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Extraits de gosho sur

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cinq préceptes
 

Le Bouddha dit : "Kasho, c'est pour avoir été un défenseur du Dharma correct que j'ai maintenant pu obtenir ce corps semblable au diamant... Hommes de foi sincère, les défenseurs du Dharma correct n'ont pas besoin d'observer les cinq préceptes ni de suivre les règles de la conduite convenable. Ils devraient plutôt porter couteaux et sabres, arcs et flèches, piques et lances. Le Bouddha dit encore  : "Certains peuvent observer les cinq préceptes sans mériter pour autant le nom de pratiquant du Mahayana. A l'inverse, même une personne qui n'observe pas les cinq préceptes, si elle défend le Dharma correct, on peut la considérer comme un pratiquant du Mahayana. Les défenseurs du Dharma correct doivent s'armer de couteaux et de sabres, d'épées et de gourdins. Même s'ils portent épées et gourdins, je les considère comme des hommes qui suivent les préceptes."
Rissho Ankoku ron (Kamakura, juillet 1260)

Avant que le bouddhisme ne soit introduit en Chine, de sages souverains comme l’Empereur Jaune gouvernèrent leurs royaumes sur la base des Cinq vertus. Après l’introduction du bouddhisme, nous pouvons observer que ces Cinq vertus sont les mêmes que les cinq préceptes du bouddhisme qui proscrivent le meurtre, le vol, l’inconduite sexuelle, l’usage de stupéfiants. Les anciens sages chinois comme Lao-zi et Confucius sont parmi les Trois sages que le Bouddha envoya en Chine pour préparer le pays à la future adoption du bouddhisme. Par conséquent, le manquement aux Cinq vertus de Jie de la dynastie Xia, de l'empereur Shang Zhou de la dynastie Yin (Shang), et de l'empererur You de la dynastie Zhou qui causa la ruine de leurs royaumes, équivaut au manquement aux cinq préceptes. De la même manière, avoir la chance de naître en tant qu’être humain et de devenir roi est dû au mérite d’avoir observé les cinq préceptes et les dix actes vertueux. Bien que les doctrines non bouddhiques soient superficielles, puisqu’elles ne font pas connaître la relation de cause à effet entre les actes méritoires du passé et leurs rétributions futures, ceux qui observèrent les cinq préceptes et les dix actes vertueux devinrent roi.
Question : Comment le savez-vous  ? Quelle preuve avez-vous que les Cinq vertus, avant l’introduction du bouddhisme en Chine, étaient équivalentes aux cinq préceptes du bouddhisme  ? Réponse : Le Sutra Konkomyo kyo déclare : "Tous les enseignements du monde qui encouragent à bien agir sont issus de ce sutra" ; Dans le Sutra du Lotus, au chapitre XIX, "Bienfaits du Maître du Dharma", il est dit "S'il [fils de foi sincère] explique les textes profanes, les maximes politiques et règles de vie, les activités de subsistance, ce sera toujours conformément au Dharma correct."

Le Bouddha leur fit connaître son Dharma atemporel par l’apprentissage des Cinq vertus de Xuan-nu, afin qu’ils puissent gouverner le pays. Comme leurs capacités de compréhension n’étaient pas encore suffisamment développées, même si les cinq préceptes du bouddhisme avaient été enseignés, ils n’auraient pas pu comprendre la relation entre les causes plantées dans le passé et leurs conséquences plus tard. [...] Si on considère ces passages, on peut supposer que les Cinq vertus, qui existaient en Chine avant l’introduction du bouddhisme dans ce pays, équivalent aux cinq préceptes du bouddhisme.
Sainan Koki Yurai - La cause des désastres (Kamakura, février 1260)

Ainsi, ceux qui ont foi dans le Sutra du Lotus et le pratiquent sont absolument assurés d'en obtenir les bienfaits. A l'inverse, il est possible de s'abstenir de toute mauvaise action sa vie durant, d'observer scrupuleusement les cinq préceptes, les huit préceptes, les dix préceptes, les dix préceptes de bien, les deux dent cinquante préceptes, les cinq cents préceptes, ou d'innombrables préceptes ; d'apprendre par cœur tous les autres sutras, de faire des offrandes à tous les autres bouddhas et bodhisattva et d'accumuler un mérite inestimable : si l'on ne parvient pas à avoir foi dans le Sutra du Lotus, ou si l'on a foi en ce sutra tout en le plaçant sur le même plan que les autres sutras et les enseignements d'autres bouddhas ; ou si l'on reconnaît sa supériorité tout en s'engageant sans cesse dans d'autres disciplines religieuses, ne pratiquant le Sutra du Lotus que de temps en temps ; ou si l'on s'associe et se lie d'amitié avec des adeptes du Nembutsu qui ne croient pas au Sutra du Lotus et s'opposent au Dharma ; ou si l'on pense qu'il n'y a aucune faute à affirmer que le Sutra du Lotus n'est pas adapté aux capacités des personnes vivant à l'époque des Derniers jours du Dharma, tous les mérites acquis par les innombrables bonnes actions d'une vie entière s'évanouiront en un instant.
Sur la récitation des chapitres Hoben et Juryo (Kamakura - 1264, à la femme de Hiki Daigaku Saburo Yoshimoto)

Si l’on pose les Sutra des cinq préceptes (note) devant une sculpture ou une image aux trente et un signes, ce Bouddha devient dès lors égal Roi-qui-fait-tourner-la-Roue-du-Dharma. Si l’on pose le Discours sur les dix actes de bien (Juzen ron), il devient alors égal à Taishaku. Si l’on pose un Discours sur l’émancipation du monde des désirs (Shutsu-yoku ron), il devient l’égal à Daibonten. Cependant, il ne devient nullement Bouddha.
L’ouverture des yeux des images sculptées ou peintes (Kamakura, 1264)

Par le passé, alors que le Bouddha n'était encore qu'un simple mortel pratiquant les enseignements des sutras du Hinayana, il observa les cinq préceptes. Le quatrième d'entre eux est l'interdiction du mensonge. Il respecta rigoureusement ce précepte, sans jamais le transgresser, même si cela mettait ses biens ou sa vie en danger.
L'essentiel du chapitre Yakuo (1265-  ? peut-être à la mère de Nanjo Tokimitsu)

Le Bouddha est comparé à l'amoncellement des nuages, ses enseignements, aux pluies abondantes, et les plantes et arbres assoiffés, à tous les êtres vivants. Quand ces derniers sont arrosés par la pluie des enseignements bouddhiques et quand ils observent les cinq préceptes, les dix préceptes de bien, et les pratiques de méditation, ce qui est source de bienfaits, ils fleurissent et portent des fruits.
Le Daimoku du Sutra du Lotus (
1266 à une femme d'Amatsu)

Les fervents adeptes des enseignements non bouddhiques observent les cinq préceptes et les dix préceptes du bien, pratiquent une forme élémentaire de méditation et, s'élevant à travers les mondes de la forme et de l'absence de forme, s'imaginent avoir atteint le nirvana lorsqu'ils parviennent au plus haut niveau du monde des trois plans. Mais bien qu'ils aient grimpé ainsi, petit à petit, comme une chenille, ils retombent du niveau le plus haut et se retrouvent au contraire dans les trois mauvaises voies.
[...] il est écrit dans le Sutra du Nirvana : "Portez des sabres et des bâtons" et dans le troisième volume il est dit que les défenseurs du Dharma correct n'ont pas besoin d'observer les cinq préceptes ou de respecter les règles de la conduite correcte...
[...] Il y est dit, par conséquent, que les défenseurs du Dharma correct n'ont pas besoin de se plier à des règles tatillonnes. Et c'est pourquoi il y est dit qu'ils ont pas besoin de respecter les règles de la conduite correcte. Jadis, l'époque était paisible et le Dharma facile à propager dans le pays entier. A l'époque, il convenait d'observer les cinq préceptes et de ne pas porter de bâtons. Mais maintenant, l'époque est dangereuse et le Dharma obscurci. Il convient donc de porter des bâtons et de ne pas observer les cinq préceptes. Cela vaut pour le passé comme pour le présent. Si l'époque est dangereuse, il convient de porter des bâtons. Et, au présent comme par le passé, si l'époque est paisible, il convient d'observer les cinq préceptes.
[...] Le Bouddha répondit  : "Kasho, c'est parce que j'ai protégé le Dharma correct que j'ai pu obtenir ce corps semblable à un diamant, éternel et indestructible. Hommes de foi sincère, ceux qui protègent le Dharma correct n'ont pas besoin d'observer les cinq préceptes ou d'obéir aux règles de conduite correcte. Ils doivent plutôt porter poignards et sabres, arcs et flèches.
Traité pour ouvrir les yeux (
Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Le Bouddha instaura les cinq préceptes au début des sutras du Hinayana, et il fit de l'interdiction de tuer le premier d'entre eux. Dans le Sutra Bommo, le Bouddha fit aussi de l'injonction à "ne pas tuer" le premier des dix préceptes majeurs du bouddhisme Mahayana. Le chapitre Juryo* (XVI) du Sutra du Lotus contient des bienfaits correspondant à ce précepte de "ne pas tuer" énoncé par le Bouddha Shakyamuni (note). Ainsi, ceux qui commettent des meurtres seront abandonnés par tous les bouddhas des trois phases de la vie et ne seront pas protégés par les divinités des Six cieux du monde du désir.
Faire connaître cet enseignement à votre seigneur (
Minobu, 9e mois de 1274 à Shijo Kingo)

Le premier des cinq préceptes est l'interdiction d'ôter la vie, et la première des six paramitas est celle du don. Les dix préceptes de bien, les deux cent cinquante préceptes, les dix préceptes majeurs, et toutes les autres règles de conduite commencent par l'interdiction du meurtre.
Lettre à Myomitsu Shonin (
Minobu, le 5ème jour du 3ème mois intercalaire 1276 à Myomitsu Shonin)

Un être acquiert la possibilité de naître sous forme humaine pour avoir observé les cinq préceptes dans une vie précédente. S'il continue à les observer en ce monde, il est protégé des vingt-cinq divinités bouddhiques, et les divinités jumelles Dosho et Domyo se tiennent respectivement sur son épaule droite et sur son épaule gauche, le protégeant depuis le jour de sa naissance.
Sur le comportement du Bouddha (Minobu, 1276, à Konichi-ama)

Les mots Namu Amida Butsu ne sont aucunement les graines de la bodhéité, pas plus que les mantra dharani* ou les cinq préceptes. Il faut bien comprendre cela, autrement, nous faisons apparaître ce défaut appelé adultération*.
[...] L'interdiction de tuer les êtres vivants est un précepte primordial. Le premier des cinq préceptes interdit d'ôter la vie et les huit préceptes, les dix préceptes, les deux cent cinquante préceptes, les dix principaux préceptes du Sutra du filet de Brahma*, les dix préceptes insondables du Sutra Kegon* et les dix préceptes du
Sutra du collier de bodhisattva*, tous commencent par le précepte proscrivant l'acte de tuer. Et parmi les trois mille sanctions codifiées par le confucianisme, la première est la peine capitale.
Lettre à Akimoto (
Minobu, le 27 janvier 1280, à Akimoto)

Dans les sutras provisoires, Shakyamuni enseigna les cinq préceptes pour les êtres dans l'état d'hommes, les dix préceptes de bien pour les êtres célestes ; à la divinité Bonten, les quatre bienveillances sans limites ; au Roi-Démon, la pratique impartiale des offrandes ; deux cent cinquante préceptes pour les moines et cinq cents pour les nonnes ; les quatre Nobles vérités aux personnes de l'état d'auditeurs-shravakas ; les douze liens de causalité aux pratyekabuddhas ; les six paramitas aux bodhisattvas. Cette méthode d'enseignement est comparable à l'eau qui prend la forme du récipient qui la contient ou à un éléphant qui se bat en utilisant seulement la force nécessaire pour vaincre son ennemi.
Comparaison du Sutra du Lotus avec les autres Sutra (
Minobu, le 26 mai 1280 à Toki Jonin)

 

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