DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanscrit, pali

P

A.B.C.D.E.F.G.H.I .J.K.L.M.N.O.P.Q.R.S.T.U.V.W.X.Y.Z

 

Padmaprabha (Éclat-Fleuri, Keko, Huaguang, Flower Light). Nom de bouddha donné à Shariputra dans le chapitre III du Sutra du Lotus.

padmasana voir jambes repliées et croisées

Padmashri (Vertu de Splendeur, Ketoku, Huade, Flower Virtue). Bodhisattva qui, au chapitre XXIV du Sutra du Lotus, pose au Bouddha la question sur les pouvoirs supranaturels.

Padmavrichabhavikramin (Sure Démarche aux Pas Fleuris, Kesokuangyo, Huazuanxing, Flowery Feet Calmly Walking). Nom conféré au bodhistattva Dhritiparipurna (Pleine-Fermeté) au chapitre III du Sutra du Lotus.

pagode ( to, 塔) Version chinoise, coréenne et japonaise du stupa.

Paekche. Un des royaumes de la péninsule coréenne avant 660. Au IVe siècle, le gouvernement impérial du Japon créa l'Etat de Kaya, dans la partie sud de la péninsule et établit là-bas un quartier général afin de contrôler la péninsule. A l'époque, Paekche s'était allié au Japon pour échapperà la menace des royaumes voisins, Silla et Koguryo. Comme Paekche était en contact étroit avec la Chine des Liang, ce royaume joua un rôle important dans l'introduction de la culture chinoise au Japon. Ce qu'en dit Nichiren.

Pai Tsiu-yi

paix : Ce qu'en dit Nichiren

pali signifie à l'origine "ligne, norme, texte". Langue des anciens textes du bouddhisme méridional. C'est une langue littéraire et essentiellement religieuse. Elle est assez proche du vieil indien mais se distingue du sanskrit par bien de détails. Bien que la plupart de sermons de Shakyamuni aient été transcrits en pali il est peu probable que le Bouddha ait vraiment parlé cette langue.

panca anantarya karman (cinq actes sans rémission, go mukengo)

panca skandha (cinq éléments, goün)

pandaka : impotant, hermaphrodite. Afin d'éviter que le Sangha ne devienne un asile pour les exclus de la société à l'époque de Shakyamuni, le vinaya préconise aux novices d'éviter cinq catégories d'hommes impotents sexuels. En savoir plus.

Papiyas ou Papiman, littéralement bandit (démon céleste malfaisant, tenma hajun, hajun, 波旬). Démon confondu la plupart du temps avec Mara ou le Roi-démon du sixième ciel (Dairoku tenno mao). Dans les textes bouddhiques il harcelle constamment Shakyamuni et ses disciples pour les empêcher de parvenir à l'Eveil.

Parabole (Hiyu hon, Piyu pi, 譬諭品). Chapitre III du Sutra du Lotus. Au début de ce chapitre, Shariputra danse de joie, parce qu'il a compris l'enseignement de Shakyamuni sur "le véritable aspect de tous les phénomènes (shoho jisso) exposé au chapitre précédent. Shakyamuni prophétise alors que, dans un futur lointain, Shariputra deviendra le bouddha Keko (Fleur lumineuse, Tathagata Padmaprabha ). Cette prophétie est significative parce que Shariputra représente les hommes des deux véhicules qui, selon les enseignements provisoires du Mahayana, étaient à tout jamais incapables d'atteindre l'état de bouddha. En prédisant que Shariputra y parviendra, Shakyamuni confirme ce qu'il a déclaré dans le chapitre précédent : tout le monde peut devenir bouddha. Cependant, à ce stade du Sutra du Lotus, seul Shariputra a saisi ce que le Bouddha expose. Aussi Shakyamuni raconte-t-il la parabole des trois chariots et de la maison en flammes pour illustrer le fait que les trois véhicules que sont les états des auditeurs-shravakas des pratyekabuddhas et des bodhisattvas ne sont que des moyens de conduire les êtres au véhicule unique qui mène à l'état de bouddha.
Dans une vaste demeure qui n’a qu’une seule porte une foule de gens demeure. Mais la maison est dans un état de délabrement avancé et un incendie se déclare. Or les nombreux enfants en bas âge du maître des lieux jouent à l’intérieur de la maison en feu. Le maître veut faire sortir ses enfants du brasier mais eux, tout à leurs jeux, ne le remarquent pas. Le père, sachant le caractère capricieux de ses enfants, décide d’user d’un stratagème. Il leur annonce que trois chars, chacun tiré par un animal différent, les attendent devant la maison. Les enfants se précipitent au dehors pour voir ces merveilles et échappent aux flammes. Bien sûr, ils ne trouvent pas les chars et leur père, fort riche, leur octroie sur-le-champ un char plus magnifique encore. Le Bouddha est comparable au père, la maison en feu, ce sont les trois mondes, le stratagème que le père utilise pour faire sortir les enfants c’est l’enseignement des trois véhicules et le char amené finalement représente le Véhicule unique du Bouddha.
La longue partie versifiée qui termine ce chapitre reprend ce qui a été exposé avec des différences sensibles toutefois. La maison y prend un aspect terrifiant et est le théâtre de toutes sortes d’horreurs. Le Bouddha revient encore une fois sur la notion de Véhicule unique montrant que les stades auxquels sont parvenus ceux qui ont suivi ses enseignements antérieurs ne sont pas la véritable libération. L’une des raisons pour laquelle il n'a pas révélé jusqu’alors le Sutra du Lotus tient à ce qu’il voulait éviter que de trop nombreuses personnes, encore incapables d'en appréhender les doctrines, ne le calomnient et s'attirent ainsi de graves rétributions. Il conseille au futur bouddha que sera Shariputra d'agir de même et de n’enseigner ce Dharma qu'à ceux qui semblent pourvus de dispositions favorables. Lire ce chapitre
Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos
diaporama

Parabole de la Cité magique ou du château illusoire ou de la ville illusoire.(Kejoyu hon, 化城諭品, Huacheng yu pin). Chapitre VII du Sutra du Lotus dans lequel Shakyamuni révèle les liens qu'il avait avec ses disciples dans le passé lointain de sanzen jintengo, quand il était le seizième et plus jeune fils du roi Daitsuchisho. Lorsqu’ils apprennent que leur père est devenu un bouddha les seize princes partent le rejoindre et lui demandent de les enseigner. Suit une narration des prodiges qui s’accomplirent lorsque Daitsuchisho réalisa l’Eveil. Des divinités demandent également à ce bouddha de révéler la doctrine. Il accède à leur demande et révèle les douze liens causaux puis l’extinction à l’origine. Du coup, les seize princes quittent leur famille pour devenir ses disciples. A eux, comme aux quatre congrégations, Daitsuchisho enseigne le Sutra du Lotus. Après l’avoir enseigné longtemps à de très nombreux êtres, ce bouddha entre en samadhi*. Les seize princes qui sont maintenant des bodhisattvas poursuivent l’enseignement du Lotus. Cette action n’a pas pris fin et Shakyamuni révèle qu’il est lui-même l’un d’eux. A cette époque, explique-t-il, ses quinze frères et lui exposèrent tous le Sutra du Lotus que leur père leur avait enseigné. Selon Zhanlan, ceux qui reçurent les graines de l'état de bouddha à ce moment-là en entendant Shakyamuni se sont divisés en trois groupes. Le premier comprend ceux qui y crurent, le pratiquèrent sans relâchement et atteignirent l'état de bouddha. Le deuxième comprend ceux qui, en un premier temps, crurent au Sutra du Lotus puis l'abandonnèrent et acceptèrent des enseignements bouddhiques de moindre importance. Le troisième comprend ceux qui entendirent le Sutra mais n'y crurent pas. Le deuxième groupe renaquit plus tard en Inde avec Shakyamuni qui cultiva la graine de la bodhéité qu'ils avaient reçue à l'époque de sanzen jintengo en exposant pour eux les enseignements provisoires des trois véhicules puis en les conduisant finalement au Véhicule unique du Sutra du Lotus. En évoquant ces relations passées, le Bouddha montre que le but ultime de sa venue en ce monde est d'exposer le véhicule unique (le Sutra du Lotus) et que c'est seulement un lien avec ce véhicule qui permet à tous ses auditeurs-shravakas d'atteindre l'Eveil. Ainsi, le chapitre Kejoyu renforce le principe du remplacement des trois véhicules par le véhicule unique (kaisan ken'ichi), établi dans les chapitres précédents. Il illustre cet enseignement par une parabole.
Un guide conduit une multitude de voyageurs sur une route difficile vers une terre aux trésors. Les voyant épuisés et découragés, prêts à abandonner, il emploie ses pouvoirs supranaturels pour créer une ville où ils peuvent se reposer. Quand ils ont retrouvé force et courage, il fait disparaître la ville et les conduit à leur destination. Dans cette parabole, le guide représente Shakyamuni, la route difficile, la longue suite des vies et morts, les châteaux illusoires sont des "moyens appropriés" et les marcheurs, tous les être
s. Lire ce chapitre ; Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos.

Parabole des herbes médicinales (Yakuso yu hon, 藥艸諭品, Yaocao yu pin). Vème chapitre du Sutra du Lotus. Shakyamuni relate la parabole des trois sortes d'herbes médicinales et des deux sortes d'arbres pour illustrer le fait que, bien que l'enseignement du Bouddha soit le même, il peut être interprété et développé de diverses façons. Bien que la pluie tombe en même quantité sur toutes sortes de plantes et d'arbres, elles l'absorbent et grandissent différemment selon leur propre nature. De même, bien que le Bouddha expose impartialement sa doctrine du Véhicule unique pour tous les êtres humains, la compréhension et les bienfaits que ceux-ci en retirent diffèrent selon leurs capacités respectives. Amenant le chapitre suivant, le Bouddha déclare aux auditeurs-shravakas qu’ils ne sont nullement entrés en extinction (metsudo), qu’ils pratiquent en fait la voie de bodhisattva (bosatsudo) et que, s’ils s’y efforcent, ils deviendront des bouddhas. Lire ce chapitre ; Citations dans les goshos.
diaporama

parabole de l'éléphant et des aveugles (gummo-hyozo-no-tatoe, 群盲評象の譬). Parabole relatée, entre autres, dans le Sutra Mahaparinirvana. Un roi demande à son ministre de rassembler un groupe d'aveugles et un éléphant puis il demande à ces hommes de toucher l'éléphant et de le décrire. Celui qui touche son pied dit que l'éléphant ressemble à un poteau, celui qui touche le ventre affirme qu'il ressemble à une barrique, le troisième touche le queue qu'il compare à une corde, et ainsi de suite. Shakyamuni explique que le roi est comme le Bouddha qui connait la vraie forme de l'éléphant, le ministre est comme le sutra et les aveugles comme les gens du commun qui sont ignorants de leur propre nature de bouddha.

paraboles du Sutra du Lotus
Trois chariots et la maison en feu (IIIe chapitre), (kataku-no-tatoe, 火宅の譬 ou sansha-kataku-no-tatoe, 三車火宅の譬)
L'homme riche et son fils pauvre (IVe chapitre), (choja-guji-no-tatoe, 長者窮子の譬)
Trois sortes d'herbes médicinales (Ve chapitre), (yakuso-yu, 薬草喩)
La cité illusoire et la terre aux trésors (VIIe chapitre), (kejo-yu, 化城喩)
Le joyau dans la doublure du vêtement (VIIIe chapitre), (eriju-no-tatoe, 衣裏珠の譬)
Le joyau sans prix dans la coiffure (XIVe chapitre), (keichu-myoju-no-tatoe, 髻中明珠の譬
L'excellent médecin et ses enfants malades (XVIe chapitre), (roi-byoshi-no-tatoe, 良医病子の譬)

paradis de l'Ouest (Terre pure Occidentale de la Béatitude,Saiho goraku sekai 西方極樂世界, Sukhavata). Paradis du bouddha Amida que ses fidèles sont censés atteindre après la mort. Ce qu'en dit Nichiren.

parajika voir quatre transgressions majeures

paramanu (particules) voir kalpa dits des cinq cents grains de poussière

Paramartha ou Kulanatha (Shindai, 真諦), (499-569). Fondateur de l'école Shelun (Shoron) en Chine. Il était originaire de l'Inde occidentale. En Chine, il participa à la traduction des écrits bouddhiques. Il fut accueilli chaleureusement par l'empereur Liang Wu Di et voyagea dans diverses régions de Chine pour enseigner le bouddhisme. Ses traductions comprennent le Sho Daijo Ron, le Sutra Konkomyo, le Bussho Ron et le Daijo Kishin Ron. Ce qu'en dit Nichiren.

paramita (perfections, vertus déterminantes, haramitsu, 開三顕一) Un des concepts de base du bouddhisme. C'est la vertu porteuse de l'énergie nécessaire pour "atteindre l'autre rive" (param = autre rive, et ita, atteindre). L'autre rive peut avoir des interprétations différentes selon les courants : nirvana, dépassement du samsara, bodhéité, accession à la neuvième conscience. La pratique des paramitas est généralement considérée comme une voie (do), celle de l'Octuple noble chemin. La liste des paramitas la plus courante en comprend six : don, observance des préceptes, patience, persévérance, dhyana, prajna, mais d'autres en comptent quatre ou dix. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.

Parc aux cerfs (Parc aux daims, Parc aux gazelles, Rokuya-on 鹿野苑, ou Rokuon, 鹿, Luyeyuan, Mrigadaya ou Mrigadava, Deer Park). Nom d'un parc situé à Varanasi en Inde, à l'emplacement de l'actuel Sarnath. On l'appelait également "Rishi-patana" (lieu où se réunissent les ermites). Shakyamuni y fit son premier sermon. Selon le Sutra Zo-agon, après son Eveil à Bodhgaya, le Bouddha alla dans ce parc où il exposa son premier sermon sur les Quatre nobles vérités et convertit les cinq ascètes. Ces enseignements formèrent ce que l'on appela plus tard les sutras Agama. Xuanzang explique l'origine du nom du parc de la façon suivante. Le seigneur de Varanasi chassa un jour et tua de nombreux cerfs. Le roi des cerfs l'implora de cesser ces massacres inutiles et lui promit de lui apporter lui-même chaque jour le nombre de biches qu'il désirerait. Un jour, le sort désigna une biche gravide. Plutôt que de la sacrifier avec son faon, le roi des cerfs préféra offrir au seigneur sa propre chair. Ce dernier fut si bouleversé par une telle compassion qu'il lui donna ce terrain. Et c'est ainsi qu'on l'appela le Parc aux cerfs. Varanasi prospéra jusqu'à l'invasion musulmane du XIIIe siècle. Des stupas et des monastères furent construits dans la région et les croyants bouddhistes vinrent les visiter. A l'époque moderne, des ruines y ont été découvertes. Voir sur une carte. Ce qu'en dit Nichiren.

parèdre : littéralement «  assis près », « qui est assis à côté de ». S'emploie pour qualifier une divinité souvent inférieure en prérogative, habituellement associée dans le culte à un dieu ou une déesse plus influent. Cependant l'usage général tend à appeler parèdre le ou la consort d'une déité, qui peut lui être égale ou complémentaire.

parfaite ainsité (nyonyo, 如如, tathata). Concept qui révèle 1'aspect réel des dharmas (voir principe d'ainsité et triple vérité). Alors que l'Occident cherche l'absolu dans une transcendance, un Dieu créateur, l'Orient, et particulièrement le Japon, refuse toute idée d'un commencement absolu, d'une création du monde. S'il y a un Dieu, qui l'a créé ? S'il s'est créé tout seul, s’il est immanent, cela signifie que l'univers aussi peut être immanent et se créer tout seul. Et là, cela correspond plus à la vision du monde bouddhique. Les querelles de la scolastique occidentale qui cherchent à définir transcendance et immanence et à les opposer sont étrangères au Mahayana. Il y a, certes, une prédilection pour l'immanence. Les choses existent "par elles-mêmes" mais en même temps elles n'existent pas "en elles-mêmes" mais seulement dans une relation interdépendante. Dire d'un fait qu'il est "tathata", "ainsi" c'est affirmer qu'il n'a pas été créé par un être transcendant. Le Dharma est "ainsi", le véritable aspect des phénomènes est "ainsi", le principe de causalité est "ainsi". Le Bouddha est l'Ainsi-Venu, nul ne l'a envoyé. Ce qu'en dit Nichiren

parijata Petite fleur du Sud de l'Inde très odoriférante et qui sert à fabriquer de l'encens. Ces fleurs sont très éphémères et tombent tous les soirs pour permettre à d'autres fleurs d'éclore le matin. On dit qu'elles proviennent du jardin d'Indra.

parinama voir transfert de bienfait

parinirvana, parinibbana ou mahaparinirvana (nirvana complet, hatsu-nehan 般涅槃). Maha signifie "grand" et pari signifie "complet", "final". On traduit parinirvana par "extinction finale", "passage en disparition", "nirvana sans reliquat". C'est le décès apparent d'un bouddha que Shakyamuni présente dans le Sutra du Lotus comme un habile subterfuge pour inciter les hommes à rechercher son enseignement. Voir nirvana. Ce qu'en dit Nichiren.

parivrajaka, paribbajaka (celui qui a quitté son foyer): En Inde, moine-ascète errant qui ne reste jamais plus de quelques jours à un seul endroit et se nourrit d'aumônes ou de ce que lui apporte la nature. Ils engagent généralement des débats sur des notions religieuses et ne suivent pas obligatoirement un enseignement particulier.

Paroles Véritables. Abréviation du nom de l’École des Paroles Véritables (Shingon shu).

paroles véritables (shingon, 真言).Traduction chinoise du sanskrit mantra dharani. Les dharani qui appartiennent au bouddhisme tantrique sont des formules incantatoires secrètes dont le sens est souvent peu clair de prime abord. Sous le nom de mystère des mots, ils sont associés dans le triple mystère, au mystère du corps : shinmitsu (posture des mains ou mudra) et au mystère du mental : imitsu (représentation mentale de bouddha ou bodhisattva). Il importe de distinguer les mantra dharani (formules détentrices, shingon darani) du mantra invocation votive par lequel Nichiren désigne la récitation du daimoku.

particules (mijin, paramanu) : voir kalpa dits des cinq cents grains de poussière

particules-kshana voir kshana

Parshva. (Kyo-biku ou Kyo-sonja, 脇比丘・脇尊者) 1. Dixième des vingt-quatre successeurs de Shakyamuni. Le Daito Saiiki Ki dit que Parshva naquit en Inde du Nord, mais le Busso Toki situe le lieu de sa naissance en Inde centrale. Selon le premier ouvrage, il renonça à la vie séculière à l'âge de quatre-vingts ans. Il fut instruit des préceptes sous la direction de Buddhamitra, le neuvième des vingt-quatre successeurs, et plus tard transmit les enseignements du Bouddha à Punyayashas, qui les transmit à Ashvaghosha. Un autre point de vue affirme que Parshva les transmit directement à Ashvaghosha. Sous la protection du roi Kanishka, il convoqua avec Vasumitra 495 moines et tint le Quatrième Concile bouddhique pour compiler les écrits bouddhiques, au Cachemire. Le Abidatsuma Daibibasha Ron fut compilé à cette époque. Ce qu'en dit Nichiren

Parshva 2. Ascète et penseur jaïn qui aurait vécu vers 850 - 800 av. notre ère.

Parthia. Ancien royaume s'étendant du nord-ouest de l'Inde à la Perse.

Pasenadi voir Prasenajit

Passation ou Transmission (Zokurui hon 屬累品, Zhulei pin) XXIIe chapitre du Sutra du Lotus (traduit par Kumarajiva). Chapitre le plus court de ce sutra. Après avoir transmis "spécifiquement" le Dharma aux bodhisattvas Surgis de terre dans le chapitre précédent Shakyamuni la transmet "généralement" à tous les bodhisattvas. Puis, tous les bouddhas rassemblés, en provenance de tous les univers, retournent dans leurs terres respectives, la Tour aux Trésors revient à sa place d'origine et l'Assemblée redescend sur le Pic du Vautour. Dans la version du Sutra du Lotus intitulée Sho Hokke Kyo (traduite par Dharmaraksha), et celle intitulée Tembon Hoke Kyo (traduite par Jnanagupta et Dharmagupta), qui comprennent toutes deux vingt-sept chapitres, le chapitre Zokurui est le dernier. Lire ce chapitre ; Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos.

passation des corbeilles du Dharma (fuhozo) Les corbeilles représentent la totalité de l’enseignement d’un bouddha (tripitaka).
1) Instruction que donne un bouddha à des disciples choisis sur la totalité de sa doctrine pour qu’eux-mêmes puissent l’enseigner aux générations futures.
2) D’après les listes recensées par la tradition bouddhique 24 successeurs de Shakyamuni. Dans ce cas, dans les écrits de Nichiren on trouve l’expression "ceux qui reçurent la passation des corbeilles du Dharma" : fuhozo no hitobito.

passé extrêmement lointain (sanzen jintengo ou sanzen jindengo, 三千塵点劫). Période de temps immensément longue décrite dans le chapitre Kejoyu* (VII) du Sutra du Lotus pour indiquer combien de temps s'est écoulé depuis que Shakyamuni enseigna le Sutra du Lotus à ses disciples shravakas, alors qu'il était le seizième fils du bouddha Daitsu. Le chapitre Kejoyu* (VII) explique la durée de sanzen jintengo comme suit : "Eh bien, bhiksu*, si l'on réduisait en poussière d'encre l'intégralité des royaumes franchis par cet homme, qu'ils soient ou non marqués d'un point, et si chaque poussière était un kalpa, depuis que ce bouddha a atteint l'Éveil, il y a eu un nombre plus grand encore d'innombrables et infinis millions de myriades de kalpa incalculables. De par la puissance du savoir et de la vision d'Ainsi-Venu qui sont les miens, je discerne, tout comme si c'était aujourd'hui même, ce lointain passé.» Le laps de temps correspondant au nombre total de particules est appelé sanzen jintengo. Sanzen, "trois mille" littéralement, désigne le système de mondes majeur (sanzen-daisen-sekai), consistant en 1000 puissance 3 mondes réduits en poussière au début de ce calcul. Jinten signifie placer toutes les particules de poussière côte à côte, et go signifie kalpa. Ce qu'en dit Nichiren

passé infini ou illimité (gohyaku jintengo, 五百塵點劫). Passé qualifié par l’expression "les kalpas dits des cinq cents grains de poussière" ; durée immense décrite dans le chapitre VII et chapitre XVI du Sutra du Lotus. Passé bien antérieur à sanzen jintengo. Shakyamuni désigne ce temps illimité comme celui où il atteignit la bodhéité pour la première fois, réfutant du même coup la croyance qu'il avait atteint l'Eveil pour la première fois au cours de sa vie présente. Cette révélation tend à faire comprendre l'éternité de l'état de Bouddha. Littéralement gohyaku signifie cinq cents ; voir l'explication des "kalpa de cinq cent grains de poussière". La plupart des écoles mahayanistes considèrent le décompte de ces kalpas comme une simple image et assimilent gohyaku jintengo à la notion d’atemporalité. Ce qu'en dit Nichiren

passé lointain (chi ni jintengo). Un ou deux kalpas, période extrêmement longue correspondant au temps qu'il faudrait pour compter toutes les particules d'un système de mondes majeur réduit en poussière.

passé sans commencement ou passé originel, passé atemporel (kuon ganjo 久遠元初 ou kuon ganshi, 久遠元始). Littéralement, kuon signifie "passé lointain" et ganjo, "origine". Même si cette expression a connu une certaine fortune auprès de certains exégètes, on ne la trouve que dans deux textes attribués à Nichiren : les Cent six articles (Hyakurokkasho) et la Merveille de la cause primordiale (Honninmyosho). L’authenticité de ces deux textes, et surtout du premier, est contestée par plusieurs écoles nichiréniennes. De nos jours, essentiellement la Nichiren Shoshu et les courants qui en sont issus les tiennent pour authentiques. L'enjeu est de distinguer le Bouddha Atemporel du Bouddha historique. Pour la Nichiren Shoshu seul Nichiren peut être qualifié de Bouddha de Kuon ganjo alors que d'autres écoles attribuent la qualité de Bouddha Atemporel tant à Nichiren qu'à Shakyamuni (voir état originel, Eveil originel). Ce qu'en dit Nichiren.

passions (bonno, klesa) voir désirs terrestres

passions [les] s’identifient à l’éveil  (bonno soku bodai) voir les désirs s'identifient à l'éveil

patala (Stereospermum tetragonum ou Bignonia suaveolens).

Pataliputra, Pataliputta (Keshi-jo, 華氏城). Capitale du Magadha, dans l'Inde ancienne. Correspond à l'actuelle Patna. Sous le règne de Bimbisara, la capitale était Rajagriha, mais le fils de Bimbisara, Ajatashatru, la déplaça à Pataliputra, près du Gange. Le Troisième Concile s'y tint environ deux cents ans après la mort de Shakyamuni.

patience (ninniku, ksanti) voir paramita

Patimokkha code monastique de discipline dans le Theravada, qui se trouve dans le Suttavibhangha, une division du Vinayapitaka. Il contient 227 préceptes pour les bhiksus et 311 pour les bhiksunis.

Patna voir Pataliputra

 

Penglai (montagne de) 蓬萊山 (Horai) Lieu mythique où les Huit immortels taoïstes ont leur banquet. Selon le Shanhaijing, la montagne serait sur une île dans l'est de la mer de Bohai, près de la côte septentrionale de la Chine. Ce qu'en dit Nichiren.

perception du caractère non-né de tous les phénomènes voir musho-honin

perceptions [trois]

pérennité-bonheur-soi-pureté (jo raku ga jo, 常樂我淨). L'expression s'applique à deux domaines opposés où ces vertus sont soit absentes soit présentes.
1) C'est la quadruple erreur que commet l'homme ordinaire : il prend pour éternel ce qui est impermanent, pour du bonheur ce qui n'est que souffrance, pour des êtres spécifiques ce qui est dépourvu de nature propre et pour pur ce qui ne l'est pas.
2) Ce sont les quatre vertus du nirvana : il est atemporel (pérennité), il est libre des attachements et de la souffrance (bonheur), il est libéré du moi (soi) et il a épuisé les trois sortes d'égarement et se situe au delà du bien et du mal (pureté).
Ces deux définitions divergentes se rejoignent dans l'identité du samsara et du nirvana (shoji soku nehan).

perfections [cinq] ou cinq perfectionnements voir paramita

perfections [six] ou six perfectionnements, paramita

périodes [cinq] (goji)

période du déclin du Dharma (loi finale, période finale, mappo)

périodes dans l'histoire du Japon de Nichiren :
- Nara
de (710 à 794). 710 marque la fondation de Nara dont l'architecture, avec des rues à angle droit, s'inspire de modèles chinois. La nouvelle capitale va devenir la première grande cité bouddhiste avec la construction de temples-monastères (voir les 7 temples de Nara) qui vont chercher à influencer de plus en plus la politique de l'Empereur. Pour échapper aux pressions que lui font subir ces monastères avides d'avantages et de prérogatives, l'Empereur fait déménager la capitale à Kyoto.
- Heian (794-1185). Cette période est marquée par un grand développement des arts et des lettres qui s'affranchissent de l'influence chinoise. Mais c'est également le début de la décadence politique. La grande noblesse préfère le luxe et le raffinement de la Cour à la gestion du pays et le pouvoir passe progressivement entre les mains des grands propriétaires terriens. En mariant ses filles aux jeunes empereurs, une de ces familles puissantes, les Fujiwara exerce le pouvoir effectif avec le titre de Régent. L'époque Fujiwara voit se développer la peinture et la calligraphie dans un style purement japonais, dégagé de l'influence Tang.
- Kamakura 1185-1333. Les familles nobles sont de plus en plus évincées du pouvoir par des chefs militaires qui sont chargés de défendre leurs domaines. On voit ainsi se constituer une nouvelle classe dirigeante composée de bushi, guerriers au service d'un seigneur. Deux clans vont se livrer une guerre sans merci pour la conquête du pouvoir suprême, les Taira et les Minamoto. Lorsque le clan des Minamoto parvient à l'hégémonie politique, en 1185, Kamakura devient la nouvelle capitale politique. Le règne de Minamoto no Yoritomo marque l'avènement de sept siècles de dictature militaire (shogunat). Les arts reflètent bien cette nouvelle époque. Rigueur et sobriété propres aux bushi amèneront notamment le développement du Zen très prisé par les guerriers. En 1219, les Hojo succèdent aux Minamoto. Alors qu'auparavant le Japon n'avait jamais été attaqué de l'extérieur, il est par deux fois menacé par les mongols de Kublai Khan. A deux reprises, celui-ci essaie de conquérir l'archipel. Par deux fois, sa flotte est balayée par des typhons, l'obligeant à abandonner. Mais les Hojo,
épuisés par ces deux guerres successives, perdent le pouvoir. Voir Kamakura

perle mani (littéralement pure, sans défaut) : symbolise le trésor absolu qui permet de quitter le cycle des renaissances. Ce qu'en dit Nichiren

persécutions [majeures de Nichiren] Tentatives de faire taire Nichiren. Les plus graves sont l'attaque de Matsubagayatsu, le 27 août 1260 ; l'exil d'Izu, de mai 1261 à février 1263 ; la persécution de Komatsubara, le 11 novembre 1264 ; la persécution de Tatsunokuchi, le 12 septembre 1271 ; et l'exil de Sado, d'octobre 1271 à mars 1274 Voir sa biographie

personne [la] et le Dharma voir unicité de la personne et du Dharma

personnes d'une incroyance incorrigible voir icchantika.

Petit Véhicule voir Hinayana et Theravada

phases [trois] (sanze)

Pic Sacré du Vautour voir Mont Sacré du Vautour

Pi Kan (Bi gan)

Pilindavatsa (Pilinda-Vatsa, Hitsuryogabasha, 畢陵伽婆蹉, Bilingqie рocuo). Disciple de Shakyamuni. Né dans une famille de brahmanes, à Shravasti en Inde, il était arrogant et méprisait les autres. Il était réputé pour ses pratiques magiques, mais perdit ses pouvoirs lorsqu'il rencontra Shakyamuni et devint alors disciple du Bouddha. A cause de lui Shakyamuni fut obligé d'établir un certain nombre de préceptes supplémentaires. Mais il était aussi très assidu dans la pratique, méditant sous un arbre par n'importe quel temps. Shakyamuni prédit qu'il atteindra l'Eveil à l'avenir sous le nom de bouddha Fumyo (S.L. Chapitre VIII). En savoir plus.

pinyin. Système de transcription phonétique du chinois mandarin, élaboré en 1958 et adopté par le gouvernement chinois en 1979. Ce système se distingue de la transcription romanisée EFEO (Ecole française d'Extrême-Orient) et du système Wade-Giles utilisé par les anglophones. Voir les exemples des noms propres chinois. Tableau des correspondances.

pipal (Ficus Religiosa) Figuier sacré. Le Buddha parvint à l'Éveil sous un pipal. Voir arbre bodhi)

pisacha (pishacha, féminin : pisachika, bishaja, 毘舎闍). Sorte de démons-vampires émaciés sous les ordres de Jikoku tenno (Roi céleste Gardien du Pays). Ils sont censés provoquer les souffrances des hommes et des animaux.

pitaka (corbeille)

plans (trois) voir trois plans

pleine conscience voir mémoire active

pluie [prières pour faire venir la pluie] Ce qu'en dit Nichiren

pluie de fleurs. Pluie de 4 variétés de fleurs décrite dans le Sutra du Lotus. Elle symbolise les 4 x 10 étapes de bodhisattva qui mènent à l'éveil.

points de vue (chu, zhong). Principaux points de divergence (ou de convergence) entre différentes écoles de l'époque de Nichiren :
- taiku : toute chose naissant d'une production conditionnée est en elle-même sans substance (ku) (enseignement commun, tsugyo, enseignement du Mahayana provisoire destiné aux disciples des trois véhicules : auditeurs-shravakas, pratyekabuddhas, boddhisattvas)
- tanchu (médianeté simple) : dans l'enseignement spécifique, bekkyo, la voie du milieu (chudo), est une réalité distincte de la non-substantialité (vacuité, ku), et de l'existence temporaire (ke) ; alors que selon le Sutra du Lotus la voie du milieu est la perception de ku et ke dans leur action réciproque et simultanée. Voir triple explication (santai).
- futanchu (médianeté non-simple) : l'enseignement parfait, engyo, établit la relation d'implication réciproque entre la réalité ultime et tous les phénomènes, et l'inséparabilité des trois aspects de la réalité : non-substantialité (ku), existence temporaire (ke), et voie du milieu (chu).
- shakku : un point de vue qui soutient que les phénomènes sont sans substance mais sont composés d'éléments qui existent en eux-mêmes. C'est le contraire du point de vue taiku énoncé plus haut selon lequel toute chose est en elle-même non substantielle. Les enseignements de cette catégorie furent exposés principalement pour les personnes des deux véhicules et accessoirement pour les bodhisattvas.
- tanku (vacuité simple) : le principe exposé dans l'enseignement tripitaka (zokyo) qui soutient que ku (non-substantialité) est la seule réalité et exclut toute autre explication de la réalité par la voie du milieu (chu) ou l'existence temporaire (ke). Principe des écoles du "Rien-que-Conscience"
- futanku (vacuité non-simple) : un point de vue exposé dans l'enseignement commun (tsugyo) selon lequel tout est essentiellement sans substance mais manifeste néanmoins une réalité temporaire (ke), ou aspect phénoménal. Ce qu'en dit Nichiren.

poisons [trois] (sandoku, sandu)

Porte universelle du bodhisattva Avalokitesvara [chapitre] (Kanzeon bosatsu fumon hon, abrégé en Fumon, Guanshiyin pusa pumen pin) : XXVe chapitre du Sutra du Lotus. Le chapitre décrit les bienfaits dispensés par le bodhisattva Avalokitesvara (Kannon ou Kanzeon). Tout d'abord, le bodhisattva Akchayamati (Intention-Inépuisable, Mujinni) demande à Shakyamuni d'expliquer pourquoi le bodhisattva Avalokitesvara (Celui qui perçoit les sons du monde) est ainsi nommé. Shakyamuni répond que c'est parce qu'il perçoit et sauve tous ceux qui, en quelque lieu que ce soit, sont tourmentés et l'appellent avec sincérité. Il mentionne de plus sept désastres dont on peut être sauvé par le pouvoir du bodhisattva Avalokitesvara : le feu, l'inondation, les démons rakshasa, les épées et les bâtons, l'attaque des démons, l'emprisonnement et les attaques de bandits. Avalokitesvara, dit-il, libère aussi les êtres des Trois poisons que sont l'avidité, l'arrogance et l'ignorance, et exauce les prières de ceux qui veulent des enfants. Il peut emprunter à son gré n'importe quelle forme, devenant un dieu, un être humain, un démon ou toute autre forme qui convient pour prêcher l'enseignement du Bouddha.
Shakyamuni énumère ensuite les trente-trois formes que prend
Avalokitesvara pour sauver les êtres. Il ajoute qu'Avalokitesvara délivre de la peur en période de dangers ou de troubles. Le bodhisattva Akchayamati offre alors un collier précieux à Avalokitesvara qui, à son tour, le divise en deux et en offre une moitié à Shakyamuni et l'autre moitié à la Tour aux trésors. En Chine, ce chapitre fut considéré comme un sutra indépendant, et le culte d'Avalokitesvara y fut très populaire. Au Japon le culte populaire transforma le bodhisattva en divinité féminine Kanzeon abrégé en Kannon. Dans le Myoho-Renge-Kyo de Kumarajiva, ce chapitre possède une section en prose et une en vers. D'après la préface du Tembon Hoke Kyo, la section en vers n'existait pas à l'origine dans le texte de Kumarajiva, mais fut ajoutée ultérieurement. Le Sho Hokke Kyo ne comporte pas de partie versifiée. Lire ce chapitre

Potalaka voir Mont Potalaka

pouvoirs supranaturels ou surnaturels, pouvoirs célestes ou pouvoirs mystiques (jinriki ou jinzuriki,十神力). Capacités que l'on n'observe pas dans la nature telle qu'elle apparaît au prime abord. Ces pouvoirs spirituels sont latents en chacun mais seul l'Eveil bouddhique permet de les manifester. C'est, par exemple, le pouvoir de comprendre la réalité de la vie ou bien la problématique des êtres pour les mener à la bodhéité. En savoir plus : différentes listes. Voir dix pouvoirs. Ce qu'en dit Nichiren

Pouvoirs supranaturels des Ainsi-venus [chapitre] (Nyorai jinriki hon, Rulai shenli pin) : XXI ème chapitre du Sutra du Lotus. Ce chapitre relate la transmission par Shakyamuni de l'essence du Sutra aux bodhisattvas Surgis de terre conduits par Jogyo. Au début du chapitre, les bodhisattvas Surgis de terre font vœu de propager largement le Sutra après la mort de Shakyamuni. Avant de leur transmettre l'essence du Sutra, le Bouddha fait la démonstration de ses pouvoirs supranaturels. Puis il déclare que, si étendus que soient ses pouvoirs, le bienfait que procure le Dharma dont il est question dans le Sutra est encore plus grand. Il dit : "J'ai brièvement décrit dans ce Sutra toutes les lois du Bouddha, tous ses pouvoirs supranaturels infaillibles, toutes ses resserres secrètes et toutes ses profondes pratiques." Sur la base de ce passage, Zhiyi formula les Cinq Principes majeurs, et Nichiren vit dans ce passage une allusion aux Trois Grands Dharmas cachés. Selon cette interprétation, "toutes les lois du Bouddha" désigne l'ensemble des Trois Grands Dharmas cachés, "tous les pouvoirs mystiques infaillibles du Bouddha" désigne le Kaidan, "toutes ses resserres secrètes" désigne le Gohonzon, et "toutes ses profondes pratiques", le Daimoku. Zhiyi se réfère à la transmission du chapitre Jinriki comme à la transmission de l'essence du Sutra du Lotus (ketcho fuzoku). Elle est également appelée la transmission spécifique (betsu fuzoku) parce qu'elle fut spécifiquement faite au bodhisattva Jogyo et aux autres bodhisattvas Surgis de terre, par opposition à la transmission générale (so fuzoku) faite à toute l'assemblée des bodhisattvas décrite dans le chapitre suivant, le Zokurui. Lire ce chapitre ; Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos

Prabhutaratna (Maints-Trésors, Taho, Duobao)

Pradhanasura voir Yuze

Prajapati Divinité du ciel Trayastrimsha, le "Créateur de toute chose". Il représente la créativité du méditant.

Prajna. (Chin Pan-jo, Jin Banruo) Moine de l'Inde du Nord qui alla en Chine vers la fin du VIIIe siècle. Il voyagea en Inde et étudia les doctrines theravada et mahayana. En 781, il se rendit en Chine et traduisit le Sutra Rokuharamitsu, ainsi que d'autres écrits, au temple Ximing-si à Changan. Plus tard, il traduisit le Sutra Shinjikan et d'autres textes.

prajna (hannya, 般若). Traduit par intelligence intuitive, sapience, sagesse, sagesse transcendante, discernement, lucidité. La multiplicité des traductions montre bien la difficulté de trouver un équivalent français. La prajna désigne cette sagesse, fruit des pratiques bouddhiques, qui résout les troubles et les égarements en donnant une connaissance profonde des phénomènes. C'est la connaissance de notre propre esprit au-delà des attachements. C'est une sagesse intuitive qui précède la compréhension intellectuelle. La développer constitue une paramita qui comprend l’écoute de l’enseignement, la réflexion intérieure sur l’enseignement et enfin l’appréhension directe des choses. Par la prajna on arrive à la jnana (connaissance, sagesse transcendante) qui englobe tous les phénomènes en un tout unique.
La prajna est également l’une des trois vertus des bouddhas (les deux autres étant le corps de dharma et la libération ) et l’une des pratiques des bodhisattvas qui mènent à l’Eveil.
Voir prajna dans le Tien-tai.

prajna [période] (Hannya) ou période de la perfection de la prajna. Quatrième des cinq périodes de l’enseignement du Bouddha dans le système de classification du maître chinois Zhiyi. Dans d'autres classements, l’expression renvoie à plusieurs sutras du Grand Véhicule qui comprennent dans leur titre les mots prajna et qui étayent le courant de pensée du nagarjunisme. Ce qu'en dit Nichiren.

Prajnakuta voir Chishaku

prajna paramita (période de la Perfection de la prajna, hannya ji, 般若時)

Prajnaptivada [école] Ecole bouddhique dérivée du Mahasanghika au siècle d'Ashoka (IIIe siècle avant notre ère) qui professait la doctrine des deux vérités : distinction entre une vérité ultime (absolue) paramartha et une vérité conventionnelle (vérité relative) savti. Cette dernière était considérée comme un moyen (hoben) pour comprendre l'aspect réel des phénomènes.

prakrit Langues vernaculaires de l'Inde ancienne.

pranidhana paramita. (vœux spirituels, respect, soumission, dévotion; méditation profonde, absorption). Huitième pratique de vertu (paramita) difficile à atteindre. Voir le Tien-tai.

Prasangika (Kibyuronsho-ha 帰謬論証派). Une des deux écoles philosophiques du Madhyamika en Inde, fondée par Buddhapalita (environ 470-540). Buddhapalita et son contemporain Bhavaviveka ont écrit chacun un commentaire sur le Madhyamaka-karika de Nagarjuna, où ils adoptant différentes approches quant à l'explication de la non-substabtialité. Ceci a abouti à créer deux courants : Svatantrika qui cerne la non-substantialité par syllogismes autonomes, réalités conventionnelles vraie et fausse, et Prasangika qui prouve la non-substantialité par l'absurde. Ce dernier courant c'est particulièrement développé dans le Tibet.

Prasenajit, Pasenadi (Hashinoku-o, 波斯匿王). Roi de Kosala et disciple de Shakyamuni. Sous son règne, Kosala devint l'un des deux royaumes les plus puissants de l'Inde, avec Magadha. Le roi Prasenajit serait né le même jour que Shakyamuni. Les Shakya étaient ses vassaux et il épousa une femme de ce clan, Mallika. Ils eurent un fils nommé Virudhaka qui, plus tard, usurpa le trône et massacra nombre de Shakya. Le roi Prasenajit se convertit au bouddhisme à la demande de sa femme et s'efforça de protéger et d'aider l'Ordre bouddhique. Il avait une soeur appelée Vaidehi qu'il donna en mariage à Bimbisara, roi de Magadha. A cette occasion, il donna en dot au roi Bimbisara un village du Kashi. Par la suite, il lutta avec le fils de Bimbisara, Ajatashatru, pour la possession de ce village mais finit par faire la paix avec lui et lui accorda sa fille en mariage.

pratimoksha : libération personnelle. Un vœu de la pratimoksha est un vœu motivé principalement par le désir d’atteindre la libération personnelle. Il existe des vœux de la pratimoksha qui sont des vœux de laïc et des vœux de la pratimoksha qui sont des vœux d’ordonné.

pratiquant du bouddhisme de Nichiren. Du point de vue historique, aucun engagement n'était nécessaire. Il suffisait de croire à la suprématie du Sutra du Lotus prêchée par Nichiren et de réciter daimoku. Ce qu'en dit Nichiren.

pratiquant du Sutra du Lotus (Hokke gyoja) C'est ainsi que se définit Nichiren, ne se présentant jamais ni comme bodhisattva ni comme bouddha. Dans ses écrits, il s'interroge souvent sur le bien-fondé de cette appellation et l'adopte définitivement seulement après le retour de l'exil de Sado (voir sa biographie). Ce qu'en dit Nichiren

pratique bouddhique des écoles nichireniennes (gyo). Si toutes les écoles sont d'accord pour réciter Nam(u) Myoho Renge Kyo, le titre du Sutra du Lotus (pratique essentielle). Il existe quelques différences en ce qui concerne la lecture des chapitres de ce Sutra (pratique accessoire). Les chapitres 2 et 16 sont reconnus comme étant les plus importants mais les extraits lus peuvent varier. De plus, certaines écoles ajoutent des extraits d'autres chapitres. Nichiren n'a jamais fixé lui-même une quelconque liturgie. Dans ses écrits on constate qu'il pratique de diverses manières selon les circonstances. Ce qu'en dit Nichiren.

pratique facile voir voie facile

pratique difficile voir voie difficile

pratiques aisées voir quatre pratiques commodes

Pratiques paisibles ou Pratique commode ou Pratiques aisées [chapitre] (Anrakugyo hon, Anyuexing pin). Chapitre XIV du Sutra du Lotus, dernier de l'enseignement théorique (shakumon), qui décrit quatre formes paisibles de la pratique. Dans ce texte, en réponse à une question du bodhisattva Manjushri sur la manière dont les bodhisattvas devront pratiquer le bouddhisme après la disparition du Bouddha, Shakyamuni propose quatre voies : actions paisibles, paroles paisibles, pensées sereines et voeux sereins. Zhiyi considère ces quatre pratiques comme découlant des trois règles de prédication décrites dans le chapitre Hosshi* (X). Quant à la manière d'enseigner le Sutra du Lotus Shakyamuni précise que se tenant à l’écart des puissants ou des mauvaises fréquentations, son disciple s’adressera à ceux qui sont désireux de savoir. Pour les autres, sous certaines conditions, il peut exposer le Dharma mais, sans illusion. De même il ne dénoncera pas les opinions hétérodoxes ni les erreurs. Avec subtilité et d’une façon agréable, il essaiera d’amener les autres à son point de vue ; sans duplicité ni flagornerie toutefois. Le chapitre Anrakugyo comporte également la parabole de "l'inestimable joyau dans la coiffure", dans laquelle un roi récompense ses soldats avec des terres, des maisons et des bijoux pour leur courage au combat, mais ne leur donne pas le joyau précieux qu'il porte dans sa coiffure. Il finira cependant par accorder ce joyau sans prix au plus courageux de ses soldats. Le bijou en question représente le Sutra du Lotus que le Bouddha dissimule tant qu'il expose ses enseignements provisoires, gardant son message le plus profond pour la fin. Lire ce chapitre ; Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos.

pratique personnelle et pratique pour les autres. (jigyo keta ou jiri-rita ou jiyaku-yakuta ou jiri-rinin, 自利利他・自益益他・自利利人・自行化他). Dans le bouddhisme du Mahayana, sens assez proche de celui d’un autre terme : jiri tari (le perfectionnement personnel et celui d’autrui). La pratique personnelle représente alors l’ensemble des méditations et austérités accomplies par le croyant, et la pratique pour les autres, la volonté de faire profiter les autres des résultats obtenus ou de leur faire adopter les principes du Sutra du Lotus. A distinguer de pratique personnelle et adaptation à autrui. Nichiren, notamment dans son traité Sanze sho butsu sokanmon kyoso hairyu (Infirmation et la confirmation que les bouddha des trois phases jugent bon d’effectuer au sein du corps des enseignements) commente l'expression jigyo keta par rapport à la distinction dans les méthodes d'enseignements du Bouddha. La pratique personnelle signifie alors la doctrine bouddhique telle que la voit l’éveillé et telle qu’il peut la manifester et ce, indépendamment des capacités de son auditoire. Le sens est très proche d’un autre terme : "selon son propre esprit" (zuijii, suiziyi). Il désigne alors le pur enseignement du Bouddha, sans même que celui-ci ne tente de le rendre plus accessible à ces auditeurs par différents moyens (hoben) et donc d’en altérer quelque peu l’essence. A l’opposé, l’adaptation à autrui se rapporte au même domaine conceptuel que "selon l’esprit d’autrui" (zuitai, suitayi) et désigne un enseignement plus facile à appréhender mais aussi un peu affadi.

pratiques [dix]

pratiques merveilleuses [cinq]

pratitya-samutpada : voir chaîne causale

pratyekabuddha (éveillé pour soi ou éveillé par liens karmiques, hyakushibutsu ou engaku ou dokkaku ou byakushibutsu, 縁覚・独覚・辟支仏, paccekabuddha). 1. Celui qui perçoit la vérité des douze maillons de la chaîne de la causalité ou qui s'éveille à la loi de l'impermanence en observant les phénomènes naturels. Zhiyi réserve le terme de "personne dans l'état de réalisation" ou engaku (éveillé par la perception des relations causales) aux pratyekabuddhas qui vivent à l'époque de l'apparition d'un bouddha et s'éveillent à la vérité des douze maillons de la chaîne de la causalité, se libérant ainsi de l'illusion. Il utilise le terme dokkaku ("éveillés par eux-mêmes) pour les pratyekabuddhas qui vivent à une époque où il n'existe aucun bouddha et qui s'éveillent sans maître à la vérité de l'impermanence par l'observation des phénomènes naturels.
2.
Huitième des dix mondes (engaku-kai, 縁覚界). Monde-état des personnes qui ont atteint un Eveil inférieur à celui du bouddha mais néanmoins propre à l'enseignement bouddhique. Les pratyekabuddhas se livrent à des ascèses et sont dans un processus de compréhension supérieur à celui des auditeurs-shravakas qui, dans le système des Dix mondes représentent le premier échelon des mondes spécifiquement bouddhiques. Ce qu'en dit Nichiren.

pravrajita (religieux, shukke)

préceptes.Distinguer 1) les cinq préceptes-sila qui concernent tous les êtres et correspondent aux cinq vertus du confucianisme 2) les préceptes-vinaya et les préceptes d'ordination.
A- Préceptes - sila
- Cinq préceptes. Préceptes de base que doivent observer les croyants laïques. Ce sont les interdictions de tuer (panatipata)(note), voler, commettre des actes sexuels illicites, mentir et consommer des intoxicants. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren
- Huit Préceptes (hassaikai, 八斎戒, attha-sila), règles theravada d'entraînement de base pour les laïcs au cours des périodes de pratique de méditation intensive et au cours des jours d'uposatha (observance lunaire). Ces interdictions sont : 1) ne pas tuer 2) ne pas voler 3) ne pas commettre d'acte sexuel 4) ne pas mentir (prononcer des paroles incorrectes) 5) ne pas utiliser de boissons ou de drogues intoxicantes 6) ne pas manger au moment interdit (c-à-d., l'après-midi) 7) ne pas danser, chanter, faire de la musique, aller voir des divertissements, porter des guirlandes, utiliser des parfums, embellir le corps avec des cosmétiques 8) ne pas reposer sur une haute ou luxueuse literie.

B- Préceptes-vinaya (ritsu). Prescription destinée à discipliner le pratiquant, lui faciliter l'intégration dans une communauté et le mener sur la voie de l'Eveil. Le Mahayana distingue trois catégories de préceptes (sanju-jo-kai, 三聚浄戒) 1) la moralité d'abstention (ritsugi kai) ou interdictions propres aux communautés bouddhiques, 2) la moralité collectionnant les bons dharmas (shozembo kai, 摂善法戒), c’est-à-dire les actions positives qui se développent à partir des interdits précédents, 3) la moralité au service des êtres ou l'ensemble des actes altruistes (shoshujo kai, 摂衆生戒). Dans le Mahayanasamgraha, Asanga en parle en ces termes : "On saura que la moralité d'abstention est le support de deux autres moralités. On saura que la moralité collectionnant les bons dharmas est le support de l'acquisition des attributs de Bouddha. On saura que la moralité au service des êtres est le support de la maturation des êtres." L'observation des préceptes est considérée comme une paramita mais Shakyamuni n'a jamais formulé d'interdits. Il conseillait à ceux qui voulaient atteindre le même état que lui de suivre la même conduite que lui : "Je n'ai jamais coupé le fil de la vie, je n'ai jamais proféré de paroles mensongères, etc." A l'époque de Nichiren, beaucoup de moines vivaient dans une dissolution morale difficilement imaginable et les débats sur les préceptes étaient souvent très vifs. S'appuyant sur l'enseignement de Shakyamuni qui a vivement combattu le formalisme brahmanique, Nichiren préconise une éthique personnelle plus qu'une morale sociale et plutôt la "collections de bonnes actions" que la seule observance des interdits. Il existe plusieurs listes de préceptes :
- Trois grands préceptes : Ensemble de préceptes pour les bodhisattvas mahayana, laïcs ou religieux : 1) observer les préceptes établis par le Bouddha pour repousser le mal, 2) faire le bien, 3) instruire les gens et leur être secourable.
- Six préceptes : préceptes que doivent observer les bhikuni dans le Mahayana. Il s'agit des Quatre transgressions majeures (meurtre, vol, actes sexuels illicites et mensonge), plus la médisance liée aux mauvaises actions passées des autres bouddhistes, et la vente d'alcool.

- Dix préceptes Préceptes qui s'appliquent aux novices hommes et femmes. Il s'agit des cinq préceptes concernant les laïcs, énumérés ci-dessus, auxquels s'ajoutent cinq autres : 6) ne pas faire usage de parfums ou porter de parures ; 7) ne pas regarder de divertissements séculiers ; 8) ne pas dormir dans des lits larges ou surélevés ; 9) ne pas manger à des heures après midi 10) ne pas posséder d'objets de valeur, par exemple en or ou en argent.
-Dix préceptes majeurs. (ju-jukinkai, 十重禁戒). Préceptes pour les bodhisattvas du Mahayana énoncés dans le Sutra Bommo. Ils consistent à : 1) ne pas tuer ; 2) ne pas voler ; 3) ne pas commettre d'actes sexuels illicites ; 4) ne pas mentir ; 5) ne pas user d'intoxicants ou y inciter les autres ; 6) ne pas s'adonner au bavardage irresponsable 7) ne pas se vanter ou dénigrer les autres 8) ne pas faire d'offrandes à contrecoeur ni épargner ses efforts pour le bouddhisme 9) ne pas se mettre en colère 10) ne pas médire des Trois Trésors.
- Dix Préceptes de Bien : interdictions destinées aux pratiquants laïques du Mahayana, consistant à éviter de commettre les Dix mauvaises actions : 1) meurtre 2) vol 3) actes sexuels illicites ; 4) mensonge 5) flatterie ou bavardage irresponsable 6) calomnie 7) dissension 8) avidité 9) colère 10) ignorance ou attachement à des croyances erronées.
- Dix Préceptes Theravada ou Préceptes du concile de Vaishali : juji-no-hiho, 十事の非法 (liste avec de nombreuses variantes) 1) pour les établissements bouddhistes stocker du sel ; 2) manger après l'heure de midi ; 3) après avoir mangé dans un village, prendre un deuxième repas dans un autre village ; 4) tenir la réunion pour l'examen de conscience et la confession aux endroits autres que ceux prescrits ; (5) conduire une cérémonie même si le nombre prescrit de préposés n'est pas atteint ; 6) suivre l'instruction d'un maître alors que cette instruction est contraire aux règles monastiques ; 7) boire une boisson lactée après un repas ; 8) boire du jus de palme non fermenté ; 9) utiliser une literie autre que celle de la taille prescrite ; et 10) pour accepter l'aumône sous forme monétaire, des cadeaux en or ou argent et les stocker
- Quarante-huit préceptes mineurs (shijuhachi-kyokai, 四十八軽戒). Préceptes pour les bodhisattvas du Mahayana énoncés dans le Sutra Bommo et qui concernent des manquement relativement mineurs par rapport aux Dix préceptes majeurs ; par exemple l'interdiction de boire de l'alcool, de manger de la viande ou des aliments au goût prononcé (ail, oignons), refuser de soigner les malades, posséder des instruments pouvant donner la mort, etc.
- Deux cent cinquante préceptes (nihyaku-gojikkai, 二百五十戒). Règles de discipline que devaient observer les moines du Theravada ayant reçu l'ordination complète. Ces préceptes sont énumérés dans le Shibunritsu et dans l'ensemble des règles monastiques (le vinaya ) de l'école Dharmagupta. Ils se répartissaient en huit groupes : 1) Les quatre offenses impardonnables (parajika) de tuer, voler, avoir des relations sexuelles et mentir (en particulier prétendre avoir atteint une intuition ou une compréhension que l'on ne possède pas en réalité). Un moine qui commet une de ces offenses est expulsé de l'Ordre 2) Les treize interdits principaux (samgha-avashesha). Les moines qui les violent sont exclus de l'Ordre pendant un certain temps ; 3) Les interdits liés aux offenses commises en un lieu où l'on peut être vu ou dans un lieu où l'on ne peut pas l'être. Par exemple, l'offense d'être seul avec une femme, de façon visible ou non. Ce troisième groupe constitue deux des deux cent cinquante préceptes. Ces règles sont appelées le groupe indéterminé (aniyata) parce que la punition infligée varie selon les circonstances 4) Les trente normes (naihisargika prayashcbittika) dont la violation entraîne la chute dans les trois voies mauvaises 5) Les 90 normes (shuddha prayashchittika) dont la transgression exige la confession publique 6) Les quatre normes de moindre importance (pratideshaniya) dont l'infraction requiert la confession quand on devient conscient de son erreur 7) Les 100 normes très mineures (shaiksha-dharma) qu'il est facile d'enfreindre mais que l'on doit garder à l'esprit pour se développer 8) Les sept règles (adhika- rana-shamatha) pour arbitrer les disputes dans la Communauté.
Par ailleurs les 250 préceptes étaient précisés pour chacun des quatre actes cardinaux (marcher, se tenir debout, assis et couché), ce qui faisait 1000 préceptes. Enfin, chacun des trois groupes de disciples, établis en fonction du degré de leur foi, avait ses mille préceptes particuliers. Au total, cela en faisait 3000.
- Cinq cents préceptes (gohyaku-kai, 五百戒). Règles de discipline que devaient observer les nonnes du Theravada ayant reçu l'ordination complète. Il ne faut pas prendre le nombre cinq cents à la lettre. Le nombre véritable diffère quelque peu selon les sources. Le Shibunritsu en dénombre 348 qui entrent dans sept catégories : 1) Huit offenses impardonnables (parajika), punies par l'expulsion du Sangha. Il s'agit de tuer, voler, avoir des rapports sexuels, mentir (particulièrement en affirmant avoir atteint une intuition que l'on ne possède pas en réalité), deux autres sortes d'offenses liées à la conduite prescrite envers les hommes, dissimuler les offenses commises par une autre nonne et ne pas corriger ses propres points de vue ou conduites erronés, même après avoir reçu plusieurs avertissements ; 2) Dix-sept interdits majeurs (sangha avashesha), dont la violation entraîne la suspension du Sangha pour une période spécifique. Cette seconde catégorie interdit des actes tels qu'arranger des mariages et intenter des procès ; 3) Trente normes (naihisar-gika-prayashchittika) qui, si elles sont rompues, autorisent le Sangha à confisquer les biens de la personne qui les a transgressées ; 4) Cent soixante-dix-huit normes de moindre importance (shuddha prayash-chittika) telles que petits mensonges ; 5) Huit règles mineures (pratideshaniya) concernant les repas ; 6) Cent disciplines (shaiksha dharma) liées à la nourriture, aux vêtements, aux sermons, etc. ; 7) Sept règles (adhikarana shamatha) pour résoudre les disputes survenant dans le Sangha.
- Précepte de zuiho bini, 随方毘尼. Précepte d'adaptation au lieu. Il apparaît dans le Gobun Ritsu, ensemble des règles monastiques (vinaya) de l'école Mahishasaka. Ce précepte dit que dans les domaines où le Bouddha lui-même n'a pas formulé expressément de prescriptions ou d'interdictions, il faut agir en accord avec les coutumes locales, pourvu qu'elles ne violent pas l'esprit fondamental du bouddhisme.
- Préceptes d'ordination du Tendai : Dans le Sange Gakusho Shiki (Règles pour les étudiants de l'école de la montagne), Saicho définit les règles que doivent suivre les étudiants envoyés sur le Mont Hiei chaque année par la Cour impériale pour étudier l'enseignement du Tendai, et énonce les préceptes du Mahayana auxquels ils devaient être initiés pendant leur ordination. Après leur ordination, les étudiants doivent rester au Mont Hiei pendant douze ans et étudier à la fois une méditation appelée shikan, et les disciplines de Vairocana.
Voir également les Cinq forfaits et les Quatre transgressions.
- Précepte du calice de diamant (kongo-hoki-ka, 金剛宝器戒). Précepte qui, comme un calice de diamant, ne peut pas se briser. Il apparaît dans le Sutra du filet de Brahma qui énonce : "Ce précepte du calice de diamant est la source de tous les bouddhas, la source de tous les bodhisattvas et de la graine de la nature de bouddha." Pour Nichiren, ce précepte est le Dharma contenu dans le Sutra du Lotus. En observant ce précepte simple, on peut manifester les trois corps de bouddha potentiellement présents dans tout être. Ce qu'en dit Nichiren.
Voir l'article d'André Bareau "La morale dans le bouddhisme ancien"
sur :
http ://www.buddhaline.net/spip.php?article787

Préceptes [Ecole des] (voir Ritsu, Ecole des Préceptes)

précepteur (kasho 和尚, ou osho ou washo, upadhyaya). Maître spirituel qui est chargé de l'enseignement dans les monastères.

Précieux stupa [chapitre] (Ken hoto bon)

prédiction voir annonce

Prédiction octroyée aux apprentis et à ceux qui n’ont plus à apprendre ou Annonce conférée aux apprentis et à ceux qui n’ont plus à apprendre (Jugaku mugaku ninki hon abrégé en Ninki, 授學無學人記品, Shouxue wuxue ren ji pin). IXe chapitre du Sutra du Lotus. Ananda et Rahula demandent à leur tour au Bouddha de leur conférer la prédiction de l’Eveil. Deux mille auditeurs-shravakas, de différents niveaux, ceux qui étudient (gaku) et ceux qui, étant devenus arhats, n'ont plus rien à apprendre (mugaku) se joignent à cette requête. Le Bouddha donne sa prédiction pour Ananda. Il révèle l’ancienneté des liens avec ce disciple. Dans le passé, les deux hommes parvinrent à l’Eveil, Ananda par la voie de l’érudition et Shakyamuni par celle de la pratique religieuse, d’où le rôle que chacun d’eux assume aujourd’hui. Du coup, Ananda se souvient de son vœu originel : garder en mémoire le Dharma des éveillés pour la transmettre. Shakyamuni prédit qu'Ananda deviendra le bouddha Sengaie Jizaitsuo (Roi au pouvoir illimité de la sagesse de la mer et de la montagne). Puis Rahula reçoit également la prédiction, il sera le bouddha Toshippoke (Marchant sur les fleurs des sept trésors) Enfin c’est au tour des deux mille auditeurs-shravakas. Tous ces disciples deviendront des bouddhas portant le même nom, Hoso (Signe précieux). Ce chapitre conclut l'enseignement de Shakyamuni concernant le remplacement des trois véhicules par le Véhicule unique (kaisan ken ichi). Rappelons que les prédictions massives délivrées à des auditeurs-shravakas et des arhats sont le propre du Sutra du Lotus. Dans les autres sutras du Mahayana, ces êtres des deux véhicules sont plutôt jugés indignes de l’Eveil à cause de la recherche toute personnelle de la sagesse à laquelle ils se livrent. Tableau synthètique Lire ce chapitre ; Ce qu'en dit Nichiren

préfectures [du Japon]. Les anciennes provinces du Japon furent converties en 47 préfectures (départements) entre 1870 et 1876. Voir la carte.

préparation, révélation et transmission voir trois parties d'un sutra

présages voir six présages

preta (esprits affamés, gaki )

prière pour la pluie pratique universellement répandue bien qu'avec des approches idéologiques différentes. Les uns organisent des cérémonies pour faire tomber la pluie, d'autres pour s'adapter à la sécheresse. Bien que Nichiren dénonce les pratiques "magiques", étant donné le contexte religieux de son époque, il s'en sert pour prouver la supériorité du Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren

principe d'ainsité (nyori, 如理) Principe d'immanence des phénomènes. Les choses sont "ainsi" sans avoir été créés. La compréhension de ce principe demande une perception de la réalité où celle-ci apparaît telle quelle, c'est-à-dire sans l'obscurcissement des illusions, et telle que le Bouddha 1'a décrite. C'est la base de toute la vision du monde dans le bouddhisme et les Vedas. Voir parfaite ainsité.

principes mystiques (myo ri, 妙理) trois listes différentes citées par Nichiren.
- deux principes mystiques : 1) le principe mystique de l'enseignement théorique (shakumon) est que le Bouddha rejette les enseignements provisoires et révèle l'enseignement définitif, le Sutra du Lotus, qui permet aux personnes des Deux véhicules d'atteindre la bodhéité 2) le principe mystique de l'enseignement essentiel (honmon) est que le Bouddha rejette son identité présente pour révéler sa véritable identité de bouddha qui atteignit la bodhéité dans un passé illimité.
- vingt principes mystiques : principes énoncés par Zhiyi dans le Hokke Gengi. 1) Les dix principes mystiques de l'enseignement théorique sont basés sur les concepts du Véritable aspect de tous les phénomènes (shoho jisso) et le remplacement des Trois véhicules par le Véhicule unique (kaisan ken ichi) qui mène à la bodhéité. 2) Les dix principes mystiques de l'enseignement essentiel s'appuient sur la révélation que le Bouddha atteignit la bodhéité pour la première fois dans un passé illimité.
-quarante principes mystiques : trente principes mystiques concernant la vie des êtres humains, le Dharma bouddhique, la nature de l'esprit et la loi qui lui est inhérente, plus dix principes empruntés soit à l'enseignement théorique, soit à l'enseignement essentiel.

principe mystique de la Véritable Terre. La terre où Shakyamuni a toujours été présent, enseignant le Dharma, depuis l'époque de son Eveil primordial. Un des dix principes mystiques de l'enseignement essentiel formulés par Zhiyi dans le Hokke Gengi (voir l'article précédent). Il est indiqué dans un passage du chapitre Juryo* (XVI) du Sutra du Lotus qui dit : "Et toujours depuis, j'ai été en ce monde pour enseigner le Dharma." Dans beaucoup d'enseignements antérieurs au Sutra du Lotus, la Terre du bouddha est considérée comme un royaume distinct du monde Saha, et le Bouddha ne serait apparu dans le monde Saha que temporairement pour exposer le Dharma et sauver les êtres humains. Par contre, le chapitre Juryo* (XVI) affirme que le monde Saha est lui-même la Véritable Terre dans laquelle le Bouddha a toujours résidé depuis son Eveil primordial.

principiel voir fusion du factuel et du principiel

Printemps/Automnes (Période) voir dynastie Zhou

production conditionnée ou coproduction conditionnée (engi, 縁起, ou innen, pratitya-samutpada, dependent origination). Concept expliquant la raison de l'apparition des phénomènes et lié à l'appréhension de la vie vue sous l'angle des dix ainsi (nyoze) (aspect, nature, corporéité, énergie, production (sa), cause (in), condition (en), effet (ka), rétribution (ho) égalité totale de 1'origine et de la fin (hon maku kyo to). La production conditionnée s'exprime par douze liens causaux (nidana).
Tout phénomène apparaît en fonction d’une cause et d’un lien avec une autre chose : “L’un existe parce que l’autre existe. L’un n’est plus parce que l’autre n’est plus”. Puisque tous les phénomènes naissent en fonction de la production conditionnée, ils sont dépourvus de nature propre et sont donc impermanents (anicca) et vides (shunyata). En savoir plus.
Un autre point de vue. Ce qu'en dit Nichiren.

production conditionnée transcendente voir l'analyse du Sutta Upanisa et la liste dans Fleur du Dharma.

progresser sur la voie (gyodo)

Prologue ou Introduction (Jo hon, Xu pin, 序品). Chapitre I du Sutra du Lotus. Comme de nombreux sutras bouddhiques, il commence par les mots : "Ainsi ai-je entendu". Il poursuit en donnant le nom du lieu, le Pic du Vautour à Rajagriha, ainsi que celui de représentants : arhats et bodhisattvas, les quatre congrégations (moines et nonnes, laïcs, hommes et femmes), nous trouvons des dieux et huit sortes d'êtres : dragons, kimnara, asura, etc. Dans ce chapitre, le Bouddha enseigne le Sutra Muryogi (Sutra aux sens infinis), puis entre dans une profonde méditation-samadhi. A ce moment, quatre sortes de fleurs exquises tombent en pluie du ciel, et la terre tremble de six manières différentes. Puis le Bouddha émet un rayon lumineux qui part d'une touffe de poils blancs qu'il a entre les sourcils, illuminant ainsi dix-huit mille mondes à l'Est. Maitreya interroge Manjushri sur ces prodiges. Ce dernier lui répond que ces signes auspicieux sont ceux qui précèdent l’exposé du Sutra du Lotus. Il le sait car, dans une existence antérieure, il a déjà assisté à cette scène. En ces temps-là, vingt mille bouddhas étaient apparus les uns après les autres, portant tous le même nom, Chandrasuryapradipa. Le dernier et vingt millième de ces bouddhas prêcha le Sutra Muryogi (Sutra aux sens infinis), puis entra dans une profonde méditation et les mêmes présages apparurent. Immédiatement après, ce bouddha exposa un sutra intitulé Myoho Renge-Kyo (Sutra du Lotus). Se trouvait alors dans l'Assemblée le bodhisattva Varaprabha (Myoko), accompagné de huit cents disciples parmi lesquels Cherche-Gloire (Yashaskama). Le bodhisattva Manjushri, symbole du savoir transformé en prajna, explique qu'il n'est autre que ce bouddha Varaprabha, alors que Cherche-Gloire (Yashaskama) est l'actuel Maitreya. Le fait que ce Prologue présente le Sutra du Lotus comme ayant été déjà enseigné en d’autres temps donne une dimension atemporelle à ce Sutra. Lire . Ce qu'en dit Nichiren

promesse du Bouddha (vydkarana) prophétie donnée aux pratiquants du Dharma, d'être conduits vers la bodhéité.

propagation [vaste] voir Kosen Rufu

propagation adversative voir shakubuku

propagation conciliante (conversion pacifique, accommodante, shoju, 攝受) sho signifie "attirer à soi", "éduquer" et ju, "recevoir". Enseigner le bouddhisme en conduisant graduellement une personne à l'enseignement bouddhique suprême, sans réfuter son attachement à des enseignements inférieurs ou erronés. D’une façon assez socratique, il s’agit d’écouter les opinions d’autrui puis progressivement de les faire évoluer pour se rapprocher des doctrines bouddhiques. Le chapitre XIV du Lotus, Pratiques paisibles, illustre bien ce concept. Notion mise en parallèle avec la propagation shakubuku. Ce qu'en dit Nichiren

propagation continue jusqu'à la cinquantième personne Principe mentionné dans le Sutra du Lotus (chapitre XVIII) :"Supposez, qu'après la mort de Shakyamuni, une personne entende le Sutra du Lotus et s'en réjouisse, puis l'enseigne à une deuxième personne, qui s'en réjouit également et l'enseigne à son tour à une troisième personne, etc., jusqu'à ce qu'une cinquantième personne entende ce Sutra. Le bienfait d'avoir entendu le Sutra, même pour la cinquantième personne, sera des milliards de fois plus grand que celui d'une personne ayant fait pendant quatre-vingts ans des offrandes aux êtres des quatre milliards d'asogi mondes et leur ayant permis à tous de parvenir au stade d'arhat.

prosternation (keishu) expression de respect et de soumission. Zhiyi emploie l'expression "Keishu Namu Myoho Renge Kyo".

protubérance [sur la tête du Bouddha] (nikkei-so, 肉髻, ushnisha-shiraskata). Une des 32 marques caractéristiques (lakshana) du Bouddha. Elle symbolise une couronne qui ne peut pas être vue des simples mortels.

provisoire [caractère] voir temporalité (ke)

pudgala (puggala). Etre sensitif qui se réincarne sans cesse dans les six premières voies (samsara). Dans l'optique bouddhique de l'anatman (non-existence d'une âme, d'un soi séparé) c'est un faisceau karmique et non un sujet.

Puguang, 普光 (P'ou-kouang, Fuko). Moine de la dynastie des Tang. L'un des principaux disciples de Xuanzang. De 645 à 664, il aida ce dernier à traduire des écrits bouddhiques. Quand Xuanzang traduisit le Kusha Ron, Puguang écrivit le Kusha Ron Ki (Commentaires sur le Kusha Ron), en trente fascicules, qui est considéré comme l'un des trois commentaires importants sur ce traité, avec ceux de Fabao (Hoho) et Shentai (Jintai). Avec Fabao Puguang promulgua l'étude de la doctrine Sarvastivada et contribua à l'établissement de l'école Jushe (Kusha). Ce qu'en dit Nichiren.

Puissance-Extrême [bodhisattva] (Shizhi pusa, Mahasthamaprapta) voir Seishi bosatsu

Pukong voir Amoghavajra

punya voir fuku'un (bonne-fortune)

pure ainsité voir aspect de la pure ainsité

purification des six racines (rokkon shojo). Notion qui apparaît dans le chapitre XIX du Sutra du Lotus, Bienfaits du Maître du Dharma. Cette purification des organes sensoriels serait la vertu résultante des cinq pratiques merveilleuses du Sutra du Lotus, à savoir, recevoir et garder, lire, réciter, expliquer et copier. Cette purification se traduit par un accroissement de l’acuité des perceptions mais aussi par le développement de l’éloquence, des capacités mentales et de la compréhension profonde du Dharma bouddhique. Cf. six racines, œuvres et vertus. Ce qu'en dit Nichiren.

Purna (Plénitude, Furuna, 富楼, Fulouna), de son nom complet Purnamaitrayaniputra (Purna fils de Maitrayani). Disciple du Bouddha, l’un des dix grands disciples, Riche marchand du port de Surparaka (actuellement Sopara, au nord de Bombay), il rencontre le Bouddha à Sravasti où il a mené une caravane. Il se convertit et prend l’habit religieux. De retour dans sa ville, son éloquence gagne de nombreux adeptes à la nouvelle école. Il opte toutefois pour une vie retirée, trop souvent troublée à son goût. Il est présent à l’assemblée du Lotus, au Pic du Vautour, et intervient dans le VIIIème chapitre du Sutra du Lotus où le Bouddha fait son éloge et lui confère la prédiction de l’Eveil. Purna est particulièrement représentatif de ces disciples du Bouddha qui appartenaient au milieu des grands marchands et qui ont répandu le bouddhisme dans cette classe qui par la multiplicité des échanges, à la fois par voies terrestres et maritimes, a largement contribué à sa diffusion jusque dans des contrées reculées. Ce qu'en dit Nichiren.

Purnachandra (Pleine-Lune, Mangatsu, Manyue, Full Moon bodhisattva). Bodhisattva qui assiste à la Grande Assemblée du chapitre I du Sutra du Lotus. Il personnifie la perfection du comportement (sila pa ité. Il est l'Univers et il est immense. Son épouse est Prakriti, la matière.

Purusha-damya-sarathi (Dompteur des héros, Jogojobu) un des dix titres honorifiques du Bouddha. Capable de dompter les passions des hommes, le Bouddha dirige les hommes vers le salut et forme des disciples qui seront en mesure de diffuser son enseignement.

Pushyamitra Shunga (Hosshamittara-o) : roi, en Inde vers le II siècle avant notre ère. Bien que descendant d'Ashoka, il était hostile au bouddhisme. Il fut d'abord le commandant en chef de l'armée de Brihadratha, le dernier roi de la dynastie des Maurya, mais il assassina Brihadratha et fonda la dynastie Shunga, régnant sur le nord de l'Inde depuis sa capitale Pataliputra. Il s'opposa au bouddhisme, tua de nombreux moines et détruisit le monastère de Kukkutarama, un important centre bouddhique construit par Ashoka. Ce qu'en dit Nichiren.

putana (futanna, 富単那). Etres assez proches des preta (esprits faméliques) mais d'une condition encore pire. Ils sont particulièrement hideux et sentent mauvais. Ils peuvent être bons ou mauvais. Leur passe-temps favori est de tourmenter les hommes et les putana-femelles envoient des maladies aux enfants. Mais ils peuvent également devenir des protecteurs des pratiquants du Sutra du Lotus.

 
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