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Extraits de gosho sur

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shoi shoho -multiples mouvements ou multiples dharmas

Même sans contempler sa pensée, lorsqu’on lit, comme je l’ai dit au début : shoi shoho nyoze so nyo (tous les dharmas sont ainsi, l’aspect de la réalité), l'Aisi (nyo), représentant le principe de la vacuité (kutai), notre aspect (so), notre nature (sho), notre entièreté (tai), notre énergie (riki), fruits de notre karma du passé, dotés des quatre vingt huit sbires des égarements de la vue et des quatre vingt un égarements de la pensée, par cette vacuité deviennent le Corps de Dharma de l’Ainsi-Venu. Lorsqu’on lit «Tous les dharmas sont ainsi l’aspect (shoi shoho nyoze so», il s’agit alors du principe de la conditionnalité (ketai). Aussi, notre aspect, notre nature, notre entièreté, notre énergie, reçus en fonction de notre karma du passé, dotés des égarements des poussières, deviennent entièrement tous le Corps de Manifestation (ojin, nirmanakaya) de l’Ainsi-Venu dès ce corps. Lorsqu’on lit « tous les dharmas ainsi sont (shoi shoho nyoze) », cela correspond au principe de la Voie du milieu (chutai). Aussi, notre aspect, notre nature, notre substance, notre énergie, reçus en fonction de notre karma du passé, obéissant aux égarements de l’obscurité, ceux-ci s’effacent et notre cœur s’ouvre au Corps de Rétribution (hoshin, sambhogakaya) de l’Ainsi-Venu dès ce corps. La triple lecture des dix Ainsis représente le principe du triple corps en un corps (san-jin soku ichi), d’un corps en trois corps. Bien que répartis en trois, il n’y en a qu’un. Bien qu’il n’y en ait qu’un, il y en a trois.
La doctrine d’Ichinen Sanzen, 1258

Il n'est pas rare, de nos jours, d'entendre affirmer que seule une personne dotée d'une sagesse supérieure, et s'exerçant sans relâche à la pratique de la méditation, a la capacité de recevoir des bienfaits du Sutra du Lotus, et de voir dissuader des personnes dont la sagesse est limitée de même essayer. Mais c'est le fait d'une grande ignorance, une idée tout à fait erronée. Le Sutra du Lotus enseigne que tous les êtres humains, quels qu'ils soient, peuvent entrer dans la Voie du Bouddha. Par conséquent, les personnes de facultés et de capacités supérieures devraient naturellement se consacrer à la méditation sur l'esprit et les dharma. Mais pour les personnes de facultés et de capacités moindres, l'important est seulement d'avoir une foi sincère.
Questions et réponses sur la pratique du Sutra du Lotus (
Kamakura ? mars 1263 ? à Nichiji ?)

Si un sage éveillé au Sutra du Lotus effectue la cérémonie d'offrande aux reliques d’un défunt, celui-ci devient le Corps du Dharma*. C’est ce que l’on appelle "dès ce corps" (shojin). Le sage fait revenir dans les reliques son aspect spirituel disparu et transforme cet esprit en cœur du bouddha. C’est ce que l’on appelle jobutsu (devenir bouddha). Les mots "dès ce corps" (shojin) se rapportent à l'élément "nom et forme" (myo shiki, nama rupa), "jobutsu (devenir bouddha) se rapporte à l'élément "esprit". La forme et l’esprit du défunt, transformés, deviennent sagesse mystique et objet mystique de la sagesse. Autrement dit, c'est l'atteinte de la bodhéité dès ce corps" (sokushin jobutsu). Pour cette raison, dans le Sutra du Lotus, il est dit : "pour les multiples dharmas ainsi est leur aspect (nyoze so), ainsi est leur nature (nyoze sho), ainsi est leur entité (nyoze tai).
L’ouverture des yeux des images sculptées ou peintes (Kamakura 1264)

Qui plus est, le Grand-maître* Zhanlan*, dans le premier volume de son Guketsu, commente cette situation en disant : "Les gens de notre époque considèrent avec dédain les enseignements des sutras et veulent se consacrer uniquement à la contemplation de la vérité, mais ils commettent une grande erreur, une erreur véritablement grave  ! " Cela s'applique aux gens qui, dans le monde, aujourd'hui, donnent la priorité à la méditation sur l'esprit et les dharmas, et n'approfondissent ni n'étudient les enseignements des sutras. Ce passage indique que c'est une erreur. [...] Il faut pratiquer shoju quand, dans un pays, le Sutra du Lotus est le seul enseignement bouddhique à avoir été propagé, et quand on n'y trouve pas un seul maître exposant des doctrines erronées. A une époque pareille, il est loisible de se retirer dans une forêt en montagne, de pratiquer la méditation sur les dharmas, ou de poursuivre les cinq, six ou dix pratiques. Mais l'époque de shakubuku est une époque bien différente.
Conversation entre un sage et un ignorant 2 (1265 ? à un samouraï ? )

 

 

 

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