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Extraits de gosho sur

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Maudgalyayana

Par conséquent, nous devons savoir que tout religieux qu'il soit bon ou mauvais, qu'il ait raison ou tort, qu'il soit supérieur ou simple moine, est digne de recevoir offrandes et nourriture. Car, comment pourrait-on frapper et insulter l'enfant sans causer peine et douleur au père  ? Les brahmanes qui ont tué Maudgalyayana, le disciple du Bouddha, à coups de bâtons, sont tombés pour longtemps au fond de l'enfer avici. Pour avoir tué la nonne Utpalavarna, Devadatta suffoqua interminablement dans les flammes de l'enfer avici. Ces exemples du passé sont parfaitement clairs, et, aux époques qui suivent, c'est l'offense qu'il faut redouter plus que tout. Vous parlez de punir ceux qui s'opposent au Dharma. Une telle action transgresserait les interdits du Bouddha. J'ai peine à croire que cela soit correct, comment peut-on le justifier  ?
Rissho Ankoku ron (Kamakura-Matsubagayatsu, juillet 1260)

Le Bouddha vécut très certainement à une époque impure, mais les cinq impuretés venaient tout juste d'apparaître, et, de plus, le Démon redoutait les pouvoirs du Bouddha. Cependant, même à une époque où l'avidité, l'arrogance l'ignorance et les vues erronées des hommes n'étaient pas encore répandues, un groupe de brahmanes de l'"Ecole de la tige de bambou" assassinèrent le vénérable Maudgalyayana, connu pour sa maîtrise des pouvoirs occultes ; et le roi Ajatashatru, en lâchant contre lui un éléphant furieux, menaça la vie du seul homme dans le monde des trois plans véritablement digne d'être honoré. Devadatta tua la nonne Utpalavarna qui était parvenue à l'état d'arhat ; et le vénérable Kokalika répandit de faux bruits sur Shariputra, connu pour sa sagesse sans pareille. Cela fut encore bien pis lorsque les cinq impuretés se répandirent de plus en plus dans le monde  !
Les quatre sortes de reconnaissance (Izu, le 16 janvier 1262 à Kudo Yoshitaka)

Il est encore possible de réciter le Titre, Namu Myoho Renge Kyo, une seule fois par jour, ou une fois seulement dans une vie ; ou de l'entendre réciter une seule fois dans sa vie et d'en éprouver de la joie ; ou même d'avoir plaisir à entendre la voix d'une personne qui s'est réjouie de l'entendre, et cela jusqu'à la cinquantième personne depuis la première à avoir récité daimoku. Dans ce dernier cas, naturellement, l'intensité de la foi est moindre et la joie a considérablement diminué ; elle n'est plus comparable qu'aux vagues notions qui peuvent se former dans l'esprit d'un enfant de deux ou trois ans, ou aux perceptions d'une vache ou d'un cheval, incapables de distinguer ce qui précède de ce qui suit. Et pourtant, les bienfaits obtenus par cette cinquantième personne sont cent, mille, dix mille, cent mille fois supérieurs à ceux que peuvent obtenir, en étudiant d'autres sutras, des personnes naturellement dotées d'excellentes capacités et d'une sagesse supérieure, comme Shariputra, Maudgalyayana, Manjushri, capables de réciter par cœur l'intégralité du texte des divers sutras.
Sur la récitation des chapitres Hoben et Juryo (Kamakura - 1264, à la femme de Hiki Daigaku Saburo Yoshimoto)

Quand le principe des cent mondes et des mille facteurs, ou ichinen sanzen, fut exposé dans l'enseignement théorique*, les personnes des deux véhicules, qui avaient été comparées à des graines pourries, virent les graines de la bodhéité germer. Pendant les quarante-deux années précédentes de l'enseignement du Bouddha, ces personnes avaient été méprisées parce qu'on pensait que "jamais elles ne pourraient atteindre la bodhéité". A chaque réunion, au cours de chaque assemblée, elles n'avaient droit qu'à des malédictions et à des insultes, elles étaient tenues à l'écart par tous les êtres des domaines célestes ou humains, au point qu'elles paraissaient condamnées à mourir de faim. Mais soudain, lorsque le Sutra du Lotus fut exposé, il fut prédit que Shariputra deviendrait Tathagata Fleur-lumineuse, que Maudgalyayana deviendrait Tathagata Tamalapattra Parfum-de-santal, qu'Ananda deviendrait le bouddha Roi-tout-puissant, Montagne et Océan de sagesse, que Rahula deviendrait Tathagata Foulant-les fleurs-des-sept-trésors, que les cinq cents arhats deviendraient les Tathagatas Eclat-universel, et que les deux mille auditeurs-shravakas deviendraient les Tathagatas Forme-précieuse.
[...] Myoho Renge Kyo est l'état de bouddha de tous les êtres vivants. L'état de bouddha est la nature du Dharma, et la nature du Dharma est la bodhéité. L'état de bouddha de Shakyamuni, de Taho et de tous les bouddhas des dix directions ; de Jogyo, de Muhengyo et des autres bodhisattvas Surgis de Terre ; de Fugen, de Manjushri, de Shariputra, de Maudgalyayana et des autres ; de Bonten et de Taishaku ; des divinités Nitten et Gatten  ; des sept étoiles de la Grande Ourse au Nord dans le ciel, des vingt-huit constellations, et des innombrables autres étoiles ; des divinités du Ciel et de celles de la Terre, des dieux-dragons et des huit groupes d'êtres non humains, ainsi que des êtres dans les mondes d'humanité et du ciel, qui se réunirent dans la Grande Assemblée pour entendre l'enseignement du Bouddha ; du roi Yama - en bref, l'état de Bouddha que possèdent tous les êtres vivants du domaine où il n'y a plus ni pensée ni absence de pensée, au-delà des nuages, et jusqu'aux régions les plus profondes de l'enfer -, l'état de Bouddha que tous ces êtres possèdent a pour nom Myoho Renge Kyo.
Conversation entre un sage et un ignorant (1265 ? à un samouraï ? )

De plus, avec Kokalika comme disciple et le roi Ajatashatru comme protecteur, Devadatta commença à attirer des disciples de partout, jusqu'à ce que, des cinq régions de l'Inde, de ses seize grands royaumes et de ses cinq cents principautés de taille moyenne, toute personne coupable d'une, de deux, ou de trois des cinq forfaits, sans exception, soit venue rejoindre sa communauté. Tous accoururent auprès de lui comme de multiples rivières se jettent dans le vaste océan, ou comme quantité de plantes et d'arbres prolifèrent sur une grande montagne. De même que les sages se rassemblaient autour de Shariputra, et ceux qui recherchaient les pouvoirs occultes, autour de Maudgalyayana, les personnes aux tendances mauvaises s'allièrent avec Devadatta.
Le Daimoku du Sutra du Lotus (1266 à une femme d'Amatsu)

La cérémonie d'urabon tire son origine de l'époque où le vénérable Maudgalyayana sauva sa mère Shodai-nyo qui, en raison de sa rapacité et de son avarice, était tombée dans la voie des esprits affamés pour une période de cinq cents vies (note). Mais Maudgalyayana ne parvint pas à faire accéder sa mère à la bodhéité. Car lui-même n'était pas encore pratiquant du Sutra du Lotus et ne pouvait donc pas aider sa mère à devenir bouddha. Par la suite, pendant huit ans, dans l'assemblée au Pic du Vautour, en croyant au Sutra du Lotus et en récitant Namu Myoho Renge Kyo, il devint un bouddha appelé Tamalapatra (Parfum de Santal) (réf.). Et à ce moment-là, sa mère aussi devint bouddha.
Urabon - L'origine de la cérémonie pour les défunts (juillet 1271 à Shijo Kingo)

Dans le trente-huitième volume du Sutra du Nirvana, il est écrit  : "A ce moment-là, tous les brahmanes se sont rendus auprès du roi Ajatashatru et lui ont dit  : "O Grand Roi, il y a actuellement en ce monde un homme d'une malfaisance sans pareille, un moine appelé Gautama. Tous les malfaiteurs du monde, motivés par l'appât du gain et des dons, se sont rassemblés autour de lui et se sont mis à le suivre. Ils ne commettent aucune bonne action mais, en utilisant des pouvoirs occultes, ils attirent à eux des gens comme Mahakashyapa, Shariputra et Maudgalyayana."
La lettre de Teradomari (Teradomari, le 22 octobre 1271, à Toki Jonin)

En étudiant le Sutra du Lotus, on y lit diverses prédictions  : Shariputra deviendra l'Ainsi-Venu "Fleur lumineuse"*; Mahakashyapa, l'Ainsi-Venu "Lumière éclatante"*; Subhuti, l'Ainsi-Venu "Forme merveilleuse"*Katyayana, l'Ainsi-Venu "Lumière d'or de Jambunada"*; Maudgalyayana, le bouddha "Parfum de bois de santal de Tamalapattra"*; Purna, l'Ainsi-Venu "Dharma brillant"*; Ananda, le bouddha "Roi sage et tout-puissant des mers et des montagnes"*.
[...] Dans le Sutra du Nirvana, il est dit :"En ce temps-là, d'innombrables non bouddhistes se rassemblèrent et rendirent visite à Ajatashatru, roi du Magadha. Ils lui dirent : "Le plus grand malfaiteur vivant actuellement est un moine du nom de Gautama. Toutes sortes de personnes mauvaises, dans l'espoir d'obtenir profit et aumônes, se sont rassemblées autour de lui et sont devenues ses disciples. Ils n'agissent pas avec bonté, mais au contraire, font usage de sortilèges pour attirer à eux des hommes tels que Mahakashyapa, Shariputra et Maudgalyayana."
[...] Il est bien évident que les disciples du Bouddha, eux aussi, furent souvent contraints d'endurer des épreuves. Ainsi, de nombreux disciples de Shakyamuni furent tués par le roi Virudhaka, et des proches du Bouddha furent en très grand nombre piétinés à mort par des éléphants sauvages. La nonne Utpalavarna fut assassinée par Devadatta, un disciple, Kalodayin, fut tué et enseveli dans du crottin de cheval, et un autre, Maudgalyayana, fut tué par un brahmane du nom de Chikujo. De plus, les six maîtres non bouddhistes s'allièrent pour calomnier le Bouddha auprès du roi Ajatashatru et du roi Prasenajit en disant : "Sur tout le continent de Jambudvipa, il n'y a pas d'homme plus malfaisant que Gautama. Partout où il se trouve, les trois calamités et les sept désastres apparaissent. Comme les rivières innombrables se jettent toutes dans le grand océan et comme toutes sortes d'arbres se regroupent sur les hautes montagnes, une multitude d'hommes mauvais se rassemble autour de Gautama. Mahakashyapa, Shariputra, Maudgalyayana et Subhuti en sont des exemples.
[...] 2 Le Bouddha subit Neuf grandes épreuves, telles qu'être blessé à un orteil par Devadatta, et n'était-il pas pourtant un Pratiquant du Sutra du Lotus  ? Quant au bodhisattva Fukyo, n'était-il pas un pratiquant du Véhicule suprême  ? Maudgalyayana fut battu à mort par un brahmane du nom de Chikujo [Cannes de bambou] après qu'il ait été prédit dans le Sutra du Lotus qu'il atteindrait la bodhéité dans une vie future.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Il serait totalement impossible, j'en suis persuadé, que de grands auditeurs-shravakas, tels que Shariputra et Maudgalyayana, abandonnent jamais une personne, quelle qu'elle soit, qui a respecté l'un des enseignements sacrés exposés de son vivant par le Bouddha. Mais ils éprouvent sans doute une certaine rancune envers les divers sutras enseignés avant le Sutra du Lotus, car on y trouve à leur encontre quelques remontrances sévères : "Au coeur de l'enseignement du Bouddha... ils sont comme des graines qui ne pourront plus germer."(réf.)
d'hommes mauvais se rassemble autour de Gautama. Mahakashyapa, Shariputra, Maudgalyayana et Subhuti en sont des exemples.
[...] La nonne Utpalavarna fut mise à mort. Maudgalyayana fut tué par les brahmanes de l'école du Bâton de bambou et Kalodayin fut enseveli sous du crottin de cheval, tout cela en raison de l'hostilité envers le Bouddha. Néanmoins, le Bouddha parvint à survivre à toutes ces épreuves et, à l'âge de soixante-douze ans, quarante-deux ans après avoir commencé à enseigner, sur une montagne appelée Gridhrakuta [le Pic du Vautour], au nord-est de la ville de Rajagriha, en Inde centrale, il entreprit d'exposer le Sutra du Lotus. Il le fit pendant huit ans. Puis, en bordure de la rivière Ajitavati, dans la ville de Kushinagara, en Inde de l'Est, au milieu de la nuit, le 15e jour du 2e mois, dans sa quatre-vingtième année, il accéda au nirvana.
Sur la prière (Sado, 1272 à Sairen-bo)

"A cette époque, une multitude de brahmanes complotèrent et se rendirent en nombre auprès du roi du Magadha, Ajatashatru, pour lui dire  : "Il y a actuellement un homme extrêmement nuisible, un moine du nom de Gautama. Ô roi, vous ne l'avez jamais jugé, et il nous inspire une grande crainte. Toutes sortes de personnes mauvaises, dans l'attente de profits et d'aumônes, se sont regroupées autour de lui et sont devenues ses adeptes. [Ce sont des gens qui ne pratiquent pas le bien mais qui se servent, au contraire, de formules magiques et de sortilèges pour attirer des hommes tels que] Mahakashyapa, Shariputra et Maudgalyayana." Voilà qui illustre bien le sens du passage  : "Puisque haines et jalousies abondent déjà du vivant du Bouddha".
Le pratiquant du Sutra du Lotus rencontrera des persécutions (Sado, 14 janvier 1274 à Toki Jonin, Shijo Kingo, Kawanobe et Yamato Ajari)

Quand arriva la prédication des huit chapitres de la doctrine des états terrestres* du Sutra du Lotus, ils entendirent le Dharma qu'ils n'avaient jamais entendu. Ces êtres devinrent alors des disciples. Dès le Parc aux Cerfs, Shariputra, Maudgalyayana et autres furent des disciples qui ressentirent pour la première fois la production d'Éveil.
[...] Le monde pense que c'était pour ceux qui vivaient à cette époque. [Mais] moi, Nichiren, je dis ceci : du temps de Shakyamuni, si l'on examine ce qu'étaient Shariputra, Maudgalyayana et autres, on voit qu'ils étaient de grands saints dont l'un était le plus grand de tous en sagesse-prajna, l'autre le plus grand en pouvoirs mystiques.
Traité sur l'essentiel du Lotus (Minobu, le 29 juin 1274, à Toki Jonin)

Le roi Sen'yo et le roi Utoku, qui combattirent l'un, cinq cents, et l'autre, d'innombrables ennemis du Sutra du Lotus, renaquirent en ce monde sous la forme du Bouddha Shakyamuni. Certains de ses disciples comme Mahakashyapa, Ananda, Shariputra, Maudgalyayana, et d'innombrables autres se battirent en première ligne, du vivant du Bouddha, mettant les ennemis en fuite, les tuant, les blessant, ou éprouvant du plaisir à se battre.
Faire connaître cet enseignement à votre seigneur (Minobu, 9e mois de 1274 à Shijo Kingo)

Par exemple, le Bouddha Shakyamuni [à un moment donné] s'éleva dans le ciel Trayastrimsha pour s'acquitter de sa dette de reconnaissance à l'égard de sa mère défunte. Mais personne au monde n'eut conscience de ce fait, sauf Maudgalyayana qui connaissait les pouvoirs surnaturels du Bouddha. [Ainsi, ] même si le Dharma bouddhique est sous leurs yeux, les gens ne la saisiront pas si leurs capacités ne sont pas adéquates, et elle ne se répandra pas si le temps propice n'est pas encore venu. C'est en accord avec la loi de la nature, tout comme l'océan monte et descend avec les marées, ou comme la lune croît ou décroît dans le ciel en fonction du temps.
Réponse à Nii-ama (
Minobu, 16 février 1275 à Nii-ama)

Nichiren considère que cela se produisit parce que Shubhakarasimha* était à l'origine un pratiquant du Sutra du Lotus ; mais quand il lut le Sutra Vairocana* il déclara que ce dernier lui était supérieur. De même, ce n'est pas pour avoir commis les cinq forfaits ou les dix mauvaises actions que Shariputra, Maudgalyayana et d'autres furent condamnés à errer dans les mauvaises voies pendant la durée de sanzen-jintengo ou de gohyaku-jintengo. Pas davantage pour avoir commis l'une de huit actions rebelles. Ce fut parce qu'ils rencontrèrent une personne à l'influence néfaste, et rejetèrent le Sutra du Lotus pour croire aux enseignements provisoires.
Lettre aux Frères (Minobu, 16 décembre 1275 aux frères Ikegami)

Parmi les disciples du Bouddha, il y en eut un du nom de Maudgalyayana. Son père se nommait Kissen Shishi et sa mère, Shodai-nyo. Après la mort, sa mère tomba dans le monde des esprits faméliques*. Tant que Maudgalyayana resta un simple mortel, il n'en eut pas conscience et n' avait donc aucune raison d'en souffrir. Mais lorsque, une fois devenu disciple du Bouddha, il parvint au stade d'arhat et acquit la vision divine, il aperçut sa mère dans le monde des esprits faméliques*. Voyant cela, il lui fit des dons de boisson et de nourriture mais qui tous se changeaient en flammes et ne faisaient qu'alimenter ses souffrances. Il courut vers le Bouddha pour lui rapporter cela. Imaginez les sentiments de Maudgalyayana à ce moment-là !
[...] Les rétributions de ce genre ne peuvent pas être évitées, aussi loin que l'on aille se cacher, au coeur des montagnes ou par-delà les mers. C'est la raison pour laquelle le bodhisattva Fukyo fut attaqué à coups de sabre et de bâton, et le vénérable Maudgalyayana tué par un groupe de brahmanes de l'école du Bâton de bambou. Par conséquent, à quoi servirait de s'en plaindre ?
La consécration d'une statue du bouddha (Minobu, le 15 juillet 1276 à Shijo Kingo)

A ces persécutions qui se produisirent longtemps avant que le Bouddha n'enseigne le Sutra du Lotus s'en ajoutèrent d'autres plus tard, lorsqu'il exposa le Sutra lui-même. [Ce furent les doutes (note) qui s'élevèrent lorsque Shakyamuni révéla que] pendant quarante et quelques années, Shariputra, Maudgalyayana et les grands bodhisattvas avaient été en fait de Grands ennemis s'opposant à la propagation du Sutra du Lotus (note).
[...] Mais je conserve certains doutes. Maudgalyayana, disciple du Bouddha, tenta de sauver sa mère Shodai-nyo mais il n'y parvint pas et elle demeura au monde-état des esprits faméliques*. Le moine Sunakshatra était un fils de l'Honoré du Monde, et pourtant il tomba dans l'enfer avici. Ainsi, même en faisant soi-même tous les efforts possibles pour sauver les autres, il reste difficile de les sauver des graves rétributions karmiques qu'ils ont eux-même créées.
[...] Si [la prophétie du Bouddha exprimée dans] ce passage du Sutra du Lotus n'était pas véridique, alors Shariputra ne deviendrait jamais l'Ainsi-Venu "Fleur de Lumière"  ; le vénérable Mahakashyapa ne deviendrait jamais l'Ainsi-Venu "Lumière étincelante"  ; Maudgalyayana ne deviendrait jamais le bouddha "Tamalapattra au Parfum de santal"  ;
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Aussi, afin d'élargir graduellement leurs capacités, il consacra d'abord plus de quarante années à enseigner les sutras Kegon*, Agama*, Hodo* et Hannya*, pour ne révéler qu'à la fin le Sutra du Lotus. A ce moment-là, tous ceux qui avaient entendu les enseignements exposés par le Bouddha pendant plus de quarante ans - Shariputra, Maudgalyayana et les douze mille auditeurs-shravakas - Manjushri, Maitreya et les autres quatre-vingt mille bodhisattva ; les milliards de rois-faisant-tourner-la-roue ; un nombre incalculable d'êtres célestes tels que Bonten et Taishaku - tous s'écrièrent à propos des enseignements qu'ils avaient reçus auparavant  : "Nous nous désolions de penser que nous n'obtiendrions jamais la sagesse incommensurable de l'Ainsi-Venu."(réf.) Mais après avoir entendu le Bouddha enseigner le Sutra du Lotus, ils se réjouirent en disant  : "Nous avons obtenu le joyau suprême sans même l'avoir recherché  ! "(réf.) Ils dirent aussi  : "Nous écoutons depuis longtemps les enseignements de l'Honoré du monde, mais jamais encore nous n'avions entendu un Dharma aussi profonde, aussi merveilleuse et élevée."(réf.) Et encore  : "Le Bouddha enseigne un Dharma qu'il est rare de rencontrer, un enseignement que nous n'avions jamais entendu auparavant."(réf.)
[...] Ce qui est révélé dans Myoho Renge Kyo, c'est que notre état de bouddha à nous simples mortels et l'état de bouddha de Bonten, Taishaku et des autres divinités ; l'état de bouddha de Shariputra, Maudgalyayana et des autres auditeurs-shravakas, l'état de bouddha de Manjushri, de Maitreya et des autres bodhisattvas - ne font qu'un et sont identiques au Dharma merveilleux auquel se sont éveillés tous les bouddhas des trois phases de la vie.
Parvenir directement à la bodhéité grâce au Sutra du Lotus (Minobu, mars 1277 ? à Myoho-ama)

Un roi du nom de Virudhaka, poussé par le roi Ajatashatru, fit passer par l'épée des centaines de personnes appartenant au clan du Bouddha Shakyamuni. Le roi Ajatashatru lâcha sur de nombreux disciples du Bouddha un troupeau d'éléphants ivres pour qu'ils les piétinent et les tuent. Il en fit tuer aussi beaucoup d'autres en postant des soldats en embuscade le long des routes, en souillant l'eau des puits avec des excréments, et en persuadant des femmes de porter contre eux des accusations fausses. Shariputra et Maudgalyayana subirent de graves persécutions (note). Kalodayin fut enseveli sous du crottin de cheval. Le Bouddha fut contraint de survivre pendant 90 jours, tout un été, en mangeant du fourrage pour chevaux. Il s'agit de l'une des neuf grandes épreuves du Bouddha.
La protection de Bonten et de Taishaku (Minobu, 15 mai 1277 à Nanjo Tokimitsu)

Shariputra, Maudgalyayana, Mahakashyapa étaient de grands arhats ayant acquis les trois formes de clairvoyance et les six pouvoirs mystiques. De plus, ils étaient des bodhisattvas qui, en écoutant le Sutra du Lotus, étaient parvenus à la première* des dix étapes de développement* et à la première* des dix étapes de sécurité*, où l'on perçoit que rien ne naît ni ne s'éteint. Pourtant, même eux se sentirent incapables d'endurer les grandes persécutions qui attendent celui qui propage le Sutra du Lotus dans ce monde saha à l'époque des Derniers jours du Dharma, et reculèrent devant cette tâche. A plus forte raison, comment un simple mortel n'ayant pas encore éliminé les trois catégories d'illusions, à l'époque des Derniers jours du Dharma, pourrait-il devenir pratiquant de ce Sutra ?
Mise en garde contre l'attachement à son domaine (Minobu, juillet 1277, à Shijo Kingo)

Les cinq caractères du Titre du Sutra du Lotus sont inscrits au centre de la Tour aux Trésors, tandis que les quatre Rois du Ciel sont assis aux quatre coins. Les bouddhas Shakyamuni et Taho, ainsi que les quatre guides des bodhisattvas Surgis de Terre, sont en haut sur le même rang. Assis au-dessous d'eux, se trouvent les bodhisattvas Fugen et Manjushri, ainsi que des auditeurs-shravakas parmi lesquels Shariputra et Maudgalyayana. A côté d'eux, se tiennent les divinités Nitten, Gatten, le Démon du sixième Ciel, le Roi-dragon et Ashura  ; Fudo et Aizen sont respectivement postés au Sud et au Nord. Le traître et cruel Devadatta et la fille du Roi-Dragon sont également présents.
Le Véritable Aspect du Gohonzon (Minobu, 23 août 1277, à Dame Nichinyo)

Concernant l'origine des cérémonies appelées urabon : il y eut, parmi les disciples du Bouddha, un homme du nom de vénérable Maudgalyayana. Sa maîtrise sans égale des pouvoirs transcendantaux le mettait, parmi les disciples, sur le même plan que Shariputra, sans égal par la sagesse. Tous deux étaient comparables au soleil et à la lune côte à côte au-dessus du Mont Sumeru, ou aux ministres de la Gauche et de la Droite, au service d'un grand roi. Le père de Maudgalyayana s'appelait Kissen Shishi, et sa mère Shodai-nyo. Parce qu'elle avait été dominée par l'avidité et l'avarice, elle était tombée, après sa mort, dans le monde des esprits faméliques*, mais le vénérable Maudgalyayana parvint à l'en libérer et c'est là l'origine des cérémonies d'urabon. Voici comment cela se passa. Sa mère étant tombée dans le monde de l'avidité, elle subissait de grandes souffrances, mais Maudgalyayana, simple mortel, n'avait aucun moyen de le savoir. Il était entré à un très jeune âge, dans l'école d'un maître brahmane et avait étudié très sérieusement les quatre Vedas et les dix-huit écrits principaux qui constituent la totalité des textes sacrés du brahmanisme. Mais il était toujours incapable de savoir dans quel monde sa mère défunte s'était de nouveau manifestée. Plus tard, à l'âge de treize ans, Shariputra et lui allèrent ensemble rendre visite au Bouddha Shakyamuni et devinrent ses disciples. Dès lors, Maudgalyayana parvint à se libérer des illusions de la pensée et à progresser jusqu'à la première étape de la sagesse (note)  ; puis il se détacha des illusions du désir et devint un arhat, obtenant de ce fait les Trois pouvoirs de perception et les six pouvoirs mystiques. Ayant acquis la vision divine, il pouvait voir tout ce qui se passe dans l'ensemble d'un système majeur de mondes, avec autant de clarté que si cela se reflétait dans un miroir limpide. Son œil percevait ce qui a lieu sous la terre et il pouvait voir dans les trois mauvaises voies [les états d'enfer, d'avidité et d'animalité] aussi facilement que lorsque, les yeux posés sur l'eau gelée d'un étang, nous voyons les poissons nager sous la glace, éclairés par le soleil du matin. Ainsi, en baissant les yeux, il vit que sa mère était prisonnière du monde des esprits faméliques*. [...] Ayant acquis la vision divine, il pouvait voir tout ce qui se passe dans l'ensemble d'un système majeur de mondes, avec autant de clarté que si cela se reflétait dans un miroir limpide. Son œil percevait ce qui a lieu sous la terre et il pouvait voir dans les trois mauvaises voies [les états d'enfer, d'avidité et d'animalité] aussi facilement que lorsque, les yeux posés sur l'eau gelée d'un étang, nous voyons les poissons nager sous la glace, éclairés par le soleil du matin. Ainsi, en baissant les yeux, il vit que sa mère était prisonnière du monde des esprits faméliques*. Elle n'avait rien à boire ni à manger. Sa chair ressemblait à celle d'un faisan après qu'il ait été plumé, ses os étaient pareils à des cailloux ronds placés cote à cote. Sa tête, aussi grosse qu'un ballon contrastait avec son cou, fin comme un fil, et son ventre était gonflé comme le grand océan. En ouvrant la bouche et en joignant les mains pour quémander de la nourriture, Shodai-nyo ressemblait à une sangsue affamée ayant perçu l'odeur d'un être humain. Rien ne pourrait décrire sa physionomie, son expression vorace ou ses larmes lorsque son regard se posa sur celui qui avait été son fils dans une vie antérieure. Quelle tristesse dut être alors celle de Maudgalyayana ! Le moine Shunkan, administrateur du temple Hossho-ji, fut exilé sur l'île de Iogashima. Nu, les cheveux détachés dissimulant son cou, il marchait, maigre et affaibli, le long du rivage, nouant des algues autour de sa taille. Soudain, voyant un poisson, il l'attrapa de la main droite et allait le porter à sa bouche au moment où l'aperçut un jeune homme, autrefois à son service et venu jusque là pour lui rendre visite. Je me demande qui offrait l'apparence la plus misérable, ce moine ou la mère de Maudgalyayana  ? J'aurais tendance à penser que la mère de Maudgalyayana offrait une vision encore plus pitoyable que celle du moine. À la vue de sa mère, Maudgalyayana ressentit une si grande tristesse qu'il fit immédiatement usage de ses grands pouvoirs surnaturels pour faire apparaître du riz. Sa mère en fut ravie et, saisissant un peu de riz de la main droite, tout en cachant le reste avec sa main gauche, elle porta précipitamment le riz à sa bouche. Qu'advint-il alors  ? Le riz se changea en feu et se mit à flamber  ! Il se changea en flammes, comme si l'on avait disposé un tas de buches, et tout le corps de sa mère se craquela et se couvrit de brulures. Voyant cela, Maudgalyayana, terrifié et perplexe, employa de nouveau ses pouvoirs surnaturels pour faire jaillir une grande quantité d'eau. Mais l'eau se changea en brindilles qui alimentèrent les flammes et brulèrent encore plus gravement le corps de sa mère. Quelle ne fut pas alors la douleur du fils ! Comprenant que ses pouvoirs surnaturels étaient incapables de remédier à la situation, Maudgalyayana se rendit en un instant auprès du Bouddha et lui présenta sa requête désespérée. «Je suis né dans une famille de brahmanes, dit-il, mais je suis devenu par la suite un disciple du Bouddha. Parvenu à l'état d'arhat, je me suis libéré du cycle des renaissances dans le monde des trois plans, et j'ai acquis les Trois Pouvoirs de perception et les six pouvoirs mystiques qui sont l'apanage des arhat. Mais maintenant, lorsque j'essaye de sauver ma propre mère des grandes souffrances qui l'accablent, je ne fais que provoquer chez elle une agonie encore plus grande. C'est pour moi une grande peine et mon cœur est empli de regrets. Le Bouddha répondit : «Votre mère a commis de graves mauvaises actions. Seul, vous n'aurez pas le pouvoir de la sauver. Personne ne le peut : ni les divinités du ciel, ni celles de la terre, ni les brahmanes, ni les moines taoïstes, ni les quatre rois du Ciel, ni les divinités Taishaku et Bonten.
Sur les cérémonies d'urabon (Minobu, le 13 juillet 1279  ? (1277 ou 1280)

Le Bouddha enseigna que quiconque ferait des dons à Mahakashyapa, Shariputra, Maudgalyayana et Subhuti, qui ne connaissaient pas encore le Sutra du Lotus, tomberait pour cela dans les trois mauvaises voies. Il déclara que ces Quatre grands disciples étaient plus vils que des chiens sauvages ou des chacals. Ils respectaient rigoureusement les Deux cent cinquante prescriptions bouddhiques, et leur observance des Trois mille caractéristiques était aussi parfaite que la lune au temps des moissons. Mais jusqu'à ce qu'ils adhèrent au Sutra du Lotus, ils n'étaient encore que des chiens sauvages aux yeux du Bouddha. Comparés à eux, nos moines actuels sont d'une bassesse qui défie toute description.
Lettre à Niike (Minobu, février 1280 à Niike Saemon no jo)

Plus de cinq mille volumes d'écrits bouddhiques ne traitent de rien d'autre ; ils ne font qu'exalter les mérites de la piété filiale. On pourrait croire que les principes énoncés par le Bouddha pendant plus de quarante ans, dans la première partie de son enseignement, étaient conformes à la piété filiale, mais, puisqu'il n'avait "pas encore révélé la vérité", il s'agissait au contraire d'un manquement à la piété filiale. Le vénérable Maudgalyayana sauva sa mère du monde de l'avidité, mais il ne put la conduire que jusqu'aux mondes des hommes et du ciel, sans pouvoir la mettre sur la voie qui mène à la bodhéité. Le Bouddha Shakyamuni, à l'âge de trente ans, enseigna le Dharma à son père, le roi Shuddhodana, lui permettant ainsi de parvenir à la plus haute des quatre étapes de l'Eveil. Et à l'âge de trente-huit ans, il permit à sa mère, la reine Maya, d'accéder au stade d'arhat.
Fidélité ou manquement au devoir de piété filiale (Minobu, le 8 mars 1280, à Nanjo Tokimitsu)

Qui d'autre qu'un fils aurait pu faire pareil voyage pour retrouver son père  ? Le vénérable Maudgalyayana libéra sa mère de l'enfer des esprits faméliques*, et Jozo et Jogen persuadèrent leur père de rejeter ses croyance erronées. Voilà l'exemple de bons enfants, qui furent un trésor pour leurs parents.
Le trésor d'un enfant dévoué à ses parents (Minobu, été 1280 à Sennichi-ama)

Une femme du nom de Shodai-nyo, tombée par sa propre faute dans les voies de l'avarice et de l'avidité, était prisonnière du domaine des esprits faméliques*, mais elle fut sauvée par son fils Maudgalyayana et parvint grâce à lui à s'en libérer (réf.). Ainsi ce sutra a de bonnes raisons de dire que certains enfants sont un trésor pour leurs parents.
Le don de saké clair (Minobu, le 13 janvier 1281à Ueno-ama Gozen)

 

 

 

 

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