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Extraits de gosho sur

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Mahaprajapati

En étudiant le Sutra du Lotus, on y lit diverses prédictions  : Shariputra deviendra l'Ainsi-Venu "Fleur lumineuse"*; Mahakashyapa, l'Ainsi-Venu "Lumière éclatante"*; Subhuti, l'Ainsi-Venu "Forme merveilleuse"*Katyayana, l'Ainsi-Venu "Lumière d'or de Jambunada"*; Maudgalyayana, le bouddha "Parfum de bois de santal de Tamalapattra"*; Purna, l'Ainsi-Venu "Dharma brillant"*; Ananda, le bouddha "Roi sage et tout-puissant des mers et des montagnes"*; Rahula, l'Ainsi-Venu "Qui foule les fleurs des sept trésors"*; les cinq cents et sept cents arhats, les Ainsi-Venus "Lumière universelle"* (réf.) ; les deux mille disciples qui ont encore à apprendre ou qui ont tout appris, les Ainsi-Venus Forme précieuse*  ; et les nonnes Mahaprajapati et Yashodhara deviendront les Ainsi-Venus "Vision qui comble de joie tous les êtres sensitifs"* et "Forme resplendissant de dix millions de lumières"*. (réf.)
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Je n'ai jamais entendu parler d'une femme qui ait parcouru mille ri [comme vous l'avez fait] à la recherche du Dharma bouddhique. La fille du Roi-Dragon atteignit la bodhéité sans changer d'apparence et il fut prédit à la nonne Mahaprajapati qu'elle atteindrait la bodhéité. Je n'en suis pas certain mais il se pourrait qu'elles n'aient adopté l'apparence féminine que de manière provisoire [étant en réalité des bouddhas et des bodhisattvas]. Après tout, ces événements se produisirent du vivant de Shakyamuni.
Lettre à Nichimyo Shonin (Sado, le 25 mai 1272 à Nichimyo, mère de Oto Gozen)

Pourquoi nous lamenter, quand nous savons de façon certaine que nous atteindrons la bodhéité  ? A quoi sert, en définitive, de naître impératrice, ou de renaître dans un monde céleste  ? Vous emprunterez plutôt la même voie que la fille du Roi-Dragon et serez au même rang que la nonne Mahaprajapati. Que c'est merveilleux  !
L'arc et la flèche (
Minobu, 27 mars 1276 à Toki-ama-Gozen)

Si [la prophétie du Bouddha exprimée dans] ce passage du Sutra du Lotus n'était pas véridique, alors Shariputra ne deviendrait jamais l'Ainsi-Venu "Fleur de Lumière"  ; le vénérable Mahakashyapa ne deviendrait jamais l'Ainsi-Venu "Lumière étincelante"  ; Maudgalyayana ne deviendrait jamais le bouddha "Tamalapattra au Parfum de santal"  ; Ananda ne deviendrait jamais l'Ainsi-Venu "Roi tout puissant et montagne d'immense sagesse" ; la nonne Mahaprajapati ne deviendrait jamais le "Bouddha dont la vision comble de joie tous les êtres sensibles" ; et la nonne Yashodhara ( ne deviendrait jamais le "Bouddha aux Formes étincelant de dix millions de lumières".
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

La tante de Shakyamuni, la nonne Mahaprajapati, bien que femme elle aussi, parvint au stade d'arhat et acquit le nom d'auditeur-shravakas. Elle s'engagea ainsi sur une voie qui ne pourrait jamais conduire à la bodhéité (note). Elle transforma son apparence féminine en devenant nonne, abandonna les privilèges d'une épouse royale et obéit aux injonctions du Bouddha. Pendant plus de quarante ans, elle observa les cinq cents préceptes. Dans la journée elle restait au bord des routes [dans l'attente d'aumônes], et la nuit elle demeurait assise sous un arbre [en méditation], aspirant au salut dans la vie prochaine. Pourtant, la voie qui mène à la bodhéité lui était interdite et son nom fut cité comme celui d'une personne à jamais incapable de devenir bouddha - ce qui fut sans doute pour elle désespérant. En tant que femme, par le passé, pendant d'interminables kalpas elle avait probablement fait l'objet, avec ou sans raison, de rumeurs insultantes et en avait certainement éprouvé de la honte et un sentiment d'injustice. En refusant son corps de femme, elle l'avait dissimulé en se faisant nonne, dans l'espoir de se libérer de cette souffrance. En apprenant de même que, comme toutes les personnes des deux véhicules, elle ne pourrait jamais atteindre la bodhéité, on peut imaginer son désespoir  ! Mais le Sutra du Lotus leva la condamnation portée sur elle par tous les bouddhas des trois phases de la vie. Et lorsqu'elle devint le "bouddha dont la vue emplit de joie tous les êtres vivants"(réf.), quel immense bonheur dut être le sien !
[...] Pour cette raison, je pensais les femmes capables de risquer leur réputation ou de sacrifier leur vie pour des détails insignifiants du monde profane, mais je les croyais en revanche bien faibles lorsqu'il fallait persévérer sur la voie qui mène à la bodhéité. Pourtant aujourd'hui, vous, une femme, née en ce monde mauvais de l'époque des Derniers jours du Dharma, vous avez subi les insultes, les coups et les attaques des barbares ignorants et insensés qui habitent ces îles du Japon, et vous avez tout enduré pour propager le Sutra du Lotus. Très certainement, du haut du Pic du Vautour, le Bouddha doit trouver qu'il existe entre vous et la nonne Mahaprajapati un écart aussi grand qu'entre un nuage et de la boue. Personne ne mérite plus que vous le nom de "bouddha dont la vue emplit de joie tous les êtres vivants"(réf.) ; aujourd'hui, Myoho-ama Gozen, c'est à vous que ce nom appartient.
[...] Vous, vous êtes une nonne qui avez scrupuleusement obéi au Bouddha ; ici même, dans le monde saha, et sans vous soucier de votre réputation, vous vous êtes montrée prête à donner votre vie [pour le Sutra du Lotus]. Le Bouddha n'abandonna jamais cette nonne qui avait été sa mère adoptive. S'il vous abandonnait parce que vous n'êtes pas de sa famille, il serait en vérité un bouddha bien injuste. Comment cela serait-il possible  ? De plus, on lit dans le Sutra : "Les êtres qui vivent là [dans le monde des trois plans] sont tous mes enfants."(réf.) Ce passage du Sutra indique que la nonne Mahaprajapati était, certes, la mère adoptive du Bouddha, mais aussi que vous, vous êtes sa fille. Puisque le Bouddha n'abandonna jamais sa mère adoptive, se pourrait-il qu'il abandonne sa propre fille  ? Soyez absolument certaine que c'est impossible.
Réponse à Myoho Bikuni Gozen (Minobu, 1281, à Myoho ama)

 

 

 

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