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Extraits de gosho sur

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cinq forfaits
 

Il [Honen] qualifie tous les moines sages des trois pays (note), ainsi que tous les disciples des bouddhas des dix directions, de bande de brigands et les insulte.
[...] Il y a aussi ceux qui commettent les Quatre délits graves ou les cinq forfaits, et qui, tout en ayant conscience d'avoir commis de graves fautes, ne ressentent jamais ni frayeur ni repentir dans leur coeur ou qui, du moins, n'en font rien voir ; qui ne montrent aucun désir de protéger le Dharma correct ni d'en assurer la transmission pour l'éternité, mais la décrient et la rabaissent par des paroles mensongères.
[...] D'après le Sutra du Lotus, ceux qui calomnient les écrits du Mahayana commettent une faute plus grave que les cinq forfaits. C'est pourquoi ils tomberont dans la grande forteresse de l'enfer avici et ne pourront espérer en sortir avant d'innombrables kalpas. Selon le Sutra du Nirvana, il est autorisé de faire des dons à quelqu'un qui a commis une des cinq forfaits, mais pas à ceux qui s'opposent au Dharma, celui qui tue, ne serait-ce qu'une fourmi, tombera dans l'une des trois mauvaises voies, mais celui qui contribue à empêcher l'opposition au Dharma atteindra l'état de non régression.
[...] Par cela, il [Honen] tourne le dos aux passages des trois sutras de la Terre pure, sutras de sa propre école, qui contiennent le serment d'Amida de sauver tous les êtres humains, "sauf ceux qui commettent les cinq forfaits ou calomnient le Dharma correct".
Rissho Ankoku ron (Kamakura, juillet 1260)

Les gens qui habitent notre monde ont été rejetés des Terres pures des dix directions. Ils ont commis les dix mauvaises actions, ou les cinq forfaits, calomnié les personnes de mérite et les sages, manqué à leur devoir envers leur père et leur mère, et n'ont pas respecté les moines. Pour toutes ces offenses, après être tombés pour d'innombrables kalpas dans les trois voies mauvaises, ils renaissent en ce monde saha.
Les quatre sortes de reconnaissance (Izu, le 16 janvier 1262 à Kudo Yoshitaka)

Et, dans les sutras Hannya*, nous lisons que les personnes qui ont commis les cinq forfaits peuvent atteindre la bodhéité, mais que les personnes des deux véhicules sont considérées comme en étant incapables.
[...] Quant aux capacités des personnes à l'intention desquelles il est exposé, ce Sutra a la capacité de sauver même celles qui ont commis les cinq forfaits et qui s'opposent au Dharma. Par conséquent, vous devez être guidé par l'intention [du Sutra du Lotus, qui est] de parvenir à l'Eveil immédiat et ne jamais céder aux conceptions erronées que vous suggèrent les doutes ou les attachements.
Questions et réponses sur la pratique du Sutra du Lotus (
Kamakura  ? mars 1263   ? à Nichiji  ? )

Même en ayant commis les cinq forfaits, les dix mauvaises actions, ou d'innombrables autres méfaits, certaines personnes peuvent atteindre la bodhéité si elles ont des capacités supérieures. Devadatta et Angulimala en sont l'exemple.
[...] Nos états d'avidité, d'asura, d'ignorance sont si profonds que nous commettons chaque jour les dix mauvaises actions et, même sans commettre les cinq forfaits, nous nous rendons quotidiennement coupables de fautes similaires. [...] De plus, chacun s'oppose au Dharma, faute plus grave encore que les dix mauvaises actions ou les cinq forfaits. Rares sont ceux qui, en s'opposant au Sutra du Lotus, le dénigrent ouvertement, mais très peu ont véritablement foi en lui.
Encouragements à une personne malade (13e décembre 1264, à Nanjo Hyoe Shichiro)

Il n'est pas concevable qu'un homme ou une femme ayant récité ne serait-ce qu'un seul mot du Sutra du Lotus puissent tomber dans les voies mauvaises pour avoir commis les dix mauvaises actions, les cinq forfaits, les quatre transgressions majeures ou d'innombrables autres graves méfaits. Même si le soleil et la lune cessaient de se lever à l'est, même si la terre entière chavirait, même s'il n'y avait plus ni flux ni reflux dans les marées de l'immense océan, même si une pierre brisée en morceaux parvenait à se reconstituer, ou même si les cours d'eau et les rivières cessaient de se jeter dans la mer, quelles que soient les fautes qu'elle ait pu commettre en ce monde, il serait impossible qu'une femme qui a foi dans le Sutra du Lotus sombre dans les voies mauvaises.
[...] Même si une personne a commis les dix mauvaises actions ou les cinq forfaits, aussi longtemps qu'elle ne s'écarte pas du Sutra du Lotus, il est certain qu'elle renaîtra sur la Terre pure et atteindra la bodhéité dans sa prochaine vie.
Sur la récitation des chapitres Hoben et Juryo (Kamakura - 1264, à la femme de Hiki Daigaku Saburo Yoshimoto)

L'ignorant répondit : "En vérité, il faudrait avoir honte de ce qui est mesquin, et aspirer à ce qui est grand, abandonner le superficiel pour adhérer à ce qui est profond. Cela n'est pas seulement un principe bouddhique, mais également une règle valable dans le monde profane. Par conséquent, je voudrais sans délai me convertir à cette école dont vous venez de parler. S'il vous plaît, instruisez-moi de ses principes plus en détail. Vous dites que même ceux qui ont commis les cinq forfaits et les dix actions mauvaises ne sont pas exclus du voeu bienveillant du Bouddha. Puis-je vous demander en quoi consistent les cinq forfaits et les dix actions mauvaises  ? [...] Le croyant laïque avisé répondit : "Les cinq forfaits sont : tuer son père, tuer sa mère, tuer un arhat, verser le sang d'un bouddha, et rompre l'unité de la communauté bouddhique. Quant aux dix actions mauvaises, elles consistent en trois actions corporelles, quatre actions verbales et trois actions mentales. Les trois actions corporelles sont tuer, voler et avoir des relations sexuelles illégitimes. Les quatre mauvaises actions verbales sont mentir, flatter, diffamer, et tromper. Les trois mauvaises actions mentales sont l'avidité, l'orgueil et l'ignorance.
[...] Cela indique que, s'ils entendent ce Sutra, tous les êtres dans les Dix états, en même temps que leur environnement, entreront dans la Voie du Bouddha. Ainsi, le Sutra prédit que Devadatta, bien qu'il ait commis les cinq forfaits, deviendra à l'avenir un bouddha appelé "Roi céleste", et relate la manière dont la fille du Roi-Dragon, bien que femme, prisonnière des cinq entraves et considérée comme incapable de parvenir à la bodhéité, obtint immédiatement l'Eveil dans un royaume du Sud.
[...] Bien que nés dans le monde impur des Derniers jours du Dharma, nous n'avons commis aucune des cinq ou des trois forfaits, comme le fit Devadatta. Et pourtant, il a été prédit que même Devadatta deviendrait le Tathagata Roi-céleste.
Conversation entre un sage et un ignorant (
1265   ? à un samouraï   ? )

Les divers autres sutras peuvent bien proclamer qu'un seul caractère ou une seule strophe des textes qui les composent ou que les Dix méditations ont le pouvoir de sauver ceux qui subissent les rétributions négatives dues aux dix mauvaises actions ou aux cinq forfaits - ces bienfaits sont encore inférieurs à ceux qu'obtient même la cinquantième personne à se réjouir d'entendre ne serait-ce qu'un seul caractère ou une seule strophe du Sutra du Lotus.
[...] On dit que l'enfer avici mesure quatre-vingt mille yojana de long et autant de large. Mais une personne qui tombe dans cet enfer pour avoir commis l'un des cinq forfaits en remplit à elle seule tout l'espace. Ainsi, celles qui résident dans cet enfer, personnes ayant commis un ou plusieurs des cinq forfaits, sont des formes de vie de très grande taille. [...] De même, dans les autres sutras, il n'est pas dit que les personnes ayant commis un ou plusieurs des cinq forfaits pourront atteindre la bodhéité.
[... ] Il existe Trois catégories d'illusions inhérentes à l'esprit de tous les êtres humains : celles de la pensée, du désir et les illusions aussi nombreuses que les grains de poussière et de sable, illusions sur la véritable nature de l'existence. Le karma créé par les dix mauvaises actions et les cinq forfaits - tout cela peut aussi se comparer à une nuit obscure. Le Sutra Kegon* et les divers autres sutras sont semblables à des étoiles dans cette nuit profonde, mais le Sutra du Lotus y figure la lune.
L'essentiel du chapitre Yakuo (
1265-  ? peut-être à la mère de Nanjo Tokimitsu)

Lorsque le prince héritier Ajatashatru eut bel et bien tué son père, Devadatta guetta les déplacements du Bouddha et avec une grosse pierre réussit à le blesser et à faire couler son sang. De plus, il battit à mort la nonne Utpalavarna qui était parvenue au stade d'arhat. Il commit ainsi trois des cinq forfaits.
De plus, avec Kokalika comme disciple et le roi Ajatashatru comme protecteur, Devadatta commença à attirer des disciples de partout, jusqu'à ce que, des cinq régions de l'Inde, de ses seize grands royaumes et de ses cinq cents principautés de taille moyenne, toute personne coupable d'une, de deux, ou de trois des cinq forfaits, sans exception, soit venue rejoindre sa communauté.
[...] Si Devadatta, qui commit trois des cinq forfaits, et qui, de plus, se rendit coupable d'innombrables autres offenses, peut devenir le bouddha Roi-céleste, il ne fait aucun doute que les autres personnes mauvaises, qui ne commirent qu'un ou deux des forfaits, atteindront également l'Eveil.
Le Daimoku du Sutra du Lotus (
1266 à une femme d'Amatsu)

Ceux qui se trompent sur ces points tomberont dans des conceptions erronées et même s'ils pratiquent le bouddhisme, leur offense est plus grave que les dix mauvaises actions ou les cinq forfaits. C'est pourquoi ceux qui préfèrent au monde profane la recherche de la Voie bouddhique devraient avant tout bien comprendre [ces critères d'évaluation].
Réponse à Hoshina Goro Taro (5 décembre 1267 à Hoshina )

Ce monde saha est le plus bas de tous les mondes des dix directions. Par rapport à tous ces mondes sa position est comparable à celle d'une prison dans un pays. Tous ceux qui, dans tous les mondes des dix directions, ont commis l'une ou l'autre des dix mauvaises actions, des cinq forfaits, qui ont commis la lourde offense de s'opposer au Dharma correct ou d'autres crimes graves et qui ont été chassés de ces mondes par les divers bouddhas, ont été rassemblés ici, sur cette terre Saha, par le Bouddha Shakyamuni. Ces gens, ayant expié leurs crimes après être tombés dans les trois mauvaises voies et dans l'enfer avici, ont pu renaître dans les mondes des Hommes et le monde du Ciel. Mais, parce que certains vestiges de leurs crimes demeurent, ils sont facilement enclins à dénigrer le Dharma correct et à parler avec mépris de personnes de sagesse, commettant ainsi de nouvelles offenses au Dharma. Mais un jour, subitement, le savant maître mourut. Et de nombreux gardiens de l'enfer apparurent, le ligotèrent avec sept chaînes de fer et le conduisirent au palais du roi. N'est-ce pas là une grande source d'étonnement  ? [...] Quel crime avait-il bien pu commettre pour recevoir une telle punition  ? Peut-être dans la vie qu'il venait de vivre avait-il commis certaines des Dix mauvaises actions, mais il ne s'était certainement rendu coupable d'aucune des cinq forfaits. Et en réfléchissant à ses existences passées, pour être né fils de roi, prince héritier d'un grand royaume, il devait avoir strictement observé les Dix préceptes de bien et loyalement servi cinq cents bouddhas. Quelle faute, alors, pouvait-il avoir commise  ?
[...] Ainsi, le Sutra du Nirvana, enseigné par Shakyamuni aux derniers instants de sa vie dans le bosquet de shala, prédit l'apparition de personnes effrayantes qui commettront des fautes plus graves que les dix mauvaises actions ou les cinq forfaits, ceux que l'on appelle des icchantika qui s'opposent au Dharma.
Le savant maître Chan-wou-wei (Kamakura, 1270 à Joken-bo et Gijo-bo)

Même une personne qui a commis les cinq forfaits et qui se trouve dans l'enfer avici peut conserver le désir de devenir bouddha, c'est cela la graine de la bodhéité.
[...] Ce Sutra Vimalakirti implique que les trois poisons, avidité, arrogance et ignorance, sont les graines de la bodhéité et que les cinq forfaits le sont également. Même si les fleurs de lotus devaient pousser sur les hauts plateaux, jamais les personnes des deux véhicules n'atteindraient la bodhéité.
[...] Il est dit dans le Sutra Shuryogon : "Si une personne qui a commis les cinq forfaits entend parler de cette puissante méditation (note) et que naît en elle le désir de parvenir à l'Eveil suprême, alors, contrairement à ce que l'on pourrait croire, elle sera en mesure d'atteindre la bodhéité. Mais, Honoré du monde, un arhat qui a anéanti tous les désirs est comme un vase brisé. Il ne sera jamais capable de recevoir et de conserver cette méditation.
[...] Ce sutra [du Lotus] implique que les trois poisons, avidité, arrogance et ignorance, sont les graines de la bodhéité et que les cinq forfaits le sont également.
Il est dit dans le Sutra Rokuharamitsu : "Tous les enseignements corrects exposés par les innombrables bouddhas du passé, et les quatre-vingt-quatre mille lois merveilleuses que j'ai exposées se trouvent dans ce sutra et peuvent dans leur ensemble se diviser en cinq catégories : 1. sutra ; 2. vinaya ; 3. abhidharma ; 4. prajnaparamita ; 5. dharani. Ces cinq sortes d'ouvrages instruiront et éclaireront les êtres sensibles. Parmi ceux-ci, certains ne parviennent pas à croire ni à appliquer les sutras, vinayana, abhidharma et prajnaramita ; ou d'autres commettent diverses mauvaises actions telles que les quatre délits graves, les huit graves infractions, ou les cinq forfaits passibles de l'enfer avici.
[...] Il y a d'innombrables exemples de personnes ayant commis les cinq forfaits et s'étant opposées au Dharma, telles que le moine Sunakshatra ou le roi Ajatashatru, mais Devadatta est cité comme le représentant de tous les autres ; c'est lui le pire opposant, et ce qui vaut pour lui vaut nécessairement pour ceux dont les offenses sont moindres. [Ainsi, il est dit que] tous ceux qui ont commis les Cinq ou sept fautes capitales, qui s'opposent au Dharma ou qui sont d'une incroyance incorrigible deviendront eux aussi bouddha, comme l'Ainsi-Venu "Roi-du-ciel". Dans le Sutra du Lotus, le poison se change en doux élixir, doté du goût le plus délicieux.
[...] Le principe de la rétribution karmique s'exerce dans les dix mondes-états, il s'exerce même dans l'état de bouddha. Même si quelqu'un tue quantité de personnes, au Japon, en Chine et dans tous les pays, s'il ne commet aucun des cinq forfaits et ne s'oppose pas au Dharma, il ne tombera pas dans l'enfer avici. Mais il renaîtra dans les mauvaises voies et en restera prisonnier pendant d'innombrables années.
Traité pour ouvrir les yeux (
Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Moi seul, Nichiren, je me distingue des autres en soulignant que le bouddha Amida, dans son voeu originel, exprima le désir de sauver tout le monde "à l'exception de ceux qui commettent les cinq forfaits ou qui calomnient le véritable Dharma." (note) Et je fais également remarquer que, selon le Sutra du Lotus, "celui qui refuse d'avoir foi en ce Sutra, et au contraire s'y oppose, détruit immédiatement les graines qui permettent d'atteindre la bodhéité en ce monde
La voix pure et portant loin (
Sado, septembre 1272, à Shijo Kingo)

Il [Devadatta] fit forger une roue en fer à mille rayons, pour se la faire imprimer sur la plante des pieds ; il ramassa des lucioles pour former une touffe de poils blancs entre ses sourcils, et se contraignit à mémoriser soixante mille et quatre-vingt mille enseignements précieux. Il établit un kaidan d'ordination au Mont Gayashirsha et persuada de nombreux disciples du Bouddha de le rejoindre. Il s'enduisit les ongles des doigts de pieds de poison et tenta de griffer ainsi les pieds du Bouddha. Il tua, en la rouant de coups, la nonne Utpalavarna. Il fit débouler un énorme rocher sur le Bouddha et le blessa à l'orteil. Il se rendit coupable de trois des cinq forfaits, et pour finir rassembla autour de lui toutes les personnes mauvaises des cinq régions de l'Inde, en s'efforçant de nuire au Bouddha, ainsi qu'à ses disciples et bienfaiteurs laïques.
Sur la prière (
Sado, 1272 à Sairen-bo)

Il y a de graves fautes de toutes sortes : les dix mauvaises actions, les quatre transgressions majeures, les six fautes principales, les huit fautes majeures, les dix fautes majeures, les cinq forfaits condamnant à l'enfer avici, ainsi que l'opposition au Dharma correct et l'incroyance incorrigible. Il se pourrait que l'accumulation de toutes ces fautes, depuis le passé illimité, dépasse encore le plus haut sommet de montagne, et creuse un abîme encore plus profond que le grand océan. Un seul des cinq forfaits condamne déjà ceux qui le commettent à demeurer dans l'enfer avici pendant toute la durée d'un kalpa.
[...] Si l'on voulait comparer les cinq forfaits et le crime d'opposition au Dharma à des maladies, on pourrait comparer les cinq forfaits à une insolation, qui se déclare sur le champ, et l'opposition au Dharma, à la lèpre, qui semble bénigne au départ mais qui devient de plus en plus grave avec le temps. Ceux qui s'opposent au Dharma renaissent le plus souvent dans l'enfer avici ou, en de rares occasions, dans l'un des six mondes-états les plus bas.
Réfuter l'opposition au Dharma bouddhique pour se libérer de ses fautes passées (
Sado, 1273 à Shijo Kingo)

Des bodhisattvas d'une grande bienveillance, s'ils font des dons aux ennemis du Sutra du Lotus, tomberont inévitablement dans l'enfer avici. Mais, à l'inverse, même des personnes ayant commis les cinq forfaits, si elle haïssent ces ennemis du Sutra du Lotus, renaîtront immanquablement dans les mondes-états des Hommes ou du Ciel.
[...] Or, non seulement ils refusent de m'entendre, mais ils s'allient avec les ennemis du Sutra du Lotus, si bien que le pays entier attaque Nichiren. Tous, du souverain aux personnes de la plus basse condition, commettent des offensesau Dharma plus graves encore que les cinq forfaits.
Faire connaître cet enseignement à votre seigneur (
Minobu, 9e mois de 1274 à Shijo Kingo)

Ceux qui avaient la capacité de parvenir à la bodhéité grâce aux enseignements du Mahayana provisoire* ou définitif (jitsudaijo) ont depuis longtemps disparu. A notre époque mauvaise et impure des Derniers jours du Dharma, tous s'opposent au Dharma et commettent les cinq forfaits. Chez des personnes de ce genre, il faut planter pour la première fois la graine de la bodhéité grâce à Namu Myoho Renge Kyo, principe caché dans les profondeurs du chapitre Juryo* (XVI) coeur de l'enseignement essentiel*.
Enseignement, pratique et preuve (
Minobu, 1274   ? à Sammi-bo)

De même, en lisant ou récitant un sutra, si l’on confond l’ordre et la profondeur comparative des enseignements du Bouddha, en commençant par le Sutra Kegon*, enseigné en premier sur le lieu de l'Eveil, jusqu’au Sutra du Nirvana, exposé en dernier dans le bosquet de sala, on tombera alors inévitablement dans l’enfer avici sans même avoir commis les cinq forfaits.
Shinkoku-o (Minobu, février 1275)

Et pourtant, il suffit que Devadatta, un être humain guère plus haut que cinq pieds, commette trois des cinq forfaits pour que la terre immense s'ouvre sous ses pieds et pour qu'il tombe en enfer.
Le huitième enfer - celui des souffrances incessantes - renferme trois sortes de personnes : celles qui ont commis un ou plusieurs des cinq forfaits, celles qui ont manqué à la piété filiale, et celles qui se sont opposées au Dharma. Le passage que je viens de citer précise que les personnes qui maudissent, insultent ou calomnient le Pratiquant du Sutra du Lotus à l'époque des Derniers jours du Dharma, même s'ils le font sous forme de plaisanterie, tomberont dans cet enfer.
[...] Au Japon, de nos jours, le souverain, ses ministres et les gens du peuple commettent des fautes plus graves qu'on n'en vît jamais en Inde, en Chine ou n'importe où ailleurs sur tout le continent du Jambudvipa, en plus de 2 220 ans depuis la disparition du Bouddha. C'est comme si tous ceux qui, dans les mondes des dix directions, sont coupables de l'un ou l'autre des cinq forfaits, s'étaient rassemblés en un seul lieu.
[...] Par le passé, quand deux ou trois personnes se rendirent coupables de l'un des cinq forfaits ou manquèrent à la piété filiale, le sol s'ouvrit sous leurs pieds et les engloutit. Mais actuellement, le pays tout entier regorge de telles personnes.
Lettre à Horen (
Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

Et ces personnes déloyales ne sont pas seulement une ou deux, cent ou mille ; ce ne sont pas seulement les habitants d'une ou deux provinces. Du souverain jusqu'aux personnes de condition modeste, tous, dans le Japon entier, sans la moindre exception, commettent les trois plus graves des cinq forfaits !
[...] Il faut se demander pourquoi des événements aussi terribles se produisent. La raison en est, comme je l'ai déjà dit, que les habitants de ce pays, sans aucune exception, ont tous commis les trois plus graves des cinq forfaits. Voilà pourquoi Bonten, Taishaku, les divinités Nitten et Gatten et les quatre rois du Ciel ont pénétré le corps du grand roi des Mongols pour le pousser à envahir ce pays et à le punir.
Lettre au nyudo d'Ichinosawa (
Minobu, le 8mai 1275, à l'épouse du nyudo d'Ichinosawa, à Sado)

Si l'on en croit les textes bouddhiques, pourtant, même ceux qui ont commis les cinq forfaits peuvent être sauvés, de même que les personnes qui transgressent les lois de la piété filiale. Seuls les icchantika, ceux qui s'opposent au Dharma et ceux qui se donnent l'apparence de garder les préceptes tout en se croyant supérieurs aux autres ne peuvent pas être pardonnés.
[...] Si, par exemple, mille enfants se réunissaient pour tuer ensemble un seul de leurs parents, ces mille personnes commettraient en même temps l'un des cinq forfaits. Et si l'une d'elles pour cela tombait dans l'enfer avici, comment les autres pourraient-elles échapper au même sort  ? Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Le bodhisattva Nagarjuna déclare dans son Bodai Shiryo Ron* : "L'Honoré du monde a énuméré cinq causes [cinq forfaits] conduisant à l'enfer avici. [...] Mais si, devant le Dharma profond que l'on n'a pas encore appréhendé, on reste attaché à des enseignements inférieurs, en déclarant que ce grand Dharma n'est pas l'enseignement du Bouddha, on commet un crime encore cent fois plus grave que la totalité des fautes résultant des cinq causes mentionnées plus haut."
La question à approfondir jour et nuit (
Minobu, 28 août (1275  ? ) à Toki Jonin)

Le Sutra du Nirvana dit que "Il y a trois types de personnes dont la maladie est extrêmement difficile à guérir. Ce sont : 1. Ceux qui s'opposent au bouddhisme mahayana 2. Ceux qui commettent les cinq forfaits 3. Les icchantika. Ces trois catégories de personnes souffrent des pires maladies connues."
Le roi Ajatashatru souffrit d'une grave infection pour avoir commis les cinq forfaits et s'être opposé au Sutra du Lotus. Mais ses pustules disparurent instantanément lorsque la lumière produite par la méditation du Bouddha, aussi bienveillante que la lune (note), éclaira son corps.
La Guérison des maladies karmiques (
Minobu, 3 novembre 1275, à Ota Jomyo)

Ceux qui commettent les dix mauvaises actions tombent dans l'enfer de tokatsu ou kojujo, et ils doivent y passer cinq cents vies ou mille "années-enfer". Ceux qui commettent les cinq forfaits tombent dans l'enfer avici et, après y être restés pendant un kalpa moyen, renaissent en ce monde.
[...] Nichiren considère que cela se produisit parce que Shubhakarasimha* était à l'origine un pratiquant du Sutra du Lotus ; mais quand il lut le Sutra Vairocana* il déclara que ce dernier lui était supérieur. De même, ce n'est pas pour avoir commis les cinq forfaits ou les dix mauvaises actions que Shariputra, Maudgalyayana et d'autres furent condamnés à errer dans les mauvaises voies pendant la durée de sanzen-jintengo ou de gohyaku-jintengo.
Lettre aux Frères (Minobu, 16 décembre 1275 aux frères Ikegami)

Ajatashatru se rendit auprès du Bouddha et lui demanda : "Chaque année, mon pays subit graves sécheresses, ouragans, inondations, famines, épidémies. De plus, nous avons été attaqués par un pays étranger. Pourquoi tant de calamités, alors que c'est pourtant dans ce pays que le Bouddha est né  ? Le Bouddha répondit : "Magnifique, magnifique, Grand Roi ! Comme il est admirable que vous posiez cette question ! Mais vous avez commis plusieurs forfaits. Vous avez tué votre père et, prenant Devadatta pour maître, vous m'avez maltraité. Ce sont deux fautes très graves, voilà pourquoi de telles calamités s'abattent sur votre pays."
Sur les présages (Minobu, 1275, à Shijo Kingo  ? )

Dans la cité de Varanasi, vécut un homme extrêmement mauvais du nom d'Ajita. Il était tombé amoureux de sa propre mère et, pour faire d'elle sa femme, il avait tué son père. Quand un arhat, qui avait été le maître de son père, lui fit des remontrances, il tua cet arhat, et quand sa mère voulut prendre un autre homme pour mari, il tua cet homme et sa mère aussi. Ainsi, il avait commis trois des cinq forfaits. Honni par tous ceux qui l'entouraient, il n'avait plus nulle part où aller. Il se rendit donc au monastère de Jetavana et demanda à être admis dans le Sangha, mais les moines ne voulurent pas de lui. Le mal, dans son coeur, devint encore plus envahissant, et il mit le feu à de nombreux monastères. Mais, pour finir, il rencontra le Bouddha Shakyamuni qui l'autorisa à devenir moine.
Lettre à Konichi-bo (Minobu, mars 1276 à la veuve Konichi)

Le Bouddha Skakyamuni déclare dans le Sutra Hometsujin : "Lorsque j'aurai accédé au nirvana, dans la période troublée où les cinq forfaits prédomineront, la voie du Démon sera prospère. Le Démon apparaîtra sous la forme de moines bouddhistes et tentera d'obscurcir et de détruire mes enseignements.
[...] Si une personne brûlant de fièvre s'assied au bord du lac de Glace et y demeure un certain temps, elle sentira la fraîcheur ; mais, si elle se repose auprès d'un petit étang, elle continuera à souffrir comme avant. De la même manière, si une personne d'une incroyance incorrigible, [icchantika], ayant commis les cinq forfaits et s'étant opposée au Dharma, tente de se rafraîchir auprès de ce petit étang que représentent les sutras Agama*, Kegon*, Kammuryoju et Vairocana* , la fièvre ardente provoquée par ses graves offenses ne se dissipera jamais. Par contre, si cette personne s'allonge sur l'immense pic neigeux du Sutra du Lotus, la fièvre intense qui la brûle, due à ses cinq forfaits, à son opposition au Dharma correct et à son incroyance incorrigible, se dissipera instantanément.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Or le roi Ajatashatru avait tué son père, roi sage et bienfaiteur du Bouddha. Pis encore, il avait pris Devadatta pour maître. Devadatta commit trois des cinq forfaits, le pire d'entre eux étant de blesser le Bouddha et de faire couler son sang. En s'alliant à cet ennemi du bouddhisme, le roi incroyant et mauvais aggrava les terribles maux causés à l'humanité. Ce n'est pas seulement pendant un an ou deux, mais pendant plusieurs décennies, qu'il persécuta sans cesse le Bouddha, tuant un grand nombre de ses disciples.
La Propagation par le Sage (Minobu, septembre 1276, à Shijo Kingo)

Sur la montagne aux Trésors, les arbres tordus sont arrachés et, dans le grand océan, les cadavres ne peuvent demeurer. La montagne aux Trésors de l'enseignement suprême peut conserver cailloux et débris de tuiles - ceux qui ont commis les cinq forfaits - mais pas ces arbres tordus que sont les icchantika (hommes d'une incroyance incorrigible).
Sur le comportement du Bouddha (Minobu, 1276, à Konichi-ama)

Apporter son soutien aux moines du Tendai, du Shingon et d'autres écoles d'aujourd'hui peut sembler une action méritoire, mais c'est en réalité un acte extrêmement mauvais, pire encore que les cinq forfaits et les dix mauvaises actions.
Le kalpa de déclin (Minobu, peu après 1276, à un membre du clan de Takahashi Rokuro Hyoe)

De plus, que disait le Bouddha des personnes des deux véhicules qui, n'ayant plus à renaître dans le monde des trois plans, ne pouvaient pas tomber dans les mauvaises voies  ? Qu'il valait mieux avoir l'esprit d'un chien ou d'un renard yakkan que d'avoir celui d'une personne des deux véhicules. Il avertissait aussi qu'il était préférable de commettre les cinq forfaits ou les dix mauvaises actions et de tomber en enfer plutôt que d'avoir l'esprit des deux véhicules.
[...] Le Sutra du Lotus est le seul dans lequel il est dit que même ces personnes des deux véhicules ayant laissé pourrir les graines de la bodhéité, Devadatta qui avait commis trois des cinq forfaits
Parvenir directement à la bodhéité grâce au Sutra du Lotus (
Minobu, mars 1277   ? )

Réciter le nom du bouddha Amida est la cause qui la fera tomber dans l'enfer avici. Cette invocation ne fait pas partie des cinq forfaits, mais elle est encore plus grave. Assassiner son père et sa mère détruit leur corps physique mais ne les condamne pas à l'enfer avici dans leur vie prochaine. [...] En restant attaché au peu de bien que procure la récitation du nom d'Amida, on se prive du bien suprême qu'est la pratique du Sutra du Lotus. Ainsi, ce bien mineur du Nembutsu a des conséquences encore plus graves que les cinq forfaits.
Le sutra permettant véritablement d'honorer sa dette (
Minobu, le 28 juillet 1278 à Sennichi-ama)

Parmi toutes les maladies, les cinq forfaits, l'incroyance incorrigible des icchantika et l'opposition au Dharma sont des maladies graves qui désolent particulièrement le Bouddha. De nos jours, tous les Japonais, sans exception, sont affligés du plus sérieux de ces maux, la grave maladie d'une grande opposition au Dharma.
Un remède bénéfique pour tous les maux (
Minobu, 1278 à Myoshin-ama)

Ainsi, Devadatta avait commis trois des cinq forfaits, et Rahula avait observé l'intégralité des 250 Préceptes, mais tous deux devinrent également bouddha. Au roi Myoshogon, attaché à des conceptions erronées, aussi bien qu'à Shariputra dont la compréhension était correcte, il fut prédit en toute impartialité qu'ils atteindraient la bodhéité. Car comme il est dit dans le passage cité précédemment : "Il n'en est pas un seul qui ne puisse atteindre la bodhéité."
Le trésor d'un enfant dévoué à ses parents (
Minobu, été 1280 à Sennichi-ama)

 

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