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Extraits de gosho sur

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compassion - jihi
 

Ils s'éloigneront des plaisirs des états humains et céleste pour tomber tous dans les mauvais états de vie. Les souverains et les mauvais moines accomplissant ces dix mauvaises actions détruiront le Dharma correct du Bouddha et rendront impossible la renaissance des êtres sensitifs dans les états humains et céleste. Quand viendra cette époque, les diverses divinités bienveillantes et les rois exemplaires, d'ordinaire si pleins de compassion envers les êtres vivants, abandonneront ce pays en proie aux cinq impuretés pour aller vers d'autres régions."
Rissho Ankoku ron (Kamakura-Matsubagayatsu, juillet 1260)

La métaphore du grand océan qui "recèle divers trésors" indique que toutes les pratiques et actions vertueuses de tous les bouddhas et bodhisattva, ainsi que tous les bienfaits obtenus par la pratique des six paramitas sont inclus dans la pratique du Dharma Merveilleux. "Les êtres vivants gigantesques" qu'abrite l'océan sont les bouddhas et les bodhisattvas, comparés à "des êtres gigantesques" parce que leur sagesse est grande. Grande stature, grand esprit de recherche, grands traits caractéristiques, grande maîtrise des pouvoirs mystiques, grande compassion pour libérer du mal et grande bienveillance pour donner la joie, c'est au Sutra du Lotus qu'ils doivent tout cela.
La même saveur salée (1261   ? )

Ayant donc décidé de ne pas encourir le reproche de trahir le bouddhisme, même lorsque cela m'a attiré la haine des autres, j'ai consacré ma vie au Bouddha Shakyamuni et au Sutra du Lotus, éprouvant de la compassion pour tous les êtres vivants et réfutant l'opposition au Dharma. Ceux qui ne peuvent pas comprendre mon coeur ont pincé les lèvres et m'ont jeté des regards furieux.
Conversation entre un sage et un ignorant (1265 ? à un samouraï ? )

On peut en déduire que Shakyamuni, Taho et tous les autres bouddhas ont voulu s'assurer de la propagation du Sutra du Lotus à l'avenir, de façon à le rendre accessible à tous les êtres humains des générations futures sans exception. Leur grande compassion dépasse même celle d'un père ou d'une mère qui voient leur unique enfant affligé d'une grande souffrance.
Traité pour ouvrir les yeux 2 (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

De plus, ceux qui le persécutent en ce moment sont comme Bhadrapala et divers autres qui persécutèrent Fukyo. Ils seront torturés dans les profondeurs de l'enfer pendant des milliers de kalpa. C'est pourquoi j'éprouve à leur égard une grande compassion et me demande ce qui pourrait être fait pour eux. Ceux qui tout d'abord méprisèrent et persécutèrent Fukyo eurent ensuite foi en ses enseignements et devinrent ses disciples.
La Lettre de Sado (Sado, 20 mars 1272, à Toki Jonin)

C'est pourquoi il est dit dans le chapitre Shinge* (IV)  : "L'Honoré du monde dans sa grande bienveillance fait usage d'une chose rare, avec bonté et compassion, il enseigne et convertit, nous permettant d'obtenir des bienfaits. Même pendant d'incalculables millions de kalpa, qui pourrait s'acquitter un jour de sa dette envers lui  ?
[...] De plus, le Bouddha Shakyamuni, avec la compassion d'un père, le bouddha Taho, avec la bienveillance d'une mère, et les bouddhas des dix directions, venus témoigner à leur tour de la véracité de l'enseignement avec l'affectueuse sollicitude des membres d'une même famille, se retrouvèrent tous dans l'assemblée ; ce fut comme si deux lunes s'étaient rejointes ou comme si deux soleils étaient apparus côte à côte.
[...] Que dire alors de grands bodhisattvas originellement dotés d'une grande compassion et s'étant solennellement engagés à prendre sur eux-mêmes les souffrances des autres  ? Même sans les exhortations du Bouddha, ils ne pourraient en aucun cas abandonner le pratiquant du Sutra du Lotus.
Sur la prière (Sado, 1272 à Sairen-bo)

Avec une compassion profonde pour ceux qui ignorent le joyau d'ichinen sanzen, le bouddha fondamental l'enveloppa dans la seule phrase Namu Myoho Renge Kyo, et en orna le cou de ceux qui vivent à l'époque des Derniers jours du Dharma. Les Quatre grands bodhisattvas protégeront quiconque pratique le Dharma Merveilleux.
Le véritable objet de vénération (Sado, avril 1273 à Toki Jonin)

Le défunt quittant sa maison se dirige vers la montagne de la mort, tandis que la rivière au bord de laquelle ses enfants aimants demeurent, attristés, est la Rivière aux trois passages. Il est inutile de chercher l'enfer ailleurs. Pourtant, ceux qui croient au Sutra du Lotus peuvent transformer tout cela. Pour eux, l'enfer se change en Terre de la lumière éternelle, les feux dévorants de la souffrance se changent en la torche d'un bouddha doté du corps de sagesse* ; le défunt devient un bouddha doté du corps du Dharma* ; et la fournaise devient la demeure où le Bouddha, sous l'aspect du corps de l'action*, manifeste son immense compassion. De plus, le bâton de marche devient le bâton du principe de Myohojisso [le Dharma Merveilleux équivaut à tous les phénomènes], la Rivière aux trois passages devient l'océan du principe de shoji soku nehan [les souffrances de la vie et de la mort mènent au nirvana] et la montagne de la mort devient le grand sommet du principe de bonno soku bodai (les désirs mènent à l'Eveil).
Enfer et bodhéité (Minobu, le 11 juillet 1274 à la mère de Nanjo Tokimitsu)

A partir du moment où j'avais compris les causes de la guerre des Gempei de l'ère Juei (1185) et des Incidents de Jokyu de 1221, j'ai été saisi d'une telle compassion que je ne pouvais par rester sans réagir. J'ai commencé par en parler à certains de mes disciples qui, à leur tour, en parlèrent à d'autres et que finalement cela parvint jusqu'au shogunat.
Souverains de notre pays (Minobu, février 1275)

Daibonten est le plus respecté des Rois-célestes du monde des trois plans. Il réside au sommet du monde de la forme. Le Démon du sixième Ciel et Taishaku sont à son service, et un système majeur de mondes tient dans la paume de sa main. Après avoir pratiqué des méditations encore entachées d'illusions, Daibonten a cultivé les quatre vertus infinies - l'amour-empathie [qui incite à faire du bien aux autres], la compassion [qui pousse à les soulager de leurs souffrances], la joie partagée [ressentie en les voyant devenir heureux] et le équanimité [l'indifférence à l'amour ou à la haine, qui permet d'agir en toute impartialité].
Lettre à Horen (Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

A la fin de sa vie, le vénérable Bouddha se désolait ainsi  : "Je dois à présent entrer dans le nirvana et mon seul souci reste le sort du roi Ajatashatru." En entendant cela, le bodhisattva Kashyapa lui posa la question suivante : "Puisque le Bouddha ressent une bienveillance égale pour tous, vous devriez, au moment de mourir, éprouver de la compassion pour toute l'humanité. Alors, pourquoi favoriser ainsi le roi Ajatashatru  ? "
A l'Hiver Succède Toujours le Printemps (Minobu, mai 1275, à Myoichi-Ama)

Quand le Bouddha apparut en ce monde, les quatre-vingt-quinze groupes de brahmanes conspirèrent avec les souverains, ministres et personnes ordinaires des seize états majeurs de l'Inde, certains injuriant le Bouddha, d'autres l'attaquant ou massacrant un nombre incalculable de ses disciples et adeptes laïques. Mais la détermination du Bouddha ne faiblit pas. Il déclara que, s'il cessait d'enseigner le Dharma en se laissant intimider par les autres, tous les êtres vivants sans exception tomberaient en enfer. Mu par une profonde compassion, il n'envisagea pas un instant de renoncer.
La prière pour la pluie des trois maîtres du Tripitaka (Minobu, 22 juin 1275 au nyudo Nishiyama)

Voilà pourquoi le pays est au bord de l'anéantissement. Quelle tristesse  ! Et ce que je trouve encore plus regrettable, c'est de ne pas pouvoir sauver mes disciples qui ont manifesté leur compassion à mon égard.
La suprématie du Dharma (Minobu, 4 août 1275, à Oto, fille de Nichimyo)

Alors l'Honoré du monde, maître d'une compassion immense, entra dans une méditation aussi bienveillante que la lune (note) pour le bien du roi Ajatashatru. Lorsqu'il parvint au degré le plus profond de sa méditation, un éblouissant rayon de lumière émana du Bouddha et vint toucher le corps du roi.
La Guérison des Maladies Karmiques (Minobu, 3 novembre 1275, à Ota Jomyo)

[Dans sa jeunesse], il a reçu la sagesse suprême du bodhisattva Kokuzo lui-même. Il avait adressé à ce bodhisattva la prière de devenir la personne la plus sage du Japon. Le bodhisattva, par compassion envers lui, lui a offert un grand joyau aussi brillant que l'étoile du matin, que Nichiren a glissé dans sa manche droite.
Moines du temple Seicho-ji (Minobu, le 11 janvier 1276 aux moines du temple Seicho-ji)

Quand le Bouddha apparut en ce monde, le premier principe sur lequel il appuya sa conduite fut la bienveillance à l'égard des êtres vivants. Ne pas ôter la vie et pourvoir à la subsistance de ce qui vit sont les deux principaux préceptes exprimant la compassion à l'égard des êtres vivants.
Lettre à Myomitsu Shonin (Minobu, le 5ème jour du 3ème mois intercalaire 1276 à Myomitsu)

De plus, il me semble que, en toutes circonstances, on devrait éprouver de la compassion envers ses propres enfants ou disciples et se préoccuper de leur sort. Dozen-bo n'était pas entièrement sans pouvoir, et pourtant, tout au long de mon exil sur l'île de Sado, pas une seule fois il n'essaya de me rendre visite. Cela ne ressemble guère au comportement d'un pratiquant du Sutra du Lotus.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Comment se fait-il que le moine Ryokan - qui observe tous les préceptes et toutes les règles, qui maîtrise les doctrines Hokke et Shingon, et dont la compassion est proverbiale - ne réussit pas à faire tomber la pluie en sept jours, même assisté par des centaines de ses disciples  ?
Lettre de pétition de Yorimoto (Minobu, le 25 juin 1277, requête au seigneur Ema au nom de Shijo Kingo)

Décidé à ne pas ménager ma vie, j'ai entrepris de parler, et depuis plus de vingt ans, j'ai été chassé du lieu où j'habitais, mes disciples ont été tués, j'ai été blessé, exilé par deux fois, et j'ai été bien près d'être décapité. Si j'ai parlé ainsi, c'est uniquement parce que je savais depuis longtemps que les habitants du Japon couraient à la rencontre de grandes souffrances et que j'éprouvais de la compassion à leur égard.
Réponse à Yasaburo (Minobu, le 4 août 1277 à Saito Yasaburo )

Grâce à mes parents et à mon maître, qui tous sont morts et partis maintenant, je fus capable de comprendre cette vérité. Celui qui m’a enseigné, Maître Dozen, qui avait peur de Tojo Kagenobu, seigneur d’un domaine et adepte d’Amida, me témoignait haine et mépris comme si j’étais son ennemi parce que je propageais le Sutra du Lotus – bien qu’il ressentît de la compassion pour moi au tréfonds de son cœur.
Questions - réponses concernant l’objet de vénération (Minobu,  septembre 1278 à Joken-bo)

Les singes ont besoin des arbres, et les poissons, de l'eau. Vous, en tant que femme, vous avez besoin de votre mari. Craignant de le perdre, vous avez rasé votre tête et vous avez teint en noir votre robe. Comment les bouddhas des dix directions pourraient-il ne pas éprouver de compassion à votre égard  ? Jamais le Sutra du Lotus ne pourra vous abandonner. Avec cette certitude, vous devez lui confier votre vie.
Un remède bénéfique pour tous les maux (Minobu, 1278 à Myoshin-ama)

De même, tous les êtres vivants ont pour terre "l'aspect réel de tous les phénomènes (shoho jisso)", pour ciel, leur "nature libre de tout aspect" ; "le Véhicule unique" est la pluie qui les nourrit  ; "le grand vent" qui les pousse, l'affirmation que le Sutra du Lotus est le plus élevé de tous les sutras que le Bouddha "a enseignés, enseigne ou enseignera"(réf.) ; et, avec les mots "doté du pouvoir de méditation et de sagesse-prajna"(réf.) les éclairant comme le soleil et la lune, ils cultivent les bienfaits de l'Eveil parfait faisant s'épanouir les fleurs de la grande compassion et qui donne le fruit de la bodhéité apportant paix et joie. Telle est la façon dont le Bouddha nourrit tous les êtres vivants.
Le roi Rinda (
Minobu, le 17 août 1279 à Soya Doso, fils de Soya Kyoshin)

Croyez dans ce Gohonzon de tout votre coeur, car c'est la robe qui vous protégera dans la vie prochaine. Aucune femme ne laisserait son mari sans vêtement, et nuls parents ne manqueraient d'éprouver de la compassion en voyant leur enfant grelotter de froid. Le Bouddha Shakyamuni et le Sutra du Lotus sont comme cette femme ou comme ces parents.
Lettre à Jakunichi-bo (Minobu, 16 septembre 1279, à Jakunichi-bo Nikke)

Voir également bienveillance

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