DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanskrit, pali

C
 
A.B.C.D.E.F.G.H.I .J.K.L.M.N.O.P.Q.R.S.T.U.V.W.X.Y.Z
 
caitya ou chaitya, cetiya. Lieu, édifice sacré chez les bouddhistes et les jaïns, qui est en même temps un stupa et un temple. Seule une catégorie de stupas, les dhatu-chaitya, abritent des reliques.

calamités voir trois calamités

calamité d'invasion par une nation étrangère (takoku-shimpitsu-nan, 他国侵). L'un des sept désastres décrits dans le Sutra Yakushi.

calendrier japonais. Chaque année est désignée par deux noms empruntés à deux systèmes parallèles. L'un compte de dix ans en dix ans ("les dix tiges célestes"), l'autre ("les douze branches terrestres") - de douze en douze. Il existait (avant 1873) plusieurs systèmes de numérotation des années au Japon ; le plus connu est le calendrier basé sur les ères (nenego) de leurs empereurs. Une autre méthode (genka) était basée sur le cycle jupitérien de 60 ans et divisait celui-ci en 12 "branches" (shi) correspondant aux douze animaux du zodiaque, en 5 éléments ou troncs (kan) (bois, feu, terre, métal, eau) considérés comme majeurs (frère aîné -noe) ou mineurs (frère cadet -oto) selon une progression alternée. Le même signe composite revenait tous les 60 ans. La première année de chaque cycle est toujours celle du Rat-bois-majeur : ne-ko-kinoe). Voir le tableau des cycles et le calendrier des ères.

calice de diamant[précepte du] (kongo-hoki-kai, 金剛宝器戒). Précepte qu'il est impossible de briser. Saicho compare l'état de bouddha, ou le véritable aspect de tous les phénomènes (shoho jisso) enseigné dans le Sutra du Lotus à un calice de diamant ; ainsi ce précepte consiste à adhérer au Sutra du Lotus.

calomnie : Ce qu'en dit Nichiren

calomnier le Dharma bouddhique voir dénigrer.

Candrakirti voir Chandrakirti

Candraprabha voir Chandraprabha

Candrasuryapradipa voir Chandrasuryapradipa

canon bouddhique. Ensemble de textes bouddhiques considérés comme les paroles du Bouddha. Initialement composé du Tripitaka, il s'est modifié aux cours des siècles par des ajouts propres aux différents écoles si bien qu'à côté des deux canons pali (theravada et mahayana) s'est constitué un canon chinois comprenant des textes écrits entre le Ier et le Xe s. ainsi qu'un canon tibétain constitué vers le XIIIe siècle et enrichi d'une "Corbeille des tantra". Le canon pali, tel qu'il a été défini par les deux premiers conciles est reconnu par l'ensemble des écoles bouddhiques. Nichiren se réfère généralement au Tripitaka défini par les quatre conciles mahayana.

canon mahayana. Le canon mahayana, tel qu'il existe actuellement, comprend le Sutra de la Guirlande de fleurs (Kegon ), les sutras Agama (sutras theravada des Trois Corbeilles, Agon kyo), les sutras de la Terre pure (Amidakyo, Muryoju, Kammuryoju) les sutras de la Prajna (ou Sutra de la Perfection de la Grande Sagesse, Hannya kyo, Prajnaparamita sutra), le Sutra du Nirvana (Daihatsu Nehangyo Gobun ou Daihatsunehan) et le Sutra du Lotus ainsi que d'autres d'importance variable.

canon pali. Ensemble de textes bouddhiques de la tradition theravada consignés en pali et qui comprend les trois "Corbeilles" (tripitaka)
1. Vinaya Pitaka, règles de conduite pour les moines et les nonnes
2. Sutta Pitaka, sermons du Bouddha
3. Abhidhamma Pitaka, commentaires sur l'enseignement du Bouddha.
Le canon pali est beaucoup plus restrictif que les canons chinois et tibétain. La majorité des écoles mahayana reconnaissent entièrement le canon pali mais lui ajoutent d'autres sutras.

Caractère des dharma [école] voir Hosso shu

caractère provisoire voir provisoire

caractéristiques physiques du bouddha

castes. (varna). Dans l'Inde antique, division de la société en quatre classes :
1.Brahmanes - caste supérieure (élite sacerdotale)
2.Kshatriya - familles princières (guerriers, scribes, setsuteiri 刹帝利)
3.Vaishyas - citoyens ordinaires (paysans, artisans et marchands)
4.Sudras - hommes de basses besognes (travailleurs serviles)
Les castes inférieures se subdivisent en une multitude de sous-castes. Ceux qui sont hors castes sont appelés chandala, actuellement paria (intouchables).

La liste généralement admise des quatre castes  apparaît rarement dans les premiers textes bouddhiques qui mentionnent plutôt trois groupes :  d'abord, les ksatriyas (généralement compris comme des dirigeants) ; ensuite, les prêtres ou les brahmanas ; puis, les maîtres de maison (grhapatis), terme qui désigne les hommes qui occupent des postes permanents financiers et sociaux importants à l’exclusion des deux précédents. En savoir plus Ce qu'en dit Nichiren

Catalogue d'Ecrits bouddhiques. (Naiten-roku, 内典録, abr. de Grand Catalogue d'Ecrits bouddhiques de la Dynastie Tang, Daito-naiten-roku, 大唐内典録). Compilation des textes du canon bouddhique effectuée en 664 par Daoxuan. Il comprend dix volumes.

Catalogue de l'ère Zhen-yuan voir Jogen-shakkyo-roku

catégories [trois]

çatur aryasatya (shatur aryasatya, quatre nobles vérités, quatre vérités, shitai)

causalité (inga, 因果, littéralement cause-effet). Le bouddhisme explique la loi de cause et effet qui opère dans la vie, et qui s’étend aux existences du passé, du présent et du futur. Cette causalité est sous-jacente à la doctrine du karma. Toute cause (in) entraîne un effet (ka). Tout phénomène composé (samskrata) est produit par la réunion temporaire de causes et de conditions (en). Ainsi "produit", le phénomène entraîne à son tour la formation d'autres phénomènes composés qui "naissent" au moment où le premier phénomène "meurt". C'est le cycle du samsara. Les causes formées dans le passé sont manifestées comme effets dans le présent. Les causes formées dans le présent seront manifestées comme effets dans le futur. Le bouddhisme met l'accent sur les causes que chacun crée et accumule dans le présent, car celles ci détermineront son futur. Du point de vue de la pratique bouddhique, la cause représente la pratique de bodhisattvas pour atteindre la bodhéité et l'effet représente la bodhéité. Le bouddhisme du Lotus enseigne que la personne ordinaire et le Bouddha sont de même essence et, par conséquent, que la cause (les neufs mondes-états, ou pratique) et l'effet (la bodhéité, ou le résultat de la pratique) sont non-duels et simultanés. Voir les douze liens causaux
En ce qui concerne le monde, il n'a ni commencement ni fin et il n'y a pas de cause première, pas plus qu'il n'y a de création du monde ou de créateur. C'est le principe de l'immanence générale. Seul l'incomposé échappe à la causalité. C'est le nirvana. La compréhension correcte du principe de causalité est une étape obligée de tout Eveil. Si peu de personnes nient le principe de causalité, dans les faits on confond souvent causalité et corrélation, ouvrant ainsi la porte à toutes les superstitions.
Nichiren lie le principe de causalité à Renge (lotus) qui est au centre de son enseignement. Ce qu'en dit Nichiren

cause et de l'effet [simultanéité de la] (inga-guji, 因果倶時). Principe selon lequel la cause et l’effet, à la fois, existent ensemble et simultanément dans un seul moment de vie. Il contraste avec le concept de non-simultanéité de la cause et de l’effet, ou de la cause et de l’effet tels qu’ils apparaissent dans le monde phénoménal, où il semble y avoir inévitablement un intervalle de temps entre une action et son résultat. Selon le point de vue d’après lequel tous les phénomènes existent dans un seul moment de vie (ichinen sanzen), il ne peut y avoir de distinction entre la cause (in) et l’effet (ka) ; en d’autres termes, la cause et l’effet sont simultanés. Il convient de distinguer l'effet (ka) et la rétribution (ho) qui, elle, apparaît lorsque les conditions (en) sont réunies, sous l'action d'un agent. En effet, dix modalités d'expression de la vie explicitent :
Ainsi est la cause latente (in) [cause interne, cause latente]
Ainsi est la condition (en) [cause externe, agent externe, conditions]
Ainsi est 1'effet (ka) [effet latent]
Ainsi est la rétribution (ho) [effet manifeste]

cause fondamentale, cause primordiale ou principe mystique de la Véritable cause (honnin-myo, 本因妙). Un des dix principes mystiques de l'enseignement essentiel formulés par Zhiyi dans le Hokke Gengi. Ce qui permit à Shakyamuni d'actualiser son Eveil Atemporel. Le terme est utilisé par rapport à celui de Véritable effet ou effet fondamental
(honga-myo)
, Eveil atemporel du Bouddha. Dans le passage du chapitre Juryo* (XVI) Shakyamuni dit  : "J'ai aussi jadis pratiqué les austérités de bodhisattva" Mais Shakyamuni ne dit pas clairement quelles sont ces austérités de bodhisattva. Zhiyi les interprète comme une référence à hosshin (sagesse pure, sans écoulement-anasrava), la première étape de sécurité cinquante-deux étapes, c'est-à-dire l'étape de non-régression qu'il définit comme étant la cause fondamentale de l'Eveil primordial de Shakyamuni. Cependant, le Dharma que Shakyamuni pratiqua pour parvenir au stade de non-régression n'est pas clairement indiqué. Nichiren définit la Véritable cause (Dharma fondamental), qui permet à tous les bouddhas de réaliser leur Eveil comme étant le Dharma Namu Myoho Renge Kyo. Ce qu'en dit Nichiren

Caverne des sept feuilles. (Shichiyokutsu, 七葉, Saptaparnaguha ou Mahavansa Sattapanni). Site près de Rajagriha au Magadha, où, avec le soutien du roi Ajatashatru, se tint le Premier Concile bouddhique dans le dessein de compiler les enseignements de Shakyamuni après son extinction. Shakyamuni y aurait prononcé le sermon où il comparait l'homme à la plante "saptaparna" (sept feuilles) : une fois que la première feuille tombe, on peut facilement enlever les autres, sauf la dernière qui est aussi la tige (la cause).

celui qui est entré sur la voie (nyudo, rudao, sannyasin)

cent huit. Le chiffre 108 est un chiffre sacré, voire magique, fortement connoté ésotériquement : en effet, le pentagone, dans lequel s'inscrit l'homme parfaitement accompli, est construit sur des angles de 108 degrés. Par ailleurs, 108 = (1puissance1) multiplié par (2 puissance 2) multiplié par (3 puissance 3) X 3. Et il se lit aussi comme suit : 1 (le chiffre germe), 0 (le chiffre vacuité) et 8 (le chiffre infini). Est-ce là la raison ? Qui sait ? Toujours est-il qu'il y a 108 Upanishads retenues au canon (alors qu'il y en a, en réalité, entre 250 et 300 ! ), de même que le mala (rosaire) ou le juzu ont 108 grains, que la danse cosmique de Shiva Nataraja est une suite de 108 figures chorégraphiques, que les péchés sont au nombre de 108 pour les tibétains, que le bienheureux Krishna joue avec 108 Gopis, etc. Information fournie par le site http : //www.les-108-upanishads.ch/

cercle de vent. Cercle formé en premier quand un monde prend forme et que des êtres humains apparaissent dans un kalpa de formation. Selon le Kusha Ron, le pouvoir du karma des êtres vivants amène d'abord un petit vent à s'élever dans l'espace. Ce vent se développe et forme un cercle gazeux qui constitue la base d'un monde. Sur ce cercle de vent, un cercle de feu puis un cercle d'or se forment, puis sur eux une terre avec son Mont Sumeru, ses mers et ses montagnes. Ce qu'en dit Nichiren

Cérémonie dans les airs (koku-e, 虚空会). Image symbolique décrite dans le chapitre XI - Tour aux trésors du Sutra du Lotus où on voit apparaître une tour (un stupa en fait), dans laquelle se tient le bouddha Taho qui atteste de la vérité des paroles de Shakyamuni exposant le Sutra du Lotus. Tout ce qui se passe dans le "ciel" indique qu'il s'agit d'un monde psycho-mental. Les airs désignent, en outre, la non-temporalité. Zhiyi analyse cette cérémonie comme la deuxième des Trois Assemblées décrites dans le Sutra du Lotus, au cours de laquelle tous les participants flottent dans l'espace au-dessus du monde saha. Au coeur de cette cérémonie se trouve la révélation de l'Eveil primordial du Bouddha et la transmission de l'essence du Sutra aux bodhisattvas Surgis-de-Terre. Nichiren affirme que le Gohonzon est la concrétisation parfaite de son propre Eveil, et que ce que représentent le Gohonzon et la Cérémonie dans les Airs ne sont, dans leur essence, qu'une seule et même chose. Ce qu'en dit Nichiren

cérémonie d'ordination. Au Japon, la première cérémonie d'ordination selon les enseignements mahayanas fut instaurée par Saicho. La première ordination eut lieu au temple Takaosan-ji en 805. Huit moines, parmi lesquels Dosho et Shuen reçurent les préceptes de la manière préconisée dans le Sutra Bommo : dix préceptes majeurs et quarante-huit préceptes mineurs. Auparavant les ordinations selon les enseignements hinayana avait lieu aux temples Todai-ji à Nara, Yakushi-ji dans la province de Shimotsuke et Kanseon-ji, dans la province de Tsukushi.

cérémonie d'onction voir abhisheka

cérémonie d'ouverture des yeux (kaigen kuyo) voir ouverture des yeux

cérémonie du lâcher en liberté (hojo-e, 放生会). Cérémonie bouddhiste qui consiste à libérer les êtres vivants, tels que poissons, oiseaux, etc., de la captivité. Cette pratique traduit la compassion à l'égard de tout ce qui vit. Elle a été introduite au Japon pendant le règne de l'empereur Bidatsu (572-585).

cérémonies et services rituels du bouddhisme Nichiren pratiqués en Europe. Nous indiquons uniquement les cérémonies principales de la Nichiren Shoshu, et de la Nichiren Shu)
- gantan gongyo : gongyo du Jour de l'an - 1er janvier
- otanjo-e : naissance de Nichiren - 16 février
- higan-e du printemps : équinoxe de printemps - autour du 21 mars
- risshu-e : commémoration de la fondation de l'Ecole - 28 avril
- urabon-e : cérémonie pour les défunts - 15 juillet
- higan-e d'automne : équinoxe d'automne - autour du 22 septembre
- oeshiki : mort de Nichiren 13 octobre
- oko : expression de gratitude envers Nichiren et ses successeurs (7, 13, 15 de chaque mois)
La Nichiren Shoshu rend un hommage particulier à Nikko, Nichimoku et Nanjo Tokimitsu alors que la Nichiren Shu honore le passage en parinirvana de Shakyamuni le 15 février.

chaîne causale voir douze liens causaux

chakra (littéralement, roue, cercle) Un des sept joyaux qui viennent spontanément dans la main d'un Chakravartin. Voir roue du Dharma.

chakras Centres d'énergie décrits dans le Kundalini yoga. Leur utilisation est propre au Vajrayana et dans une moindre mesure dans le Shingon. Les bouddhismes chinois et japonais accordent une importance particulière au 2ème chakra : qi, tanden. Le bouddhisme du Lotus ne nie pas le concept mais le réserve à la médecine, considérant que les "88 000 chakras" décrits par les textes anciens désignent le corps/esprit/environnement indivisible.

Chakravada (Cercle de Fer, Tetchi-sen ou Tetsurini-sen, 鉄囲山・鉄輪囲山). Huitième et dernier rang concentrique qui entoure les sept rangs en or du Chakravalas.

Chakravala (Enceinte de Fer) Chaîne de montagnes qui entourent le Mont Sumeru. Dans la traduction chinoise du Sutra du Lotus cette chaîne est appelée Jingang shan (Monts de Diamants, Kongosen)

Chakravalas. Dans la cosmologie indienne, sept chaînes de montagnes en or en rangs concentriques, entre lesquels se trouvent sept mers parfumées ; au centre se trouve le Mont Sumeru.

Chakravartin voir Roi-qui-fait-tourner-la-Roue-de-la-Loi

chamanisme. Méthode permettant d'utiliser les états de conscience modifiés pour trouver des solutions à des problèmes et pour soigner. Les chamans furent les premiers guérisseurs ; ils étaient tout à la fois conseillers spirituels, sages et visionnaires.

champaka (sempuku-ju, 瞻蔔樹). Arbre au bois parfumé, dont les feuilles sont d'un vingtaine de centimètres de long et qui donne des fleurs de couleur blanche ou dorée.
.

Chan 禪 voir Zen ; Trois écoles de Chine du Sud et les sept écoles de Chine du Nord ; cinq écoles Chan

Chandaka, Channa (Shanoku, 車匿). Serviteur de Shakyamuni à l'époque où celui-ci n'avait pas encore renoncé à la vie séculière. D'après la légende, la nuit où Shakyamuni décida de quitter Kapilavastu pour mener une vie religieuse, Chandaka l'accompagna, tenant son cheval Kanthaka par la bride. Après avoir parcouru une certaine distance en direction du sud, Shakyamuni se serait coupé les cheveux, aurait remis ses bijoux à Chandaka et l'aurait renvoyé à Kapilavastu en le chargeant d'annoncer qu'il ne reviendrait qu'après avoir atteint son but. Lorsque Shakyamuni fut parvenu à l'Eveil, Chandaka devint son disciple. Mais, du fait de son arrogance, il ne parvint pas à s'entendre avec les autres moines. Pourtant, on dit que après la mort du Bouddha, il aurait suivi Ananda et serait parvenu au stade d'arhat. Ce qu'en dit Nichiren

chandala (sendara, 旃陀羅). Classe d'"intouchables" qui, dans l'ancien système de castes indien, se situait au-dessous de la plus basse des quatre castes. C'est aux personnes de cette classe qu'incombaient les tâches de manier les cadavres, d'égorger les animaux et, d'une manière générale, toutes les activités liées à la mise à mort de créatures vivantes. Nichiren, né dans une famille de pêcheurs, déclara appartenir lui-même à cette caste. Il faut toutefois nuancer cette déclaration, la hiérarchisation de la société japonaise en "castes" étant de loin postérieure à Nichiren. Il est beaucoup plus probable que ses parents étaient assez respectés par les seigneurs de leur village pour qu'ils prennent en charge l'éducation du jeune Zenichi maro. Voir la vie de Nichiren.

chandana voir santal

Candra voir Gatten

Chandrakirti. ou Candrakirti (Gessho, 月称)(600–c. 650), supérieur du monastère de Nalanda, disciple et commentateur de Nagarjuna. L'école Prasangika le reconnaît comme son fondateur. Il fut célèbre pour le plus long débat religieux qu'il mena contre Chandragomin (un partisan du système Cittamatra d'Asanga) à l'université de Nalanda. Ce débat se poursuivit durant sept ans sans que l'un l'emporte sur l'autre.

Chandraprabha ou Chandrayashas 1. (Gakko-daijin, 月光大臣 ou Gassho-daijin, 月称大臣). D'abord ministre de Bimbisara puis celui d'Ajatashatru. Lorsque ce dernier tua son père et voulut tuer sa mère, il s'unit à Jivaka pour l'en empêcher. Cependant, quand le roi souffrit de plaies purulentes sur tout le corps, Chandraprabha lui conseilla d'aller voir un maître non-bouddhiste, augmentant ainsi son opposition au Dharma. Ce qu'en dit Nichiren

Chandraprabha ou Candraprabha 2. (Gakko-bosatsu, 月光菩`, Moonlight Bosatsu). Un des deux bodhisattvas qui assistent le bouddha Yakushi en se tenant sur sa droite ; l'autre étant Suryaprabha (Nikko-bosatsu), sur sa gauche. Chandra signifie lune et prabha, lumière. Un sanctuaire lui est dédié à 70 km de Varanasi.

Chandrasuryapradipa Chandra-Surya Pradipa, Candra-Suryapradipa, Nichigatsu-tomyo-butsu, 日月燈明仏 (Lampe-brillante-du-Soleil-et-de-la-Lune ou Luminaire-de-Soleil-et-de-Lune, Eclat du soleil et de la lune, Riyueqingmingde, Pure and Bright Excellence of Sun and Moon, Sun-Moon-Light). Le soleil symbolise la prajna, la lune, le samadhi* et la lampe est là pour éclairer les autres (les mener à l'Eveil). Bouddha que l'on disait apparu dans le passé illimité pour enseigner le Dharma correct. Le chapitre I du Sutra du Lotus mentionne vingt-mille bouddhas qui apparurent les uns après les autres par le passé, portant tous le même nom, Chandrasuryapradipa. Le dernier bouddha Chandrasuryapradipa enseigna le Sutra du Lotus au bodhisattva Varaprabha (Myoko), incarnation du bodhisattva Manjushri dans une vie précédente. Après la mort de ce bouddha, Varaprabha continua à croire dans le Sutra du Lotus. Les huit fils de Chandrasuryapradipa, nés avant que leur père n'entre en religion, pratiquèrent sous les conseils de Varaprabha jusqu'à l'atteinte de la bodhéité. Le dernier d'entre eux à y parvenir fut appelé le bouddha Dipamkara (Nento).

Chang'an voir Xi'an

changer le poison en élixir (hendoku iyaku, 変毒為薬). Principe de transformation des difficultés, défauts et souffrances en bienfaits, par l'utilisation de l'enseignement bouddhique. Ce principe fut exposé par Nagarjuna pour qui le Sutra du Lotus est un grand médecin. Hendoku iyaku vient s'ajouter au principe de bonno soku bodai (les passions mènent à l'Eveil) qui engageait le pratiquant non pas à éradiquer les désirs mais à s'en servir comme d'un moteur pour un développement harmonieux de la personnalité. Hendoku iyaku met l'accent sur l'inclusion mutuelle des 10 états. Dans la souffrance existe, à l'état latent, la bodhéité qu'il s'agit de faire apparaître. Voir le côté positif de toute chose, avoir une attitude optimiste face à la vie est certes très appréciable mais cela ne suffit pas. Hendoku iyaku exige des efforts constants et demande beaucoup de sagesse, et une grande énergie vitale. Celles-ci viennent de la pratique bouddhique qui s'appuie sur les paramita. Ce qu'en dit Nichiren

Chan-dao (Zendo)

Changbuqing pusa (Bodhisattva Toujours Sans Mépris, Jofukyo bosatsu bon) XXème chapitre du Sutra du Lotus

Chan-wu-wei (Zenmu, Shubhakarasimha)

chapitre [un] et deux moitiés

chapitres du Sutra du Lotus : Le Sutra du Lotus comprend vingt-huit chapitres. Les quatorze premiers forment la partie dite de la doctrine préparatoire et les quatorze derniers la doctrine essentielle.
I - Prologue (Jo hon,
序品, Xu pin)
II -
Moyens appropries ( Expédients salvifiques, Hoben pon, 方便品, Fangbian pin) (note sur la traduction)
III - Parabole (Hiyu hon, 譬諭品, Piyu pi)
IV - Croire et comprendre (Shinge hon, 信解品, Xinjie pin)
V -
Parabole des herbes médicinales (Parabole des simples, Yakuso yu hon, 藥艸諭品, Yaocao yu pin)
VI -
Octroi de la Prédiction (Annonce, Juki hon, 授記品, Shouji pin)
VII - Parabole de la cité illusoire
(Parabole de la ville imaginaire, Kejoyu hon, 化城諭品, Huacheng yu pin)
VIII - Cinq cents disciples reçoivent la Prédiction (Gohyaku deshi juki hon, Wubai dizi shouji pin)
IX - Prédiction conférée aux apprentis et à ceux qui n’ont plus à apprendre (Jugaku mugaku Ninki hon
, 授學無學人記品, Shouxue wuxue ren ji pin)
X- Maître du Dharma (Hosshi bon, 法師品, Fashi pin)
XI - Tour aux Trésors  (Vision du Précieux stupa, Ken Hoto bon, 見寶塔品, Jian baota pin,
Stupa-sam-darsana)
XII - Devadatta (Daibadatta hon, 提婆達多品, Dipodaduo pin)
XIII - Exhortation à la sauvegarde ou Exhortation à pratiquer (Kanji hon, 勸持品, Quanchi pin)
XIV -
Pratiques paisibles (Pratique commode, Anrakugyo hon, 安樂行品, Anyuexing pin)
XV - Surgis-de-Terre ou Sortis de la Terre (Juji Yujutsu hon, 從地涌出品, Congdi yongchu pin)
XVI - Longévité de l’Ainsi-Venu (Durée de la vie) (Nyorai Juryo hon, 如來壽量品, Rulai shouliang pin)
XVII - Discernements des bienfaits ou Détail des mérites (Fumbetsu kudoku hon ou Kambotsu, 分別功德品, Fenbie gongde pin, Punya-paryaya)
XVIII - Bienfaits de la joie conséquente (Zuiki kudoku hon, 随喜功德品, Suixi gongde pin, Anumodana-punya-nirdesha)
XIX - Bienfaits du Maître du Dharma (Hosshi kudoku hon, 法師功德品, Fashi gongde pin,
Dharmabhanaka-anusamsa)
XX - Bodhisattva Fukyo (Toujours-Sans-Mépris, Jofukyo bosatsu bon, 常不軽菩`品, Changbuqing pusa, Sadaparibhuta)
XXI - Pouvoirs supranaturels des Ainsi-venus (Nyorai Jinriki hon, 如來神力品, Rulai shenli pin)
XXII - Passation (Zokurui hon, 屬累品, Zhulei pin)
XXIII - Conduite originelle du bodhisattva
Yakuo (Roi des remèdes, Yakuo bosatsu honji hon, 藥王菩薩本事品, Yaowang pusa benshi, Bhaichajyaraja)
XXIV - Bodhisattva Son-Merveilleux (Myoon bosatsu hon,
観世音菩` 品・観音品, Miaoyin pusa pin, Gadgadasvara)
XXV - Porte universelle du bodhisattva Avalokiteshvara Kanzeon (Contemplateur des sons du monde, Kanzeon bosatsu Fumon hon, 觀世音菩薩普門品, Guanshiyin pusa pumen pin, Avalokiteshvara)
XXVI - Dharani (Formules détentrices, Darani hon, 陀羅尼品, Tuoluoni pin)
XXVII - Conduite originelle du roi Ornement Merveilleux (Myoshogonno honji hon, 妙荘嚴王本事品
, Miaozhuangyanwang benshi pin, Shubhavyuha)
XXVIII - Exhortation du bodhisattva Fugen (Fugen bosatsu Kambutsu hon,
普賢菩`勧発品, Puxian pusa quanfa pin, Samantabhadra)
Lire le résumé des chapitres Lire le Sutra du Lotus

chariot tiré par un grand boeuf blanc (daibyaku-gosha, 大白牛車). Chariot orné de toute sorte de joyaux et tiré par un grand boeuf blanc. Il apparaît dans la parabole des trois chariots et la maison en feu dans le chapitre III du Sutra du Lotus.. Pour inciter ses enfants à quitter une maison en flammes dans laquelle ils sont absorbés par leurs jeux, leur père, un homme fortuné, leur dit que dehors les attendent trois sortes de chariots qu'ils désirent depuis toujours : l'un tiré par un mouton, l'autre tiré par un daim et le troisième tiré par un boeuf. Mais, lorsqu'ils sortent en courant de la maison, il leur offre un chariot beaucoup plus beau, tiré par un grand boeuf blanc, qui les attend devant la grille de la maison. L'homme fortuné représente le Bouddha ; la maison en feu, ce monde saha ; et les enfants, toute l'humanité. Les trois sortes de chariots représentent les trois véhicules provisoires (auditeurs-shravakas, pratyekabuddhas, bodhisattvas), tandis que le chariot tiré par le grand boeuf blanc symbolise le Véhicule unique, le Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren.

chef de famille voir griha-pati

Chen (dynastie) 陳朝 (Chen chao) (557-589). Quatrième et dernière des dynasties du Sud. Elle fut détruite par la dynastie Sui.

Chen Shubao (陳叔寶) (553-604) ou Chen Houzhu (陳後主). Cinquième et dernier souverain de la dynastie Chen, (557-618) lors de la période des dynasties du Nord et du Sud. Chen Shubao était plus intéressé par la littérature et les femmes que par les affaires de l'Etat. Pourtant Nichiren le loue pour son attitude face à Zhiyi : "De même, l'empereur de la dynastie Chen, qui écarta les Trois écoles du Sud et les sept écoles du Nord, et s'appuya sur le Maître du Dharma Zhiyi, et l'empereur Kammu, qui préféra le Maître du Dharma Saicho aux moines éminents des six écoles, sont, de nos jours encore, respectés pour leur sagesse". (réf)

Cheng (Tch'eng) voir Zhou Cheng.

Cheng Han, 成汉 ou 成漢 (303 ou 304 à 347). Etat des Seize Royaumes en Chine. Il représentait deux Etats : le Cheng et le Han.

Cheng-guan (Ts'ing leang, Ch'ing-liang, Chokan, 澄観), (738-839). Quatrième patriarche de l'école Huayan zhong (Kegon) dans la Chine des Tang. A l'âge de onze ans, il entra dans la vie religieuse et étudia les enseignements des écoles Ritsu et Sanron, y compris le Sutra du Lotus.
Il pratiqua aussi la méditation de Zhiyi sous la direction de Zhanlan. Plus tard, il se convertit au Sutra Kegon et donna des cours sur ce sutra au temple Qingliang-si et écrivit divers commentaires au nombre desquels le Kegongyo Sho (738-839). Cheng-guan s'appropria le principe d'ichinen sanzen et prétendit qu'il était implicite dans le passage du Sutra Kegon : "l'esprit est un peintre de talent". Il alla jusqu'à affirmer que ce principe d'ichinen sanzen était également révélé dans le Sutra Kegon, Mais bien qu'il prétendît avoir compris le principe d'ichinen sanzen, il nia que les êtres non-sensitifs puissent avoir l'état de bouddha. Ce qu'en dit Nichiren

Cheng Tang voir Shang Tang

Cheng-xuan. Lettré de la dynastie des Han postérieurs, qui écrivit des commentaires sur le Classique de la Piété filiale.

Chenzhen (Tch'en Tchen, Ch'en Chen, Chinshin, 陳鍼). Officier au service de la dynastie Liang (502-557). Frère aîné de Zhiyi, il s'opposa longtemps à l'entrée de ce dernier dans les ordres, car n'ayant plus de famille, les deux frères étaient très proches. Devant l'insistance de Zhiyi, il finit par céder. Un devin lui prédit qu'il allait mourir avant la fin du mois mais en pratiquant la méditation selon les enseignements de Zhiyi il a prolongé sa vie de quinze ans. Ce qu'en dit Nichiren

Chiguo tianwang (roi céleste Gardien du Pays, Jikoku tenno, Dhrtarastra devaraja)

Chiho (coréen Chipong). Moine originaire de Silla, Etat de la péninsule de Corée, qui se rendit d'abord au Japon, puis en Chine des Tang avec Chiran et Chiyu pour y étudier la doctrine Faxiang (Hosso) sous la direction de Zhizhou. De retour au Japon, il s'installa au temple Gango-ji et se consacra à la propagation de la doctrine Rien-que-conscience. Ce qu'en dit Nichiren

Chikugo (Nichiro)

chikusho (animaux, xysheng, tiryag)

chimaki. Boulettes de riz enroulées dans des feuilles de bambou.

Chinchamanavika ou Chincha (Sensha ou Sensha-nyo, 旃遮・旃遮女). Femme de caste brahmanique qui calomnia Shakyamuni. Selon le Kokigyo (Sutra des Vies antérieures), Chinchamanavika attacha une marmite sous sa robe et déclara publiquement qu'elle était enceinte de Shakyamuni. Mais le dieu Taishaku, se changeant en rat, se glissa sous sa robe et rongea la corde qui maintenait en place la marmite qui tomba, dévoilant ainsi la supercherie ; puis la terre s'ouvrit et Chinchamanavika tomba vive en enfer. Cette calomnie fait partie des neuf grandes épreuves endurées par Shakyamuni.

chintamani voir joyau

Chinzei voir Kyushu

Chipong voir Chiho

Chishaku 智積 1 [prince](Jnanakara, Zhiji, Accumulated Wisdom prince). L'aîné des seize fils du bouddha Daitsu de la parabole de la cité fantasmagorique du chapitre VII du Sutra du Lotus. Chishaku signifie "Accumulation du savoir". Dans le lointain passé de sanzen-jitengo, le bouddha Daitsu enseigna le Sutra du Lotus à ses seize fils. Ses fils enseignèrent alors le Sutra à des personnes dont certaines atteignirent l'Eveil. Ces personnes font partie du premier groupe. Le second groupe comprend ceux qui ont adopté la foi en ce Sutra à cette époque mais l'abandonnèrent plus tard en acceptant les enseignements moins élevés du bouddhisme du Hinayana. Cependant, ces personnes entendirent de nouveau le Sutra du Lotus et atteignirent l'Eveil, lorsque le seizième fils apparut en Inde en tant que Bouddha Shakyamuni. Le troisième groupe comprend ceux qui ont entendu le Sutra du Lotus dans sanzen-jitengo mais n'y ont pas cru et n'ont pas pu atteindre la bodhéité, même en renaissant à la même époque que le bouddha Shakyamuni. Ce qu'en dit Nichiren

Chishaku 智積 2 [bodhisattva](Prajnakuta, Zhij, Accumulated Wisdom bodhisattva). Nom d'un bodhisattva, mentionné dans le chapitre Devadatta, comme un disciple du bouddha Taho. Ce qu'en dit Nichiren

Chisho, 智証 voir Enshin

cho. Unité de mesure ancienne, définie de diverses manières, notamment comme la longueur de la rue principale d'un village de quelques maisons. Environ 200 m. Selon d'autres sources, unité de longueur d'environ 108m, ou unité de surface de 98 ares.

Chokan voir Chengguan

chokusen : dans la période de Kamakura, édit ou ordre impérial, à distinguer de mi-kyosho, décret du shogun.

Choraku-ji 長楽寺. Temple qui aurait été fondé par Ennin (Jikaku).

Chosho-ji 長勝寺 (Ishii-zan Chosho-ji). Temple fondé en 1263 par Nagakatsu Ishii (Ishii Saburo Chosho). A l'origine, c'était l'emplacement du temple Honkoku-ji où Nichiren a pu se réfugier à son retour d'Izu. Le Honkoku-ji ayant été transféré à Kyoto, Nissei construisit en 1345 le temple Chosho-ji, en l'honneur du seigneur Nagakatsu, fidèle disciple de Nichiren. La cour est célèbre par une statue de Nichiren entourée des Quatre Grands rois du ciel.

Chou (dynastie) voir Zhou

chronologie des religions : voir le tableau synoptique

chu (vérité du milieu)

Chu-agon gyo, 中阿含経. Anthologie des sutras Agama moyens. Un des quatre sutras chinois Agon (Agama). Il fut traduit de 397 à 398 par Samghadeva. Il s'agit d'une compilation de 222 sutras de moyenne longueur dont le premier, le Sutra Zempo (Sutra de la Bonne Loi), énonce les sept conditions permettant à un moine de se libérer des désirs terrestres ; le Sutra Senyu (Sutra de la Parabole de la Flèche), qui relate la parabole de la flèche empoisonnée, fait également partie du sutra Chu-agon, qui correspond au texte pali Majjhima-nikaya. Ce qu'en dit Nichiren

Chuai Tenno 仲哀天. Quatorzième empereur (192-200 ? ) semi-mythique, fils du prince Yamatotakeru et donc petit-fils de l'empereur Keiko. Sa femme Jingu Kogo, elle aussi considérée comme semi-mythique, aurait mené une guerre contre la Corée. Nichiren en fait le père de Hachiman. Ce qu'en dit Nichiren

Chuben Gikyo ou Chuben Gikyo Sen (Miroir sur le Sens du Milieu et de l'Extrême) Oeuvre de Tokuichi où il attaque Zhiyi par la phrase : "Dis-nous, Zhiyi, de qui donc es-tu le disciple ? Avec une langue longue de moins de trois pouces, tu dénigres les enseignements prononcés par la longue et large langue du Bouddha ! " L'oeuvre est actuellement perdue mais certains passages sont cités par Saicho dans son  "Essai sur la protection de la nation" (Shugo Kokkai Sho).

chudo voir voie du milieu

Chugan-ron-sho, 中観論疏 (Annotations sur le Madhyamaka-karika). Commentaire de Jizang (549-623) de l'oeuvre de Nagarjuna sur la voie du milieu.

Chukyo (1218-1234). Enfant-empereur du Japon en 1221. Il succède à Juntoku mais doit rapidement céder la place à Go-Horikawa.

Chunda ou Cunda ou Chundaka (Shuda, Junda, 純陀, Zhoutuo). Métallier (note) du village de Pava qui offrit à Shakyamuni le dernier repas avant son parinirvana. Selon le Sutra Jo-Agon, alors que Shakyamuni se trouvait dans ce village, Chunda l'entendit prêcher les enseignements qui furent ultérieurement compilés dans le Sutra du Nirvana. Touché et ravi, il invita chez lui le Bouddha et ses moines et leur prépara un repas spécial (de sukara-maddava* ). Comme bienfait résultant de cette offrande, on dit qu'il parvint à s'éveiller au fait que rien ne naît ni ne meurt dans le domaine des phénomènes (musho honin). Après avoir quitté la maison de Chunda, le Bouddha se rendit à Kushinagara où il mourut dans le bosquet d'arbres shala. Pensant que Chunda pourrait être blâmé pour avoir causé sa maladie, le Bouddha a expliqué : "Il y a deux offrandes de nourriture qui surpassent toutes les autres. La première est l'offrande juste avant l'Eveil et la seconde juste avant le parinirvana". A ne pas confondre avec Cunda, le disciple de Shakyamuni Lire le récit du dernier repas de Shakyamuni dans Mahaparinibanna sutta. Ce qu'en dit Nichiren.

Chu Ron ou Chuju or Churonju ou Chu-ro, 中頌・中論頌・中論 (Stances du Milieu ou La doctrine de la Voie du milieu, Madhyamaka-karika). Ouvrage en 450 stances divisées en 27 chapitres de Nagarjuna, traduit en chinois par Kumarajiva en 409. Nagarjuna y attaque l'affirmation de l'école Sarvastivada que les dharmas ou éléments de l'existence sont réels, et soutient le concept de non-substantialité (ku), sur la base des sutras Hannya. Le Chu Ron débute par huit négations : il n'y a ni naissance, ni extinction, ni cessation, ni permanence, ni uniformité, ni diversité, ni allée, ni venue. En niant tous les concepts possibles, on peut arriver à la notion de "vide" ou de "non-substantialité" qui est le cœur de la philosophie bouddhique.Nagarjuna explique que les phénomènes n'ont aucune nature individuelle fixe et sont "vides" ou sans substance parce qu'ils ne naissent et ne disparaissent qu'en vertu de leur relation avec d'autres phénomènes (origine interdépendante). Cette non-substantialité, qui ne peut être définie ni comme existence ni comme non-existence, est appelée Voie du milieu (chudo). Cette idée de non-substantialité formulée par Nagarjuna devint la base théorique du Mahayana et exerça une très grande influence sur son développement ultérieur. Le Chu Ron était l'un des textes principaux de l'école Madhyamika en Inde et en Chine, il devint l'un des trois textes de base de l'école San-lun (Sanron). Ce qu'en dit Nichiren

chutai voir triple vérité

Chuzan Daitoku. Moine de l'école Hosso au Xe siècle. Il étudia sous la direction de Kusei, au temple Kofuku-ji, et excella dans les débats. En 963, quand l'empereur Murakami invita des moines érudits de diverses écoles à un débat religieux, la participation de Chuzan fut remarquée lors d'une joute oratoire avec Ryogen du Mont Hiei, contribuant au prestige de l'école Hosso. Plus tard, il entra au Mont Kumano et fit des exposés sur le Sutra Hannya Shin

Ci-an (Ts'eu-ngan). Personnage d'une légende chinoise. Voyant une grue jaune (sai, grand oiseau imaginaire dont on disait en Chine qu'il pouvait voler jusqu'à mille milles en portant un ermite sur son dos), mise en vente sur le bord d'une route, il fut pris de pitié pour elle et offrit ses vêtements pour la libérer en échange. Quand il mourut, la grue vola jusqu'à sa tombe et répéta son nom sans cesse pendant trois ans. Avec, pour résultat, qu'il finit par revenir à la vie. Ce qu'en dit Nichiren

ciel ou monde-état céleste (ten, 天 ou tenkai, 天界, deva loka). Le sixième des dix mondes, celui des dieux. Dans la pensée bouddhique, il ne s'agit nullement d'un paradis. Ciel est le plus souvent synonyme de "monde psycho-mental". Les divinités sont des fonctions psychiques que C.G. Jung qualifierait volontiers de numineuses ou archétypiques. Ces fonctions psychiques ne sont pas soumises aux souffrances propres au monde des hommes mais elles ne sont pas immortelles. Les deva, dragons, et autres entités psychiques des huit groupes subissent les cycles de vies/morts. Les "dieux" trop primitifs meurent et sont remplacés par d'autres, tout comme les démons, si caractéristiques parfois d'une époque donnée. A l'origine, on divisait le royaume du Ciel en vingt-huit sections : les six ciels du monde du désir, les dix-huit ciels (certaines sources en donnent seize ou dix-sept) du monde de la forme et les quatre ciels du monde du sans forme. Quand on considère le Ciel comme le symbole d'un état de vie, ces divisions du monde en trois plans peuvent représenter diverses sortes de joies. Ainsi, la joie dans le monde du désir est le ravissement ressenti quand les désirs immédiats sont satisfaits. La joie dans le monde de la forme correspond à la santé physique, la force et la sensation de bien-être. La joie dans le monde du sans forme est une joie ou une satisfaction spirituelle. Les joies de l'état céleste, quelles qu'elles soient, sont passagères et vulnérables face aux circonstances extérieures. (Voir le tableau des 10 mondes et l'article tien-tai sur le monde céleste). Ce qu'en dit Nichiren

ciels de la mythologie indienne. (Vingt-huit ciels).
Au centre du monde se trouve le Mont Sumeru, la demeure d'Indra, puis viennent les trois mondes ou trois plans (désirs, forme, sans-forme) dont chacun est divisé en un certain nombre de ciels.
Le plan du désir
(Kamadhatu), le plus proche du centre, est divisé en six ciels qui sont censés se trouver entre la Terre et le Ciel de Brahma. Ce sont : 1) le ciel des Quatre Rois célestes (Shio ten, Chatur-maharaja-kayika) Le Ciel des Quatre Rois célestes est situé à mi-chemin du sommet du Mont Sumeru et le sommet du Ciel des Trente-trois Dieux.
2) le ciel des trente-trois divinités
(Tori ten ou Sanjirsanten, daolitian, tavatimsa ou Trayastrimsha.
3) le ciel de Yama (Yama ten, Yama)
4) le ciel de Satisfaction (Tosotsu ten, Tushita)
5) le ciel où l'on naît dans la Joie ou ciel de la joie spontanée (Rakuhenge ten ou Keraku ten, 化楽天・楽変化天, Nirmanarataya)
6) le ciel de Mara, le Roi-Démon (Takejizai-ten, Paranirmita-vashvartin)
Le plan de la forme
(Rupadhatu) est divisé en quatre ciels de méditation (subdivisés en 18)
Le plan du sans-forme (
Arupadhatu) est divisé en 5 ciels de pureté ou, selon d'autres listes, en 4 royaumes immatériels. Voir le schéma des 33 ciels. En savoir plus

ciel de Brahma voir séjour de Brahma

ciels de méditation [quatre] ou ciels dhyana, ou quatre dhyanas (shi-zenjo, 四禅定, chatur-dhyana). Ils se subdivisent une première fois en en trois : 1) Les quatre méditations du plan de la forme (rupa-dhatu) 2) Les quatre méditations du plan du sans-forme (arupa-dhatu) 3) La cessation (nirodha samapatti) (Voir le détail dans l'article de Johnson sur les ciels de méditation). Quand, en passant par les quatre niveaux de la méditation, on s'est libéré des illusions du monde du désir, on peut renaître dans ces quatre ciels de méditation. Ils se subdivisent encore en dix-huit ciels (juhachi-ten, 十八天) de la façon suivante :
- premier ciel : Ciel Brahmaparshadya (Bonshuten), Ciel Brahmapurohita (Bompoten), Ciel Mahabrahman (Daibonten)
- deuxième ciel : Ciel Parittabha (Shokoten), Ciel Apramanabha (Muryokoten), Ciel Abhasvara (Ko'onten)
- troisième ciel : Ciel Parittashubha (Shojoten), Ciel Apramanashubha (Muryojoten), Ciel Shubhakritsna (Henjoten)
-quatrième ciel : Ciel Anabhraka (Muunten), Ciel Punyaprasava (Fukushoten), Ciel Brihatphala (Kokaten), Ciel Asamjnin (Musoten), Ciel Avriha (Mubonten), Ciel Atapa (Munetsuten), Ciel
Sudrisha (Zengenten), Ciel Sudarshana (Zenkenten), Ciel Akanishtha (Shikikukyoten). Ce qu'en dit Nichiren

ciels de pureté [cinq] (go jogoten, 五浄居天, shuddhavasa). Les cinq ciels les plus élevés dans le monde du sans forme (arupadhatu), où renaissent ceux qui atteignent la troisième étape de la bodhéité, shomon (celle du non-retour). On dit qu'il n'y a ni vent ni courants violents dans ces ciels, si bien que les fleurs des arbres ne s'envolent jamais, pas plus qu'un feu ne s'y éteint. Ce qu'en dit Nichiren

ciel de Yama, (Yama-ten 夜摩天). Le troisième des six ciels du monde du désir. Ce ciel est toujours illuminé et ses habitants connaissent la satisfaction des cinq désirs. Il est situé à quatre-vingt mille yojanas au-dessus du ciel Trayastrimsha qui se trouve au sommet du Mont Sumeru. Il mesure 80000 yojanas de chaque côté et comprend 32 royaumes. La durée de vie des habitants de ce ciel serait de 2000 ans, dont chaque jour correspondrait à 200 ans du monde humain. Le seigneur de ce ciel, Yama, fut, à l'origine, un dieu aryen et apparaît dans les vedas. Plus tard, il fut considéré comme le juge des morts et le maître de l'enfer.

ciel des Quatre Rois célestes (Shio-ten, 四王天, Catur-maharaja-kayika). Demeure des Quatre Rois célestes, située à mi-chemin du sommet du Mont Sumeru. L'un des six ciels du Monde des désirs.

ciel Trayastrimsha (Tori-ten, f利天, 忉利天, Daolitan, Heaven of the thirty three). Ciel des trente-trois divinités ; deuxième des six ciels du monde des désirs, qui est le premier plan du Monde des trois plans. Ce ciel est situé sur un plateau au sommet du Mont Sumeru. où les trente-trois divinités, y compris Taishaku, étaient censées résider. Taishaku régnait de son palais au centre, tandis que les trente-deux divinités vivaient sur quatre pics montagneux, huit divinités par montagne, chacune de ces montagnes étant située à l'un des quatre coins du plateau. Leurs noms sont énumérés dans le Sutra Shobonen (Sutra de la Méditation sur le Dharma correct) On prête aux êtres qui y vivent une durée de vie de mille ans ; et chaque jour qui s'y écoule est l'équivalent de cent ans dans notre monde saha. Voir l'analyse dans le Tien-tai. Ce qu'en dit Nichiren

ciel Tushita (Tosotsu-ten ou Toshita-ten, 兜率天・覩史多天). Dans la cosmologie indienne, quatrième des six ciels du monde du désir auxquels il est fait allusion dans le Daichido Ron de Nagarjuna et dans le Kusha Ron de Vasubandhu. "Ciel de satisfaction" où les bodhisattvas séjournent, avant leur dernière renaissance dans le monde, pour atteindre la bodhéité. Ce ciel comprend une cour intérieure et une cour extérieure. Dans la première cour résiderait le bodhisattva Maitreya où il prêche le Dharma à des êtres célestes. D'après la légende, c'est de ce ciel qu'est descendu Shakyamuni pour s'incarner dans le sein de Maya. Ce qu'en dit Nichiren

Cien (Ts'eu-ngen) (Jion, 慈恩), (632 - 682), ou Dasheng Ji, de son vrai nom Kui-ji (K'ouei-tsi). Cien-si 慈恩寺 est le nom du temple où Kui-ji a vécu. Il fut le principal disciple du fameux moine pèlerin Xuanzang (602 - 664), avec qui il effectua des traductions du sanskrit en chinois, notamment le Joyuishiki Ron. Il propagea comme ce dernier, l'enseignement de l'école Faxiang (Hosso), qui se réfère à la doctrine du Rien-que-conscience, héritée du courant indien des Yogacarin. Son oeuvre la plus connue est le Hokke Genzan. Ce qu'en dit Nichiren

cinq afflictions voir cinq troubles

cinq actes sans rémission voir cinq forfaits.

cinq Agama (go-bu, 五部). Cinq fascicules de l'Agama pali, ou la partie sutra du canon de l'Ecole du Sud (Theravada). Voir Sutra Agama. Ce qu'en dit Nichiren

cinq agrégats ou cinq composants (forme, sensation, conceptualisation, volition et conscience), (goon ou go-un, 五陰, ・五, panca skandha, khandhas). Cinq groupes de phénomènes (matière corporelle, fonctions biologiques et mentales) qui s'unissent temporairement pour former un être vivant individuel.
-
La forme (shiki, 色, rupa) est l'aspect physique de la vie et comprend les cinq organes des sens : les yeux, les oreilles, le nez, la langue et le corps, par lesquels chacun perçoit le monde extérieur.
- La sensation (ju, 受, vedana) est la fonction de recevoir des informations extérieures par les six organes des sens (les cinq organes plus le mental qui intègre les impressions des cinq sens). [variante : senstion-perception]
- La perception (note) ou conception ou conceptualisation (so, 想, sanjana, samjna) est la fonction qui crée des représentations mentales ou idées à partir de ce qui a été perçu. C'est à ce niveau que se forment les distinctions entre agréable, désagréable, neutre. [variante : réactivité]
- La volition ou production mentale (gyo, 行, samskara) est ce qui agit sur la conception et motive une action vers ce qui a été perçu. [variante concepts]
- La conscience intellectuelle, conscience élaborée du moi telle qu'elle apparait dans la conscience humaine (shi-ki, 識, vijnana). C'est la fonction de discernement qui donne naissance aux agrégats de perception, conception et volition.
La forme représente l'aspect physique de la vie, tandis que les quatre autres agrégats en représentent l'aspect spirituel. Comme ces deux aspects sont inséparables, il ne peut y avoir de forme sans perception, conception, volition et conscience, et aucune conscience sans forme, perception, conception et volition. Toute forme de vie se maintient par l'interaction de ces cinq agrégats. Leur fonctionnement est influencé par le karma qu'une personne a accumulé au cours de ses vies successives et contribue ainsi à créer le karma futur. La conscience (shi-ki), telle qu'elle est définie dans le principe des cinq agrégats, possède en réalité plusieurs niveaux ; les plus évidents étant ceux qui sont liés aux six organes des sens. Les septième, huitième et neuvième consciences sont situées à un niveau plus profond. Selon cette théorie, chaque action et expérience constitue le karma engrangé dans la huitième conscience ou conscience-alaya, et la neuvième conscience ou conscience-amala est considérée comme la conscience pure fondamentale, totalement libre de tout lien karmique. Voir les Neuf consciences. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren

cinq Aînés. Sages de la Chine antique. Yin Shou et Wu Zheng étaient des figures légendaires, Taigong, un général au service de Zhou Wen puis de son fils et successeur Zhou Wu. On leur ajoute Lao Zi et Confucius

cinq ascètes ou cinq bhiksus (go-biku, 五比丘). Ajnata Kaundinya, Ashvajit, Mahanama, Bhadrika, Vashpa. (Kondanna, Assaji, Mahanama Bhaddiya et Vappa) D'autres listes donnent Ajnata Kaundinya, Ashvajit, Bhadrika, Dashabala Kashyapa, Mahanama et Nichiren s'en tient à cette dernière. Avant que Shakyamuni ait atteint l'Eveil, ils pratiquèrent avec lui les austérités. Toutefois, lorsque Shakyamuni abandonna l'ascétisme, ils crurent qu'il abandonnait sa recherche de la vérité et le quittèrent pour aller au Parc aux Daims à Varanasi poursuivre leurs pratiques d'austérité. Après son Eveil, Shakyamuni se mit à leur recherche, car c'est à eux qu'il voulait enseigner en tout premier lieu. Selon certains textes, ils le reçurent d'abord avec quelque froideur, le considérant comme un relaps. Mais ensuite, impressionnés malgré eux, ils écoutèrent son enseignement et devinrent vite ses disciples. Ce qu'en dit Nichiren

cinq autels [rituel des] ou rituel des quinze autels (jugodan no daiho, jugodan-ho). Cérémonies dédiées à cinq puis quinze déités, que l'ex-empereur Go-Toba imposa aux moines du Tendai et Shingon, pour provoquer la défaite des armées shogunales, lors de l'incident de Jokyu en 1221. Ce qu'en dit Nichiren

cinq bonnes divinités successives (goban zenjin, 五番善神). Terme sous lequel on regroupe ceux qui ont fait serment dans le chapitre des Dharani (XXVI) du Sutra du Lotus de protéger les croyants de ce sutra. Ce sont :
1) le bodhisattva Yakuo
藥王菩薩 (Roi des Remèdes, Bhaishajyaraja) ; 2) le bodhisattva Yuze, 勇施菩薩(Don-Héroïque, Ksemadatta) ; 3) le grand roi céleste  Tamon  多聞天王 (Grande-Ecoute, Vashraivana) ; 4) le grand roi céleste Jikoku 持國天王 (Gardien du Pays, Dhrtarastra devaraja) ; 5) les dix filles-démones (jurasetsunyo, 十羅刹女, raksasi).

cinq bouddhas (go-butsu, 五仏 ou gochi nyorai,  五智如来). 1. Cinq bouddhas de la sagesse. Bouddhas décrits dans les mandalas du Monde du Diamant et du Monde de la Matrice, les deux objets de culte du Shingon. Les cinq bouddhas du premier mandala sont :1) au centre, Dainichi-Vairochana qui représente la sagesse de l'essence du Dharma, celle qui pénètre la nature du monde phénoménal ; 2) à l'est, Ashuku qui symbolise la sagesse du grand miroir rond, percevant le monde tel qu'il est ; 3) au sud, Hosho qui représente la sagesse impartiale, celle qui reconnaît l'égalité fondamentale entre toutes les choses ; 4) à l'ouest, Amida qui personnifie la sagesse de l'intuition du particulier discernant les capacités de tous les êtres ; 5) au nord, Fujoku qui symbolise "la sagesse de la pratique parfaite", bénéfique pour soi et pour les autres..
Les cinq bouddhas du second mandala sont : Dainichi-Vairocana au centre, Hodo à l'Est, Kaifukeo au Sud, Muryoju (ou Fukujoju, autre nom d'Amida) à l'Ouest et Tenkuraion au Nord. Dans chaque cas, les quatre bouddhas des quatre directions représentent des attributs de Dainichi-Vairocana, bouddha dont le Shingon ésotérique pense qu'il inclut tout.

2. Cinq catégories de bouddhas mentionnées dans le chapitre Hoben* (II) : tous les bouddhas, ceux du passé, ceux du présent, ceux du futur et le bouddha Shakyamuni. Selon ce chapitre, tous ces bouddhas exposent leurs différents enseignements pour conduire les êtres au Véhicule unique.

cinq caractères - sept caractères (goji-shichiji, 五字七字). Les cinq caractères désignent les cinq caractères chinois dans leur prononciation japonaise : Myo Ho Ren Ge Kyo, le titre du Sutra du Lotus. On obtient les sept caractères par l'adjonction des caractères Nan et Mu, transcription de la formule de dévotion sanskrite namas. Le nombre de caractères de la formule de dévotion est un sujet de discorde entre les écoles nichiréniennes. Voir l'article "Nam ou Namu". Ce qu'en dit Nichiren

cinq cent ans voir cinq périodes de cinq cents ans

Cinq cents disciples reçoivent la prédiction ou Prophétie sur l'Eveil de cinq cents disciples (Gohyaku deshi juki hon, 五百弟子品). Le VIIIe chapitre du Sutra du Lotus. Au début de ce chapitre, Purna (Plénitude, Furuna, Fulouna) se réjouit d'avoir compris l'enseignement du Véhicule unique en entendant le Bouddha parler, dans le chapitre précédent, de leur relation passée à l'époque de sanzen jintengo, une époque où Shakyamuni était le seizième fils du bouddha Daitsu. Shakyamuni prédit que Purna atteindra l'Eveil dans le futur sous le nom de bouddha Homyo (Eclat du Dharma). Ensuite, il prédit que les mille deux cents disciples arhats de l'Assemblée (parmi lesquels Kaundinya) atteindront également l'état de bouddha. Il fait d'abord cette prophétie au sujet de 500 arhats, puis des 700 restants. Ces 1200, dit-il, deviendront des bouddhas portant tous le même nom, Fumyo (Brillance universelle). Les 500 exultent et estiment que l’Eveil d’arhat auquel ils étaient parvenus ne relevait que d’une sagesse mineure. Ils usent d’une parabole pour décrire leur ignorance passée de l’Eveil véritable. Un homme, après de copieuses libations chez un ami, s’endort ivre. Son ami qui est riche, a pitié de la vie de ce malheureux et décide de coudre dans la doublure de son vêtement une perle d’une grande valeur, puis il s'en va. A son réveil, l’homme quitte le pays mais continue de mener une existence miséreuse. Bien plus tard, les deux hommes se rencontrent à nouveau. L’homme riche est surpris de l’existence précaire de son ami. Il lui révèle la perle cousue dans l’habit que l’autre porte toujours. Dès lors, grâce à cette perle, il échappe à la misère et peut vivre à son gré. Il en est de même de la sagesse des arhats ; ignorants du joyau qu’ils portent en eux, ils se livrent à des exercices pénibles pour un gain minime. Lire ce chapitre ; Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos.

cinq cents préceptes voir préceptes

Cinq cents Questions [Traité des] voir Gohyakumon ron

cinq céréales (gokoku, 五穀). Cinq sortes de céréales : riz, millet, haricot rouge, blé et soja. Egalement terme générique pour désigner les céréales et les grains. Ce qu'en dit Nichiren
 

cinq chaines inférieures ou cinq liens inférieurs, orambhagiya samyojana. D'après le canon pali, ce qui empêche le progrès vers l'Eveil. Ce sont :
1. sakkayaditthi croyance erronée en l'existence d'une personnalité propre, et attaditthi (croyance erronée en l'existence des choses enr soi) ;
2. doute sceptique, vicikiccha (quand il est devenu habituel) ;
3. esprit obsédé et asservi par l'adhérence aux règles et observances, silabbata paramasa (croyance en l’efficacité des rites et des cérémonies sans tenir compte de la causalité) ;
4. désirs sensoriels devenus habituels, kama raga ;
5. mauvaise volonté et malveillance, patigha (aversion).

cinq chaines supérieures ou cinq liens supérieurs, uddhambhagiya samyojana : états mentaux qui existent même chez les êtres qui ont atteint l'étape de anagamin :
1. désir pour les existences des formes subtiles, rupa raga ;
2. désir pour les existences sans formes, arupa raga ;
3. orgueil, mana ;
4. inquiétude, uddhacca ;
5. ignorance, avijja.
C'est seulement en arrivant à l'état d'arhat que le disciple détruit ces cinq chaines.

cinq ciels de pureté voir ciels de pureté

cinq composants voir agrégats

cinq corps du Dharma (gobun hosshin, 五分法身). Aspects méritoires des arhats et des bouddhas. Ce sont : le corps de préceptes, le corps de méditation, le corps de sagesse, le corps d'émancipation et le corps de la connaissance de l'émancipation. L'expression est utilisée pour signifier que les arhats et les bouddhas possèdent naturellement la discipline morale, la concentration, la sagesse, le détachement des illusions et la perspicacité pour voir qu'on est exempt de l'illusion.

cinq défilements voir cinq impuretés

cinq degrés de méditation du bouddhisme ésotérique voir cinq méditations ésotériques

cinq désirs 1) (go-yoku, 五欲, kamaguna). Pulsions de possession provenant du contact des cinq organes des sens (les yeux, les oreilles, le nez, la langue et la peau) avec les cinq objets sensoriels (la forme, le son, l'odeur, le goût et la texture).
2) Les désirs de richesse, d'amour sexuel, de boissons et nourritures, de renommée et de sommeil. Ce qu'en dit Nichiren

cinq écoles Chan. (go-ke, 五家). Terme générique pour les branches de l'école Chan (Zen) du Sud en Chine. Il s'agit des écoles Lin-ji (Rinzai), Gui-yang (Igyo), Cao-dong (Soto), Yun-men (Ummon) et Fa-yan (Hogen). Ces cinq écoles, avec les écoles Huang-long (Oryu) et Yang-qi (Yogi) qui finirent pas se séparer de l'école Lin-ji, sont appelées "les sept écoles". Toutes les écoles Chan du Sud se rattachent à Huineng (638-713), le sixième des patriarches Chan chinois qui reçut la transmission de Hongren le cinquième patriarche. Huineng propagea le Chan dans la partie méridionale de la Chine, d'où le nom d'Ecoles du Sud. Un des disciples de Hongren, Shen-xiu (606-706), répandit le bouddhisme Chan dans la Chine du Nord. Sa lignée prit le nom d'Ecole du Nord. Voir également les Trois écoles de Chine du Sud et les sept écoles de Chine du Nord. Ce qu'en dit Nichiren

cinq Ecrits majeurs voir dix Ecrits majeurs

cinq éléments (go-dai, 五大). Selon l'ancienne croyance indienne, les cinq composants de toute vie dans l'univers. Il s'agit de la terre (chidai, solides), de l'eau (suidai, liquides), du feu (kadai, température, métabolisme), du vent (fudai, mouvement) et de l'espace (kudai) ; l'espace est ici interprété comme intégrant les quatre autres éléments. Ces cinq éléments constituent le "nom et forme" (myo shiki, nama rupa). Dans le bouddhisme ésotérique ces éléments sont figurés par des formes et des couleurs : terre = carré, jaune, eau = rond, blanc, feu = triangle, rouge, vent = croissant, noir, espace = joyau, bleu. Ce qu'en dit Nichiren

cinq empereurs : voir les trois augustes et cinq empereurs

cinq enseignements et dix doctrines (gokyo-jisshu, 五教十宗). Classification comparative des sutras établie par Fazang, afin de démontrer la supériorité du Sutra Kegon. En savoir plus

cinq enseignements de Mahadeva ou cinq thèses de Mahadeva ou cinq opinions nouvelles (Daiten-no-goji, 大天の五事). Cinq modifications dues à Mahadeva, tendant à faire admettre que les arhats possèdent encore une certaine faiblesse humaine. En s'appuyant sur ces nouvelles interprétations, ses partisans et lui réclamaient une interprétation plus souple des règles monastiques. Ces cinq enseignements sont : 1) un arhat peut éjaculer s'il est tenté par un démon ; 2) il peut manquer de certaines sortes de connaissances ; 3) il peut avoir des doutes ; 4) il peut ne pas avoir l'œil pénétrant de la sagesse et n'avoir conscience de son niveau d'Eveil que lorsqu'une autre personne le lui fait remarquer ; 5) il peut pleurer de douleur au moment de l'Eveil. Selon le Daibibasha Ron, la controverse que firent naître les interprétations de Mahadeva précipita l'apparition du premier schisme dans le Sangha, le Theravada les condamnant en effet comme des "conceptions erronées" et le Mahasanghika les saluant comme de "nouveaux points de vue". En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren

cinq entraves (go-sho, 五障). Cinq limites attribuées aux femmes selon certains enseignements bouddhiques. D'après le Tevijja sutta, ces cinq entraves, sont : la convoitise sensuelle, la malveillance, la torpeur physique et mentale et la langueur, l'inquiétude et le tracas, le doute. En Inde, elles s'appliquaient aux brahmanes. Au Japon elles devinrent les cinq obstacles : une femme ne peut devenir ni Bonten, ni Taishaku, ni un roi-démon, ni un roi-faisant-tourner-la-roue, ni un bouddha. Ce point de vue est contredit par le Sutra du Lotus. Ce qu'en dit Nichiren

cinq entraînements et les quatre contemplations. D'après les agamas (Upasaka sutra) les cinq entrainements sont : 1) déraciner en soi toute intention meurtrière, 2) déraciner en soi toute intention de prendre ce qui n'a pas été donné, 3) déraciner en soi toute intention de commettre un acte sexuel malsain, 4) déraciner en soi toute intention de dire ce qui n'est pas vrai. Les quatre contemplations sont des méditations sur 1) le Bouddha, 2) le Dharma, 3) le Sangha, 4) la pratique de la Vision Profonde.

cinq étapes de la pratique voir cinq pratiques du Sutra du Lotus

cinq fautes cardinales voir cinq forfaits

cinq forces mystiques(go-riki, 五力, pancabalani). Forces qui permettent de vaincre les cinq troubles (go-joku) sur la voie de l'Eveil. L'obtention de ces cinq forces n'est possible qu'après la purification des cinq racines (yeux, oreilles, etc.)
1) la force de la foi : shinriki - la foi en l'enseignement du Bouddha qui permet de détruire les doutes et éviter les enseignements erronés ;
2) la force de la décision : shojinriki - la vigilance ininterrompue du corps et de la conscience ;
3) la force de la pensée  : nenriki - la conviction qui aide à détruire les errements ;
4) la force de la concentration : joriki - la concentration de la conscience dans laquelle les réflexions quotidiennes et parasites sont écartées ;
5) la force de la connaissance, eriki, grâce à laquelle les illusions et les erreurs de pensée sont éliminées. Le chapitre Juryo* (XVI) du Sutra du Lotus, récité lors du Gongyo, en parle comme de "pouvoirs secrets et divins" zin ju shi riki. Ces forces sont à distinguer des cinq pouvoirs surnaturels et des dix pouvoirs supranaturels du bouddha

cinq forfaits ou cinq crimes ou cinq fautes cardinales (go-gyaku, gogyakuzai, 五逆・五逆罪). Selon les textes et les périodes d’enseignement, la liste des cinq forfaits varie. L’Abhidharma donne la liste suivante : tuer son père, tuer sa mère, tuer un arhat, blesser ou faire saigner un bouddha (on ne peut pas le tuer) et rompre l’harmonie de la communauté des pratiquants (sangha). Ces cinq forfaits sont les plus lourds, commettre l’un d’entre eux est cause d'enfer immédiat. Ils sont donc appelés les cinq actes sans rémission (go mukengo, 五無間業, panca anantarya karman). Ce qu'en dit Nichiren

cinq goûts différents (ou forts): aigre, amer, doux, épicé et salé ; ils étaient proscrits de l'alimentation de ceux qui observaient les préceptes theravada. Des listes, par ailleurs assez différentes, précisent qu'il s'agit d'ail, échalote, poireaux, oignons, et gingembre. Ce qu'en dit Nichiren

cinq grands Honorés voir myoo

cinq grands Rois-Lumière voir myoo

cinq guides pour la propagation ou quintuple comparaison (go-ko, 五綱 ou goju-no-sotai, 五重の相). Critères qu'il faut prendre en considération lorsque l'on propage le bouddhisme. Il s'agit d'avoir la compréhension correcte : 1) de l'enseignement qu'il faut propager ; 2) des capacités des personnes à croire et à comprendre ; 3) de l'époque à laquelle l'enseignement doit être propagé ; 4) du pays dans lequel il doit être propagé ; 5) des enseignements qui y ont déjà été répandus. Nichiren les explique en détail dans L'enseignement, les capacités, le temps, le pays et dans Encouragements à une personne malade En savoir plus.

cinq impuretés ou cinq troubles (go-joku, 五濁, panca kachaya). Impuretés de l'époque, du désir, des personnes, de la pensée et de la vie elle-même. Elles sont mentionnées dans le chapitre Hoben* (II) qui dit que le Bouddha apparaît à une époque mauvaise, souillée par les cinq impuretés. Ces cinq troubles sont :
1) les troubles de l’âge cosmique
ou afflictions propres au kalpa (kojoku, 劫濁, kalpa kachaya), troubles affectant de façon qualitative une longue période de temps : guerres et autres perturbations de l'environnement social et naturel ;
2) les troubles des passions
(bonnojoku, 煩惱濁, klesha kachaya) qui manifestent l’égarement et l’obscurité fondamentale engendrés par les trois poisons (sandoku) : la convoitise (ton), la colère (jin) la stupidité (chi), auxquels on ajoute l'arrogance (man) et le doute (gi) ;
3) les troubles des êtres
(shujojoku, 衆生濁, sattva kachaya) : déclin physique et spirituel des êtres humains ; la dégénérescence des êtres entraîne celle de la société ;
4) les troubles des vues
(kenjoku, 見濁) : erreurs qui affectent le jugement ; - les conceptions du corps (shinken) : croyance en un "moi" alors que tout est impermanent ; - les conceptions extrêmes (henken) : croyance en des concepts-outils qu'on peut manipuler en philosophie alors qu'ils n'ont pas de définition précise ; - les conceptions fallacieuses (jaken) qui nient les concepts de base du bouddhisme tels que la production conditionnée ; - les conceptions d'appréhension (kenjuken) : tenir pour bon ce qui est mauvais, pour juste ce qui est faux, etc. ; - les conceptions liées aux commandements (kaigonjuken) et qui consistent à accepter des dogmes sur l’origine du monde, sur l’acquisition du savoir ou sur d’autres sujets fondamentaux et religieux. Ces troubles reprennent les doutes que le Bouddha exprimait vis-à-vis des autres doctrines de son temps ou des notions communes ;
5) les troubles de la durée de la vie (myojoku, 命濁) : existence désordonnée qui en raccourcit la durée.
Selon Zhiyi,
les plus graves des cinq sont les impuretés de la pensée et du désir qui engendrent l'impureté des êtres et celle de la vie. Celles-ci, à leur tour, font naître l'impureté de l'époque. Voir également défilements (bonno, klesha), terme générique des cinq impuretés. Ce qu'en dit Nichiren.

cinq liens inférieurs voir cinq chaines inférieures.

cinq liens supérieurs voir cinq chaines supérieures

cinq méditations ésotériques (go so-joshin-kan 五相成身観). Pratiques ésotériques de méditation consistant à 1) percevoir l'esprit d'éveil (bodhicitta) ; 2) faire surgir l'esprit d'éveil ; 3) obtenir l'esprit adamantin (esprit de vajra) ; 4) obtenir le corps adamantin (vajrasattva) ; 5) obtenir le corps de bouddha. La pratique méditative du Diamant a été particulièrement développée au Tibet. Le Vajrayana (voir sutra du Diamant) préconise la régénération des trois corps (physique, émotionnel et mental) donnant accès au corps spirituel ou corps de diamant.

cinq méditations theravada ou hinayana (go joshin-kan, 五停心観). Méditation 1) sur l'impureté du corps afin de briser l'attachement à ce qui est impermanent ; 2) sur la compassion envers tous les êtres ; 3) sur l'origine interdépendante (production conditionnée) ; 4) sur la distinction entre le bien et le mal ; 5) le contrôle de la respiration : cette méthode consiste à compter les mouvements respiratoires pour calmer son esprit dans un but de contemplation.

cinq mille personnes arrogantes (gosen-no-joman, 五千の上慢). Au moment où Shakyamuni va prêcher le Sutra du Lotus, 5000 participants à la Grande assemblée se lèvent et s'en vont parce qu'ils pensent connaître déjà tout ses enseignements. Ce qu'en dit Nichiren

cinq modes de vie impurs pour un moine. (go ja ou go shujamyo, 五邪・五種邪命). Manières illicites pour un moine de se comporter dans le monde : 1) afficher un air de supériorité ; 2) prophétiser bienfaits et vertus ; 3) prédire l'avenir ; 4) menacer et intimider ; 5) flatter les donateurs pour en obtenir des offrandes. Cette liste est à rapprocher des quatre voies impropres pour gagner sa vie.

cinq montagnes (go gaku, wuyue). Cinq montagnes sacrées de Chine, lieux privilégiés d'activité religieuse : le Mont Tai-shan à l’est (泰山), le Mont Hua-shan (華山) à l’ouest (dans le Shaanxi), le Mont Heng-shan-Nan (衡山) au sud, le Mont Heng-shan ou Bei Heng-shan (恆山) au nord (dans le Shanxi) et le Mont Song-shan au centre (嵩山). Chacun de ces monts est en fait constitué d'un ensemble de sommets, Heng-shan-Nan faisant partie d'une chaîne.
Ce qu'en dit Nichiren

cinq natures ou cinq groupes prédestinés (go-sho, 五性, wuxing). Principe de l'école Hosso qui divise les êtres humains en cinq groupes (cinq natures) selon leurs capacités religieuses, tenues pour immuables.
1) ceux qui sont prédestinés à être des auditeurs-shravakas (josho shomon)
2) ceux qui sont prédestinés à être des pratyekabuddhas (josho engaku)
3) ceux qui sont prédestinés être des bodhisattvas (josho bosatsu)
4) un groupe indéterminé des trois véhicules (sanjo fujosho)
5) ceux qui n'ont pas les capacités de parvenir à l'Eveil ; êtres sensitifs sans nature de bouddha (musho ujo). Seuls ceux qui sont prédestinés à l'état de bodhisattva, et certains de ceux qui font partie du groupe indéterminé, peuvent atteindre la bodhéité. Fondé sur les sutras Ryoga et Gejimmitsu, ce principe suscita des polémiques constantes avec l'école Tendai, qui affirmait que tous les êtres peuvent parvenir à l'Eveil. Ce qu'en dit Nichiren

cinq niveaux de bodhéité ou cinq degrés d’Eveil : 1) ouverture du cœur à la bodhéité (hosshin bodai) : c’est l’apparition en son cœur du grand désir de devenir bouddha ;
2) la bodhéité en réprimant le cœur (fukushin bodai) : c’est la pratique des paramita en contrôlant les diverses passions ;
3) la bodhéité au cœur clair (myoshin bodai) : contemplant le véritable aspect des dharma (shoho jisso), le cœur devient clair 4) sortir et atteindre la bodhéité (shusshi bodai) : c’est être dans la paramita de la sagesse et, sans s’y attacher, détruire toutes les mauvaises passions et parvenir à l’omniscience (issai chi) ;
5) l’Eveil sans supérieur (mujo bodai, anuttara-samyak-sambodhi) : c’est l’Eveil des bodhisattvas qui, étant parvenu au degré d'Eveil d'indifférenciation (togaku bodai ) ont interrompu tous les égarements et s’éveillent au monde de bouddha.

cinq obscurcissements voir cinq voiles

cinq obstacles à la méditation (panca nivarana; panca nivaranani, five mental hindrances). Attitude mentale qui empêche de progresser dans la méditation.
1.Le désir sensoriel (kamacchanda). Recherche du bonheur à travers les cinq sens de la vue, du son, de l'odorat, du goût et des sensations physiques.
2.La négativité (vyapada; ou parapada). Toutes sortes de pensées liées au rejet : hostilité, ressentiment, haine, amertume.
3.La torpeur (thina-middha). Lourdeur du corps et détresse de l'esprit qui trainent un vers le bas dans l'inertie invalidante et la dépression.
4.L'agitation-inquiétude (uddhacca-kukkucca). L'incapacité de calmer l'esprit.
5.Le doute (vicikiccha). Manque de confiance dû au sentimentd'avoir un soi séparé.

cinq obstacles voir cinq entraves

cinq organes des sens (go-kon, 五根). Les cinq organes sensoriels. Les yeux, les oreilles, le nez, la langue et le corps qui correspondent aux cinq fonctions sensorielles de la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût et le toucher.

cinq opinions nouvelles voir cinq enseignements de Mahadeva

cinq paramitas (cinq perfectionnements, go-haramitsu, 五波羅蜜). Expression assez rare qui apparaît notamment dans le XVIIe chapitre du Sutra du Lotus. Il s’agit des cinq premières des six paramita.

cinq passions illusoires (go-donshi, 五鈍使). L'avidité, la colère, la stupidité, l'arrogance et le doute. Les illusions du monde des trois plans. Elles sont expliquées dans le Kusha Ron. Dharmapala, lettré indien de la doctrine Rien-que-conscience, les inclut, avec les cinq points de vue erronés, dans une liste des dix désirs terrestres fondamentaux, et Zhiyi les range parmi les illusions de la pensée et du désir qui constituent la première des trois catégories d'illusions.

cinq périodes(go-ji, 五時). L’un des procédés de distinction des enseignements (kyoban) élaboré par Zhiyi (538-597). Ce système vise à présenter une classification des enseignements du bouddha selon un critère de chronologie. Pour une classification en fonction du contenu doctrinal, voir huit enseignements.
Le système des cinq périodes repose sur l’idée que l’enseignement du Bouddha suit une progression pédagogique dont la perception est nécessaire pour comprendre le bouddhisme. Zhiyi distingue cinq périodes et note pour chacune d’elles les sutras qui lui sont relatifs. Ces cinq périodes sont :
1 – Période Kegon, 華嚴時 (Période de la Guirlande de fleurs, Avatamsaka), immédiatement après l'Eveil de Shakyamuni (37 jours ou 21 jours) ;
2 – Période Agon
, 阿含時 (Période des Traditions, Agama) exposé des sutras theravada (12 ans) ; on l'appelle également période du Parc aux Cerfs.
3 – Période Hodo ou Hoto ji, 方等時 (Période de Déploiement, Vaipulya
, Mahayana provisoire (8 ans) ; le mot "hodo" est constitué des idéogrammes "ho" (correct en doctrine) et "do" (universel). Pour cette raison, le mot “hodo” est parfois utilisé comme générique des sutras mahayanas.
4 – Période Hannya
, 般若時 (Période de la Perfection de la Sagesse-prajna, Prajna) Mahayana préparatoire ; exposé du principe de vacuité (non-substantialité, ku) (22 ans) ;
5 – Période Hokke-Nehan, 法華涅槃時 (Période Lotus-Nirvana, Saddharmapundarika - Nirvana). Les dernières huit années ; exposé de l'éternité de la vie. En savoir plus

cinq périodes de cinq cents ans ou cinq demi-millénaires (goka-no-gohyaku-sai, 五箇の五百歳). Cinq périodes consécutives qui suivent la mort du bouddha Shakyamuni et pendant lesquelles le bouddhisme doit se répandre, prospérer et finalement décliner. Elles sont décrites dans le Sutra Daijukyo et prédisent le cours du bouddhisme dans les premiers deux mille cinq cents ans suivant la mort de Shakyamuni. Chronologiquement, ces cinq périodes sont :
1) l'âge de l'Eveil (gedatsu kengo), pendant lequel de nombreuses personnes sont certaines d'atteindre l'Eveil en pratiquant les enseignements du Bouddha ; 2) l'âge de la méditation (zenjo kengo), pendant lequel la méditation sera largement pratiquée ; 3) l'âge de la lecture, la récitation et l'écoute (dokuju tamon kengo), au cours duquel la pratique centrale est l'étude des sutras, leur récitation et l'écoute d'exposés à leur sujet ;
4) l'âge de la construction de temples et stupas (tazo toji kengo), pendant lequel de nombreux temples et stupas sont construits, mais l'esprit de recherche des enseignements bouddhiques décline ; 5) l'ère des conflits (tojo kengo) au cours de laquelle des disputes s'élèvent entre écoles rivales, et le bouddhisme de Shakyamuni périt.
Du point de vue des trois périodes, les âges de l'Eveil et de la méditation correspondent aux jours du Dharma correct (shoho, 正, saddharma). En Inde, ceux qui pratiquent cet enseignement parviennent à l'Eveil.
L'époque de la lecture, de la récitation, de l'écoute ainsi que de la construction de temples et de stupas correspond aux jours du Dharma formel (zoho, 像, saddharma pratirupaka). Le bouddhisme Mahayana s'est propagé jusqu'en Chine, en Corée et au Japon, mais devenu plus formel, il permit seulement à quelques personnes d'atteindre la bodhéité.
L'époque de conflits indique le début des Derniers jours du Dharma (mappo, 末, saddharma vipralopa). Cette période se caractérise par l’abondance des luttes et disputes acharnées ainsi que de catastrophes naturelles.
La partition en époques de 500 ans est source de controverses au sein même des écoles nichiréniennes. Certains courants ne reconnaissent pas le Daijukyo ni le chapitre XXIII du Sutra du Lotus où il en est également question.
Le désaccord porte également sur la datation de la mort de Shakyamuni et donc sur le début de l'époque "mappo". Si l'on admet que le décès du Bouddha a eu lieu vers la fin du Vème siècle avant notre ère, cela fait commencer mappo vers le XIème siècle. Toutefois, Nichiren suit la tradition chinoise qui date le décès du Bouddha du milieu du Xème siècle avant notre ère. Huisi, l’un des fondateurs du Tiantai, rattrape le décalage en estimant que le Dharma correct dure seulement 500 ans. Ce qu'en dit Nichiren


cinq planètes : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. Les planètes les plus lointaines n'avaient pas encore été détectées au XIII siècle, au Japon et la Terre n'était pas comptée parmi les planètes.

cinq points de vue de la révélation (goju-sandan, 五重三段). Analyse des enseignements bouddhiques formulée par Nichiren dans le Kanjin no Honzon Sho. La révélation désigne la vérité que le Bouddha communique. Un enseignement de la révélation est toujours précédé par un enseignement préparatoire qui rend les êtres aptes à comprendre la vérité qu'il expose, et suivi par un enseignement de transmission qui exhorte à transmettre la vérité révélée à la postérité. Les savants bouddhistes chinois analysent souvent les sutras selon ces trois divisions (préparation, révélation et transmission). Dans le Kanjin no Honzon Sho, Nichiren applique les cinq points de vue de la révélation à la totalité des enseignements de Shakyamuni, les trois volets du Sutra du Lotus (le Sutra Muryogi, le Sutra du Lotus en huit volumes et le Sutra Fugen), l'enseignement théorique, l'enseignement essentiel et l'enseignement caché dans les profondeurs du chapitre Juryo* (XVI). Son but est ainsi de montrer que Namu Myoho Renge Kyo est l'enseignement qui doit être pratiqué et propagé à l'époque des Derniers jours du Dharma. En savoir plus

cinq points de vue erronés (go-rishi, 五利使). Cinq des dix désirs terrestres fondamentaux tels que les énumère Dharmapala, maître indien de la doctrine Rien-que-conscience, dans le Joyuishiki Ron. Zhiyi les inclut dans les illusions de la pensée et du désir qui constituent la première des trois catégories d'illusions. Soit : 1) Bien que le corps ne soit rien de plus qu'une union temporaire des cinq agrégats, l'être humain se considère à tort comme absolu, et, bien que rien dans l'univers ne puisse lui appartenir, il considère toujours à tort que tout ce qui l'entoure lui appartient ; 2) il croit que sa vie et celle des autres finiront avec la mort ou qu'elles se poursuivront sous une forme éternelle telle que l'âme ; 3) il ne reconnaît pas la loi de cause et effet ; 4) il adhère si fanatiquement à ses erreurs de jugement qu'il prend pour supérieur ce qui est inférieur et 5) il considère les pratiques ou préceptes erronés comme la véritable voie qui mène à l'Eveil.

cinq pouvoirs du mental goriki voir cinq forces mystiques (pancabalani)

cinq pouvoirs surnaturels ou transcendantaux (go-jinzu ou go-zu, 五神通・五通). Les cinq premiers des six pouvoirs mystiques cités dans le Kusha Ron
1) le pouvoir de se manifester partout selon sa volonté (venir dès qu’on est appelé) ;
2) le pouvoir de tout voir partout et d'observer tous les phénomènes du monde, qu'ils soient grands ou petits, proches ou lointains (vue transcendantale) ; 3) le pouvoir d'entendre tous les sons où que ce soit et de comprendre toutes les langues (ouïe transcendantale) ;
4) le pouvoir de connaître les pensées des autres ; 5) le pouvoir de connaître les vies passées et  agir librement.

cinq pratiques ascétiques (go-ho, 五法) Prescriptions concernant les moines et mentionnées dans le Daibibasha Ron et le Shibunritsu*. Il s'agit de 1) porter des vêtements rapiécés 2) ne vivre que d'aumônes 3) ne manger qu'un repas par jour 4) rester toujours dehors 5) s'abstenir de manger sucré, salé, aigre, acide ou épicé. Ce dernier point s'oppose aux principes traditionnels de la Chine, ceux du Yin-Yang qui préconisent les repas équilibrés en aliments acides, amères, doux, piquants et salés.

cinq pratiques de bodhisattva(gogyo): Le Mahaparinirvana-sutra (Nehan-gyo) donne la liste suivante :
1- shogyo – pratique sainte (étude et pratique quotidienne)
2- bongyo - pratique brahmique (ne rien désirer)
3 - tengyo - pratique naturelle (réalité, beauté, capacité de s'émerveiller)
4 - eingyo - pratique enfantine (humilité, curiosité)
5 - byogyo - pratique curative (maladies de la spiritualité)

cinq pratiques du Jodo (go-shogyo ou goshu-no-sho, 五正行・五種の正行). Pratiques pour renaître dans la Terre pure, exposées par Shandao dans son Kammuryojukyo Sho Selon lui, les pratiques correctes sont celles qui s'adressent au bouddha Amida. Il s'agit de : 1) lire et réciter les trois écrits de base de l'école de la Terre pure (les sutras Muryoju, Kammuryoju et Amida) ; 2) méditer sur le bouddha Amida et sa Terre pure ; 3) adorer le bouddha Amida ; 4) invoquer son nom ; 5) louer Amida et lui faire des offrandes. Parmi ces pratiques, Shandao désigne l'invocation du nom du bouddha comme la pratique primordiale et les quatre autres comme auxiliaires. Il utilise le terme "pratiques correctes" par opposition aux termes "pratiques diverses" ou "pratiques incorrectes" par lesquels il désigne toutes les autres pratiques qui ne s'adressent pas à Amida. Celles-ci sont également divisées en cinq de la même manière. Par exemple, la première des cinq pratiques incorrectes consiste à lire et à réciter un autre sutra que l'un des trois écrits de la Terre pure, etc.

cinq pratiques du Sutra du Lotus ou cinq pratiques merveilleuses (goshu hosshi, go jumyogyo, ou go shuno-shugyo, 五種の修行) ou cinq étapes de la pratique (go-hon, 五品). Etapes graduelles de la pratique pour ceux qui, après la mort de Shakyamuni, croient au Sutra du Lotus. Zhiyi définit ces étapes dans son Hokke Mongu en se basant sur le chapitre XVII. Ce chapitre dit que la personne qui fait tout cela, ne serait-ce que pour un seul vers du Sutra, atteindra immanquablement l'état de bouddha. Il existe deux traductions légèrement différentes : Il s'agit :
A- 1) de se réjouir d'entendre ce Sutra ; 2) de le lire et de le réciter ; 3) de le propager ; 4) d'y croire et de pratiquer les six paramita ; 5) d'atteindre la perfection des six paramita.
B - 1) adhérer au Sutra du Lotus (juji); 2) de le lire (doku); 3) de le réciter (ju); 4) de l'enseigner (gesetsu); 5) de le transcrire (shosha).
Ce qu'en dit Nichiren

cinq préceptes (go-kai, 五戒). Préceptes de base que doivent observer les croyants laïques. Il s'agit de : 1) ne pas tuer ; 2) ne pas voler ; 3) ne pas commettre d'acte sexuel illicite ; 4) ne pas mentir ; 5) ne pas consommer de produits intoxicants. Ce qu'en dit Nichiren

cinq principes majeurs ou cinq approches d'analyse (goju-gen, 五重玄). Principes utilisés par Zhiyi pour analyser le Sutra du Lotus. L'analyse est faite au niveau des titres ou désignation (myo), essence (tai), qualité (shu), fonction (yu) et enseignement ou influence (kyo). En savoir plus Ce qu'en dit Nichiren

cinq proclamations du Bouddha (goka-no-hosho, 五箇の鳳詔). Les trois affirmations du chapitre Hoto* (XI) et les deux exhortations du chapitre Devadatta du Sutra du Lotus par lesquelles Shakyamuni exhorte l'Assemblée à propager ce Sutra après son trépas. En savoir plus.

cinq provinces et sept marches. Terme général désignant les secteurs administratifs divisant le Japon au VIIe siècle. L'expression était aussi utilisée pour désigner tout le Japon. Les "cinq provinces" désignaient les régions autour de la capitale, ou le site de la Cour impériale, dont Yamashiro, Yamato, Kawachi, Izumi et Settsu. Les "sept marches" indiquaient les régions regroupant soixante provinces ou plus, en fonction des routes principales qui partaient de la capitale. Ce qu'en dit Nichiren

cinq racines 1. Les cinq premières des six racines (rokkon) : les yeux, les oreilles, le nez, la langue, le corps.
2. (go-kon, 五根, pancendriyani). Cinq éléments qui mènent à l'éveil : le sens de la foi (sraddhendriya, shin-kon), le sens de l'effort (viryendriya, shojin-kon), le sens de la mémoire (smrtindriya, nen-kon), le sens de la méditation (samadhindriya, jo-kon) et le sens de la sagesse (prajnendriya, e-kon). Leur pratique permet d'acquérir les cinq maîtrises du même nom. Ce qu'en dit Nichiren.

cinq régions de l'Inde (go-tenjiku ou go-ten, 五天竺・五天). Une façon de désigner, en Chine et au Japon, la totalité de l'Inde. Il s'agit des régions de l'est, du sud, de l'ouest, du nord et du centre.

cinq sagesses : transformation de la huitième conscience en la sagesse de la neuvième conscience. La pure conscience n'est pas elle-même modifiée mais à partir de là naît une capacité cachée de sagesse qui devient une
1) sagesse-active dans le domaine du Dharma, sagesse qui est la perception pure de la vérité absolue.
2) La huitième conscience est purifiée et cesse d'être une source inconsciente de désillusions. Elle fonctionne comme une sagesse-miroir, une perception qui reflète clairement la réalité sans projections, fixations cachées ou distorsions.
3) La conscience personnelle cesse de voir le monde en termes de moi et les autres, et commence à fonctionner comme la sagesse-égalité qui reconnaît la nature non-duelle de la réalité.
4) Les six premières consciences cessent leur babil mental et la catégorisation des impressions sensorielles avec des étiquettes connues. Cette conscience devient la sagesse-analytique qui voit toutes les choses clairement et les apprécie comme si elle les voyait pour la première fois.
5) L'ensemble des cinq consciences des sens devient la sagesse-exécution, sans que les impressions perçues viennent aggraver nos passions-attachements, nos colères et notre ignorance.
Le Shingon distingue cinq aspects de la sagesse du Nyorai (Vairocana) (go-chi, gochi-nyorai, 五智, 五智如来) 1) la sagesse de l'essence du dharma ; 2) la sagesse du grand miroir rond ; 3) la sagesse impartiale ; 4) la sagesse de l'intuition du particulier ; 5) la sagesse de la pratique parfaite.
Ce qu'en dit Nichiren

cinq saveurs ou cinq goûts (go-mi, 五味). Métaphores utilisées par Zhiyi pour désigner les enseignements des cinq périodes de l'enseignement de Shakyamuni. Il s'agit du goût du lait frais (nyu), de la crème (raku), du lait caillé (shoso), du beurre (shukuso) et du beurre clarifié, ghee (daigo). Les discussions entre érudits bouddhistes visaient à définir quel sutra correspondait à la saveur supérieure et l'opposer aux saveurs inférieures (zenshimi). Chez Nichiren, l'expression Quatre saveurs et Trois enseignements désigne la totalité des enseignements prêchés avant le Sutra du Lotus. Les quatre saveurs désignent les quatre premières des cinq saveurs. Les trois enseignements désignent les trois premiers des quatre enseignements. A distinguer des cinq saveurs fortes. Ce qu'en dit Nichiren

cinq saveurs fortes cinq sortes de racines au goût piquant - poireaux, échalotes, oignons, ail et gingembre. On leur prêtait des propriétés excitantes, pensant qu'elles rendaient irritable, coléreux, ou qu'elles stimulaient le désir sexuel. A distinguer des cinq saveurs de la tradition tao : acide, amer, doux, piquant, salé

cinq sens obscurs voir quintuple sens obscur

cinq skandha voir cinq agrégats

cinq signes de dégradation ou cinq sortes de déclin (go-sui, 五衰). Cinq marques de désintégration qui apparaissent lorsque la vie d'un être céleste est sur le point de finir. Ils diffèrent selon les sutras. D'après le Sutra du Nirvana, ce sont : 1) ses vêtements deviennent sales ; 2) les fleurs sur sa tête se fanent ; 3) son corps sent mauvais et devient sale ; 4) il transpire sous les aisselles ; 5) il n'est jamais heureux où qu'il aille. Ce qu'en dit Nichiren

cinq sortes de maîtres du dharma (gojuhosshi 五種法師). Ceux qui s'adonnent au cinq pratiques merveilleuses : maître qui garde le Dharma, maître de la lecture du Dharma, maître de la récitation du Dharma, maître de l'enseignement du Dharma, maître de la copie du Dharma.

cinq sortes de sagesse des Ainsi-venus voir cinq sagesses

cinq sortes de vision (go-gen, 五眼, panca caksumsi). 1) l'œil physique de personne ordinaire ; 2) l'œil divin ; 3) l'oeil de la sagesse ; 4) l'œil du Dharma ; et 5) l'œil du bouddha. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren

cinq souverains Antoku, Go-Toba, Tsuchimikado, Juntoku et Chukyo. Pendant la bataille de Dannoura (1185), Antoku, mourut noyé en mer à l'âge de huit ans, lors de la défaite finale des Taira. En 1221, après la rébellion de Jokyu, le shogunat de Kamakura exila les empereurs retirés Go-Toba, Tsuchimikado et Juntoku, et chassa l'empereur Chukyo.

cinq stades à l’intérieur de la matrice (tainai no go i) : cinq étapes du développement du fœtus dans l’utérus, définies dans le 9e volume du Kusha Ron.
- kalala (kararan) : “union” ; étape où le spermatozoïde et l’ovule s’unissent ; stade allant de la conception à la première semaine.
- arbuda (abudon) : “bouton” ; deuxième semaine au cours de laquelle l’embryon se développe comme un bouton.
- pesi (heishi) : “sang et chair” ; troisième semaine au cours de laquelle la chair et le sang se constituent.
- ghana (kennan) : “épaississement”, “affermissement des chairs” ; quatrième semaine au cours de laquelle la chair s’épaissit et s’affermit.
- prasakha (barashakya) : “stade de l’apparence”, c’est le moment où les membres se forment et les six racines se développent. Cette étape va jusqu’à la naissance. Ce qu'en dit Nichiren

cinq troubles voir cinq impuretés

cinquante-deux étapes ou degrés (gojuni i, 五十二位). Description en cinquante-deux termes (bhumi) du développement des bodhisattvas dans le Mahayana. Ce parcours se compose de dix étapes de la foi, dix étapes de la sécurité, dix étapes de la pratique, dix étapes de la dévotion, dix étapes du développement de l’Eveil d’indifférenciation (togaku) et de l’Eveil merveilleux (myogaku). Ce concept est utilisé sous forme de système par les fondateurs du Tiantai, notamment par Huisi puis Zhiyi qui interprète les cinquante-deux étapes, citées dans le Sutra Bosatsu Yoraku Hongo, du point de vue de la doctrine spécifique (bekkyo) et parfaite (engyo, 円教). Il existe d'autres listes de ces étapes : cinquante et une d'après le Sutra Ninno (fusion des étapes 51 et 52) ou bien quarante (Sutra Bommo) ou quarante et une (suppression d'une section, généralement la première). Les 52 degrés du bodhisattva sont parfois appelés "sept étapes" qui traduisent une autre façon de compter : 5 étapes de 10 degrés + l'éveil d'indifférenciation + l'éveil parfait sans supérieur. En savoir plus : tableau des cinquante-deux étapes. Ce qu'en dit Nichiren

cinquante-deux sortes d'êtres. Etres qui se rassemblèrent pour écouter le Sutra du Nirvana.

cinquantième personne

cinquième période de cinq cents ans ou dernière des cinq périodes de cinq cents ans ou cinquième demi-millénaire (go-gohyakusai, 後五百歳). Dernière période de cinq cents ans suivant la mort de Shakyamuni telle que la décrit le Sutra Daijukyo. Ce sutra prédit de manière assez détaillée le cours du développement du bouddhisme 2 500 ans ou cinq demi-millénaires après la mort du Bouddha. Cette cinquième période représente les premières années des Derniers jours du Dharma (mappo) et est appelée l'âge de conflits (tojo kengo), ce qui signifie que de nombreuses écoles bouddhiques rivales se querelleront sans cesse et que l'enseignement correct de Shakyamuni sera perdu. Cependant, Zhiyi, Saicho et Nichiren considèrent cette période comme l'époque où se propagera le Dharma Merveilleux. Le chapitre Yakuo du Sutra du Lotus dit : "Dans la cinquième période de cinq cents ans après ma mort, accomplissez kosen-rufu dans le monde entier et ne laissez jamais son flot tarir." Ce qu'en dit Nichiren

cinq véhicules (go-jo, 五乗). Cinq sortes d'enseignements exposés selon les capacités des êtres. Véhicule signifie enseignement amenant à un certain degré de réalisation. Ce sont :
1) celui du commun des mortels ; il permet de renaître sous la forme d'un être humain en honorant les Trois trésors et en observant les cinq préceptes.
2) celui des êtres célestes ; il permet d'atteindre les royaumes célestes par la pratique des dix préceptes de bien et des quatre étapes de méditation ; 3) celui des auditeurs-shravakas ; il permet d'atteindre l'état d'arhat en s'éveillant aux quatre nobles vérités ;
4) celui des
pratyekabuddhas ; il éveille à la doctrine des douze liens causaux ;
5) celui des bodhisattvas ; il conduit à l'état de bouddha par la pratique des six paramitas.

cinq vertus cardinales ou cinq points d'éthique (go-jo, wuchang, 五常). Vertus fondamentales du confucianisme : jen, altruisme, (humanité, bonté), yi la justice (droiture), li, la bienséance (bonnes manières),   tche la sagesse (science) et sin,  foi-fidélité-loyauté. Il existe également une liste de neuf vertus cardinales. Un code de comportement dérivé de ces cinq points d'éthique était largement accepté au Japon. Ce qu'en dit Nichiren

cinq viscères (gozo, 五臓). Conception de la médecine et de la philosophie chinoise traditionnelle. Il s'agit du cœur, du foie, de la rate, des poumons et des reins.

cinq visions voir cinq sortes de vision

cinq voiles ou cinq obscurcissements (go-gai, 五蓋). Etats d'esprit qui empêchent l'apparition de l'attitude juste : l'avarice, la colère, l'indolence, l'instabilité émotive (excitation/dépression) et le doute. Le tantrisme voit les obscurcissements comme ce qui empêche la reconnaissance de la nature de l'esprit et des phénomènes et donne comme liste : le voile des émotions, le voile du karma, le voile des tendances fondamentales et le voile du connaissable.

cinq yeux voir cinq sortes de vision

cintamani voir joyau qui exauce tous les voeux

circumambulation. Acte de faire le tour d'un stupa, d'un lieu sacré. Il s'agit d'un rite qui reprend, en les mettant en mouvement, les progrès atteints lors de la méditation. Dans la tradition bouddhiste, les circumambulations s'effectuent dans le sens des aiguilles d'une montre, imitant le cours apparent du soleil.

citadelle infernale (mugen daijo 無間大城). Enfer sans intervalle, sans rémission, désigne un enfer particulièrement rude ou les damnés subissent des souffrances continuelles. On le retrouve dans plusieurs composés notamment enfer sans rémission ; ce terrible enfer serait entouré de sept murailles de métal.

citta. Ensemble des fonctions mentales (rationnelles, émotionnelles, conscientes ou inconscientes), l'esprit au sens le plus large ; on le traduit coeur-esprit mais également par conscience, pensée, esprit, intelligence, cœur. Dans le Vedanta, citta est l'essence de la conscience, son siège en est symboliquement le cœur, où il est associé à l'âme. Il a également le sens de mémoire, de pensée. Au Japon l'accent est mis sur le côté subjectif et émotionnel : kokoro.

citta-prasada littéralement cœur-esprit clair ou clarifié, équivalent sanskrit du concept japonais shinjin, la foi. 

Classique de la Piété filiale (Xiao Jing, 孝, Siao Tsing, Hsiao Ching). Ouvrage traditionnellement attribué à Zeng Zi, (-505 à -436), disciple de Confucius. Ecrit sous la forme d'un dialogue entre Zeng Zi et le Maître, il fait de la piété filiale la principale vertu. Il fut particulièrement populaire sous le règne des empereurs de la dynastie des Han.

claquement de doigts. Dans l'Inde ancienne, une unité temporelle. Dans les sutras, c'est une façon de rendre audible le passage du temps et de rappeler l'impermanence de toute chose.

clore le proche et révéler le lointain (gon ken on) voir révéler le lointain

coextensif / non coextensif voir trois catégories d'existences

cohérence du début jusqu'à la fin. Expression que l'on trouve dans le chapitre II du Sutra du Lotus, désignant la dernière des dix ainsités (modalités d'expression de la vie) : apparence, nature, entièreté, potentialité, production, cause intérieure, condition, effet latent, rétribution et la cohérence de l'ensemble de ces neufs modalités. Le sutra la définissent comme suit : "si une entité a tel aspect, elle naît de telle manière ; si une entité a tel aspect, elle demeure de telle manière ; si une entité a tel aspect, elle s'altère de telle manière ; si une entité a tel aspect, elle disparaît de telle manière. Si une entité a tel aspect, elle peut produire de mauvaises entités ; si une entité a tel aspect, elle peut produire de bonnes entités, et i1 en est de même de la demeure, de l'altération, de la destruction".

colère [monde-état de] (shinni ou shin, 瞋恚・, dvesha, dosa) ou état d'asura. Quatrième des dix mondes-états et l'une des quatre voies mauvaises. Etat dominé par un soi égoïste qui n'a d'estime que pour lui-même et méprise les autres. Une personne dans cette condition est attachée à l'idée de sa propre supériorité et ne peut supporter d'être inférieure à d'autres en quelque domaine que ce soit.

comète de l'ère Bun'ei. En Europe et en Chine, elle fut découverte le 14 juillet 1264. Les observateurs chinois notent que la queue fait environ 100° le 26 Juillet. Au Japon on la date soit du 26e jour du 6e mois soit du 5 juillet 1264 ; elle commença à briller d'un éclat accru le 4e jour du 7e mois et brilla encore jusqu'au 8e mois. A l'époque de Nichiren, les comètes étaient considérées comme des signes de mauvais augure.

"comme moi sans différence" (nyoga to mui). Expression extraite du chapitre II du Sutra du Lotus. Elle exprime la volonté de l’Eveillé qui est de permettre à tous les êtres de devenir bouddha comme lui. C’est le but de l'apparition d'un bouddha dans ce monde.

Commentaire sur le nom pur (Jomyo sho, 浄名疏, Jinming shu) : compilation de deux commentaires de Zhiyi sur le Sutra du Nom-Pur plus connu comme Sutra de Vimalakirti (Jomyo kyo) : Commentaires sur le Mystère du Sutra  Vimalakirti et Commentaires sur les Phrases du Sutra Vimalakirti.

Comparaison du bouddhisme exotérique et du bouddhisme ésotérique voir Nikyoron

communauté bouddhique (sangha) voir sangha

compassion (jihi, 慈, maitri et karuna ). Attitude fondamentale des bouddhas et bodhisattvas envers les êtres qu'ils souhaitent soulager de leurs souffrances, ce qui les amène à leur enseigner le Dharma ; un des quatre voeux du bodhisattva. Les sutras distinguent la maitri, amour-empathie et la karuna amour-miséricorde, compassion à l'égard de la souffrance. Voir les quatre bienveillances sans limite. Ce qu'en dit Nichiren

composé voir conditionné

compréhension de la non-production et de la non-destruction du monde phénoménal voir musho honin

concentration (jo). Terme générique : usage de pratiques contemplatives et réflexives pour arriver à une unicité de l’esprit. Ce qu'en dit Nichiren

concentration-dhyana voir méditation et dhyana

concentration-intuition (shikan, 止観, vipassana). Nom donné à tout le système de méditation établi par Zhiyi dans le Maka Shikan et dont le but ultime est de percevoir le "domaine de l'insondable", c'est-à-dire la triple contemplation de l'unité (isshin sangan) ou ichinen sanzen dans l'esprit d'un être. "Concentration" signifie diriger son esprit sur un objet sans en être distrait, et "intuition", voir toute chose comme elle est, en pénétrant la réalité ultime de tous les phénomènes. En savoir plus sur les méditations. Ce qu'en dit Nichiren

concentration-paramita (zenjo haramitsu, dhyanaparamita). Il serait possible de rapprocher cette notion de "recueillement", état qui permet de pacifier l’esprit, de l’amener au calme nécessaire à l’élaboration de la pensée juste. La qualité de la perception des phénomènes à laquelle aboutissent la vigilance et l’attention peut être ensuite intériorisée dans une concentration profonde. Dans la concentration-paramita, la conscience de celui qui médite et l'objet de méditation sont distincts ; on peut observer sa propre action visant à connaître l'objet soumis à la méditation, alors que dans la concentration-samadhi il y a fusion du sujet et de l'objet. En savoir plus sur les méditations

concentration-samadhi voir samadhi

conciles bouddhiques (butten ketsuju, 結集, sangiti ou samgiti). L'enseignement de Shakyamuni fut oral pendant près de 500 ans puis fut fixé par écrit lors de conciles. En savoir plus.
vaisali

conditionnalité (ke) voir temporalité ou triple vérité

Conduite originelle du bodhisattva Yakuo [chapitre] (Actes antérieurs du bodhisattva Yakuo, Yakuo bosatsu honji hon, 藥王菩薩本事品, Yaowang pusa benshi). Chapitre XXIII du Sutra du Lotus. Après la Cérémonie dans les Airs, la deuxième assemblée sur le Pic du Vautour commence avec ce chapitre. Au début, le bodhisattva Shukuoke implore Shakyamuni de parler des pratiques antérieures du bodhisattva Yakuo. En réponse, le Bouddha explique qu'il y eut un bodhisattva nommé Issai Shujo Kiken à qui le bouddha Chandrasuryapradipa (Nichigatsu Tomyo) enseigna le Sutra du Lotus. Par gratitude, il fit brûler son corps pendant mille deux cents ans pour l'offrir au Bouddha et au Sutra. Né à nouveau dans la terre de ce bouddha, il se brûla les coudes en guise d'offrande supplémentaire pendant soixante-douze mille ans. Après avoir relaté cette histoire, le bouddha Shakyamuni établit dix métaphores illustrant la supériorité du Sutra du Lotus et le bienfait que procure la foi en ce Sutra. Vers la fin du chapitre, il exhorte une fois encore à propager ce Sutra dans les temps à venir. C'est dans cette partie que se trouve le passage : "Dans la cinquième période de cinq cents ans après ma mort, accomplissez kosen-rufu dans le monde entier et ne laissez jamais son flot tarir." Selon Guanding (réf.), Zhiyi connut un grand Eveil grâce à la lecture du chapitre Yakuo et après avoir pratiqué pendant quatorze jours la récitation du Sutra du Lotus et la méditation sur lui selon l'enseignement de son maître Huisi. Lire ce chapitre ; Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos.

Conduite originelle du roi Myoshogon (Ornement-Merveilleux) [chapitre] (Myoshogonno honji hon, 妙荘嚴王本事品, Miaozhuangyanwang benshi pin). Chapitre XXVII du Sutra du Lotus. Dans le passé extrêmement lointain, rapporte Shakyamuni, vivait un bouddha du nom de Unraion-shukuo Kechi (Sage de la Constellation et du Son du tonnerre dans les nuages) qui enseignait le Sutra du Lotus. Les deux fils du roi Myoshogon, Jogen et Jozo, prièrent leur mère, la dame Jotoku, de les accompagner pour écouter le bouddha. Elle leur répondit qu'il leur fallait d'abord persuader leur père, croyant sincère du brahmanisme, et leur suggéra d'accomplir quelques prodiges magiques pour lui démontrer le pouvoir du bouddhisme. Ils le firent et éveillèrent ainsi le désir du roi d'entendre l'enseignement du bouddha. Avec sa femme, ses deux fils, quelques ministres et quelques serviteurs, le roi se rendit donc auprès du bouddha, lui fit des offrandes et reçut de lui la prédiction qu'il atteindrait la bodhéité. Le roi proclama que ses deux fils étaient ses bons amis bouddhiques (zenchishiki) parce qu'ils l'avaient mené au bouddhisme. Puis lui, sa femme, ses fils et toute sa suite renoncèrent au monde et devinrent les disciples du bouddha Unraion-shukuo Kechi. Après avoir relaté cette histoire, Shakyamuni identifie Myoshogon à l'actuel bodhisattva Ketoku (Vertu de fleur) qui se trouve à l'Assemblée du Pic du Vautour, la dame Jotoku à un noble bodhisattva, Jozo et Jogen aux bodhisattvas Yakuo et Yakujo. Dans le Hokke Mongu, Zhiyi raconte l'histoire suivante concernant les relations passées entre Myoshogon, sa femme et ses fils. Dans le lointain passé, quatre religieux pratiquaient des austérités à la recherche de la Voie, mais ils en étaient distraits par les tâches ménagères quotidiennes. L'un d'eux, pour aider les trois autres à pratiquer, abandonna les austérités et se chargea de toutes les tâches. Les trois autres poursuivirent donc leur pratique et trouvèrent la voie qui mène à l'état de bouddha. Lui non. Mais il obtint la récompense karmique de renaître sous la forme du roi Myoshogon. Et parce qu'il avait aidé les autres à pratiquer, ceux-ci pour s'acquitter de leur dette envers lui, devinrent sa femme et ses deux fils qui le conduisirent au bouddhisme. Lire ce chapitre ; Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos.

Conduite-Supérieure voir Jogyo

confier voir fuzoku

confucianisme voir Confucius.

Confucius (Koshi, 孔子 kongzi). Le nom Confucius est une adaptation latinisée de Kongzi, "Maître Kong". Sage chinois qui vécut au VIe siècle avant notre ère. Originaire de la principauté de Lu (Shandong actuel), il est actif durant la période dite "des Printemps et Automne" (de -722 à -481). Les renseignements que nous avons sur lui proviennent essentiellement des Chroniques historiques (Shiji) de Sima Qian (-145 ? à -86). Selon cette source, Confucius aurait mené une vie errante cherchant en vain un prince vertueux qui le nommerait ministre ou conseiller et qui appliquerait ses recommandations. Âgé et déçu, il revient dans la principauté de Lu et y fonde son école. Confucius cherchait à restaurer l'ordre et la paix grâce au respect des traditions, de la légitimité du pouvoir et de la hiérarchie sociale. Selon lui, le prince est tenu de se comporter comme un homme de qualité, un sage en montrant sans cesse l'exemple. La vertu et la sagesse sont les qualités nécessaires d'un gouverneur : "si un homme sait se gouverner lui-même, quelle difficulté aura t-il à gouverner son Etat ? " Confucius propose ainsi une morale appliquée à la science politique qui se confond avec la science de la nature. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren

congrégation voir quatre congrégations

congrégation des êtres humains et célestes (ninden daikai, 人天大會). Rassemblement des êtres des cinquième et sixième mondes, c'est à dire les hommes et les dieux, qui se produit lorsque le Bouddha commence à exposer sa doctrine.

Congyi, 従義 (1042–1091) (Jugi). Moine de l'école Tiantai, auteur de Tendai Sandaibu Hochu où il démontre la suprématie de l'école Tiantai sur le Chan (Zen), le Huayan (Kegon) et le Faxiang (Hosso)

connaissance directe (abhijna)

congrégations [quatre] (varga)

consécration voir cérémonie d'ouverture des yeux

conscience. Le bouddhisme distingue plusieurs états de conscience. Ce n'est jamais une entité fixe qui pourrait être assimilée à un ego mais une succession de prises de conscience ponctuelles chacune liée à un élément matériel ou mental particulier et lui-même momentané. Dans une première approche la conscience (shi-ki, vijnana) se manifeste au niveau des cinq agrégats (cinq facteurs de la personnalité, go'on, skandha) ; c'est la fonction de discernement liée aux agrégats de perception, conception et volition. Mais elle peut également être appréhendée à neuf niveaux différents en dehors du temps individuel. Voir les neuf consciences.

Conscience [Rien que] voir Vijnanavada

conscience-grenier, réservoir, réceptacle voir alaya

constellation [kalpa de la] voir kalpa

conversion antagoniste voir propagation antagoniste (shakubuku)

conversion pacifique voir propagation accommodante (shoju)

co-production conditionnée voir production

Corbeille de Vacuité-Totale voir Kokuzo

corne de rhinocéros. Considéré comme une créature sacrée le rhinocéros faisait l'objet d'une grande vénération. En Inde, mais plus encore en Chine antique on lui attribuait de nombreux pouvoirs magiques. La corne était hautement appréciée comme médicament.

corps de dharma (hosshin, dharmakaya)

corps de manifestation   (oshin, nirmanakaya)

corps de rétribution   (hojin, sambhogakaya)

corps de transformation (henge-shin ou keshin 変化身・化身). Apparence prise un Bouddha ou un bodhisattva afin de mener les êtres vivants à l'Eveil. On dit que les bouddhas et les bodhisattvas prennent une forme la plus appropriée pour instruire ceux qu'ils essayent de mener à la bodhéité.

corps du Bouddha impérissable comme l'or ou corps de diamant (konjin ou kongoshin, 金身 ou 金剛. Une des caractéristiques du bouddha parmi les 32 ou 80 marques qui lui ont été attribuées par la piété populaire.  

corps fractionné du bouddha (funjin) voir émanations

corps infecté ou putride (dokushin, 毒身). Littéralement corps empoisonné. L'expression désigne le corps qui est infecté par les trois poisons : la convoitise (ton), la colère (jin) et la stupidité (chi).

courage voir quatre sortes de courage

cristal de roche : Les cristaux de roche étaient considérés comme le résultat de la transmutation des os du Bouddha après sa crémation. A ce titre, ils pouvaient être vénérés comme des substituts de reliques. Une autre tradition en fait "l'embryon du diamant" préfigurant la transformation du simple mortel en bouddha. Et bien que matériel il permet de voir à travers lui. Il représente ainsi le plan intermédiaire entre le visible et l'invisible.

Croire et comprendre [chapitre] (Shinge hon, 信解品, Xinjie pin). Chapitre Shinge* (IV) du Sutra du Lotus. Dans ce chapitre, les quatre grands auditeurs-shravakas, ayant entendu la parabole des trois chariots et de la maison en feu dans le chapitre précédent, se réjouissent d'avoir compris que la véritable intention de Shakyamuni est de révéler le véhicule unique du Bouddha qui conduit tous les êtres à l'Eveil. Ces quatre hommes sont Subhuti, Katyayana, Mahakashyapa et Maudgalyayana. Lire ce chapitre
Citations de ce chapitre dans les goshos

Pour montrer leur compréhension de l'enseignement du Bouddha exposé dans la parabole des trois chariots, ils récitent la parabole de l'homme riche et de son fils pauvre, l'une des sept paraboles du Sutra du Lotus. Un jeune homme s’enfuit du foyer paternel. Il voyage mais vit dans la misère. Son père tente de le retrouver mais n’y parvenant pas, s’installe en chemin dans une ville où il fait fortune. Un jour, le fils passant par cette ville souhaite demander du travail à l’homme riche qu’il ne reconnaît pas. Voyant le faste de sa demeure, il renonce mais son père l’a aperçu et reconnu. Il envoie des serviteurs à sa poursuite mais le fils défaille de peur. Le père comprenant les mauvaises pensées de son fils décide d’user d’un hoben ; on le laisse partir et il se rend dans un village pauvre. Les deux serviteurs à l’aspect misérable le recrutent pour s’occuper des immondices de la riche demeure. Le père constate qu’il s’occupe diligemment de son travail et, déguisé en serviteur, le prend sous sa protection et parfait son éducation. Après plusieurs années, le père sentant sa fin approcher, révèle à tous la vérité. Les quatre disciples identifient l'homme riche au Bouddha et le fils pauvre à eux-mêmes. De même que le fils pauvre n'avait pas reconnu son père riche et s'était satisfait d'un emploi misérable, ils n'avaient pas compris qu'ils étaient les enfants du Bouddha, capables de parvenir au même état de bouddha que lui et s'étaient satisfaits d'enseignements inférieurs. Le Bouddha, voyant bien les limites de leurs aspirations, les avait conduits graduellement au Véhicule unique du Bouddha grâce aux enseignements provisoires, de même que l'homme riche, en permettant à son fils de réaliser des tâches subalternes, l'avait aidé à développer peu à peu sa confiance en lui et sa compétence ; c'est seulement alors qu'il lui avait appris qu'il était son père et lui avait légué toutes ses richesses. Après avoir raconté la parabole, les quatre disciples déclarent qu'ils ont reçu du Bouddha le plus grand trésor sans l'avoir consciemment recherché. Lire ce chapitre.

croire et comprendre (adhimukti) voir foi

Cunda(Chunda ou Tchunda). I. Disciple de Shakyamuni qui serait un frère (un serviteur ? ) de Shariputra. A ne pas confondre avec Chunda, le métallier.

 

 
 
 
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