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Extraits de gosho sur

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expédients salvifiques, moyens opportuns - hoben
 

Il est dit encore : "Rejetez honnêtement les moyens salvifiques  ! Je vais à présent prêcher la voie sans supérieure."(réf.) Ici, on peut le savoir, il s’agit de la bodhéité sans supérieure. C’est, “pendant un bref instant l’écouter, alors on obtient la bodhéité ultime, parfaite et infinie."(réf.) Obtenir cette bodhéité est le bienfait (kudoku) de pouvoir entendre cette doctrine même un bref instant.
Dialogue avec les écoles du Zen (1255)

"Les démons s'empareront des personnes de notre entourage et les pousseront à nous injurier, à nous rabaisser et à nous ridiculiser... Les mauvais moines de cet âge impur, incapables de comprendre les moyens utilisés par le Bouddha, et le fait qu'il enseigne le Dharma de la manière qui convient, nous couvriront d'insultes avec des visages furieux ; nous serons bannis encore et encore..."(réf.)
Rissho Ankoku ron (Kamakura-Matsubagayatsu, juillet 1260)

On lit dans le Sutra Muryogi : "[Parce que les gens diffèrent par leur nature et leurs désirs] j'ai exposé le Dharma de diverses manières. En exposant le Dharma de manières différentes, j'ai eu recours à divers moyens opportuns. Mais, en quarante ans et plus, je n'ai pas encore révélé la vérité."(réf.)
[...] Quoi qu'il en soit, affirmer que la phrase "je n'ai pas encore révélé la vérité"(réf.) s'adressait aux personnes des deux véhicules est en soi tout à fait logique. La raison en est que, depuis le début, le but fondamental de l'enseignement de l'Ainsi-Venu était d'ouvrir aux personnes de ces deux mondes-états la voie qui mène à l'Eveil. Et les méthodes qu'il utilisa pour enseigner tout au long de sa vie, aussi bien que les moyens habiles utilisés dans ses trois façons d'exposer, leur étaient principalement destinés.
Questions et réponses sur la pratique du Sutra du Lotus (Kamakura ? mars 1263 ? à Nichiji ?)

Pour une raison connue de lui seul, le Bouddha déclara, dans le Sutra Muryogi : "En exposant le Dharma de diverses façons, je me suis servi de moyens habiles. Mais au cours de ces quarante et quelques dernières années, je n'ai toujours pas révélé la vérité."
Encouragements à une personne malade (décembre 1264, à Nanjo Hyoe Shichiro)

En observant tous les phénomènes avec l'œil du Bouddha, j'ai compris que je ne pouvais pas enseigner tel quel l'Eveil auquel j'étais parvenu. Pourquoi cela  ? Parce que je savais que les gens diffèrent par leur nature et leurs désirs. Et, parce qu'ils diffèrent par leur nature et leurs désirs, j'ai exposé le Dharma de diverses manières. En exposant le Dharma de diverses manières, j'ai eu recours à plusieurs moyens efficaces. Mais, en quarante ans et plus, je n'ai pas encore révélé la vérité."(réf.)
Conversation entre un sage et un ignorant (1265 ? à un samouraï ? )

En exposant le Sutra du Lotus, le Bouddha déclara  : "C'est que les bouddhas, Vénérés du monde, n'apparaissent au monde qu'en raison d'une Grande oeuvre unique*."(réf.) Il dit aussi  :"Mais en quarante ans et plus la vérité n'a pas encore été révélée."(réf.) et aussi "... c'est après un long temps que le Dharma du Vénéré du monde* doit être par lui exposé en sa réalité. "(réf.) et plus loin : "A présent, joyeux et sans crainte, / parmi les bodhisattvas, / je vais rejeter les moyens appropriés* et ne plus prêcher que la Voie insurpassable.."(réf.).
[...] Et pourtant, la conclusion finale de ces enseignements non bouddhiques constitue un moyen important d'accéder au bouddhisme. Certains ont affirmé : "Dans mille et quelques années, le Bouddha apparaîtra dans le monde", tandis que d'autres ont prédit : "D'ici cent ans, le Bouddha apparaîtra dans le monde." Le Sutra du Nirvana stipule : "Tous les écrits ou enseignements, quelle que soit leur source, sont tous des enseignements du Bouddha. Il n'y pas d'enseignements non bouddhiques." Et il est écrit dans le Sutra du Lotus (réf.) : "Ils [les disciples du Bouddha] manifesteront les trois poisons et sembleront attachés à des philosophies erronées. Mes disciples utilisant les expédients salvifiques* sauvent les hommes."
[...] 2 Il est dit dans le Sutra Daihannya : "En écoutant et en suivant les enseignements profanes aussi bien que bouddhiques, tous les êtres peuvent, par ces moyens efficaces, parvenir à comprendre et à accepter les profonds principes de la prajna [sagesse]. Et ils en viendront ainsi à comprendre et à accepter la vérité selon laquelle, grâce à la prajna, toutes les actions accomplies dans le monde de la vie quotidienne sont en accord avec le Dharma bouddhique, et qu'il n'existe absolument rien qui ne soit régi par ce Dharma."
[...] 2 Durant un kalpa impur, à une époque mauvaise, bon nombre de phénomènes terrifiants se produiront ; les démons s'empareront des autres et se serviront d'eux pour nous dénigrer, nous insulter et nous couvrir d'opprobre... Les mauvais moines de cette époque impure, incapables de comprendre les moyens salvifiques [utilisés par le Bouddha], la façon dont il enseigne le Dharma [aux hommes] en fonction de leurs capacités, s'opposeront à nous en nous insultant et en nous montrant des visages furieux. Nous serons bannis encore et encore."(réf.)
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

J'appelle maître de l'enseignement correct et bienveillant celui qui lit les paroles d'or du Bouddha Shakyamuni en restant fidèle à leur sens réel, c'est-à-dire en comprenant que tous les autres sutras sont des moyens [des enseignements provisoires] alors que le Sutra du Lotus est la vérité [de l'enseignement définitif (jikkyo)].
[...] Ce sont les paroles mêmes du Bouddha  ; le maître correct et bienveillant est celui qui rejette sincèrement les principes des quatre saveurs et des trois enseignements, ainsi que les sutras du Hinayana et du Mahayana provisoire* exposés seulement comme des moyens ; c'est le maître qui rejette également les écoles Nembutsu, Shingon, Zen et Ritsu, ainsi que les sutras sur lesquels elles s'appuient, afin d'enseigner Myoho Renge Kyo, "l'unique grande raison pour laquelle les bouddhas apparaissent en ce monde."(réf.)
Réponse à Sairen-bo (Sado, le 13 avril 1272, à Sairenbo Nichijo)

Par contre, dans le Sutra du Lotus Shakyamuni déclare vouloir maintenant "rejeter sincèrement les moyens."(réf.) [C'est le Sutra dont le bouddha Taho a dit : ] "Tout ce que vous [Bouddha Shakyamuni] avez exposé est la vérité."(réf.) [Il exige de ceux qui le pratiquent] "un coeur honnête et droit, et un esprit plein de douceur"(réf.), [qu'ils soient] "des personnes aimables, sereines et droites"(réf.), etc. Ceux qui croient en ce Sutra doivent par conséquent avoir l'esprit aussi droit qu'un arc bien tendu ou que le cordeau d'un menuisier.
Lettre à Nichimyo Shonin (Sado, le 25 mai 1272 à Nichimyo, mère de Oto Gozen)

Dans le Sutra Muryogi, qui sert d'introduction au Sutra du Lotus, le Bouddha établit une distinction très nette entre les enseignements provisoires et l'enseignement définitif (jikkyo). Il déclara  : "J'ai enseigné le Dharma de nombreuses façons, en utilisant de nombreux moyens. Mais, depuis plus de quarante années, je n'ai pas encore révélé la vérité."(réf.) Les quatre-vingt mille bodhisattvas, y compris le bodhisattva Daishogon, comprirent parfaitement pourquoi Shakyamuni avait exposé les enseignements provisoires, démontrèrent que ces enseignements n'étaient rien de plus que des moyens, et finalement les rejetèrent totalement. Ils exprimèrent leur compréhension en déclarant que personne ne peut atteindre l'Eveil suprême en adhérant à l'un ou l'autre des sutras provisoires qui préconisent la pratique des austérités de bodhisattva pendant des millions de kalpa.
La Pratique telle que le Bouddha l'Enseigne (mai 1273 à plusieurs de ses disciples)

C'est pourquoi on appelle ces pratiquants 'Personnes du Véhicule unique". Il dit aussi : "Les personnes des deux véhicules, dans les mondes-états d'auditeurs-shravakas et de pratyekabuddhas, et les bodhisattvas de moindres capacités choisissent de suivre la voie des moyens provisoires, en pratiquant des méthodes qui assurent un progrès graduel sur une longue période de temps. Mais les bodhisattvas de capacités supérieures rejettent sincèrement les moyens provisoires et n'effectuent pas la pratique du progrès graduel. En accomplissant la méditation fondée sur le Sutra du Lotus, ils obtiennent ainsi toutes sortes de résultats heureux. On appelle les personnes de ce genre `personnes du Véhicule unique". Les lettrés de notre époque considèrent que l'expression "pratique du progrès graduel" employée ici par Huisi désigne l'enseignement spécifique (bekkyo). Mais en réalité elle désigne la voie des moyens provisoires, et non celle du Sutra du Lotus qui est la voie de la simultanéité de la cause et de l'effet. Par conséquent l'expression "pratique du progrès graduel" recouvre les enseignements dispensés avant le Sutra du Lotus, les divers sutras du Mahayana exposés avant le Sutra du Lotus, et les sutras du Mahayana et du Hinayana entrant dans la catégorie des enseignements soudain (tonkyo) et graduel (zenkyo).
[...] Mais les bodhisattvas de capacités supérieures rejettent sincèrement les moyens provisoires et n'effectuent pas la pratique du progrès graduel. Ils pratiquent le Sutra du Lotus, et, quand ils en saisissent la vérité, ils acquièrent simultanément toutes sortes de résultats bénéfiques. Les personnes de ce genre sont celles que l'on appelle personnes du Véhicule unique. A la lumière de ces divers passages, nous comprenons que pas un seul de tous les simples mortels et des sages des trois véhicules, pas plus que les tenants des cinq véhicules, des sept moyens provisoires, des neuf états ou des quatre saveurs et trois enseignements, aucun d'eux ne peut être considéré comme un adepte du Mahayana, essence réelle de Myoho Renge Kyo. Bien qu'ils soient des bouddhas selon ces enseignements, ils sont des bouddhas des enseignements provisoires et ne méritent pas le titre de bouddha au sens strict. Car les trois Corps des bouddhas des enseignements provisoires ne se sont pas encore libérés de l'impermanence.
[...] Mais quand il enseigna le Sutra du Lotus, il rejeta les diverses plantes et fleurs qu'étaient les principes du Hinayana et les enseignements provisoires, les moyens opportuns des quatre saveurs et des trois enseignements, et il énonça le principe unique de Myoho Renge. En dépassant les trois images de lotus pour révéler le lotus unique de Myoho Renge, il permit, aux personnes des enseignements provisoires dotés des quatre saveurs et trois enseignements, de parvenir au lotus de la première* des dix étapes de sécurité*.
[...] Pendant la période des quatre saveurs et trois enseignements précédant le Sutra du Lotus, il y eut, certes, des personnes des trois véhicules, des cinq véhicules, des sept moyens provisoires et des neuf états, les bodhisattvas des enseignements provisoires et parfaits, ainsi que le bouddha de ces enseignements. Mais, hormis le bouddha du chapitre Juryo* (XVI) de l'enseignement essentiel*, aucune de ces personnes, pas plus que le bouddha des enseignements théoriques*, n'avait ne serait-ce qu'entendu le nom du lotus de l'essence réelle, révélé dans l'enseignement essentiel*. Ils pouvaient donc d'autant moins s'y éveiller.
[...] En observant le monde de nos jours, nous voyons que de nombreuses personnes sont vouées à tomber dans le grand enfer avici, mais que pas une seule n'a obtenu le lotus du Bouddha. Cela est dû au fait que les gens ont foi dans les enseignements provisoires, qui ne sont que des moyens et ne peuvent pas conduire à la bodhéité, et qu'ils calomnient le Lotus de la véritable réalité, l'essence du Sutra du Lotus.
L'ainsité du Dharma Merveilleux (Sado, 1273 ? à Sairen-bo)

Les sutras Konkomyo et Saishoo ne sont que des enseignements provisoires, des moyens qui conduisent au Sutra du Lotus. Comparés au Sutra du Lotus, ils sont comme le lait par rapport au beurre clarifié [ghee] ou le métal par rapport aux pierres précieuses. Si, même avec ces sutras d'un niveau inférieur, les divinités célestes parviennent à parcourir le monde, les bienfaits qu'elles obtiendront en goûtant à la saveur, d'une douceur sans pareille, du Sutra du Lotus seront bien supérieurs encore !
La consécration d'une statue du bouddha (Minobu, le 15 juillet 1276 à Shijo Kingo)

Cette idée de l’objet de culte est basée sur le Sutra Monjumon, le Sutra Hanjusanmai et le Sutra Kannon. Ces types de sutras existaient avant que le Sutra du Lotus fût prêché, et c’étaient des enseignements servant de moyens salvifiques (hoben) pour conduire les êtres vivants à la vérité. "En quarante ans et plus, la vérité n’a pas encore été révélée", est-il écrit dans le Sutra Muryogi. En un mot, le Bouddha Shakyamuni n’a pas révélé sa véritable intention pendant plus de quarante ans.
Questions - réponses concernant l’objet de vénération (Minobu,  septembre 1278 à Joken-bo)

Et cette étrange coïncidence ne s'arrête pas là. Il y a aussi le vœu formulé par le grand bodhisattva Hachiman. Quand il enseigna le Sutra du Lotus en Inde, [sous la forme du Bouddha Shakyamuni], il déclara : "en rejetant sincèrement les moyens provisoires [j'enseignerai seulement la Loi qu'aucune autre ne dépasse]."(réf.) Au Japon, sous la forme du bodhisattva Hachiman, il fit le serment de venir résider sur la tête des personnes honnêtes. Néanmoins, le 14e jour du mois dernier, le 11e mois, à l'heure du Rat [vers minuit], il a laissé brûler son sanctuaire (note) et il est monté au ciel. Si nous cherchons une explication de ce qui s'est passé, nous voyons que, même si ce dieu avait fait serment de résider sur la tête des personnes honnêtes, puisqu'il ne trouvait plus de personnes de ce genre, n'ayant plus aucun lieu où habiter, il est monté au ciel. En rejetant sincèrement les moyens provisoires, j'enseignerai seulement la Loi qu'aucune autre ne dépasse."(réf.)
Sur le Bodhisattva Hachiman (Minobu, décembre 1280, à Nichigen-nyo, l'épouse de Shijo Kingo)

 

 

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