DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanscrit, pali

L

A.B.C.D.E.F.G.H.I .J.K.L.M.N.O.P.Q.R.S.T.U.V.W.X.Y.Z

 

Lac de glace voir Anavatapa

Lac du Héron blanc : lac situé au monastère du Bois des Bambous à Rajagriha dans le Magadha.

Lalitavistara voir Sutra de la Multitude d'actions merveilleuses

Lanka (Roi Lanka) Rioga-o

langue [tirer la ] l'expression a une origine très archaïque et pour la comprendre il faut remonter au Shivaisme et à sa philosophie du corps humain qui est considéré comme l'image même de l'univers (inversement l'univers tout entier se trouve symboliquement à l'intérieur du corps humain). La région cérébrale est symbolisée par Shiva et la base de la colonne vertébrale par Shakti. Les souffrances proviennent du divorce entre Shiva et Shakti. Le but du yoga est de les réunir. Pour cela il faut commencer par réveiller Shakti-Kundalini, ce serpent lové à la base de l'être humain. Les Veda abondent en formules magiques destinées à exorciser ces serpents-Kundalini pour qu'ils s'unissent au lotus à mille pétales. Le serpent tire sa langue en signe de cette union réussie.
A partir de cette métaphore s'est développé un vocabulaire où le fait de tirer la langue signifiait d'abord la transcendance et la victoire sur un monde duel, puis à ce geste fut associée l'expression verbale. Tirer la langue devint synonyme de l'union de la parole et de l'esprit. Parallèlement se développait une symbolique des "signes de beauté" des hommes remarquables. Les bouddhas furent dotés d'une langue large et longue, expression de l'immense portée de leur parole. Quand leur langue atteignait le séjour d'une divinité c'était pour traduire l'essence de l'archétype divinisé. Ainsi la langue de Shakyamuni atteint le séjour de Brahma. Quand Taho tire la lange c'est un gage du caractère sacré des paroles de Shakyamuni.

langue [longue et large] (kocho-zetsu, 広長舌). Une des 32 marques caractéristiques du Bouddha. Elle symbolise la vérité des paroles du Bouddha.

lamaïsme ancienne appellation du tantrisme.

Lao-Zi 老子 (Lao-tseu) (v. -570-490 ou v. le - IVe siècle av. notre ère) Personnage semi-légendaire, Lao-zi, littéralement Vieux Maître (son nom véritable serait Li Eul ou Lao Tan), aurait vécu la même époque que Confucius. Sa vie, assez recluse, explique l’existence de nombreuses légendes à son sujet : après une naissance miraculeuse (il serait resté quatre-vingts ans dans le ventre de sa mère et aurait eu les cheveux blancs à la naissance, d’où son surnom), il aurait vécu plus de deux cents ans. Il aurait d’abord exercé les fonctions d’archiviste et d’astrologue des empereurs Zhou, mais la décadence de cette dynastie l’aurait incité à s’en aller vers l’ouest, monté sur un bœuf noir, comme en témoigne une abondante iconographie. Avant de franchir le passe de Hien Kou, il aurait rédigé, à la demande du garde-frontière, une sorte de testament philosophique appelé Daodejing (Tao-Tö-King, Livre sacré de la Voie et de la Vertu) texte principal du taoïsme philosophique, le. L’ouvrage ne date probablement que de l’époque des Han (-206 à +220). Ce qu'en dit Nichiren.

lettré chinois : Dans la Chine ancienne, devenir un lettré était considéré comme un sommet de la réussite sociale ; le concours, extrêmement difficile, tenait compte des qualités intellectuelles, morales et physiques ainsi que des dons artistiques et du discernement esthétique. Ce qu'en dit Nichiren.

Liang Wu Di, 梁武帝 (464-549). Premier souverain de la dynastie des Liang. Connu comme un homme de caractère généreux, il respectait profondément le bouddhisme, lut les écrits bouddhiques et les commenta publiquement. Ce qu'en dit Nichiren.

Liang-xu (Ryojo). Moine de l'école Tian-tai, dans la Chine des Tang. Il enseigna les principes de Zhiyi à Enchin (qui devint plus tard le cinquième supérieur du temple Enryaku-ji, temple principal de l'école Tendai japonaise), quand ce dernier visita le temple Kai-yuan au milieu du IXe siècle. Ce qu'en dit Nichiren.

libération voir délivrance

Licchavi ou Lichchhavi (Risha, 離車). L'une des tribus qui constituaient la confédération Vriji dans l'Inde ancienne. (VIe - Ve siècles av. notre ère). Leur centre d'activités était Vaishali. Ils furent soumis par Ajatashatru, roi de Magadha. Selon une source différente, Shakyamuni dissuada ce roi de tenter de les conquérir. Certains auteurs les identifiens avec les Vajjis.

lien négatif voir tambour empoisonné

liens causaux voir les douze liens

liens de parenté [six] (rokushin)

lieu de bonne fortune (fukuden, 福田, punya-kshetra). Environnement bénéfique. C'est ainsi qu'on qualifie souvent un bouddha ou la pratique qu'il enseigne. Le terme sanskrit punya désigne la chance autant que les actes méritoires qui attirent cette chance.

lieu du Dharma (hoza, 法座). Lieu où s'assied celui qui enseigne la doctrine bouddhique.

lieu de l'Eveil(jakumetsu dojo) ou lieu de la Voie. Lieu où Shakyamuni atteignit la bodhéité. Selon les sutras deux interprétations :
1. Sur les bords de la rivière Nairanjana non loin de Gaya.
2. Sous l'arbre bodhi au sud de Gaya.

lieux où mènent les actes mauvais (akudo, durgati). Parmi les six voies ou destinées du samsara il s'agit des trois premières, c'est à dire l'enfer, le monde des esprits affamés et celui des animaux.

lieux [six] voir douze entrées

lièvre ou lapin dans la lune. L'Inde antique voyait un lapin dans la lune. La science moderne, également. Il s'agit du dessin que forment les taches plus sombres de ses mers. Le Daito saiiki ki (Rapport sur les régions occidentales) est le premier à en raconter la légende. Il y est question de trois amis, un renard, un lièvre et un singe, qui vivaient dans une forêt très dense. Un jour, afin de les tester, Indra leur apparut sous la forme d'un vieil homme qui mendia de quoi manger. Après quelques recherches, le renard revint avec une carpe fraîche, et le singe avec des fleurs rares et des fruits. Seul le lièvre revint les bredouille. Il demanda au renard et au singe de préparer un feu. Puis il se jeta dans les flammes en offrant son corps au vieil homme. Touché par la sincérité du lièvre, le vieil homme reprit la forme d'Indra et déclara : "Je placerai le corps de ce lièvre sur la lune et ferai connaître son dévouement aux générations futures." Nichiren en parle dans le gosho Réponse à l'épouse du seigneur Matsuno.

ligature voir gamoku

lignées nichiréniennes voir écoles bouddhiques se réclamant actuellement de Nichiren

Liguang (Li Kuang), ( ? à -119). Général de l'empereur Han Guang Wudi des Han postérieurs. L'histoire de sa vengeance contre un tigre figure dans le Konjaku Monogatar Shu. Ce tigre avait tué sa mère (selon une autre version, son père). Parti venger cette perte, Liguang prit par erreur pour ce tigre un rocher dans de hautes herbes. Animé d'une grande détermination il tira une flèche qui transperça ce rocher de part en part. On l'appela dès lors "général Tigre de pierre". Nichiren cite cette histoire comme exemple d'une grande foi. Ce qu'en dit Nichiren.

Li Ling, 李陵 (mort en -74). Général de la dynastie des Han antérieurs. L'empereur Han Wu Di envoya le général Li Ling conquérir les territoires des barbares du Nord, les Xiongnus. Au début, Li Ling et ses 5000 soldats ont remporté une série de batailles. Cependant, ivre de ces victoires, la troupe de Li Ling est entrée seule sur la terre des Xiongnus avant d’être encerclée par des ennemis dix fois plus nombreux. Au bout de huit jours, le général a dû se rendre. L’empereur, très irrité par cette défaite, a cru l’information calomnieuse selon la quelle Li Ling formait les soldats de l’ennemi. Il fit exécuter tous les membres de sa famille. Par la suite, l'empereur le regretta et offrit d'assurer son retour. Mais Li Ling refusa et mourut au pays des barbares du Nord. Ce qu'en dit Nichiren.

Li Lu D'après une légende chinoise Li Lu avait la vue est si perçante qu'il pouvait voir l'extrémité d'un cheveu à cent pas. Ce qu'en dit Nichiren.

Ling Lun, 伶倫 ou 泠倫. Personnage de la mythologie chinoise qui aurait fabriqué des flûtes en bambou imitant le chant des oiseaux. Il est considéré comme le père et le protecteur de la musique. Ce qu'en dit Nichiren.

Lin-ji-zong [école]. (Lin-tsi, Rinzai, 臨済宗). L'une des écoles Chan (Zen) en Chine. Elle est considérée comme l'une des cinq branches de l'école Chan de la dynastie des Tang. Bien que le Chan chinois soit censé avoir débuté avec Bodhidharma, il ne fut solidement établi qu' à partir du sixième patriarche, Huineng. L'école Lin-ji (Rinzai) remonte à Huairang, disciple de Huineng. Sous la dynastie des Song, deux écoles - Huang-long et Yang-qi – se séparèrent d'elle. La première fut fondée par Huinan (1002-1069) et la seconde, par Fanghui (992-1049). Ces deux fondateurs étaient des disciples de Chuyuan, septième dans la lignée de l'école Lin-ji.

Liu Bang voir Han Gaozu

Liu-Chen (Lieou Tch'en) Personnage de légende sous la dynastie des Han. Un jour, il perdit sa route sur le Mont Tian-tai où il rencontra un être immortel de forme féminine et vécut avec elle dans le bonheur. Quand il rentra chez lui, six mois plus tard, il découvrit que le temps était celui de ses descendants à la septième génération.

Liusha (Taklamakan, Ryusha)

Loi voir Dharma

Loi correcte, Loi formelle, Loi finale ou Dharma correct, Dharma formel, Dharma final(shoho, 正, zoho, 像, mappo, 末法). Trois périodes qui suivent la mort d'un bouddha. L'enseignement d'un Eveillé est soumis, comme toute, chose à l'impérmanence et perd avec le temps son pouvoir de mener les gens à la bodhéité. Voir cinq périodes de cinq cents ans

loi ésotérique voir trois grands Dharmas Cachés

Loi merveilleuse voir Dharma merveilleux

Lokakshema (Shirukasen, 支婁 讖). Moine de Yuezhi, royaume d'Asie centrale, qui se rendit à Loyang en Chine en 147 et traduisit près de vingt sutras dont le Dogyo Hannya (Pratique de la sagesse), le Shuryogon et le Hanju Zammai.

Lokavit, 世間解, (Parfait dans la compréhension des dharma, Sekenge). Un des dix titres honorifiques du Bouddha. Celui qui a compris la cause et l'effet, le karma et la rétribution, les trois phases de la vie, le monde saha et le samsara.

Lokayata (Junse-gedo ou Junsei-gedo, 順世外道). L'une des écoles non-bouddhiques de l'Inde ancienne, aussi appelée école Charvaka, du nom de son penseur principal. Elle soutenait que l'existence humaine n'était rien d'autre qu'une combinaison temporaire des quatre éléments que sont la terre, l'eau, le feu et le vent. Les Lokayatins niaient la réalité des vies passées ou futures et considéraient la jouissance des plaisirs de la vie présente comme le but suprême. Ajita Kesakambala, l'un des six maîtres non-bouddhistes du temps de Shakyamuni, est considéré comme le précurseur de cette école.

Longévité de l’Ainsi Venu [chapitre] (ou Durée de la vie, Nyorai juryo hon 如來壽量品, Rulai shouliang pin) XVIe chapitre du Sutra du Lotus. Le Bouddha exhorte par trois fois la nombreuse Assemblée à croire et à comprendre ses paroles, et à quatre reprises l'Assemblée lui demande instamment d'enseigner. "Ecoutez bien, dit alors Shakyamuni, et entendez le secret de l'Ainsi-Venu et son mystérieux pouvoir." Il explique ensuite que, même si tous les dieux célestes, les hommes, les asuras et les autres êtres croient qu'il atteignit pour la première fois l'Eveil dans cette vie à Bodhgaya, il s'est en réalité passé un temps incalculable depuis qu'il est bouddha. Pour donner une idée de la longueur de ce temps, il explique le concept de gohyaku jintengo. Cela s'appelle kaigon kennon "ouvrir le proche et révéler le lointain". Tenter d’appréhender dans nos unités temporelles la longévité du bouddha est vain, tout comme savoir le nombre de mondes parcourus par celui qui aurait réduit en particules minuscules une infinité de mondes puis aurait déposé ces particules une par une à intervalles très lointains jusqu’à épuisement. Comptons pour chacun de ces particules un kalpa. Le temps écoulé depuis que Shakyamuni est devenu un bouddha est plus ancien encore. Toute la vision que nous avons de la vie du Bouddha n’est qu’un hoben adapté à nos facultés, son corps de manifestation : "il n’y a ni naissance ni mort, ni retrait, ni émergence, personne pour résider au monde ni passer en disparition". Le nirvana du Bouddha (son décès), lui-même est un moyen de provoquer chez les hommes l’esprit de rechercher la voie. Si le Bouddha demeurait en ce monde en permanence, les êtres ne comprendraient pas la valeur de son enseignement.
Pour illustrer son propos, Shakyamuni use d’une parabole. Un médecin habile doit se rendre à l’étranger. Ses très nombreux fils, durant son absence, absorbent une potion qui se révèle être un poison. Quand le père revient, il trouve ses enfants en proie à de terribles douleurs. Il prépare immédiatement le remède adéquat. Certains le boivent et sont guéris mais d’autres, l’esprit troublé, n’en veulent pas. Ne pouvant leur faire entendre raison, il décide d’employer un stratagème. Il leur dit qu’il doit repartir puis envoie un messager qui annonce la mort du père. Le chagrin des enfants et leur inquiétude provoquent un sursaut salutaire, ils avalent la potion. Une fois ses fils guéris, le médecin réapparaît. Il en est de même du Bouddha qui, en fait, ne disparaît jamais, il use de la force du sentiment de deuil, du manque que crée l’absence, pour détourner les êtres de leurs vains penchants et lorsque leurs dispositions sont propices, il apparaît prêchant le Dharma.
Le chapitre se termine par une partie versifiée appelée Jigage, qui réaffirme les enseignements importants énoncés dans la partie précédente. A la différence du chapitre Hoben* (II), enseignement théorique qui mentionne l'état de bouddha comme une possibilité inhérente dans la vie de tous les êtres, le
chapitre Juryo* (XVI) le montre comme une réalité manifestée dans la vie du Bouddha Shakyamuni. L'affirmation que, depuis son Eveil dans le passé lointain, il a "toujours été en ce monde, exposant le Dharma et instruisant (les êtres)" indique qu'il n'existe aucune terre de bouddha en dehors du monde saha. Alors que le chapitre Hoben* (II) enseigne que l'état de bouddha est inhérent aux neuf mondes états (kukai soku bukkai), le chapitre Juryo* (XVI) enseigne que les neuf mondes-états existent dans l'état de bouddha (bukkai soku kukai). Dans le Hokke Gengi, Zhiyi considère le chapitre Juryo* (XVI) comme la révélation des trois principes mystiques de la cause fondamentale (honnin-myo) (la cause de l'Eveil primordial de Shakyamuni), l'Effet fondamental (son Eveil primordial) et la Véritable Terre (le lieu où le Bouddha vit et enseigne). Il interprète le passage "J'ai aussi jadis pratiqué les austérités de bodhisattva" comme une description de l'étape de non-régression ou la onzième des cinquante-deux étapes de la pratique de bodhisattva, et la définit comme la cause fondamentale (honnin-myo) qui permit à Shakyamuni d'atteindre l'état de bouddha. Pour Nichiren, ce chapitre est fondamental car il révèle la vraie nature de bouddha, universelle et atemporelle. Lire ce chapitre
Ce qu'en dit Nichiren ; Citations dans les goshos.

Long-peng voir Guan Long-feng

Lotus [Monde du Trésor du] (Padma garbha-loka-dhatu)

Lotus [Sutra]

lotus (renge 華 ou hasu, pundarika) 1. Plante aquatique ; de ses rhizomes formant des tubercules profondément enfouis dans la vase, naissent des feuilles flottantes comme celles des nénuphars. Les fleurs sont blanches, roses ou violacées chez les variétés du lotus de l'Inde (nelumbium nucifera). Ces fleurs entourent un curieux fruit sec, en forme de pomme d'arrosoir. Le lotus possède de nombreuses caractéristiques qui en ont fait depuis des millénaires une plante sacrée en Asie. Ses rhizomes et ses pétales sont utilisés en cuisine, les autres parties - racines, tiges, feuilles, fruit, servent en médecine. Les tiges même brisées restent longtemps reliées par des fils très fins et symbolisent la fidélité. Les feuilles font glisser tous les liquides, même les plus collants et éliminent toutes les impuretés sur leur surface. Mais ce sont les graines qui sont le plus remarquables. Elles peuvent germer après plus de 500 ans d'inactivité totale et les plants qu'elles produisent ne montrent aucun signe de dégénérescence après des siècles de reproduction car elles produisent une enzyme qui répare les cellules abîmées.
2.
Sur le plan symbolique, le lotus représente la possibilité pour tout être humain de parvenir à l'état de bouddha quelles que soient les conditions de vie, tout comme la fleur de lotus poussant dans un étang boueux. Le fait que le lotus soit en même temps fleur et fruit symbolise la simultanéité de la cause et de l'effet au sein de l'existence. Le lotus blanc représente la perfection spirituelle du Bouddha, cette couleur résume en elle toutes les autres. Le lotus rose est associé au Bouddha historique Shakyamuni, le bleu, à Manjushri et le rouge représente la compassion de tous les bouddhas. Lorsqu'il est stylisé, il a 8 pétales qui renvoient à l'Octuple noble chemin

lotus [position du] voir jambes pliées et croisées

Loyang ou Luoyang 洛阳. Ville chinoise de la province de Henan, à proximité du Fleuve Jaune. Elle fut à plusieurs reprises capitale de la Chine ancienne. Sous la dynastie des Tang, elle fut capitale secondaire aux côtés de Changan, l'actuelle Xian.

Lu [école] voir Ritsu.

Luan Ba (Louan Pa) Personnage de la dynastie des Han postérieurs. Il but du vin à un banquet et le souffla en direction du sud-ouest. Il expliqua qu'il avait agi ainsi pour éteindre un feu qui s'était déclaré dans la ville de Cheng-tu, qui se trouvait dans cette direction. Après vérification, on découvrit que de la pluie, mêlée à du vin, était tombée en quantité dans cette ville et y avait éteint un feu.

Lumbini (Rambini, 藍毘尼) Lieu de naissance présumé de Shakyamuni. Des textes bouddhiques s'y réfèrent souvent sous le nom de "Jardins de Lumbini". Ils étaient situés près de Kapilavastu, dans le sud du Népal actuel. Des édits gravés sur des colonnes érigées par le roi Ashoka, et qui furent découverts en cet endroit, indiquent que ce fut bien là que naquit le Bouddha Shakyamuni.

Lumière étincelante voir Mahakashyapa

lumière sereine ou paisible

lune [divinité de la]

luttes et disputes acharnées ou luttes et conflits (tojo kengo, 闘諍堅固). Littéralement luttes et querelles confirmées. "Confirmées" signifie ici la confirmation de la prédiction du Bouddha selon laquelle dans les cinq cents premières années de la Fin de son Dharma, le sens des doctrines se perd et des querelles acharnées naissent quant à leur interprétation. L’expression tirée du Sutra de la grande assemblée (Daishukyo, Dajijing) montre la pugnacité et l’aveuglement des protagonistes dans cette époque troublée. Cf. cinq cents dernières années. Ce qu'en dit Nichiren.

 
haut de la page