systèmes d'organisation de l'univers dans la cosmologie de l'Inde ancienne. Tout monde comprend un Mont Sumeru, ses mers environnantes et ses montagnes, un soleil, une lune et d'autres corps célestes, s'étendant jusqu'au premier Ciel de méditation du monde de la forme vers le haut et jusqu'au cercle de vents vers le bas, qui forme la base d'un monde. Un tel monde est en somme assez proche de notre concept actuel du système solaire. Mille mondes font un système mineur ; mille systèmes mineurs, un système moyen ; et mille systèmes moyens, un système majeur. Ainsi, un système majeur comprend un milliard de mondes. On pensait que l'univers comprenait un nombre incalculables de systèmes majeurs. voir kalpa majeur.

monde Saha voir monde de Saha

mondes tricosmiques voir kalpa dits des cinq cents grains de poussière

mondo, wenda 問答. Question et réponse. Dans les monastères bouddhiques, dialogue entre un maître est son disciple, afin de faire parvenir celui-ci à une juste compréhension de la nature de la vie et des phénomènes. Dans l'école Zen, cette pratique a pris la forme des koan, dialogue illogique en apparence. Nichiren utilise ce procédé dans ses écrits où il dévoile sa pensée de façon progressive. En occident, l'équivalent serait les "reponsa" auxquelles s'exerçaient les maîtres spirituels.

Mongaku 文覚 (dates inconnues). Moine de l'école Shingon et restaurateur du temple Jingo-ji situé sur le Mont Takao, à Kyoto. Dans ses efforts pour restaurer le temple Jingo-ji, il sollicita une aide matérielle de l'empereur retiré Goshirakawa, mais sa demande ne fut pas transmise. Ses constantes protestations l'amenèrent à être exilé à Izu, où il rencontra Minamoto no Yoritomo et gagna son respect. Le récit de Mongaku poussant Yoritomo à lever une armée contre les Taira en lui montrant la tête de son père défunt apparaît dans le 5e volume du Heike Monogatari (le Dit de Heike). Ce qu'en dit Nichiren.

Mongols [invasion mongole]. En 1268, les autorités japonaises apprennent qu’un émissaire mongol est en route pour le Japon ; celui-ci, d’ailleurs n’arrivera jamais. Huit ans auparavant, Nichiren avait adressé à Hojo Tokiyori, ancien régent, le Traité sur la pacification du pays et l’établissement de l’orthodoxie (Rissho ankoku ron). Dans ce texte il enjoignait aux autorités japonaises de se convertir au bouddhisme du Sutra du Lotus pour échapper à l’attaque d’un pays étranger et aux luttes internes. Un nouvel émissaire de la cour mongole fut mandaté et parvint au Japon en 1268 demandant le paiement d’un tribut et l’établissement de relations de vassalité. Nichiren écrit à des officiels et aux dignitaires religieux des grands temples, leur rappelant ses prophéties et les enjoignant de considérer la foi dans le Sutra du Lotus comme unique moyen de sauver le pays. Dans le même temps, il écrit à ses disciples pour les prévenir de s’attendre à de sévères persécutions. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.

Monju (Manjushri)

Monjushiri bosatsu (Manjushri)

Mononobe. Avant le VIe siècle, titre donné aux gardes du palais impérial et à certains guerriers qui furent à l'origine de nombreuses familles nobles, généralement fortement opposées à l'introduction du bouddhisme au Japon, et par conséquent ennemies de la famille des Soga. Parmi les membres de cette puissant lignée, les plus céléèbres furent Mononobe no Okoshi, Mononobe no Arakabi et Mononobe no Moriya. Ce qu'en dit Nichiren.

Mononobe no Moriya ou Yuge no Morya (mort en 587). Dignitaire influent à la cour, à l'époque Yamato, qui s'opposa à l'introduction du bouddhisme et lutta contre Soga no Umako (mort en 626), autre ministre important qui soutint le bouddhisme. D'après des récits traditionnels, dans la quatorzième année du règne de l'empereur Bidatsu (538-585), Soga no Umako fit construire une pagode pour y enchâsser les reliques du Bouddha. Quand une épidémie se déclara, Moriya l'attribua à la colère des divinités locales devant un culte rendu à une nouvelle religion, et il fit détruire la pagode. Après cet incident, l'empereur, Moriya et Umako tombèrent tous trois malades, victimes de l'épidémie. Toutefois, les personnes en faveur du bouddhisme gagnèrent du terrain sur la faction anti-bouddhiste. Moriya perdit ses alliés et fut finalement tué dans une escarmouche avec les soldats de Soga no Umako en 587. Ce qu'en dit Nichiren.

Mononobe no Omuraji ou Mononobe no Okoshi, 物部尾輿 (dates inconnues). Personnage officiel de la cour à la période Yamato (300-710). Père de Mononobe no Moriya Il critiqua son rival à la cour, Otomo no Kanamura, également membre d'une famille influente, pour la manière dont il avait conduit les affaires coréennes, et fit écarter toute la famille Otomo. Par la suite, il s'opposa à Soga no Iname, autre ministre important à la cour, qui changea sa résidence en temple, rendant hommage à la statue du Bouddha et à divers autres objets sacrés. Ce qu'en dit Nichiren.

Montagne des parfums voir Mont Kozan

Montagne de diamants voir Chakravala

Montagnes neigeuses. Nom pour l'Himalaya souvent utilisé dans les écrits bouddhiques. En sanskrit, "hima" signifie "neige" et "alaya", "demeure". Selon le Kusha Ron, les Montagnes neigeuses sont situées dans la partie nord du Jambudvipa. Au nord de ces montagnes se trouve le Lac de Glace qui donne naissance aux rivières qui nourrissent le sol aux quatre coins du Jambudvipa.

mont Dandaka (Dandakaranya). Montagne dans la région de Gandhara, au nord-ouest de l'Inde ancienne. D'après la légende Shakyamuni y aurait été le disciple de différents sages et érmites. Le mont Dandaka est souvent associé au brahmanisme. Ce qu'en dit Nichiren

mont Fuji La plus haute montagne du Japon et le lieu le plus célèbre du vaste Fuji-Hakone-Izu. La montagne se situe à l'ouest de Tokyo sur l'île principale de Honshu, enjambant la frontière entre les préfectures de Yamanashi et Shizuoka. La montagne est une destination extrêmement populaire en particulier pour les Japonais, qu'ils soient shintoïstes ou bouddhistes, en raison de sa forme caractéristique et du symbolisme religieux traditionnel qu'il représente. Il a ainsi été le sujet principal ou le cadre de nombreuses œuvres artistiques, notamment picturales. Voir Ecole Fuji.

mont Hiei, 比叡 (Hieizan) : colline proche de KyotoSaicho (Dengyo) se construisit un ermitage en 786. Il y avait déjà là un sanctuaire shinto. Le modeste ermitage se transforma peu à peu en un ensemble de monastères assez imposant appelé l’Enryaku-ji et qui depuis l’origine du Tendai au Japon, est le siège de cette école. En savoir plus

mont Hua, Huashan, 華山 L'une des cinq montagnes sacrées de Chine appelée égalemement Ggrande montagne de l'ouest, Huashan a été un lieu important de pèlerinage religieux tout au long de l'histoire chinoise. Cette montagne est constituée de 4 pics (Nord, Sud, Est et Ouest) dont le plus haut, le pic Sud, s'élève à 2.150 m. Ce qu'en dit Nichiren.

mont Koya, 高野, . Mont au centre de la péninsule de Kii, où Kukai fonda en 816 le Kongobu-ji, temple principal de l'école Shingon, autour duquel se développèrent de nombreux monastères. Ce qu'en dit Nichiren.

mont Kozan. (Mont des Parfums, Montagne parfumée, Kosui-sen ou Ko-sen, 香酔山・香山, Gandhamadana). Montagne décrite dans le Kusha Ron, que l'on disait située au nord des Montagnes neigeuses (Himalaya). Entre elles se trouve le Lac de Glace d'où partent quatre grandes rivières. L'air parfumé de cette montagne enivrait ceux qui le respiraient. Selon une tradition, Manjushri, une fois entré au nirvana, réside sur cette montagne en ayant acquis un corps indestructible. D'autres sources en font une forêt montagneuse dans l'Ilavrita, qui entoure le Mont Sumeru, centre du monde dans la cosmologie indienne. Ce qu'en dit Nichiren.

mont Minobu, 身延. Montagne proche du Mont Fuji dans l'ancienne province de Kai (aujourd'hui département de Yamanashi). Nichiren s'y retira à son retour de d'exil de Sado après sa troisième remontrance au gouvernement du bakufu de Kamakura. Il y passa la dernière partie de sa vie de 1274 à 1282. Ce qu'en dit Nichiren. Voir le diaporama. Quelques promenades.

mont Potalaka. (Fudaraku-sen, 補陀落山). Selon le Sutra Kegon demeure du bodhisattva Avalokiteshvara. Xuanzang, lors de son pèlerinage en Inde, s’en serait approché et situe cette région près du Mont Malaya. Le Potalaka serait très difficile d’accès et la résidence du bodhisattva, au sommet serait baignée par un lac.

Mont Sacré du Vautour voir Pic du Vautour

mont Sumeru (ou Meru, Shumi-sen, 須弥山 ou Myoukousan, 妙高山, ou Kinzan, 金山, Sumeruparvat). Dans la cosmologie de 1'Inde antique, la plus haute des montagnes, axe du monde. Elle aurait mesuré 84000 yojanas au-dessus de la surface de la mer et 84000 en dessous. On disait le Mont Sumeru composé d'or, d'argent, d'émeraude et de cristal, avec quatre versants faisant respectivement face au nord, au sud, à l'est et à l'ouest. Le dieu Indra (Taishaku) réside sur son sommet, tandis que les Quatre Rois célestes vivent à mi-hauteur des quatre versants. Le Mont Sumeru est entouré de sept chaînes de montagnes en rangs concentriques faites en or, entre lesquelles se trouvent sept mers parfumées. La septième chaîne de montagne en or est entourée d'un océan salé dans lequel se trouvent les quatre continents de Purvavideha (Hotsubadai), Aparagodaniya (Kuyani), Uttarakuru (Uttannotsu) et Jambudvipa (Embudai), situés respectivement à l'Est, à l'Ouest, au Nord et au Sud. Le bouddhisme se répand au Jambudvipa. L'océan salé est lui-même entouré par une chaîne circulaire de montagnes de fer qui sont à la lisière du monde. Un soleil et une lune tournent autour du Mont Sumeru. Ce qu'en dit Nichiren.

mont Tian-tai voir Tian-tai

monto 門徒. ; littéralement "disciples" puis "disciples réunis devant le portail du temple"; groupe d'adeptes laïcs ou assemblée parossiale.

monts Kunlun voir Kunlun

Moriya voir Mononobe no Moriya

mort : Pour le bouddhisme du Sutra du Lotus la notion de mort ne peut pas être dissociée de la notion de vie : la vie-mort (shoji) est un phénomène cyclique, samsara. La mort n'est pas l'anéantissement pas plus qu'elle n'est un passage dans un au-delà. Le bouddhisme enseigne la non-substantialité, il n'existe donc pas de lieux de résidence d'une entité appelée âme. Shakyamuni a affirmé l'éternité de la vie mais il refuse toute spéculation sur l'après-mort, comme étant inutile et néfaste en ce qu'elle contribue à accentuer encore l'angoisse et les appréhensions. Pressé de répondre aux questions de ses contemporains, Nichiren se sert parfois de la notion d'esprit (tamashii, 魂), familière à ses contemporains, pour les aider à progresser dans leur compréhension du Sutra du Lotus, mais ce ne sont que des "moyens appopriés*". L'enseignement contenu dans le Sutra du Nirvana stipule bien que seul le nirvana possède les quatre vertus (go, raku, ga, jo). Dans ce contexte, le véritable soi (ga) est défini comme la qualité de celui qui a trouvé ce qu'il est vraiment et s'est donc départi de la notion purement individuelle de la personnalité. Lire l'article sur l'après-mort comparant le bouddhisme et le christianisme. Ce qu'en dit Nichiren.

Mots et phrases de la Fleur du Dharma voir Hokke Mongu

moxa もぐさ mogusa,  feuille séchée d’armoise commune. Dans la thérapie moxa, on fait lentement brûler la substance sur la peau ou à une faible distance du corps, sur les points d’acupuncture. Ce qu'en dit Nichiren.

Moyens appropriés [chapitre des] (Expédients salvifiques, Hoben pon, 方便品, Fangbian pin). Chapitre II du Sutra du Lotus et chapitre-clé de l'enseignement théorique dans lequel Shakyamuni déclare que la venue de tous les bouddhas en ce monde a pour seul but d'éveiller chez tous les êtres la sagesse de bouddha, de les aider à la développer et de leur permettre d'atteindre la bodhéité. Au début du chapitre, le Bouddha émerge du recueillement dans lequel il était entré au chapitre précédent, s’adresse à Shariputra et déclare que la sagesse de tous les bouddhas est infiniment profonde et incommensurable, bien au-delà de la compréhension des auditeurs-shravakas et pratyekabuddhas. Seuls les bouddhas, dit-il, peuvent comprendre l'aspect réel de tous les phénomènes (shoho jisso) qui consiste en apparence, nature, entièreté, potentialité, énergie manifestée, cause latente, cause externe, effet latent, effet manifeste et leur cohérence* de 1'origine jusqu'à la fin. Cette révélation que toute vie est dotée du même schéma d'existence (les dix modalités d'expression de la vie) forme la base théorique qui permet d'affirmer ensuite que tous les êtres ont la possibilité d'atteindre l'état de bouddha. C'est ce passage qui servit de base doctrinale à Zhiyi pour formuler le principe d' ichinen sanzen.
Malgré sa sagesse Shariputra ne peut imaginer ce Dharma si profond. Les arhats présents dans l’Assemblée sont troublés. Ils croyaient avoir réalisé la délivrance et voilà que le Bouddha évoque quelque chose de supérieur. Shariputra se fait leur porte-parole et demande par trois fois au Bouddha de préciser son propos. Quand celui-ci se prépare à le faire, cinq mille croyants présents dans l’Assemblée saluent le Bouddha et quittent les lieux, leur orgueil les portants à croire qu’ils savent déjà tout cela. Le Bouddha commence alors son exposé.
Il révèle que tous les bouddhas apparaissent au monde pour "une grande raison" : permettre à chacun d'atteindre le même Eveil qu'eux. Spécifiquement, ils apparaissent afin "d'éveiller en chaque être la sagesse du Bouddha, la révéler, permettre à tous les êtres de la connaître et de la comprendre" (kai ji go nyu). Il poursuit en affirmant que les trois véhicules des auditeurs-shravakas, des
pratyekabuddhas et des bodhisattvas ne représentent pas des fins en eux-mêmes, comme il l'a enseigné dans les sutras provisoires, mais sont de simples stratagèmes (hoben) pour conduire les êtres au Véhicule unique de l'état de bouddha. C'est ce concept auquel se réfère l'expression "remplacer les trois véhicules par le Véhicule unique" (kaisan ken ichi). Le vœu de Shakyamuni s’accomplit maintenant que le Sutra du Lotus est révélé et le Bouddha prédit à Shariputra, aux autres auditeurs-shravakas et bodhisattvas présents qu’ils deviendront des bouddhas. Lire ce chapitre
Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos.

moyens appropriés (expédients salvifiques, moyens habiles, moyens opportuns, hoben, fangbian, 方便, upaya kausalya ou kaushalya). Enseignements et procédés que le Bouddha utilise pour amener à lui les êtres. Le terme sanskrit fait référence à une chose qui mène à autre chose (un but). Capacité, développée au plus haut point chez les bouddhas et les bodhisattvas, de choisir le meilleur moyen de guider les êtres en fonction de leurs besoins et possibilités propres à un moment donné. Cette notion encourage l’utilisation de plusieurs approches différentes du développement spirituel et décourage le dogmatisme. Elle suppose que l'on soit déjà éveillé et mû par la compassion pour guider les autres êtres sur la voie de l’Éveil et se trouve à l'opposé du comportement "la fin justifie les moyens" que certains prétendus maîtres utilisent pour garder leurs fidèles. Le Sutra du Lotus, notamment dans le chapitre II, révèle que 1'important ne réside ni dans ces procédés eux-mêmes, ni dans leur signification, mais dans ce à quoi ils sont censés mener. La volonté de distinguer très nettement, dans 1'enseignement du Bouddha, la fin et les moyens est 1'une des constantes de la pensée de Nichiren. Voir trois moyens et les articles de G.Reeves et de Peter Johnson. Ce qu'en dit Nichiren.

moyens [Terre des]

Mrigadaya ou Mrigadava voir Parc aux Cerfs

Mucilinda voir naga

mudra (inzo ou kakunin in ou ingei, 印契 ou encore inzo, ou bien geiin) 1. Geste signifiant ou signe manuel. Positions codifiées des mains de bouddha (les asana sont les attitudes également hiératiques de son corps). Dans la représentation iconique du Bouddha elles sont apparues dès l'ère chrétienne sous les influences grecque et iranienne. Auparavant toute représentation des dieux et des saints était interdite. A l'origine, les mudras indiquaient la nature ou la fonction d'une divinité. Si certains mudras sont encore reconnus par les pratiquants, d'autres ne sont plus des signes de reconnaissance.
2. Signes rituels effectués avec les doigts dans le bouddhisme ésotérique. Ces gestes représentent l’Eveil ou le vœu d’un Bouddha ou d’un bodhisattva ou de divinités. Parfois, certains objets tenus dans la main, une fleur de lotus ou un sabre, sont considérés comme faisant partie du mudra. Le Shingon considère que grâce à la pratique des mudras, le méditant peut pénétrer dans le monde du Bouddha ou réaliser la fusion avec le monde des dharma, même s’il n’a pas encore détruit ses illusions. Le Shingon dénombre
dix-huit sortes de mudras appelés les dix-huit voies. Ce qu'en dit Nichiren.

mugen daijo (citadelle infernale)

Muhengyo 無辺行菩` (Pratique-Illimitée, Anantacarita, Endless Conduct). L'un des quatre bodhisattvas Surgis-de-Terre. Muhen signifie "sans limite". Le nom de ce bodhisattva peut donc être interprété comme exprimant la fonction qui permet au Dharma de se propager largement. Il écarte sans limites tous les liens, tel le vent qui va librement partout pour balayer les impuretés. Ce que dit Nichiren des bodhisattvas Surgis-de-Terre.

mui (uwei) Notion inspirée du taoïsme : la non intervention volontariste. La pratique du tao implique la soumission à un principe qui sous-tend tout ce qui existe et qui se manifeste par exemple dans les changements de saisons, la germination des plantes, la naissance, la croissance, le vieillissement, la mort de tout ce qui est. Dans la littérature bouddhique ce terme est souvent pris comme synonyme "d'immuable" ou de "non-conditionné" et s'applique aux concepts tels que le nirvana, la bodhéité.

mui ho, 無為 (asamskrita) voir inconditionné

mujo (suprême)

mujodoshin (esprit de la voie suprême)

mujoge (impermanence)

multiples mouvements ou multiples dharmas. Toute expérience et tout ce qui existe : aussi bien les expériences multiples et contingentes que celles qui conduisent à la délivrance et au nirvana. Tout ce qui se produit et qui est donc ce qui naît, ce qui disparaît et ce qui change. Rien n'est jamais dans un état de stabilité et donc l'état dans lequel toute chose se présente est forcément transitoire et par là même impermanent. Le Bouddha est le premier à avoir pris conscience des connexions (nidana) enchaînant les choses les unes aux autres. Voir les douze liens causaux. Ce qu'en dit Nichiren.

mumyo (obscurité fondamentale, avidya)

Murdhagata ou Mandhata (Chosho-o ou Mandata-o, 頂生王・曼陀多王). Roi qui apparaît dans plusieurs sutras. On disait qu'il était né par le sommet de la tête du roi Uposatha et que, en grandissant, il était devenu un roi-faisant-tourner-la roue-d'or. Il gouvernait les quatre continents entourant le Mont Sumeru et finalement était parvenu jusqu'au Ciel Trayastrimsha au sommet du Mont Sumeru. Selon le Sutra du Nirvana, il avait été accueilli là par le dieu Taishaku qui l'avait fait asseoir à ses côtés dans le palais de la Bonne Loi, situé au sud-ouest, à l'extérieur de "Plaisante-vue", le palais de Taishaku.

Muryoju, 無量寿仏[bouddha] (Amitayus). Bouddha de la Vie infinie. Autre nom du bouddha Amida. Celui-ci apparaît dans les textes sanskrits à la fois comme Amitayus (Vie infinie) et Amitabha (Lumière infinie, Muryoko-butsu, 無量光仏).

Muryoju-kyo Grand Sukhavativyuha Sutra de la vie infinie du Bouddha

musa (sans artifice)

mushi (sans-commencement)

mushikikai (monde du sans-forme, arupadhatu)

Musashino 武蔵野市. Large plaine comprenant ce qui est actuellement Tokyo et la précture de Saitama. Ce qu'en dit Nichiren.

mushi mochi . Petits pâtés de riz à l'étouffée qu'il est de tradition au Japon de manger dans les premiers jours de l'année. Ce qu'en dit Nichiren.

Musho Doji, 無勝童子. Enfant qui, avec Tokusho Doji, offrit une galette d'argile à Shakyamuni en un geste de sincérité, alors que le Bouddha demandait l'aumône à Rajagriha. Grâce à cette offrande, cent ans après la mort du Bouddha, Tokusho Doji renaquit sous la forme du roi Ashoka, et Musho Doji, dans cette nouvelle vie, devint sa femme. Cette histoire apparaît dans le Aikuo Den (Histoire du roi Ashoka). Ce qu'en dit Nichiren.

musho honin ou bonin 無生法忍 (anutpattika dharma ksanti) Etape où l'on perçoit que rien ne naît ni ne meurt dans le monde des phénomènes (compréhension de la non-production et de la non-destruction du monde phénoménal). Ce qu'en dit Nichiren.

mutokudo (non-obtention de la voie )

myo (miao, sad). Traduction chinoise faite par Kumarajiva du mot sanskrit sad, qui figure dans le titre du Sutra du Lotus (Saddharma pundarika sutra). Sad désigne à la fois ce qui est merveilleux, profond, subtil, mystérieux, admirable, excellent, parfait, au-delà de l'entendement. Dans le Hokke Gengi, Zhiyi interprète myo dans Myoho-renge-kyo sous deux angles pour montrer la profondeur du Sutra du Lotus. Le premier sens de myo est relatif (sotai-myo) ; il signifie que, comparé à tous les autres enseignements, le Sutra du Lotus est supérieur. Pourtant, cette simple supériorité du Sutra du Lotus sur tous les autres enseignements n'épuise pas le sens de myo. D'où la seconde interprétation, le myo absolu ou qui englobe tout (zettai-myo). Cela signifie que le Sutra du Lotus ne peut se comparer à aucun autre enseignement parce qu'il les intègre tous ; aucun enseignement n'existe hors de lui, que l'on puisse appeler supérieur ou inférieur à lui. De ce point de vue, toutes les lois et tous les enseignements, s'ils sont basés sur le Sutra du Lotus, expriment divers aspects de la vérité. Nichiren indique que myo désigne le cœur même de la pensée, dont les mots et les concepts, de par leur nature, ne peuvent rendre compte. Myo est le qualificatif de 1'experience propre au bouddhisme qui est impossible à exprimer, parce qu'elle est au-delà de 1'entendement de celui qui ne 1'a pas vécue. Dans le Hokkekyo Daimoku Sho (Daimoku du Sutra du Lotus), il écrit que myo a trois significations : ouvrir, être parfaitement doté de toutes les qualités, et revivre. "Ouvrir" veut dire déchirer l'obscurité des illusions et révéler la nature de bouddha. "Etre parfaitement doté de toutes les qualités" signifie posséder les Dix mondes-états et les trois mille conditions de vie qui imprègnent et régissent le monde phénoménal dans son intégralité. Cela peut aussi signifier maîtriser les pratiques et posséder les vertus de tous les bouddhas qui en résultent. "Revivre" signifie permettre à une personne d'atteindre l'état de bouddha. "Revivre" signifie encore que toutes les lois et tous les enseignements, basés sur le Dharma mystique, sont perçus dans leur perspective correcte et jouent leur rôle particulier. Ce qu'en dit Nichiren.

Myoe ou Koben 明恵 (1173-1232). Moine de l'école Kegon pendant la période Kamakura. Il est le fondateur du temple Kozan-ji et on le révère comme celui qui restaura l'école Kegon. Ayant perdu ses parents à l'âge de huit ans, il se rendit au Mont Takao où il servit Mongaku, son maître. A vingt-trois ans, il alla au Mont Shirakami dans la province de Kii, pour y poursuivre sa formation. A cette époque, il rencontra Eisai, avec lequel il étudia le Zen. En 1205, il fit une tentative infructueuse de voyage en Inde. En 1206, l'empereur retiré Go-Toba lui fit don d'un domaine sur le Mont Togano'o, au nord-ouest de Kyoto. Il restaura un vieux temple en montagne et le nomma Kozan-ji en en faisant une salle de pratique pour l'école Kegon. Myoe était très respecté par la Cour impériale et par Hojo Yasutoki. II écrivit plus de soixante-dix traités dont le Saijarin, qui est une critique de la doctrine de la Terre pure de Honen, le fondateur de l'école Jodo. A distinguer de Myoe-bo disciple de Nichiren.

myoga : plante de la famille du gingembre, dont les bourgeons et les tiges sont à la fois comestibles et parfumés. Ce qu'en dit Nichiren.

myogaku ou engaku, 妙覚・円覚. Eveil parfait ou la dernière des cinquante-deux étapes de la pratique de bodhisattva. Ce qu'en dit Nichiren

myoho (loi merveilleuse, miaofa, saddharma)

Myoho-ama, 妙法尼. Nom adopté par plusieurs disciples de Nichiren. Myo signifie Dharma mystique, et le suffixe ama désigne une nonne bouddhiste. Parmi les différentes personnes qui portèrent ce nom, on trouve : 1) Une femme qui vécut à Okamiya dans la province de Suruga. Elle perdit son mari et son frère aîné. Croyante fervente, elle reçut plusieurs lettres de Nichiren qui avait apparemment grande confiance en elle. 2) La mère de Shijo Kingo. 3) La mère de Nakaoki Nyudo qui vécut à Nakaoki sur l'île de Sado. Elle fut convertie au bouddhisme de Nichiren quand celui-ci était en exil sur l'île. 4) La grand-mère paternelle de Nichimoku.

Myoho-ji 妙本寺 ou Ryogonzan Renge-in Myoho-ji (楞厳山蓮華院妙法寺) (Temple du Dharma Merveilleux). Temple fondé par Nissho à l'emplacement de la hutte de Nichiren à Kamakura. Celui-ci y aurait passé une vingtaine d'années en prêchant sa doctrine directement dans la rue comme cela se faisait à l'époque. Le temple a été reconstruit en 1357 par Nichiei qui en devint le 5ème grand patriarche. Pour le plan de Kamakura voir Matsubagayatsu.

Myohon-ji, 妙本寺. Temple de Kamakura datant de 1260, actuellement la propriété de la Nichiren Shu. A gauche de la Porte principale se trouve une statue de Nichiren.

Myohorengekyo,妙法蓮華經 (Sutra de la fleur de lotus du Dharma merveilleux, Miaofalianhuajing, Saddharma pundarika sutra)
1) Sutra du Lotus dans la traduction de Kumarajiva
2) Principe régissant toute vie : essence du Sutra du Lotus. Nichiren le définit comme
"le Dharma ultime de la vie-mort transmis par le Bouddha à tous les êtres vivants" ou comme "état de bouddha que possèdent tous les êtres".
3) Approche analytique de ce principe : les caractères
myo ho ren ge kyo. Ce qu'en dit Nichiren
4)
Myohorengekyo [Namu] : mantra de l'école Nichiren voir Namu Myohorengekyo et daimoku. Ce qu'en dit Nichiren.

Myoichi-ama 妙一尼 1 (Dame Myoichi) de son vrai nom Dame Oto. Disciple de Nichiren vivant à Kamakura. Elle aurait été la fille de Toki Jonin, et sœur cadette de Nitcho. 2. Myoichi-nyo 妙一女 (Nonne) de son vrai nom Dame Sajiki : épouse d’Indo Jiro Saemon no Jo Suketeru, vivant à Shimosa. Elle aurait été le sœur aînée de Nissho, l'un des six moines aînés et mère de Nichiro, un autre moine aîné. Il reste quelques lettres que Nichiren lui envoya, montrant qu'elle était une croyante sincère, assez instruite, mais en mauvaise santé. Son mari était aussi un croyant et leur fief leur fut confisqué en raison de leur foi. De plus, son mari mourut, la laissant élever seule leurs deux enfants. En dépit de ces difficultés, elle fit sans cesse des offrandes à Nichiren. Elle fut la destinataire du gosho "A l'hiver succède toujours le printemps".
Certains auteurs voient deux personnes différentes alors que d'autres pensent qu'il s'agit d'une seule personne.

myoji-soku, 名字即. Deuxième des six stades dans la pratique du Sutra du Lotus, stade où une personne entend le nom (myo) de la vérité et / ou lit les mots (ji) des sutras, et par conséquent comprend intellectuellement qu'elle a la nature de bouddha et que tous les phénomènes sont des manifestations du Dharma bouddhique. Ce qu'en dit Nichiren.

Myojo-tenno [Dai] ou Myojo Tenji (Aruna). "Grand roi céleste des Étoiles", divinité des étoiles empruntée à la mythologie indienne où il conduit le char du Soleil. Le Hokke Mongu identifie Myojo au bodhisattva Kokuzo. Myojo-tenno figure sur certains Gohonzons, dont celui de Nichikan. Ce qu'en dit Nichiren.

Myokaku-ji. Temple de la Nichiren Shu à Kyoto datant de 1378. Il est surtout connu pour les règlements stricts établis par Nichi-jo. Voir le Mouvement machishu.

Myoken-ji Temple construit par Nichizo, disciple de Nichiren, sous le règne de l'Empereur Go-Daigo. Le temple détient de nombreux trésors, témoins de son histoire, des documents anciens, des sutras et des peintures. Parmi ces oeuvres d'art se trouvent 1.656 manuscrits.

Myoko voir Varaprabha

Myoko-ji (temple de la Clarté Merveilleuse) à Mobara, fondé par Niko. Ce temple s'appelle maintenant Sogen-ji-Mobara. Il conserve un certain nombre de lettres de Nichiren et d'objets ayant appartenu à ses disciples directs.

Myomitsu, 妙密. Disciple de Nichiren qui vécut à Kuwagayatsu (Kamakura). Sa femme et lui firent souvent des offrandes à Nichiren. Voir la Lettre à Myomitsu.

myoo 明王 (Rois-de-Lumières ou Rois-de-Science, Mingwang, Vidyaraja). Divinités empruntées au bouddhisme ésotérique où elles représentent des incarnations des bouddhas cosmiques qui sauvent les croyants par la force de leurs paroles sacrées. On a ainsi deux sens distincts : 1. Personnages vénérés, plus ou moins surnaturels et d’allure terrifiante, qui incarnent des puissances aptes à vaincre les obstacles et démons qui entravent le pratiquant du bouddhisme. Ces personnages manifestent également des "pulsions" ou potentialités du vivant.
Les cinq myoo (ou cinq grands Honorés) (godai-myo'o, 五大明, vidya-raja) Divinités empruntées au bouddhisme ésotérique où elles représentent des incarnations des bouddhas cosmiques qui sauvent les croyants par la force de leurs paroles sacrées. Leurs noms étaient invqués dans le rituel des cinq autels. Ce sont Fudo (Acala), Gozanze (Trailokyavijaya), Gundari (Kundali), Daiitoku (Yamantaka) et Kongoh Yasha (Vajrayaksa). Nichiren leur adjoint Aizen. Les myoo se distinguent des tenma (deva) empruntés à l'hindouisme classique. Les deva sont généralement représentés comme des guerriers, gardiens des lieux sacrés. En leur ajoutant Ususama, Munosho et Mezu ils sont appelés les huit grands Rois-Lumière.

2. Émission vocale des formules détentrices (dharani).

Myoon bosatsu, 妙音菩 (bodhisattva Son-Merveilleux, Gadgadasvara). Bodhisattva décrit dans le chapitre XXIV Myoon bosatsu du Sutra du Lotus. Selon ce chapitre, il vit dans une terre appelée Jokoshogon (Nimbée-de-pure-lumière) et sert le bouddha Jokeshukuochi (Roi Sage-de-la-constellation-Fleur-pure). Il emprunte indifféremment la forme de Bonten, de Taishaku , d'un roi qui fait tourner la roue, d'un moine, d'une nonne, d'un laïc (homme ou femme), d'un dragon, d'un démon ou toute autre forme susceptible d'impressionner ceux qu'il désire convertir pour leur enseigner le Sutra du Lotus. Le chapitre Myoon Bosatsu énumère 34 formes sous lesquelles ce bodhisattva peut se manifester pour sauver les êtres. Il rapporte également que, dans le passé lointain, Myoon offrit 100 000 sortes de musiques et 84000 sébiles faites de sept sortes de pierres précieuses à un bouddha nommé Unraionno (Roi du son du tonnerre dans les nuages), au cours d'une période de 2000 ans. En conséquence, il renaquit dans la Terre nimbée de pure lumière et acquit des pouvoirs mystiques. Le bodhisattva Myoon se rendit également au Pic du Vautour accompagné de 84000 disciples pour écouter le Bouddha Shakyamuni prêcher le Sutra du Lotus et lui faire des offrandes. Le nom de Myoon signifie "Son mystique". Selon le Hokke Mongu de Zhiyi, ce bodhisattva est ainsi nommé parce qu'il propage le Sutra du Lotus dans les dix directions grâce à sa voix merveilleusement mélodieuse. Dans le Ongi Kuden (Recueil des Enseignements oraux), Nichiren interprète le "son mystique" comme la voix qui récite Namu Myoho Renge Kyo. Ce qu'en dit Nichiren

Myoon bosatsu hon  (Bodhisattva Son-Merveilleux) XXIVème chapitre du Sutra du Lotus.

Myoraku voir Zhanlan

Myoren1. Nom religieux de la mère de Nichiren, Umegiku-nyo, 梅菊女.
2. Femme de Nanjo Tokimitsu, intendant du village d'Ueno dans le district de Fuji (province de Suruga). Son mari et elle se consacrèrent à la pratique du bouddhisme de Nichiren et lui firent des offrandes, malgré leur pauvreté due aux impôts exorbitants que les autorités exigèrent d'eux parce qu'ils avaient aidé d'autres croyants pendant la persécution d'Atsuhara. Ils avaient neuf fils et quatre filles. Après la mort de Nichiren, ils servirent Nikko avec la même sincérité, et le seigneur Nanjo offrit une partie de son fief, Oishigahara, pour la construction du temple Taiseki-ji. Myoren mourut le 13 août 1323 et son mari fit construire le temple Myoren-ji, près du Taiseki-ji, en son honneur. Ses enfants poursuivirent leurs efforts pour propager le Dharma mystique.

myo shiki (noms et forme, nama rupa)

Myoshin : disciple de Nichiren qui abandonna sa foi et se retourna contre lui.

Myoshin-ama, 妙心尼. Disciple de Nichiren qui vécut à Nishiyama dans le district de Fuji (province de Suruga). Des quatre lettres existantes qui lui furent envoyées par Nichiren, il apparaît qu'elle conserva une croyance très pure dans son enseignement, mais que la foi de son mari, Nishiyama nyudo, était moins forte que la sienne. Il souffrit pendant longtemps d'une maladie qui, en définitive, le força à pratiquer sincèrement. Après la mort de son mari, Myoshin-ama continua à pratiquer avec ses enfants, rendant visite à Nichiren au Mont Minobu et lui envoyant des offrandes. Voir sa biographie.

Myoshogon, 妙荘厳王 (Ornement Merveilleux ou Splendeur mystique, Shubhavyuha, King Wonderful Adornment). Roi qui apparaît dans le chapitre Myoshogonno du Sutra du Lotus. Il vécut à l'époque du bouddha Unraion-shukuo Kechi (Sage de la Constellation et du Son du tonnerre dans les nuages, Djaladhara-gardjitaglîôchasusvara-nakchatrarâdja-samkusumitâbhidjna). Myoshogon était un croyant du brahmanisme, mais à la demande de sa femme, la dame Jotoku, et de ses deux fils Jozo et Jogen, il alla voir le bouddha et lui fit diverses offrandes. Le bouddha lui prédit qu'il atteindrait l'Eveil dans le futur en tant que bouddha Sharajuo (Roi des Arbres Sala). Le roi abdiqua ensuite en faveur de son frère et rejoignit le Sangha bouddhique avec sa femme, ses deux fils et des disciples. Il se consacra sans relâche à la pratique du Sutra du Lotus. Il renaquit donc en tant que bodhisattva Ketoku (Vertu de Fleur) et participa à l'Assemblée sur le Pic du Vautour. Ce qu'en dit Nichiren.

Myoshogonno-honji-hon (Conduite originelle du roi Ornement-Merveilleux) XXVIIème chapitre du Sutra du Lotus

Myoun, 明雲 (1115-1183). D'abord 55e Grand-patriarche du temple Enryaku-ji de l'école Tendai. Il étudia les enseignements ésotérique et exotérique sous la direction de Benkaku. Quand les moines guerriers de son temple exprimèrent des exigences à l'égard de la Cour impériale en 1177, l'empereur retiré Go-Shirakawa l'exila à Izu. Alors qu'il s'y rendait, Myoun fut délivré par ses moines-guerriers puis gracié par l'empereur. Myoun redevint Grand-prêtre (le 57e) de l'Enryaku-ji en 1179. Rendant visite quatre ans plus tard à l'empereur retiré, il fut attaqué et tué par les hommes de Minamoto no Yoshinaka, général du clan Minamoto, qui s'opposait à Go-Shirakawa. Ce qu'en dit Nichiren.

mystère voir triple mystère

mystères [dix] voir dix mystères

 
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