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Extraits de gosho sur

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DICTIONNAIRE
 
mont Sumeru
 

Dans le Sutra Ninno, le Bouddha s'adresse ainsi au roi Prasenajit : "Grand roi, la région où l'on suit mes enseignements s'étend aujourd'hui sur cent milliards de mondes Sumeru [planètes] éclairés par cent milliards de soleils et de lunes. Chacun de ces mondes Sumeru comprend quatre grands continents. En Jambudvipa, l'empire du Sud, on trouve seize grands pays, cinq cents de taille moyenne, et dix mille petits. Dans ces pays, sept sortes de calamités effrayantes peuvent se déclarer. Tous les gouvernants de ces pays admettent qu'il s'agit bien de calamités. Quelles sont- elles  ?
Rissho Ankoku ron (
Kamakura-Matsubagayatsu, juillet 1260)

Concernant mon présent exil, il y a deux points d'importance que j'aimerais mentionner. Le premier est que je ressens une joie immense. On appelle ce monde Saha, d'un mot qui signifie endurance. C'est pourquoi on donne également au Bouddha qui se manifeste en ce monde le titre de Nonin [le Persévérant]. En ce monde Saha, il y a dix millions de monts Sumeru, dix millions de soleils et de lunes, et dix millions d'ensembles de quatre continents. Parmi tous ces mondes, c'est dans celui qui se trouve au centre - avec son Mont Sumeru, son soleil, sa lune et ses quatre continents - que le Bouddha est apparu. Ce pays, le Japon, est une petite île située à l'extrême nord-est du pays où naquit le Bouddha.
Les quatre sortes de reconnaissance (Izu, le 16 janvier 1262 à Kudo Yoshitaka)

La deuxième comparaison est faite avec une montagne. Les montagnes ordinaires sont comparées aux autres sutras, et le Mont Sumeru au Sutra du Lotus. Le Mont Sumeru mesure, du pied au sommet, 168 000 yojana ; quelle autre montagne pourrait lui être comparée  ? Dire que le Sutra Vairocana* est supérieur au Sutra du Lotus, c'est comme dire que le Mont Fuji est plus élevé que le Mont Sumeru.
[...] Le sage répondit : - Quelle folie que la vôtre  ! Votre attachement à l'idée que le petit nombre a moins de valeur que le grand nombre est plus haut que le Mont Sumeru ; et votre obstination à considérer l'étroit comme méprisable et le large comme respectable est plus profonde que le vaste océan  !
Conversation entre un sage et un ignorant (1265 ? à un samouraï ? )

En deuxième lieu vient la comparaison avec les montagnes. Le Sutra dit que parmi les dix montagnes aux trésors et parmi toutes les montagnes, le Mont Sumeru est le plus élevé. Les dix montagnes aux trésors sont : premièrement, Sessen [Montagne neigeuse]  ; deuxièmement, Kosen [Montagne aux parfums] ; troisièmement, le Mont Khadira  ; quatrièmement, Sen sho sen [Mont des immortels et des sages] ; cinquièmement, le Mont Yugamdhara [Yukenda-sen]  ; sixièmement, le Mont Meni [Meni-sen] ; septièmement, le Mont Nimindhara [Nimindara-sen]  ; huitièmement, le Mont Chakravada [Shakara-sen] ; neuvièmement, le Mont Shukue-sen [Sagesse du passé]  ; et dixièmement, le Mont Sumeru. Parmi ces dix montagnes, les neuf premières sont comparables aux divers autres sutras, ce sont des montagnes ordinaires. Chacune d'elles contient un seul trésor. Mais le Mont Sumeru contient des trésors multiples et, pour cette raison, leur est supérieur. C'est comme l'or de Jambunada, incomparablement plus précieux que l'or ordinaire.
[...]  Le Mont Sumeru est de couleur dorée. Tout être qui s'en approche, qu'il s'agisse d'un bœuf ou d'un cheval, d'un être humain ou d'un être céleste, d'un oiseau ou de toute autre créature, perd invariablement sa couleur d'origine et se teinte d'une couleur dorée. Cela ne se produit sur aucune autre montagne. De même, les autres sutras, quand ils sont placés à côté du Sutra du Lotus, perdent leur couleur originelle. Ils sont comme des objets noirs qui, une fois exposés à la lumière du soleil et de la lune, perdent leur couleur. Ainsi en est-il des multiples couleurs que sont les principes de la renaissance sur une autre Terre ou de l'atteinte de la bodhéité décrite dans les autres sutras : ils perdent leur sens lorsqu'ils sont exposés à la lumière du Sutra du Lotus.
L'essentiel du chapitre Yakuo (1265-  ? peut-être à la mère de Nanjo Tokimitsu)

Si l'on plantait une aiguille en terre, la pointe en l'air, et que l'on jetait, depuis le Palais de Brahma une minuscule graine de pavot, il serait plus facile d'épingler la graine de pavot sur la pointe de l'aiguille que de rencontrer le daimoku du Sutra du Lotus. Ou encore, si l'on plantait une aiguille au sommet du Mont Sumeru d'un Monde, et qu'ensuite, du sommet du Mont Sumeru d'un autre Monde, on jetait un fil par un jour de grand vent, il serait plus facile de faire passer ce fil par le chas de l'aiguille que de rencontrer le Titre du Sutra du Lotus.
[...] Ainsi, dans le chapitre Yakuo* (XXIII), le Bouddha s'adresse au bodhisattva Shukuoke, en lui disant : "Le Sutra du Lotus est comparable à l'océan, plus grand que tous les cours d'eau, rivières et ruisseaux ; il est comparable au Mont Sumeru, la plus haute de toutes les montagnes, ou semblable à la déesse de la Lune, plus large et plus brillante que toutes les étoiles." Le Grand-maître* Zhanlan* commente cela en disant : "C'est le plus important de tous les sutras que le Bouddha ait enseigné, enseigne et enseignera."(réf.)
Le Daimoku du Sutra du Lotus (1266 à une femme d'Amatsu)

Dans les dix métaphores du chapitre Yakuo* (XXIII), le Sutra du Lotus est comparé à l'océan, au soleil, au Mont Sumeru. Dans ce cas, peut-il y avoir quelque chose de plus profond que le grand océan, de plus éclatant que le soleil ou de plus haut que le Mont Sumeru  ?
Réponse à Hoshina Goro Taro (
5 décembre 1267 à Hoshina)

On lit dans le Sutra : "Parmi ces bodhisattvas, il y en avait quatre qui conduisaient leur multitude. Le premier s'appelait Jogyo…"(réf.) On lit encore  : "Celui qui parviendra à garder ce Sutra à l'époque mauvaise des Derniers jours du Dharma... "(réf.) et "se saisir du Mont Sumeru et le jeter au loin..."(note.)
L'aspiration à la Terre de Bouddha (Sado, le 23 novembre 1271 à Toki Jonin)

Moi, Nichiren, je dis ceci : le bouddhisme a été introduit au Japon depuis maintenant plus de sept cents ans (note). Pendant cette période, seul le Grand-maître* Saicho* a vraiment compris le Sutra du Lotus, mais personne ne veut tenir compte de ce fait. Cela correspond parfaitement à ce que dit le Sutra du Lotus : "Saisir le Mont Sumeru / pour le projeter au loin, / dans d'innombrables terres de bouddha,/
ne serait pas non plus difficile.

[...] J'hésitais ainsi quand je me suis rappelé les enseignements du chapitre Hoto* (XI) sur les six actions difficiles et les neufs actes aisés. Il y est dit qu'il serait relativement facile à des personnes telles que moi, de forces infimes, de soulever le Mont Sumeru et de le lancer à travers l'univers ; à des personnes comme moi dénuées de pouvoirs occultes de traverser les flammes avec sur le dos un fagot d'herbe sèche sans être consumées par le feu qui anéantit tout à la fin d'un kalpa de déclin, et à des personnes comme moi, dépourvues de sagesse, de lire et de mémoriser autant de sutras qu'il y a de grains de sable dans le Gange.
[...] Le soleil et la lune sont toujours à leur place dans le ciel. Le Mont Sumeru ne s'est pas effondré. La mer est toujours soumise au rythme des marées et les quatre saisons se succèdent dans leur ordre normal. Que se passe-t-il donc ? Est-ce que rien ne protégera les pratiquant du Sutra du Lotus ?
[...] 2 Quand nous comparons à ces sutras [précédemment cités] le Sutra du Lotus, le plus grand Sutra du "passé, du présent et du futur" et sa description des "Six actions difficiles et Neuf actes aisés ", il est aussi différent d'eux que la lune des étoiles, ou le Mont Sumeru, [la plus haute de toutes les montagnes] des huit autres montagnes [qui l'entourent].
[...] 2Nichiren est l'homme le plus fortuné du Japon d'aujourd'hui. Je consacre ma vie au Sutra du Lotus et mon nom sera transmis dans les temps à venir. Si quelqu'un règne sur le grand océan, tous les dieux des multiples rivières lui obéiront. Si quelqu'un règne sur le Mont Sumeru, les dieux des autres montagnes ne pourront éviter de le servir. Si quelqu'un comprend le principe des Six actions difficiles et des Neufs actes aisés du Sutra du Lotus, même sans lire tous les autres sutras, tous les bouddhas et bodhisattvas lui obéiront.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Vous êtes comparable à de l'or pur car vous gardez l'or du Sutra du Lotus. Il est dit dans le Sutra : "De même que le Mont Sumeru est la plus haute de toutes les montagnes, le Sutra du Lotus est le plus élevé de tous les sutras."(réf.) On y lit aussi  : "La bonne fortune de celui qui croit au Sutra du Lotus ne peut être ni brûlée par le feu, ni emportée par l'eau."(réf.)
L'héritage du Dharma ultime de la vie
(février 1272, à Sairen-bo Nichiji)

Il serait plus facile de rencontrer une personne capable de traverser l'océan en portant le Mont Sumeru sur son front que de trouver, où que ce soit, une femme semblable à vous. On pourrait plus facilement trouver une personne capable de faire cuire du sable et de le changer en riz que rencontrer une femme d'un mérite égal au vôtre.
Lettre à Nichimyo Shonin (Sado, le 25 mai 1272 à Nichimyo, mère de Oto Gozen)

Les garuda ne manqueront jamais de protéger ceux qui s'acquittent de leur devoir de piété filiale. Les dragons, en secouant le Mont Sumeru pour les en faire tomber, dévoraient les petits des garuda. Mais le Bouddha donna pour instruction à ces garuda de prendre les offrandes de riz faites par piété filiale et laissées de côté par les moines, et de les déposer au sommet du Mont Sumeru.
[...] Et maintenant, ces bouddhas des mondes des dix directions sont dotés des trente-deux traits distinctifs et des quatre-vingts caractéristiques qui sont la marque d'un bouddha ; les simples mortels dans les neuf autres mondes-états les respectent comme les étoiles se rassemblent autour de la lune, comme les huit montagnes entourent le Mont Sumeru, comme les habitants des quatre continents lèvent les yeux vers le soleil, ou comme les personnes ordinaires admirent un Roi-faisant-tourner-la-roue. Et si ces bouddhas sont ainsi respectés, n'est-ce pas grâce aux bienfaits dispensés par le Sutra du Lotus  ?
[...] Bonten qui se trouve au Ciel Akanishta ; Makeishura qui vit dans le sixième Ciel, les quatre Rois du Ciel, qui se trouvent sur les pentes du Mont Sumeru ; Nitten, Gatten et les multitudes d'étoiles apparaissant devant nos yeux et brillant au-dessus de nos têtes ; les divinités des fleuves et des cours d'eau, et les divinités de la montagne  : tous faisaient partie de l'honorable Assemblée quand fut exposé le Sutra du Lotus.
[...] Mais pendant les huit années où il enseigna au Pic du Vautour, le Bouddha exposa l'effet de l'Eveil, ce que l'on appelle le Véhicule unique du Bouddha. Il rendit ainsi possible à tous les bodhisattvas de parvenir à l'étape de l'Eveil myogaku, Eveil égal à celui du Bouddha Shakyamuni. Ce fut comme si, arrivés au sommet du Mont Sumeru, ils avaient pu voir dans les Quatre directions.
Sur la prière (Sado, 1272 à Sairen-bo)

Maintenant, comme en rêve, je comprends le coeur du chapitre Hoto* (XI) dans lequel il est dit : "Transporter le Mont Sumeru sur d'innombrables terres de bouddha ne serait pas difficile... mais propager ce Sutra à l'époque mauvaise qui suivra la mort du Bouddha est difficile."
Sur les prédictions du Bouddha (Sado, 11 mai 1273 aux croyants)

Je vous fais don du Gohonzon de Myoho Renge Kyo. Le Titre de ce mandala ne s'écrit qu'en cinq ou sept caractères mais il est le maître de tous les bouddhas dans les trois phases de la vie et la garantie, pour toutes les femmes, d'atteindre la bodhéité. Il deviendra une torche dans l'obscurité sur le chemin menant à l'au-delà, un bon cheval pour traverser les montagnes de la mort. Il est comparable au soleil et à la lune dans le ciel ou au Mont Sumeru sur la terre.
Le don du mandala du Dharma Merveilleux (Sado, 1273 à Sennichi-ama)

Le Bouddha Shakyamuni prédit dans le Sutra de la protection du souverain de la nation : "Durant les Derniers jours du Dharma, après mon parinirvana, les enseignements erronés et les personnes démoniaques ne parviendront pas, malgré leurs efforts, à détruire le pays et le véritable enseignement bouddhique. Même si l’on essaie d’incendier le Mont Sumeru avec de l’herbe et du bois et une immense quantité de combustible, la montagne ne brûlera pas. Néanmoins, quand viendra le feu du kalpa de déclin à la fin de ce monde, un feu aussi petit que celui qui se sera allumé au pied du Mont Sumeru consumera tout jusqu’à la cendre. De même, mon Véritable Enseignement ne sera pas détruit par les personnes démoniaques, les non-croyants et les démons, mais par les préceptes de ces maîtres qui portent toujours leurs robes de bouddha ou d'arhats aux six pouvoirs mystiques, ceux-là mêmes qui suivent à la lettre la pratique de la mendicité en tendant leur bol à aumônes, et par ces grands-prêtres vénérés par la population, comme si de grands vents faisaient ployer l’herbe et les arbres.
Souverains de notre pays (Minobu, février, 1275)

Lorsque l'on entre dans un kalpa de déclin, un vent violent se lève, appelé samghata, capable de déraciner le Mont Sumeru et de le soulever jusqu'au sommet du monde de la forme (note) avant de le réduire en poussière. Mais ce vent n'a même pas le pouvoir de faire bouger un seul poil du corps d'un bouddha.
[...] Quand bien même les divinités célestes, les dragons et tous les êtres des six Ciels du monde du désir et des quatre océans, par crainte de perdre le Bouddha, s'uniraient afin de faire tomber des pluies assez torrentielles pour inonder les terres de tout un système majeur de mondes et pour emporter le Mont Sumeru, ils n'auraient toujours pas le pouvoir d'éteindre cette flamme gigantesque.
Lettre à Horen (Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

Finalement [on peut dire que], au cours des mille huit cents ans écoulés depuis la disparition du Bouddha, ces deux hommes [Zhiyi* et Saicho*] furent les véritables pratiquants du Sutra du Lotus. Ainsi, on lit dans le Hokke Shuku  : "Il est dit dans le Sutra du Lotus : "prendre le Mont Sumeru et le lancer à travers d'innombrables terres de bouddha n'est pas difficile. Mais, à l'époque mauvaise qui suivra la disparition du Bouddha, savoir enseigner ce Sutra, voilà ce qui est véritablement difficile  ! "(réf.)
[...] 2 Il est dit dans le Sutra Shugo : "Le Dharma enseigné par le Bouddha Shakyamuni ne peut pas être détruit par les démons du ciel ou par les non bouddhistes, ni par les malfaiteurs ou les ascètes ayant acquis les cinq pouvoirs surnaturels. Pourtant il peut être radicalement détruit par de mauvais moines, n'ayant de moine que le nom et l'apparence, au point qu'il n'en restera plus rien. Même si l'on ramassait la totalité des plantes et des arbres de tout un système de mondes majeur, pour en faire du combustible, et si on les brûlait interminablement, on ne pourrait pas détruire, si peu que ce soit, le Mont Sumeru. Mais quand le grand incendie qui marque la fin d'un kalpa se produit, le feu surgit de l'intérieur de la montagne même et elle se trouve en un instant détruite par les flammes, et totalement réduite en cendres."
[...] 2 C'est comparable au Mont Sumeru, la montagne dorée. Même en accumulant toutes les herbes et tout le bois contenus dans tout un système de mondes majeur et en les empilant jusqu'au ciel des quatre Rois célestes, et jusqu'aux autres cieux du Monde du désir, même en les brûlant pendant un an, deux ans, ou des dizaines de milliards d'années, il serait impossible de le détruire si peu que ce soit. Mais quand vient le temps de l'incendie qui marque la fin d'un kalpa, une flamme s'allume au pied même du Mont Sumeru, pas plus grande qu'une fève, qui détruit non seulement le Mont Sumeru mais l'ensemble d'un système de mondes majeur. Si les prédictions du Bouddha doivent se vérifier, il semblerait alors que ce seront les moines des dix ou des huit écoles bouddhiques qui réduiront en cendres le Mont Sumeru du bouddhisme.
[...] 2 Les petites rivières se rassemblent pour former le grand océan et de minuscules grains de poussière s'accumulent pour former un Mont Sumeru. Quand moi, Nichiren, j'ai commencé à croire dans le Sutra du Lotus, je n'étais, dans tout le Japon, qu'une goutte d'eau ou un grain de poussière. Mais par la suite quand deux personnes, trois, dix, cent, mille, dix mille, et un jour dix milliards de personnes en viendront à réciter le Sutra du Lotus et à l'enseigner aux autres, elles formeront le Mont Sumeru de l'Eveil merveilleux (myogaku) et le grand océan du nirvana. Ne cherchez nulle part ailleurs la voie qui mène à la bodhéité !
[...] 2 Il est dit dans le septième volume du Sutra du Lotus  : "De même que le Mont Sumeru est la plus élevée de toutes les montagnes, ce Sutra est le plus élevé de tous les sutras."(réf.) Les sutras Kegon*, Hannya*, Vairocana*, qui précèdent le Sutra du Lotus, et le Sutra Muryogi et le Sutra du Nirvana qui le suivent, c'est-à-dire cinq ou sept mille volumes, aussi bien que tous les sutras de l'Inde, du palais du Roi-Dragon, du Ciel des quatre Rois célestes, du Ciel Trayastrimsha, de Nitten, de Gatten, et ceux de tous les mondes des dix directions, tous ces sutras sont des montagnes moins élevées que le Sutra du Lotus. Ils sont comparables à la Montagne de Terre, la Montagne Noire, la Petite Montagne de la Roue de fer et la Grande Montagne de la Roue de fer, alors que ce Sutra du Lotus qui a été transmis jusqu'au Japon est comparable au Mont Sumeru. Dans ce même septième volume, il est dit encore : "Celui qui parvient à croire et à pratiquer ce Sutra est de même nature. Parmi la multitude de tous les êtres vivants, il est le premier."(réf.)
[...] 2 Par conséquent, si ce qu'il dit est vrai, celui qui pratique le Sutra du Lotus comme le Bouddha l'enseigne est supérieur à Bonten et plus respectable que Taishaku. Avec l'aide des démons ashuras, il peut soulever le Mont Sumeru et, avec les dragons à son service, il peut assécher le grand océan.
[...] 2 Le Grand-maître* Saicho* a dit : "Ceux qui adressent des éloges au Grand-maître* Zhiyi* recevront des bienfaits qui s'accumuleront aussi haut que le Mont Sumeru, tandis que ceux qui le calomnient commettent un crime qui les précipitera dans l'enfer avici."(réf.)
[...] 2 Il serait plus facile de pénétrer sans vêtements dans des flammes furieuses, de saisir d'une main le Mont Sumeru et de le lancer dans les airs ou de traverser l'océan avec un grand rocher sur le dos que de faire ce que j'ai fait. Etablir le Dharma correct dans ce pays, le Japon, est véritablement une tâche d'une immense difficulté.
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Il est mille fois préférable d'être une personne mauvaise qui n'étudie pas du tout [le bouddhisme] que de croire des hommes de ce genre qui font prendre le ciel pour la terre, qui confondent l'est avec l'ouest, et le feu avec l'eau, qui prétendent que les étoiles sont plus brillantes que la lune, ou qu'une fourmilière est plus haute que le Mont Sumeru.
[...] Dans le Sutra du Lotus il est dit qu'il serait plus facile de trouver une personne capable de soulever le Mont Sumeru et de le lancer au loin, qu'une personne capable, à l'époque des Derniers jours du Dharma du Bouddha Shakyamuni, d'exposer le Sutra du Lotus tel que le Bouddha l'a enseigné.
La prière pour la pluie des trois maîtres du Tripitaka (Minobu, 22 juin 1275 au nyudo Nishiyama)

De plus, il est extrêmement rare de rencontrer une personne capable d'enseigner fidèlement ce Sutra. C'est encore plus difficile que pour une tortue borgne de trouver un morceau de bois de santal flottant à la dérive ou que de suspendre le Mont Sumeru à la voûute céleste avec la fibre d'une tige de lotus.
Lettre aux Frères (Minobu, 16 décembre 1275 aux frères Ikegami)

Mes disciples, sachez que moi, Nichiren, je suis le Pratiquant du Sutra du Lotus. Puisque je suis le continuateur du bodhisattva Fukyo, ceux qui me méprisent et me calomnient auront la tête brisée en sept morceaux (réf.), alors que ceux qui croient en moi accumuleront une bonne fortune aussi haute que le Mont Sumeru.
Un Sage Perçoit les Trois Phases de la Vie (Minobu, 1275, à Toki Jonin)

Certes, vous êtes le grand Bonten, qui vit au sommet du monde de la forme, ou Taishaku appelé "Dieu aux mille regards" résidant au sommet du Mont Sumeru. Mais si vous abandonnez Nichiren, vous deviendrez des bûches qui s'en iront nourrir les flammes de l'enfer avici, et vous resterez à jamais prisonniers de la grande citadelle des souffrances incessantes.
Lettre à Konichi-bo (Minobu, mars 1276 à la veuve Konichi, mère de Yashiro)

Si nous nous interrogeons sur l'origine du Mont Sumeru, nous voyons qu'il a commencé par un simple grain de poussière ; de même, le grand océan commence par une seule goutte de rosée. En additionnant des éléments un à un, on en obtient deux, puis trois, pour arriver à dix, cent, mille, dix mille, cent mille, ou asogi. Pourtant, un est le nombre qui engendre tous les autres.
[...] Dans le Japon entier, je suis la seule personne à avoir récité Namu Myoho Renge Kyo. Je suis comme le premier grain de poussière à l'origine du Mont Sumeru, ou la seule goutte de rosée au départ du grand océan.
[...]Peu à peu, lorsqu'une personne, deux, mille, dix mille, cent mille, puis tous les habitants du pays, en viendront à réciter daimoku, avant même que vous le réalisiez, les bienfaits dus à leur pratique s'accumuleront en vous. Ces bienfaits seront comme les gouttes de rosée se rassemblant pour former un grand océan, ou comme des grains de poussière s'accumulant jusqu'à former un Mont Sumeru.
Lettre à Myomitsu Shonin (Minobu, le 5ème jour du 3ème mois intercalaire 1276 à Myomitsu)

L'atteinte de la bodhéité est [en vérité difficile, ] plus difficile que l'exploit qui consiste à placer une aiguille au sommet du Mont Sumeru de ce monde et à lancer un fil du sommet du Mont Sumeru d'un autre monde directement dans le chas de cette aiguille. Exploit d'autant plus difficile qu'il doit être accompli face à un vent contraire.
Les Trois Obstacles et les Quatre Démons (Minobu, le 20 novembre 1277 à Hyoe no Sakan Munenaga)

Tout d'abord, c'est une source exceptionnelle de bonne fortune que de poser, comme vous le faites, une question sur le Sutra du Lotus. En cette époque des Derniers jours du Dharma, ceux qui s'enquièrent du sens, ne serait-ce que d'une phrase ou d'un vers du Sutra du Lotus, sont encore moins nombreux que ceux qui pourraient lancer le grand Mont Sumeru sur une autre planète comme un simple caillou ; ou qui, d'un coup de pied, pourraient envoyer au loin la galaxie entière comme un ballon.
La phrase unique et essentielle (Minobu, le 3 juillet 1278, à Myoho-ama)

Si nous ouvrons le Sutra du Lotus lui-même, nous lisons : "Ce Sutra du Lotus [est la resserre secrète des bouddhas], parmi les sutras, [il] occupe la place la plus élevée."(réf.) Si nous acceptons ces mots du Sutra, alors nous comprenons qu'il est comparable à Taishaku résidant au sommet du Mont Sumeru, au joyau exauçant tous les voeux qui orne la couronne des Rois faisant tourner la roue, à la lune au-dessus des arbres de la forêt, à la protubérance charnelle au-dessus du front d'un bouddha ; le Sutra du Lotus est le joyau capable d'exaucer tous les voeux surmontant la couronne des sutras Kegon*, Sutra Vairocana*, du Sutra du Nirvana et de tous les autres sutras.
[...] Il est dit encore, dans le septième volume du Sutra du Lotus : "Celui qui parvient à croire et à pratiquer ce Sutra est ainsi également. Parmi la multitude de tous les êtres vivants, il est le premier."(réf.) Selon ce passage du Sutra, le Pratiquant du Sutra du Lotus est donc semblable au grand océan, plus vaste que toutes les rivières et tous les fleuves, au Mont Sumeru, la plus élevée de toutes les montagnes, à la lumière dorée de Gatten parmi les myriades d'étoiles, à la grande divinité Nitten parmi les autres astres lumineux, aux Rois faisant tourner la roue [parmi d'autres rois de moindre importance], au dieu Taishaku [parmi les trente-trois divinités] et au grand roi des dieux, Bonten, parmi les autres rois.
[...] Le Grand-maître* Zhiyi* enseigna le Sutra du Lotus, et les commentaires qu'il en fait le placent très au-dessus de tous les autres maîtres ; dans toute la Chine, il n'a pas son pareil. Il est clair qu'il est l'envoyé du Bouddha. Ceux qui feront son éloge accumuleront une bonne fortune aussi haute que le Mont Sumeru, tandis que ceux qui le calomnieront commettront une faute qui les précipitera dans l'enfer avici."
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Concernant l'origine des cérémonies appelées urabon : il y eut, parmi les disciples du Bouddha, un homme du nom de vénérable Maudgalyayana. Sa maîtrise sans égale des pouvoirs transcendantaux le mettait, parmi les disciples, sur le même plan que Shariputra, sans égal par la sagesse. Tous deux étaient comparables au soleil et à la lune côte à côte au-dessus du Mont Sumeru, ou aux ministres de la Gauche et de la Droite, au service d'un grand roi.
[...] Moi, Nichiren, j'ai bien réfléchi à cela, et voici ce que j'ai à en dire. Parmi les dix mondes-états, Maudgalyayana était parvenu à celui d'auditeur-shravaka. Il observait les deux cent cinquante préceptes avec la solidité d'un roc, et son respect des trois mille règles de conduite (note), sans la moindre exception, était aussi parfait que la pleine lune dans la nuit du 15e jour du mois. Sa sagesse brillait autant que le soleil, ses pouvoirs surnaturels lui permettaient de faire quatorze fois le tour du Mont Sumeru et même de soulever cette énorme montagne.
Sur les cérémonies d'urabon (Minobu, le 13 juillet 1279  ? (1277 ou 1280)

Le pays appelé Japon fait partie du Jambudvipa, au sud du Mont Sumeru. Le Jambudvipa mesure sept mille yojana de long sur sept mille de large. Il comprend 84 000 pays, nommément, les cinq régions de l'Inde, seize royaumes principaux, cinq cents royaumes de taille moyenne, et dix mille royaumes moins importants, ainsi que d'innombrables pays plus petits, éparpillés comme des grains de millet, et des îles comme autant de grains de poussière.
Lettre au nyudo Nakaoki (Minobu, le 30 novembre 1279 au nyudo Nakaoki et à son épouse)

Quand bien même l'amoncellement de notre mauvais karma et des diverses fautes commises en ce monde s'élèverait aussi haut que le Mont Sumeru, si nous avons foi en ce sutra, tout cela disparaîtra comme du givre ou comme de la rosée sous le soleil du Sutra du Lotus. Par contre, si l'on commet ne serait-ce qu'un ou deux des quatorze actes d'opposition au Dharma tels qu'ils sont énoncés dans ce sutra, c'est une offense presque impossible à expier.
Lettre à Niike (Minobu, février 1280 à Niike Saemon no jo)

Mais si différents que soient les êtres humains les uns des autres, au contact du Sutra du Lotus, ils acquièrent tous le même corps et le même esprit. Cela pourrait se comparer à la diversité des fleuves qui, en se jetant dans le grand océan, acquièrent tous la même saveur salée, ou aux différentes sortes d'oiseaux dont la couleur, à l'approche du Mont Sumeru, se confond dans une même teinte dorée.
Le trésor d'un enfant dévoué à ses parents (Minobu, été 1280 à Sennichi-ama)

Le caractère chinois utilisé pour écrire "roi", s'écrit avec trois traits horizontaux et un trait vertical. Les trois traits horizontaux représentent le ciel, la terre et l'humanité, tandis que l'unique trait vertical représente le souverain qui règne sur les trois. Comme le Mont Sumeru s'élève, solidement posé sur la grande terre, on appelle souverain celui qui règne sur le ciel, la terre et les hommes, sans vaciller si peu que ce soit.
Chevaux blancs et cygnes blancs (Minobu, 14 août.1280, à la dame d'Utsubusa)

Une femme pauvre fit couper sa chevelure et l'échangea contre de l'huile pour en faire don au Bouddha (note), et même les vents forts venus du Mont Sumeru ne purent éteindre la lampe nourrie par cette huile.
Réponse à la dame Onichi (Minobu, 1280, à Onichi-nyo

Il demanda donc à tous les bouddhas des dix directions de venir se joindre à lui dans l'acte surnaturel de tirer leur large et longue langue qui n'avait jamais dit que la vérité depuis d'innombrables kalpas, pour qu'elle s'élève dans le ciel, aussi haut que le Mont Sumeru.
La preuve du Sutra du Lotus (Minobu, 28 février 1282 à Nanjo Tokimitsu)

Les gouttes de rosée s'accumulent pour former un cours d'eau, et l'accumulation des cours d'eau forme le grand océan. L'amoncellement des grains de poussière finit par créer une montagne, et des montagnes accumulées forment le Mont Sumeru. De même, une accumulation de petits problèmes conduit à des problèmes graves. A plus forte raison lorsqu'il s'agit de cette question, la plus sérieuse de toutes !
[...] Ceux qui, par leurs dons, soutiennent le Pratiquant du Sutra du Lotus recevront les mêmes bienfaits qu'ils auraient obtenu en faisant des offrandes au Sutra lui-même. Le Grand-maître* Saicho* écrivit dans un commentaire : "Ceux qui feront son éloge accumuleront une bonne fortune aussi haute que le Mont Sumeru, et ceux qui le calomnieront tomberont dans l'enfer avici." (note)
Le corps et l'esprit des simples mortels (Minobu, à un disciple)

 

 

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