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Extraits de gosho sur

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Minamoto no Yoritomo

Par la suite, tous les souverains, l'un après l'autre, restèrent fidèles à l'école du Mont Hiei, la traitant avec plus de respect que n'en témoigne un fils loyal à ses père et mère, craignant autant son autorité que les gens du peuple redoutent le pouvoir du roi. A certaines époques, les gouvernants promulguèrent des édits en sa faveur, à d'autres, ils soutinrent ses exigences déraisonnables. L'empereur Seiwa, notamment, put accéder au trône grâce aux puissantes prières du moine Eryo du Mont Hiei. Kujo, le grand-père maternel de l'empereur, un des deux vice-premiers ministres, formula pour cela par écrit sa fidélité au Mont Hiei. Minamoto no Yoritomo, était un descendant de l'empereur Seiwa. Et pourtant les autorités gouvernementales de Kamakura, que leur politique soit bonne ou mauvaise, ignorent le Mont Hiei et lui tournent le dos.
Genèse du Rissho Ankoku Ron (
Kamakura, le 5 avril 1268, à Hokan-bo)

Pendant huit ans, Liu Bang et Xiang Yu se disputèrent l'empire de Chine  ; pendant sept ans, Minamoto no Yoritomo et Taira no Munemori se battirent pour les îles du Japon  ; Taishaku lutta contre les asuras, et les rois-dragons contre les oiseaux garuda au lac de Glace. La lutte pour déterminer quel sutra est supérieur aux autres est encore plus violente.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Le village de Tojo, dans la province d'Awa, est un lieu isolé mais pourrait bien être considéré comme le centre du Japon, car c'est là qu'apparut Tensho Daijin*. Par le passé, elle vivait dans la province d'Ise (note). Mais, par la suite, l'empereur manifesta une foi plus grande envers le bodhisattva Hachiman et la divinité du sanctuaire Kamo, et négligea la déesse du Soleil, Tensho Daijin*  ; qui devint furieuse. A cette époque, Minamoto no Yoritomo écrivit un pacte dans lequel il s'engageait à rester fidèle à la déesse et demandait à Aoka no Kodayu de l'enchâsser dans le sanctuaire d'Ise. Probablement pour avoir ainsi satisfait la déesse, il devint shogun et régna sur tout le Japon. Il décida alors que la région de Tojo serait la demeure de Tensho Daijin*, si bien que cette déesse n'habite plus dans la province d'Ise mais peut-être dans la région de Tojo.
Réponse à Nii-ama (Minobu, 16 février 1275 à Nii-ama)

Le 81e souverain, l’empereur Antoku, était le fils aîné de l’empereur Takakura, et sa mère, Kenrei Mon-in [Tokuko, 1155-1213], était la fille du Premier Ministre (dajo-daijin), le nyudo Taira no Kiyomori. Antoku, vaincu par l’armée de Minamoto Yoritomo, fut noyé dans la mer de Yashima en 1184 (le 24e jour du 3e mois, 1ère année de l’ère de Genryaku). Le 82e souverain, l’empereur Go-Toba, fut appelé plus tard "Empereur retiré (dajo tenno) à la robe de bouddhiste d’Oki". Il était le 3e fils de Takakura et monta sur le trône en 1185 (1ère année de l’ère de Bunji). Le 83e souverain était l’Empereur Tsuchimikado, connu comme ex-empereur de la province d’Awa. Fils aîné de Go-Toba, il fut nommé en 1202 (2e année, ère de Kennin). Le 84e empereur, Juntoku, également connu comme l’ex-empereur de l’île de Sado, était le deuxième fils de Go-Toba. Il prit le pouvoir en 1221 (26e jour du 2e mois). Ainsi, les 3 souverains successifs, c’est-à-dire les 82e, 83e et 84e empereurs furent un père et ses deux fils. Vaincus par Hojo Yoshitoki, le vassal de Minamoto Yoritomo de Kamakura, ces trois souverains furent bannis respectivement vers les provinces d’Oki, Awa et Sado, ce qui représente un évènement de disgrâce sans pareil dans l’histoire.
[...] Ainsi, 3000 moines du Mont Hiei, à commencer par le Grand-prêtre Myoun, accomplirent le grand rituel de prières sur cinq autels, tandis que les familles des ministres et d’autres dignitaires récitaient tous le Sutra Sonsho Darani [Shugo kokkaiishu daranikyo - Sutra de la protection du souverain de la nation] et adressaient une prière à l’esprit guerrier de Fudo, faisant des dons à divers temples. Ils priaient ainsi en vain pour l’assujettissement de Minamoto Yoritomo en usant de tous les grands dharmas secrets disponibles, mais finalement Antoku se noya dans la mer de l’Ouest.
[...] En considérant le pouvoir et le prestige royal du point de vue du bouddhisme, l’empereur est le dirigeant du Japon protégé par divers rois et divinités du monde des trois plans. Le shogun est, au contraire, un simple sujet du pays, protégé par des divinités de moindre importance. Minamoto Yoritomo est un vassal de l’empereur pour toutes les générations et Yoshitoki est son vavassal.
[...] Le nyudo Taira no Kiyomori et Minamoto Yoritomo, chefs respectifs des clans Taira et Minamoto, se détestaient comme chiens et singes. Lorsque Kiyomori avait été au pouvoir, il avait maltraité le pauvre Yoritomo et s'attira sa haine, comme s'il était son ennemi depuis de nombreuses générations. En conséquence de quoi tout le clan de Kiyomori fut détruit. Même l'empereur-enfant innocent Antoku fut cruellement noyé dans la mer d'Ouest.
Souverains de notre pays (Minobu, février, 1275)

Le 12e jour du 5e mois, dans la 1ère année de l'ère Kocho [1261] quand le marqueur inverse de Jupiter était dans le ciel sous le signe cyclique kanoto-tori, je fus condamné par les autorités et envoyé en exil au village d'Ito, dans la province d'Izu. C'est en ce lieu qu'avait été banni le commandant en second de la garde impériale, Minamoto no Yoritomo. Mais, un peu plus tard, le 22e jour du 2e mois de la 3e année de l'ère Kocho [1263], je fus gracié.
Lettre au nyudo d'Ichinosawa (
Minobu, le 8 mai 1275, à l'épouse du nyudo d'Ichinosawa)

Finalement, il semblerait que Honen, par esprit de vengeance pour avoir été condamné à l'exil, se soit changé en un mauvais esprit qui s'empara des gouvernants, posséda les moines du Mont Hiei et du Onjo-ji qui l'avaient auparavant persécuté, lui et ses disciples ; il poussa certains moines à fomenter une rébellion, d'autres à commettre diverses mauvaises actions. Cela eut pour résultat qu'ils furent presque tous éliminés par Minamoto no Yoritomo. Les quelques rares moines du Mont Hiei ou du To-ji qui ont survécu sont considérés avec mépris par les croyants et les croyantes laïques. Ils sont traités comme des singes dont se moque la foule ou comme des barbares du nord prisonniers, devenus, même pour les enfants, objet de risée.
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Minamoto no Yoshitsune eut beaucoup de difficultés à remporter la victoire sur les Heike jusqu'au jour où il parvint à rallier Shigeyoshi à sa cause, et il put ainsi vaincre le clan rival. Le shogun Minamoto no Yoritomo voulait se venger sur Osada de la mort de son père, mais il ne voulut pas faire décapiter le meurtrier avant d'avoir vaincu les Heike. [Il est encore plus vital pour vous de maîtriser vos émotions pour vous allier avec vos quatre frères.] Tous quatre ont risqué leur vie pour obtenir leurs fiefs, et ceux-ci ont été confisqués par leur seigneur parce qu'ils avaient foi dans le Sutra du Lotus et confiance en Nichiren.
Les trois sortes de trésor (Minobu, le 11 septembre 1277, à Shijo Kingo)

Lorsque la guerre civile éclata entre Minamoto no Yorimoto, et Taira no Kiyomori, plus de vingt membres du clan de Kiyomori signèrent un pacte sur lequel ils apposèrent leur sceau. Ils jurèrent : "Nous considérerons Enrakyu-ji comme le temple de notre clan. Nous révèrerons les trois mille moines comme nos propres parents. Les joies et les peines de ce temple seront nos joies et nos peines." Ils firent une donation au temple des vingt-quatre districts de la province d'Omi. Ensuite, Myoun et ses disciples employèrent tous les rites ésotériques de l'école Shingon dans leurs prières pour vaincre l'ennemi, et ordonnèrent même à leurs moines armés de lancer des flèches sur les soldats de Minamoto. Pourtant, Minamoto no Yoshinaka et un de ses vassaux, Higuchi, accompagnés de seulement cinq ou six hommes, escaladèrent le Mont Hiei pour faire irruption dans le hall principal. Ils arrachèrent Myoun de l'autel où il priait pour la victoire, le ligotèrent avec une corde, le firent rouler comme une grosse pierre jusqu'au bas de flanc ouest de la montagne pour, finalement, lui couper la tête. Les Japonais ne se détournent pourtant pas de l'école Shingon, et ne se sont même jamais demandé pourquoi leurs prières ne sont pas exaucées.
Les Huit Vents (Minobu, 1277 à Shijo Kingo)

L'empereur Antoku, 81e souverain sous forme humaine, ordonna à plusieurs centaines de maîtres du Shingon, parmi lesquels le grand patriarche du Tendai, Myoun, d'offrir des prières pour soumettre Minamoto no Yoritomo. Mais, comme le dit le Sutra, leurs malédictions "se retournèrent contre ceux qui les avaient lancées."(réf.) Myoun fut décapité par Yoshinaka et l'empereur Antoku périt noyé dans la mer de l'Ouest.
La conversion d'un père (Minobu en 1277 à Ikegami Hyoe-no-sakan Munenaga)

Les Etres célestes ont fait le vœu de punir sur le champ quiconque est un ennemi du Sutra du Lotus. Pour cette raison, [voici ce qui arriva]. Taira no Kiyomuri, le chef des Heike, eut son petit-fils Antoku comme 81e empereur et, afin de subjuguer Yoritomo, le chef des Minamoto, Kiyomori soutint le temple Enrakyu-ji, sur le Mont Hiei, comme leur temple protecteur, et il soutint aussi le sanctuaire de Sanno dans la ville d’Ohtsu comme leur sanctuaire protecteur (note). Ses efforts, cependant, furent loin d’être récompensés  ; l’empereur Antoku fut noyé dans la mer de Dan-no-ura, le bras de mer situé entre l’île Tsukushi et le Japon central, et Myoun, le moine supérieur du temple Enrakyu-ji, fut tué par Kiso Yoshinaka, du clan Minamoto, commandant en chef d’une force expéditionnaire contre les Heike. Tous les membres du clan Heike furent anéantis d’un seul coup. La chute des Heike et la guerre civile de la période de Jokyu sont la preuve que la croyance en la fausse loi de l’école Shingon a mené [son adepte] à sa perte. Le rite exécuté pour vaincre les Mongols par les prières est le troisième incident. Ils [Les gens du pouvoir] avaient ignoré ma remontrance [les incitant] à ne pas s’engager dans un rite pour maîtriser et soumettre les Mongols comme démons ou adversaires. Le chapitre XXV du Sutra du Lotus, déclare  : "et le préjudice rebondira sur l’auteur" (réf.), qui signifie que ceux qui maudissent quelqu’un seront maudits. De ce point de vue, recevoir une insulte devrait être pris comme un bienfait ou une faveur du Bouddha, et ainsi il n’y a pas de doute que le Sutra du Lotus est le seul chemin qui mène à l’Eveil. Minamoto Yoritomo fut capable de battre les Heike par les mérites qu’il accumula à travers ses pratiques quotidiennes du Sutra du Lotus. Ceci est la preuve manifeste que nous pouvons recevoir des bienfaits divins en ce monde
Questions - réponses concernant l’objet de vénération (Minobu,  septembre 1278 à Joken-bo)

Kiyomori gouvernait à sa guise le Japon tout entier [...] Finalement, le 22e jour du 12e mois de la 4e année de l'ère Jisho (1180), il alla jusqu'à faire incendier deux de ces sept temples, Todai-ji et Kofuku-ji. La rétribution de cette faute grave ne tarda pas à se manifester dans le corps même du grand ministre et moine-laïc. L'année suivante, 1ère année de l'ère Yowa, le 4e jour du 2e mois intercalaire, [ayant contracté de la fièvre], il se mit à brûler comme un morceau de charbon, son visage émettant des flammes, comme si son corps était devenu combustible. Pour finir, ce fut comme si tout son corps avait pris feu et il mourut de cette fièvre. Les effets de son grand crime retombèrent ensuite sur son deuxième fils, Munemori. On l'avait cru noyé dans la mer de l'Ouest [au cours de la bataille navale de Dan-no-ura], mais son bateau réapparut à l'horizon, toujours flottant, à l'est ; et il fut capturé, enchaîné et contraint de s'agenouiller devant le général de la Droite, Minamoto no Yoritomo.
Sur les cérémonies d'urabon (Minobu, le 13 juillet 1279  ? (1277 ou 1280)

Tojo est maintenant un comté, mais c'était alors un village appartenant au comté de Nagasa, dans la province d'Awa. C'est là que se trouve le sanctuaire, autrefois le second, mais de nos jours le plus important, consacré à la déesse du Soleil, construit par le shogun Minamoto no Yoritomo, fondateur du shogunat de Kamakura.
Sur les persécutions subies par le Bouddha (Minobu, le 1 février ou 1er octobre 1279 Shijo Kingo)

 

 

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