DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanscrit, pali

Y

A.B.C.D.E.F.G.H.I .J.K.L.M.N.O.P.Q.R.S.T.U.V.W.X.Y.Z


Yadoya Mitsunori
, 宿屋光則 ou Yadoya Nyudo ou Yadoya Zemmon (Yadoya Saemon Nyudo Mitsunori) Fonctionnaire du gouvernement de Kamakura grâce à qui Nichiren soumit le Rissho Ankoku Ron à Hojo Tokiyori. Il servit les régents Hojo Tokiyori et Hojo Tokimune. Dans 1'Azurna Kagami (Miroir de l'Est), on le cite comme l'une des sept personnes qui put avoir accès à Hojo Tokiyori quand celui-ci fut sur son lit de mort. Lorsque le premier émissaire mongol arriva au Japon en 1268 avec une lettre exigeant un tribut, Nichiren envoya une lettre à Yadoya Mitsunori, le 21 août, exposant à nouveau le message du Rissho Ankoku Ron et lui demandant d'en informer le régent Hojo Tokimune. Il n'y eut aucune réponse et, le 11 octobre, Nichiren envoya onze lettres de remontrances à des moines et fonctionnaires importants, dont Yadoya Mitsunori. Ce dernier fut d'abord un disciple de Ryokan du temple Gokuraku-ji et adhéra aux doctrines Ritsu et Nembutsu. Cependant, après la Persécution de Tatsunokuchi en 1271, quand cinq des disciples de Nichiren, dont Nichiro, furent emprisonnés dans une cellule creusée au flanc d'une colline de son domaine, il aurait été converti par Nichiro et serait devenu un disciple de Nichiren. Ce qu'en dit Nichiren.

Yakabe voir Anabe

yakan Animal de la mythologie chinoise qui ressemble au renard par son pelage, et par son cri, au loup. Dans le Maka Shikan Bugyoden Guketsu on trouve le récit suivant. Il y avait un yakan sur le Mont Shita, en Inde. Poursuivi par un lion, il tomba accidentellement dans un puits asséché et y resta trois jours. Sur le point de mourir de faim, il décida de se consacrer à un enseignement bouddhique et de réciter un vers exprimant son désir d'expier ses offenses passées. Quand la voix du yakan parvint aux oreilles de Taishaku, au sommet du Mont Sumeru, il le sauva et lui demanda de lui enseigner le Dharma, ainsi qu'aux autres divinités célestes. Ce qu'en dit Nichiren

yaksha (yasha, 夜叉). Dans la mythologie indienne déités du monde végétal et minéral. Ils gardent les trésors et les secrets du monde souterrain. Ce sont les adversaires constants des asuras à l'instar de la nature qui punit toute inflation psychique. Dans le jaïnisme les yakshas et les yakshinis (déités féminines) sont des êtres célestes qui ont le pouvoir de changer de forme et de taille et leur culte est très développé.
Plus tard, ils furent incorporés au bouddhisme en tant qu'une des huit classes d'êtres non humains qui contribuent à protéger le bouddhisme. Les yaksha sont considérés comme des disciples du dieu Bishamon et on dit d'eux qu'ils protègent le Nord. Ce qu'en dit Nichiren

Yakujo bosatsu 薬上菩` [bodhisattva] (Médecine supérieure ou Supérieur des Remèdes, Yaoshan pusa, Baishajya samudgata ou Bhaishajya raja samudgata, Lord of Medicine, Medicine Lord). Avec Yakuo, il est l'un des deux bodhisattvas qui guérissent les maladies physiques et mentales. Selon le chapitre XXVII du Sutra du Lotus, ces deux bodhisattvas furent, dans une vie antérieure, les princes Jozo et Jogen qui convertirent leur père, le roi Myoshogon, au Dharma correct. Ce qu'en dit Nichiren

Yakuo bosatsu 薬王菩` [bodhisattva] (Roi médecin ou Roi des Remèdes, Bhaishajyaraja, Medicine King) Selon le Sutra Yakuo (Sutra de la contemplation des deux bodhisattva Yakuo et Yakujo), dans le passé lointain, à l'époque du Dharma formel d'un bouddha Rurikosho (Eclat du lapis-lazuli), le bodhisattva Yakuo était un homme riche du nom de Seishukuko (Lumière de la constellation). Il reçut les enseignements Mahayanad'un moine appelé Nichizo (Dépositaire du soleil). S'en réjouissant, il offrit des médicaments efficaces à Nichizo et à d'autres personnes, et fit vœu que tous ceux qui entendraient son nom seraient guéris. Seishukuko avait un frère plus jeune nommé Raikomyo (Lueur de l'éclair), qui offrit aussi des remèdes bénéfiques aux mêmes personnages. Ceux-ci firent l'éloge des deux frères, appelant l'aîné Yakuo (Roi des remèdes) et le cadet Yakujo (Médecine supérieure). Tous deux, dit le sutra, renaquirent en tant que bodhisattvas Yakuo et Yakujo respectivement et atteindront l'Eveil à l'avenir en tant que bouddhas Jogen et Jozo. Le bodhisattva Yakuo joue également un rôle important dans le Sutra du Lotus. Dans le chapitre XIII, Daigyosetsu et lui sont à la tête de la multitude de bodhisattvas qui jurent de propager le Sutra à l'époque mauvaise qui suivra la mort de Shakyamuni. Le chapitre Yakuo décrit les austérités qu'il pratiqua au cours d'une vie antérieure, alors qu'il était un bodhisattva du nom de Issai Shujo Kiken. Par le passé, ce bodhisattva entendit le Sutra du Lotus enseigné par le bouddha Nichigatsu Jomyotoku, grâce à quoi il parvint à maîtriser une méditation qui permet de revêtir toutes sortes de formes physiques (issai shikishin zammai). Pour remercier ce bouddha et le Sutra du Lotus, Kiken entra dans cette méditation et fit pleuvoir des offrandes de fleurs et d'encens  ; mais peu satisfait par cette offrande, il décida qu'il serait plus significatif de faire don de son propre corps. Après s'être trempé dans des parfums pendant mille deux cents ans, il se recouvrit le corps d'huile parfumée et se brûla en présence du Bouddha. Les flammes illuminèrent des mondes en aussi grand nombre que les grains de sable de quatre-vingt millions de rivières de la taille du Gange. Les bouddhas firent l'éloge de cet acte comme d'une offrande suprême. Après que son corps eut été consumé, Kiken renaquit dans la Terre du bouddha Nichigatsu Jomyotoku qu'il trouva sur le point d'entrer dans la nirvana. Le Bouddha lui transmit ses enseignements puis mourut. Kiken fit incinérer son corps et construisit quatre-vingt quatre mille stupas pour y enchâsser ses cendres, auxquelles il fit des offrandes. Insatisfait, il entreprit de brûler ses coudes en offrande supplémentaire pendant soixante-douze mille ans. Tous les bodhisattvas, les dieux, les hommes et les autres êtres qu'il avait convertis s'affligèrent de le voir sans coudes mais il leur déclara que, pour avoir offert son propre corps, il atteindrait certainement l'état de bouddha et recouvrerait ainsi ses coudes. Plus tard, il renaquit sous la forme du bodhisattva Yakuo. Le Grand-maître Zhiyi serait une réincarnation du bodhisattva Yakuo parce qu'il obtint un grand Eveil à la lecture du chapitre Yakuo du Sutra du Lotus. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren

Yakuo bosatsu honji hon (Conduite originelle du bodhisattva Roi des remèdes, Yaowang pusa benshi) XXIIIème chapitre du Sutra du Lotus

Yakushi [bouddha] ou Yakushi nyorai, 薬師如来(Ainsi-venu Maître des Remèdes, Yaowang rulai, Bhaishajya-guru). Bouddha de la médecine ou bouddha guérisseur, seigneur de la Terre d'Emeraude à l'est de l'univers. Avant d'atteindre l'Eveil, il fit douze vœux de soigner toutes les maladies et de mener tous les êtres à l'Eveil. La croyance en ce bouddha était populaire en Chine et au Japon, et l'on en fit de nombreuses statues. Il est souvent représenté accompagné par les bodhisattvas Nikko (Lumière du soleil) et Gakko (Lumière de la lune). C'est également le titre que l'on attribue parfois au Bouddha Shakyamuni. Ce qu'en dit Nichiren.

Yakushi-ji, 薬師寺. L'un des deux temples principaux de l'école Hosso, avec le temple Kofuku-ji. Ils sont tous deux situés à Nara et font partie des sept temples principaux de Nara. L'origine de ce temple remonte au vœu que fit l'empereur Temmu de le construire, en 680. Il fut achevé sous le règne de l'impératrice Jito (c. 690-697). A cette époque, une statue du bouddha Yakushi y fut enchâssée. Après le déplacement de la capitale à Nara en 710, le temple fut transféré dans son site actuel. Un autre temple du même nom, situé dans la province de Shimotsuke, comportait une des trois salles d'ordination du bouddhisme de Nara et est aussi très connu.

Yakushin, 益信 (827-906). Précurseur de l'école Shingon Hirosawa. Il devint moine au temple Daian-ji, étudia la doctrine Hosso au temple Gango-ji et reçut les enseignements ésotériques de Shuei, arrivant jusqu'à la position de dembo ajari qui permettait de transmettre les doctrines ésotériques. Il devint le supérieur du temple To-ji à Kyoto. Dans sa lignée, Kancho (mort en 998) fonda l'école Hirosawa.

Yakuso yu hon (Parabole des herbes médicinales, Yaocao yu pin) Vème chapitre du Sutra du Lotus.

Yama ou Yamaraja (Maître de l'enfer, Enma, 閻魔) ou maître du monde des esprits affamés, repris par le bouddhisme dans la mythologie indienne. Fils de Vivasvan, le Soleil, qui est la mesure du temps, Yama est également le temps et la mort. Avec sa sœur jumelle Yami, ils auraient été les premiers êtres à mourir devenant ainsi les maîtres des séjours infernaux. Ce qu'en dit Nichiren

Yama [ciel de]

Yamabushi-bo Disciple de Nichiren sur l'île de Sado, probablement instruit par Abutsu-bo. Ce qu'en dit Nichiren.

Yamashina-dera. 山階寺. Ancien nom de Kofuku-ji, temple principal de l'école Hosso à Nara. En 669, la femme de Fujiwara no Kamatari construisit un temple dans le village de Yamashina et l'offrit à l'empereur Tenchi. Ce temple fut nommé Yamashina-dera. Il fut ultérieurement transféré à Umayasaka, puis sur son site actuel à Nara. Il prit alors le nom de Kofuku-ji. Il était respecté comme le temple du clan Fujiwara.Ce qu'en dit Nichiren.

Yamato. Ancien royaume puis province au sud de Nara (actuellement Nara-ken). Ce nom s'applique également à tout le Japon : Yamato-choteisignifie "coeur du Japon". Ce qu'en dit Nichiren.

yana voir véhicule.

Yan-Hui ou Zi-yuan (顏回, 子淵), (-511 à -480), disciple favorit de Confucius qu'il accompagna et servit pendant près de trente ans. A l'âge de 29 ans ses cheveux étaient déjà tout blancs. Il est mort à 32 ans. Il fait partie des Trois sages chinois. Ce qu'en dit Nichiren.

Yao voir Trois Augustes et Cinq Empereurs

Yang Kuei-fei, 楊貴妃 (719-756) Favorite de l'empereur Xuanzong, sixième souverain de la dynastie des Tang. Bien que d'origine modeste, elle fut choisie pour femme par l'empereur en raison de son extraordinaire beauté. Elle supplanta d'abord sa rivale Mei Fei, également célèbre pour sa beauté, avant que celle-ci ne regagne la faveur de l'empereur. Ce qu'en dit Nichiren.

Yangzi ou Yangzi Jiang 扬子江 (Yang-tseu-Kiang ou Yangtsé). Littéralement "long fleuve", autrefois "fleuve Bleu" ; c'est le plus long fleuve d'Asie. Il prend sa source au Tibet et se jette dans la mer de Chine orientale, connectée à la mer du Japon. Ce qu'en dit Nichiren.

Yasa (Yasa Kakandakaputta, pali) (Yasha, 耶舎). Moine indien qui vécut une centaine d'années après la mort de Shakyamuni et qui dirigea le deuxième Concile bouddhique à Vaishali. Il est censé avoir vu des moines de la tribu Vriji à Vaishali recevoir des offrandes d'or et d'argent de la part de croyants laïques ; aussi les dénonça-t-il, puisque le fait d'accepter des aumônes monétaires était spécifiquement interdit par les dix préceptes, observés par l'Ordre. Les moines Vriji prétendirent que le changement des conditions dans leur ville demandait une application plus flexible des règles monastiques. Yasa rassembla sept cents moines de toute l'Inde pour en débattre. La demande des moines de Vaishali fut rejetée par l'assemblée comme étant une violation des préceptes. Cette controverse précipita la création du premier schisme dans l'Ordre bouddhique et la formation des écoles Theravada et Mahasanghika.

Yasaburo voir Funamori Yasaburo

Yasaskama ou Yashaskama (Cherche-Gloire, Gumyo, Qiuming, Fame Seeker) Bodhisattva qui apparaît au chapitre I du Sutra du Lotus. Son surnom va au delà de la simple ambition. C'est une allégorie de la part de nous-mêmes qui, même sur la voie de la bodhéité, veut savoir tout, tout de suite sans véritable effort. Yasaskama deviendra bodhisattva seulement en renonçant à l'opinion des autres, attitude qui est le propre de tout être humain qui cherche encouragements et louanges, et tient si fort à être reconnu par ses pairs. C'est pourtant lui qui deviendra par la suite Maitreya, le bouddha de la compassion et de l'amour-empathie (maitri).

Yasha. Moine supérieur du monastère de Kukkutarama, dans le Magadha.

Yashas ou Yasha, Yasa (Yasha ou Yashuda ou Yashu, 耶舎・耶輸陀・夜輸). Fils d'un riche marchand de Varanasi, qui devint le disciple de Shakyamuni. Yashas fut le premier converti après les cinq ascètes. On dit que, comme Shakyamuni, déçu par sa vie de luxe, il quitta sa demeure pour aller à la recherche de la vérité et qu'il rencontra alors le Bouddha. Son père venu à sa recherche fut aussi converti, ainsi que sa mère, sa femme et plus de cinquante de ses amis.

Yashodhara, Yasodhara (parfois appelée Gopi ou Gopika 瞿波 ; 劬毘那), (Yashudara ou Yashutara, 耶輸陀羅・耶輸多. Selon la tradition, cousine de Shakyamuni à laquelle il fut marié à l'âge de 16 ans et dont il eut un fils, Rahula. Les premiers textes attestant son existence datent de plus de 100 ans après la mort du Bouddha. Selon le Sutra Buppongyojitsu, elle était très belle et le père de Shakyamuni, Shuddhodana, désirait en faire la femme de son fils. Le père de Yasodhara, quant à lui, voulait offrir sa fille à l'homme qui ferait preuve de capacités intellectuelles et physiques supérieures. Shakyamuni surpassa facilement ses adversaires, y compris son cousin Devadatta. Après la naissance de Rahula, Shakyamuni renonça à la vie séculière et atteignit l'état de bouddha. Douze années après son Eveil, il retourna à Kapilavastu et convertit Yasodhara au bouddhisme. Le chapitre Kanji* (XIII) du Sutra du Lotus prédit qu'elle atteindra l'Eveil et deviendra le bouddha Gusokusemmankoso (Forme resplendissant de dix millions de lumières). Ce qu'en dit Nichiren.

yatsu no michi (huit voies, octuple sentier ou chemin aux huit branches

Yen Guang (-39 av. à +41). Compagnon d'études de Liu Xiu, qui devint par la suite l'empereur Han Guang Wudi, premier empereur de la dynastie des Han postérieurs . A ce moment Yen Guang changea de nom et se retira du monde. L'empereur, se désolant de ne pouvoir bénéficier de ses talents, l'exhorta à devenir l'un de ses ministres, mais Yen Guang refusa et passa le restant de ses jours dans l'isolement. Ce qu'en dit Nichiren.

Yijing 義浄 (Gijo), (635-713). Pèlerin et traducteur qui voyagea en Inde en 671 afin d'y étudier le bouddhisme. Il étudia les enseignements theravada et mahayanas au monastère Nalanda et visita de nombreux sites bouddhiques. Plus tard, il raconta ses voyages dans le Nankai Kiki Naiho Den. En 695, il revint à Lo-yang avec quelque quatre cents textes sanskrits et se consacra à la traduction des écrits bouddhiques, dont le Sutra Konkomyo Saishoo. Il traduisit en tout cinquante-six textes bouddhiques en deux cent trente fascicules.

Yi Wei gong [duc] de l'Etat de Wei(<-668 à -660>). Il eut pour vassal Hong Yen qui sacrifia sa propre vie pour éviter la profanation de la dépouille de son suzerain. Ce qu'en dit Nichiren.

Yilong, 遺竜 (Iryo) Calligraphe de talent de la Chine ancienne. Voir Wulong

Yin (dynastie) voir Shang

Yin et Yang Deux principes complémentaires de la philosophie chinoise ancienne. Yin est le principe passif, le noir, le féminin ; Yang est le principe actif, le blanc, le masculin. On pensait que leur interaction affectait la destinée de toute chose. Ce qu'en dit Nichiren.

Ying Huhai (-229 <de -209 à -206) ou Qin Er Shi. Second fils de Qin Shi Huang. Il accéda au trône en -209 mais se désintéressa de ses obligations et laissa l'eunuque Zhao-Gao gouverner le pays à sa place. L'eunuque obligea Ying Huhai à se suicider mais fut à son tour assassiné par Ziying (Qin San Shi) qui reprit le trône pour quelques mois. Ce qu'en dit Nichiren.

Ying Zheng alias Qin Shi Huangdi

Yin Zifu (Yin-tsi-fou). Ministre de la Chine antique qui servit le roi Xuan (Siuan) (-827 à -781), onzième souverain de la dynastie des Zhou. On rapporte qu'il aida Xuan à sauver la dynastie d'une période de déclin. Konjaku Monogatari (Histoires qui sont maintenant du passé) rapporte que son fils, Bo-Qi (Po-ts'i), fut contraint par les intrigues de sa belle-mère à se suicider.

Yixing (一行, Ichigyo), (683-727). Moine chinois de la doctrine ésotérique et disciple de Shubhakarasimha. Il aida son maître à traduire la version sanscrite du Sutra Vairocana et recueillit ses enseignements oraux sous le titre de Dainichikyo Sho. Ce commentaire est tenu en haute estime par l'école Shingon au Japon. Yixing écrivit une vingtaine d'ouvrages sur le bouddhisme et fut également très versé dans la doctrine Chan (Zen), les vinayas, les mathématiques et l'étude du calendrier. Ce qu'en dit Nichiren.

yodozai (faute de complicité)

yoga (yuga, 瑜伽) Discipline élaborée en Inde et qui a pour finalité "d'obtenir un apaisement des agitations de l'esprit" selon la formule de Patanjali (IIe siècle avant notre ère) qui fut le premierà consigner par écrit les pratiques qui remontent à 5000 ans et sont déjà mentionnées dans les Veda. Patanjali systématise les techniques qui permettent "l'arrêt de l'activité automatique du mental." On peut citer les 8 étapes principales à franchir pour arriver à la libération :
- yamas : refrènements et abstentions : ne pas mentir, ne pas faire mal aux êtres vivants, ne pas voler, l'abstinence sexuelle, renoncer à l'avarice et à la cupidité.
- nyamas : astreintes : pureté, contentement, austérité, étude des textes sacrés, dévotion.
- asanas : maîtrise du corps (choix d'une posture).
- pranayama : maîtrise du souffle.
- pratyahara : contrôle du flux mental, des pensées (coupure avec le monde extérieur ou retrait des sens)
- dharana : concentration mentale.
- dhyana : méditation profonde.
- samadhi* recueillement, conscience cosmique.
La Bhagavat Gita mentionne l'existence de dix-huit yoga différents :
- Raja yoga ou yoga classique,
- Hatha yoga axé sur la maîtrise et la perfection du corps physique ;
- Karma yoga,
voie du service, de l'action désintéressée. L'adepte offre à tout moment ses services sans souci d'une quelconque gratification ou rétribution ;
- Bhakti yoga
basé sur la dévotion, l'union avec le divin est obtenue par le développement de la force d'amour envers la divinité, le guru ou son prochain ;
- Jnana yoga,
voie de la réalisation intellectuelle et intuitive. L'adepte apprend à reconnaître le divin en toute chose ;
- Laya yoga et Mantra yoga, basés sur un travail combinant la respiration, le rythme et la projection sonore. Certains sons dont la résonance a un effet spécifique sur le corps et sur le mental sont prononcés.
- Kundalini yoga. Son but est l'Eveil et la canalisation de l'énergie kundalini, qui représente la puissance cosmique en l'homme, vers les plus hauts centres de la conscience humaine. Il concentre l'utilisation de toutes les techniques du yoga : asanas, pranayama, mantra, concentration, méditation.
D'après la tradition, Shakyamuni aurait été initié au yoga par l'ascète Alara Kalama près de Vaishali et à la méditation yogique par le shramana Uddaka Ramaputta près de Rajagriha. Il aurait reconnu ces enseignements comme une étape qui lui a été bénéfique mais insuffisante pour parvenir à l'Eveil.

Yogacaryabhumishastra (Yugashijiron). Oeuvre d'Asanga traduite du chinois en japonais par Xuanzang et dont s'inspire le Yogacara.

Yogacara ou Vijnanavada (La voie de l'école yogique, Yugagyo-ha, 瑜伽行派). Autre nom de l'école Rien-que-conscience.

Yogacarabhumi (Traité sur les étapes de la pratique du yoga, Yugashiji Ron ou Yuga Ron, 瑜伽師地論). Ouvrage attribué à Maitreya ou Asanga et traduit en chinois par Xuanzang. C'est l'un des traités de base de l'école Faxiang (Hosso). Il explique les dix-sept étapes par lesquelles les personnes qui pratiquent la doctrine Rien-que-conscience doivent passer pour obtenir l'Eveil. Il cite le Sutra Gejimmitsu et expose particulièrement la conscience-alaya La pratique yogique était la principale discipline de l'école Rien-que-conscience, ce qui explique le titre de cet ouvrage. Ce qu'en dit Nichiren.

yogacarin Pratiquant du Yogacara

yogi Pratiquant du yoga

yojana (yujun, 由旬). Ancienne unité de mesure de l'Inde, égale à la distance que l'armée royale pouvait parcourir en une journée. Selon les textes 9, 18 ou 24 kilomètres.

Yokan, 永観 (1032-1111), appelé aussi Eikan. Précurseur de l'école de la Terre pure et supérieur du temple Todai-ji. Il étudia la doctrine des écoles Kegon et Hosso mais par la suite se convertit aux enseignements du Nembutsu. Ce qu'en dit Nichiren.

yokkai   (monde du désir, kama dhatu)

Yomei Tenno, 用明天皇 Trente et unième empereur (540<586-587) frère et successeur de Bidatsu. Il fut le père du prince Shotoku et embrassa le bouddhisme. son règne fut marqué par la profonde rivalité en entre Mononobe no Moriya et Soga no Umako. Il eut pour successeur Sushun. Ce qu'en dit Nichiren.

Yorimoto voir Shijo Kingo

Yoritomo voir Minamoto

Yoshimura (mort en 1239). Miura 三浦氏 Yoshimura, général appartenant à une puissante famille de samouraïs de la province de Sagami, connu aussi pour la sûreté de son jugement politique. Il promit d'aider Wada Yoshimori, également membre du clan Miura, au cours de la rébellion de ces derniers contre le clan régnant Hojo, en 1213, mais il changea de camp au dernier moment, en faveur du clan Hojo, contribuant ainsi à la défaite de Yoshimori. Ce qu'en dit Nichiren.

Yoshinaka voir Minamoto no Yoshinaka

Yoshino, 奈良. Région montagneuse au sud de la préfecture de Nara, connue comme l'un des hauts lieux de Shugendo, ordre religieux préconisant les pratiques ascétiques dans les montagnes. Ce qu'en dit Nichiren.

Yoshitoki voir Hojo Yoshitoki

Yoshimori voir Wada Yoshimori

Yoshimoto ou Hiki Yoshimoto 比企能本 (nom complet : Hiki Daigaku Saburo Yoshimoto) Disciple de Nichiren qui fut d'abord un érudit confucianiste et servit l'empereur retiré Juntoku puis le bakufu. D'après la tradition il s'est converti après avoir lu le Rissho Ankoku Ron ("Traité pour la pacification du pays par l'établissement du Dharma correct"). Sa femme, également disciple, reçut des lettres de Nichiren. Voir : Sur la récitation des chapitres Hoben et Juryo

Yu voir Xia

Yuan-ji voir Ruan-ji

Yuga Ron voir Yogacarabhumi

Yuinohama Plage de Kamakura, face à la baie de Sagami, fréquemment utilisée au XIII siècle comme lieu d'exécution. Ce qu'en dit Nichiren.

Yuishiki Ron (abréviation de Joyuishiki Ron, Formation de la doctrine Rien-que-conscience, Vijnaptimatratasiddhi-shastra), commentaire sur le Yuishiki Sanju Ju par Dharmapala. C'est l'un des principaux textes de l'école Hosso. Ce qu'en dit Nichiren.

Yuishiki Sanju Ju唯識三十論頌 (Traité en trente stances sur la doctrine Rien-que-conscience de Vasubandhu, Trimshika-vijnaptimatrata-siddhi) Oeuvre de Dharmapala (530-561), maître éminent de la doctrine Rien-que-conscience, et traduit en chinois par Xuanzang.

Yu Jang (mort en -453). Sujet de Zhi Bo, puissant ministre de l'Etat de Jin, qui fut tué par Xiang-Ci. Désireux de venger son seigneur, Yu Jang se déguisa en lépreux en couvrant son corps de laque, et voulut se faire passer pour muet en buvant de la soude caustique ; il tenta ainsi d'approcher Xiang-Ci. Toutefois, sa tentative de l'assassiner échoua, et il fut capturé. Il demanda la robe de Xiang-Ci et la poignarda à trois reprises pour montrer sa haine de celui qui avait tué son seigneur, après quoi, il se suicida. Ce qu'en dit Nichiren.

Yusu nembutsu voir Yuzu Nembutsu

Yuze bosatsu 勇施菩薩 [bodhisattva](Don-Héroïque, Yongshi pusa, Ksemadatta ou Pradanasura, Bold Almsgiver, Valiant Offering). Bodhisattva qui apparaît dans le Sutra du Lotus, notamment au chapitre XXVI. Le zèle infatigable avec lequel il apporte le Dharma bouddhique aux êtres lui a valu son nom. Il fait partie des cinq bonnes divinités successives (goban zenjin), terme sous lequel on regroupe ceux qui ont fait serment dans le chapitre des Dharani (XXVI) de protéger les croyants de ce sutra. Ce qu'en dit Nichiren.

Yuzu Nembutsu shu, 融通念仏. Première école amidiste au Japon, créée en 1117 par le moine Ryonin (1072-1132). Yuzu désigne l'union de soi et des autres, en référence à la doctrine de l'école affirmant que la récitation du nembutsu par une personne influence toutes les autres et que la récitation par les autres influence une personne, ce qui permet à tous de renaître dans la Terre pure. Cette doctrine est basée sur l'idée que toutes les personnes et tous les phénomènes sont mutuellement liés et interdépendants. Ce mouvement se répandit dans tout le Japon et eut pour centre le temple Shuraku-ji qui prit plus tard le nom de Dainembutsu-ji et qui est son temple principal.

 
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