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Extraits de gosho sur

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monde Saha - monde de l'endurance

Ce monde de l’Endurance* est l'endroit où l’on obtient la voie par la racine de l’ouïe. Comme il est dit (note) auparavant : « Sachez-le bien: notre vie et son environnement sont l'expression d'ichinen sanzen».
La doctrine d’Ichinen Sanzen, 1258

Après réflexion, je me considère comme chanceux d’être né dans le monde Saha, au Japon et d’avoir inopinément échappé aux trois mauvaises voies, sachant que nos chances de naître dans les mauvaises voies sont aussi grandes que le nombre de particules de poussières (kshana) contenues dans tous les mondes de l’univers, tandis que nos chances de naître dans le monde-état d'hommes sont aussi faibles que la quantité de terre pouvant tenir sur un ongle.
Traité sur la protection de la nation (Kamakura, 1259)

Concernant mon présent exil, il y a deux points d'importance que j'aimerais mentionner. Le premier est que je ressens une joie immense. On appelle ce monde Saha, d'un mot qui signifie endurance. C'est pourquoi on donne également au Bouddha qui se manifeste en ce monde le titre de Nonin [le Persévérant]. En ce monde Saha, il y a dix millions de monts Sumeru, dix millions de soleils et de lunes, et dix millions d'ensembles de quatre continents. Parmi tous ces mondes, c'est dans celui qui se trouve au centre - avec son Mont Sumeru, son soleil, sa lune et ses quatre continents - que le Bouddha est apparu. Ce pays, le Japon, est une petite île située à l'extrême nord-est du pays où naquit le Bouddha. Puisque toutes les terres des dix directions, en dehors de ce monde Saha, sont des Terres pures, les êtres qui y résident, étant par nature bons, ne haïssent pas les personnes méritantes et les sages. Au contraire, les gens qui habitent notre monde ont été rejetés des Terres pures des dix directions. Ils ont commis les dix mauvaises actions, ou les cinq forfaits, calomnié les personnes de mérite et les sages, manqué à leur devoir envers leur père et leur mère, et n'ont pas respecté les moines. Pour toutes ces offenses, après être tombés pour d'innombrables kalpas dans les trois voies mauvaises, ils renaissent en ce monde Saha.
Les quatre sortes de reconnaissance (Izu, le 16 janvier 1262 à Kudo Yoshitaka)

Jeune ou vieux, personne ne connaît le sort qui l'attend - il en est ainsi dans notre monde Saha. Tous ceux qui se rencontrent sont voués à se séparer de nouveau - telle est la règle du monde flottant dans lequel nous vivons.
[...] 2 Dans le onzième volume du Hochu peut lire "Si nous prétendons que nous n'avons pas besoin du soutien de l'expression verbale, comment pourrons-nous, en ce monde Saha, poursuivre un seul instant l'oeuvre du Bouddha  ?
[...] 2 Si quelqu'un objecte que nous nous empêtrons dans les écrits doctrinaux, que nous nous ligotons dans les explications verbales, et s'il recommande une sorte de pratique religieuse distincte des enseignements des sutras, par quels moyens accomplirons-nous la tâche du Bouddha et créerons-nous de bonnes causes dans ce monde Saha qui est le nôtre  ?
Conversation entre un sage et un ignorant (1265 ? à un samouraï ? )

Notre maître, le Bouddha Shakyamuni, exposa de son vivant quatre-vingt mille enseignements sacrés. Il fut le premier bouddha à apparaître en ce monde Saha qui est le nôtre, dans lequel il n'y avait jusqu'alors jamais eu de bouddha, et il ouvrit les yeux de tous les êtres humains. Tous les autres bouddhas de l'Est et de l'Ouest, et les bodhisattvas de toutes les terres des dix directions reçurent l'enseignement de ce bouddha.
[...] Il y a trois raisons pour lesquelles le Bouddha Shakyamuni, plutôt que n'importe quel autre bouddha, a établi un lien avec tous les êtres humains de ce monde Saha. Tout d'abord, il est l'Honoré du monde, le souverain de tous les êtres humains de ce monde Saha. Le bouddha Amida n'est pas le monarque de ce pays, alors que le Bouddha Shakyamuni, lui, est tout à fait comparable au souverain du pays dans lequel nous vivons.
[...] La deuxième raison est que le Bouddha Shakyamuni est le père et la mère de tous les êtres humains de ce monde Saha. Il convient de respecter d'abord ses propres père et mère, et ensuite seulement de manifester un respect semblable aux parents des autres.
[...] La troisième raison est que ce Bouddha Shakyamuni est le maître originel de tous les êtres humains de ce monde Saha. Il est né en Inde centrale, en tant que fils du roi Shuddhodana, au cours du neuvième kalpa de décroissance dans l'actuel kalpa de sagesse, à une époque où la longévité moyenne de l'homme était de cent ans.
[...] Les bouddhas Amida, Yakushi, Vairocana et les autres sont les bouddhas d'autres terres ; ils ne sont pas l'Honoré de notre monde Saha. Ce monde Saha est le plus bas de tous les mondes des dix directions. Par rapport à tous ces mondes sa position est comparable à celle d'une prison dans un pays. Tous ceux qui, dans tous les mondes des dix directions, ont commis l'une ou l'autre des dix mauvaises actions, des cinq forfaits, qui ont commis la lourde offense de s'opposer au Dharma correct ou d'autres crimes graves et qui ont été chassés de ces mondes par les divers bouddhas, ont été rassemblés ici, sur cette terre Saha, par le Bouddha Shakyamuni.
[...] Pourrait-il en être autrement lorsqu'il s'agit de simples mortels  ? Pourtant, le Bouddha Shakyamuni fit sa venue dans notre monde Saha paré du titre de Nonin [le Persévérant]. On l'appelle ainsi parce qu'il ne réprimande pas les simples mortels pour leurs offenses au Dharma, mais fait preuve de patience à leur égard.
[...] Chacun des seize princes, fils du bouddha Daitsuchisho, prit résidence dans l'une des terres des dix directions et, là, chacun d'eux conduisit au salut ses propres disciples. Le Bouddha Shakyamuni, l'un d'eux, correspond à notre monde. Nous aussi, simples mortels, sommes nés dans ce monde Saha. Par conséquent, en aucun cas, nous ne devons nous écarter de l'enseignement du Bouddha Shakyamuni. Mais personne ne comprend cela.
Les croyants du Nembutsu, qui ont foi dans le Sutra Kammuryoju, considèrent le bouddha Amida comme celui qui a un lien particulier avec ce monde Saha.
Le savant maître Chan-wou-wei (Kamakura, 1270 à Joken-bo et Gijo-bo)

Le grand bodhisattva Hachiman, divinité qui règne sur ce pays, est né le 8ème jour du 4e mois. Le Bouddha Shakyamuni, guide de ce monde Saha, est, lui aussi, né le 8ème jour du 4e. Votre fillette est née le huitième jour du mois, bien qu'en un mois différent. Elle pourrait bien être la réincarnation de Shakyamuni ou d'Hachiman. Simple mortel que je suis, moi, Nichiren, ne puis l'affirmer avec certitude, mais je pense que tout cela est lié au gohifu (note) que je vous ai donné.
La naissance de Tsukimaro (8 mai 1271 à Shijo Kingo)

Tous entendirent le Bouddha condamner les hommes des deux véhicules. Puis, chacun de ces êtres retourna dans sa terre originelle, expliquant aux habitants, l'un après l'autre, les enseignements du Bouddha du monde Saha, afin qu'il n'y ait plus un seul être dans les mondes innombrables des dix directions qui ne comprenne que les hommes tels que Mahakashyapa et Shariputra n'atteindraient jamais la bodhéité et qu'il ne fallait ni leur faire des offrandes ni les soutenir.
[...] Dans un autre passage du Sutra du Lotus il est dit  : "Alors le Vénéré du monde*, devant l'ensemble de la multitude, Manjushri* et les innombrables milliers de millions de myriades de bodhisattva-mahasattva demeurant de longue date dans le monde Saha*, ainsi que les [...] humains et non-humains, manifesta ses grands pouvoirs supranaturels en sortant une langue large et longue qui monta jusqu'au Séjour de Brahma ;
[...] Dans le Sutra du Lotus, il est dit qu'ils sont aussi dotés de l'oeil du Dharma et de l'oeil du Bouddha. Leur vue peut pénétrer tous les dix mondes-états dans les dix directions. Comment, alors, pourraient-ils ne pas voir le pratiquant du Sutra du Lotus, présent ici dans le monde Saha ?
[...] 2  Pour dissiper les doutes de Maitreya, le Bouddha répondit  : "Ajita... Ces personnes que ni vous ni les autres n'avez jamais vues auparavant sont des bodhisattvas que j'ai convertis et guidés après avoir atteint l'Eveil suprême en ce monde Saha. J'ai convaincu leur cœur et éveillé chez eux une aspiration profonde pour la Voie."(réf.)
[...] 2 Quand Shakyamuni atteignit l'Eveil à l'âge de trente ans, il s'appropria le monde Saha qui avait appartenu jusqu'alors à Bonten et au Démon du sixième Ciel. Dans les sutras antérieurs et dans les chapitres de l'enseignement théorique* du Sutra du Lotus, il appelait les terres des dix directions "des terres pures" et parlait de ce monde-ci comme d'une "Terre impure".
[...] 2 Le Bouddha Shakyamuni s'adressa d'une voix forte aux quatre sortes de croyants en disant : "Qui parmi vous propagera le Sutra du Lotus dans le monde Saha  ? Il est maintenant temps de le faire. D'ici peu, j'accéderai au nirvana. Le Bouddha espère qu'il existe quelqu'un à qui confier la propagation de ce Sutra du Lotus."
[...] 2 Shakyamuni apparut en ce monde Saha, Kumarajiva voyagea jusqu'en Chine sous la dynastie des Qin, et Saicho* se rendit lui aussi en Chine. [Tous voyagèrent ainsi pour enseigner et propager le Sutra du Lotus.] Les bodhisattvas Kanadeva et Aryasinha sacrifièrent leur corps. Le bodhisattva Yakuo se brûla les coudes (réf.) [pour en faire offrande au Bouddha], et le prince Shotoku s'arracha la peau des mains [pour écrire le titre des sutras avec son sang].
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

C'est grâce au Sutra du Lotus que les bouddhas sont parvenus à la bodhéité. Et ne pas enseigner ce sutra aux autres, c'est commettre la faute de détruire la graine qui leur permettrait de devenir bouddha. C'est pourquoi le Bouddha Shakyamuni apparut en ce monde Saha et entreprit de l'enseigner. Mais le Démon du sixième Ciel, manifestation de l'obscurité fondamentale, s'est emparé de nombreuses personnes, les poussant à haïr le Bouddha et à s'opposer à son enseignement.
[...] Puisqu'on les appelle Honorés du monde, les divers bouddhas [autres que Shakyamuni], peuvent être considérés comme des souverains. Mais puisqu'ils n'apparaissent pas en ce monde Saha, ils ne sont pas nos maîtres. Ils ne peuvent pas davantage déclarer  : "maintenant [ce monde des trois plans est entièrement mon domaine et] les êtres vivants qui s'y trouvent sont tous mes enfants."(réf.)
Sur la prière (Sado, 1272 à Sairen-bo)

Le monde Saha que Shakyamuni révéla dans le chapitre Juryo* (XVI) est la terre éternelle et pure, épargnée par les trois calamités et non soumise aux quatre cycles de kalpa. En ce monde, le Bouddha est éternel, il transcende la naissance et la mort ; et ses disciples, tout comme lui, sont éternels.
[...] Suspendue dans les Airs, au dessus du monde Saha apparaît la Tour aux Trésors  ; Namu Myoho Renge Kyo se trouve au centre de cette Tour, avec les bouddhas Shakyamuni et Taho assis à droite et à gauche, et à leur côté les quatre bodhisattvas Surgis de Terre, conduits par Jogyo. Autour d'eux se trouvent Manjushri, Maitreya et les autres disciples des quatre bodhisattva.
[...] On lit dans le chapitre XV : "Plus nombreux que les grains de sable de huit Gange, des bodhisattvas venus d'autres mondes s'élevèrent dans la Grande assemblée. Les mains jointes en signe de profond respect ils s'inclinèrent et dirent au Bouddha : "Vénérable Bouddha  ! Permettez-nous de protéger, de lire et de réciter, de transcrire et de vénérer ce Sutra avec assiduité dans le monde Saha après votre trépas. Nous faisons vœu de propager largement ce Sutra sur la terre." A quoi le Bouddha répondit : "N'en faites rien, hommes de foi sincère  ! Il n'est nul besoin que vous protégiez ce Sutra." Cette phrase contredit totalement les exhortations du Bouddha dans les cinq chapitres précédents. Au chapitre XI  du Sutra du Lotus, on trouve le passage : "Le Bouddha s'adressa aux quatre congrégations d'une voix forte en disant : "Qui, parmi vous, propagera le Sutra du Lotus dans le monde Saha  ? "
Le véritable objet de vénération (Sado, avril 1273 à Toki Jonin)

A ce moment se rassemblèrent là, en ce monde Saha, de grands bodhisattvas comme Sagesse du Dharma, Forêt de Mérites, Bannière de Diamants, Dépôt de Diamants et d'autres, aussi nombreux que les particules de poussière des mondes des dix directions, qui s'étaient déjà réunis dans les Sept Lieux et les Huit Assemblées décrits dans le Sutra Kegon* (note) en tant que disciples de Vairocana, le bouddha qui trône sur le piédestal en forme de lotus soutenant tous les mondes des dix directions, étaient également présents les bouddhas et bodhisattva regroupés en ordre aussi serré que des nuages dans la Grande Salle aux trésors (note) où furent enseignés les sutras Hodo* (Sutra du grand dharani)
[...]  Même si leurs capacités ne correspondaient pas à la tâche, on comprend mal pourquoi il les aurait rejetés. Il y a vraiment là de quoi s'étonner. Mais le fait est que le Bouddha écarta les bodhisattvas des autres mondes parce que leur lien avec ce monde-ci était faible ; qu'il écarta les bodhisattvas qui, bien que nés en ce monde Saha, n'avaient avec ce monde qu'un lien récent ; ou encore certains bodhisattvas qui étaient ses disciples en cette vie-ci, mais qui ne l'étaient pas quand il avait pour la première fois aspiré à l'Éveil. .
Réfuter l'opposition au Dharma bouddhique pour se libérer de ses fautes passées (
Sado, 1273 à Shijo Kingo)

Si l'on examine pour tous les autres bouddhas et pour le Vénéré Shakyamuni la durée de leurs périodes de pratiques avant la réalisation de la bodhéité, on voit que pour tous les autres bouddhas elle a été soit de trois incalculables [kalpas]* , soit de cinq [cents] kalpas [dits de grains de poussière]*, tandis que pour le Vénéré Shakyamuni cette durée a été telle que, depuis trois mille kalpa dits de grains de poussière*, il a été le grand Héros qui a établi des liens avec tous les êtres vivants du monde Saha. Il n'y a pas un seul bodhisattva d'une autre terre qui ait établi des liens avec les êtres vivants des Six Voies de ce monde.
Traité sur l'essentiel du Lotus (Minobu, le 29 juin 1274, à Toki Jonin)

Depuis le décès du seigneur Ueno, j'aimerais apprendre qu'il vous a rendu visite, mais je sais bien que c'est impossible. Sauf en rêve, vous ne pouvez voir son visage. S'il apparaissait, ce ne pourrait être qu'un mirage. Pourtant, ne craignez rien : votre défunt mari se trouve sans aucun doute sur la Terre pure du Pic du Vautour, d'où il écoute et regarde ce monde Saha jour et nuit.
[...]  Zhanlan* déclara  : "Comment serait-il possible de trouver la Terre de la lumière éternelle ailleurs qu'à Bodh-Gaya  ? Notre monde Saha n'existe pas en dehors de la Terre de bouddha."(réf.)
Enfer et bodhéité (Minobu, le 11 juillet 1274 à la mère de Nanjo Tokimitsu)

Sadato a combattu douze ans mais fut vaincu, Masakado lutta huit ans mais s’effondra. Le Roi-Démon du sixième Ciel et son armée de dix régiments ont mené une bataille contre le Pratiquant du Sutra du Lotus sur la mer de la vie et de la mort, en ce monde souillé de Saha, où résident à la fois les sages et les simples mortels.
Ben Dono et Ama Gozen (Sado, le 19 septembre1274)

En entendant cela, les prisonniers de l'enfer avici se dirent : "Quand nous vivions dans le monde Saha, nous aussi, nous avions des enfants, une épouse et des proches. Nous nous sommes demandé pourquoi aucun d'eux ne priait pour notre repos. Et nous avons pensé que, même s'ils le faisaient, leurs prières n'avaient peut-être pas assez de force pour qu'un effet bénéfique parvienne jusqu'à nous.
[...] "Qui croyez-vous que nous sommes  ? " demandent-ils. "Nous sommes les caractères du Jigage du Sutra du Lotus que votre fils Horen récite chaque matin. Ces caractères seront vos yeux, vos oreilles, vos pieds et vos mains  ! " Voilà ce qu'ils auront à coeur de lui dire. Alors, votre défunt père répondra : "Horen est plus que mon fils. Il est mon bon ami bouddhique." Et il se tournera vers le monde Saha en s'inclinant avec respect. Car votre attitude est celle de la véritable piété filiale.
Lettre à Horen (Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

Ce monde Saha, depuis l'époque infinie de gohyaku-jintengo, est le domaine du Bouddha Shakyamuni, Maître du Dharma. Pas un seul lieu, à travers l'immensité de la terre, du ciel, des montagnes et des mers, des champs et des forêts, n'appartient à un autre bouddha. Et tous les êtres vivants en ce monde sont également les enfants de Shakyamuni.
[...] Le bouddha Amida réside dans une région lointaine, séparée de la notre par des milliards de terres de bouddha, et n'a pas le moindre lien avec notre monde Saha. On aura beau clamer le contraire, cette affirmation n'a rien de concret.
Lettre au nyudo d'Ichinosawa (Minobu, le 8 mai 1275, à l'épouse du nyudo d'Ichinosawa)

Alors, les innombrables moines éminents, les grands rois des 80000 pays et la multitude de leurs sujets, inclinant le front vers la terre et joignant les mains, réciteront ensemble Namu Myoho Renge Kyo. Cela sera comme en cette occasion où le Bouddha manifesta les dix pouvoirs supranaturels décrits dans le chapitre Jinriki* (XXI) lorsque tous les êtres humains des dix directions s'écrièrent ensemble d'une voix sonore en direction du monde Saha : "Namu Shakyamuni Butsu, Namu Shakyamuni Butsu, Namu Myoho Renge Kyo, Namu Myoho Renge Kyo  ! "(note)
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Shakyamuni, seigneur du Dharma, est le plus grand sage en ce monde Saha. Zhiyi* et Saicho* furent tous deux des sages, en même temps que des justes. Ashvaghosha, Nagarjuna, Asanga, Vasubandhu, Lao-Zi et Confucius furent à la fois des sages et des justes, soit des enseignements du Hinayana, soit du Mahayana provisoire* ou des enseignements non bouddhiques ; toutefois, aucun d'eux ne fut un sage ou un juste du Sutra du Lotus.
Lettre à Myomitsu Shonin (Minobu, le 5ème jour du 3ème mois intercalaire 1276 à Myomitsu)

Quand nous pensons à ce voyage vers l'autre monde, nous l'imaginons dans l'obscurité la plus profonde. Là, il n'y a ni soleil ni lune, ni lumière des étoiles. Pas même une bougie ou une torche pour éclairer le chemin. Et sur cette route sombre, personne ne vous accompagne. Tant que vous vous trouvez en ce monde Saha, vous êtes entourés par votre famille, vos parents, par des frères et des soeurs, un mari, une femme, des enfants.
Les quatorze oppositions (
Minobu, fin 1276, au nyudo Matsuno Rokuro Zaemon)

Shariputra, Maudgalyayana, Mahakashyapa étaient de grands arhats ayant acquis les trois formes de clairvoyance et les six pouvoirs mystiques. De plus, ils étaient des bodhisattvas qui, en écoutant le Sutra du Lotus, étaient parvenus à la première* des dix étapes de développement* et à la première* des dix étapes de sécurité*, où l'on perçoit que rien ne naît ni ne s'éteint. Pourtant, même eux se sentirent incapables d'endurer les grandes persécutions qui attendent celui qui propage le Sutra du Lotus dans ce monde Saha à l'époque des Derniers jours du Dharma, et reculèrent devant cette tâche.
Mise en garde contre l'attachement à son domaine (Minobu, juillet 1277, à Shijo Kingo)

Le chapitre Myoon* (XXIV) parle d'un bodhisattva appelé Myoon* qui réside sur le domaine du bouddha Roi-sage-de-la-constellation-fleur-pure, à l'est. Par le passé, à l'époque du bouddha Roi-nuage-son-du-tonnerre, il s'était incarné en Vimaladatta*, la femme du roi Myoshogon. A cette époque, Vimaladatta* fit une offrande au Sutra du Lotus, et renaquit sous la forme du bodhisattva Myoon*. Quand l'Ainsi-Venu Shakyamuni exposa le Sutra du Lotus en ce monde Saha, ce bodhisattva vint participer à la cérémonie et fit serment de protéger les femmes qui adhéreraient au Sutra du Lotus aux époques futures.
Grandes lignes du chapitre Zokurui et d'autres (Minobu, juin 1278, à Dame Nichinyo)

Nous vivons sur la Terre impure Saha, mais notre esprit réside au Pic du Vautour. Voir physiquement le visage d'un autre n'est pas en soi le plus important. Ce qui compte, chez une personne, c'est le cœur. Rencontrons-nous un jour au Pic du Vautour, où réside le Bouddha Shakyamuni.
Le tambour à la porte du Tonnerre (Minobu, 19e jour du 10 mois (intercalaire) 1278, à Sennichi-ama)

Détournez-vous de ce monde cruel, quittez-le, confiez-vous maintenant au Sutra du Lotus dans lequel le défunt Shichiro Goro avait foi, et rendez-vous rapidement sur la Terre éternelle et indestructible du Pic du Vautour. Le père de votre fils se trouve au Pic du Vautour tandis que sa mère demeure en ce monde Saha. J'imagine la souffrance que ressent Shichiro Goro dont le cœur se trouve partagé entre vous deux.
Réponse à la mère du seigneur d'Ueno (Minobu, octobre 1280 à la mère de Nanjo Tokimitsu)

Lorsque nous sommes près d'atteindre la bodhéité et lorsque nous rencontrons Myoho Renge Kyo, le Sutra du Véhicule unique, le Démon du sixième Ciel, qui régit le monde des trois plans, se dit : "Si cette personne devient bouddha, je subirai une double perte. D'abord, en se libérant de ce monde des trois plans, il échappera à mon contrôle. Ensuite, s'il devient bouddha, ses parents et ses frères et sœurs quitteront également ce monde Saha.
Réponse à Jibu-bo (Minobu, le 22 août 1281, à Jibu-bo Nichii)

Lorsque le Bouddha demanda d'une voix forte aux quatre sortes de croyants : "Qui parmi vous propagera largement Myoho Renge Kyo en ce monde Saha   ? "(réf.), chacun répondit en son coeur : "Moi, moi  ! " Le Bouddha formula à ce moment-là par trois fois la même exhortation : après sa disparition, si elles voulaient s'acquitter de leur dette de reconnaissance envers tous les bouddhas, ce serait les femmes, nonnes aussi bien que laïques, qui devraient persévérer dans la propagation du Sutra du Lotus en ce monde Saha, quelles que soient les difficultés.
[...] Le Bouddha donna ce nom à une nonne qui ne tint pas compte de ses exhortations. Vous, vous êtes une nonne qui avez scrupuleusement obéi au Bouddha ; ici même, dans le monde Saha, et sans vous soucier de votre réputation, vous vous êtes montrée prête à donner votre vie [pour le Sutra du Lotus]. Le Bouddha n'abandonna jamais cette nonne qui avait été sa mère adoptive. S'il vous abandonnait parce que vous n'êtes pas de sa famille, il serait en vérité un bouddha bien injuste.

Réponse à Myoho Bikuni Gozen (Minobu, 1281, à Myoho ama)

 

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