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DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanscrit, pali

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Nadi Kashyapa, Nadi Kassapa (Nadai-kasho, 那提 葉, Nadi Jiaye). Ascète brahmane originaire d'Uruvilva qui se convertit au bouddhisme avec ses deux frères, Uruvilva Kashyapa et Gaya Kashyapa, dès les premiers jours de prêche de Shakyamuni. Il résidait près de la rivière (nadi) Neranjara. Il était réputé pour son équanimité. Il fut suivi dans sa conversion par 250 ou 300 disciples brahmanes.

naga (ryujin, 竜神). "Serpent", représenté comme un cobra, le symbole des eaux et gardien des richesses souterraines dans la mythologie indienne. Son plus grand ennemi est le garuda. Les naga sont représentés comme des êtres mi-humains, mi-serpents. Ils vivent dans le monde souterrain ou monde des serpents qui est un domaine immense rempli de palais, de maisons, de tours et de jardins. Le Naga Mucilinda est dit avoir protégé Shakyamuni de la pluie, lors de la méditation qui a abouti à l'Eveil. Ce sont les forces sauvages de la nature et de même qu'ils régissent tempêtes et cyclones les naga oeuvrent au niveau des instincts de l'homme.

Nagabodhi (Ryuchi, 竜智), (dates incertaines). Natif de l'Inde du Sud et quatrième patriarche de la lignée ésotérique de l'école Shingon. Il aurait reçu l'enseignement ésotérique de Nagarjuna et l'aurait transmis à Jin-gang-tz et à Vajrabodhi. On dit également qu'il aurait vécu des centaines d'années. Selon l'école Shingon, Nagarjuna transmit son enseignement exotérique à Aryadeva et son enseignement ésotérique à Nagabodhi. Les avis le concernant divergent et certains érudits contestent même son existence.

Nagarjuna (Ryuju, 龍樹, Longshu). Lettré bouddhiste de l'Inde du Sud qui vécut probablement entre 150 et 250. Le Fubozo Innen Den le compte comme le quatorzième des vingt-quatre successeurs de Shakyamuni. Né dans une famille brahmane, il étudia d'abord le bouddhisme du Theravada, mais se convertit plus tard au Mahayana. Selon le Ryuju Bosatsu Den (Vie du bodhisattva Nagarjuna, une traduction chinoise de Kumarajiva faite vers 405), il étudia l'enseignement mahayaniste sous la direction d'un vieux moine dans l'Himalaya et s'y convertit. Ensuite, il voyagea à travers l'Inde pour maîtriser tous les sutras du Mahayana. On lui attribue près de 200 ouvrages en sanscrit : commentaires de sutras mahayana ; traités polémiques, hymnes cultuels et poèmes, essais sur l'alchimie, la médecine, les métaux, etc. Cette diversité incite certains savants à supposer l'existence de plusieurs personnages que la littérature hagiographique a réunis en un seul "bodhisattva" ou même "bouddha" légendaire. On considère toutefois comme certain l'existence d'un Nagarjuna, auteur du Madhyamika-karika, ouvrage fondamental de la voie du milieu. Il systématise dans cet ouvrage la doctrine de sunyata (non-substantialité, vacuité) : sujet et objet n'ont pas de réalité en soi, ce que nous percevons est une interaction, liée elle-même à la production conditionnée. Il serait également l'auteur du Chu Ron, le Jujubibasha Ron et le Junimon Ron où il développe les concepts de prajna, vacuité (non-substantialité) et les paramita. Sa philosophie fut appelée la doctrine Madhyamika (Ecole du milieu). Comme sa doctrine fait partie intégrante du bouddhisme Mahayana, Nagarjuna est respecté comme le fondateur des huit écoles (Kusha, Jojitsu, Ritsu, Hosso, Sanron, Kegon, Tendai et Shingon). Dans ses dernières années, il vécut à Bhramaragiri sur le cours supérieur de la rivière Kistna. Il forma des disciples et transmit ses enseignements à Aryadeva. Le Shingon le considère comme le troisième patriarche de l'enseignement ésotérique, après le bouddha Vairocana et Kongosatta. Cette école ésotérique affirme qu'il transmit les enseignements exotériques à Aryadeva et les enseignements ésotériques à Nagabodhi, le quatrième patriarche du Shingon.

Nagasaki Tokitsuna ou Nagasaki Jiro Hyoe-no-jo Tokitsuna. Disciple de Nichiren qui renia par la suite sa croyance. On pense qu'il aurait été convaincu de se retourner contre Nichiren par Gyochi, un moine du temple Ryusen-ji. Le 21 septembre 1279, il alla, avec des samouraïs, arrêter vingt fermiers, disciples de Nichiren. Ceux-ci résistèrent et, dans la lutte qui s'ensuivit, il fut jeté à bas de son cheval et mourut.

Nagasena (Nasen-biku, 那先比丘) Moine du IIe siècle av. notre ère. Selon le Milindapanha, il naquit dans une famille de brahmanes mais entra dans l'Ordre bouddhique et étudia sous la direction de Rohana. Il débattit sur divers sujets avec le roi grec Menandre, qui régnait sur l'Inde du Nord, et il l'aurait convertit au bouddhisme. Ce débat est resté célèbre parce qu'il illustre l'une des premières rencontres entre la civilisation grecque et le bouddhisme.

Nagoe no ama 名越の尼 ou O-ama. Disciple de Nichiren et femme de Hojo Tomotoki (1193-1245), jeune frère de Hojo Yasutoki, le troisième régent du gouvernement de Kamakura. Aussi appelée O-ama (Nonne aînée). Son mari était le seigneur du district de Nagasa, dans la province d'Awa, où naquit Nichiren. Après que ce dernier fut entré dans la prêtrise, apparemment, Nagoe-no-ama aida ses parents. Peu après que Nichiren eut proclamé l'établissement de son bouddhisme, elle devint son disciple. Elle abandonna néanmoins sa foi au moment de la Persécution de Tatsunokuchi en 1271. Lorsque Nichiren fut revenu de l'île de Sado et qu'il fut installé à Minobu, elle changea à nouveau d'avis et lui demanda de lui confier un Gohonzon. Il refusa, sachant que sa foi n'était pas solide. Il en inscrivit pourtant un pour Nii-ama (Nonne cadette), la femme du petit-fils de Na-goe-no-ama. (réf.)

naigeten (sources internes)

Nairanjana, Neranjara [rivière] (actuellement Lilaja, Nirenzen-ga, 尼連禅河). Affluent du Gange en Inde (actuellement Lilaja). Shakyamuni pratiqua les austérités pendant six ans (certaines sources disent dix ans) dans une forêt située sur la rive Est de cette rivière. Quand il renonça aux austérités, il se baigna dans la rivière Nairanjana avant d'entrer en samadhi à Bodhgaya qui se trouve également près de cette rivière.

naissance opapatika : naissance par transformation, parfois traduit par 'naissance spontanée'. A l'inverse des animaux et des humains, les brahmas, devas, asura, pretas et nirayas, apparaissent dans leur nouvelle vie tout de suite en pleine maturité. A l'inverse des jalabujas, les opapatikas ne laissent pas de cadavre derrière eux lorsqu'ils meurent. Leur corps disparaît au moment de leur mort.

Naishidokoro A l'origine, le palais dans lequel était enchâssé le miroir, l'un des trois symboles sacrés de la maison impériale, gardé par des dames d'honneur appelées naishi. Par la suite, Naishidokoro en vint à désigner le miroir lui-même.

Nakamaro (698-770). Abe no Nakamaro, qui fut envoyé pour y étudier dans la Chine des Tang en 717 et qui servit par la suite l'empereur Zong en tant que fonctionnaire du gouvernement chinois. En 733, il tenta de rentrer au Japon, mais les autorités Tang ne l'y autorisèrent pas. Plus tard, il obtint cette permission de rentrer mais son bateau fit naufrage et il fut contraint de retourner en Chine où il mourut.

Nakaoki nyudo, 中興入道. Disciple de Nichiren qui vécut à Nakaoki, sur l'île de Sado. Son père, Nakaoki Jiro Nyudo, bénéficiait de la confiance de la population de cette région, et, en dépit de son statut au sein de la communauté et de sa propre croyance dans le Nembutsu, il semble s'être converti aux enseignements de Nichiren quand ils se rencontrèrent pendant l'exil de ce dernier. Nakaoki nyudo devint plus tard un disciple de Nichiren avec sa femme. Même après que Nichiren eut été pardonné et fut allé vivre à Minobu, Nakaoki continua à lui écrire et à lui demander conseil. (réf.)

Nakatomi no Katsumi (mort en 587) Chef militaire de la période Yamato, opposé au bouddhisme. Il fut tué par Tomi no Ichihi, un sujet du prince Shotoku.

Nakayama Hokekyo-ji voir Hokkekyo-ji

Nakchatra abréviation de Nakchatraradja-samkusumita bhidjana (Splendeur Royale des Constellations (Shukuoke, 宿王華, Suwanghua, Constellation-King Flower ou Blessed by the King of Constellations. Bodhisattva du chapitre XXIII du Sutra du Lotus. Il interroge Shakyamuni au sujet du bodhisattvaYakuo.

Nalanda [monastère] (Naranda-ji, 那爛陀寺). Grand monastère bouddhiste situé dans l'actuel Bargaon, au Bihar, en Inde. Ce fut un centre d'études bouddhiques prospère du Ve au XIIe siècle Il fut fondé au Ve siècle par Kumaragupta. Plus tard, le monastère fut agrandi par les rois de la fin de la période Gupta. Ce monastère était en réalité une université bouddhique où de nombreux moines instruits venaient approfondir leur connaissance du bouddhisme. L'enseignement portait sur "cinq sciences" 1) grammaire et lexicographie 2) arts et techniques des cultes religieux 3) médecine 4) logique 5) philosophie. Les brahmanes enseignaient les Veda et chaque matière comportait l'étude des notions principales de l'hindouisme et du jaïnisme. De plus tous les étudiants devaient connaître et pratiquer les préceptes ainsi que les techniques de méditation. Xuanzang et Yijing, moines chinois qui voyagèrent en Inde au VIIe siècle, décrivirent dans leurs textes sa structure imposante et sa prospérité. Beaucoup de remarquables lettrés du bouddhisme Mahayana tels que Dharmapala et Shilabhadra y étudièrent.

nama rupa (noms et forme, myo shiki)

namas (kimyo)

Namu 南無 [Myohorengekyo, 妙法華経. Namu (nan mu) est la prononciation japonaise des deux caractères chinois namo, terme lui-même translittéré du sanskrit namas qui signifie "se consacrer". Myohorengekyo est la prononciation japonaise de Miaofalianhuajing qui est le titre donné par Kumarajiva à sa traduction en chinois du Sutra du Lotus. Dans le Ongi Kuden (Recueil des Enseignements oraux), Nichiren dit : "Namu vient du sanskrit et signifie dévotion. Il existe deux objets de dévotion : la Personne, qui est Shakyamuni, et le Dharma, qui est le Sutra du Lotus."
Doit-on lire namu ou nam ? Certaines écoles nichireniennes disent namu, d'autres nam. La prononciation japonaise des idéogrammes chinois a dû évoluer depuis plus de sept siècles ; probablement, à
cette époque, on devait être plus proche qu'aujourd'hui de la langue tonale qu'est le chinois. De plus, la prononciation n'était pas identique d'une région à l'autre. En savoir plus. Voir et écouter daimoku

Nambu Rokuro Sanenaga voir Hakiri Sanenaga

Nan-chan voir Daoxuan

Nanda (Nanda, 難陀, Nantuo) 1. dit Le Beau Nanda : Sundarananda. Disciple et demi-frère de Shakyamuni (fils de Suddhodana and Mahaprajapati). Au moment même où il allait épouser la belle Sundari, Shakyamuni rentra à Kapilavastu pour propager son enseignement, et Nanda se laissa convaincre d'entrer dans l'ordre bouddhique. On rapporte qu'il eut quelque difficulté à renoncer aux plaisirs des sens. Pour l'aider à se détacher de la belle Sundari Shakyamuni l'entraîne dans un périple au cours duquel il lui fait contempler le cadavre d'une guenon puis une magnifique nymphe. Finalement Nanda acquiert une grande maîtrise des sens et parvient au stade d'arhat.
2. Disciple de Shakyamuni. Comme il avait été bouvier, il fut appelé Nanda le Roi des bérgers. On rapporte que le roi Bimbisara lui demanda de fournir quotidiennement du lait et des produits laitiers à Shakyamuni et à ses disciples pendant les trois mois pendant lesquels il leur offrit l'hospitalité. Nanda obéit, et, pour le récompenser, Bimbisara le présenta à Shakyamuni. Quand Nanda entendit cet ancien prince parler en toute connaissance de l'état de bouvier, il fut convaincu de sa sagesse universelle et devint son disciple.
3. Femme pauvre de Shravasti qui fut disciple de Shakyamuni. Selon le Sutra Kengu (Sutra du Sage et de l'Ignorant), elle désirait faire une offrande à Shakyamuni mais n'avait les moyens d'acheter de l'huile que pour une seule lampe. Avec cette offrande, elle fit vœu d'éliminer l'obscurité qui provoque les souffrances de tous les êtres. Les autres lampes offertes au Bouddha finirent par s'éteindre, mais sienne continua de brûler toute la nuit. Maudgalyayana tenta de la souffler, mais n'y parvint pas. Shakyamuni prédit alors que Nanda atteindrait l'Eveil. Depuis lors, elle aurait été révérée par les gens du pays.
4. L'un des dix grands lettrés de l'école Rien-que-conscience en Inde qui écrivit des commentaires sur le Yuishiki Sanju Ju. Les dates de son existence sont inconnues.

Naniwa : ancien nom d'Osaka.

Nanjo Hyoe Shichiro, 南条兵衛七郎 (mort en 1265). Disciple laïc de Nichiren et père de Nanjo Tokimitsu. Serviteur du clan Hojo, il administrait le village de Nanjo dans la province d'Izu et était appelé le Seigneur Nanjo. Plus tard, il s'installa dans le village d'Ueno dans la région de Fuji, qui fait partie de la province de Suruga. En tant qu'intendant du village on l'appela aussi le Seigneur Ueno. Il semble avoir été d'une nature chaleureuse et bienveillante, et sa femme, fille de Matsuno Rokuro Zaemon, était aussi douce et gentille. Ils eurent cinq fils et quatre filles. Tandis qu'il était en tournée officielle à Kamakura, le seigneur Nanjo rencontra Nichiren et se convertit à ses enseignements. Il prit le nom bouddhique de Gyozo. Mais, apparemment, il ne rejeta pas totalement son ancienne croyance dans le Nembutsu. Plus tard, il tomba malade et dut s'aliter. Nichiren lui envoya alors une lettre qui le persuada de rompre l'attachement qu'il conservait pour le Nembutsu et de pratiquer uniquement le Dharma mystique. Il mourut quand son second fils, Tokimitsu, avait sept ans et avant la naissance de son plus jeune fils, Nanjo Shichiro Goro. Sa femme et sa famille, et tout particulièrement Tokimitsu, continuèrent néanmoins à pratiquer avec sincérité le bouddhisme de Nichiren.

Nanjo Shichiro Goro 南条七郎五郎 (1265-1280) Cinquième fils de Ueno-ama Gozen et jeune frère de Nanjo Tokimitsu. Mort à l'âge de seize ans.

Nanjo Tokimitsu, 南条時光 (1259-1332) Un des disciples laïcs les plus respectés de Nichiren et de Nikko. Son nom complet était Nanjo Schichiro Jiro Taira no Tokimitsu. Second fils de Nanjo Hyoe Shichiro, un samoura, seigneur du district d’Ueno. Il commença à suivre et pratiquer les enseignements de Nichiren assez tôt dans sa vie. Lire la suite

Nankai Kiki Naiho Den, 南海寄帰内法伝. Rapport sur les Pays du Sud. Ouvrage de Yijing, relatant ses voyages en Inde et en Asie du Sud par la route du sud. Ce rapport fut écrit en voyage, en 691. Il est considéré comme un ouvrage de référence pour l'étude de ces régions à cette époque.

Nangaku (Nanyue) voir Huisi

Nanyue (Nangaku) voir Huisi

Nanyue Huaijang (ou Huai-Jang Nan-Yueh ou Ma Tsu Tao, Baso Doitsu) Maître Zen du VIIIe siècle)

Nara [période ou ère] (Nara jidai, 奈良時代). L'une des 14 subdivisions traditionnelles de l'histoire du Japon. Elle correspond à l'époque qui s'étend entre 710 et 784. Cette période débute avec l'installation de la capitale par l'impératrice Genmei à Heijo-kyo (actuelle Nara). Ce site fut rapidement quitté au profit de Heian Kyo (Kyoto) car le lieu semblait néfaste. Suite à l'influence dangereuse exercée par le moine Dokyo sur l'impératrice Shotoku, il fut décidé que plus aucune femme ne serait autorisée à monter sur le trône, ces dernières semblant trop sujette à la "dévotion". La majorité des Japonais se consacraient à cette époque à l'agriculture et vivaient dans des villages ou des hameaux autour des puits. La plupart des villageois croyaient dans la religion shinto, basée sur l'adoration des kamis, c'est-à-dire, les forces de la nature et les esprits des ancêtres. Toute la population (évaluée à sept millions d’habitants) dépendait alors théoriquement de la cour et les terres irriguées étaient réparties équitablement entre les sujets. L’empereur régnant porte le titre de tenno, tandis qu’au sommet de l’État se trouvent le ministre des Affaires suprêmes (daijodaijin), puis le ministre de gauche (sadaijin) et le ministre de droite (udaijin), qui gouvernent avec l’aide de conseillers choisis parmi les plus hauts dignitaires. Le bouddhisme, devenu religion officielle de la cour au siècle précédent, incite de nombreux moines à partir étudier en Chine et à en rapporter de nouveaux enseignements : c’est à cette époque que sont fondées les "Six écoles de Nara" (Sanron, Jojitsu, Hosso, Kusha, Ritsu et Kegon). Petit à petit la puissance de ces écoles devient telle que l'empereur Kammu se sent menacé et déplace la capitale à Nagaoka en 784 puis à Heian (Kyoto). L'influence chinoise décline peu à peu. Les Japonais transforment l'apport chinois et développent un système administratif, une écriture, une religion et des arts spécifiques. Voir http://www.tevader.comhttp://www.tevader.com/histoire/japon-ancien-2.php/histoire/japon-ancien-2.php

Nara [sept grands temples de] (Nara shichi dai-ji, 奈良七大寺 ou nanto shichi dai-ji, 南都七大寺). Sept temples ou monastères construits à Nara, l’ancienne capitale du sud durant les VIIe et VIIIe siècles. Ces grands temples ont été fondés par la Cour ou de grandes familles. Ils ont été le foyer de la diffusion assez élitiste des premières écoles bouddhiques continentales importées au Japon. La liste généralement reconnue de ces sept temples comprend :
- Le Todai-ji
(Grand Temple oriental) d'obédience Kegon (Guirlande de fleurs) mais où est également enseigné la scolastique du Kosa (Kusha) et celle du Hosso. En 752, le Todai-ji s'orne d'un colossal Amida, Dai Butsu, effigie de bronze de plus de 16 m de haut. C'était le siège central des kokubun-ji, ou temples provinciaux. Ganjin établit un lieu d'ordination selon les préceptes du Theravada au Todai-ji en 754.

- Le Kofuku-ji (Temple de la Félicité). Temple de la famille des Fujiwara où l’on enseigne le Kusha et le Hosso.

- Le Gango-ji (Temple de l’Origine prospère), où l’on retrouve un enseignement mixte issu des écoles Sanron et Jojitsu (Theravada).

- Le Daian-ji (Temple de la Grande Paix). Jojitsu (Theravada).

Le Yakushi-ji (Temple de Yakushi). Ecoles Sanron et Hosso.

Le Saidai-ji
(Grand Temple occidental) de l’école Ritsu.

Le Horyu-ji (Temple de la Prospérité du Dharma) de l'école Hosso.

La Cour impériale intervenait grandement dans le contrôle des nominations et des règlements de ces temples.

Naraen 那羅延 ou Naraenten (Narayana). A l'origine, le dieu Vishnu de la mythologie indienne. Il fut intégré au bouddhisme en tant que divinité protectrice que l'on disait dotée d'une grande force physique.

Narayana (Naraen, Naluoyan). Nom que portent plusieurs divinités de l'hindouisme. C'est : 1. un des titres de Vishnu ; 2. un des titres de Brahma ; 3. le nom du fils de Purusha, l'homme originel.

nature de bouddha (bussho, 仏性, buddha-dhatu ou buddha-gotra ou buddhata ou tathagatha-gharba). Le potentiel inné pour atteindre la bodhéité. Le sanskrit dhatu signifie racine, base, fondation, terre, ou cause, et gotra signifie famille, lignage, source, cause, ou semence. Le bouddhisme mahayana enseigne généralement que les êtres possèdent la nature de bouddha de façon innée, même si son existence est obscurcie par les illusions et le mauvais karma. On cite souvent l'affirmation du Sutra du Nirvana : "Tous les êtres vivants possèdent la même nature de bouddha." Toutefois les différentes écoles bouddhiques ont développé de nombreuses conceptions de cette nature, en particulier sur sa possession par tous les êtres. L'école Hosso a ainsi élaboré le concept des cinq natures et classe les hommes en cinq catégories selon leurs capacités innées : ceux qui sont destinés à devenir bodhisattvas, ceux qui sont destinés à devenir auditeurs-shravakas etc. Le Sutra du Lotus affirme que tous les hommes ont en eux les trois potentialités du bouddha (sannin-bussho) : la nature de bouddha, la sagesse de bouddha, les actions de bouddha, et peuvent donc tous atteindre l'Eveil. Le bouddhisme de Nichiren préfère parler de busshu, graine de la nature de bouddha, insistant sur le fait que seule la pratique permet de faire germer cette graine.

nature des dharmas (hossho, 法性, dharmata). Nature primordiale (atemporelle) de l'ensemble des dharmas. La vérité éternelle et immuable, inhérente à chaque chose. La nature éveillée que toute vie possède de façon innée. Le contraire de l'obscurité (mumyo) ou des illusions. On distingue par ailleurs la nature de bouddha inhérente ou primordiale (shoin bussho), la sagesse pour concrétiser cette nature de bouddha (ryoin bussho) et les conditions ou les pratiques pour la manifester (en-in bussho).

nature réelle des choses (des phenomènes) voir aspect réel

navamallika (Jasminium arboriscens)

nayuta (nayta, 那由多) Chiffre non mathématique de l'Inde ancienne, de l'ordre de 10 à la puissance 12 (ajouter 12 zéros après le 10). Le Kusha Ron la définit comme cent milliards. Mais il existe différentes interprétations des grands nombres
1) nayuta = 1 suivi de 11 zérios (Endo - Soka Gakkai)
2) 500 x 1, 000 x 10, 000 x 100, 000 (= 500 trillion) nayuta asamkhya  = 1 monde majeur (Nichiren shu)
3) koti = 10 milliards; nayuta = 100 milliards (E.Tortchinov)

négations voir huit négations

nehan (nirvana)

Nehangyo (Sutra du Nirvana, Nirvanasutra)

nehan jaku jo (sérénité et pureté du nirvana, santam nirvanan)

Nembutsu (南無阿弥陀仏) 1. A l'origine, terme désignant l'action de méditer sur un bouddha ou d'invoquer son nom. Dans l'usage populaire, il fait presque toujours référence au bouddha Amida. Les tenants de la doctrine de la Terre pure se servirent dans un premier temps de ce terme pour définir la méditation sur Amida, mais, par la suite, l'usage en vint à désigner ainsi la récitation du nom d'Amida (Namu Amida Butsu). A partir de l'époque de Shandao, c'est ce dernier usage qui prévalut. Au Japon, Honen affirma que la pratique de la récitation du nom du bouddha Amida était le seul moyen permettant de renaître dans la Terre pure. On distingue plusieurs variétés de nembutsu : simple invocation (shomyo-nembutsu), méditation (okunen-nembutsu), contemplation pure (kannen-nembutsu), danse accompagnant l'invocation (nembutsu-odari).

Nembutsu, 念仏 2. Terme générique désignant les écoles bouddhiques qui cherchent à atteindre la renaissance dans la Terre pure par la dévotion au bouddha Amida. Les principales branches japonaises sont l'école Jodo, l'école Jodo Shin, l'école Ji et l'école Yuzu. Ce qu'en dit Nichiren

Nen'a voir Ryochu

Nendo ou Nento voir Dipamkara

neuf acquis (sarmnpatti, samapatti, nine attainments) : quatre dhyanas, quatre acquis immatéreiels et cessation.)

neuf arrogances voir neuf sortes d'arrogance

neuf consciences (ku-shi-ki 九識, vijnana). Neuf sortes de discernement. Les cinq premières consciences correspondent aux cinq sens, la sixième intègre les cinq premières en images cohérentes pour former une image du monde extérieur. Celle-ci est intimement liée aux 3 appréciations : agréable, désagréable, indifférent. La plupart d'animaux s'arrêtent à cette conscience, le rapport à l'environnement étant vécu en termes d'espèce et non d'individu. La 7ème conscience correspond à la perception du monde psycho-mental intérieur, c'est la conscience d'être une personne (conscience de soi). On la trouve chez les mammifères évolués. L'être humain y ajoute la conscience de sa place dans la société (conscience morale, fonctions spirituelles) ; la psychologue moderne l'associe à l'inconscient individuel. La 8ème conscience, encore appelée conscience réservoir (alaya), correspond à l'inconscient collectif, elle contient de façon inconsciente toute l'histoire de l'évolution de la vie et se manifeste sous forme de karma ; la 9ème conscience (amala) correspond à un discernement en dehors de l'espace-temps c'est la conscience cosmique, celle qui permet de voir l'ainsité de la vie. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren

neuf divisions et trois niveaux : 1. Division scholastique des disciples des trois véhicules (auditeurs-shravakas, paratyekabuddhas, bodhisattvas) selon leurs capacités supérieures, moyennes et inférieures.
2. D'après une autre source
- les pratiquants des trois véhicules dans les enseignements tripitaka constituent le groupe des capacités inférieures,
- les pratiquants des trois véhicules dans les enseignements tsugyo constituent le groupe des capacités moyennes,
- les bodhisattvas des trois véhicules dans les enseignements bekkyo constituent le groupe des capacités supérieures.
3. Selon une autre source encore, la division en capacités inférieures, moyennnes, supérieures représente la compréhension par étapes de la Triple évidence (santai) telle qu'elle est présentée dans les enseignements bekkyo

neuf écoles (ku-shu, 九宗). Ecoles bouddhistes qui apparaissent le plus souvent dans les textes bouddhiques : Kusha, Jojitsu, Ritsu, Hosso, Sanron, Kegon, Tendai, Shingon ; plus soit le Zen soit Jodo. Le Zen apparut au début de la période de Kamakura (1185-1333), alors que les huit premières écoles sont antérieures.

neuf états (ku-kai ou kyu-kai, 九界). Les neuf premiers de dix mondes-états : de l'état d'enfer à celui de bodhisattva, souvent opposés à l'état de bouddha, pour désigner les états éphémères et illusoires de la vie.

neuf grandes épreuves (kuo-no-dainan, 九横の大難). Epreuves que dut subir le bouddha Shakyamuni.
- Dans une tentative pour tuer le Bouddha, Devadatta fit tomber un rocher sur lui du sommet du Pic du Vautour, mais il manqua sa cible et ne fit que blesser l'orteil du Bouddha. Voir toute la liste

neuf Honorés sur les huit pétales du lotus (hachiyokuson, 八葉九尊) et les trente-sept Honorés : représentations symboliques que l'on trouve dans les mandala du Shingon. Le Sutra du Diamant dépeint trente-sept bouddhas et bodhisattvas parmi lesquels le bouddha Vairocana. Un rituel répandu au Japon avait été introduit par Kukai. Le mandala du Monde de la matrice, s'appuyant sur le Sutra Vairocana, représente le corps du Dharma du bouddha Vairocana. Il consiste en douze grandes salles ou cours, la cour centrale étant celle du lotus à huit pétales. Le bouddha Vairocana est représenté au centre du lotus, tandis que les quatre bouddha et les quatre bodhisattva sont assis sur les pétales qui l'entourent. Ces huit Honorés ésotériques symbolisent les vertus du bouddha Vairocanai. Les bouddhas et les bodhisattvas dans cette cour centrale, sont appelés collectivement "Les Neuf Honorés sur le lotus à huit pétales"

neuf montagnes et huit mers (kusen-hakkai, 九山八海). Les montagnes et les mers qui constituent le monde, d'après l'ancienne cosmologie indienne. Les neuf montagnes sont le Mont Sumeru, qui se trouve au centre du monde, et les huit chaînes montagneuses qui l'entourent en cercles concentriques. Toutes ces chaînes de montagnes sont en or, à l'exception de celle qui se trouve à l'extérieur, qui est en fer, et que l'on appelle "Montagne de la roue de fer" (Chakravada-parvata). Entre le Mont Sumeru et la chaîne suivante, comme entre chacune des huit chaînes montagneuses, se trouve une mer. Les sept mers intérieures sont d'eau parfumée, alors que la mer la plus extérieure, juste avant la montagne de la Roue de fer, est salée. C'est dans cette dernière mer que se trouvent les quatre continents, y compris celui auquel appartient notre monde, le Jambudvipa

neuf sortes d'arrogance (kui-man, 九慢). Liste peu différence des huit sortes d'arrogance. C'est :
1) penser qu'on est supérieur à d'autres, alors qu'on est leur égal ;
2) penser qu'on est égal à d'autres, alors qu'ils sont supérieurs ;
3) penser qu'on est juste un peu inférieur aux autres, alors qu'ils sont de loin supérieurs ;
4) afficher une fausse humilité en proclamant la supériorité de ceux qui sont réellement supérieurs ;
5) proclamer son égalité face aux personnes auxquelles on est égal ; 6) afficher son infériorité face aux personnes auxquelles on est égal ;
7) penser qu'on ne peut pas être surpassé par quelqu'un d'égal ;
8) penser que ceux qui vous sont égaux ne le sont pas en réalité ;
9) proclamer la supériorité de ceux qui sont supérieurs en mettant en avant sa propre infériorité (fausse humilité)
C'est en fait un façon de proscrire toute comparaison entre soi et les autres en termes de supérieur/inférieur, comme d'ailleurs tout jugement de valeur.

Nichiben, 日弁 ou Echigo Ajari (1239-1311). Disciple de Nichiren. Né dans la province de Kai, il se rendit à Suruga et devint moine au Ryusen-ji, temple Tendai situé dans le village d'Atsuhara, district de Fuji. L, il fut converti aux enseignements de Nichiren par Nikko avec son ami, le moine Nisshu. Bien que menacé par le vice-administrateur Gyochi, il resta au Ryusen-ji en prêchant le bouddhisme de Nichiren aux habitants de la région. Lors de la Persécution d'Atsuhara, il se réfugia au temple Guho-ji, à Shimosa, dont le supérieur était Nitcho (Iyo-bo), l'un des six disciples de Nichiren que l'on a appelés par la suite les Six Moines aînés. Nichiben aurait répandu les enseignements de Nichiren dans la province voisine de Kasuga et au nord dans la province de Mutsu. Mais, peu à peu, il semble s'être éloigné de ces enseignements. (réf.)

Nichidai, 日代 ou Iyo Ajari (1294-1394). L'un des six nouveaux disciples de Nikko. Il appartenait à la famille Yui de Kawai, dans le district de Fuji. Il devint disciple de Nikko dans sa jeunesse, suivant son frère aîné Nichizen (différent du Nichizen d'Atsuhara). Il étudia avec Nikko au séminaire d'Omosu et se consacra à la propagation à Kawai et Ueno. En 1334, il eut un débat impromptu avec Nissen, autre disciple de Nikko, pour savoir si le chapitre Hoben* (II) du Sutra du Lotus devait ou non être récité pendant le gongyo. Nichidai soutint qu'il devait l'être ; mais, pour défendre cette affirmation, il se trouva contraint de soutenir que les enseignements théorique et essentiel du Sutra du Lotus étaient d'une égale profondeur. Il quitta plus tard Omosu et se rendit à Nishiyama où il construisit le temple Nishiyama Hommon-ji. (réf.)

Nichido (1283 - 1341). Quatrième supérieur de la Nichiren Shoshu. Né dans la province d'Izu, second fils de Niida Goro Jiro Yoritsuna qui était le frère aîné de Nichimoku, dont il devint il devint le disciple. Il se consacra à la pratique bouddhique au Taiseki-ji. Il servit aussi Nikko au séminaire d'Omosu et fut l'un de ceux que l'on nomma les six nouveaux disciples. II se rendit jusque dans la région d'Oshu, au nord du Japon, pour y propager le Dharma et y construire des temples. En octobre 1333, Nichimoku lui transmit les enseignements de Nichiren, avant d'aller présenter des remontrances à la Cour impériale, faisant ainsi de Nichido le quatrième grand patriarche. Le 7 janvier de l'année suivante, deux moines, Nichidai et Nissen, débattirent pour savoir s'il fallait réciter ou non le chapitre Hoben* (II) du Sutra du Lotus pendant le gongyo. Nissen soutenait que l'enseignement théorique n'est pas l'enseignement qui mène à l'Eveil que, par conséquent, ce chapitre, qui fait partie de l'enseignement théorique, ne devrait pas être récité. Nichidai, de son côté, affirmait qu'il devait l'être, sans pouvoir toutefois donner de raison valable. Nichiei, disciple de Nissen, demanda à Nichido de clarifier ce point. Celui-ci expliqua alors que, bien que l'enseignement théorique soit inférieur à l'enseignement essentiel, le chapitre Hoben* (II)est récité dans le double dessein de réfuter son sens littéral en tant qu'enseignement théorique et d'emprunter ses mots et phrases pour rendre hommage au Grand Dharma compris dans les profondeurs du chapitre Juryo* (XVI) de l'enseignement essentiel. Nichido est l'auteur du Sanshi Godendodai (Biographies des Trois Maîtres), ouvrage dans lequel sont relatées (d'après les paroles de Nichimoku, disciple direct de Nichiren) les biographies de Nichiren, Nikko et Nichimoku. (réf.)

Nichiei voir Inaba-bo

Nichigaku voir Hiki Yoshimoto

Nichigatsu Jomyotoku, 日月浄明徳仏 (Vertu claire comme le soleil et pure comme la lune, Riyueqingmingde, Chandrasuryavimalaprabhashri). Bouddha d'un passé très lointain dont Shakyamuni parle au XXIIIème chapitre du Sutra du Lotus. Ce bouddha exposait les enseignements du Sutra du Lotus alors que le bodhisattva Yakuo pratiquait les austérités dans son existence précédente, sous la forme du bodhisattva Kiken.

Nichigatsu-tomyo-butsu voir Chandrasuryapradipa

Nichigen 日源 ( ? - 1315). Chikai de son nom d'origine, second du supérieur du temple Jisso-ji. Il rencontre Nichiren lors du séjour de ce dernier au temple Jisso-ji. Contraint de se démettre de sa fonction à cause de cette conversion il rejoignit plus tard Nichiren au Mont Minobu. Puis, de retour au temple Jisso-ji il contribue, comme Nikko et Nichiji, à faire de ce lieu un foyer de la propagation du bouddhisme du Lotus. Il rayonne ensuite dans les provinces de Musashi et Suruga où il fonde des temples. Ce qu'en dit Nichiren

Nichigen-nyo, 日眼女. Disciple laïque de Nichiren et femme de Shijo Kingo. Nichiren donna son nom à leur première fille, Tsukimaro (et probablement à la seconde, Kyoo). La foi de Nichigen-nyo était profonde, et Nichiren lui écrivit souvent. Quand, en 1274, Shijo Kingo vint lui rendre visite à Sado, Nichiren fit l'éloge de sa femme qui n'hésitait pas à l'envoyer dans cette île et acceptait de rester seule en une époque si troublée. Nichigen-nyo était son nom bouddhique ; c'est une combinaison de nichi (soleil), gen (les yeux) et nyo (femme). (réf.)

Nichigo 日郷・日毫 ou Saisho Ajari (1293-1353). L'un des six nouveaux disciples de Nikko. Natif d'Echigo, il fut conduit dans sa jeunesse par un disciple de Nichiren dans le village voisin du temple Taiseki-ji, sur le Mont Fuji, et devint un disciple de Nisse en logeant au temple de Kujo-bo, sur le site du Taiseki-ji. Il servit plus tard Nichimoku et se rendit également au séminaire d'Omosu où il rencontra Nikko et étudia sous sa direction. En 1333, il accompagna, avec Nichizon, Nichimoku lorsqu'il alla présenter des remontrances à la Cour impériale de Kyoto. Celui-ci mourut en chemin, mais les deux disciples poursuivirent sa tâche. Nichizon resta à Kyoto et Nichigo revint au Taiseki-ji avec les cendres du grand patriarche. Nichido devint le quatrième grand patriarche et Nichigo réclama le temple d'accueil de Renzo-bo et ses alentours sous prétexte que Nichimoku les lui avait légués sur son lit de mort. Finalement, il quitta le Taiseki-ji et se rendit à Yoshihama, dans la province Awa, où il construisit le temple Myohon-ji. Il continua à réclamer le Renzo-bo. Ce conflit entre Nichido et lui, et leurs successeurs respectifs, dura plus de soixante-dix ans et créa une grande tension au Taiseki-ji. (réf.)

Nichigyo 日行 1.(Sanmi bo, 三位房 ? ). Ses dates ainsi que de nombreux éléments de sa biographie sont assez incertains. Dans les écrits de Nichiren il apparaît également sous les appellations Sammi ko ou Sammi dono. Encore que certains se demandent si c'est une même personne car Sammi désigne un grade de fonctionnaires, ceux du troisième rang. Son nom bouddhique était Nichigyo. Il était originaire de la province de Shimosa dans le département actuel de Chiba. Peut-être était-il un disciple laïc de Soya Kyoshin. Parmi les premiers disciples de Nichiren, il semblait avoir des qualités exceptionnelles. Il aurait étudié au Mont Hiei, centre du Tendai. Il excellait dans les débats et était très estimé parmi les disciples pour ses grandes connaissances. Le Débat de Kuwagayatsu en 1277 avec Ryuzo-bo est un exemple célèbre de ses capacités oratoires. Cependant, il avait tendance à s'enorgueillir de ses connaissances et à rechercher la gloire. Aussi Nichiren trouva-t-il nécessaire de lui faire des remontrances en plusieurs occasions. Pendant la Persécution d'Atsuhara, il renia sa croyance. Il connut une mort tragique. Selon certaines sources, il y aurait eu un autre moine Sammi, de son nom bouddhique Nisshin et il est possible qu'il y ait quelques confusions entre les éléments se rapportant à chacun d'entre eux. (réf.)

Nichigyo 2. (mort en 1369). Cinquième grand patriarche de la Nichiren Shoshu. Il naquit dans la famille Kagano, dans la province de Shimotsuke. Son père était intendant de la région de Mori à Oshu, et sa mère était la fille de Nanjo Tokimitsu. Il entra dans la vie religieuse sous la direction de Nichido et servit également Nikko. Après la mort de ce dernier, il servit Nichimoku. En 1337, il construisit le temple d'accueil de Honju-bo, au Taiseki-ji. Le 15 juin 1339, il succéda à Nichido et devint le cinquième grand patriarche. En 1342, il fit des remontrances à la Cour impériale de Kyoto et aux autorités militaires de Kamakura. Il construisit le temple Hokke-do dans la province de Shimotsuke. En 1365, il transmit le Dharma à Nichiji, le sixième grand patriarche. (réf.)

Nichii (Shoken)

Nichiin (1264-1328). Moine bouddhiste qui fonde en 1297 le temple Seiren-ji à Echigo et l'école Hokke-shu. Le temple fut appelé plus tard Honjo-ji

Nichiji 日持 1.(Kai dono ou Kai-ko ou Renge Ajari Nichiji), (1250 - ? ) Un des six moines aînés. De son premier nom Matsuchiyo était le fils d'un samoura, seigneur du village de Matsuno (actuellement préfecture de Shizuoka). Il fait ses études au Temple Jisso-ji, qui relève de l'école Tendai.   Lire la suite

Nichi-ji 2 (mort en 1406). Sixième grand patriarche de la Nichiren Shoshu. Il appartenait à la famille Nanjo, du village d'Ueno, à Fuji.

Nichijo 1 日常 (1214 ou 1216-1299). Nom de moine de Toki Jonin, 富木常, appelé aussi Toki Tsunenobu. Il fut, avec Shijo Kingo, un des premiers et principaux disciples de Nichiren. A ce titre, il reçut de lui plus de 40 lettres, dont nombre d'Ecrits majeurs, et il en collecta, catalogua et préserva nombre d'autres. Lire la suite

Nichijô 2 (1298-1369). Oncle du shogun Ashikaga Takauji et fondateur du temple Honkoku-ji en 1345. En fait ce serait le nouveau nom du temple Honshoji.

Nichiju, 日什(1314-1392). Fondateur de la branche Jumon de l'école de Nichiren. A dix-neuf ans, il entra à l'Enryaku-ji, temple principal de l'école Tendai, où il étudia sous la direction de Jihen. Plus tard, il enseigna le bouddhisme au séminaire de Semba dans la province de Musashi. Un de ses amis moines lui fit connaître le Kaimoku Sho et le Kanjin no Honzon Sho de Nichiren. Inspiré, il fonda sa propre école. Il suivit par la suite Nichiji, le sixième grand patriarche, de la Nichiren Shoshu, mais fut réprimandé par Nichia, le septième grand patriarche parce qu'il n'abandonnait pas son attachement aux enseignements Tendai. Incapable de poursuivre sa pratique au Taiseki-ji, il partit étudier au temple Kuon-ji, à Minobu, au temple Jisso-ji et en divers autres lieux. Il prétendait avoir reçu la transmission directe des enseignements de Nichiren en lisant le Gosho et fonda le temple Myoman-ji à Kyoto, dont l'école fut appelée la branche Myoman-ji. C'est l'origine de l'actuelle branche Kempon Hokke shu.

Nichijun, 日順Aussi appelé Sammi Nichijun (1294-1356). Disciple de Nikko. A l'âge de sept ans il devint le disciple de Jakusen-bo Nitcho. Quand Nitcho quitta Mimbu Niko, Nichijun le suivit. Vers 1317, il fut nommé chef instructeur du séminaire d'Omosu, fonction auparavant remplie par Nitcho. En 1327, représentant Nikko, il alla à Kyoto et exhorta la Cour impériale à croire dans les enseignements de Nichiren. En 1328, sous la direction de Nikko, il écrivit le Gonin Shoha Sho (Réfutation des cinq moines), en mettant l'accent sur les erreurs faites par cinq des six disciples de Nichiren. Vers 1329, il fut affligé d'une maladie des yeux et finit par perdre la vue d'un oeil. Il alla alors vivre en retraite à Osawa dans la province de Kai. Pour se conformer aux dernières volontés de Nikko, cependant, il recommença à faire des exposés sur les écrits de Nichiren au séminaire d'Omosu après la mort de Nikko. Il laissa un certain nombre d'ouvrages, parmi lesquels des commentaires sur le Senji Sho (Sur la sélection du temps) et le Kaimoku Sho. (réf.)

Nichikan, 日寛 (1665-1726). Vingt-sixième grand patriarche de la Nichiren Shoshu. Avec Nichiu, il fut révéré comme le restaurateur de cette école. Son père était au service du seigneur de Umayabashi, et son nom d'enfance fut Ito Ichinoshin. Alors qu'il servait se trouvait à Edo (actuelle Tokyo), il entendit Nissei (le dix-septième grand patriarche de la Nichiren Shoshu) prêcher au temple Jozai-ji et résolut de devenir moine. II se consacra alors à la pratique sous la direction de Nichiei (le vingt-quatrième grand patriarche) et, en 1689, entra au Hosokusa Danrin, un séminaire destiné aux moines qui désiraient étudier les enseignements de Nichiren. En 1708, il devint le directeur du séminaire et prit le nom de Nichikan. En 1711, il fut nommé chef instructeur du Temple principal, le Taiseki-ji. II écrivit des exégèses sur les cinq traités majeurs de Nichiren et sur d'autres ouvrages. Il rédigea également le Rokkan Sho qui étudie les différentes interprétations des écrits de Nichiren. Son travail conduisit à la restauration de la Nichiren Shoshu et contribua à sa prospérité. En 1718, il devint le vingt-sixième grand patriarche. En 1720, il transmit à son tour les enseignements de Nichiren au vingt-septième grand patriarche, Nichiyo. Celui-ci mourut trois ans plus tard, ce qui contraignit Nichikan à assumer à nouveau les fonctions de grand patriarche. II contribua non seulement au progrès de l'étude des enseignements de Nichiren, mais encouragea également la réparation et la construction de nouveaux bâtiments au Temple principal. II fournit des fonds pour la construction d'une pagode à cinq étages qui fut achevée sous le trente-cinquième grand patriarche, Nichiin. Un an avant sa mort, il corrigea le Rokkan Sho pour y intégrer les derniers résultats de ses études. Il est également l'auteur du Sanju hiden sho (Traité de la triple tradition secrète). (réf.)

Nichiko, 日講 1. (1626-1698). Fondateur de l'école Fuju Fuse Komon de l'école Nichiren. Natif de Kyoto, il entra au temple Myokaku-ji à l'âge de dix ans et étudia sous la direction de Ankoku Nisshu. En 1661, il fit un exposé sur le Hokke Gengi au séminaire de Noro, à Shimosa. Vers 1665, le gouvernement ordonna à tous les temples de signer un document établissant que les biens immobiliers d'un temple, reconnus par le gouvernement comme lui appartenant, devaient être considérés comme des offrandes du gouvernement. Nichiko adhérait au principe de Fuju Fuse, établi par le moine Nichio, qui soutenait que ni les moines ni les disciples laïcs de Nichiren ne devaient jamais donner ni recevoir d'aumônes d'une personne qui suivait une autre doctrine. Il s'opposa par conséquent au décret gouvernemental et fut exilé à Hyuga, au sud du Japon, en 1666. Il y obtint le soutien du seigneur local, Shimazu, et s'engagea dans l'étude des écrits bouddhiques. En 1695, il acheva un commentaire en trente-six fascicules sur les écrits de Nichiren, fruit de cinq années d'études. En l'écrivant, cependant, il défendit la position que les enseignements théorique et essentiel sont d'une importance égale, point de vue réfuté par Nichikan. (réf.)

Nichiko 2. fils d'Ota Jomyo à qui Nichijo [Toki Jonin] à légué sa collection de goshos. Il succéda à ce dernier à la tête de la branche Nakayama

Nichimoku, 日目(1260–1333). Un des disciples directs de Nichiren, puis de Nikko. Il est considéré comme le 3ème Patriarche par la Nichiren Shoshu. Il fut aussi le supérieur du temple Taiseki-ji, à partir de 1290, après que Nikko soit parti à Omosu pour créer un séminaire de moines. Lire la suite

Nichimyo, 日妙 1. Disciple laïque de Nichiren qui vécut à Kamakura. Elle devint veuve encore jeune. Tandis que Nichiren était en exil à Sado, elle fit seule avec sa fille, Oto Gozen, encore enfant, le voyage de Kamakura à Sado pour lui rendre visite. En reconnaissance de sa croyance pure, Nichiren lui donna le nom bouddhique de Nichimyo.
Selon d'autres sources Nichimyo serait la femme de Shijo Kingo

Nichimyo 2. [Asahi Nichimyo] (1833-1916) supérieur du temple Myokaku-ji à Kyoto à partir de 1886.

Nichimyo 3. [Kitayama]

Nichinyo, 日女 [dame]. Disciple de Nichiren. On pense qu'elle fut soit la femme d'Ikegami Munenaka, soit la fille de dame Matsuno, sans que cela puisse être établi de façon certaine. Il existe deux lettres de Nichiren qui lui furent adressées, l'une expliquant le Gohonzon, l'autre les principaux enseignements du Sutra du Lotus. D'après le contenu de ces lettres, il semble qu'elle ait eu une forte croyance, qu'elle ait été cultivée et qu'elle ait possédé une certaine fortune.

Nichio 日奥 (1565-1630). Fondateur de l'Ecole Fuju Fuse ha. Supérieur du Myokaku-ji. Une controverse au sujet de dons faits par des non pratiquants l'opposa à l'ensemble de la communauté du temple et le contraignit à une séparation. Sa critique de l'autorité séculière lui valut d'être exilé pendant 16 ans à Tsushima dont il revint en 1616 pour consolider son enseignement à Kyoto.

Nichiren 日蓮, (1222-1282)
Biographie

Nichiren [succession] Différentes écoles du courant nichirenien

Nichiren Honmon Shoshu Ecole d'obédience Nichiren. Temple principal. Fujisan Kuon Jyozai-in (Taihei Kyodan) Honmon-ji, abrégé en Fujisan Honmon-ji, rendu officiel par l'empereur Go Daigo en 1335. Lignée de Nichimoku. branche de Nichidai. Forte implication dans la reconnaissance par les autorités du pays (obutsu myogo, inséparabilité du bouddha et du souverain) et l'établissement du Honmon Kaidan.

Nichiren Honshu Ecole d'obédience Nichiren. Temple principal : Kyoto Yoboji.

Nichiren Shoshu, 日蓮 正宗. Ecole se réclamant de Nikko. Elle s'appelait Fuji ha (Branche Fuji) mais se renomma Nichiren Shoshu en 1912. Selon cette école, Nikko hérita du Dai-Gohonzon inscrit par Nichiren le 12 du dixième mois de 1279 et conservé au Taiseki-ji, au pied du Mont Fuji. L'école est implantée en France dans la région parisienne. La différence d'avec les autres écoles se réclamant de Nichiren réside dans l'interprétation des Trois trésors. Sont issues de la Nichiren Shoshu : Nichiren Shoshinkai, Kenshokai (ex-Myoshinko, Soka Gakkaï. Voir le site : http://ecolefuji.free.fr/ et http://nichirenshoshufrance.hautetfort.com/

Nichiren Shoshinkai 日蓮 正信会 (Association de la foi correcte). Groupe de pratiquants du bouddhisme de Nichiren (essentiellement des prêtres), dissident tant de la Nichiren Shoshu que de la Sokagakkai.
http://www.udumbarafoundation.org/index.html
: le site comporte un enregistrement de la pratique de daimoku

Nichiren Shu, 日蓮宗. Ecole d'obédience Nichiren. Site officiel : http://www.nichiren-shu.org/ Fédération d'écoles nichireniennes reconnaissant les six moines aînés (roku roso). Principaux temples : Kuon-ji (mont Minobu), Katayama Honmon-jiIkegami), Izu Jitsujo-ji.

Nichiro 日朗, autre nom de Chikugo (1245-1320). Un des six moines aînés (roku roso). Originaire de la région de Shimosa (département actuel de Chiba). A l'âge de neuf ans, venu avec son père à Kamakura, il est présenté par son oncle Nissho (1221 - 1333), à Nichiren. Lire la suite

Nichiu 日有(1402-1482), 9ème Grand Patriarche de l’école Fuji est une figure respectée à l’intérieur de sa tradition et controversée à l’extérieur. Il fut le dernier patriarche issu de la famille Nanjo - une famille affiliée au clan Hojo qui servait le shogunat de Kamakura. Nanjo Tokimitsu avait fait don à Nikko, disciple de Nichiren et fondateur de cette école, d’un terrain sur lequel fut construit un premier temple précurseur du Taiseki-ji. C’est dans la famille de ce bienfaiteur et protecteur que furent alors choisis six des premiers patriarches de l’école. Lire la suite

Nichiyu (1385 - 1464). Deuxième grand patriarche de Honmon Butsuryushu, Nichiren étant considéré comme le premier grand patriarche.

Nichizen 日禅 ou Shofu-bo ou Shofu Ajari (mort en 1331). Disciple de Nichiren. Il était lié à la famille Yui, de Kawai, dans la région du Fuji. A l'origine, ce fut un moine de l'école Tendai du temple Ryusen-ji, dans le village d'Atsuhara, dans la province de Suruga. Il fut converti aux enseignements de Nichiren par Nikko et suivi par ses amis, les moines Nisshu et Nichiben. Il convertit lui-même un certain nombre de laïcs à Atsuhara et fit des remontrances à Gyochi, principal adjoint du Ryusen-ji, lors de la Persécution d'Atsuhara. Nichizen servit Nichiren à Minobu et devint plus tard l'un des six principaux disciples de Nikko. Il fit construire le temple d'accueil Minami-no-bo au Taiseki-ji. (réf.)

Nichizo (1269-1342) demi-frère de Nichiro et son disciple à partir de 1275.

Nichizon 日尊 ou Tayu Ajari.(1265-1345). Disciple de Nikko, natif de Tamano dans la province de Mutsu, il fut converti en 1283 par Nichimoku qui visitait alors la région pour propager la l'enseignement de Nichiren. L'année suivante, Nichizon l'accompagna à Minobu où il servit Nikko. Un automne, il fut expulsé pour s'être laissé distraire par les feuilles qui tombaient d'un poirier du jardin où Nikko donnait un cours sur le bouddhisme de Nichiren. Se repentant de son inattention, il se consacra à la propagation et, dans les douze années qui suivirent, construisit trente-six temples. Il fut finalement pardonné. En 1333, après la mort de Nikko, il accompagna Nichimoku avec Nichigo pour aller faire des remontrances à la Cour impériale de Kyoto dans le but de prouver le bien-fondé des enseignements de Nichiren. Nichimoku mourut en chemin, mais les deux autres poursuivirent le voyage. Nichizon resta à Kyoto pour y propager la foi et construisit le temple Jogyo-in en 1339. Mais il fit enchâsser également une statue de Shakyamuni, ce qui était en contradiction avec l'enseignement de la Nichiren Shoshu.

nid de la cohabitation et des naissances délimitées (bundan doko no furusu). Les naissances délimitées désignent le cycle des vies et des morts. La cohabitation est l’une des quatre terres, celle où vivent ensemble les hommes ordinaires et les saints. L'espression désigne le monde de saha (monde de l’endurance), lieu dans lequel vivent les êtres plongés dans l’illusion.

Niepanjing (Sutra du Nirvana, Nehangyo, Nirvanasutra)

Nihon Shoki ou Nihongi. 日本紀 (Chroniques du Japon). Histoire du Japon en trente fascicules, écrite en 720, et l'une des deux plus anciennes oeuvres historiques existantes, avec le Kojiki (Chronique des choses anciennes) écrit en 712. Tous deux sont des compilations dont l'écriture fut entreprise à la demande de la maison impériale.

Nihonzan Myohoji voir Nipponzan Myohoji

Nii-ama, 新尼. Disciple de Nichiren. Epouse du petit-fils de Hojo Tomotoki. Tomotoki était le seigneur du district de Nagasa dans la province d'Awa et le second fils du second régent, Hojo Yoshitoki. Nii-ama aurait aussi été la femme du fils de Hojo Tomotoki. Pour la distinguer de la femme de Tomotoki qui avait été nommée O-ama (nonne aînée), elle fut appelée Nii-ama (nonne cadette). Alors que O-ama avait renoncé à sa croyance, à l'époque de la Persécution de Tatsunokuchi, Nii-ama resta fidèle et Nichiren lui confia le Gohonzon.

Niida Shiro Nobutsuna, 新田四郎信. Disciple de Nichiren qui vécut à Hatake dans la province d'Izu. Frère aîné de Nichimoku, le troisième grand patriarche de la Nichiren Shoshu. Sa mère, Rena-ni (la nonne Rena) était la soeur aînée de Nanjo Tokimitsu. Il fut converti au bouddhisme de Nichiren par Nikko et Nanjo Tokimitsu. Avec ce dernier et d'autres, il se consacra à la propagation des enseignements de Nichiren dans la région de Oshu, au nord du Japon, et contribua aussi à la fondation du Taiseki-ji. Il reçut le Gohonzon de Nikko.

Niike Saemon-no-jo (新池左衛門尉). Disciple de Nichiren qui vécut à Niike, dans le district d'Iwata. Ce fut un officiel du shogunat de Kamakura. Sa femme, Niike-ama, et lui furent convertis par Nikko aux enseignements de Nichiren. Il reçut la Lettre à Niike dans laquelle Nichiren explique l'attitude correcte dans la foi.

Niida Shiro Nobutsuna, 新田四郎信. Disciple de Nichiren et frère aîné de Nichimoku, troisième grand patriarche de la Nichiren Shoshu. Sa mère était une sœur aînée de Nanjo Tokimitsu. En compagnie de Nanjo Tokimitsu et de quelques autres, il entreprit de propager les enseignements de Nichiren dans la région d'Oshu, au nord du Japon.

nijo (deux véhicules)

Nikaya autre appellation du Theravada

nikaya : recueil de textes theravada

Nikke (Jakunichibo) 寂日房日華 (1252-1334). Disciple de Nichiren. Il était le fils de Akiyama Nobutsuna, seigneur de Kajikazawa, dans la province de Kai. Il entra dans la vie religieuse sous la direction de Nikko et, en 1276, se rendit au Mont Minobu pour servir Nichiren. Après la mort de ce dernier, la tâche lui échut de prendre soin de sa tombe en décembre dans le système de rotation pour l'entretien de la tombe. Quand Nikko quitta le Mont Minobu, Nikke l'accompagna et construisit le temple d'accueil Jakunichi-bo au Taiseki-ji. En 1324, il devint le premier principal du temple Myoren-ji qui avait été construit par Nanjo Tokimitsu. Il fut l'un des six principaux disciples de Nikko. Ne pas confondre aves Jakunichi-bo Nikke, 寂日房日家. Disciple de Nichiren. Fils du seigneur de Okitsu, du district d'Isumi, dans la province de Kazusa

Niike Saemon-no-jo, 新池左衛門. Disciple de Nichiren vivant dans le district Niike de la province Totomi. Fonctionnaire du bakufu de Kamakura. Lui-même et sa femme, connue sous le nom de Niike ama, furent convertis par Nikko. En 1280 il aurait reçu de Nichiren la Lettre à Nikko qui parle de l'importance de réaliser son propre potentiel de bodhéité.

nikai hachiban voir êtres des deux plans et huit groupes

nikaya. Sections des corpus canoniques de sutras hinayana dans le Sutta Pitaka du canon pali.

Nikko 日興 ou Hoki-bo Nikko ou Byakuren Ajari Nikko (1246-1333). (Un des six moines aînés). Issu d'une famille de samoura, originaire de Kajikazawa dans l'ancienne région de Kai, non loin du Mont Fuji. Son père meurt quand il est encore très jeune et sa mère se remarie. Son grand-père maternel le prend auprès de lui. A six ans, il est confié à un monastère Tendai où il apprend l'écriture, la lecture des classiques, le chinois, bagage usuel des lettrés de cette époque. Lire la suite Ce qu'en dit Nichiren

Nikko, 日光 (Suryaprabha). Lumière du soleil. Avec Gakko (Lumière de la lune), c'est l'un des deux bodhisattvas qui servent le bouddha Yakushi. Le bodhisattva Nikko apparaît à la gauche de Yakushi et le bodhisattva Gakko à sa droite.

Niko 日向 ou Mimbu Ajari Niko ou encore Sado Ajari ou Sado-bo (1253 - 1314). L’un des six moines aînés, le plus jeune. Fils d’un samouraï de la province d’Awa du nom de Kobayashi. En 1265, il a commencé à étudier au Mont Hiei, lorsque son père rencontre Nichiren et se convertit. Lire la suite

Nikyo Ron ou Ben Kemmitsu Nikyo Ron ou Kemmitsu Nikyo Ron ou Kemmitsu Nikyo Ron 弁顕密二教論・二教論 (Comparaison du bouddhisme exotérique et du bouddhisme ésotérique). Ouvrage de Kukai dans lequel il compare les enseignements ésotériques et exotériques et affirme la supériorité des premiers sur les seconds, en mettant particulièrement l'accent sur le fait que les enseignements ésotériques représentent la voie menant le plus rapidement à l'Eveil. Il définit également dans cet ouvrage les grandes lignes de ce qu'il appelle les dix stades de l'esprit.

ninden daikai (rassemblement, congrégation des êtres humains et célestes)

ningai (monde des hommes)

Ninki [chapitre] chapitre IX du Sutra du Lotus Ju Gaku Mugaku Ninki voir Prédiction conférée aux apprentis et à ceux qui n’ont plus à apprendre

Ninna-ji ou Ninno-ji temple de Kyoto. Construit en 888 il comprenait, à l'origine, 60 temples et dépendances et était le siège de la branche Omosu du Shingon. Après que l'empereur Uda l'eut choisi comme résidence après son abdication en 897 il devint un centre très puissant d'où plusieurs empereurs retirés continuaient à influencer la politique du pays. Plusieurs fois détruit par le feu et la guerre, le temple fut chaque fois reconstruit avec d'importantes modifications. A l'époque de Nichiren c'était un temple Shingon.

ninniku (patience, ksanti)

Ninniku [ermite] (Kshantivadin rishi). D'après le Sutra Kengu (Sutra du sage et de l'ignorant) une figure de Shakyamuni lorsqu'il observait la paramita d'endurance dans une vie antérieure (ninniku signifie abstinence). Un jour, le roi Kali de Varanasi, accompagné de sa femme, de ses ministres et de ses servantes, alla en excursion sur une montagne et fut si fatigué qu'il s'endormit. Tandis qu'il dormait, les servantes rencontrèrent un ermite et écoutèrent respectueusement son prêche. Le roi Kali se réveilla et demanda à l'ermite quels bienfaits il dispensait. L'ermite répondit avec humilité qu'il n'était capable d'en procurer aucun. Le roi crut à tort que l'ermite avait essayé de séduire les servantes et se mit en colère. Quand on lui apprit que l'ermite était engagé dans les pratiques d'endurance, il lui fit couper les mains, les jambes, les oreilles et le nez. Mais l'ermite ne fléchit pas. Son sang se transforma en lait et son corps se rétablit de lui-même. En voyant cela, le roi se repentit de sa conduite et accorda par la suite à l'ermite son entière protection.

ninpo ika (unicité de la personne et du Dharma)

Nippo日. Très peu de données (dates, biographie) sur ce disciple sinon qu'il s'agissait d'un sculpteur qui a réalisé des statues de Nichiren en bois laqué. La statue conservée au temple Honmon-ji serait son oeuvre, elle comporte la signature de Nichiji. Il se pourrait que ce soit une copie faite à la demande des disciples à l'occasion du 7ème anniversaire de la mort de Nichiren et que la signature de Nichiji ait une valeur d'authentification.

Nipponzan Myohoji (日本山妙法寺), mouvement religieux fondé en 1917 par Nichidatsu Fujii (1885-1985) et connu principalement pour la constructions de pagodes et ses marches pour la paix avec tambours et récitation de daimoku. Représentants en Angleterre, en Russie, en Ukraine et Assie Centrale.

nirgrantha, littéralement - qui s'est libéré de tout lien. Ascètes nus proches du jaïnisme qui refusaient tout vêtement considéré comme un lien. Ils professaient des doctrines déterministes : aucune pratique religieuse ne pouvait changer ce qui était prédestiné. Leur extrémisme les opposait au bouddhisme qui préconisait la voie du milieu.

nirmanakaya (corps de manifestation, oshin, vingshen)

Nirvana [école du] (Nehan-shu, 涅槃宗). Ecole basée sur le Sutra du Nirvana qui prospéra d'abord en Chine du Sud. L'une des treize principales écoles du bouddhisme chinois. Daosheng, Huiguan et d'autres disciples de Kumarajiva considèrent ce sutra comme l'enseignement ultime du Bouddha et soutiennent, en s'appuyant sur lui, que le corps du Dharma est éternel et la nature de bouddha inhérente à tous les êtres. Avec le développement de l'école Tian-tai et l'établissement de son système de classification comparative des sutras en cinq périodes et huit enseignements, qui considère le Sutra du Nirvana comme subordonné au Sutra du Lotus, l'école du Nirvana déclina rapidement et fut finalement absorbée par l'école Tian-tai. Ses enseignements furent transmis au Japon, mais il ne s'y développa pas d'école indépendante.

nirvana, nibbana (nehan, 涅槃). Etymologiquement nirvana signifie l'extinction du souffle et par conséquent la disparition, la mort. Cela en est encore le sens dans les expressions comme "entrer dans le nirvana". Ce nirvana possède des qualités distinctes du samsara (vies/morts). Il est doté des quatre vertus (shitoku)
- la permanence (jo) : étant situé en dehors de l'espace/temps, il ne connaît pas de fin ;
- le bonheur (raku) : l'être est libéré des attachements et de la souffrance ;
- soi (ga) : la notion purement individuelle de la personnalité disparaît au profit d'une perception d'un "soi" suprapersonnel;
- pureté (jo) : la notion bien/mal disparaît au profit de la notion d'ainsité.

Toutefois après son Eveil, le Bouddha a renoncé au nirvana pour pouvoir enseigner la bodhéité aux autres. On en est donc venu à appeler nirvana un état de sérénité imperturbable qui dure jusqu'à la mort de l'Eveillé et à parler de la mort du Bouddha comme du parinirvana, nirvana définitif ou encore d'extinction (滅)
Selon le Shusho no Iki (Recueil des merveilles dans le livre de Zhou) Shakyamuni mourut le 15 février de la cinquante-deuxième année du règne du roi Mu (-949).
Dans le bouddhisme de Nichiren, nirvana signifie extinction du feu des défilements-troubles (klesha, bonno)  : défilement de la pensée qui saute sans cesse d'une idée à une autre, d'une image à une autre et défilement des désirs égocentriques qui changent sans arrêt et troublent la perception correcte de la réalité.
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nirvana sans reliquat (muyo nehan, 無餘涅槃). But du Theravada. A l'origine, le nirvana était considéré comme l'état dans lequel toutes les illusions, tous les désirs et le cycle de naissance et de mort disparaissent. Dans cette optique, le Theravada distingue deux sortes de nirvana. Le premier est celui d'un arhat qui a éliminé toutes les illusions et ne renaîtra plus dans les six voies, mais qui est encore rattaché au monde des souffrances dans ce sens qu'il possède un corps. C'est ce que l'on appelle le nirvana du reliquat (uyo nehan) ou nirvana incomplet. Le second est celui qu'il atteint à sa mort, lorsque à la fois le corps et l'esprit, sources de souffrances, s'éteignent. C'est ce que l'on appelle le nirvana sans reliquat (muyo nehan) ou nirvana complet. Comme le Theravada enseigne que le but ultime de la pratique ne peut être atteint qu'à la mort, les mahayanistes l'ont appelé par dérision la doctrine de "l'annihilation de la conscience et de la réduction du corps en cendres" (keshin metchi).

Nirvanasutra (Sutra du Nirvana, Nehangyo)

Nishiyama, 西山入道 [nyudo de]. Disciple de Nichiren du village Nishiyama, province de Suruga. Certaines sources en font un parent du seigneur du village, Ouchi TasaburoYasukiyo, alors que d'autres voient en lui le nyudo Yui, grand-père maternel de Nikko. On possède six lettres que lui adressa Nichiren, dont La prière pour la pluie des trois maîtres du Tripitaka.

Nissen 1. 日仙 ou Joren-bo ou Hyakkan-bo (1262-1357). Disciple de Nichiren. Né dans la province de Kai, il renonça à la vie séculière dans son enfance pour étudier sous la direction de Nikke. Il reçut les préceptes sous la direction de Nikko et devint plus tard l'un de ses six principaux disciples. Il fonda le temple-d'accueil Joren-bo (appelé plus tard le Hyakkan-bo) au Taiseki-ji. En 1334, l'année suivant la mort de Nikko, il eut un débat avec Nichidai, autre disciple de Nikko, pour déterminer s'il était ou non nécessaire de réciter chapitre Hoben* (II) du Sutra du Lotus pendant gongyo. Nissen insistait sur le fait que cela n'était pas nécessaire, argument basé sur l'impossibilité à atteindre l'état de bouddha par l'enseignement théorique. Ils ne parvinrent à aucune conclusion définitive. Nissen se rendit plus tard dans la province de Sanuki, où il construisit le temple Takase Hommon-ji et se consacra à la propagation des enseignements.

Nissen 2. (1817 ~ 1890) réformateur de l'école nichirenienne Honmon Butsuryu Shu

Nissho 日照 (1221 - 1323). Egalement appelé acarya Ben (Ben ajari, 辨阿闍梨) ou moine Ben (Ben no bo, 辨の房) ou Benko. L’un des six moines aînés (roku roso), le plus âgé. Originaire de Shimosa, son patronyme était Indo. Oncle de Nichiro. A quatorze ans, il entre dans les ordres dans la tradition Tendai et prend pour nom Joben. Lire la suite

Nisshin1. 日親 (1407-1488), du lignage Nakayama, vint à être connu comme le "Saint porteur de pot" à cause des tortures qu'il avaient endurées entre les mains du shogun Yoshinori. En 1439, il tenta de convertir le shogun Ashikaga Yoshinori. Alors qu'il était en train d'écrire sa propre version du Rissho Ankoku-ron, il fut arrêté. Pendant deux ans, on le tortura en prison pour le forcer à renoncer au Daimoku. En une occasion, on dit que sa tête fut écrasée par une bouilloire brûlante. Cela est connu sous le nom de Persécution de Takehara. A la fin, Nisshin fut relâché quand Yoshinori fut assassiné. On attribue à Nisshin la fondation de trente temples, l'envoi de pétitions à des officiels de haut rang à huit reprises, et la victoire dans soixante débats religieux. Nisshin a illustré l'esprit de shakubuku ("briser et soumettre les opinions fausses") et de fuju fuse, même au risque de sa propre vie et en dépit d'une terrible souffrance. En savoir plus

Nisshin 2. 日真 (Ecole Minobu) du lignage de Niko

Nisshîn 3. (1444-1528) Moine nichirenien fondateur en 1488 de l'Ecole Hokke Shu Shin-Monryu et du temple Honryu-ji à Koyto en 1489. C'était un partisan du shoretsu et accordait une importance particulière au chapitre XVI du Sutra du Lotus.

Nisshu Shimotsuke-bo Nisshu 日秀, (mort en 1329) Disciple de Nichiren et de Nikko originaire de la région du Mont Fuji. Il est au cœur du déclenchement de la persécution d'Atsuhara. Lire la suite

Nitcho 1. 日頂 (Sommet du soleil) ou Iyo-bo Nitcho ou acarya d’Iyo (Iyo ajari), (1252-1317). Disciple religieux de Nichiren, l’un des six moines aînés. Originaire d’Omosu dans la province de Suruga (centre du département actuel de Shizuoka). Il est très jeune lorsque son père décède. Sa mère l’emmène à Kamakura puis elle se remarie avec le disciple de Nichiren, Toki Jonin qui adopte l’enfant. Lire la suite

Nit-cho 2. ou Jakusen-bo (1262-1310). L'un des six nouveaux disciples de Nikko. Bien que disciple de Mimbu Niko à l'origine, il se rangea du côté de Nikko lors du conflit avec Niko. Il était très érudit, très versé à la fois dans la littérature bouddhique et non bouddhique. Il fut le premier chef instructeur du séminaire d'Omosu. On rapporte que Nikko lui aurait fait écrire un plan du Fuji Isseki Monto Zonchi no Koto (Directives pour les croyants de l'école Fuji).

Nîtcho 3. (1421-1500) grand patriarche du temple Hongaku-ji puis du Kuon-ji au Mont Minobu

Nittatsu Shonin. Soixante-sixième Grand-Patriarche de la Nichiren Shoshu de 1959-1979. Cette période correspond à l'expension de la Soka Gakkai sous la présidence de Daisaku Ikeda et la construction du Sho-Hondo (1972).

Nitten no 日天. Divinité japonaise du Soleil inspiré du dieu solaire védique Surya, l'une des 33 divinités des 33 ciels. Le Hokke Mongu identifie Nitten au bodhisattva Kannon. Ce qu'en dit Nichiren

Nitto Guho Junrei Koki. Rapport sur un pèlerinage effectué en Chine à la recherche du Dharma. Récit fait par Ennin (Jikaku), le troisième patriarche de l'école japonaise Tendai, sur son voyage en Chine, de 838 à 847. Il décrit la situation du bouddhisme à cette époque ainsi que l'histoire et la géographie de la Chine des Tang. C'est un ouvrage de référence, particulièrement utile à l'étude du bouddhisme sous cette dynastie.

Nityodyukta voir Joshojin

Nityaparivrita (Extinction-Perpétuelle, Jometsu, Changmie, Ever Extinguished). L'un des 16 princes du chapitre VII du Sutra du Lotus. Il est le fils de Mahabhijnajnanabhibhu (Grands Pouvoirs Vainqueur en Sagesse). Avec Akashapratichthita (Demeurant dans l'Espace) il règne sur le Sud.

nizen (antérieur)

nizenkyo (sutra antérieur)

noble (arya, littéralement "aux aspirations élevées", historiquement, relatif aux Aryens) 1. Dans les textes bouddiques : qui se rapporte au Bouddha, aux pratyekabouddhas et aux disciples qui ont atteint une des quatre étapes de l'Eveil du Theravada (maggas) Certains textes traduisent "arya" par "saint". 2.appartenant à une caste élevée.

Noin (998-1050) Poète et moine qui vécut à Kyoto. Ses oeuvres contiennent des poèmes qui sont des prières pour la pluie.

nombre immense de mondes tricosmiques (ou trichiliocosmes) commence par "cinq cents" (gohyaku, wubai) : voir kalpa dits des cinq cents grains de poussière

noms et forme (myo shiki, 名色, nama rupa) : les noms sont les quatre éléments relatifs au mental : perception, conception, volition et conscience embryonnaire. La forme (rupa) est le cinquième élément restant (voir cinq agregats).

non-dualité de la vie et de son environnement (esho funi, 依正不二). Principe énonçant que l'être vivant et son environnement sont deux phases d'une même entité. L'un des dix principes de non-dualité formulés par Zhanlan dans le Hokke Gengi Shakusen sur la base de la théorie formulée par Zhiyi dans le Hokke Gengi sur le véritable aspect de tous les phénomènes (shoho jisso). Esho est une contraction de eho, l'environnement non sensible ou le monde objectif ; et shoho, l'être vivant ou le monde subjectif. Sho, de shoho, signifie sujet et e de eho, dépendre, c'est-à-dire que la vie dépend de son environnement pour survivre. Ho, dans les deux termes, veut dire effet manifeste, indiquant que la rétribution karmique d'un individu apparaît dans la réalité subjective aussi bien qu'objective. Funi est une abréviation pour nini-funi (deux mais non deux) et funi-nini (non deux mais deux). Ces expressions signifient que la vie et son environnement sont deux phénomènes dans leur manifestation mais un dans leur essence fondamentale. La notion d'esho funi recoupe le principe de la non-existence des choses "en soi" (vacuité). Ce que nous connaissons du monde n'a de réalité que dans la relation et la dynamique (espace-temps). Un organisme ne peut naître que dans un milieu et il modifie ce milieu du fait même de son existence et de son développement. Les "coupures" dualistes telles que sujet/environnement, corps/esprit, inné/acquis sont toujours artificielles. Ce qui est biologique ne peut pas être séparé de ce qui est culturel : il n'y a pas de culture s'il n'existe pas de cerveau (neurones, enzymes et autres substances chimiques) pour engranger les expériences et les émotions vécues. Les distinctions binaires que l'on rencontre dans les textes bouddhiques, telles que sensitif / non-sensitif, doivent être considérées comme des comparaisons entre certaines caractéristiques et non pas comme des catégories distinctes. Il n'y a pas de rupture biologique entre animé et inanimé mais des états différents en fonction du milieu. Ce qu'en dit Nichiren

non-dualité du bien et du mal (zen'aku-funi, 善悪不二). Principe expliquant que le bien et le mal sont non pas séparés mais inhérents à tous les phénomènes. Comme pour l'espace et le temps, le bouddhisme se situe au delà des notions bien/mal. Sur le plan du quotidien on peut considérer comme "bien" ce qui contribue à l'épanouissement de la personne et des autres et "mal" ce qui blesse la personne et les autres. Ces deux fonctions de la vie ne s'excluent pas mutuellement. Le principe d'ichinen sanzen met en lumière la façon dont tous les états de vie coexistent dans un seul moment de pensée. Chaque instant de vie possède simultanément l'enfer et la bodhéité, le mal et le bien. Si l'un des aspects se manifeste il n'est jamais dépourvu de la présence potentielle de l'autre.

non-dualité du corps et de l'esprit (shikishin funi, 色心不二). Principe expliquant les deux phénomènes apparemment distincts du corps, l'aspect physique de la vie, et de l'esprit, son aspect spirituel, comme les deux phases d'une même entité. Shiki désigne ce qui a une forme, une couleur ou qui est extérieurement manifeste, c'est-à-dire les phénomènes physiques. Tandis que shin désigne le mental : l'esprit, tout ce qui est intérieur et invisible, les phénomènes spirituels. Funi est une abréviation de nini funi (deux mais non deux) et funi-nini (non deux mais deux). Cela veut dire que le matériel et le spirituel sont deux catégories distinctes sur le plan des phénomènes, mais qu'ils sont inséparables et un par essence. C'est l'un des dix principes de non-dualité formulés par Zhanlan.

non-production et non-destruction du monde phénoménal (musho bonin, anutpattika dharma ksanti).

non-dualités (funi) voir dix non dualités

Nonin. 能, dit Dainichi. Moine japonais du XIIe siècle qui fut parmi les premiers à répandre la doctrine Zen au Japon. Bien que la première école Zen officielle dans ce pays soit l'école Rinzai établie par Eisai, Nonin l'avait précédé en introduisant le Zen. Critiqué pour n'avoir reçu cette doctrine d'aucun maître autorisé, il envoya deux disciples en Chine en 1189 et obtint la reconnaissance de ses points de vue par le maître Chan Zhuo-an du Mont Yu-wang. Il fonda le temple Sambo-ji dans la province de Settsu et appela son école Nihon Daruma (école Bodhidharma du Japon) bien qu'elle ne soit, en fait, jamais devenue une école indépendante.

non-obtention de la voie (mutokudo) : qui ne permet pas de réaliser la voie bouddhique. Terme opposé : obtention de la voie (tokudo).

non-productif (musa) voir production conditionnée

non-régression (futai, avivartya) 17e ou 11e degré des 52 étapes du bodhisattva. Assurance de ne pas reculer. La recherche de la bodhéité s'appuie sur des expériences vécues qui chassent le doute. Désormais le bodhisattva n'est plus tenté d'abandonner sa recherche.

non-sensitif (hijo) : désigne tout ce qui est dénué de sentiments, tels que les minéraux et les végétaux, et ce par opposition au sensitif (ujo, youqing), les existences dotées de perception et d'affectivité, tels les animaux.

non-soi (anatta ou anatman) Notion découlant du concept d'impermanence : "il n’y a rien de permanent, d’éternel et sans changement dans la totalité de l’existence universelle." Les phénomènes n'ont pas de réalité propre en eux-mêmes. Ils n'existent que dans l'interdépendance et changent d'un moment à l'autre. En savoir plus

non-substantialité voir vacuité (ku) et santai

nori algues comestibles nori, employées séchées en feuilles pour envelopper les sushi, en salade ou servent de garniture aux plats de poisson crû.

Nose (Diligent dans le don d'aumônes, Dana). Figure de Shakyamuni dans une vie antérieure. D'après le Sutra Kengu (Sutra du sage et de l'ignorant) le prince Nose ressentait de la pitié pour les personnes de son peuple pauvres et souffrantes et supplia son père de leur distribuer tous ses trésors. Quand son père eut épuisé toutes les richesses qu'il possédait, le prince entra dans la mer à la recherche du joyau exauçant tous les vœux, possession d'un roi-dragon. Il eut de nombreux obstacles à surmonter, mais finalement, obtint ce joyau et, le ramenant avec lui, fit pleuvoir des trésors sur son peuple.

Notes sur le Hokke Mongu voir Hokke Mongu Ki

Notes sur les régions du Ponant voir Daito Saiiki ki

Noto-bo. Disciple de Nichiren. Il fut apparemment blessé en défendant Nichiren lors de l'attaque de Matsubagayatsu. Mais deux lettres de Nichiren, l'une adressée à Nanjo Tokimitsu, l'autre à Shijo Kingo, mentionnent qu'il abandonna sa foi vers 1279.

nouvelles traductions : Traductions chinoises des écritures indiennes faites par Xuanzang (602-664) et après lui. Elles ont tendance à être plus littérales que les "anciennes traductions".

Nuwa, 女媧 Personnage de la mythologie chinoise. Elle forme un couple avec son frère Fuxi dont elle est aussi la femme. Elle est l’un des Trois Augustes. On lui prête la "découverte" de l’institution du mariage et de la famille.

Nyagrodha (Nikurida, 尼倶律陀). Brahmane du Magadha. Selon le Fuhozo Innen Den, comme rétribution de pratiques vertueuses au cours d'existences passées, il était doté d'une intelligence sans pareille et possédait mille fois la richesse d'un roi, mais il n'avait pas d'enfant. Il avait beau prier sans cesse un arbre considéré comme dieu de la fertilité, il n'arrivait toujours pas à en obtenir. Il se mit finalement en colère et menaça d'abattre l'arbre si sa prière n'était pas exaucée. Effrayé, le dieu de l'arbre le rapporta aux Quatre Rois du ciel qui, à leur tour, demandèrent son aide à Taishaku. Celui-d regarda dans le monde entier mais ne trouva nulle part un être digne de devenir l'enfant d'un homme d'une telle bonne fortune. Il alla donc demander conseil à Bonten. Celui-ci découvrit alors dans son domaine un être céleste qui était sur le point de mourir et lui demanda de renaître en tant qu'enfant de Nyagrodha. L'être céleste objecta d'abord qu'il ne désirait pas renaître parmi des brahmanes dont la doctrine était erronée, mais, après avoir été assuré de la vertu de Nyagrodha et de la protection de Taishaku, il finit par accepter. Plus tard, la femme de Nyagrodha donna naissance à un fils qui s'appela Mahakashyapa.

nyagrodha (figuier banian, nikuritsu-ju ou nikuruiju, 尼拘律樹・尼倶類樹). Grand arbre que l'on trouve dans les régions tropicales et subtropicales des régions d'Asie, généralement de dix ou douze mètres de haut. Il est dit dans le Daichido Ron que cet arbre est assez large pour procurer de l'ombre, à cinq cents chariots, toutefois la graine d'où il part n'est pas plus grande que le tiers d'une graine de moutarde.

Nyoi voir Manurata

nyonin kekkai (女人結界) Site interdit aux personnes impures, principalement dans la tradition shinto mais également bouddhiste à partir du milieu de la période Heian. L'impureté qui, à l'origine, était liée au contact avec un mort, s'étendit progressivement à toutes les femmes à cause du sang menstruel et néonatal. L'interdiction concernait principalement les "montagnes sacrées". Ainsi le Mont Fuji fut fermé aux femmes jusqu'en 1872 et le Mont Omine l'est encore de nos jours.

nyonin-kinsei 女人禁制 littéralement "interdit aux femmes". Notion qui s'inspire du Kojiki (texte cosmogonique shinto rédigé en 712). "L’impureté du sang" est à l’origine de certaines pratiques et enseignements discriminatoires. Ainsi, la présence des femmes dans certains lieux religieux est interdite. Le sutra Kestubon enseigne que les femmes n’ont d’autre issue que "l’enfer de la mare au sang". D’autres textes bouddhiques donnent la possibilité aux femmes d‘atteindre la bodhéité, cependant elles doivent passer par "l’état d’homme" avant d’y accéder (henjonanshi). Encore de nos jours certaines prescriptions et certains tabous sont attachés au corps, notamment en ce concerne l'impureté rituelle des femmes : il leur est interdit de pénétrer dans un temple shintoïste pendant leurs règles, l'accouchement a lieu dans une cabane construite à cet effet. S'appyant sur le Sutra du Lotus, Nichiren affirme qu'il n'y a aucune différence entre les hommes et les femmes en ce qui concerne l'accès à la bodhéité. Ce qu'en dit Nichiren

nyonyo (parfaite ainsité, tathata)

Nyorai (Ainsi-venu, Tathagata)

Nyorai jinriki hon (Pouvoirs miraculeux de l’Ainsi-venu) : XXIème chapitre du Sutra du Lotus

Nyorai juryo hon (Longévité de l’Ainsi Venu) XVIème chapitre du Sutra du Lotus

nyori (principe d'ainsité)

nyoze (Ainsi)

nyudo 入道 (sannyasin). Littéralement "celui qui est entré dans la voie". Moine séculier, un renonçant, laïc retiré qui mène une vie religieuse sans prendre l'habit de moine. A l'origine, synonyme de religieux, ayant quitté la vie séculière. Mais depuis l'époque Heian, le terme désigne ceux qui se rasaient le crâne tout en vivant chez eux et en restant actifs dans la société. On dit également zemmon.

 
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