DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanscrit, pali

Q

A.B.C.D.E.F.G.H.I .J.K.L.M.N.O.P.Q.R.S.T.U.V.W.X.Y.Z

 

Qi. La dynastie des Qi du Nord (Bei Qi) 北齊, régna en Chine du nord-est de 550 à 577 lors de la période des Dynasties du Nord et du Sud, dite également période des Six Dynasties. La dynastie des Qi du Sud (Nan Qi) 南齊 régna en Chine du sud de 479 à 502 lors de la période des Dynasties du Nord et du Sud. Ce qu'en dit Nichiren

Qin , 秦朝 (Ts'in). Dynastie qui régna sur la Chine de -221 à -207 succédant à la dynastie Zhou et précédant la dynastie Han. Le mot Qin est probablement la source du mot Chine actuel. Le premier empereur fut Qin Shi Huangdi. Le suicide du fils de Qin Shi Huangdi (~ -207) provoque le retour du chaos en Chine, et laisse dynastie des Han. Ce qu'en dit Nichiren.

Qin Shi Huangdi 秦始皇帝 ou Shi Huangdi 秦始皇 ou Ying Zheng (-260 <-247/-221> - 210). Fondateur de la dynastie des Qin. En -246, il monta sur le trône de l'État féodal des Qin et assujettit les autres États féodaux de Chine. En -221 il se déclara seul maître de la Chine et prit le titre de Shi Huangdi (Premier Auguste Souverain). Il s'attela alors à l'unification politique et administrative de son empire, dorénavant administré par un gouvernement central ; la noblesse des anciens États étant contrainte de s'installer dans la capitale. Shi Huangdi unifia l'écriture, sur les conseils du ministre d'État Li Si, qui avait étudié avec Han Fei et qui était un partisan de la philosophie totalitaire légiste. En 213 avant notre ère, il décréta que tous les livres non conformes aux théories qin sur l'histoire et la philosophie devaient être brûlés. L'empereur centralisa également l'économie et la défense, fit construire des routes et des canaux. Pour protéger le pays de l'invasion des nomades xiongnu, il poursuivit les grands travaux défensifs entamés par les royaumes de Yan, Zhao et Qin, entreprenant la construction de la partie principale de la Grande Muraille de Chine, et recourant pour ce faire au travail des esclaves et des conscrits. S'il conserva une réputation de tyran sanguinaire, Shi Huangdi n'en créa pas moins un État dont la structure servit de base à la Chine impériale jusqu'à sa disparition en 1911. L'excavation de sa tombe, un gigantesque complexe de vastes chambres souterraines encerclant un immense tumulus situé près de Xian, a permis jusqu'à présent la mise au jour d'une armée de plus de 6 000 statues en terre cuite d'hommes et de chevaux grandeur nature. Ce qu'en dit Nichiren.

Qingliang voir Chengguan

Qingliang, 清涼山 [mont] voir Mont Wutai

Qinzong : (1100<1126-1127>1161) neuvième et dernier empereur de la dynastie Song du Nord. Il était le fils aîné de Huizong qui abdiqua en sa faveur sous la menace des armées manchoue. Au bout d'un an de regne il fut fait prisonnier par la nouvelle dynastie Jin. Ce qu'en dit Nichiren

quadruple erreur voir quatre erreurs

quarante-deux niveaux d'ignorance ou d'illusions (shijunihon-no-mumyo, 四十二品の無明). Deux interprétations différentes :
I. La troisième des trois catégories d'illusions définies par Zhiyi. Ce sont les illusions sur la véritable nature de la vie, qui empêchent les bodhisattvasde parvenir à l'Eveil. Le dernier et le plus profondément enraciné des quarante-deux s'appelle l'obscurité fondamentale. Selon les enseignements de Zhiyi, on parvient à la bodhéité en éliminant ces niveaux successifs d'ignorance et en se libérant finalement de l'obscurité fondamentale.
II. Les illusions spécifiques associées à chacune des 42 étapes finales de la pratique de bodhisattva. C'est seulement après l'élimination de toutes ces illusions qu'on atteint l'Eveil parfait sans supérieur.

quarante et une illusions Les derniers enseignements de Shakyamuni divisent l'illusion en quarante-deux catégories. La dernière catégorie est l'obscurité fondamentale inhérente à la vie. Ce qu'en dit Nichiren

quarante-huit vœux (shijuhachi-gan, 四十八願). Vœux faits par le bouddha Amida alors qu'il n'était encore qu'un moine nommé Hozo, Après avoir examiné les caractéristiques de vingt et un milliards de terres de bouddha, et après avoir médité pendant cinq kalpa, Hozo fit 48 vœux liés aux caractéristiques de la Terre de bouddha qu'il établirait lui-même après avoir atteint la bodhéité. Dans son dix-huitième vœu, Hozo fit le serment que, s'il atteignait la bodhéité, tous ceux qui auraient eu foi en lui obtiendraient de renaître dans sa Terre pure, à l'exception de ceux qui auraient commis les cinq forfaits, ou qui auraient calomnié le Dharma correct. Ce qu'en dit Nichiren.

quatorze offenses ou dénigrements ou anti-valeurs (jushi-hibo 十四誹謗 ou jushi-hobo, 十四謗法, fourteen slanders ). Quatorze facteurs du dénigrement du Bouddha, de son enseignement et des personnes qui pratiquent ce Dharma. Ils sont énumérés dans le Hokke Mongu Ki de Zhanlan qui s'appuie sur le chapitre III du Sutra du Lotus. Ce sont :
1) l'orgueil,
kyoman; 2) l'indolence kedai ; 3) l'autocentrisme keiga ; 4) la superficialité senshiki ; 5) l'attachement aux désirs terrestres, jakuyoku ; 6) le manque de discernement, fuge ; 7) l'incroyance, "égarements du doute", fushin ; 8) l'esprit de contradiction, hinshuku ; 9) le doute entretenu, giwaku ; 10) la médisance, la calomnie, hibo; 11) le dénigrement du bien kyozen ; 12) la haine du bien zozen; 13) la jalousie envers le bien, shitsuzen; 14) le ressentiment à l'égard du bien, konzen.
Les 4 derniers hobo concernent particulièrement les pratiquants du Sutra du Lotus, comme le dit le chapitre III
. Ce qu'en dit Nichiren.

quatre aînés aux cheveux blancs. Quatre lettrés taoïstes qui vivaient sur le Mont Heng (恆山, province de Shangxi en Chine du Nord) : le maître Dongyuan, le disciple Lu-li, Qi-Liji et le maître Xiahuang. L'empereur Gao-Zu (-247à -195), fondateur de la dynastie des Han, tenta de déshériter son fils Liu Ying, le futur empereur Hui Di (-197 à -194). A ce moment-là, la mère de Liu Ying, l'impératrice Lu Zhi, persuada les quatre éminents ermites de devenir les conseillers de son fils. En voyant ces ermites, l'empereur fut tellement impressionné par leur dignité qu'il finit par accepter que Liu Ying lui succède. Ce qu'en dit Nichiren.

quatre appuis du Dharma ou quatre normes (ho shie, 法四依). Recommandations finales du Bouddha pour les générations futures, décrits dans le Sutra du nirvana. Il s'agit de quatre couples d'adjonctions qui énumèrent, chaque fois, ce sur quoi le pratiquant du bouddhisme peut s'appuyer avec confiance. Il s'agit de :
1. L'enseignement et non pas l'enseignant (selon le Dharma et non la personne, eho fu ejin, 依法不依人)
2. Le sens de l'enseignement et non pas la forme (selon la signification et non les mots, egi bu ego, 依義不依語)
3. La sagesse et non les notions communes (selon la sagesse et non les jugements, echi fu eshiki, 依智不依識)
4. Les sutras achevés et fondamentaux et non les sutras provisoires (selon les sutras aux sens définitifs et non les autres (eriogikyo fu efuryogikyo, 依了義經不依不了義經).
Ce qu'en dit Nichiren.

quatre assurances voir quatre sortes de courage

quatre attentions voir établissement de l'attrntion

quatre bienveillances sans limite (ou quatre vertus infinies, shi-muryoshin, 四無量, chatur-apramana = brahmavihara, divine abidings). Ce sont :
1) l'amour-empathie (maitri, metta, ji) : donner aux autres le bonheur ; étymologiquement, maitri signifie "devenir un, s’unir"
2) la compassion illimité (karuna, hi ou jihi, 悲・慈悲) : les soulager de la souffrance ;
3) la joie (ou réjouissanc) partagée (mudita) : se réjouir en les voyant se libérer de la souffrance et parvenir au bonheur ;
4) l'équanimité (upeksha) : abandonner l'attachement aux sentiments d'amour et de haine et être impartial envers tous.
Par la pratique de ces vertus, on disait qu'une personne pouvait renaître dans le séjour de Brahma. Ces quatre bienveillances font l'objet de méditation dans la plupart des bouddhismes.

quatre bodhisattvas ou quatre grands bodhisattvas (shi bosatsu, 四菩薩). La liste varie selon les sutras. On distingue deux groupes de quatre bodhisattvas liés au Sutra du Lotus, ceux de la doctrine préparatoire et ceux de la doctrine essentielle.
A) Les quatre bodhisattvas de la doctrine préparatoire sont
1.
Manjushri (Monjushiri), Fugen (Samantabhadra), Yakuo (Bhaishajya raja) et Kannon (Avalokiteshvara) ou
2. Mahakashyapa, Shariputra, Maudgalyayana et Subhuti ; ou bien
3. Mahakashyapa, Katyayana, Maudgalyayana et Subhuti ; ou bien
4. Shariputra, Maudgalyayana, Subhuti et Purna ;
B) Les quatre bodhisattvas de la doctrine essentielle sont ceux qui mènent le groupe des bodhisattvas Surgis-de-Terre au chapitre XV. Ce sont Jogyo, Muhengyo, Jyogyo et
Anryugyo.
C) Un troisième groupe de quatre grands bodhisattvas est lié au Sutra Kegon : 1) Hoe (Sagesse du Dharma) expose le principe des Dix étapes de sécurité à la troisième assemblée décrite dans le Sutra 2) Kudokurin (Forêt de Mérites) énonce le principe des Dix Étapes de la pratique à la quatrième assemblée. 3) Gedatsugatsu (Lune de l'émancipation) apparaît dans la sixième assemblée où il sollicite, auprès du bodhisattva (Kongozo - Dépôt de Diamants), une explication détaillée des Dix étapes de développement. Dans certains de ses écrits, Nichiren parle de Gedatsugatsu comme d'un bodhisattva qui sollicita l'enseignement du Sutra Kegon. Ce qu'en dit Nichiren.

quatre bouddhas des quatre directions. Ashaku (Signe de Joyaux, Jewel Sign), sur une terre de l'est de l'univers, le bouddha Hoso (Vie Infinie, Infinite Life) au sud, le bouddha Muryoju (Voix Subtile, Subtle Voice) à l'ouest, et le bouddha Mimyosho (Voix Merveilleuse, Wonderful Voice) au nord.
Il existe une autre liste, quelque peu différente, avec les bouddhas des six directions : Ashuku (Akshobhya) à l'est, Chandrasuryapradipa (Nichigatsu Tomyo) au sud, Amida à l'ouest, Enken au nord, Shishi au nadir et le bouddha Bonnon (Brahma) au zénith. Ce qu'en dit Nichiren.

quatre Brahma viharas (bramavihara) voir quatre bienveillances sans limite

quatre capacités parfaites (shi-muge-chi ou shi-muge, 四無礙智・四無礙). Caractéristiques de la façon d'enseigner des bouddhas et des bodhisattvas. Ce sont :
1) connaissance parfaite du Dharma ;
2) maîtrise parfaite des significations du Dharma ;
3) liberté parfaite d'enseigner dans diverses langues ;
4) capacité de prêcher à toutes les personnes sans distinction en utilisant les trois premières capacités.

quatre catégories voir quatre critères

quatre ciels de méditation voir quatre niveaux de méditaion

quatre clés voir quatre critères

quatre congrégations ou quatre catégories d'êtres ou quatre sortes de croyants (shi shu, 四衆, varga). Moines (bhiksus) et nonnes (bhiksunis), laïcs, hommes (upasaka) et femmes (upasika).

quatre continents (shi-shu, 四洲). Dans la cosmologie indienne, les continents situés respectivement à l'est, à l'ouest, au nord et au sud du Mont Sumeru qui représentait l'axe du monde et était entouré de quatre continents et de quatre océans (shi-kai, 四海). On leur adjoignait parfois quatre enfers. L'expression désigne la Terre entière Les continents se nomment Purvavideha (Hotsubadai ou Shoshin-shu) à l'est, Aparagodaniya (Kuyani ou Goka-shu) à l'ouest, Uttarakuru (Uttanotsu ou Kuru-shu) au nord et Jambudvipa (Embudai ou Sembu-shu) au sud. On disait que Jambudvipa est le lieu où le bouddhisme apparaît et se répand. Ce qu'en dit Nichiren.

quatre corps du Bouddha Doctrine de l'école Rien-que-Conscience : 1) Corps de la nature du Dharma qui correspond au Corps du Dharma de la doctrine des trois corps plus courante dans les enseignements des autres écoles mahayanas ; 2) Corps d'exultation ou Corps de réception et emploi spontanés (jijuyushin 自受用身, body of self-enjoymen) qui correspond au Corps de rétribution; c'est le Bouddha qui se réjouit des bienfaits de l'Eveil atteint sous l'arbre bodhi à la suite des mérites acquis dans ses vies antérieures 3) Corps de réception et emploi accordés ou Corps de générosité (tajuyushin, 他受用身, body of beneficence) qui correspond également au corps de rétribution; c'est le Bouddha qui répond au désir des hommes d'entendre ses enseignements. 4) Corps de métamorphoses qui correspond au corps de manifestation. Ces quatre corps font référence aux quatre terres telles que cette école l'enseigne.

quatre courages

quatre critèresou quatre clés (shi-shaku, shishu-shaku, 四釈・四種釈) de la supériorité du Sutra du Lotus élaborés par Zhiyi :
1) les causes et circonstances (innen) ; cette clé permet d'interpréter les mots et phrases du Sutra du Lotus en envisageant les causes et les circonstances qui amenèrent le Bouddha à les exposer et de les comprendre du point de vue des quatre manières d'enseigner (shishitsudan) ; 2) les enseignements rattachés (yakkyo) ; la seconde clé consiste à interpréter les mots et les phrases du Sutra selon les quatre enseignements de la doctrine et en fonction des cinq périodes ; 3) les enseignements théorique et essentiel (honjaku) la troisième clé consiste à les considérer sous l'angle des enseignements théorique et essentiel ; 4) l'observation du coeur (kanjin) ; la quatrième clé est de percevoir leur vérité dans son propre cœur grâce à la pratique de la méditation. Ce qu'en dit Nichiren.

quatre cycles de changement voir kalpa

quatre délits graves voir quatre transgressions majeures  

quatre démons voir trois obstacles et quatre démons

quatre dettes de reconnaissance ou de gratitude (shi-on, (四恩). D'après le Sutra Shinjikan, la dette à l'égard de ses parents, de tous les êtres humains, de son souverain, et des Trois Trésors. Le carctère 恩 (on) inclut à la fois la notion de bienfait et de gratitude. Nichiren demande souvent de ne pas oublier les bienfaits reçus des parents, du prochain, du souverain et des Trois trésors. Ce qu'en dit Nichiren et les goshos Quatre sortes de reconnaissance et Traité sur la dette de reconnaissance.

quatre dhyanas voir quatre niveaux de méditation

quatre dictons voir quatre maximes

quatre efforts corrects (shi-shogon ou shi-shodan, 四正勤・四正断). Sont qualifiés de corrects les efforts :
1) pour mettre un terme au mal existant,
2) pour empêcher le mal de surgir,
3) pour introduire dans l'existence le bien,
4) pour développer ce qui est bon.
Les quatre efforts corrects forment le deuxième des sept groupes constitutifs de trente-sept pratiques menant à l'Eveil.

quatre éléments de la matière (shi-dai, 四大). Selon les conceptions de l'Inde antique, terre (solidité), eau (l'humidité), feu (la chaleur), vent (la mobilité). Le bouddhisme y ajouta un élément, ku, dont la fonction est d'intégrer et d'harmoniser les quatre éléments : voir cinq élements. Dans la médecine indienne antique, le corps humain est composé de ces éléments et c'est leur déséquilibre qui provoque les maladies.

quatre éléments de rapprochement(shi-shobo ou shishoji, 四摂法・四摂, saggraha vastani) Actes par lesquels le Bouddha ou le bodhisattva se rapproche de ceux qui l'écoutent pour se les rendre favorables de manière qu'éclairés par son enseignement, ils se mettent en état de le comprendre : 1) le don ou la bienfaisance (danam) ; 2) un langage agréable (priyavachanam) ; 3) l'exécution de ce qui doit servir au bien des êtres (arthakriya) ; 4) "la qualité d'avoir un bien commun" (samanarthata), tel un but, un idéal commun.

quatre enseignements selon la doctrine (shi-ku, 四苦). Classement des sutras, dû à Zhiyi, en fonction de leur contenu. Voir huit enseignements. En savoir plus

quatre enseignements selon la méthode (kegi-no-shikyo, 化儀の四教). Classement des enseignements de Shakyamuni, en fonction de leur méthode. Voir huit enseignements

quatre ermites voir quatre aînés

quatre erreurs ou quatre opinions erronées ou quatre inversions (shi-tendo, 四倒). Le contraire de ce qui est vrai concernant quatre points : 1) croire à la permanence alors que le monde est impermanent ;
2) prendre la souffrance pour le bonheur ;
3) croire à un soi alors que tous les phénomènes sont non-substantiels.
4) prendre ce qui est impur pour ce qui est pur.
Ces opinions sont caractéristiques de notre monde d'illusions. Les auditeurs-shravakas et les pratyekabuddhas sont, en outre, confrontés aux quatre inversions de sens contraire : prendre pour impermanent ce qui est permanent, prendre le bonheur pour de la souffrance, prendre le non-substantiel pour le substantiel et prendre ce qui est pur pour ce qui est impur. On aboutit ainsi à huit inversions. Voir l'article de Ryuei McCormick

quatre étapes de la foi (shi-shin, 四信). Etapes des pratiquants à l'époque de Shakyamuni. 1) croire et comprendre l'enseignement du Sutra du Lotus ne serait-ce qu'un court instant  ; 2) comprendre le sens et le but de l'enseignement du Bouddha dans son ensemble  ; 3) diffuser largement les enseignements du Bouddha  ; 4) comprendre avec une foi profonde la vérité exposée par le Bouddha. Ces étapes ont été définies par Zhiyi dans son Hokke Mongu sur la base du chapitre XVII du Sutra du Lotus. Ces étapes sont généralement associées aux cinq étapes de la pratique. Lire le gosho Quatre étapes de la foi.

quatre étapes de l'Eveil theravada. (magga) Quatre niveaux d'Eveil que les auditeurs-shravakas s'efforcent d'atteindre. Dans l'ordre croissant, il s'agit de l'étape du "vainqueur du courant" (srota apanna, shudaon), l'étape de "dernier retour" (sakridagamin, shidagon), l'étape de "non retour", (anagamin, anagon) et l'étape d'arhat (arakan). La première désigne celui qui est entré dans le courant des saints, en d'autres termes la rivière menant au nirvana. A ce stade, on a éliminé les illusions de la pensée dans le monde des trois plans. La seconde étape désigne celui qui a éliminé six des neuf illusions du désir dans le monde des désirs. A cause des illusions restantes, on renaît ensuite au ciel puis à nouveau dans le monde des humains avant d'entrer au nirvana. Dans la troisième étape, on a éliminé les trois dernières illusions du désir et on ne renaît pas dans le monde des désirs. Au stade d'arhat, on a éliminé toutes les illusions de la pensée et du désir et on s'est libéré de la transmigration dans les six voies. Cf. quatre rangs de saints. Ce qu'en dit Nichiren.

quatre fleurs voir quatre variétés de fleurs

quatre fondements de l'attention voir établissement de l'attention

quatre forces. 1. Quatre forces énumérées dans le Sutra Bosatsujiji (Sutra pour renforcer le stade de bodhisattva) qui font naître l'aspiration à l'Eveil
- force personnelle (jiriki) ; grâce aux bonnes causes accumulées lors d'existences passées, un être peut ressentir l'aspiration à l'Eveil de lui-même, par ses propres forces ; - force des autres (tariki) ; ce sont les autres, par leur enseignement ou leurs encouragements, qui poussent une personne à rechercher l'Eveil ; - force d'un bon karma ; grâce à sa pratique du bouddhisme dans des existences passées, on rencontre un bouddha ou un bodhisattva au cours de la vie présente et l'on conçoit ainsi l'aspiration à l'Eveil ; - force des moyens adéquats ; rencontre d'un bon ami bouddhique (zenchishiki) qui transmet habilement l'enseignement du Bouddha de la façon la plus adaptée à nos capacités, éveillant en nous le désir de l'Eveil.
2. Pour la Nichiren Shoshu ce sont (shi-riki, 四力) :
- force du Bouddha ; désir compatissant du Bouddha de sauver tous les êtres ; - force du Dharma ; pouvoir illimité du Dharma Merveilleux qui conduit tous les êtres à l'Eveil ; - force de la croyance ; activée par la croyance dans le Gohonzon de Nichiren ; - force de la pratique ; récitation de Namu Myoho Renge Kyo pour soi et pour les autres.

quatre formes de concentration ou quatre samadhis* (shishu-sammai, shishu-zam-mai, 四種三昧 sizhong sanmei. Quatre méthodes de méditation décrites dans le Maka Shikan. Zhiyi fit la synthèse de divers types de méditation mentionnées dans les sutras bouddhiques et les classa en quatre catégories :
1) l'engagement dans la méditation assise pour 90 jours (joza zammai) ;
2) la marche autour d'une statue de bouddha dans un monastère pendant 90 jours (jogyo zammai) ;
3) l'engagement dans les deux formes de pratique, marche autour d'une plate-forme de méditation et méditation assise (zazen). Cette troisième catégorie se divise encore en hodo zammai méditation sur le Sutra Daihodo Darani (Sutra Dharani) durant 7 jours et en méditation sur le Sutra du Lotus (hokke zammai fahuasanmei), 21 jours.
4) la pratique de la méditation pendant un temps ou sous une forme indéterminés (hiza zammai). Cette dernière catégorie comprend toutes les formes de méditation auxquelles on ne fait pas référence dans les trois premières catégories.
Ces quatre samadhi* sont à rapprocher d'une classification plus généraliste en quatre grandes catégories de contemplation (ou de concentration-intuition) : koden shika no daiji ou shika no dembo yoge : 1) la triple contemplation de l'unité (isshin sangan) ou ichinen sanzen 2) l'esprit et ses objets (shinkyogi), 3) l'essence de l'arrêt (samatha) et introspection (vipassana) (shikan daishi) et 4) le sens profond du Sutra du Lotus (Hokke shingiı). Cette quatrième contemplation est elle-même subdivisée en trois : ( ryakuden sanka no daiji) : 1) Les Trois Corps de l’Ainsi-Venu de l’Enseignement parfait (engyo sanjin), 2) la signification de la Terre de la Lumière toujours paisible (jo jakkodo gi) 3) la causalité du Lotus ( renge inga). Les sept catégories ainsi obtenues sont dites « triples » parce qu'elles s’appliquent 1) à l’enseignement (kyo), 2) à la pratique (gyo) et à la réalisation (sho).
A distinguer des quatre méditations-smriti (shi-nenjo, shi-nenju) et des quatre niveaux de méditation (shi-zenjo). Ce qu'en dit Nichiren.

quatre formes de naissance (shi-sho, 四生). Classification des façons de venir au monde : 1) la naissance depuis le ventre d'une mère ; 2) la naissance depuis les oeufs ; 3) la naissance par la moisissure, comme on pensait que se formaient, par exemple, les vers ; 4) la naissance par transformation, comme dans le cas des divinités ou des êtres infernaux. On disait que ces êtres, au terme de leur vie précédente, apparaissaient soudain de telle ou telle façon en raison de leur karma, sans l'aide de parents ou autres agents intermédiaires. Ce qu'en dit Nichiren.

quatre goûts ou quatre saveurs inférieures

quatre grands auditeurs-shravakas (shidai shomon, 四大声聞). Quatre disciples de Shakyamuni : Maudgalyayana (Mokuren) ; Shariputra (Sharihotsu) ; Mahakashyapa (Kasho) ; il existe de fortes divergences quant à l'identité du 4e grand auditeur (Subhuti ? Purana ? Ananda ? ) Ils forment le second des trois groupes de disciples, ceux dont les capacités sont moyennes. Ils comprirent l'enseignement qui consiste à "remplacer les trois véhicules par le Véhicule unique" (kaisan ken ichi) à travers la parabole des trois chariots et de la maison en feu, relatée dans le chapitre III du Sutra du Lotus. Ils montrent qu'ils l'ont compris dans le chapitre IV en racontant la parabole de l'homme riche et de son fils pauvre. Le chapitre VI prédit qu'ils atteindront l'état de bouddha. Voir auditeurs-shravakas.

quatre grands bodhisattvas : quatrre bodhisattvas Surgis-de-Terre conduits par Jogyo (Pratique-Supérieure, Visistacaritra, Vishishtacharitra) puis suivent Muhengyo (Pratique-Infinie, Anantacarita), Jyogyo (Pratique-Pure, Visuddhacaritra) et enfin Anryugyo (Pratique-Ferme, Supratishthitacharita). Voir bodhisattvas Surgis-de-Terre. Ce qu'en dit Nichiren.

quatre grands rois du ciel (shidaitenno, shio-ten, 四王天, catur-maharaja). Quatre rois deva de la mythologie indienne devenus au Japon Bishamon, Jikoku, Zoho, Komoku. Placés sous les ordres d'Indra, chacun d'entre eux se tient sur l'un des quatre versants du Mont Sumeru et est le seigneur de deux des huit groupes d'êtres fantastiques (hachibukishu). Dans le chapitre Jo* (I) du Sutra du Lotus, ils viennent assister au sermon du Bouddha et dans le vingt-sixième, (Dharani), ils jurent de protéger le pratiquant du Lotus. Ils figurent sur le Gohonzon. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren

quatre grands voeux du bodhisattva voir quatre voeux

quatre inconjecturables : quatre opinions basées sur des suppositions et dénoncées comme vaines, voire dangereuses dans le canon pali. Ce sont : 1) L'étendue des pouvoirs que développe un Bouddha; 2) L'étendue de dhyana d'une personne; 3) Le fonctionnement précis (résultats) du karma; 4) l'éternité du monde (note). Le sutra Acintita dit : "Tels sont les quatre inconjecturables à propos desquels il ne fait pas conjecturer car cela porterait à la folie et à la vexation quiconque conjecturerait à leur propos." En savoir plus : voir Brahmajala Sutta.

quatre intrépidités voir quatre sortes de courage

quatre inversions voir quatre erreurs

quatre iddhipāda (theravada). Quatre moyens d’accomplissement que sont : la volonté, l’effort, la conscience et la sagesse.

quatre kalpas (shi-ko, 四劫). Quatre périodes de temps qui correspondent aux quatre étapes du cycle de formation, continuité, déclin et désintégration que le monde subit sans fin. Elles sont expliquées dans le Sutra Jo-agon et le Kusha Ron. Pendant le Kalpa de formation, le monde prend forme dans l'espace, et divers êtres sensibles y apparaissent. Pendant le Kalpa de continuité, les êtres sensibles développent leurs activités vitales. Pendant le Kalpa de déclin, la terre est détruite par des désastres naturels et le nombre des êtres vivants diminue progressivement jusqu'à leur disparition complète. Pendant le Kalpa de désintégration, tout a été détruit et est entré dans l'état de non-existence. Un cycle complet de quatre kalpa est appelé kalpa majeur. Ce qu'en dit Nichiren.

quatre maîtres et trois continents (sangoku-shishi, 三国 四師). Dans le bouddhisme de Nichiren, ce sont Shakyamuni en Inde, Zhiyi en Chine, Saicho et Nichiren au Japon.

quatre manières d'enseigner   (shi-shitsudan, 四悉檀). Quatre voies par lesquelles le Bouddha expose ses enseignements, détaillées dans le Daichido Ron. Elles consistent à :
1) enseigner le bouddhisme avec des termes profanes, en expliquant aux gens qu'il exaucera leurs désirs et en éveillant ainsi leur envie de croire ;
2) enseigner selon les capacités de compréhension d'un individu, en permettant ainsi à cette personne d'accroître le bon karma qu'elle a accumulé dans les existences passées ; 3) faire prendre conscience aux gens de leurs illusions afin qu'ils puissent se libérer des trois poisons, en faisant reconnaître, à ceux qui sont prisonniers de l'avidité, l'impureté de leurs attachements, en enseignant à ceux qui sont colériques à pratiquer la compassion et à ceux qui sont aveuglés par l'ignorance à percevoir la loi de causalité ;
4) révéler la vérité ultime directement, en permettant aux êtres de s'y éveiller.

quatre mauvaises voies (shi-akushu, shi-akudo, 四悪趣・四悪道). Les quatre premiers des dix mondes-états : enfer, esprits affamés, animalité, asuras. On les appelle mauvaises, parce que ce sont des états de souffrance. Traditionnellement, on pensait que les êtres tombaient dans ces états à cause du mauvais karma qui leur faisait commettre les dix mauvaises actions, les cinq forfaits ou l'offense au Dharma correct. Ce qu'en dit Nichiren.

quatre maximes ou quatre déclaration (shika-no-kakugen 四箇の格言). Quatre jugements négatifs qui dénoncent les écoles les plus influentes du temps de Nichiren : les enseignements du Nembutsu mènent à l’enfer des souffrances incessantes, le bouddhisme Zen est l’œuvre du Roi Démon du Sixième Ciel, le Shingon détruit le pays, et le Ritsu est déloyal. Ces jugements ne figurent pas sous cette forme dans les écrits de Nichiren mais en ont été extrapolés par ses successeurs. Nichiren réaffirmait la suprématie du Sutra du Lotus et cherchait à prévenir contre le dénigrement du Dharma. Lire l'articel de Jacqueline Stone : L’exclusivisme de Nichiren dans une perspective historique

quatre méditations-smriti (pleine conscience, mindfulness satipatthana, shi-nenjo, shi-nenju, 四念処・四念住, chatvari-smrity-upasthanani, satipatthana). Quatre sortes de méditation ayant pour but de supprimer les illusions et d'atteindre l'Eveil.
1) La méditation-smriti sur l'impureté du corps (shin nenjo, 身念処
2) La méditation-smriti sur les sensations (ju nenjo, 受念処) : contempler ses sensations comme douloureuses, même si elles sont agréables, toute sensation est cause de souffrance.
3) La méditation-smriti sur l'esprit (shin nenjo , 心念処) : contempler son esprit dans son impermanence
4) La méditation-smriti sur les dharmas (ho nenjo, 法念処) : contempler toute chose comme étant sans existence propre.
Ces quatre fixations peuvent porter sur les caractère particuliers (besso nenjo, 別相念処) ou sur les caractères généraux (soso nenjo, 総相念処).
Voir également cinq méditations theravada. A distinguer des quatre formes de concentration-méditation et des quatre niveaux de méditation.

quatre méditations tiantai voir méditation tiantai

quatre méthodes d'enseignement (kegi no shikyo). Classement établi par Zhiyi des enseignements de Shakyamuni selon le procédé d'exposition.
1) enseignement soudain (ton-gyo ou ton-kyo) : la Bouddha prêche son Eveil tel quel, sans tenir compte des capacités de son auditoire et sans formation préparatoire : période Kegon (Guirlande de fleurs)
2) enseignement graduel (zen-kyo) : sutra prêchés pour élever la capacité de compréhension des disciples : périodes Agon (Période des Traditions ; exposé des sutra Hinayana 12 ans ; période Hodo (Période de Déploiement ; Mahayana provisoire ; 8 ans) ; période Hannya (Période de la Perfection de la Sagesse-prajna ; Mahayana provisoire / préparatoire) ; 3) enseignements cachés ou enseignement selon les capacités (zuitai, himitsu) : le Bouddha prêche de telle façon que les disciples comprennent chacun en fonction de son degré de préparation avec des bienfaits différents en accord avec la compréhension
4) enseignement indifférencié ou enseignement pour tout être humain à son écoute (fujo-kyo).
Ces quatre méthodes entrent dans le système classificatoire de Zhiyi appelé les huit enseignements et les cinq périodes. A distinguer des quatre manières d'enseigner

quatre niveaux de méditation ou quatre étapes de la méditation ou quatre ciels dhyana, ou même quatre dhyanas (shi-zenjo, 四禅定, chatur-dhyana) I. Les quatre ciels qui constituent le monde de la forme. Ils sont subdivisés en dix-huit ciels. Quand, en pratiquant les quatre étapes de méditation, on s'est libéré des illusions du monde du désir, on peut renaître dans ces quatre ciels de méditation. Cf. 33 ciels. Ce qu'en dit Nichiren.
II. Quatre niveaux de méditation qui permettent à ceux qui se trouvent dans le monde des désirs de rejeter les illusions et de renaître dans les quatre ciels de méditation du monde de la forme. La première méditation conduit au premier ciel, et ainsi de suite.
- Dans la première méditation, on est libéré des désirs des sens et de l'engagement dans des mauvaises actions et l'on fait ainsi l'expérience du plaisir.
- Dans la deuxième, on fait l'expérience de la concentration de l'esprit et de la sérénité intérieure, également sources de plaisir.
- Dans la troisième, on ressent la vraie joie et la tranquillité d'esprit.
- Dans la quatrième, on atteint le stade qui transcende la souffrance aussi bien que la joie. Ce qu'en dit Nichiren.

quatre niveaux de permutation ou quatre élévations et chutes (shiju-no-kohai, 四重の興廃). Quadruple comparaison établie par Zhiyi. 1) quant les enseignements antérieurs au Lotus montent, les enseignements non-bouddhistes tombent ; 2) quand l'enseignement du Sutra du Lotus monte les enseignements pré-Lotus tombent 3) quand l'enseignement essentiel (honmon) du Sutra du Lotus monte, les enseignements théoriques (shakumon) du Sutra du Lotus tombent ; 4) quand l'enseignement du kanjin (observation du coeur) monte, l'enseignement essentiel tombe.

quatre nobles mondes-états (shi-sho, shi-sei, 四聖). Dans la classification des dix mondes-états les 4 derniers : le monde des auditeurs-shravakas, le monde des pratyekabuddhas (Eveil pour soi), le monde des bodhisattvas, le monde des bouddhas. Ils sont qualifiés de nobles car ils demandent la création consciente de causes en vue d'une élévation spirituelle. Ce qu'en dit Nichiren.

quatre nobles vérités (shitai, shi-shota, 四諦・四聖諦, shatur aryasatya, cattari ariya saccani) Tout premier enseignement du Bouddha ; principes bouddhiques fondamentaux qui clarifient les causes de la souffrance et la manière de s'en délivrer. Ce sont :
1) - noble vérité de la souffrance : toute existence est souffrance (duhkha, dukkha),
2) - noble vérité de la cause de la souffrance (samudaya) : les désirs entraînent la souffrance,
3) - noble vérité de la cessation de la souffrance (nirodha) : l'extinction du désir fait que la souffrance n'apparaît plus,
4) - noble vérité de l'octuple voie (marga, magga) : l'octuple voie permet d'opérer progressivement cette extinction du désir.
En savoir plus
Autre point de vue. Ce qu'en dit Nichiren.

quatre normes voir quatre appuis du Dharma.

quatre objets de croyance. Cités dans le Daijo Kishin Ron, ce sont : la vérité essentielle des choses (shinnyo, bhutatathata ) et les Trois trésors (Bouddha, Dharma, Sangha)

quatre obligations voir quatre dettes de reconnaissance

quatre océans   (shi-kai, 四海) voir quatre continents

quatre offenses impardonnables voir quatre transgressions

quatre phrases essentielles du Sutra du Lotus voir essence du Sutra du Lotus en quatre phrases

quatre points de vue du Bois de shala voir quatre visions du Bois de shala

quatre pouvoirs illimités de compréhension et de prêche. Pouvoirs attribués aux bouddhas et bodhisattvas : 1) la totale compréhension du Dharma ; 2) la complète maîtrise des significations qui en découlent ; 3) la liberté complète d'exprimer les enseignements en diverses langues et dialectes ; 4) la capacité de prêcher à tous les êtres quand on le désire en utilisant les trois pouvoirs énumérés ci-dessus.

quatre pratiques commodes (ou aisées ou paisibles, shi-anraku-gyo, 四安楽行). Les voies d'une pratique destinée aux bodhisattvas de l'époque mauvaise qui suit la mort du Bouddha Shakyamuni, énoncées dans le chapitre Anrakugyo* (XIV) du Sutra du Lotus. Ce sont :
1) la pratique des actions paisibles (shin anrakugyo), Pratiques paisibles qui consiste à éviter les tentations et à méditer en un lieu calme et isolé ;
2) la pratique des discours paisibles (ku anrakugyo) ou l'enseignement du Sutra du Lotus sans critiquer les autres êtres ou enseignements
3) la pratique des pensées paisibles (i-anrakugyo) ou le fait de rejeter tout esprit de jalousie ou de polémique à l'égard des autres sutras ou de ceux qui y adhèrent
4) la pratique des vœux paisibles (seigan anrakugyo) ou le souhait de sauver tous les êtres avec une grande compassion.
A propos du terme "paisible" dans l'expression "voies paisibles de la pratique", dans le Ongi Kuden (Recueil des Enseignements oraux), il est dit que, à l'époque des Derniers jours du Dharma, le fait d'affronter les difficultés qui s'élèvent au cours de la pratique du Dharma Merveilleux doit être considéré comme "paisible". Ce qu'en dit Nichiren.

quatre rangs de sages ou de saints 1. (shie, 四依). Maîtres bouddhistes à qui les gens peuvent faire confiance. Ils sont classés en quatre rangs selon le niveau de leur compréhension. D'après le Sutra du Nirvana, ce sont :
1) les auditeurs-shravakas (shomon) qui ne sont encore parvenues à aucune des quatre niveau de l'Eveil selon le Theravada
2) ceux qui sont parvenus à la première étape, l'étape de "vainqueur du courant" (srota apanna) (indiquant qu'ils sont entrés dans le courant menant au nirvana), ou à la seconde étape, l'étape du "dernier retour" (sakridagamin) où un être ne doit plus renaître qu'une seule fois dans le monde des humains avant d'entrer dans le nirvana.
3) ceux qui sont parvenus à la troisième étape, à partir de laquelle on ne renaîtra plus jamais en ce monde (anagamin)
4) ceux qui ont éliminé les illusions de la pensée et du désir et qui sont parvenus à la quatrième étape, celle d'arhat.
Zhiyi relie les quatre rangs aux 52 étapes de la pratique de bodhisattva. De ce point de vue, les êtres du premier rang correspondent à ceux qui n'ont pas encore atteint la première étape de sécurité, ceux du second rang à ceux qui se trouvent dans les dix étapes de sécurité, ceux du troisième rang à ceux dans les dix étapes de la pratique et les dix étapes de la dévotion, ceux du quatrième rang à ceux dans les dix étapes du développement et dans l'étape de togaku dans laquelle ils ont presque atteint l'Eveil.
2. Ceux qui ont propagé l'enseignement du Bouddha à l'époque du Dharma formel, des hommes tels que Mahakashyapa, Ananda, Ashvaghosha, Nagarjuna, Asanga et Vasubandhu. A distinguer des quatre sages (shisho).

quatre reclus voir quatre aînés

quatre rencontres (shimon-yukan, shimonshutsuyu, 四門遊観・四門出遊). Récit allégorique apparaissant dans de nombreux sutras éclairant les motifs qui poussèrent Shakyamuni à renoncer au monde séculier. Selon la tradition, le jeune Siddharta était la plupart du temps confiné au palais, protégé par son père de la vue de toute souffrance de ce monde susceptible d'éveiller en lui le désir de mener une vie religieuse. Un jour, cependant, en sortant par la porte est du palais pour ce qui devait être une plaisante promenade, le prince rencontra un homme flétri par l'âge. En une autre occasion, en sortant par la porte sud, il vit une personne malade. Une troisième fois, en sortant par la porte ouest, il vit un cadavre. C'est ainsi que le prince s'éveilla à la conscience des quatre souffrances que sont la naissance, la vieillesse, la maladie et la mort. Finalement, en sortant par la porte nord, il rencontra un ascète dont l'attitude digne et sereine éveilla en lui la décision de mener une vie religieuse et d'atteindre l'Eveil.

quatre rivières I. rivières qui prennent leur source au Mont Kailash (résidence de Shiva), considéré comme un lieu sacré où s'effectuent des pélerinages-circumambulations. Ce sont : Brahmapoutre, Sutlej, Karlani, Gange.

quatre rivières II. Au mont Minobu, lieu où Nichiren établit sont ermitage. Ce qu'en dit Nichiren

quatre rois célestes voir quatre grands rois du ciel

quatre royaumes du monde du sans forme Dans la cosmogonie indienne ce sont : le royaume Akashanantya (Kumuhenjo), le royaume Vijnananantya (Shikimuhenjo), le royaume Akimchanya (Mushousho) et le royaume Naivasamjnanasamjna (Hisohihisosho).

quatre sages ou quatre saints (shisho). Plusieurs sens distincts :
1. Dans le traité Hokke Mongu cette expression désigne les quatre mondes supérieurs parmi les dix mondes, à savoir : auditeurs-shravakas, pratyekabuddhas, bodhisattvas et bouddhas. Ces quatre mondes sont accessibles grâce à l'enseignement bouddhique. Faute de pratiquer le Dharma bouddhique, on ne peut vivre que dans les six premiers mondes, communément appelés les six voies. Le plus haut de ces six mondes, le ciel, est la demeure des divinités qui représentent le degré ultime d'existence dans la plupart des religions.
2. Ce terme désigne également les quatre principaux parmi les bodhisattvas Surgis-de-Terre du quinzième chapitre du Sutra du Lotus.
3. Dans le confucianisme, Yin Shou (maître de l'empereur Yao), Wu Zheng (maître de l'empereur Shun), Taigong   (le maître du roi Zhou Wen), et Lao Zi celui de Confucius.
4. Dans la tradition initiée par Kumarajiva, il s'agit de quatre de ses disciples : Daosheng, Sengzhao (374-414), Daorong et Sengrui.

5. Dans le bouddhisme zen, ce terme désigne les quatre Vénérés qu'on doit avoir présents à l'esprit au moment de rendre hommage au bouddha, à savoir le bouddha Amida et les bodhisattvas Kanzeon
(Avalokiteshvara), Seishi (Puissance-Extrême) et Daikaishu (Multitude-Océanique, Dahaizhong). Ce qu'en dit Nichiren.

quatre sagesses : quatre formes de sagesse sans écoulement (parfaites, anasrava) dont est doté le Bouddha. D'après Vasubandhu l’homme ordinaire possède huit consciences ; au cours du processus qui le mène à la bodhéité, ces huit consciences se transforment en quatre sagesses. Ce sont :
1) La grande sagesse du miroir parfait (daien kyo chi, adarsa jnana) : sagesse correspondant à la transformation de la huitième conscience (alaya) et qui reflète tous les phénomènes comme ils sont dans les trois phases, comme un clair miroir.
2) Sagesse de la similitude des natures (de toutes les choses) (byodo sho chi, samata jnana) : sagesse correspondant à la transformation de la septième conscience et qui voit l’égalité ultime de toutes les choses, de soi et des autres.
3) Sagesse de l’observation merveilleuse ou sagesse du discernement (myokan zatchi, pratyaveksana jnana) : sagesse correspondant à la transformation de la sixième conscience et qui permet d’observer sans entrave tous les phénomènes et de prêcher le Dharma en interrompant les doutes.
4) Sagesse permettant d’accomplir ce qui doit être fait ou sagesse tout-accomplissante (josho sachi, krtya anusthana jnana) : sagesse correspondant à la transformation des cinq premières consciences (visuelle, auditive, olfactive, gustative et tactile) et qui permet de faire obtenir des bienfaits à tous les êtres ordinaires et aux deux véhicules en opérant diverses transformations.
Zhiyi tilise une autre liste des quatre sagesses :
1) Sagesse de la voie (do e) : sagesse permettant de discerner la voie unique.
2) Sagesse des aspects de la voie (doshu e) : sagesse permettant de communiquer avec toutes les différences apparaissant sur la voie.
3) Sagesse omnisciente (issai chi) : sagesse de la vacuité permettant de voir l’apaisement des choses.
4) Sagesse de tous les aspects (issai shu chi) : sagesse permettant de constater à la fois la vacuité de toutes les choses et leurs différences.
Ce qu'en dit Nichiren.

quatre saintes vérités (shitai, shatur aryasatya) voir quatre nobles vérités

quatre saveurs voir cinq saveurs

quatre sceaux du Dharma (shihon, 四法印, dharma mudra, four Dharma seals). Concepts qui permettent de reconnaître si une théorie ou une doctrine ressortissent du bouddhisme. Sont reconnues comme écoles bouddhiques celles qui enseignent :
- l'impermanence des multiples dharmas (multiples mouvements) ; (shogyo mujo, 諸行無常, anitya sarva samskarah) ;
- les multiples dharmas sont sans substance ; (shoho muga, 諸法無我, anatmanah sarvadharmah) ;
- tous les mouvements sont souffrance ; (issai gyo ku, 一切行苦, dukkhah sarva samskarah) ;
- le nirvana est sérénité et pureté ; (nehan jakujo, 涅槃寂靜, santam nirvanan).
Certaines écoles hinayana ne reconnaissent que trois sceaux du Dharma (samboin, 三法印), en omettant la souffrance.
En savoir plus.

quatre sortes de courage ou d'intrépidité ou bases de la confiance en soi (shi-mushoi ou shi-mui, 四無所畏・四無畏, vaisharadya, vesarajja, four kinds of intrepidity, four grounds of self-confidence). Les quatre aspects du courage du Bouddha lorsqu'il prêche. Il a le courage
1) de déclarer qu'il s'est éveillé à la vérité de tous les phénomènes,
2) de proclamer qu'il a éliminé tous les désirs et les illusions,
3) d'enseigner que les désirs et le karma peuvent être des obstacles à l'Eveil,
4) d'enseigner que les êtres peuvent surmonter toutes les souffrances en pratiquant le bouddhisme.
Ces quatre "intrépidités" sont parfois appelées les "quatre confiances" ou les "quatre assurances" car elles se fondent sur le fait que le Bouddha a 1) réellement pénétré tous les dharmas ; 2) s'est débarrassé de toutes les impuretés ; 3) qu'il a reconnu quels sont les obstacles qui s'opposent au samadhi* ; 4) que son Dharma a atteint son but, celui de détruire complètement la souffrance.
Une liste différente est donnée pour les bodhisattvas. C'est le courage pour :
1) apprendre continuellement par coeur les enseignements bouddhiques et en exposer la signification,
2) percevoir les capacités intérieures des personnes et leur exposer les enseignements selon ces capacités,
3) résoudre les doutes de ces personnes,
4) pour répondre à n'importe quelle question.

quatre sortes de croyants ou quatre sortes de personnes (shi-shu, 四衆).
1. Quatre congrégations (les moines, les nonnes, les laïcs hommes et femmes).
2. Quatre sortes de personnes se trouvant dans l'assemblée lorsque le Bouddha prêche :
1) ceux qui demandent au Bouddha d'exposer l'enseignement (hokki shu) ; 2) ceux qui font son éloge (yogo shu) ; 3) ceux qui ayant atteint suffisamment de maturité écoutent l'enseignement et le mettent immédiatement à profit (toki shu) ;
4) ceux qui n'en tirent aucun bienfait immédiat mais progressent dans l'enseignement et peuvent en bénéficier ultérieurement (kechien shu).

quatre sortes de fleurs voir quatre variétés de fleurs

quatre sortes d'offrandes (shiji ou shiji-kuyo, 四事・四事供養). Offrandes faites au Bouddha ou au Sangha. Elles consistaient en nourriture, vêtements, hébergement et médicaments. Les bikhsu n'étaient pas autorisés à accepter d'autres dons. Ce qu'en dit Nichiren.

quatre sortes de Terres voir quatre Terres

quatre souffrances (shiku, 四苦, dukkha sacca). Quatre souffrances fondamentales inhérentes à l'existence : naissance, vieillesse, maladie, mort (sho, ro, bio, shi, jati, jara, vyadhi, marana). Ce sont les quatre premières des huit souffrances (hakku), les quatre autres étant davantage liées à l'affect : séparation d'avec ceux que l'on aime, fréquentation de ceux que l'on déteste, recherche de ce que l'on ne peut obtenir, préhension des cinq agrégats (forme, perception, conception, volition et conscience), c'est à dire que le fonctionnement même de ces cinq agrégats est douloureux. D'une façon plus générale, cela renvoie à l'origine même de la doctrine bouddhique, à savoir les quatre nobles vérités. La vérité de la souffrance étant la première d'entre elles.

quatre stances ou strophes (shiku-ge, 四句偈). Afin de faciliter l'apprentissage des sutras, ceux-ci comportent des stances généralement groupées par quatre. Dans le langage courant, lorsqu'on dit d'apprendre et de transmettre ne serait-ce qu'une stance, il s'agit, en fait, d'une strophe de quatre stances.

quatre terres (shido, situ)

quatre transgressions majeures (shijukin, shiju 四重禁・四重), également appelées les quatre offenses impardonnables. Les fautes les plus graves parmi les dix mauvaises actions automatiquement sanctionnées, pour les moines, par l'expulsion de la communauté bouddhique (harai, 波羅夷, parajika). Il s'agit du meurtre, du vol, des actes sexuels illicites et du mensonge (en particulier celui qui consiste à prétendre être parvenu à un certain degré de compréhension du bouddhisme sans que cela soit vrai). Pour les nonnes on compte huit graves infractions Ce qu'en dit Nichiren.

quatre variétés de fleurs (shi shu no hana, 四華). Ces quatre fleurs sont le lotus blanc (mandara ou mandarava), le grand lotus blanc (maha mandara / mandarava), la fleur céleste blanche (manjushaka) et la grande fleur céleste blanche (maha manjushaka). Les mandara sont des fleurs parfumées qui, d'après les anciennes croyances indiennes, fleurissaient au paradis d'Indra. Les manjushaka sont également des fleurs blanches et douces que l'on disait fleurir au ciel et auxquelles on prêtait le pouvoir d'effacer le mauvais karma de ceux qui les apercevaient. La pluie des 4 variétés de fleurs symbolise les 4 x 10 étapes de bodhisattva qui mènent à l'Eveil. D'un point de vue botanique, le mandarva serait l'Erythrina fulgens ; il semble que le manjushaka ne soit pas identifié ; il s'agirait d'une fleur de petite taille ou de la garance du Bengale. Quant au Sutra aux Sens infinis il parle de utpala*, padma*, kumuda*, et pundarika*

quatre vérités voir quatre nobles vérités

quatre vertus 1. quatre nobles vertus de la vie du Bouddha (shitoku, 四徳). Le nirvana est doté des quatre vertus qui sont : 
- la permanence ou éternité (jo). La permanence embrasse les trois phases du passé, du présent et du futur et désigne la qualité de ce qui ne connaît pas de fin.
- le bonheur (raku). Le bonheur est la joie qui découle de la libération de l'emprise de la souffrance et de la satisfaction de goûter le calme et l'apaisement du nirvana.
-
le véritable soi (ga). Le véritable soi est la qualité de celui qui a trouvé ce qu'il est vraiment et s'est donc départi de la notion purement individuelle de la personnalité.
- la pureté (jo). La pureté représente le dégagement des troubles et souffrances dus aux passions.
2. quatre vertus du Chakravartin (roi qui fait tourner la roue du Dharma) : grande richesse, excellentes apparence et santé, absence de troubles et longue vie.

quatre vertus sans limite (brahmavihara) voir quatre bienveillances sans limite

quatre-vingt. Dans l'Inde ancienne, chiffre plus symbolique que réel.

quatre-vingts caractéristiques (hachijis shugo, 八十種好). Liste disparate de qualités et de signes distinctifs des corps des bouddhas et bodhisattvas. Alors que les trente-deux signes distinctifs sont l'apanage non seulement des bouddhas et des bodhisattvas, mais aussi des dieux Taishaku, Bonten et des rois-qui-font-tourner-la-roue, les 80 caractéristiques n'appartiennent qu'aux bouddhas et aux bodhisattvas. Certaines des 80 caractéristiques coïncident avec les 32 signes. Ce qu'en dit Nichiren.

quatre-vingt-mille ou quatre-vingt-quatre-mille. Ce chiffre sacré de l'Inde ancienne indique qu'il s'agit d'un très grand nombre et que ce nombre a une portée religieuse.

quatre-vingt-mille bodhisattvas Zhiyi applique les 1000 mondes d'ichinen sanzen aux 10 préceptes des bodhisattvas qui méditent sur l'Octuple noble chemin.

quatre-vingt-mille corbeilles du Dharma (hachiman hozo). Corbeilles dans lesquelles les enseignements du Bouddha Shakyamuni étaient rassemblés (voir quatre vingt mille enseignements sacrés)

quatre-vingt-mille enseignements sacrés (hachiman shokyo)
1.
expression désignant la totalité des enseignements que Shakyamuni aurait révélés de son vivant.
2. sutra de la voie sacrée, celle qui fait appel à la force intérieure du pratiquant (jinriki) et non pas à la force d'un autre (tariki), fut-ce un bouddha
.

quatre-vingt-un égarements de la pensée (hachiju ippon no shiwaku, – 八十一品の思惑) évoqués, entre autre, dans le 23ème volume de l'Abhidharma kosa sastra. Lorsqu’ils sont annihilés par l’ascèse, la pensée est alors libérée de ses mauvaises passions. Ils se situent dans les cinq terres des influences au sein du plan des désirs, dans les quatre terres de la concentration du monde de la forme et des quatre lieux de la vacuité du monde de l’absence de forme et se répartissent en neuf degrés pour chacune de ces terres : supérieur – supérieur, supérieur – moyen, supérieur – inférieur, moyen – supérieur, moyen – moyen, moyen – inférieur, inférieur – supérieur, nférieur – moyen et inférieur – inférieur.

quatre visions différentes du bosquet de sala (sala, shara-no-shiken, 沙羅の四見, arbre sal (shorea robusta). Le bosquet d'arbres shala fut celui où Shakyamuni exposa son dernier enseignement et le lieu où il mourut. Selon la capacité et la condition de vie des gens, le bosquet de shala est perçu de quatre façons différentes : 1) comme un bosquet composé de terre, d'arbres, de plantes et de murets de pierre ; 2) comme un lieu orné des Sept sortes de joyaux, dont l'or et l'argent ; 3) comme un lieu où tous les bouddhas pratiquent le Dharma ; 4) comme la Terre de la lumière toujours paisible.
D'après le Sutra du Nirvana, les quatre visions différentes correspondent aux quatre sortes de Terres.

- les personnes ordinaires perçurent ce bosquet comme la Terre des êtres éveillés et non-éveillés ; - les auditeurs-shravakas et les pratyekabuddhas comme la Terre de transition ; - les bodhisattvas comme la Terre de la rétribution réelle ; - les bouddhas comme la Terre de la Lumière éternellement paisible.

quatre vœux du bodhisattva (shi guzeigan, shigu-seigan, 四弘誓願). Quatre grands vœux prononcés par un bodhisattva quand il prend la décision de s'engager dans la pratique bouddhique : 1) faire passer l’infinité des êtres (sur la rive du nirvana) ; 2) trancher les innombrables passions ; 3) connaître l’insondable des enseignements du Bouddha ; 4) attester de la prééminence de la voie bouddhique. Ils se présentent dans le Zen sous la forme du quatrain psalmodié : Puissé-je libérer tous les êtres de leurs difficultés, Puissé-je éradiquer toutes les passions, Puissé-je maîtriser tous les dharmas, Puissé-je conduire tous les êtres à la bodhéité.

quatre voies impropres pour gagner sa vie. (shijamyojiki ou shi-fujojiki ou shi-jiki, 四邪命食・四不浄食・四食). Quatre manières illicites pour un moine de gagner sa vie : 1) cultiver la terre ou en vendre les produits ; 2) faire de l'astrologie ; 3) flatter les puissants et les riches ; 4) faire des prophéties.

quatre voies mauvaises voir quatre mauvaises voies

quintuple comparaison voir cinq guides pour la propagation

quintuple corps du Dharma voir cinq corps du Dharma.

quintuple sens caché ou obscur (goju gen ou goju-gengi) : méthode d’exégèse utilisée par Zhiyi pour analyser les sutras. Il s’agit de
- l’explication du nom (shakumyo), c’est-à-dire du titre du sutra
- du discernement de la substance (bentai), c’est-à-dire l’éclaircissement du principe enseigné dans le sutra,
- de l’élucidation de l’intention ou essence du sutra (myoshu)
- de la discussion de l’application (ronyu), autrement dit des bienfaits (kudoku) et des pouvoirs du sutra
- du jugement de l’enseignement (hankyo), c’est-à-dire du jugement critique d’un sutra en fonction de l’aspect des doctrines qu’il développe.
Par exemple, l'utilisation de cette méthode, appliquée à la phrase du chapitre
Pouvoirs supranaturels des Ainsi-venus permet de comprendre l’excellence du Sutra du Lotus parmi tous les autres sutras : “Pour en dire l’essentiel, tous les dharma possédés par l’Ainsi-Venu (nom), tous les pouvoirs supranaturels (qu’utilise) librement l’Ainsi-Venu (application), toutes les corbeilles essentielles secrètes de l’Ainsi-Venu (substance) et toutes les missions de très haute importance de l’Ainsi-Venu (intention), sont tous montrés et révélés dans ce sutra (enseignement).

quinze autels voir cinq autels

quitter sa famille ou sortir de sa famille. En Inde, l'équivalent de devenir moine.

quotidien [le] - Ce qu'en dit Nichiren

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