DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanscrit, pali

U

A.B.C.D.E.F.G.H.I .J.K.L.M.N.O.P.Q.R.S.T.U.V.W.X.Y.Z

 

Uda Tenno ( 宇多天皇) (867<887-897>931). Cinquante-neuvième empereur du Japon, il abdiqua en faveur de son fils (Daigo) et devint empereur-retiré au temple de Ninno-ji.

Udayana, Udena (Uden-o, 優 王). Roi de Kaushambi en Inde. Il se convertit au bouddhisme sur les instances de sa femme et devint bienfaiteur de Shakyamuni. D'après la légende, quand Shakyamuni monta dans les trente trois Ciels pour enseigner le Dharma à sa mère Maya, le roi Udayana se désola de ne plus pouvoir vénérer le Bouddha et tomba malade. Il ordonna à ses familiers de faire sculpter une statue du Bouddha haute de cinq pieds dans du bois de santal odorant en provenance du Mont Goshirsha. Comme rétribution de cette action vertueuse, il guérit de sa maladie. On dit que ce fut la première statue du Bouddha jamais réalisée. Le volume 53 du Shibunritsu* raconte que Udayana révérait un disciple du Bouddha, Pindolabharadvaja et lui rendait visite tous les jours. Son Premier ministre, un brahmane jaloux, le persuada que Pindolabharadvaja lui manquait de respect et l'incita à faire mettre à mort le disciple du Bouddha s'il ne se levait pas pour le saluer. Percevant cela grâce à ses pouvoirs surnaturels, Pindolabharadvaja se leva de son siège pour épargner au roi un tel crime, mais parce qu'il avait eu cette intention mauvaise, Udayana fut peu après fait prisonnier par un roi ennemi et mourut dans les sept années. D'après une autre version, parce que Pindolabharavadja avait enseigné le Dharma pendant que le roi Udayana faisait la sieste, ce dernier devint furieux et le fit placer sur une fourmilière, en recevant ensuite la même rétribution Ce qu'en dit Nichiren.

Udayin ancien maître d'Ananda, devenu disciple de Shakyamuni. A distinguer du roi du Magadha Udayabhrada abrégé en Udayin

Udraka Ramaputra Ermite et maître de méditation yoga, deuxième maître sous la direction duquel Shakyamuni pratiqua après avoir renoncé à la vie profane. D'après le Daichido Ron*, Udraka Ramaputra renaquit au Ciel, précisément dans un domaine où il n'y a plus ni pensée ni absence de pensée, le plus élevé des quatre royaumes du monde du sans forme. Ce qu'en dit Nichiren.

udumbara (figuier udum, udonge, 優曇華). Plante légendaire qui, disait-on fleurissait une fois tous les 3000 ans pour annoncer la venue d'un roi-faisant-tourner-la roue du Dharma ou d'un bouddha. Métaphore bouddhique pour désigner un fait extrêmement rare. Il faut l'oeil exercé d'un botaniste pour reconnaître la fleur des différents figuiers. Il en est de même pour la fleur d'udumbara qui n'est reconnue que par ceux qui savent comprendre les "moyens" du Bouddha. En savoir plus Ce qu'en dit Nichiren.

Udyana ou Uddiyana.(Ujona-koku, 烏仗那国). Ancien royaume du nord-ouest de l'Inde. Mongali ou Mangala, sa capitale, se trouvait sur la rive gauche de la rivière Swat. Il y aurait eu, vers le VIIe siècle, le long de cette rivière, 1400 monastères et plus de 10000 moines y auraient vécu. Shubhakarasimha fut, à un moment donné, roi de ce royaume avant de renoncer au monde. Ce qu'en dit Nichiren.

Ueno-ama (Religieuse Dame Ueno, 上野尼 ). Fille de Matsuno Rokuro Zaemon et femme de Nanjo Hyoe Shichiro, intendant du village d'Ueno dans la province de Suruga. Le couple eut neuf enfants, dont Nanjo Tokimitsu, (1259 - 1332) donateur des terrains du temple Taiseki-ji, et Ren'a-ni, qui fut la mère de Nichimoku (1260-1333), un autre disciple important de Nichiren. Le mari de la dame Ueno mourut quand elle était enceinte de leur dernier fils, aussi éleva-t-elle seule l'enfant, conservant une croyance pure en la doctrine de Nichiren. Lire l'article sur la famille Nanjo.

Ueno (seigneur) voir Nanjo Hyoe Shichiro

(composé, youwe, samskrta)

Uji Rivière qui prend sa source à la pointe sud du lac Biwa et traverse la préfecture de Kyoto pour se jeter finalement dans la Baie d'Osaka. Dans les temps anciens, elle marquait la ligne sud-est de la défense de la capitale, Kyoto, et plusieurs batailles célèbres s'y déroulèrent. En raison de son importance stratégique, parvenir ou non à traverser la rivière Uji déterminait la victoire ou la défaite pour chaque camp. Seta est le lieu qui fait face à l'endroit où la rivière émerge du lac, C'était un autre point de défense stratégique. Par conséquent "traverser la rivière Uji" et "passer le gué à Seta" sont deux expressions qui signifient également s'emparer d'une position décisive. Ce qu'en dit Nichiren.

Uluka ou Kanada ou encore Kana-bhuk, littéralement "mangeur de particules" (Kuru ou Uruka ou Urusogya 優楼 ou 楼, dit Kanada カナーダ). Fondateur de l'école Vaisheshika (Caractéristiques des particules), l'une des six écoles principales du brahmanisme en Inde, établie au début du IIe siècle On lui attribue le Sutra Vaisheshika, texte fondamental de l'école du même nom. Celle-ci analyse les phénomènes selon six principes : essence, attribut, mouvement, universalité, particularité et unité. Tout l'univers serait composé de particules. Selon une légende, par peur de la mort, il absorba une drogue pour la longévité et se changea en roc. Ce qu'en dit Nichiren.

ultime réalité voir réalité ultime

Umegiku-nyo, 梅菊女. ( ? - 1267). Mère de Nichiren. Quand celui-ci eut publiquement fondé sa doctrine, elle se convertit avec son mari et reçut de son fils le nom de Myoren (Lotus mystique). Ce qu'en dit Nichren.

un chapitre et deux moitiés (ippon-nihan, 一品二半). Cœur du Sutra du Lotus, comprenant la deuxième moitié du chapitre Yujutsu* (XV), tout le chapitre XVI - Longévité de l’Ainsi-Venu et la première moitié du chapitre XVII Discernements des bienfaits. Cette partie révèle l'Eveil primordial de Shakyamuni. Au début du chapitre Yujutsu* (XV) les bodhisattvas Surgis-de-Terre apparaissent et le bodhisattva Manjushri, au nom de l'Assemblée, demande à Shakyamuni qui ils sont. Le Bouddha explique qu'ils sont ses disciples et qu'il leur enseigne depuis un lointain passé. Mais, insiste le bodhisattva Manjushri, comment Shakyamuni a-t-il pu instruire tant de bodhisattvas en quelque quarante années seulement, depuis son Eveil sous l'arbre bodhi ? Il implore Shakyamuni de s'expliquer plus longuement, pour le bien des générations à venir qui pourraient entretenir des doutes. Le Bouddha y consent et explique, dans le chapitre Juryo* (XVI), qu'il a en réalité atteint l'Eveil à l'époque incroyablement lointaine de gohyaku jintengo et que, depuis, il s'est toujours trouvé en ce monde, à enseigner aux hommes. La première partie du chapitre Fumbetsu Kudoku explique que les bodhisattvas et tous les autres qui entendirent cette révélation en reçurent tous de grands bienfaits
Le concept "d'un chapitre et deux moitiés" a reçu deux interprétations : celle de Zhiyi et celle de Nichiren. Selon Zhiyi, la dernière moitié du chapitre Yujutsu* (XV) commence avec l'affirmation de Shakyamuni que les bodhisattvas Surgis-de-Terre sont ses disciples, impliquant son Eveil dans un passé lointain. Mais Nichiren la fait commencer avec la seconde question de Manjushri demandant comment le Bouddha a pu enseigner à tant de bodhisattvas en si peu de temps. La raison en est que la première explication de Shakyamuni est destinée à dissiper les doutes de l'Assemblée et représente un enseignement qui s'adresse aux contemporains du Bouddha ; elle tombe donc dans la catégorie du bouddhisme de la récolte. Par contre, la seconde question de Manjushri fut posée spécifiquement au nom de ceux qui apparaîtront dans le futur et, de plus, elle conduit directement à la révélation de l'Eveil du Bouddha dans le passé lointain. Selon l'interprétation de Nichiren, est implicite dans cette révélation la cause qui permit à Shakyamuni d'atteindre cet Eveil, c'est-à-dire Namu Myoho Renge Kyo, qui est le Dharma contenu dans les profondeurs du chapitre Juryo* (XVI), ou bouddhisme de l'ensemencement. Ce qu'en dit Nichiren.

unicité de la personne et du Dharma (ninpo ika, 人法一箇) Conformité entre la vie d'une personne et l'enseignement que cette personne propage. Au sens strict cette propriété est celle du Bouddha. Toutefois l'expression s'est étendue aux personnes qui prêchent une certaine doctrine ; on emploie souvent l'expression au sens négatif en parlant de personnes dont la vie n'est pas conforme à l'enseignement qu'elles dispensent. Ce qu'en dit Nichiren.

unification des trois vérités (en yu no santai, 円融の三諦). Conception des trois vérités révélée dans la doctrine parfaite (engyo). La doctrine de l'unification des trois vérités contredit la conception des trois vérités telle qu'elle est exposée dans l'enseignement spécifique (bekkyo) qui considère ces trois vérités comme distinctes et indépendantes les unes des autres (kyakuryaku no santai). Les trois vérités sont celle de non-substantialité (kutai), celle d'existence temporaire (ketai) et celle de la voie du milieu (chutai). La vérité de non-substantialité implique qu'aucun phénomène n'a de nature inchangeable ou fixe ; la vraie nature des phénomènes est ku, état potentiel qui ne peut être saisi ni comme existence ni comme non-existence. La vérité de l'existence temporaire implique que, même si tous les phénomènes sont sans substance, ils assument néanmoins une réalité temporaire en vertu du processus d'origine interdépendante, ou production conditionnée. La vérité de la voie du milieu implique que la vraie nature des phénomènes est à la fois non substantialité et existence temporaire, ou ni l'un ni l'autre de ces concepts ; l'aspect non-substantiel et celui d'existence temporaire des phénomènes sont des composantes de la vérité mystique qui présente les qualités des deux mais n'est, essentiellement, ni l'un ni l'autre. L'unification des trois vérités consiste à dire que ces trois vérités sont interdépendantes. Zhiyi enseigna une forme de méditation appelée la triple contemplation de l'unité (isshin sangan), afin de saisir cette unité et effacer simultanément les trois catégories d'illusions (sanwaku) tout en acquérant les trois sortes de sagesse (sanshi). Nichiren enseigna que la réalité exprimée par cette unification est Namu Myoho Renge Kyo. Ce qu'en dit Nichiren.

unique voir Véhicule unique

Unraionno-butsu, 雲雷音王仏 (Megha-dundubhi-svara-raja) I. (Roi du son du tonnerre dans les nuages, Meghadundubhisvararajas). Bouddha mentionné dans le chapitre XXIV du Sutra du Lotus. Ce chapitre relate que, dans le passé lointain, le bodhisattva Myoon servit le bouddha Unraionno.
II. Autre nom du bouddha Unraion-shukuo Kechi. Ce qu'en dit Nichiren.

Unraion-shukuo Kechi, 雲雷音宿王華智仏, appelé également Unraionno (Roi de la sagesse de la constellation du nuage au son du tonnerre, Jaladha ragarita ghoshasus varana kshatra raja samkusumitabhinajnas). Bouddha du chapitre XXVII du Sutra du Lotus. Il y est décrit comme le précepteur du roi Myoshogon, le père de Jozo et Jogen.

un seul coeur dans différents corps voir itai doshin

upadana (shu) Attachement à la vie; tendance à vouloir se compléter afin de durer

upadesha (ubadaisha 優婆提舎ou rongi) Un des douze procédés littéraires des écrits bouddhiques ; discussions sur la doctrine, souvent sous forme de questions et de réponses.

upadhyaya (censeur)

Upagupta. Le 5e des vingt-quatre successeurs de Shakyamuni, né à Mathura au IIIe siècle avant notre ère. Il étudia sous la direction de Shanavasa, 4e des vingt-quatre successeurs. Alors qu'Upagupta enseignait sur le Mont Urumanda, le roi Ashoka exprima le désir d'aller l'entendre. En apprenant cela, Upagupta se rendit à Pataliputra accompagné de dix-huit mille moines et exposa les enseignements du Bouddha pour le bien d'Ashoka. Celui-ci aurait alors érigé, pour le remercier, dix-huit mille stupas. Upagupta avait la réputation d'être "le meilleur maître du peuple" apparu depuis la mort de Shakyamuni. Ce qu'en dit Nichiren.

Upali (Ubari, 優婆離). Un des dix disciples majeurs de Shakyamuni, "celui qui connaît le mieux les préceptes". Le seul des dix grands disciples à être d'origine modeste (caste des sudra). Avant sa conversion il était barbier à la résidence princière de Kapliavastu. D'après la tradition, c'est lui qui aurait récité les textes de la corbeille de la discipline (vinaya-pitaka) du tripitaka lors du premier concile bouddhique.

Upananda voir six mauvais moines

Upanishads : textes philosophiques expliquant le Veda. Ils traitent, en vers et en prose, des expériences mystiques ainsi que des enseignements philosophiques et yoguiques qui en découlent. Voir le site http ://www.les-108-upanishads.ch/

upasaka (ubasoku, 優婆塞). Un laïc aspirant à l'Eveil bouddhique. A l'origine ce terme désignait les disciples de Shakyamuni qui n'appartenaient à aucun ordre monastique, puis il s'appliqua aux laïcs pieux qui se rendaient dans les monastères à certaines dates et qui observaient les préceptes. Dans les sutras ils sont parfois désignés comme "disciples vêtus de blanc" ou laïcs vêtus de blanc (anagarika ou avadatavasana). Le vêtement blanc symbolisait alors l'union des moines et des laïcs.

upasika (ubai, 優婆夷). Une laïque aspirant à l'Eveil bouddhique.

uposhadha, poshadha, upavasa, ou upavasatha, uposatha ( fusatsu, 布). Assemblée bi-mensuelle d'examen de conscience dans les monastères bouddhiques de l'Inde ancienne. Les moines devaient réciter les preceptes du Sangha et confesser publiquement leurs manquements. Ces réunions avaient lieu à la nouvelle lune et la pleine lune.

upaya voir hoben

urabon, 盂蘭盆 ou bon ou segaki(ullambana). Fête bouddhique qui se tient généralement le 15 juillet (ou le 15 août) et au cours de laquelle on fait des offrandes aux Trois trésors (Bouddha, Dharma, Sangha) pour le bien des défunts. Le sanskrit ullambana signifie "suspendu par les pieds", métaphore pour la souffrance ressentie dans le monde des esprits faméliques. La suspension "tête en bas" rend impossible toute nourriture (spirituelle) et nécessite le secours des autres. Selon le Sutra Urabon, cette tradition débuta avec Maudgalyayana, disciple du Bouddha qui aurait excellé dans la maîtrise des pouvoirs occultes. Il vit, grâce à sa clairvoyance surnaturelle, que sa mère décédée souffrait dans le monde des esprits faméliques. Par des moyens surnaturels il tenta de lui faire parvenir de la nourriture, mais celle-ci se transforma en flammes et brûla sa mère. Aussi alla-t-il demander conseil à Shakyamuni qui lui suggéra de faire des offrandes aux moines le 15e jour du septième mois. Maudgalyayana lui obéit et sa mère fut soulagée de ses souffrances. Il est intéressant de noter que Maudgalyayana a pu aider sa mère non pas grâce à ses pouvoirs occultes mais étant lui-même parvenu à l'état d'Eveil. En effet, le bouddhisme enseigne qu'il n'y a pas de dualité entre soi et l'environnement ; toute personne qui parvient à l'Eveil peut le communiquer à la moindre parcelle de l'univers, même là où il n'y a plus ni espace ni temps. La première cérémonie de urabon se serait tenue en Chine en 538 et au Japon en 657. Elle se célèbre toujours au Japon. Voir les goshos Urabon - L'origine de la cérémonie pour les défunts et Sur les cérémonies d'urabon.

Urumanda [mont] (Urumanda-sen, 優留曼荼山). Montagne du Mathura dans l'Inde ancienne. Shanavasa, 4e des vingt-quatre successeurs du Bouddha, y aurait construit un grand temple où il enseignait à quantité de personnes.

Uruvilva, Uruvela (Urubinra, 優楼螺). Village situé près de Gaya, au sud-ouest de Rajagriha. Il est connu surtout pour sa forêt où Shakyamuni pratiqua les austérités pendant six ans avant d'atteindre l'Eveil.

Uruvilva Kashyapa, Urubilva Kaçyapa, Uruvela Kassapa (Urubinra-kasho, 優楼螺葉). L'un des premiers convertis de Shakyamuni. Lorsque le Bouddha se rendit à Uruvilva pour prêcher, Uruvilva Kashyapa devint un de ses disciples avec ses deux frères, Nadi Kashyapa et Gaya Kashyapa. Ils étaient tous trois des ascètes brahmanes importants, si bien que la conversion de Uruvilva entraîna celle de cinq cents de ses disciples.

ushnisha: A l'origine diadème, puis turban qui protège de la chaleur. Dans l'iconogrtaphie bouddhiste, protubérence au sommet du crâne des bouddhas, qui fait partie des leurs 32 marques distinctives. Il symbolise l'essence "royale" du Bouddha et marque également l'impossibilité pour un simple mortel de voir le sommet de la tête du Bouddha (d'être au-dessus d'un bouddha). Dans les pays du Sud-Est asiatique cet ushnisha a pris parfois la forme d'une flamme.

Utoku, Utoku-o, 有徳. Roi dont l'histoire est relatée dans le Sutra du Nirvana. En ce temps-là, il était roi de Kushinagara longtemps après la disparition du bouddha Kangi Zoyaku (Joie croissante) alors que les enseignements de ce bouddha étaient sur le point de disparaître. Quand de nombreux moines qui transgressaient les préceptes s'armèrent pour attaquer le moine Kakutoku, qui seul pratiquait correctement le Dharma du Bouddha, le roi Utoku se précipita pour assurer sa protection. Kakutoku parvint à s'échapper sans dommage mais Utoku lui-même fut mortellement blessé, aucune partie de son corps n'étant exempte de blessure. Comme résultat de sa détermination à donner sa vie pour le Dharma, il renaquit finalement sous la forme du Bouddha Shakyamuni et Kakutoku, sous celle du bouddha Kasho, bouddha qui précéda Shakyamuni. Ce qu'en dit Nichiren.

Utpalavarna, Uppalavanna (Renge shikibikuni, 華色比丘尼). Nonne et disciple de Shakyamuni. Le Gobun Ritsu explique comment elle en vint à renoncer au monde. Juste au moment où elle donnait naissance à une fille, elle découvrit que son mari entretenait une relation illégitime avec sa mère et elle s'enfuit, abandonnant l'enfant. Plus tard, elle devint la femme d'un homme riche de Varanasi. Mais, lorsque celui-ci amena au foyer une seconde épouse, Utpalavarna comprit que cette jeune femme était sa propre fille. Accablée par une telle destinée, elle renonça à la vie séculière et devint une disciple de Shakyamuni. Elle aurait atteint l'état d'arhat sous la direction de Mahaprajapati. Selon le Daichido Ron*, Utpalavarna fit reproche à Devadatta d'être devenu un grand ennemi du bouddhisme. Ce dernier en fut si furieux qu'il la battit à mort. Le meurtre d'un arhat est une des cinq forfaits. Ce qu'en dit Nichiren.

Utsubusa (内房村) village dans le district Ihara de l'actuelle prefecture de Shizuoka.

Utsubusa-no-ama, 内房の尼. Disciple de Nichiren. Elle vécut à Utsubusa, dans le district de Ihara (province de Suruga). Dans le gosho Misawa Sho (Lettre à Misawa), Nichiren mentionne qu'elle était "du même âge que mes parents". Cette lettre révèle aussi qu'elle rendit une visite fortuite à Nichiren à Minobu sur le chemin de retour d'un temple shinto. Bien qu'à regret, Nichiren refusa de la voir afin de lui faire comprendre l'erreur qu'elle avait commise en plaçant les dieux shinto avant le Sutra du Lotus ou le Bouddha.

utsuwa mono Vaisselle cylindrique en bambou d'usage courant au Japon. Ce qu'en dit Nichiren.

 
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