DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES
français, , chinois, sanskrit, pali
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N001

Nadi Kashyapa, Nadīkāśyapa, Nadi Kassapa, , 那提葉, Nadi Jiaye. Ascète brahmane originaire d'Uruvilva qui se convertit au bouddhisme avec ses deux frères, Uruvilva Kashyapa et Gaya Kashyapa, dès les premiers jours de prêche de Shakyamuni. Il résidait près de la rivière (nadi) Nairanjana. Il était réputé pour son équanimité. Il fut suivi dans sa conversion par 250 ou 300 disciples brahmanes.

N002

naga, nāga, , 竜神, . "Serpent", représenté comme un cobra, le symbole des eaux et gardien des richesses souterraines dans la mythologie indienne. Son plus grand ennemi est le garuda. Les nagas sont représentés comme des êtres mi-humains, mi-serpents. Ils vivent dans le monde souterrain ou monde des serpents qui est un domaine immense rempli de palais, de maisons, de tours et de jardins. Le naga Mucilinda est dit avoir protégé Shakyamuni de la pluie, lors de la méditation qui a abouti à l'Éveil. Ce sont les forces sauvages de la nature et de même qu'ils régissent tempêtes et cyclones les nagas oeuvrent au niveau des instincts de l'homme.

N003

Nagabodhi, Nāgabodhi, , 竜智, (dates incertaines). Natif de l'Inde du Sud et quatrième patriarche de la lignée ésotérique de l'école . Il aurait reçu l'enseignement ésotérique de Nagarjuna et l'aurait transmis à Jin-gang-tz et à Vajrabodhi. On dit également qu'il aurait vécu des centaines d'années. Selon l'école, Nagarjuna transmit son enseignement exotérique à Aryadeva et son enseignement ésotérique à Nagabodhi. Les avis le concernant divergent et certains érudits contestent même son existence. Ce qu'en dit Nichiren.

N004

Nagarjuna, Nāgārjuna, , 龍樹, Longshu. Lettré bouddhiste de l'Inde du Sud qui vécut probablement entre 150 et 250. Le le compte comme le quatorzième des vingt-quatre successeurs de Shakyamuni. Né dans une famille brahmane, il étudia d'abord le bouddhisme du Theravada, mais se convertit plus tard au Mahayana. Selon le (Vie du bodhisattva Nagarjuna, une traduction chinoise de Kumarajiva faite vers 405), il étudia l'enseignement mahayaniste sous la direction d'un vieux moine dans l'Himalaya et s'y convertit. Ensuite, il voyagea à travers l'Inde pour maîtriser tous les sutras du Mahayana. On lui attribue près de 200 ouvrages en sanscrit : commentaires de sutras mahayana ; traités polémiques, hymnes cultuels et poèmes, essais sur l'alchimie, la médecine, les métaux, etc. Cette diversité incite certains savants à supposer l'existence de plusieurs personnages que la littérature hagiographique a réunis en un seul "bodhisattva" ou même "bouddha" légendaire. On considère toutefois comme certain l'existence d'un Nagarjuna, auteur du Madhyamika-karika, ouvrage fondamental de la Voie du milieu. Il systématise dans cet ouvrage la doctrine de shunyata (non-substantialité, vacuité) : sujet et objet n'ont pas de réalité en soi, ce que nous percevons est une interaction, liée elle-même à la production conditionnée. Il serait également l'auteur du , le et le où il développe les concepts de prajna, vacuité (non-substantialité) et les paramita. Sa philosophie fut appelée la doctrine Madhyamika (École du milieu). Comme sa doctrine fait partie intégrante du bouddhisme mahayana, Nagarjuna est respecté comme le fondateur des huit écoles (, , , , , ). Dans ses dernières années, il vécut à Bhramaragiri sur le cours supérieur de la rivière Kistna. Il forma des disciples et transmit ses enseignements à Aryadeva. Le le considère comme le troisième patriarche de l'enseignement ésotérique, après le bouddha Vairocana et Kongosatta. Cette école ésotérique affirme qu'il transmit les enseignements exotériques à Aryadeva et les enseignements ésotériques à Nagabodhi, le quatrième patriarche du . Ce qu'en dit Nichiren.

N005

, Disciple de Nichiren qui renia par la suite sa croyance. On pense qu'il aurait été convaincu de se retourner contre Nichiren par , un moine du temple . Le 21 septembre 1279, il alla, avec des samouraïs, arrêter vingt fermiers, disciples de Nichiren. Ceux-ci résistèrent et, dans la lutte qui s'ensuivit, il fut jeté à bas de son cheval et mourut. Ce qu'en dit Nichiren.


N006

Nagasena, Nāgasena,, 那先比丘. Moine du IIe siècle av. notre ère. Selon le Milindapanha, il naquit dans une famille de brahmanes mais entra dans l'Ordre bouddhique et étudia sous la direction de Rohana. Il débattit sur divers sujets avec le roi grec Menandre, qui régnait sur l'Inde du Nord, et il l'aurait convertit au bouddhisme. Ce débat est resté célèbre parce qu'il illustre l'une des premières rencontres entre la civilisation grecque et le bouddhisme.

N007

, 名越の尼 , . Disciple de Nichiren et femme de (1193-1245), jeune frère de , le troisième régent du gouvernement de . Aussi appelée (Nonne aînée). Son mari était le seigneur du district de , dans la province d', où naquit Nichiren. Après que ce dernier fut entré dans la prêtrise, apparemment, aida ses parents. Peu après que Nichiren eut proclamé l'établissement de son bouddhisme, elle devint son disciple. Elle abandonna néanmoins sa foi au moment de la persécution de en 1271. Lorsque Nichiren fut revenu de l'île de et qu'il fut installé à , elle changea à nouveau d'avis et lui demanda de lui confier un . Il refusa, sachant que sa foi n'était pas solide. Il en inscrivit pourtant un pour (Nonne cadette), la femme du petit-fils de .Ce qu'en dit Nichiren.


N008

voir sources internes

N009

Nairanjana, Nairañjana, Neranjara [rivière] (actuellement Lilaja, , 尼連禅河. Affluent du Gange en Inde. Shakyamuni pratiqua les austérités pendant six ans (certaines sources disent dix ans) dans une forêt située sur la rive est de cette rivière. Quand il renonça aux austérités, il se baigna dans la rivière Nairanjana avant d'entrer en samadhi à Bodhgaya qui se trouve également près de cette rivière.


N010

naissance opapatika (immortels). Naissance par transformation, parfois traduit par 'naissance spontanée'. A l'inverse des animaux et des humains, les brahmas, devas et asuras apparaissent dans leur nouvelle vie tout de suite en pleine maturité. Les opapatikas ne laissent pas de cadavre derrière eux lorsqu'ils meurent. Leur corps disparaît au moment de leur mort. Symboliquement cela correspond à la naissance d'une valeur ou d'une antivaleur de façon soudaine et inattendue.

N011

, . A l'origine, le palais dans lequel était enchâssé le miroir, l'un des trois symboles sacrés de la maison impériale, gardé par des dames d'honneur appelées . Par la suite, en vint à désigner le miroir lui-même. Ce qu'en dit Nichiren.


N012

, 阿倍仲麻呂, (698-770). Érudit et poète de japonais, envoyé pour y étudier dans la Chine des Tang en 717 et qui servit par la suite l'empereur Zong en tant que fonctionnaire du gouvernement chinois. En 733, il tenta de rentrer au Japon, mais les autorités Tang ne l'y autorisèrent pas. Plus tard, il obtint cette permission de rentrer mais son bateau fit naufrage et il fut contraint de retourner en Chine où il mourut. Ce qu'en dit Nichiren.

N013

, 中興入道. Disciple de Nichiren qui vécut à , sur l'île de . Son père, , bénéficiait de la confiance de la population de cette région, et, en dépit de son statut au sein de la communauté et de sa propre croyance dans le , il semble s'être converti aux enseignements de Nichiren quand ils se rencontrèrent pendant l'exil de ce dernier. devint plus tard un disciple de Nichiren avec sa femme. Même après que Nichiren avait été pardonné et fut allé vivre à , continua à lui écrire et à lui demander conseil. (Voir Lettre au nyudo Nakaoki, Nakaoki nyudo Shosoku et Nakaoki mandokoro nyobo gohenji, non traduit).

N014

[clan], , 中臣氏. Clan fondé par et qui est à l'origine du clan . Son influence s'exerce principalement pendant l'ère . Ce clan, qui soutient fermement le shintoïsme prétend descendre d'un un degré moins sublime que ceux de la famille impériale. Dès 645, il lutte avec le clan contre le clan pour l'interdiction du bouddhisme. Ce qu'en dit Nichiren.


N015

, 中臣勝海 (mort en 587). Chef militaire de la période , opposé au bouddhisme. Il fut tué par , un sujet du prince  . Ce qu'en dit Nichiren.

N016

I.(ville),  , 中山町. Bourg du district de (préfecture de ), dans le Nord de l'île de


N017

II Ecole ou lignage de . École nichirénienne fondée par

N018

, . Temple fondé par (). Il résulte en fait de la fusion en 1545 de deux temples voisins : le fondé par , le fils de et du temple à fondé par . Actuellement il est surtout connu pour ses retraites ascétiques "" de cent jours. En savoir plus.

N019

Nakchatra, Nakshatra Radja abréviation de Nakchatraradja-samkusumita bhidjana, Splendeur-Royale-des-Constellations, , 宿王華, Suwanghua, Constellation-King Flower, Blessed by the King of Constellations. Bodhisattva du chapitre XXIII du Sutra du Lotus. Il interroge Shakyamuni au sujet du bodhisattva .


N020

Nalanda [monastère], , 那爛陀寺. Grand monastère bouddhiste situé dans l'actuel Bargaon, au Bihar, en Inde. Ce fut un centre d'études bouddhiques prospère du Ve au XIIe siècle. Il fut fondé au Ve siècle par Kumaragupta 1er . Plus tard, le monastère fut agrandi par les rois de la fin de la période Gupta . Ce monastère était en réalité une université bouddhique où de nombreux moines instruits venaient approfondir leur connaissance du bouddhisme. L'enseignement portait sur "cinq sciences" 1) grammaire et lexicographie, 2) arts et techniques des cultes religieux, 3) médecine, 4) logique, 5) philosophie. Les brahmanes enseignaient les Vedas et chaque matière comportait l'étude des notions principales de l'hindouisme et du jaïnisme. De plus, tous les étudiants devaient connaître et pratiquer les préceptes ainsi que les techniques de méditation. Xuanzang et Yijing, moines chinois qui voyagèrent en Inde au VIIe siècle, décrivirent dans leurs textes sa structure imposante et sa prospérité. Beaucoup de remarquables lettrés du bouddhisme mahayana tels que Dharmapala et Shilabhadra y étudièrent. Nagarjuna en fut le 1er abbé, suivi plus tard d' Asanga et Vasubandhu.


N021

nama rupa () voir noms et forme

N022

namas voir


N023

南無[dans , 妙法華経. () est la prononciation japonaise des deux caractères chinois na-mo, terme lui-même translittéré du sanskrit namas qui signifie "se consacrer". est la prononciation japonaise de Miaofalianhuajing qui est le titre donné par Kumarajiva à sa traduction en chinois du Sutra du Lotus. Dans le (Recueil des Enseignements oraux), Nichiren dit : " Namu vient du sanskrit et signifie dévotion. Il existe deux objets de dévotion : la Personne, qui est Shakyamuni, et le Dharma, qui est le Sutra du Lotus."
Doit-on lire ou ? Certaines écoles nichiréniennes disent , d'autres . La prononciation japonaise des idéogrammes chinois a dû évoluer depuis plus de sept siècles ; probablement, à cette époque, on devait être plus proche qu'aujourd'hui de la langue tonale qu'est le chinois. De plus, la prononciation n'était pas identique d'une région à l'autre. En savoir plus. Voir et écouter .


N024

voir


N025

voir


N026

Nan-chan voir Daoxuan

N027

Nanda, , 難陀, Nantuo
I.
dit Le Beau Nanda : Sundarananda, 孫陀羅難陀. Disciple et demi-frère de Shakyamuni (fils de Suddhodana et Mahaprajapati). Au moment même où il allait épouser la belle Sundari, Shakyamuni rentra à Kapilavastu pour propager son enseignement, et Nanda se laissa convaincre d'entrer dans l'ordre bouddhique. On rapporte qu'il eut quelque difficulté à renoncer aux plaisirs des sens. Pour l'aider à se détacher de la belle SundariShakyamuni l'entraîne dans un périple au cours duquel il lui fait contempler le cadavre d'une guenon puis une magnifique nymphe. Finalement Nanda acquiert une grande maîtrise des sens et parvient au stade d'arhat.
II. Disciple de Shakyamuni.Comme il avait été bouvier, il fut appelé Nanda le Roi des bergers. On rapporte que le roi Bimbisara lui demanda de fournir quotidiennement du lait et des produits laitiers à Shakyamuni et à ses disciples pendant les trois mois pendant lesquels il leur offrit l'hospitalité. Nanda obéit, et, pour le récompenser, Bimbisara le présenta à Shakyamuni. Quand Nanda entendit cet ancien prince parler en toute connaissance de l'état de bouvier, il fut convaincu de sa sagesse universelle et devint son disciple.
III. Femme pauvre de Shravasti qui fut disciple de Shakyamuni. Selon le Sutra (Sutra du Sage et de l'Ignorant), elle désirait faire une offrande à Shakyamuni mais n'avait les moyens d'acheter de l'huile que pour une seule lampe. Avec cette offrande, elle fit vœu d'éliminer l'obscurité qui provoque les souffrances de tous les êtres. Les autres lampes offertes au Bouddha finirent par s'éteindre, mais sienne continua de brûler toute la nuit. Maudgalyayana tenta de la souffler, mais n'y parvint pas. Shakyamuni prédit alors que Nanda atteindrait l'Éveil. Depuis lors, elle aurait été révérée par les gens du pays.
IV. L'un des dix grands lettrés de l'école Rien-que-conscience en Inde qui écrivit des commentaires sur le . Les dates de son existence sont inconnues.
V. Nom d'un des huit Rois-Dragons Nanda (Joie, Allégresse) et Upananda (Félicité).
VI. Un des six mauvais moines à l'époque de Shakyamuni
Le dictionnaire pali des noms propres cite 25 Nanda différents. Ce qu'en dit Nichiren.

N028

Ancien nom d'.


N029

, 南条兵衛七郎 (mort en 1265). Disciple laïc de Nichiren et père de . Serviteur du clan , il administrait le village de dans la province d' et était appelé le Seigneur . Plus tard, il s'installa dans le village d' dans la région de , qui fait partie de la province de . En tant qu'intendant du village on l'appela aussi le Seigneur . Il semble avoir été d'une nature chaleureuse et bienveillante, et sa femme, fille de , était aussi douce et gentille. Ils eurent cinq fils et quatre filles. Tandis qu'il était en tournée officielle à , le seigneur rencontra Nichiren et se convertit à ses enseignements. Il prit le nom bouddhique de . Mais, apparemment, il ne rejeta pas totalement son ancienne croyance dans le . Plus tard, il tomba malade et dut s'aliter. Nichiren lui envoya alors une lettre qui le persuada de rompre l'attachement qu'il conservait pour le et de pratiquer uniquement le Dharma mystique. Il mourut quand son second fils, , avait sept ans et avant la naissance de son plus jeune fils, . Sa femme et sa famille, et tout particulièrement , continuèrent néanmoins à pratiquer avec sincérité le bouddhisme de Nichiren. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.

N030

, 南条七郎五郎 (1265-1280). Cinquième fils de et jeune frère de . Mort à l'âge de seize ans. En savoir plus.  Ce qu'en dit Nichiren.


N031

, 南条時光 (1259-1332). Un des disciples laïcs les plus respectés de Nichiren et de . Son nom complet était . Second fils de , un samouraï, seigneur du district d’. Il commença à suivre et pratiquer les enseignements de Nichiren assez tôt dans sa vie. Lire la suite. Ce qu'en dit Nichiren.

N032

, 南海寄帰内法伝, Nanhai jigui neifa zhua. Rapport sur les Pays du Sud. Ouvrage de Yijing, relatant ses voyages en Inde et en Asie du Sud par la route du sud. Ce rapport fut écrit en voyage, en 691. Il est considéré comme un ouvrage de référence pour l'étude de ces régions à cette époque.


N033

voir Huisi


N034

Nanyue voir Huisi


N035

Nanyue Huaijang, Huai-Jang Nan-Yueh, Ma Tsu Tao, . Maître du VIIIe siècle.

N036

[période ou ère], , 奈良時代. L'une des 14 subdivisions traditionnelles de l'histoire du Japon. Elle correspond à l'époque qui s'étend entre 710 et 784. Cette période débute avec l'installation de la capitale par l'impératrice à (actuelle). Ce site fut rapidement quitté au profit de () car le lieu semblait néfaste. Suite à l'influence dangereuse exercée par le moine sur l'impératrice , il fut décidé que plus aucune femme ne serait autorisée à monter sur le trône, ces dernières semblant trop sujettes à la "dévotion". La majorité des Japonais se consacraient à cette époque à l'agriculture et vivaient dans des villages ou des hameaux autour des puits. La plupart des villageois croyaient dans la religion shinto, basée sur l'adoration des , c'est-à-dire, les forces de la nature et les esprits des ancêtres. Toute la population (évaluée à sept millions d’habitants) dépendait alors théoriquement de la cour et les terres irriguées étaient réparties équitablement entre les sujets. L’empereur régnant porte le titre de , tandis qu’au sommet de l’état se trouvent le ministre des Affaires suprêmes (), puis le ministre de gauche () et le ministre de droite (), qui gouvernent avec l’aide de conseillers choisis parmi les plus hauts dignitaires. Le bouddhisme, devenu religion officielle de la cour au siècle précédent, incite de nombreux moines à partir étudier en Chine et à en rapporter de nouveaux enseignements : c’est à cette époque que sont fondées les "Six écoles de Nara" (, ,, , et ). Petit à petit la puissance de ces écoles devient telle que l'empereur se sent menacé et déplace la capitale à en 784 puis à (). L'influence chinoise décline peu à peu. Les Japonais transforment l'apport chinois et développent un système administratif, une écriture, une religion et des arts spécifiques.

N037

[sept grands temples de], , 奈良七大寺, , 南都七大寺. Sept temples ou monastères construits à , l’ancienne capitale du sud durant les VIIe et VIIIe siècles. Ces grands temples ont été fondés par la cour ou de grandes familles. Ils ont été le foyer de la diffusion assez élitiste des premières écoles bouddhiques continentales importées au Japon. La liste généralement reconnue de ces sept temples comprend :

 

- Le (Grand Temple oriental) d'obédience (Guirlande de fleurs) mais où est également enseigné la scolastique du () et celle du . En 752, le s'orne d'un colossal , , effigie de bronze de plus de 16 m de haut. C'était le siège central des , ou temples provinciaux. établit un lieu d'ordination selon les préceptes du Theravada au en 754.


La cour impériale intervenait grandement dans le contrôle des nominations et des règlements de ces temples.

- Le (Temple de la Félicité). Temple de la famille des où l’on enseigne le et le .
- Le (Temple de l’Origine prospère), où l’on retrouve un enseignement mixte issu des écoles et (Theravada).
- Le (Temple de la Grande Paix). (Theravada).
- Le (Temple de Yakushi). Écoles et .
- Le (Grand Temple occidental) de l’école .
- Le (Temple de la Prospérité du Dharma) de l'école .
N038

, 那羅延 , , Narayana. A l'origine, le dieu Vishnu de la mythologie indienne. Il fut intégré au bouddhisme en tant que divinité protectrice que l'on disait dotée d'une grande force physique.

N039

Narayana, , Naluoyan. Nom que portent plusieurs divinités de l' hindouisme. C'est I. un des titres de Vishnu ; II. un des titres de Brahma ; III. le nom du fils de Purusha, l'homme originel. Ce qu'en dit Nichiren.

N040

nature de bouddha voir bouddha


N041

nature des dharmas, dharmata, , 法性. Nature primordiale (atemporelle) de l'ensemble des dharmas. La vérité éternelle et immuable, inhérente à chaque chose. La nature éveillée que toute vie possède de façon innée. Le contraire de l'obscurité () ou des illusions. On distingue par ailleurs la nature de bouddha inhérente ou primordiale (), la sagesse pour concrétiser cette nature de bouddha () et les conditions ou les pratiques pour la manifester (). La nature du bouddhéité. Ce qu'en dit Nichiren.


N042

nature réelle des choses (des phénomènes) voir aspect réel

N043

navamallika, Jasminium arboriscens. Plante originère du l'Himalaya. En Chine que l'on utilise traditionnellement ses fleurs pour parfumer de leur arôme extraordinaire le célèbre thé vert au jasmin.  Cette plante mythique est capable de fleurir presque toute l'année. 

N044

nayuta, nayta, 那由多. Chiffre non mathématique de l'Inde ancienne, de l'ordre de 10 à la puissance 12 (ajouter 12 zéros après le 10). Le la définit comme cent milliards. Mais il existe différentes interprétations des grands nombres
1) nayuta = 1 suivi de 11 zéros ()
2) 500 x 1, 000 x 10, 000 x 100, 000 (= 500 trillion) nayuta asamkhya  = 1 monde majeur ( )
3) koti = 10 milliards; nayuta = 100 milliards (E.Tortchinov)

N045

négations voir huit négations


N046

voir nirvana


N047

voir Sutra du Nirvana


N048

voir sérénité et pureté du nirvana


N049

, 念仏. Terme générique désignant les écoles bouddhiques qui cherchent à atteindre la renaissance dans la Terre pure par la dévotion au bouddha . Les principales branches japonaises sont l'école , l'école , l'école et l'école . Ce qu'en dit Nichiren.

N050

, , 南無阿弥陀仏, buddhanusmrti , vision des bouddhas . A l'origine, terme désignant l'action de méditer sur un bouddha ou d'invoquer son nom. Dans l'usage populaire, il fait presque toujours référence au bouddha . Les tenants de la doctrine de la Terre pure se servirent dans un premier temps de ce terme pour définir la méditation sur, mais, par la suite, l'usage en vint à désigner ainsi la récitation du nom d' (). A partir de l'époque de Shandao, c'est ce dernier usage qui prévalut. Au Japon, affirma que la pratique de la récitation du nom du bouddha était le seul moyen permettant de renaître dans la Terre pure. On distingue plusieurs variétés de : simple invocation (), méditation (), contemplation pure (), danse accompagnant l'invocation ().


N051

voir

N052

ou voir Dipamkara


N053

Neranjara voir Nairanjana


N054

neuf acquis, sarmnpatti, samapatti, nine attainments. Quatre exercices méditatifs theravada : quatre dhyanas + quatre acquis immatériels : 1. conscience de l’infini de l’espace, 2. conscience de l’infini de la cognition, 3. conscience de la non-substantialité (vacuité) 4. conscience de la non réalité de l’objet de pensée + cessation du recours à la pensée.


N055

neuf arrogances voir neuf sortes d'arrogance

N056

neuf consciences, , 九識. Neuf sortes de discernement. Les cinq premières consciences correspondent aux cinq sens, la sixième intègre les cinq premières en images cohérentes pour former une image du monde extérieur. Celle-ci est intimement liée aux 3 appréciations : agréable, désagréable, indifférent. La plupart d'animaux s'arrêtent à cette conscience, le rapport à l'environnement étant vécu en termes d'espèce et non d'individu. La 7ème conscience correspond à la perception du monde psycho-mental intérieur, c'est la conscience d'être une personne (conscience de soi). On la trouve chez les mammifères évolués. L'être humain y ajoute la conscience de sa place dans la société (conscience morale, fonctions spirituelles) ; la psychologue moderne l'associe à l'inconscient individuel. La 8ème conscience, encore appelée conscience réservoir (alaya), correspond à l'inconscient collectif, elle contient de façon inconsciente toute l'histoire de l'évolution de la vie et se manifeste sous forme de karma ; la 9ème conscience (amala) correspond à un discernement en dehors de l'espace-temps, c'est la conscience cosmique, celle qui permet de voir l'ainsité de la vie. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.

N057

neuf disciples aînés, . Disciples que a désigné pour continuer ses efforts de propagation. Ce sont , , , , , , , et .


N058

neuf divisions et trois niveaux : I. Division scholastique des disciples des trois véhicules (auditeurs-shravakas, pratyekabuddhas, bodhisattvas) selon leurs capacités supérieures, moyennes et inférieures.
II. D'après une autre source
- les pratiquants des trois véhicules dans les enseignements tripitaka constituent le groupe des capacités inférieures, - les pratiquants des trois véhicules dans les enseignements constituent le groupe des capacités moyennes,
- les bodhisattvas des trois véhicules dans les enseignements constituent le groupe des capacités supérieures.
III. Selon une autre source encore, la division en capacités inférieures, moyennes, supérieures représente la compréhension par étapes de la Triple évidence () telle qu'elle est présentée dans les enseignements .

N059

neuf écoles, , 九宗. Écoles bouddhistes qui apparaissent le plus souvent dans les textes bouddhiques : , , , , ,, , ; plus soit le soit . Le apparut au début de la période de (1185-1333), alors que les huit premières écoles sont antérieures.


N060

neuf états, , , 九界. Les neuf premiers de dix mondes-états : de l'état d'enfer à celui de bodhisattva, souvent opposés à l'état de bouddha, pour désigner les états éphémères et illusoires de la vie.


N061

neuf grandes épreuves, , 九横の大難. Épreuves que dut subir le Bouddha Shakyamuni. Dans une tentative pour tuer le Bouddha, Devadatta fit tomber un rocher sur lui du sommet du Pic du Vautour, mais il manqua sa cible et ne fit que blesser l'orteil du Bouddha. Voir toute la liste

N062

neuf Honorés sur les huit pétales du lotus, , 八葉九尊 et les trente-sept Honorés. Représentations symboliques que l'on trouve dans les mandalas du . Le Sutra du Diamant dépeint trente-sept bouddhas et bodhisattvas parmi lesquels le bouddha Vairocana. Un rituel répandu au Japon avait été introduit par . Le mandala du Monde de la Matrice, s'appuyant sur le Sutra Vairocana, représente le Corps du Dharma du bouddha Vairocana. Il consiste en douze grandes salles ou cours, la cour centrale étant celle du lotus à huit pétales. Le bouddha Vairocana est représenté au centre du lotus, tandis que les quatre bouddhas et les quatre bodhisattvas sont assis sur les pétales qui l'entourent. Ces huit Honorés ésotériques symbolisent les vertus du bouddha Vairocana. Les bouddhas et les bodhisattvas dans cette cour centrale, sont appelés collectivement "Les Neuf Honorés sur le lotus à huit pétales". Ce qu'en dit Nichiren.

N063

neuf montagnes et huit mers, , 九山八海. Les montagnes et les mers qui constituent le monde, d'après l'ancienne cosmologie indienne. Les neuf montagnes sont le Mont Sumeru, qui se trouve au centre du monde, et les huit chaînes montagneuses qui l'entourent en cercles concentriques. Toutes ces chaînes de montagnes sont en or, à l'exception de celle qui se trouve à l'extérieur, qui est en fer, et que l'on appelle "Montagne de la roue de fer" (Chakravada-parvata). Entre le Mont Sumeru et la chaîne suivante, comme entre chacune des huit chaînes montagneuses, se trouve une mer. Les sept mers intérieures sont d'eau parfumée, alors que la mer la plus extérieure, juste avant la montagne de la Roue de fer, est salée. C'est dans cette dernière mer que se trouvent les quatre continents, y compris celui auquel appartient notre monde, le Jambudvipa. Ce qu'en dit Nichiren.

N064

neuf sortes d'arrogance, , 九慢. Liste peu différence des huit sortes d'arrogance. C'est :
1) penser qu'on est supérieur à d'autres, alors qu'on est leur égal ;
2) penser qu'on est égal à d'autres, alors qu'ils sont supérieurs ;
3) penser qu'on est juste un peu inférieur aux autres, alors qu'ils sont de loin supérieurs ;
4) afficher une fausse humilité en proclamant la supériorité de ceux qui sont réellement supérieurs ;
5) proclamer son égalité face aux personnes auxquelles on est égal ;
6) afficher son infériorité face aux personnes auxquelles on est égal ;
7) penser qu'on ne peut pas être surpassé par quelqu'un d'égal ;
8) penser que ceux qui vous sont égaux ne le sont pas en réalité ;
9) proclamer la supériorité de ceux qui sont supérieurs en mettant en avant sa propre infériorité (fausse humilité)
C'est en fait un façon de proscrire toute comparaison entre soi et les autres en termes de supérieur/inférieur, comme d'ailleurs tout jugement de valeur. Ce que Nichiren dit de l'arrogance


N065

neuvième conscience voir amala


N066

voir

N067

, 日弁, (1239-1311). Disciple de Nichiren. Né dans la province de , il se rendit à et devint moine au , temple situé dans le village d', district de . Là, il fut converti aux enseignements de Nichiren par avec son ami, le moine . Bien que menacé par le vice-administrateur , il resta au en prêchant le bouddhisme de Nichiren aux habitants de la région. Lors de la persécution d', il se réfugia au temple à , dont le supérieur était (), l'un des six disciples de Nichiren que l'on a appelés par la suite les six moines aînés. aurait répandu les enseignements de Nichiren dans la province voisine de et au nord dans la province de . Mais, peu à peu, il semble s'être éloigné de ces enseignements. (réf.) Voir les lignées

N068

, 日代 (1294-1394). L'un des six nouveaux disciples de . Il appartenait à la famille de , dans le district de . Il devint disciple de dans sa jeunesse, suivant son frère aîné (différent du d'). Il étudia avec au séminaire d' et se consacra à la propagation à et . En 1334, il eut un débat impromptu avec , autre disciple de, pour savoir si le chapitre (II) du Sutra du Lotus devait ou non être récité pendant le . soutint qu'il devait l'être ; mais, pour défendre cette affirmation, il se trouva contraint de soutenir que les enseignements théorique et essentiel du Sutra du Lotus étaient d'une égale profondeur. Il quitta plus tard et se rendit à où il construisit le temple initiant ainsi la lignée ()

N069

, (1283 - 1341). Quatrième supérieur de la . Né dans la province d', second fils de qui était le frère aîné de , dont il devint le disciple. Il se consacra à la pratique bouddhique au . Il servit aussi au séminaire d' et fut l'un de ceux que l'on nomma les six nouveaux disciples. II se rendit jusque dans la région d', au nord du Japon, pour y propager le Dharma et y construire des temples. En octobre 1333, lui transmit les enseignements de Nichiren, avant d'aller présenter des remontrances à la cour impériale, faisant ainsi de le quatrième Grand-patriarche. Le 7 janvier de l'année suivante, deux moines, et , débattirent pour savoir s'il fallait réciter ou non le chapitre Hoben (II) du Sutra du Lotus pendant le . soutenait que l'enseignement théorique n'est pas l'enseignement qui mène à l'Éveil que, par conséquent, ce chapitre, qui fait partie de l'enseignement théorique, ne devrait pas être récité. , de son côté, affirmait qu'il devait l'être, sans pouvoir toutefois donner de raison valable. , disciple de, demanda à de clarifier ce point. Celui-ci expliqua alors que, bien que l'enseignement théorique soit inférieur à l'enseignement essentiel, le chapitre Hoben (II) est récité dans le double dessein de réfuter son sens littéral en tant qu'enseignement théorique et d'emprunter ses mots et phrases pour rendre hommage au Grand Dharma compris dans les profondeurs du chapitre (XVI) de l'enseignement essentiel. est l'auteur du (Biographies des Trois Maîtres), ouvrage dans lequel sont relatées (d'après les paroles de , disciple direct de Nichiren) les biographies de , et . (réf.)

N070

, 因幡房, . A l'origine, croyant du du village de , dans la province de , qui fut converti par et devint le disciple de Nichiren. Il tenta de convertir son père (son seigneur, selon d'autres textes), , qui était l'intendant de , mais suscita chez lui une opposition violente. Dans ces circonstances, Nichiren lui adressa le Shimoyama Goshosoku (Lettre à Shomoyama), l'un de ses dix écrits principaux. Après la mort de Nichiren, se rangea du côté de .
La compte parmi ses grands-patriarches trois (18e, 24e et 51e)


N071

voir


N072

voir Chandrasuryapradipa


N073

voir Chandrasuryapradipa

N074

, 日源 ( ? - 1315). de son nom d'origine, second du supérieur du temple ( à l'époque de Nichiren). il rencontre Nichiren lors du séjour de ce dernier au temple . Contraint de se démettre de sa fonction à cause de cette conversion, il rejoignit plus tard Nichiren au Mont . Puis, de retour au temple , il contribue, comme et , à faire de ce lieu un foyer de la propagation du bouddhisme du Lotus. Il rayonne ensuite dans les provinces de et où il fonde des temples. Ce qu'en dit Nichiren.

N075

, 日眼女. Disciple laïque de Nichiren et femme de. Nichiren donna son nom à leur première fille, (et probablement à la seconde, ). La foi de était profonde et Nichiren lui écrivit souvent. Quand, en 1274, vint lui rendre visite à , Nichiren fit l'éloge de sa femme qui n'hésitait pas à l'envoyer dans cette île et acceptait de rester seule en une époque si troublée. était son nom bouddhique ; c'est une combinaison de (soleil), (les yeux) et (femme).(réf.) Voir Les disciples laïcs de Nichiren.

N076

, 日郷, 日毫, (1293-1353). L'un des six nouveaux disciples de . Natif d', il fut conduit dans sa jeunesse par un disciple de Nichiren dans le village voisin du temple , près du Mont , et devint un disciple de en logeant au temple de , sur le site du . Il servit plus tard et se rendit également au séminaire d' où il rencontra et étudia sous sa direction. En 1333, il accompagna, avec , lorsqu'il alla présenter des remontrances à la cour impériale de . Celui-ci mourut en chemin, mais les deux disciples poursuivirent sa tâche. resta à et revint au avec les cendres du Grand-patriarche. devint le quatrième Grand-patriarche et réclama le temple d'accueil de et ses alentours sous prétexte que les lui avait légués sur son lit de mort. Finalement, il quitta le et se rendit à , dans la province d', où il construisit le temple . Il continua à réclamer le . Ce conflit entreet lui, et leurs successeurs respectifs, dura plus de soixante-dix ans et créa une grande tension au .

N077

, 日行 I. ( , 三位房 ? ). Ses dates ainsi que de nombreux éléments de sa biographie sont assez incertains. Dans les écrits de Nichiren il apparaît également sous les appellations ou . Encore que certains se demandent si c'est une même personne car désigne un grade de fonctionnaires, ceux du troisième rang. Son nom bouddhique était . Il était originaire de la province de dans le département actuel de . Peut-être était-il un disciple laïc de . Parmi les premiers disciples de Nichiren, il semblait avoir des qualités exceptionnelles. Il aurait étudié au Mont , centre du . Il excellait dans les débats et était très estimé parmi les disciples pour ses grandes connaissances. Le débat de en 1277 avec ( ) est un exemple célèbre de ses capacités oratoires. Cependant, il avait tendance à s'enorgueillir de ses connaissances et à rechercher la gloire. Aussi Nichiren trouva-t-il nécessaire de lui faire des remontrances en plusieurs occasions. Pendant la persécution d', il renia sa croyance. Il connut une mort tragique. Selon certaines sources, il y aurait eu un autre moine de son nom bouddhique et il est possible qu'il y ait quelques confusions entre les éléments se rapportant à chacun d'entre eux.

N078

II. (mort en 1369). Cinquième Grand-patriarche de la . Il naquit dans la famille , dans la province de . Son père était intendant de la région de à , et sa mère était la fille de . Il entra dans la vie religieuse sous la direction de et servit également . Après la mort de ce dernier, il servit . En 1337, il construisit le temple d'accueil de , au . Le 15 juin 1339, il succéda à et devint le cinquième Grand-patriarche. En 1342, il fit des remontrances à la cour impériale de et aux autorités militaires de . Il construisit le temple dans la province de . En 1365, il transmit le Dharma à , le sixième Grand-patriarche.

N079

(1257-1318). Disciple de Nichiren. Il serait un fils de . A l'origine moine de l’école résidant au temple à (préfecture de ). Il a été converti par et . C'est lui qui a rédigé le relatant les funérailles de Nichiren.

N080

(1264-1328). Moine nichirénien qui fonde en 1297 le temple à et l'école . Le temple fut appelé plus tard . On raconte que faisait le tour du temple accompagné d'une vache blanche sacrée. Cet épisode a inspiré le grand sculpteur dans sa série de sculptures animalières.

N081

, 日持 I. , , (1250 - ? ) Un des six moines aînés. De son premier nom était le fils d'un samouraï, seigneur du village de (actuellement préfecture de ). Il fait ses études au temple , qui relève de l'école . Lire la suite


N082

II (mort en 1406). Sixième Grand-patriarche de la . Il appartenait à la famille , du village d', à .

N083

, 日陣 (1339-1419) est considéré comme un fondateur de la branche Hokkeshu Jinmon Ryu du bouddhisme Nichiren, bien qu'il ait été précésé par Nichiin. Il a étudié sous Nichiryi au Honjo-ji à l'âge de 8 ans, puis parit étudier sous Nichijo à 17 ans. Alors qu'il étudiait sur le mont Chokai, il rencontra un érudit tendai, avec lequel il débattit. Cet érudit se convertit au bouddhisme Nichiren en 1379 et changea son nom en Nichiju. Il convertit également un prêtre shingon qui changea son nom en Nichiin. Il disparaît en 1419 ; on pense qu'il est mort en pèlerinage.

N084

I 日常 voir


N085

II , , 妙龍院日静 (1298-1369). Un des neuf disciples de . Oncle du shogun et fondateur en 1345 du temple (En fait, ce serait le nouveau nom du temple ).


N086

III voir

N087

, , 日什 (1314-1392). Fondateur de la branche de l'école de Nichiren. A dix-neuf ans, il entra à l', temple principal de l'école , où il étudia sous la direction de . Plus tard, il enseigna le bouddhisme au séminaire de dans la province de . Un de ses amis moines lui fit connaître le Kaimoku Sho et le Kanjin no Honzon Sho de Nichiren. Inspiré, il fonda sa propre école. Il suivit par la suite , le sixième Grand-patriarche, de la , mais fut réprimandé par , le septième Grand-patriarche parce qu'il n'abandonnait pas son attachement aux enseignements . Incapable de poursuivre sa pratique au , il partit étudier au temple , à , au temple et en divers autres lieux. Il prétendait avoir reçu la transmission directe des enseignements de Nichiren en lisant le et fonda le temple à , dont l'école fut appelée la branche . C'est l'origine de l'actuelle branche .

N088

, 日順, (1294-1356). Disciple de . A l'âge de sept ans il devint le disciple de . Quand quitta , le suivit. Vers 1317, il fut nommé chef instructeur du séminaire d', fonction auparavant remplie par. En 1327, représentant , il alla à et exhorta la cour impériale à croire dans les enseignements de Nichiren. En 1328, sous la direction de , il écrivit le Gonin Shoha Sho (Réfutation des cinq moines), en mettant l'accent sur les erreurs faites par cinq des six disciples de Nichiren. Il contribua à approfondir la doctrine de . Vers 1329, il fut affligé d'une maladie des yeux et finit par perdre la vue d'un oeil. Il alla alors vivre en retraite à dans la province de . Pour se conformer aux dernières volontés de, cependant, il recommença à faire des exposés sur les écrits de Nichiren au séminaire d' après la mort de. Il laissa un certain nombre d'ouvrages, parmi lesquels des commentaires sur le Senji Sho (Sur la sélection du temps) et le Kaimoku Sho. (réf.)

N089

, 日寛 (1665-1726). Vingt-sixième Grand-patriarche de la . Avec , il fut révéré comme le restaurateur de cette école. Son père était au service du seigneur de , et son nom d'enfance fut . Alors qu'il se trouvait à (actuelle ), il entendit (le dix-septième Grand-patriarche de la ) prêcher au temple et résolut de devenir moine. II se consacra alors à la pratique sous la direction de (le vingt-quatrième Grand-patriarche) et, en 1689, entra au , un séminaire destiné aux moines qui désiraient étudier les enseignements de Nichiren. En 1708, il devint le directeur du séminaire et prit le nom de . En 1711, il fut nommé chef instructeur du temple principal, le . II écrivit des exégèses sur les cinq traités majeurs de Nichiren et sur d'autres ouvrages. Il rédigea également le Rokkan Sho qui étudie les différentes interprétations des écrits de Nichiren. Son travail conduisit à la restauration de la et contribua à sa prospérité. En 1718, il devint le vingt-sixième Grand-patriarche. En 1720, il transmit à son tour les enseignements de Nichiren au vingt-septième Grand-patriarche, . Celui-ci mourut trois ans plus tard, ce qui contraignit à assumer à nouveau les fonctions de Grand-patriarche. II contribua non seulement au progrès de l'étude des enseignements de Nichiren, mais encouragea également la réparation et la construction de nouveaux bâtiments au Temple principal. II fournit des fonds pour la construction d'une pagode à cinq étages qui fut achevée sous le trente-cinquième Grand-patriarche, . Un an avant sa mort, il corrigea le Rokkan Sho pour y intégrer les derniers résultats de ses études. Il est également l'auteur du Sanju hiden sho (Traité de la triple tradition secrète). (réf.) Lors de la séparation entre la et la SGI (1991) cette dernière adopte pour ses memebres le inscrit par .

N090

, 日講 I. (1626-1698). Fondateur de l'école de l'école Nichiren. Natif de , il entra au temple à l'âge de dix ans et étudia sous la direction de . En 1661, il fit un exposé sur le au séminaire de , à . Vers 1665, le gouvernement ordonna à tous les temples de signer un document établissant que les biens immobiliers d'un temple, reconnus par le gouvernement comme lui appartenant, devaient être considérés comme des offrandes du gouvernement. adhérait au principe de , établi par le moine , qui soutenait que ni les moines ni les disciples laïcs de Nichiren ne devaient jamais donner ni recevoir d'aumônes d'une personne qui suivait une autre doctrine. Il s'opposa par conséquent au décret gouvernemental et fut exilé à , au sud du Japon, en 1666. Il y obtint le soutien du seigneur local, , et s'engagea dans l'étude des écrits bouddhiques. En 1695, il acheva un commentaire en trente-six fascicules sur les écrits de Nichiren, fruit de cinq années d'études. En l'écrivant, cependant, il défendit la position que les enseignements théorique et essentiel sont d'une importance égale (), point de vue réfuté par . (réf.)


N091

II. Fils d' à qui [] à légué sa collection de . Il succéda à ce dernier à la tête de la branche

N092

, 日目 (1260–1333). Un des disciples directs de Nichiren, puis de . Il est considéré comme le 3ème Patriarche par la . Il fut aussi le supérieur du temple , à partir de 1290, après quefut parti à pour créer un séminaire de moines. Lire la suite


N093

, 日妙 I. Disciple laïque de Nichiren qui vécut à . Elle devint veuve encore jeune. Tandis que Nichiren était en exil à , elle fit seule avec sa fille, , encore enfant, le voyage de à pour lui rendre visite. En reconnaissance de sa croyance pure, Nichiren lui donna le nom bouddhique de .
Selon d'autres sources serait la femme de .


N094

II. [] (1833-1916). Supérieur du temple à à partir de 1886.

N095

, 日女 [dame]. Disciple de Nichiren. On pense qu'elle fut soit la femme d' , soit la fille de dame , sans que cela puisse être établi de façon certaine. Il existe deux lettres de Nichiren qui lui furent adressées, l'une expliquant le , l'autre les principaux enseignements du Sutra du Lotus. D'après le contenu de ces lettres, il semble qu'elle ait eu une forte croyance, qu'elle ait été cultivée et qu'elle ait possédé une certaine fortune. Voir : Le Véritable aspect du Gohonzon et Grandes lignes du chapitre Zokurui et d'autres.


N096

, 日奥 (1565-1630). Fondateur de l'école . Supérieur du . Une controverse au sujet de dons faits par des non pratiquants l'opposa à l'ensemble de la communauté du temple et le contraignit à une séparation. Sa critique de l'autorité séculière lui valut d'être exilé pendant 16 ans à dont il revint en 1616 pour consolider son enseignement à .

N097

, 日蓮 (1222-1282)
Biographie

N098

Nichiren [succession] Différentes écoles du courant nichirénien

N099

, . École d'obédience Nichiren. Lignée de branche de . Temple principal. () ou , souvent abrégé en , rendu officiel par un décret l'empereur en 1335, répondant au voeu de Nichiren de voir son enseignement et l'estrade d'ordination  () reconnus par un souverain. L'école est fortement impliquée dans la reconnaissance par les autorités du pays : , inséparabilité du bouddha et du souverain et l'établissement du .


N100

. École d'obédience Nichiren. Temple principal à .


N101

, 日蓮 正信会, Association de la foi correcte. Groupe de pratiquants du bouddhisme de Nichiren (essentiellement des prêtres), dissident tant de la que de la .

N102

, 日蓮 正宗. École se réclamant de . Elle s'appelait (Branche ) mais se renomma en 1912. Selon cette école, hérita du inscrit par Nichiren le 12 du dixième mois de 1279 et conservé au , au pied du Mont . L'école est implantée en France dans la région parisienne. La différence d'avec les autres écoles se réclamant de Nichiren réside dans l'interprétation des Trois trésors. Sont issues de la : , (ex-, .
Voir sur le site : Nichiren Shoshu au Japon et les articles Ecole Fuji,
En savoir plus sur la succession des Grands patriarches.


N103

, 日蓮宗. École d'obédience Nichiren. Site officiel : http://www.nichiren-shu.org/ Fédération d'écoles nichiréniennes reconnaissant les six moines aînés (). Principaux temples : (Mont ), d' ), . En savoir plus. Voir le . Liens : Histoire ; Nichiren Shu Japon ; Nichiren Bay Area (NBA) ; Mark White Lotus ; Cérémonies et fêtes

N104

voir


N105

日朗, , (1245-1320). Un des six moines aînés (). Originaire de la région de (département actuel de ). A l'âge de neuf ans, venu avec son père à , il est présenté par son oncle (1221 - 1333), à Nichiren. Lire la suite

N106

, (1385-1464). Deuxième Grand-patriarche de la , Nichiren étant considéré comme le premier. est né dans une famille de samouraï  le 14 octobre 1385 dans le district d' (act. préfecture de ). A l’âge de 12 ans,  il entre au temple . Deux ans plus tard,  étudiant le bouddhisme à , il découvre l’enseignement de Nichiren () qui, selon lui, est révélé dans les du Sutra du Lotus (les huit chapitres du XV au XXII) et fut transmis par le Bouddha Primordial au bodhisattva . Estimant que le était « tombé en décadence », il crée en 1423 son propre courant qui deviendra la .

N107

, 日有 (1402-1482), 9ème Grand-patriarche de l’école est une figure respectée à l’intérieur de sa tradition et controversée à l’extérieur. Il fut le dernier patriarche issu de la famille - une famille affiliée au clan qui servait le shogunat de . avait fait don à , disciple de Nichiren et fondateur de cette école, d’un terrain sur lequel fut construit un premier temple précurseur du . C’est dans la famille de ce bienfaiteur et protecteur que furent alors choisis six premiers patriarches de l’école. Lire la suite

N108

, 日禅, , (mort en 1331). Disciple de Nichiren. Il était lié à la famille , de , dans le district de . A l'origine, ce fut un moine de l'école du temple , dans le village d', dans la province de . Il fut converti aux enseignements de Nichiren par et suivi par ses amis, les moines et . Il convertit lui-même un certain nombre de laïcs à et fit des remontrances à , principal adjoint du, lors de la persécution d'. servit Nichiren à et devint plus tard l'un des six principaux disciples de . Il fit construire le temple d'accueil au . (réf.)

N109

, (1269-1342). Demi-frère de et son disciple à partir de 1275. Nichiren lui aurait confié la propagation du Sutra du Lotus à où il arrive en 1294 puis fonde le qui deviendra un centre chargé de prier pour l'Empereur. Il est à l'origine du courant de la lignée . Voir les différentes lignées.


N110

, 日尊, (1265-1345). Disciple de , natif de dans la province de , il fut converti en 1283 par qui visitait alors la région pour propager l'enseignement de Nichiren. L'année suivante, l'accompagna à où il servit. Un automne, il fut expulsé pour s'être laissé distraire par les feuilles qui tombaient d'un poirier du jardin où donnait un cours sur le bouddhisme de Nichiren. Se repentant de son inattention, il se consacra à la propagation et, dans les douze années qui suivirent, construisit trente-six temples. Il fut finalement pardonné. En 1333, après la mort de, il accompagna avec pour aller faire des remontrances à la cour impériale de dans le but de prouver le bien-fondé des enseignements de Nichiren. mourut en chemin, mais les deux autres poursuivirent le voyage. resta à pour y propager la foi et construisit le temple en 1339. Mais il fit enchâsser également une statue de Shakyamuni, ce qui était en contradiction avec l'enseignement de la .

N111

nid de la cohabitation et des naissances délimitées, . Les naissances délimitées désignent le cycle des vies et des morts. La cohabitation est l’une des quatre terres, celle où vivent ensemble les hommes ordinaires et les saints. L'expression désigne le monde de Saha (monde de l’endurance), lieu dans lequel vivent les êtres plongés dans l’illusion. Ce qu'en dit Nichiren.


N112

Niepanjing voir Sutra du Nirvana


N113

, , 日本紀, Chroniques du Japon. Histoire du Japon en trente fascicules, écrite en 720, et l'une des deux plus anciennes oeuvres historiques existantes, avec le (Chronique des choses anciennes) écrit en 712. Tous deux sont des compilations dont l'écriture fut entreprise à la demande de la maison impériale. Ce qu'en dit Nichiren.


N114

voir

N115

, 新尼. Disciple de Nichiren. Épouse du petit-fils de . était le seigneur du district de dans la province d' et le second fils du second régent, . aurait aussi été la femme du fils de. Pour la distinguer de la femme de qui avait été nommée (Nonne aînée), elle fut appelée (Nonne cadette). Alors que avait renoncé à sa croyance, à l'époque de la persécution de , resta fidèle et Nichiren lui confia le . Voir Réponse à Nii-ama.


N116

, 新田四郎信. Disciple de Nichiren qui vécut à dans la province d'. Frère aîné de , le troisième Grand-patriarche de la . Sa mère, (Nonne Rena) était la soeur aînée de . Il fut converti au bouddhisme de Nichiren par et . Avec ce dernier et d'autres, il se consacra à la propagation des enseignements de Nichiren dans la région de , au nord du Japon, et contribua aussi à la fondation du . Il reçut le de . Ce qu'en dit Nichiren.

N117

, 新池左衛門尉. Disciple de Nichiren qui vécut à , dans le district d'. Ce fut un officiel du shogunat de . Sa femme, , et lui furent convertis par aux enseignements de Nichiren. Il reçut la Lettre à Niike dans laquelle Nichiren explique l'attitude correcte dans la foi.


N118

voir deux véhicules

N119

voir êtres des deux plans et huit groupes


N120

Nikaya parfois appellation du Theravada


N121

nikaya, littéralement "recuil". Sections des corpus canoniques de sutras hinayanas dans le Sutta Pitaka du canon pali.

N122

I. 寂日房, (? - 1315) . Disciple de Nichiren, frère de (), un autre disciple de Nichiren. Ils étaient les fils du seigneur d', du district d', dans la province de . Au début de l'ère Bun'ei, sa famille et lui devinrent des disciples de Nichiren qui propageait sa doctrine dans cette région. En 1279, c'est à lui que fut adressé le Jakunichi-bo Gosho (Lettre à Jakunichi-bo). A distinguer du suivant.


N123

II. , 房日華 (1252-1334). Disciple de Nichiren. Il était le fils de , seigneur de , dans la province de . Il entra dans la vie religieuse sous la direction de et, en 1276, se rendit au Mont pour servir Nichiren. Après la mort de ce dernier, la tâche lui échut de prendre soin de sa tombe en décembre dans le système de rotation pour l'entretien de la tombe. Quand quitta le Mont, l'accompagna et construisit le temple d'accueil au . En 1324, il devint le premier principal du temple qui avait été construit par . Il fut l'un des six principaux disciples de. Ne pas confondre avec , disciple de Nichiren, fils du seigneur de , du district d', dans la province de .

N124

, (阿部日顕), (né le 19 décembre 1922 à Tokyo ). Le 67e Grand-patriarche de la Nichiren Shoshu au temple principal, . Il a proclamé l'expulsion de Soka Gakkai le 28 novembre 1991 et restauré les pratiques bouddhistes traditionnelles qui prévalaient avant 1970. Voir l'article sur la scission.


N125

, 日興, , (1246-1333). (Un des six moines aînés). Issu d'une famille de samourai, originaire de dans l'ancienne région de , non loin du Mont . Son père meurt quand il est encore très jeune et sa mère se remarie. Son grand-père maternel le prend auprès de lui. A six ans, il est confié à un monastère où il apprend l'écriture, la lecture des classiques, le chinois, bagage usuel des lettrés de cette époque. Lire la suite Ce qu'en dit Nichiren


N126

, 日光, 日光菩薩, Suryaprabha, Lumière-du-Soleil. Avec (Lumière-de-la-Lune), c'est l'un des deux bodhisattvas qui servent le bouddha . Le bodhisattva apparaît à la gauche de et le bodhisattva à sa droite.

N127

, 日向, Niko, , , (1253 - 1314). L’un des six moines aînés, le plus jeune. Fils d’un samouraï de la province d' du nom de . En 1265, il a commencé à étudier au Mont , lorsque son père rencontre Nichiren et se convertit. Lire la suite. Ce qu'en dit Nichiren.


N128

, , , , 弁顕密二教論, 二教論, Comparaison du bouddhisme exotérique et du bouddhisme ésotérique. Ouvrage de dans lequel il compare les enseignements ésotériques et exotériques et affirme la supériorité des premiers sur les seconds, en mettant particulièrement l'accent sur le fait que les enseignements ésotériques représentent la voie menant le plus rapidement à l'Éveil. Il définit également dans cet ouvrage les grandes lignes de ce qu'il appelle les dix stades de l'esprit.


N129

voir congrégation des êtres humains et célestes


N130

voir monde des hommes

N131

[chapitre] voir Prédiction conférée aux apprentis et à ceux qui n’ont plus à apprendre


N132

, . Temple de . Construit en 888, il comprenait, à l'origine, 60 temples et dépendances et était le siège de la branche du . Après que l'empereur l'eut choisi comme résidence après son abdication en 897, il devint un centre très puissant d'où plusieurs empereurs retirés continuaient à influencer la politique du pays. Plusieurs fois détruit par le feu et la guerre, le temple fut chaque fois reconstruit avec d'importantes modifications. A l'époque de Nichiren c'était un temple . Ce qu'en dit Nichiren.


N133

voir paramita

N134

[ermite], Kshantivadin rishi. D'après le Sutra (Sutra du sage et de l'ignorant) une figure de Shakyamuni lorsqu'il observait la paramita d'endurance dans une vie antérieure ( signifie abstinence). Un jour, le roi Kali de Varanasi, accompagné de sa femme, de ses ministres et de ses servantes, alla en excursion sur une montagne et fut si fatigué qu'il s'endormit. Tandis qu'il dormait, les servantes rencontrèrent un ermite et écoutèrent respectueusement son prêche. Le roi Kali se réveilla et demanda à l'ermite quels bienfaits il dispensait. L'ermite répondit avec humilité qu'il n'était capable d'en procurer aucun. Le roi crut à tort que l'ermite avait essayé de séduire les servantes et se mit en colère. Quand on lui apprit que l'ermite était engagé dans les pratiques d'endurance, il lui fit couper les mains, les jambes, les oreilles et le nez. Mais l'ermite ne fléchit pas. Son sang se transforma en lait et son corps se rétablit de lui-même. En voyant cela, le roi se repentit de sa conduite et accorda par la suite à l'ermite son entière protection. Lire la légende. Ce qu'en dit Nichiren.

N135

voir unicité de la personne et du Dharma


N136

voir


N137

, 仁王門. Porte des temples bouddhistes, gardée par deux guerriers en bois appelés nio (deux rois). Les deux statues sont situées à l'intérieur des niches de la porte elle-même, l'une à gauche, l'autre à droite.

N138

, 日. Très peu de données (dates, biographie) sur ce disciple sinon qu'il s'agissait d'un sculpteur qui a réalisé des statues de Nichiren en bois laqué. La statue conservée au serait son oeuvre, elle comporte la signature de . Il se pourrait que ce soit une copie faite à la demande des disciples à l'occasion du 7ème anniversaire de la mort de Nichiren et que la signature de ait une valeur d'authentification.

N139

, 日本山妙法寺. Mouvement religieux fondé en 1917 par (1885-1985) et connu principalement pour la constructions de stupas et ses marches pour la paix avec tambours et récitation de . Actuellement il est dirigé par dont on peut lire un article sur ce site. Le mouvement a des représentants en Angleterre, en Russie, en Ukraine et Asie Centrale. (réf)

N140

nirgrantha, littéralement - qui s'est libéré de tout lien. Ascètes nus proches du jaïnisme qui refusaient tout vêtement considéré comme un lien. Ils professaient des doctrines déterministes : aucune pratique religieuse ne pouvait changer ce qui était prédestiné. Leur extrémisme les opposait au bouddhisme qui préconisait la Voie du milieu.


N141

nirmanakaya voir Corps de Manifestation

N142

Nirvana [école du], , 涅槃宗. École basée sur le Sutra du Nirvana qui prospéra d'abord en Chine du Sud. L'une des treize principales écoles du bouddhisme chinois. Daosheng, Huiguan et d'autres disciples de Kumarajiva considèrent ce sutra comme l'enseignement ultime du Bouddha et soutiennent, en s'appuyant sur lui, que le Corps du Dharma est éternel et la nature de bouddha inhérente à tous les êtres. Avec le développement de l'école Tiantai et l'établissement de son système de classification comparative des sutras en cinq périodes et huit enseignements, qui considère le Sutra du Nirvana comme subordonné au Sutra du Lotus, l'école du Nirvana déclina rapidement et fut finalement absorbée par l'école Tiantai. Ses enseignements furent transmis au Japon, mais il ne s'y développa pas d'école indépendante.

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nirvana, nirvāṇa, nibbana, , 涅槃. Étymologique nirvana signifie l'extinction du souffle et par conséquent la disparition, la mort. Cela en est encore le sens dans les expressions comme "entrer dans le nirvana". Ce nirvana possède des qualités distinctes du samsara (vies/morts). Il est doté des quatre vertus ()
- la permanence () : étant situé en dehors de l'espace/temps, il ne connaît pas de fin ;
- le bonheur () : l'être est libéré des attachements et de la souffrance ;
- soi () : la notion purement individuelle de la personnalité disparaît au profit d'une perception d'un "soi" suprapersonnel;
- pureté () : la notion bien/mal disparaît au profit de la notion d'ainsité.
Toutefois après son Éveil, le Bouddha a renoncé au nirvana pour pouvoir enseigner la bouddhéité aux autres. On en est donc venu à appeler nirvana un état de sérénité imperturbable qui dure jusqu'à la mort de l' Éveillé et à parler de la mort du Bouddha comme du parinirvana, nirvana définitif ou encore d'extinction (滅)
Selon le (Recueil des merveilles dans le livre de Zhou) Shakyamuni mourut le 15 février de la cinquante-deuxième année du règne du roi Mu (-949). Voir le récit du parinirvana dans le Sutta Mahaparinibbana.
Dans le bouddhisme de Nichiren, nirvana signifie extinction du feu des défilements-troubles (klesha, )  : défilement de la pensée qui saute sans cesse d'une idée à une autre, d'une image à une autre et défilement des désirs égocentriques qui changent sans arrêt et troublent la perception correcte de la réalité. Ce qu'en dit Nichiren.
En savoir plus et Un autre point de vue sur Dharmadico

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nirvana sans reliquat, , 無餘涅槃. But du Theravada. A l'origine, le nirvana était considéré comme l'état dans lequel toutes les illusions, tous les désirs et le cycle de naissance et de mort disparaissent. Dans cette optique, le Theravada distingue deux sortes de nirvana. Le premier est celui d'un arhat qui a éliminé toutes les illusions et ne renaîtra plus dans les six voies, mais qui est encore rattaché au monde des souffrances dans ce sens qu'il possède un corps. C'est ce que l'on appelle le nirvana du reliquat () ou nirvana incomplet. Le second est celui qu'il atteint à sa mort, lorsque à la fois le corps et l'esprit, sources de souffrances, s'éteignent. C'est ce que l'on appelle le nirvana sans reliquat () ou nirvana complet. Comme le Theravada enseigne que le but ultime de la pratique ne peut être atteint qu'à la mort, les mahayanistes l'ont appelé par dérision la doctrine de "l'annihilation de la conscience et de la réduction du corps en cendres" ().


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Nirvanasutra voir Sutra du Nirvana

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, Village dans le district du , province de .

 


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, [nyudo de], 西山入道. Disciple de Nichiren du village , province de . Certaines sources en font un parent du seigneur du village, , alors que d'autres voient en lui le , grand-père maternel de . On possède six lettres que lui adressa Nichiren, dont La prière pour la pluie des trois maîtres du Tripitaka.

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voir


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(1600 1683). Dix-septième Grand-Patriarche de la . C'est sur son initiative qu'en 1632 fut construit l’actuel au .

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I. 日仙, , (1262-1357). Disciple de Nichiren. Né dans la province de , il renonça à la vie séculière dans son enfance pour étudier sous la direction de . Il reçut les préceptes sous la direction de et devint plus tard l'un de ses six moines de succession. Il fonda le temple-d'accueil (appelé plus tard le ) au . En 1334, l'année suivant la mort de, il eut un débat avec , autre disciple de, pour déterminer s'il était ou non nécessaire de réciter chapitre (II) du Sutra du Lotus pendant . insistait sur le fait que cela n'était pas nécessaire, argument basé sur l'impossibilité à atteindre l'état de bouddha par l'enseignement théorique. Ils ne parvinrent à aucune conclusion définitive. se rendit plus tard dans la province de , où il construisit le temple et se consacra à la propagation des enseignements.


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II. 長松 日扇 , (1817 - 1890). Réformateur de l'école nichirénienne . nait dans une famille marchande à . Particulièrement doué pour l’art et la calligraphie, il se fait connaitre dans les cercles littéraires  dès l’âge de neuf ans. Il commence par étudier le confucianisme et se spécialise dans l’écriture des . La mort de sa mère et une grave maladie le poussent à étudier diverses doctrines bouddhistes. Invité à faire la peinture et la calligraphie au temple (temple fondé par ), il rencontre les enseignements de Nichiren et adhère aussitôt à la récitation de (). A cette époque, la société japonaise était soumise au système des et le clergé bouddhiste se cantonnait dans les rites funéraires. A 32 ans est ordonné prêtre au temple puis, le 12 janvier 1857, il fonde une nouvelle école bouddhiste : Son école, devenue (HBS) est connue pour la récitation des composés par et qui reprennent les enseignements de Nichiren.

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I. 日親 (1407-1488), du lignage , vint à être connu comme le "Saint porteur de pot" à cause des tortures qu'il avaient endurées entre les mains du shogun . En 1439, il tenta de convertir le . Alors qu'il était en train d'écrire sa propre version du Rissho Ankoku-ron, il fut arrêté. Pendant deux ans, on le tortura en prison pour le forcer à renoncer au . En une occasion, on dit que sa tête fut écrasée par une bouilloire brûlante. Cela est connu sous le nom de persécution de . A la fin, fut relâché quand fut assassiné. On attribue à la fondation de trente temples, l'envoi de pétitions à des officiels de haut rang à huit reprises, et la victoire dans soixante débats religieux. a illustré l'esprit de ("briser et soumettre les opinions fausses") et de , même au risque de sa propre vie et en dépit d'une terrible souffrance. En savoir plus.

N153

II. 日真, École du lignage de


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III. (1444-1528). Moine nichirénien fondateur en 1488 de l'école et du temple à en 1489. C'était un partisan du et accordait une importance particulière au chapitre XVI du Sutra du Lotus.

N155

, 日照 (1221 - 1323). Egalement appelé acarya ( , 辨阿闍梨) ou moine (, 辨の房) ou . L’un des six moines aînés (), le plus âgé. Originaire de , son patronyme était . Oncle de . A quatorze ans, il entre dans les ordres dans la tradition et prend pour nom . Lire la suite


N156

日秀, (mort en 1329). Disciple de Nichiren et de originaire de la région du Mont . Il est au cœur du déclenchement de la persécution d'. Lire la suite

N157

I. 日頂, Sommet du soleil, ,, Acarya d’ (), (1252-1317). Disciple de Nichiren, l’un des six moines aînés. Originaire d’ dans la province de (centre du département actuel de ). Il est très jeune lorsque son père décède. Sa mère l’emmène à puis elle se remarie avec le disciple de Nichiren, qui adopte l’enfant. Lire la suite


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II. , (1262-1310). L'un des six nouveaux disciples de . Bien que disciple de à l'origine, il se rangea du côté de lors du conflit avec . Il était très érudit, très versé à la fois dans la littérature bouddhique et non bouddhique. Il fut le premier chef instructeur du séminaire d' . On rapporte que lui aurait fait écrire un plan du Fuji Isseki Monto Zonchi no Koto (Directives pour les croyants de l'école Fuji).


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III. (1421-1500). Grand-patriarche du temple puis du au Mont

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, , 細 井 日 達 (1902-1979). Soixante-sixième Grand-patriarche de la de 1959-1979. Cette période correspond à l'expansion de la sous la présidence de et la construction du (1972).


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日天. I. Divinité du Soleil qui figure sur le .
II. Divinité japonaise du Soleil inspirée du dieu solaire védique Surya, l'une des 33 divinités des 33 Ciels. Le identifie au bodhisattva . Ce qu'en dit Nichiren.


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. Rapport sur un pèlerinage effectué en Chine à la recherche du Dharma. Récit fait par (), le troisième patriarche de l'école japonaise , sur son voyage en Chine, de 838 à 847. Il décrit la situation du bouddhisme à cette époque ainsi que l'histoire et la géographie de la Chine des Tang. C'est un ouvrage de référence, particulièrement utile à l'étude du bouddhisme sous cette dynastie.

N163

Nityodyukta voir


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Nityaparivrita, Extinction-Perpétuelle, , Changmie, Ever Extinguished. L'un des 16 princes du chapitre VII du Sutra du Lotus. Il est le fils de Mahabhijnajnanabhibhu (Grands Pouvoirs Vainqueur en Sagesse). Avec Akashapratichthita (Demeurant dans l'Espace) il règne sur le Sud.


N165

niyama voir cinq niyama


N166

voir sutra antérieur

N166

noble, arya, ariya, littéralement "aux aspirations élevées", historiquement, relatif aux Aryens
I. Dans les textes bouddhiques : qui se rapporte au Bouddha, aux pratyekabuddhas et aux disciples qui ont atteint une des quatre étapes de l'Éveil (maggas) du Theravada. Certains textes traduisent abusivement "arya" par "saint" car l’adjectif ne désigne pas la sainteté au sens théiste, mais une irréprochabilité, honorabilité, respectabilité. Dans le contexte de la spiritualité bouddhiste cet adjectif désigne une certaine supériorité morale. Dans les textes palis, l’expression aryia-savaka est employée pour désigner les disciples laïcs qui ont atteint au moins l’étape de sotapatti.
II. appartenant à une caste élevée.

N167

(998-1050). Poète et moine qui vécut à . Ses oeuvres contiennent des poèmes qui sont des prières pour la pluie. Ce qu'en dit Nichiren.


N168

nombre immense de mondes tricosmiques (trichiliocosmes) commence par "cinq cents" (, wubai); voir kalpa dits des cinq cents grains de poussière


N169

noms du Bouddha dans ses vies antérieures. Vingt-cinq noms du Bouddha Shakyamuni dans ses existences successives donnés par le Jataka. En savoir plus.

N170

noms et forme, , 名色, nama rupa. L'illusion d'exister comme individu. Les noms (nama) sont les quatre éléments relatifs au mental : perception (ou sensation, vedana), conception (sanjana), volition (samskara) et conscience embryonnaire (vijnana). La forme (rupa) est le cinquième élément restant (voir cinq agrégats). L'illusion d'exister est la quatrième cause de la souffrance dans la chaîne causale. Ce qu'en dit Nichiren.


N171

NONA, Nichiren Order of North America. Association de temples et de sanghas des Etats-Unis, du Canada et du Mexique. En savoir plus


N172

non-dualité, advaita, . Unité fondamentale qui sous-tend la diversité apparente. Zhanlan a établi une liste de dix non-dualités. Ce qu'en dit Nichiren.

N173

non-dualité de la vie et de son environnement, , 依正不二. Principe énonçant que l'être vivant et son environnement sont deux phases d'une même entité. L'un des dix principes de non-dualité formulés par Zhanlan dans le Hokke Gengi Shakusen sur la base de la théorie formulée par Zhiyi dans le sur le véritable aspect de tous les phénomènes (). est une contraction de , l'environnement non sensible ou le monde objectif ; et , l'être vivant ou le monde subjectif. , de , signifie sujet et de , dépendre, c'est-à-dire que la vie dépend de son environnement pour survivre. , dans les deux termes, veut dire effet manifeste, indiquant que la rétribution karmique d'un individu apparaît dans la réalité subjective aussi bien qu'objective. est une abréviation pour (deux mais non deux) et (non deux mais deux). Ces expressions signifient que la vie et son environnement sont deux phénomènes dans leur manifestation mais un dans leur essence fondamentale. La notion d' recoupe le principe de la non-existence des choses "en soi" (vacuité). Ce que nous connaissons du monde n'a de réalité que dans la relation et la dynamique (espace-temps). Un organisme ne peut naître que dans un milieu et il modifie ce milieu du fait même de son existence et de son développement. Les "coupures" dualistes telles que sujet/environnement, corps/esprit, inné/acquis sont toujours artificielles. Ce qui est biologique ne peut pas être séparé de ce qui est culturel : il n'y a pas de culture s'il n'existe pas de cerveau (neurones, enzymes et autres substances chimiques) pour engranger les expériences et les émotions vécues. Les distinctions binaires que l'on rencontre dans les textes bouddhiques, telles que sensitif / non-sensitif, doivent être considérées comme des comparaisons entre certaines caractéristiques et non pas comme des catégories distinctes. Il n'y a pas de rupture biologique entre animé et inanimé mais des états différents en fonction du milieu. Ce qu'en dit Nichiren

N173

non-dualité du bien et du mal, , 善悪不二. Principe expliquant que le bien et le mal sont non pas séparés mais inhérents à tous les phénomènes. Comme pour l'espace et le temps, le bouddhisme se situe au delà des notions bien/mal. Sur le plan du quotidien on peut considérer comme "bien" ce qui contribue à l'épanouissement de la personne et des autres et "mal" ce qui blesse la personne et les autres. Ces deux fonctions de la vie ne s'excluent pas mutuellement. Le principe d' met en lumière la façon dont tous les états de vie coexistent dans un seul moment de pensée. Chaque instant de vie possède simultanément l'enfer et la bouddhéité, le mal et le bien. Si l'un des aspects se manifeste il n'est jamais dépourvu de la présence potentielle de l'autre. Cette non-dualité est remplacée dans la liste de Zhanlan par la non-dualité du pur et de l'impur (). Ce qu'en dit Nichiren.

N175

non-dualité du corps et de l'esprit, , 色心不二. Principe expliquant les deux phénomènes apparemment distincts du corps, l'aspect physique de la vie, et de l'esprit, son aspect spirituel, comme les deux phases d'une même entité. désigne ce qui a une forme, une couleur ou qui est extérieurement manifeste, c'est-à-dire les phénomènes physiques. Tandis que désigne le mental : l'esprit, tout ce qui est intérieur et invisible, les phénomènes spirituels. est une abréviation de (deux mais non deux) et (non deux mais deux). Cela veut dire que le matériel et le spirituel sont deux catégories distinctes sur le plan des phénomènes, mais qu'ils sont inséparables et un par essence. C'est l'une des dix non-dualités formulées par Zhanlan. Ce qu'en dit Nichiren.


N176

non-production et non-destruction du monde phénoménal voir dix non dualités


N177

non-dualités () voir dix non dualités

N178

. 能, dit . Moine japonais du XIIe siècle qui fut parmi les premiers à répandre la doctrine au Japon. Bien que la première école officielle dans ce pays soit l'école établie par , l'avait précédé en introduisant le . Critiqué pour n'avoir reçu cette doctrine d'aucun maître autorisé, il envoya deux disciples en Chine en 1189 et obtint la reconnaissance de ses points de vue par le maître ChanZhuo-an du Mont Yu-wang. Il fonda le temple dans la province de et appela son école (école Bodhidharma du Japon) bien qu'elle ne soit, en fait, jamais devenue une école indépendante.


N179

non-obtention de la voie, . Qui ne permet pas de réaliser la voie bouddhique. Terme opposé : obtention de la voie ().


N180

non-productif voir production conditionnée


N181

non-régression voir avaivartika

N182

non-sensitif, . Désigne tout ce qui est dénué de sentiments, tels que les minéraux et les végétaux, et ce par opposition au sensitif (, youqing), les existences dotées de perception et d'affectivité, tels les animaux. Ce qu'en dit Nichiren.


N183

non-soi, anatta, anatman. Notion découlant du concept d'impermanence : "il n’y a rien de permanent, d’éternel et sans changement dans la totalité de l’existence universelle." Les phénomènes n'ont pas de réalité propre en eux-mêmes. Ils n'existent que dans l'interdépendance et changent d'un moment à l'autre. En savoir plus. Ce qu'en dit Nichiren.


N184

non-substantialité voir vacuité () et


N185

non-violence voir ahimsa

N185

NOPPA, Nichiren Shu Overseas Propagation and Promotion Association. Association fondée en 1971 par (1907-1992) et consacré à la traduction de textes bouddhiques. Le NOPPA traduisit en anglais les cinq Écrits majeurs de Nichiren et, à partir de 1988, publia d'autres oeuvres traduites en anglais de Nichiren. A partir de 1976, le NOPPA a commencé la publication en anglais du périodique Nichiren Shu News. En 1980 il fonda le de San Jose et en confia la direction à .


N186

, 海苔. Algues comestibles , employées séchées en feuilles pour envelopper les , en salade ou servent de garniture aux plats de poisson crû.

N187

, Diligent dans le don d'aumônes, Dāna. Figure de Shakyamuni dans une vie antérieure. D'après le Sutra (Sutra du sage et de l'ignorant) le prince ressentait de la pitié pour les personnes de son peuple pauvres et souffrantes et supplia son père de leur distribuer tous ses trésors. Quand son père eut épuisé toutes les richesses qu'il possédait, le prince entra dans la mer à la recherche du joyau exauçant tous les vœux, possession d'un roi-dragon. Il eut de nombreux obstacles à surmonter, mais finalement, obtint ce joyau et, le ramenant avec lui, fit pleuvoir des trésors sur son peuple. Ce qu'en dit Nichiren.


N188

Notes sur le voir


N189

Notes sur les régions du Ponant voir

N190

. Disciple de Nichiren. Il fut apparemment blessé en défendant Nichiren lors de l'attaque de . Mais deux lettres de Nichiren, l'une adressée à , l'autre à , mentionnent qu'il abandonna sa foi vers 1279. Ce qu'en dit Nichiren.

N191

nouvelles traductions. Traductions chinoises des écritures indiennes faites par Xuanzang (602-664) et après lui. Elles ont tendance à être plus littérales que les "anciennes traductions". Ce qu'en dit Nichiren.

N192

Nuwa, 女媧. Personnage de la mythologie chinoise. Elle forme un couple avec son frère Fuxi dont elle est aussi la femme. Elle est l’un des Trois Augustes. On lui prête la "découverte" de l’institution du mariage et de la famille.

N193

Nyagrodha, , 尼倶律陀. Brahmane du Magadha. Selon le Fuhozo Innen Den, comme rétribution de pratiques vertueuses au cours d'existences passées, il était doté d'une intelligence sans pareille et possédait mille fois la richesse d'un roi, mais il n'avait pas d'enfant. Il avait beau prier sans cesse un arbre considéré comme dieu de la fertilité, il n'arrivait toujours pas à en obtenir. Il se mit finalement en colère et menaça d'abattre l'arbre si sa prière n'était pas exaucée. Effrayé, le dieu de l'arbre le rapporta aux Quatre Rois du Ciel qui, à leur tour, demandèrent son aide à . Celui-d regarda dans le monde entier mais ne trouva nulle part un être digne de devenir l'enfant d'un homme d'une telle bonne fortune. Il alla donc demander conseil à . Celui-ci découvrit alors dans son domaine un être céleste qui était sur le point de mourir et lui demanda de renaître en tant qu'enfant de Nyagrodha. L'être céleste objecta d'abord qu'il ne désirait pas renaître parmi des brahmanes dont la doctrine était erronée, mais, après avoir été assuré de la vertu de Nyagrodha et de la protection de , il finit par accepter. Plus tard, la femme de Nyagrodha donna naissance à un fils qui s'appela Mahakashyapa. Ce qu'en dit Nichiren.

N194

nyagrodha, figuier banian, , , 尼拘律樹, 尼倶類樹. Grand arbre que l'on trouve dans les régions tropicales et subtropicales des régions d'Asie, généralement de dix ou douze mètres de haut. Il est dit dans le que cet arbre est assez large pour procurer de l'ombre, à cinq cents chariots, toutefois la graine d'où il part n'est pas plus grande que le tiers d'une graine de moutarde. Ce qu'en dit Nichiren.


N195

voir Manurata


N196

, 女人結界. Site interdit aux personnes impures, principalement dans la tradition shinto mais également bouddhiste à partir du milieu de la période . L'impureté qui, à l'origine, était liée au contact avec un mort, s'étendit progressivement à toutes les femmes à cause du sang menstruel et néonatal. L'interdiction concernait principalement les "montagnes sacrées". Ainsi le Mont fut fermé aux femmes jusqu'en 1872 et le Mont l'est encore de nos jours.

N197

, 女人禁制, littéralement "interdit aux femmes". Notion qui s'inspire du (texte cosmogonique shinto rédigé en 712). "L’impureté du sang" est à l’origine de certaines pratiques et enseignements discriminatoires. Ainsi, la présence des femmes dans certains lieux religieux est interdite. Le sutra enseigne que les femmes n’ont d’autre issue que "l’ enfer de la mare au sang". D’autres textes bouddhiques donnent la possibilité aux femmes d'atteindre la bouddhéité, cependant elles doivent passer par "l’état d’homme" avant d’y accéder (). Encore de nos jours certaines prescriptions et certains tabous sont attachés au corps, notamment en ce concerne l'impureté rituelle des femmes : il leur est interdit de pénétrer dans un temple shintoïste pendant leurs règles, l'accouchement a lieu dans une cabane construite à cet effet. S'appuyant sur le Sutra du Lotus, Nichiren affirme qu'il n'y a aucune différence entre les hommes et les femmes en ce qui concerne l'accès à la bouddhéité. Ce qu'en dit Nichiren.


N198

voir parfaite ainsité,

N199

voir Ainsi-venu,


N200

voir XXIème chapitre du Sutra du Lotus


N201

Longévité de l’Ainsi Venu, Durée de vie de l’Ainsi Venu, XVIème chapitre du Sutra du Lotus


N202

voir principe d'ainsité


N203

voir dix ainsités


N204

voir ainsi ai-je entendu

N205

, 入道, , sannyasin, samnyāsin. Littéralement "celui qui est entré dans la voie". Moine séculier, un renonçant, laïc retiré qui mène une vie religieuse sans prendre l'habit de moine. A l'origine, synonyme de religieux, ayant quitté la vie séculière. Mais depuis l'époque , le terme désigne ceux qui se rasaient le crâne tout en vivant chez eux et en restant actifs dans la société en se consacrant essentiellement aux activités religieuses ou spirituelles.