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Extraits de gosho sur

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Enfer avici
 

Il est dit également dans le Sutra du Lotus, chapitre III, Parabole : "S'il se trouve des personnes pour calomnier des Écritures telles que celle-ci ; ou si, en voyant des gens lire, réciter, copier, préserver ce Sutra, ils les méprisent, les jalousent, ou conçoivent contre eux de la rancune, la rétribution des fautes de ces hommes, tu vas dès maintenant l'écouter : à la fin de leur vie, ils entreront dans l'enfer avici." Et dans le Ninno kyo : "Ceux qui détruisent le bouddhisme (…) tomberont après leur mort en enfer, le monde-état des preta, et dans celui des bêtes et des oiseaux." Ce sont des exemples de junji shogo, c’est à dire le fait de recevoir dans l’existence suivante la rétribution pour des actions commises dans cette vie.
[...] Le Bouddha nous avertit dans le Sutra du Nirvana : "Supposez qu’il y ait un bon bhiksu qui, alors qu’il voit un homme calomnier et transgresser le vrai Dharma, ne le réprimande pas, ne le chasse pas, et ne le corrige pas ; ce bhiksu est un ennemi du bouddhisme. Si le bhiksu chasse, réprimande et corrige cet homme, il est de fait un vrai disciple du Bouddha." Tout en adhérant à cette avertissement du Bouddha, je prédis que les détracteurs du vrai Dharma tomberont tous dans l'enfer avici.

Sainan Koki Yurai - La cause des désastres (Kamakura, février 1260)

Il [Honen] tourne le dos aux passages des trois sutras de la Terre pure, sutras de sa propre école, qui contiennent le serment d'Amida de sauver tous les êtres humains, "sauf ceux qui commettent les cinq forfaits ou calomnient le Dharma correct". Dans le même temps, il se révèle incapable de comprendre l'avertissement contenu dans le second volume du Sutra du Lotus, le plus important sutra exposé durant les cinq périodes d'enseignement de la vie du Bouddha, qui dit : "Celui qui refuse d'avoir foi en ce Sutra et, au lieu de cela, s'y oppose... Après sa mort, il tombera dans l'enfer avici."(réf.)
[...] Le degré moyen est constitué par le meurtre d'une personne, depuis un simple mortel jusqu'à un anagamin. Un tel meurtre aura pour conséquence d'entraîner celui qui le commet dans les voies de l'enfer, des esprits faméliques* ou des animaux où il subira inévitablement les souffrances propres au degré moyen. Le meurtre de degré majeur est celui d'un parent, d'un arhat, d'une personne ayant atteint l'état de pratyekabuddha, ou bien encore d'un bodhisattva parvenu, au terme de ses efforts, à un état d'où il ne régresse plus. Pour un tel crime, on tombera dans l'enfer avici.
[...] Il est dit dans le Sutra du Lotus  : "Celui qui refuse d'avoir foi en ce sutra, et au contraire s'y oppose, détruit immédiatement les graines qui permettent de devenir bouddha en ce monde. Après sa mort, il tombera dans l'enfer avici."(réf.)
[...] D'après le Sutra du Lotus, ceux qui calomnient les écrits du Mahayana commettent une faute plus grave que les cinq forfaits. C'est pourquoi ils tomberont dans la grande forteresse de l'enfer avici et ne pourront espérer en sortir avant d'innombrables kalpas.
[...] Les brahmanes qui ont tué Maudgalyayana, le disciple du Bouddha, à coups de bâtons, sont tombés pour longtemps au fond de l'enfer avici. Pour avoir tué la nonne Utpalavarna, Devadatta suffoqua interminablement dans les flammes de l'enfer avici.
[...] Il me semble que les hommes, en ce monde, s'interrogent tous avec frayeur sur leur sort dans la vie prochaine. C'est pourquoi certains placent leur foi dans des enseignements erronés, ou honorent ceux qui s'opposent au Dharma. Il m'est insupportable de les voir confondre ainsi le juste et le faux, et je regrette que, tout en ayant rencontré le bouddhisme, ils aient choisi la mauvaise voie. Avec le pouvoir de la foi qui se trouve en leur coeur, pourquoi faut-il qu'ils accordent vainement leur confiance à des doctrines erronées ? S'ils ne se défont pas des illusions auxquelles ils s'accrochent mais continuent à entretenir des idées fausses, alors ils quitteront rapidement le monde des vivants pour tomber dans l'enfer avici.

[...] On peut lire dans le second volume du Sutra du Lotus  : "Celui qui refuse d'avoir foi en ce Sutra et au contraire, s'y oppose (...) après sa mort tombera dans l'enfer avici." Et dans le septième volume, au chapitre Fukyo* (XX), il est dit  : "Pendant mille kalpas, dans l’enfer des souffrances incessantes, ils endurèrent des tourments effroyables."On lit dans le Sutra du Nirvana : "Si quelqu'un s'écarte des bons amis, refuse d'écouter le Dharma correct et se consacre aux enseignements erronés, sa rétribution sera de tomber dans l'enfer avici où il connaîtra d'indescriptibles tourments."
[...] J'ai accordé toute ma foi au seul bouddha Amida, rejetant tous les autres. J'ai révéré les trois sutras de la Terre pure et ignoré les autres sutras. Mais ce n'était pas dû à des idées déformées par ma propre interprétation. Je ne faisais que suivre les propos d'hommes éminents du passé. C'est également vrai pour tous ceux qui, dans les dix directions, suivent les enseignements de la Terre pure. Mais je comprends maintenant qu'une telle attitude revient à s'épuiser en efforts inutiles dans cette vie et à tomber dans l'enfer avici dans la prochaine.
Rissho Ankoku ron (Kamakura-Matsubagayatsu, juillet 1260)

Par contre, dans les trois périodes, aux époques du Dharma correct, du Dharma formel et des Derniers jours du Dharma, il ne faut jamais faire d'offrandes à des personnes qui s'opposent au Sutra du Lotus, qu'elles observent les préceptes, les transgressent ou les ignorent totalement. Si des offrandes sont faites à ceux qui s'opposent au Sutra du Lotus, inévitablement les trois calamités et les sept désastres frapperont le pays et ceux qui font ces dons tomberont dans la grande citadelle de l'enfer avici.
[...] Seul le Grand-maître* Sage du Mont Tian-tai établit, non seulement que parmi tous les sutras le Sutra du Lotus est l'enseignement suprême, mais affirma que tous ceux qui prétendaient certains sutras supérieurs devraient être contredits. Il déclara que ceux qui continueraient à soutenir de telles assertions fausses verraient leur langue pourrir dans leur bouche en cette vie-ci et, après leur mort, tomberaient dans l'enfer avici.
[...] Pour finir, tous s'opposent au Dharma bouddhique et ceux que leur opposition au Dharma précipite dans l'enfer avici sont plus nombreux que toutes les particules de la terre réduite en poussière, tandis que ceux qui parviennent à échapper aux souffrances de la naissance et de la mort sont moins nombreux que les grains de sable qui pourraient tenir sur un ongle.
[...] Ce sont là des personnes qui font une grave erreur sur le temps. Elles sont comparables au moine Agramati*, calomniant le bodhisattva Kikon, et au Maître de la doctrine Gunaprabha qui agit de manière méprisante envers le bodhisattva Maitreya, et qui attirèrent ainsi les terribles souffrances de l'enfer avici.
L'enseignement, les capacités, le temps et le pays (Izu, 10 février 1262 ? )

Ceux qui frappèrent le bodhisattva Fukyo s'en repentirent de leur vivant. Mais leur crime était si difficile à expier qu'ils tombèrent quand même dans l'enfer avici et y demeurèrent pendant mille kalpas. Ceux qui m'ont fait du tort, pour leur part, n'ont pas encore manifesté le moindre repentir.
[...] Le roi Bonten répondit : "Une personne qui verse le sang d'un seul bouddha commet un crime si grand qu'elle tombera dans l'enfer avici. Elle aura commis une faute d'une gravité incommensurable et devra rester prisonnière du grand enfer avici pendant d'innombrables kalpas. Ce serait un crime encore plus grand de verser le sang de dix mille ou cent mille bouddha. Personne ne peut concevoir l'énormité d'un tel crime ni la rétribution karmique qu'il entraîne.
Les quatre sortes de reconnaissance (Izu, le 16 janvier 1262 à Kudo Yoshitaka)

Il y est dit aussi : "Celui qui refuse d'avoir foi en ce Sutra et au contraire s'y oppose détruit instantanément les graines qui permettent de devenir bouddha en ce monde (...) Après sa mort, il tombera dans l'enfer avici."(réf.)
Examinant ces passages, le Grand-maître* Zhiyi* conclut que ce furent des déclarations de ce genre qui suscitèrent les mots  : "Ne serait-ce pas un démon ayant pris la forme du Bouddha? "(réf.)
[...] Ceux qui ont commis une telle offense, pour cette raison, n'auront plus jamais la possibilité d'entendre l'enseignement des bouddhas dans les trois phases de la vie, et seront privés des doctrines de l'Ainsi-Venu aussi nombreux que les grains de sable du Gange. Des personnes de ce genre iront de l'obscurité vers une obscurité plus grande encore. Comment pourraient-elles échapper aux douleurs et aux souffrances de la grande citadelle de l'enfer avici  ?
Questions et réponses sur la pratique du Sutra du Lotus (
Kamakura  ? mars 1263? à Nichiji  ? )

Si l'on pense qu'il n'y a aucune faute à affirmer que le Sutra du Lotus n'est pas adapté aux capacités des personnes vivant à l'époque des Derniers jours du Dharma, tous les mérites acquis par les innombrables bonnes actions d'une vie entière s'évanouiront en un instant. De plus, les bienfaits que devait procurer la pratique du Sutra du Lotus seront pour un certain temps annulés, et l'on tombera dans la grande citadelle de l'enfer avici aussi inévitablement que la pluie tombe du ciel ou que les rochers détachés des sommets s'éboulent dans les vallées.
Sur la récitation des chapitres Hoben et Juryo (Kamakura - 1264, à la femme de Hiki Daigaku Saburo Yoshimoto)

C’est parce que les hommes vénèrent des esprits maléfiques que la nation sera détruite dans la vie présente. Parce qu’ils respectent des démons, ils tomberont dans l'enfer avici dans la vie suivante.
L’ouverture des yeux des images sculptées ou peintes (Kamakura 1264)

Autrement dit, ils abandonnent le Sutra du Lotus pour réciter le nom du bouddha Amida. Mais lorsque je leur dis cela, ils deviennent furieux et calomnient le Pratiquant du Sutra du Lotus et, ce faisant, aggravent le karma de tomber dans l'enfer avici.
[...] Mais à l'heure actuelle, vous êtes probablement redevenu adepte du Nembutsu. Souvenez-vous pourtant qu'abandonner le Sutra du Lotus pour la pratique du Nembutsu, c'est être comme un rocher qui, lâché du sommet d'une montagne, déboule dans la vallée ; comme la pluie qui, en tombant du ciel, se retrouve à terre. Il ne fait aucun doute que la personne qui agit ainsi tombera dans le grand l'enfer avici.
[...] S'il existait des textes prouvant de manière irréfutable que la pratique du Nembutsu conduit à la renaissance sur la Terre pure, alors que j'affirme depuis douze ans que les adeptes du Nembutsu tomberont dans l'enfer avici, d'où vient que ces derniers, en aucune circonstance, ne les aient jamais utilisés contre moi  ?
Encouragements à une personne malade (décembre 1264, à Nanjo Hyoe Shichiro)

Si nous observons notre monde actuel dans le miroir des sutras, nous verrons qu'il est difficile de trouver une personne qui ne trahisse pas le Sutra du Lotus. Et si nous comprenons bien ce que cela signifie, nous voyons qu'une personne, seulement pour avoir refusé la foi, ne peut éviter de renaître dans l'enfer avici.
[...] Si nous prenons le temps d'y réfléchir avec logique, nous comprendrons que Shandao est l'ennemi mortel de tous les bouddhas et sutra, aussi bien que l'adversaire des moines sages et des simples croyants laïques. Si le Sutra du Lotus dit vrai, comment cet homme pourrait-il échapper à l'enfer avici   ? [...] Vous feriez bien de trouver quelque passage de sutra fiable, afin de sauver Shandao et Honen des tourments qu'ils endurent dans l'enfer avici.
[...] Ceux qui réciteraient ne serait-ce qu'un seul de ces noms, même s'ils récitaient le Nembutsu cent mille ou un million de fois, parce qu'ils auraient commis l'erreur d'invoquer le nom de l'un de ces bouddhas, bodhisattva, divinité du Soleil ou de la Lune ou d'autres divinités tomberaient dans l'enfer avici et ne pourraient pas renaître dans la Terre pure.
[...] Le sens de ce passage est que les croyants du Nembutsu, laïques hommes ou femmes, moines ou nonnes ne doivent ni boire du vin ni manger de poisson ou de volaille. De plus, ils ne doivent manger aucune des cinq saveurs fortes, des aliments piquants ou d'odeur forte comme les poireaux ou l'ail. Si les croyants du Nembutsu transgressaient cette règle, alors, en cette vie-même, des éruptions purulentes apparaîtraient sur leur corps, et, dans la vie suivante, ils tomberaient dans l'enfer avici. Dans la réalité, néanmoins, nous trouvons quantité de croyants du Nembutsu, hommes et femmes laïques, moines et nonnes, qui ne tiennent aucun compte de cette interdiction, buvant autant de vin ou mangeant autant de poisson et de volaille qu'ils le désirent.
Mais nous ne devrions pas oublier que le brahmane Grand-Arrogance tomba encore vivant dans l'enfer avici et que San-jie, après sa mort, se changea en un énorme serpent.
Conversation entre un sage et un ignorant (1265  ? à un samouraï  ? )

Si elle respecte le Sutra du Lotus, une personne qui n'a pas foi en d'autres sutras est certaine d'atteindre la bodhéité. Par contre, on peut avoir foi en d'autres sutras, si l'on s'oppose au Sutra du Lotus, on tombera inéluctablement dans la grande citadelle de l'enfer avici. Parlons maintenant de la huitième vertu de l'océan, sa capacité à abriter des créatures de grande taille. L'océan contient des poissons géants comme celui qu'on appelle makara. On dit que l'enfer avici mesure quatre-vingt mille yojana de long et autant de large. Mais une personne qui tombe dans cet enfer pour avoir commis l'un des cinq forfaits en remplit à elle seule tout l'espace.
L'essentiel du chapitre Yakuo (1265-  ? peut-être à la mère de Nanjo Tokimitsu)

Le moine Sunakshatra observait les deux cent cinquante préceptes, maîtrisait les quatre niveaux de
méditation
, avait mémorisé les douze procédés de sutra ; et Devadatta connaissait parfaitement les 60000 enseignements non bouddhiques, les 80000 enseignements bouddhiques et pouvait manifester 18 pouvoirs surnaturels. Mais parce qu'ils avaient des connaissances et pas la foi, on dit qu'ils sont maintenant dans la grande citadelle de l'enfer avici.
Le Daimoku du Sutra du Lotus (
1266 à une femme d'Amatsu)

Ils connaîtront le même sort que le moine Kugan et d'autres personnes ayant offensé le Dharma. Comme il est dit dans le Sutra du Nirvana : "Si l'on reste attaché à des conceptions erronées, après la mort, on tombe immanquablement dans l'enfer avici.
[...] Si nous considérons les phénomènes extraordinaires se produisant au moment où est exposé un enseignement, six présages précédèrent l'exposition du Sutra du Lotus. Parmi eux : des fleurs se mirent à pleuvoir du ciel, la terre trembla et un rayon de lumière jaillit de la touffe de poils blancs entre les sourcils du Bouddha, éclairant aussi haut que le Ciel Akanishta et jusqu'aux abysses de l'enfer avici.
[...] De plus, comme il est dit : "Ceux qui refusent d'avoir foi en ce Sutra et au contraire s'y opposent, (...) après leur mort, tomberont dans l'enfer avici."(réf.) Si l'on doit en croire ce passage, inévitablement, Kukai* tombera dans la grande citadelle de l'enfer avici et en subira les tourments pendant d'innombrables kalpas. Si l'on en croit cet exemple, le sort de Shandao et de Honen ne devrait-il pas être semblable  ? Qui, parmi les personnes dotées de sagesse, voudra plonger dans le courant d'enseignements aussi erronés pour être consumé avec eux dans les flammes de l'enfer avici  ?
[...] Il faut pourtant savoir que, même en étant dotés de tels pouvoirs surnaturels, les brahmanes de l'Inde ne parvinrent pas à éviter les flammes de l'enfer avici, moins encore ceux qui ne possédaient que de médiocres pouvoirs de transformation. Et il va sans dire que ceux qui s'opposent au Mahayana peuvent encore moins échapper à ce destin.

Réponse à Hoshina Goro Taro (5 décembre 1267 à Hoshina)

Je lui [Hojo Tokiyori] ai dit que ce n'était rien de moins que l'oeuvre de démons célestes que de le pousser à chercher refuge dans des temples actuels tendai ou shingon ainsi que de faire confiance aux nouveaux temples zen. Je lui ai remis le Rissho ankoku ron, en soulignant que la pratique du nembutsu était un enseignement dangereux qui conduit le peuple dans l'enfer avici.
Ko Saimyoji Nyudo Kenzan Gosho (Kamakura 1269)

Tous ceux qui, dans tous les mondes des dix directions, ont commis l'une ou l'autre des dix mauvaises actions, des cinq forfaits, qui ont commis la lourde offense de s'opposer au Dharma correct ou d'autres crimes graves et qui ont été chassés de ces mondes par les divers bouddhas, ont été rassemblés ici, sur cette terre saha, par le Bouddha Shakyamuni. Ces gens, ayant expié leurs crimes après être tombés dans les trois mauvaises voies et dans l'enfer avici, ont pu renaître dans les mondes des hommes et le monde du ciel.
[...] Les maîtres du Shingon qui lui succédèrent allèrent encore plus loin, déclarant que, même du point de vue doctrinal, le Sutra du Lotus est inférieur pour ne rien dire de l'infériorité due à l'absence des mudra et des mantra dharani*. La gravité de leur opposition au Dharma n'en est que plus lourde. Ils ne pourront sans doute pas retarder encore longtemps la punition infligée par le roi Emma et les souffrances de l'enfer. En fait, ils ne font que se précipiter directement dans les flammes de l'enfer avici.
[...] J'avais déja averti son aîné, Dogi-bo Gisho, (note) qu'il tomberait dans l'enfer avici s'il ne changeait pas d'attitude, et apparemment, il était mort dans de très mauvaises conditions. Pensant que Dozen-bo pourrait connaître le même sort, j'ai ressenti pour lui une grande pitié et j'ai donc décidé de lui parler en termes vigoureux. Je lui ai dit que, pour avoir fait sculpter cinq statues du bouddha Amida, il s'était condamné lui-même à tomber cinq fois dans l'enfer avici.
[...] Lorsque que je dis que les pratiquants du Nembutsu tomberont dans l'enfer avici et que les écoles Zen et Shingon professent des enseignements erronés, mes paroles peuvent sembler brutales, mais en réalité elles sont justes et douces.
[...] Ainsi, lorsque je dis que les pratiquants du Nembutsu tomberont dans l'enfer avici, les "sages" de notre époque, en fait tout aussi dépourvus de discernement que des vaches ou des chevaux, peuvent bien essayer de dénigrer l'enseignement de Nichiren.
Le savant maître Chan-wou-wei (Kamakura, 1270 à Joken-bo et Gijo-bo)

Au contraire, celui qui n'a pas foi dans le Sutra du Lotus aura les mains étroitement ligotées par les gardiens de l'enfer. Comme le dit le sutra  : "Après sa mort, il tombera dans l'enfer avici."(réf.) Comme c'est regrettable  ! Les dix Rois de l'enfer le feront passer en jugement, et les messagers du ciel, présents à ces côtés depuis sa naissance, le réprimanderont pour ses mauvaises actions.
L'héritage du Dharma ultime de la vie (février 1272, à Sairen-bo Nichiji)

Manjushri, répondit : "Toutes les illusions et les impuretés sont les graines de la bodhéité. Même une personne qui a commis les cinq forfaits et qui se trouve dans l'enfer avici peut conserver le désir de devenir bouddha, c'est cela la graine de la bodhéité."
[...] Moi, Nichiren, suis la seule personne au Japon à comprendre cela. Mais dès que je prononce ne serait-ce qu'un mot à ce sujet, mes parents, mes frères et mes maîtres sont persécutés par les hommes du pouvoir. Si je ne dis rien, j'ai le sentiment de manquer de bienveillance. Si j'examine les deux solutions à la lumière des sutras du Lotus et du Nirvana, je sais qu'en me taisant je peux échapper à la souffrance en cette vie, mais dans ma vie prochaine, je tomberai immanquablement dans l'enfer avici. Si je parle, je sais que je devrais affronter les trois obstacles et les quatre démons. Mais dans cette alternative, il faut sûrement choisir de parler.
[...] D'autres commettent diverses mauvaises actions telles que les quatre délits graves, les huit graves infractions, ou les cinq forfaits passibles de l'enfer avici, d'autres encore s'opposent aux sutra du Mahayana et sont d'une incroyance incorrigible.
[...] Toutes ces comparaisons illustrent le fait que les icchantika de la pire sorte tomberont immanquablement dans l'enfer avici, vie après vie. Ils ne subissent donc aucune punition immédiate dans cette vie.

[...] Le principe [de la rétribution karmique s'exerce dans les dix mondes-états, il] s'exerce même dans l'état de bouddha. Même si quelqu'un tue quantité de personnes, au Japon, en Chine et dans tous les pays, s'il ne commet aucun des cinq forfaits et ne s'oppose pas au Dharma, il ne tombera pas dans l'enfer avici. Mais il renaîtra dans les mauvaises voies et en restera prisonnier pendant d'innombrables années.
[...] Question : Vous affirmez que les adeptes du Nembutsu et du Zen tomberont dans l'enfer avici. C'est la marque d'un esprit batailleur. Vous-même, vous risquez de tomber dans la voie des asuras. De plus, il est dit dans le chapitre Anrakugyo* (XIV) du Sutra du Lotus  : "Il n'est pas souhaitable de parler des fautes d'autrui ou des défauts des sutras ; il n'est pas bon non plus de mépriser d'autres moines qui enseignent le Dharma." N'est-ce pas parce que vous allez à l'encontre de ce passage du Sutra que le ciel vous a abandonné ? Réponse : Il est dit dans le Maka Shikan : "Il y a deux méthodes pour propager l'enseignement du Bouddha. La première est appelée shoju et la seconde shakubuku. Quand le chapitre Anrakugyo* (XIV) dit qu'il ne faut pas parler des qualités ou des défauts d'autrui, cela désigne la méthode de shoju. Mais quand on lit dans le Sutra du Nirvana  : "Portez des sabres et des bâtons et coupez-leur la tête  ! ", cela désigne la méthode de shakubuku. Ces méthodes différent parce que l'une est indulgente et l'autre sévère, mais toutes deux amènent des bienfaits."
[...] Les maîtres des écoles Tendai et Shingon flattent les tenants du Nembutsu et du Zen ou les redoutent comme un chien agite la queue devant son maître ou comme une souris a peur d'un chat. Ils entrent au service de l'empereur et du shogun et exposent des enseignements qui causent la destruction du Dharma bouddhique et la ruine du pays. Ces maîtres des écoles Tendai et Shingon tomberont dans l'état d'avidité en cette vie-ci, et connaîtront l'enfer avici dans les vies suivantes.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Il est écrit dans un sutra  : "Si une personne s'oppose au Dharma, il ne faut pas rester en sa compagnie. Être proche d'elle et vivre avec elle, c'est se condamner à tomber dans l'enfer avici."(réf.) Cette mise en garde est on ne peut plus claire.
[...] Si la prédiction que nous atteindrons la bodhéité était également un mensonge, la langue de tous les bouddhas tomberait de leur bouche, la Tour du bouddha Taho s'effondrerait en miettes, le siège sur lequel les deux bouddhas [Shakyamuni et Taho] sont assis côte à côte se changerait en un lit de métal brûlant au coeur de l'enfer avici, et les trois terres - de Transition, de la Rétribution concrète et de la Lumière éternellement paisible - deviendraient les trois mauvais états d'enfer, d'avidité et d'animalité
Réponse à Sairen-bo (Sado, le 13 avril 1272, à Sairenbo Nichijo)

Selon le Sutra du Lotus, "celui qui refuse d'avoir foi en ce Sutra, et au contraire s'y oppose, détruit immédiatement les graines qui permettent d'atteindre la bodhéité en ce monde (...) Après sa mort, il tombera dans l'enfer avici."(réf.) Ces affirmations révèlent que Shandao et Honen s'opposent au véritable Dharma, et que, par conséquent, ils ont sûrement été abandonnés par le bouddha Amida dont ils attendent la protection. Et puisqu'ils ont eux-mêmes déjà rejeté tous les autres sutras et bouddha, ils ne peuvent aucunement attendre de leur part le salut. Exactement comme il est dit dans le Sutra du Lotus, il ne fait aucun doute qu'ils tomberont inéluctablement dans l'enfer avici.
[...] Et moi, Nichiren, malgré ma position modeste, j'en ai reçu l'ordre royal du vénérable Shakyamuni, et je suis venu dans ce pays. Il est donc évident, d'après le Sutra, que quiconque dira un mot d'insulte à mon égard commettra un crime le condamnant à l'enfer avici, et que quiconque prononcera, ne serait-ce qu'un mot ou une phrase pour ma défense, obtiendra des bienfaits plus grands que s'il avait fait des offrandes à d'innombrables bouddhas.
La voix pure et portant loin (Sado, septembre 1272, à Shijo Kingo)

Devadatta, mu par sa jalousie intense, tint divers propos au prince Ajatashatru et parvint ainsi au bout d'un certain temps à le persuader de s'attaquer à son père, le roi Bimbisara ; après quoi le fils assassina son père en lui transperçant le corps de sept clous longs d'un shaku. En définitive, devant la porte nord de la capitale Rajagriha, la terre s'ouvrit sous les pieds de Devadatta qui tomba dans la grande citadelle de l'enfer avici.
[...] Et s'il est possible à Devadatta de devenir bouddha, les innombrables personnes mauvaises qui l'ont suivi et qui, ayant planté la même cause ont obtenu la même rétribution karmique, parviendront certainement toutes à sortir del'enfer avici.
[...] La liste de ses erreurs est presque inépuisable. Je me suis contenté d'en citer un ou deux exemples. Et en plus du Shingon, les autorités font également appel aux prières des écoles Zen et Nembutsu. Ce sont des enseignements provisoires, enseignés avant que le Bouddha ait entièrement révélé la vérité. Ces principes rendent impossible l'atteinte de la bodhéité, et créent au contraire le karma qui fait tomber dans l'enfer avici. Ceux qui les pratiquent commettent des actes d'opposition au Dharma.
Sur la prière (Sado, 1272 à Sairen-bo)

Ils professent arbitrairement la foi en n'importe quel sutra et suivent n'importe quelle école de leur choix, que ce soit Shingon, Nembutsu, Zen, Sanron, Hosso, Kusha, Jojitsu ou Ritsu. Le Sutra du Lotus dit de telles personnes  : "Celui qui refuse d'avoir foi en ce sutra, et qui, au contraire, le rabaisse, détruit instantanément la graine qui permet de devenir bouddha en ce monde... Après sa mort, il tombera dans l'enfer avici."(réf.)
La Pratique telle que le Bouddha l'Enseigne (mai 1273 à plusieurs de ses disciples)

Je me suis alors réjoui à l'idée de pouvoir effacer ainsi, si peu que ce soit, les fautes que j'avais commises dans des vies antérieures. Il y a de graves fautes de toutes sortes : les dix mauvaises actions, les quatre transgressions majeures, les six fautes principales, les huit fautes majeures, les dix fautes majeures, les cinq forfaits condamnant à l'enfer avici, ainsi que l'opposition à le Dharma correct et l'incroyance incorrigible. Il se pourrait que l'accumulation de toutes ces fautes, depuis le passé illimité, dépasse encore le plus haut sommet de montagne, et creuse un abîme encore plus profond que le grand océan. Un seul des cinq forfaits condamne déjà ceux qui le commettent à demeurer dans l'enfer avici pendant toute la durée d'un kalpa.
[...] Ceux qui s'opposent au Sutra du Lotus, même si intérieurement leur opposition n'est pas très sérieuse, s'ils manifestent, même superficiellement, de l'hostilité, ou s'ils dénigrent le Sutra, même sous forme de plaisanterie, ou encore s'ils prennent à la légère, non le Sutra lui-même mais ceux qui agissent en suivant son enseignement, le Sutra prédit qu'ils tomberont dans l'enfer avici pendant d'innombrables kalpas de la durée que je viens de décrire.
[...] Ceux qui insultèrent et frappèrent le bodhisattva Fukyo [...] furent condamnés à séjourner pendant mille kalpas dans l'enfer avici ; et pendant deux cents millions de kalpa ils furent abandonnés par les Trois trésors.
[...] Ceux qui s'opposent au Dharma renaissent le plus souvent dans l'enfer avici ou, en de rares occasions, dans l'un des six mondes-états les plus bas. S'ils renaissent sous forme humaine, ils sont pauvres, de basse condition sociale, et atteints de lèpre blanche, entre autres désagréments.
[...] Moi, Nichiren, je ressemble au bodhisattva Fukyo. Un homme qui tue son père et sa mère peut être roi ou roturier, mais même si la position sociale des deux meurtriers est très différente, le crime reste le même, et il les précipitera tous deux dans l'enfer avici.
[...] Les moines qui avaient tout d'abord calomnié Fukyo se convertirent ensuite à son enseignement. Ils durent néanmoins subir les souffrances de l'enfer avici pendant mille kalpas. Ryokan, quant à lui, n'a encore jamais manifesté le moindre désir de rechercher mon enseignement. Je ne peux donc évaluer la durée des souffrances qui seront les siennes. Peut-être est-il destiné à souffrir en enfer pendant d'innombrables kalpas.
[...] Mes actions ne sont en rien inférieures à celle des ministres Guan Longfeng et Bi Gan, dans l'Antiquité. Peut-être pourrait-on me comparer à Kannon aux mille bras, ce bodhisattva dont la grande bienveillance sauve immédiatement tous les êtres prisonniers de l'enfer avici.

[...] Devadatta fut l'ennemi du Bouddha, et les sutras exposés pendant quarante et quelques années par le Bouddha l'abandonnèrent à sa destinée. Le moment de sa mort fut terrifiant : la terre s'ouvrit sous ses pieds et il fut précipité dans l'enfer avici. Mais le Sutra du Lotus le fit revenir et il lui fut prédit qu'il deviendrait un bouddha appelé "Roi du ciel". Le roi Ajatashatru tua son père, mais peu avant que le Bouddha n'accède au nirvana, en entendant l'enseignement du Sutra du Lotus, il put échapper aux grandes souffrances de l'enfer avici.
Réfuter l'opposition au Dharma bouddhique pour se libérer de ses fautes passées (Sado, 1273 à Shijo Kingo)

En observant le monde de nos jours, nous voyons que de nombreuses personnes sont vouées à tomber dans le grand enfer avici, mais que pas une seule n'a obtenu le lotus du Bouddha. Cela est dû au fait que les gens ont foi dans les enseignements provisoires, qui ne sont que des moyens et ne peuvent pas conduire à la bodhéité, et qu'ils calomnient le Lotus de la véritable réalité, l'essence du Sutra du Lotus.
[...] Le Bouddha a affirmé : "Si une personne est incapable d'avoir foi en ce Sutra et, au contraire, s'y oppose, elle détruira immédiatement toutes les graines qui lui permettraient de devenir bouddha en ce monde. Quand sa vie arrivera à son terme, elle tombera dans l'enfer avici."(réf.)
[...] Moi, Nichiren, je voudrais dire ceci  : dans le Sutra du Lotus se trouvent les graines de la bodhéité pour les êtres dans chacun des dix mondes-états. Mais s'opposer à ce Sutra équivaut à brûler les graines de la bodhéité contenues dans chacun des dix mondes-états. Ceux qui le font tomberont inévitablement dans l'enfer avici.
L'ainsité du Dharma merveilleux (Sado, 1273   ? à Sairen-bo)

Ceux qu'égarent de mauvais amis tels que Honen, Kukai* et d'autres ennemis du Sutra du Lotus, et qui croient dans les sutras Amida ou Vairocana* s'enfoncent toujours plus dans les flammes ou sombrent de plus en plus profondément dans l'eau. Comment pourraient-ils échapper aux souffrances  ? Inévitablement, ils devront endurer l'effroyable chaleur des enfers tokatsu, kokujo et mugen* et l'insupportable froid des enfers guren et daiguren*. On lit dans le second volume du Sutra du Lotus : "Après sa mort, il tombera dans l'enfer avici. [Il ne renaîtra au bout d'un kalpa que pour retomber en enfer, et] il répétera ce cycle pendant d'innombrables kalpas."(réf.)
[...] Ne creuse-t-on pas toujours un trou pour celui qui est mort  ? C'est ce que l'on appelle "l'enfer." Les flammes qui réduisent son corps en cendres sont les feux de l'enfer avici. Son épouse, ses enfants et les parents qui conduisent en hâte le mort à sa sépulture sont les gardiens de l'enfer, les Aborasetsu. Les pleurs de sa famille sont les cris des gardiens de l'enfer. Le bâton de marche du défunt (note) est la barre de fer [qui le torture en enfer]. Les chevaux et les boeufs [qui transportent le mort] sont les démons à têtes de cheval et de boeuf et la fosse elle-même est l'enfer avici. Les 84000 chaudrons [qui torturent le mort] sont les 84000 mille désirs terrestres. Le défunt quittant sa maison se dirige vers la montagne de la mort, tandis que la rivière au bord de laquelle ses enfants aimants demeurent, attristés, est la Rivière aux trois passages. Il est inutile de chercher l'enfer ailleurs.
[...] Prendre conscience de tout cela, c'est atteindre l'Eveil sans changer d'apparence, et s'éveiller à cela, c'est ouvrir l'oeil intérieur de la sagesse du Bouddha. Devadatta changea l'enfer avici en Terre de la béatitude parfaite et de la lumière éternelle et la fille du Roi-Dragon parvint elle aussi à la bodhéité sans changer d'apparence.
Enfer et bodhéité (Minobu, le 11 juillet 1274 à la mère de Nanjo Tokimitsu)

Des bodhisattvas d'une grande bienveillance, s'ils font des dons aux ennemis du Sutra du Lotus, tomberont inévitablement dans l'enfer avici. Mais, à l'inverse, même des personnes ayant commis les cinq forfaits, si elle haïssent ces ennemis du Sutra du Lotus, renaîtront immanquablement dans les mondes-états des hommes ou du ciel.
Faire connaître cet enseignement à votre seigneur (Minobu, 9e mois de 1274 à Shijo Kingo)

Les maîtres des diverses écoles négligent le fait que la graine de l'Eveil a été plantée par le Bouddha lorsque fut exposé le Sutra du Lotus par le passé. Quelle ignorance est la leur  ! Ne comprenant rien au lointain passé de sanzen jintengo* et gohyaku jintengo*, ils abandonnent le Sutra merveilleux de l'enseignement pur et parfait et sombrent à nouveau dans l'océan des souffrances de la vie et de la mort. Nés dans un pays où la capacité des gens à recevoir l'enseignement parfait* et pur est pleinement parvenue à maturité, ils retombent dans la grande citadelle de l'enfer avici  !
[...] Rappelez-leur que, comme il est écrit dans le chapitre Hiyu* (III)  du Sutra du Lotus, la grave offense qu'ils commettent en calomniant l'enseignement définitif (jikkyo) et en restant attachés à des enseignements provisoires leur vaudra de tomber dans la grande citadelle de l'enfer avici où ils souffriront, vie après vie, pendant d'innombrables kalpas.

[...] Vous devriez leur demander : "Qui, parmi les disciples de Ryokan de l'école Ritsu, observe ne serait-ce qu'un seul des préceptes énoncés dans les sutras Saiho, Shobonen et autres  ? Qui observe véritablement un seul des préceptes enseignés dans les sutras Agama* et dans divers sutras du Mahayana et du Hinayana  ? Il ne fait aucun doute qu'ils sont destinés à tomber dans les trois mauvaises voies ou dans l'enfer avici. Comme c'est regrettable pour eux  ! "
[...] Ceux qui s'appuient sur les enseignements provisoires, sans tenir compte du témoignage du Bouddha Shakyamuni, de Taho et des bouddhas des dix directions, tomberont immanquablement dans l'enfer avici.

Enseignement, pratique et preuve (Minobu, 1274   ? à Sammi-bo)

C'est pourquoi les divinités célestes se mettront en colère, des comètes traverseront le ciel et des séismes secoueront la terre comme de grandes vagues. D'innombrables désastres et calamités surviendront ensemble, tels que sécheresse, incendies, inondations, typhons, épidémies, famine et guerres. Dans le monde entier chacun ira revêtu d'une armure, et avec arc et bâton à la main, mais, parce que aucun des bouddhas, bodhisattva et divinités bienveillantes ne seront plus là pour les protéger, tous les hommes mourront et tomberont comme une pluie dans l'enfer avici. Mais, à ce moment-là, les rois pourront sauver leur pays et leurs sujets échapper aux désastres s'ils croient en ce grand mandala et le protègent, et, après leur mort, ils ne tomberont pas dans les grands feux de l'enfer." Telles furent les prédictions du Bouddha.
Réponse à Nii-ama (Minobu, 16 février 1275 à Nii-ama)

En lisant ou récitant un sutra, si l’on confond l’ordre et la profondeur comparative des enseignements du Bouddha, en commençant par le Sutra Kegon*, enseigné en premier sur le lieu de l'Eveil, jusqu’au Sutra du Nirvana, exposé en dernier dans le bosquet de sala, on tombera alors inévitablement dans l’enfer avici sans même avoir commis les cinq forfaits. Ceux qui croiront en l'enseignement de cette personne tomberont également dans l'enfer avici.
[...] Au moment de sa mort, le Maître-du-tripitaka, Shubhakarasimha*, fut ligoté par les sept chaînes de fer du roi Yama. D'après sa biographie, il revint à la vie mais toute sa peau était devenue noire et lui-même était totalement décharné. Son corps montra l’apparence de l’enfer avici, tel qu’il est décrit dans les textes sacrés. Il est clairement énoncé dans ceux enseignés durant la vie du Bouddha que le noircissement du corps au moment de la mort prédit que le défunt tombera dans l’enfer des souffrances incessantes. L’apparence de Shubhakarasimha* à sa mort était exactement conforme aux paroles du sutra. Nous pouvons donc préjuger du sort de ses deux successeurs, les Maîtres-du-tripitaka Vajrabodhi* et Amoghavajra*, après leur mort. Ils ont eu l’air de se repentir dans les dernières années de leur existence, mais ne s’étant pas excusés du plus profond de leur cœur, ils n’ont pas été à même d’éviter de tomber en enfer.
[...] Mais s'il se trouve que je sois le Pratiquant du Sutra du Lotus, le peuple japonais dans sa prochaine existence va tomber dans l'enfer avici pour m'avoir persécuté. Et en tout état de cause les dirigeants du Japon vont perdre leur pays dès cette vie, tout comme les derniers empereurs des Song du Nord, Huizong et Qinzong. Ou bien ils seront détruits par des envahisseursétrangers comme le roi Udayana qui ne crut pas le moine Pindolabharadvaja, ou encore le roi Krita qui persécuta les moines bouddhistes en Inde. En ce qui concerne les autres personnes, il n'y a aucune doute que pour leur dénigrement du Vrai Dharma elles vont souffrir de graves maladies, comme la lèpre blanche ou la lèpre noire. Si cette preuve concrète n'apparaît pas, alors je ne suis pas le pratiquant du Sutra du Lotus et c'est moi qui vais, dès cette vie, contracter ces maladies et tomber dans l'enfer avici, comme le firent Devadatta et Kokalika. On dit qu'un asura qui avait essayé de tuer d'une flèche le soleil et la lune, tira cette flèche dans son propre oeil, et qu'un chien qui aboya après le roi des lions s'explosa le ventre. Le roi Virudhaka qui tua des disciples du Bouddha, mourut brûlé lors d'une beuverie à bord d'un bateau ; et Devadatta qui avait offensé le Bouddha, tomba vivant dans les flammes de l'enfer avici.
[...] Mais ce qui me fait mal c'est que des êtres célestes comme le roi du Ciel de Bonten, Taishaku, Nitten, Gaten, les quatre Rois du Ciel gâchent leur bonne fortune céleste et tombent dans l'enfer avici pour n'avoir pas protégé un Pratiquant du Sutra du Lotus qui récite Namu Myoho Renge Kyo et doit faire face à des persécutions.
Souverains de notre pays (Minobu, février 1275)

De plus, ce double feu a non seulement fait des ravages dans le pays en cette vie-ci mais il est le présage que celui que le Japon tout entier considère comme son maître ainsi que ses disciples [dans leur vie prochaine] tomberont dans l'enfer avici et brûleront dans les flammes de l'enfer avici. Cela est dû au fait que les moines ignorants n'ont pas su tenir compte des propos d'un sage.
[...] Quand je parle de cette manière, le souverain du pays et d'autres pensent peut-être que je profère des menaces. Mais je ne dis pas cela [le moins du monde] par haine. C'est plutôt motivé par une bienveillance profonde, afin qu'ils puissent effacer en cette vie-ci la cause des tortures dans l'enfer avici [dans lequel ils seront autrement condamnés à tomber].
Le Palais royal (Minobu, 12 avril 1275 à Shijo Kingo)

Il est dit, dans le deuxième volume du Sutra du Lotus : "Si une personne [calomniait un sutra tel que celui-ci ou] en voyant certains lire, réciter, copier et pratiquer ce sutra, les méprisait, les détestait, les enviait ou éprouvait de la rancune à leur égard, [la sanction encourue par cette personne écoutez, je vais maintenant vous la dire: ] Quand sa vie parviendra à son terme, elle entrera dans l'enfer avici, en restera prisonnière pendant toute la durée d'un kalpa, et à la fin de ce kalpa, mourra de nouveau au même endroit. Elle continuera à répéter ce cycle pendant d'innombrables kalpas."(réf.)
[...] Trois semaines plus tard, le 7e jour du 3e mois, la terre aurait dû s'ouvrir sous ses pieds et le précipiter dans l'enfer avici pour un kalpa entier. Or, parce qu'il [Ajatashatru] se rendit auprès du Bouddha, non seulement ses plaies purulentes guérirent totalement, mais il échappa aux douleurs de l'enfer avici et prolongea sa vie de quarante ans.
[...] Déclarer que ces principes sont mensongers équivaut à douter des paroles d'or du Bouddha Shakyamuni lui-même, à discréditer le bouddha Taho qui jura qu'elles étaient véridiques, à ne pas tenir compte de ce que signifièrent, en tendant leur langue, tous les bouddhas des dix directions. Ne pas le croire, c'est s'exposer à tomber tout vif dans l'enfer avici.
[...] Son fils, incapable de distinguer le bien du mal, ne comprit pas que si son père avait manifesté ces symptomes épouvantables, c'était parce qu'il était tombé dans l'enfer avici pour s'être opposé au Dharma bouddhique. [...] L'être céleste lui répondit : "Je suis ton père, Wu-long. Parce que je m'opposais au Dharma du Bouddha, ma langue s'est fendue en huit morceaux, le sang a jailli de mes cinq organes des sens, ma tête s'est brisée en sept, et je suis tombé dans l'enfer avici. Les énormes douleurs ressenties au moment de ma mort étaient déjà épouvantables, mais celles que je subis ensuite dans l'enfer avici furent cent, mille, cent mille fois plus effroyables  ! La douleur d'un être humain, si on lui arrachait les ongles avec un couteau mal aiguisé, ou si on lui découpait la tête avec une scie, si on le contraignait à marcher sur des braises brûlantes ou si on l'emprisonnait dans une herse - tout cela ne serait rien comparé aux souffrances endurées dans cet enfer. J'aurais tant voulu pouvoir te dire où je me trouvais, mais c'était impossible. Ah  ! quel indicible regret j'éprouvais de t'avoir donné pour dernière instruction, au moment de ma mort, de ne jamais copier de sutra bouddhique  ! Mais il était trop tard, les remords étaient aussi inutiles que la haine que j'éprouvais envers moi-même, maudissant ma langue d'avoir prononcé ces mots. "Puis, hier matin, le premier caractère du titre du Sutra du Lotus, Myo, apparut, voletant dans les airs au-dessus du chaudron de l'enfer avici, et, là, il se changea en un Bouddha Shakyamuni nimbé de couleur dorée. "Puis, venant de ce seul caractère [myo], une forte pluie se mit à tomber qui éteignit les flammes de l'enfer avici. [...] Les prisonniers de l'enfer avici se dirent : "Quand nous vivions dans le monde saha, nous aussi, nous avions des enfants, une épouse et des proches. Nous nous sommes demandé pourquoi aucun d'eux ne priait pour notre repos. [...] Il émane de ces bouddhas une lumière éclatante qui illumine toute la Terre et qui éclaire les trois voies mauvaises ainsi que la grande citadelle de l'enfer avici. Cette lumière brille aussi à l'Est, à l'Ouest, au Sud et au Nord, montant jusqu'au sommet du monde (note) où il n'y a plus ni pensée, ni absence de pensée.
[...] Mais actuellement, le pays tout entier regorge de telles personnes. Par conséquent, c'est la terre tout entière qui devrait s'ouvrir instantanément sous le Japon, pour précipiter l'ensemble du pays dans l'enfer avici. Il n'y a aucune raison pour qu'elle s'ouvre et n'engloutisse qu'un ou deux êtres humains.
[...] L'autre catégorie est celle de personnes qui se sont opposées au Dharma dans leurs vies antérieures, qui s'y opposent dans leur existence présente et qui continuent, vie après vie, à créer un karma les vouant à l'enfer avici.
Lettre à Horen (Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

Le roi Ajatashatru, souverain de Magadha, assassina son père, le roi Bimbisara, qui était un puissant bienfaiteur de Shakyamuni, devenant ainsi l'ennemi du Bouddha. C'est pourquoi les cieux l'abandonnèrent, le soleil et la lune apparurent à contretemps et la terre se mit à trembler violemment, comme pour le rejeter. Le peuple tout entier en vint à s'opposer au Dharma bouddhique, et les royaumes voisins entreprirent d'envahir le pays. Et tout cela, uniquement parce que le roi Ajatashatru avait choisi pour maître un homme mauvais du nom de Devadatta. Finalement, le quinzième jour du deuxième mois, tout son corps se couvrit d'horribles pustules et il fut prédit qu'il mourrait et tomberait dans l'enfer avici, le septième jour du troisième mois. Fort affligé de cela, le Bouddha hésita à entrer dans le nirvana. "Si je parviens seulement à sauver le roi Ajatashatru, tous les autres hommes mauvais pourront également être sauvés", pensa-t-il avec regret.
A l'Hiver Succède Toujours le Printemps (Minobu, mai 1275, à Myoichi-Ama)

Les Japonais d'aujourd'hui s'opposent au Sutra du Lotus et rejettent le Bouddha Shakyamuni. Cela leur vaudra, dans leur vie future, de tomber dans la grande citadelle de l'enfer avici. Mais dans cette vie aussi, ils connaîtront de grandes épreuves.
[...] Le nyudo, profondément préoccupé par la vie future, s'est consacré depuis longtemps à la récitation du Nembutsu. De plus, il a fait construire une salle de pratique pour le bouddha Amida et lui a offert ses terres. Par crainte aussi de l'intendant local, il ne s'est pas immédiatement converti à la pratique du Sutra du Lotus. Peut-être, de son point de vue, était-ce plus raisonnable. Mais, du même coup, il est certain qu'il tombera dans la grande citadelle de l'enfer avici.
[...] Ceux qui récitent le Nembutsu sont immanquablement destinés à tomber dans l'enfer avici. Telle est la rigueur absolue du Dharma bouddhique !
Lettre au nyudo d'Ichinosawa (
Minobu, le 8 mai 1275, à l'épouse du nyudo d'Ichinosawa)

Il vaut mieux être un lépreux qui récite Namu Myoho Renge Kyo que le grand patriarche de l'école Tendai  ! Comme l'empereur Liang Wu Di en prit l'engagement solennel (note) : "Je préférerais être Devadatta et tomber dans l'enfer avici que le sage non bouddhiste Udraka Ramaputra."
[...] Et comme chacun est devenu disciple de Honen, cela signifie que chaque habitant du Japon est une personne qui s'oppose au Dharma. Si, par exemple, mille enfants se réunissaient pour tuer ensemble un seul de leurs parents, ces mille personnes commettraient en même temps l'un des cinq forfaits. Et si l'une d'elles pour cela tombait dans l'enfer avici, comment les autres pourraient-elles échapper au même sort ?
[...] Le roi leva les yeux au ciel, puis se jeta sur le sol, plein de remords, et dit : "Nous avons eu la chance d'entendre tout cela de votre bouche et de nous débarrasser de nos conceptions erronées. Mais, puisque le roi qui m'a précédé [mon père] s'est laissé totalement abuser par cet homme, il doit être maintenant tombé dans l'enfer avici  ! " Et il versa des larmes en serrant les genoux de Bhadraruchi. Sur la suggestion de Bhadraruchi, le brahmane fut attaché sur le dos d'un âne, promené et exhibé en disgrâce dans les cinq régions de l'Inde. Mais la haine dans son coeur ne fit que grandir, au point qu'il finit par tomber tout vif dans l'enfer avici.
[...] Le Maître de méditation San-jie, en Chine, déclara que le Sutra du Lotus, enseignement du Bouddha Shakyamuni, était l'enseignement valable pour les deux premières étape du bouddhisme, aux époques du Dharma correct et du Dharma formel. Mais il affirma que, à l'époque des Derniers jours du Dharma, il fallait adopter "l'enseignement universel" qu'il avait lui-même énoncé. Selon lui, ceux qui pratiqueraient le Sutra du Lotus aujourd'hui tomberaient immanquablement dans le grand l'enfer avici des dix directions, parce que cet enseignement ne correspondait ni à la nature ni aux capacités des personnes vivant à l'époque des Derniers jours du Dharma.
[...] Moi, Nichiren, je suis peut-être un ignorant qui ne connais rien aux sutras ni aux traités. Mais j'affirme, sans la moindre hésitation, que tous ceux qui s'appuient sur ce rêve pour conclure que l'enseignement du Shingon est supérieur à celui du Sutra du Lotus détruiront le pays et perdront leur famille dans cette vie, et après leur mort, tomberont dans l'enfer avici.
[...] Comme il est tragique et regrettable que les habitants du Japon doivent tous tomber dans la grande citadelle de l'enfer avici  ! Mais quelle joie, quel bonheur, bien que n'étant doté que d'un corps ordinaire, d'avoir la graine de la bodhéité plantée dans le champ de son coeur !
[...] Il ne fait aucun doute que le Nembutsu conduit à l'enfer avici et que le Zen est l'oeuvre des démons. Le Shingon, en particulier, est un grand fléau pour notre pays. Il ne faut pas confier aux maîtres Shingon la tâche de prier pour la victoire sur le grand empire mongol  ! Si une chose aussi grave est abandonnée à leurs soins, la situation ne pourra qu'empirer rapidement et notre pays sera au bord de la destruction."
[...] Mahadeva, bien que simple mortel, prétendit être parvenu au stade d'arhat et le Savant-maître* Vimalamitra*se proclama le plus grand sage des cinq régions de l'Inde. Toutes ces personnes, pour avoir commis la faute d'arrogance, sont tombées dans l'enfer avici.
[...] Le Grand-maître* Saicho* a dit : "Ceux qui adressent des éloges au Grand-maître* Zhiyi* recevront des bienfaits qui s'accumuleront aussi haut que le Mont Sumeru, tandis que ceux qui le calomnient commettent un crime qui les précipitera dans l'enfer avici."(réf.) Et on lit dans le Sutra du Lotus : "Ils mépriseront, haïront, envieront et éprouveront de la rancune à l'égard de ceux qui lisent, récitent, transcrivent ce Sutra et y adhèrent, et, après leur mort, ils tomberont dans l'enfer avici."(réf.)
[...] Si ces paroles d'or du Bouddha Shakyamuni sont exactes, si le témoignage du bouddha Taho est véridique, et si l'on peut se fier à l'approbation que marquèrent les bouddhas des dix directions en tirant leurs longues et larges langues, comment ne pas croire que tous les habitants du Japon de notre époque tomberont dans l'enfer avici  ?
[...] Si ces seize caractères, au total, étaient faux et si, dans cette vie même, Nichiren ne recevait pas de grands bienfaits, les paroles d'or du Bouddha seraient comparables aux discours mensongers et creux de Devadatta et le témoignage du bouddha Taho, qui attesta de leur véracité, ne se distinguerait en rien des assertions frauduleuses de Kokalika. Dans ce cas, aucun de ceux qui s'opposent au Dharma correct ne tombera dans l'enfer avici et il n'y aura pas de bouddha dans les trois phases de la vie  !
[...] N'être qu'une personne ordinaire et dire, comme le fait Nichiren, que les Grands-maîtres Kukai*, Ennin*, Shubhakarasimha*, Vajrabodhi*, Amoghavajra* et leurs semblables sont les Grands ennemis du Sutra du Lotus, et affirmer que, si le Sutra est véridique, ils sont sans aucun doute tombés dans l'enfer avici, est un acte extrêmement difficile.
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Même des personnes aussi mauvaises que le roi Ajatashatru ou Angulimala, dont on pouvait penser qu'elles n'atteindraient jamais l'Eveil mais tomberaient inévitablement dans l'enfer avici, purent atteindre la bodhéité en rencontrant un grand homme, le vénéré Bouddha Shakyamuni.
[...] Le Sutra du Nirvana affirme que, à l'époque des Derniers jours du Dharma, les personnes que leur opposition au Dharma du Bouddha précipitera dans l'enfer avici seront plus nombreuses que les particules de poussière de la terre entière, tandis que ceux qui pratiqueront le véritable Dharma seront moins nombreux que les grains de poussière pouvant tenir sur un ongle.
[...] Mais quoi que vous ayez pu faire par le passé, je suis certain que maintenant vous parviendrez à vous libérer des souffrances de la naissance et de la mort. Shuddhipanthaka (Surihandoku) ne parvenait toujours pas, au bout de trois ans, à mémoriser un enseignement de [seulement] quatorze caractères, et il atteignit quand même l'Eveil. Alors que Devadatta, qui connaissait par coeur soixante mille enseignements sacrés, tomba dans l'enfer avici.
La prière pour la pluie des trois maîtres du Tripitaka (Minobu, 22 juin 1275 au nyudo Nishiyama)

Dans le deuxième volume du Myoho Renge Kyo* il est dit  : "Celui qui refuse d'avoir foi en ce sutra et au contraire s'y oppose détruit immédiatement les graines qui permettent de devenir bouddha en ce monde. [...] Que ce soit du vivant du Bouddha ou après sa disparition, certains s'opposeront à un sutra tel que celui-ci. Ils éprouveront mépris, haine, envie et rancune à l'égard de ceux qui lisent, récitent, transcrivent ce sutra et y croient [...] Après leur mort, ils tomberont dans l'enfer avici [...] A la fin d'un kalpa, ils y renaîtront, répétant ce cycle pendant d'incalculables kalpas."(réf.) Dans le septième volume, il est écrit  : "Pendant mille kalpas, dans l'enfer avici ils endurèrent grands supplices et tourments.
[...] "Un homme sage ne devrait pas craindre les ennemis de sa famille, les serpents, le feu, le poison, les coups de tonnerre d'Indra, les attaques à coups d'épée et de bâton, ou les bêtes sauvages, les tigres, les loups et les lions. Car tout cela peut détruire sa vie mais n'a pas le pouvoir de le faire tomber dans l'enfer avici, qui est véritablement terrifiant. Ce qu'il devrait craindre est l'offense au grand Dharma, ainsi que la compagnie des opposants au Dharma, car ils le feront inéluctablement sombrer dans l'effroyable enfer avici. On peut se lier avec de mauvais amis et, dans le désir de lui nuire, verser le sang du Bouddha, tuer ses propres père et mère, ôter la vie à quantité de sages, troubler l'unité du Sangha, et détruire en soi toutes les racines de bonté  ; mais, si l'on fixe son esprit sur le véritable Dharma, il reste possible de se libérer de cet enfer avici. Tandis qu'un autre, en s'opposant au Dharma d'une profondeur insondable, ne parviendra pas à s'en délivrer pendant d'innombrables kalpas.
[...] Le bodhisattva déclare dans son Bodai Shiryo Ron* : "L'Honoré du monde a énuméré cinq causes [cinq forfaits] conduisant à l'enfer avici.
La question à approfondir jour et nuit (Minobu, 28 août 1275  ? , Toki Jonin).

Dans votre lettre, vous demandez de quelle manière la rétribution varie, et quels sont les degrés d'opposition au Dharma bouddhique. Au départ, le Sutra du Lotus a été enseigné pour permettre à tous les hommes d'atteindre la bodhéité. Pourtant, seuls ceux qui ont foi en ce Sutra parviennent à l'Eveil. Ceux qui s'y opposent tombent dans l'enfer avici. Ainsi, il est dit dans le Sutra : "Celui qui refuse d'avoir foi en ce Sutra, et au contraire s'y oppose, détruit immédiatement les graines qui permettent d'atteindre la bodhéité en ce monde. Après sa mort, il tombera dans l'enfer avici."(réf.)
[...] Priez, dès maintenant, avec le grand désir de parvenir à l'Eveil, et pour le bonheur dans votre vie future. Si vous doutez ou vous opposez si peu que ce soit, vous tomberez à coup sur dans l'enfer avici. Même lorsqu'un bateau est de construction solide, s'il fait eau, si peu que ce soit, ses passagers ne peuvent que sombrer tous ensemble. Même si les murets entre les rizières sont résistants, la plus petite fêlure suffit pour que l'eau s'en échappe. Vous devez ôter l'eau - l'opposition au Dharma et le doute - du bateau qu'est votre vie et consolider les remparts de votre foi.
Les Remparts de la Foi (Minobu, 3 septembre 1275, à Sennichi-ama)

Certains se demandent peut-être s'il y aura effectivement une autre attaque mongole ; pour ma part, je suis convaincu qu'elle est imminente. Une invasion serait déplorable - elle signifierait la ruine de notre pays - mais, si elle ne se produit pas, les Japonais calomnieront plus que jamais le Sutra du Lotus, et tomberont tous dans l'enfer avici.
Sur Itai Doshin (Minobu, septembre 1275 à 1280, à Takahashi nyudo)

C'est à une époque aussi reculée, dans le lointain passé de sanzen-jintengo, que les trois groupes de disciples de Shakyamuni, comprenant, Mahakashyapa, Ananda et Rahula, eurent connaissance du Sutra du Lotus par la bouche d'un bodhisattva, seizième fils du bouddha Daitsu. Pourtant, trompés par des personnes mauvaises, ils finirent par abandonner le Sutra du Lotus. Ils retombèrent dans les enseignements des sutras Kegon*, Hannya*, Daijuku ou du Nirvana ou plus bas encore, dans ceux des sutras Vairocana*, Jimmitsu* ou Kammuryoju, voire même retombèrent dans l'erreur des enseignements Hinayana des sutras Agama*. Poursuivant leur régression, ils traversèrent les états relativement heureux de bonheur céleste et d'humanité pour échouer finalement dans les Voies mauvaises. Pendant cette période de sanzen-jintengo, ils naquirent le plus souvent dans l'enfer avici.
[...] Le troisième chapitre du Sutra du Lotus dit : "Ils résident en enfer si longtemps qu'ils en viennent à trouver aussi naturel d'y vivre que de jouer dans un jardin, et ils se sentent à l'aise dans les autres mauvaises voies." Ceux qui commettent les dix mauvaises actions tombent dans l'enfer de tokatsu ou kojujo, et ils doivent y passer cinq cents vies ou mille "années-enfer". Ceux qui commettent les cinq forfaits tombent dans l'enfer avici et, après y être restés pendant un kalpa moyen, renaissent en ce monde. Comment se fait-il, alors, que ceux qui abandonnent le Sutra du Lotus tombent dans l'enfer avici et doivent y demeurer pendant un nombre incalculable de kalpa  ?
[...] Il avait déjà pratiqué pendant soixante kalpa quand le Roi-Démon du sixième Ciel réalisa avec inquiétude qu'il ne restait plus à Shariputra que quarante kalpa pour achever sa pratique de bodhisattva. Le démon se déguisa en brahmane, et supplia de lui donner un de ses yeux. Shariputra lui donna un oeil, mais, dès lors il perdit toute volonté de pratiquer et abandonna, tombant de ce fait dans l'enfer avici pendant d'innombrables kalpas. Soixante-huit millions de croyants dans les Derniers jours du Dharma du bouddha Daishogon furent trompés par le moine Kugan et trois autres moines, à tel point qu'ils dénoncèrent Fuji-biku (note), et pour cela, tombèrent dans le même enfer pour autant de kalpa qu'il y a de particules de poussière sur la terre. Les hommes et les femmes des Derniers jours du Dharma du Bouddha Shishionno* suivirent le moine Agramati* qui observait les préceptes, mais se moquèrent de Kikon et demeurèrent aussi en enfer pendant d'innombrables kalpas.
[...] Si vous doutez d'avoir offensé le Dharma dans le passé, vous ne serez pas à même de supporter les souffrances mineures de l'existence. Vous pourriez alors céder face à l'opposition de votre père, et abandonner le Sutra du Lotus sans l'avoir désiré. Souvenez-vous que si tel était le cas, vous tomberiez à coup sur dans l'enfer avici et y entraîneriez aussi vos parents, causant à tous une indescriptible douleur. Comprendre cela requiert un grand esprit de recherche.
[...] Du vivant de Shakyamuni, le moine Sunakshatra eut d'abord foi en l'enseignement du Bouddha. Mais par la suite, non content de l'abandonner, il s'opposa de manière si perfide au Dharma que le Bouddha lui-même ne put le sauver de l'enfer avici.
Lettre aux Frères (Minobu, 16 décembre 1275 aux frères Ikegami)

Mais le Bouddha ne nous a-t-il pas mis en garde  ? "Si connaissant cela [l'opposition au Dharma], par crainte pour votre propre vie vous hésitez encore et ne faites pas connaître [la vérité] aux autres, vous serez non seulement mon ennemi mais l'ennemi mortel de tous les êtres vivants, et vous tomberez inévitablement dans la grande citadelle de l'enfer avici." (note)
[...] Mais si, d'un autre côté, je m'abstenais de parler, je trahirais la promesse solennelle faite au Bouddha. Pire, je deviendrais l'ennemi mortel de tous les êtres vivants et je tomberais inévitablement dans l'enfer avici. Ainsi, après m'être interrogé sur ce qu'il fallait faire, j'ai décidé de parler.
Réponse au nyudo Takahashi (Minobu, 1275 au nyudo Takahashi Rokuru Hyoe)

[Je tiens à avertir] tout particulièrement les moines du Mont Kiyosumi. Si vous me traitez avec moins de respect que vos propres père et mère ou les Trois trésors, vous deviendrez des mendiants misérables en cette vie, et, dans la prochaine, vous tomberez dans l'enfer avici.
[...] En m'entendant parler ainsi, les plus insensés d'entre vous pourraient penser que je vous jette un mauvais sort. [Mais il n'en est rien.] Je ne le dis que parce que je crains que vous tombiez dans l'enfer avici après votre mort.
[...] Le Sutra du Lotus est un écrit qui enseigne seulement les points suivants  : que le Bouddha Shakyamuni atteignit l'Eveil à une époque encore plus lointaine que gohyaku-jintengo et que et les autres disciples deviendront bouddha dans le futur ; que ceux qui ne croient pas en ce sutra tomberont dans l'enfer avici ; que non seulement le Bouddha Shakyamuni déclara tout cela lui-même, mais que le bouddha Taho confirma que c'était bien la vérité et que les bouddhas des dix directions tirèrent la langue pour témoigner de la véracité [de ce qu'ils entendaient].
[...] Je ne connais ni la province de Tsukushi, ni l'empire mongol. Pourtant, parce que ma prédiction s'appuyait sur ma compréhension de tous les sutras, elle s'est d'ores et déjà révélée exacte. Par conséquent, si je dis que vous tomberez tous dans l'enfer avici en raison de votre ingratitude, comment mes paroles pourraient-elles se révéler fausses  ? Vous êtes peut-être en sécurité pour le moment, mais attendez de voir ce qui se passera à l'avenir. Le Japon tout entier sera frappé par le même destin qui est aujourd'hui celui [des îles] d'Iki et Tsushima. Quand les Mongols s'abattront sur la province d'Awa, ceux qui, parmi les moines, seront restés attachés aux enseignements erronés, se recroquevilleront de terreur pour tomber finalement dans l'enfer avici en disant : "Je sais maintenant que le moine Nichiren avait raison."
Lettre aux moines du Seicho-ji (Minobu, le 11 janvier 1276 aux moines du temple Seicho-ji)

Par conséquent, bien qu'innocent de tout crime, une fois exilé, il semblait peu probable que je fus pardonné. De plus, j'avais dénoncé le Nembutsu - que les habitants du Japon respectent plus que leurs propres père et mère, et placent plus haut que le soleil et la lune - comme la cause karmique qui conduit en enfer. J'avais attaqué le Zen en disant qu'il était l'oeuvre du démon, qualifié le Shingon d'hérésie qui provoquerait la destruction du pays, et [on rapportait que] j'avais incité à incendier les temples des écoles Nembutsu, Zen et Ritsu, et à décapiter les moines du Nembutsu. J'aurais même été jusqu'à prétendre que [les deux nyudo de Saimyo-ji et Gokuraku-ji] Hojo Tokyori et Hojo Shigetoki étaient tombés dans l'enfer avici. Telle était la gravité des accusations portées contre moi.
[...] Mais si vous abandonnez Nichiren, vous deviendrez des bûches qui s'en iront nourrir les flammes de l'enfer avici, et vous resterez à jamais prisonniers de la grande citadelle des souffrances incessantes.
[...] Plus de quatre-vingt mille rois, y compris Rama, Batsuda, Birushin, Nagosa, Katei, Bishakya, Gakko, Komyo, Nikko, Ai et Jitanin, accédèrent tous au trône en assassinant leur père (note). Parce qu'ils ne parvinrent pas à rencontrer de bons amis bouddhiques, ils ne purent pas expier leurs crimes et tombèrent dans l'enfer avici.
[...] Le roi Ajatashatru était depuis sa naissance dominé par les trois poisons et commettait sans cesse l'une ou l'autre des dix mauvaises actions. De plus, il tua son père, tenta d'ôter aussi la vie à sa mère, et, prenant Devadatta pour maître, tua de nombreux disciples du Bouddha. Parce qu'il avait accumulé de nombreuses mauvaises actions, le quinzième jour du deuxième mois, le même jour que celui de la disparition du Bouddha, des boutons purulents apparurent sur sept parties de son auguste personne, présageant qu'il tomberait dans l'enfer avici. Le roi connut des souffrances épouvantables. Il éprouvait la même douleur que s'il avait été précipité dans un grand feu ou plongé dans de l'eau bouillante.
Lettre à Konichi-bo (Minobu, mars 1276 à la veuve Konichi, mère de Yashiro

Il est dit dans le Sutra Kegon*  : "Ceux qui ne s'acquittent pas de leur dette de reconnaissance connaîtront bien souvent une mort prématurée." Et dans le Sutra Kambutsu sokai, on lit : "C'est cela [cet oubli de ses obligations] la cause qui conduit à renaître dans l'enfer avici." Mais vous avez déjà manifesté une profonde et sincère piété filiale. Il est donc certain que les divinités célestes entendront vos prières.
La consécration d'une statue du bouddha (Minobu, le 15 juillet 1276 à Shijo Kingo)

"Nitten et Gatten, si vous résidez au ciel et non sur terre comme nous, et si vous n'en tombez jamais, c'est parce que vous observez strictement le précepte de ne jamais mentir. Mais si vous proférez maintenant ce grand mensonge qu'il existe un sutra supérieur au Sutra du Lotus, j'en suis persuadé, avant même que n'arrive le kalpa de déclin, vous viendrez vous écraser sur la terre. Pire, la terre s'ouvrira et vous tomberez jusqu'au fin fond de la grande citadelle de l'enfer avici entourée de murailles de fer (note)  !"
[...] Le Grand-maître* Zhiyi* enseigna le Sutra du Lotus, et les commentaires qu'il en fait le placent très au-dessus de tous les autres maîtres ; dans toute la Chine, il n'a pas son pareil. Il est clair qu'il est l'envoyé du Bouddha. Ceux qui feront son éloge accumuleront une bonne fortune aussi haute que le Mont Sumeru, tandis que ceux qui le calomnieront commettront une faute qui les précipitera dans l'enfer avici.
[...] Si bien que la représentation du bodhisattva Maitreya à laquelle Enchin avait adressé ses prières fut brûlée, de même que l'objet de culte d'Ennin* qui fut détruit dans un incendie en même temps que la grande salle d'étude du Mont Hiei. Les moines de ces deux temples ont dû avoir l'impression de tomber vivants dans l'enfer avici. Seule la grande salle de pratique du Mont Hiei [construite par Saicho*] fut épargnée.
[...] Vous pouvez entasser de la fiente séchée et l'appeler bois de santal, mais, si vous la brûlez, elle ne répandra jamais qu'une odeur de fiente. Vous pouvez accumuler quantité de mensonges et les appeler enseignements du Bouddha, mais ils ne conduiront jamais que vers la grande citadelle de l'enfer avici.
[...] A l'époque des Derniers jours du Dharma du bouddha Ionno, même ceux qui se repentirent de leurs mauvaises actions durent endurer pendant mille kalpas les souffrances de l'enfer avici (note).
[...] Comme ces passages du Sutra l'indiquent, si moi, Nichiren, je n'étais pas ici, au Japon, on pourrait prendre le Bouddha pour un grand menteur [puisqu'il a fait de telles prédictions] et il ne pourrait manquer de tomber dans l'enfer avici.
[...] De même, le Grand-maître* Ci-en écrivit un ouvrage en dix volumes, le Hokke Genzan, dans lequel il fit l'éloge du Sutra du Lotus, mais le Grand-maître* Saicho* le critiqua en disant  : "Bien qu'il fasse l'éloge du Sutra du Lotus, il en détruit le coeur."(réf.) En considérant attentivement ces exemples, nous comprenons que, parmi ceux qui lisent et vantent les mérites du Sutra du Lotus, nombreux sont ceux qui tomberont dans l'enfer avici. Même Jizang et Ci-en s'opposaient en réalité au Véhicule unique [du Sutra du Lotus].
[...] Ceux qui, en grand nombre, méprisèrent et attaquèrent le bodhisattva Fukyo, même si par la suite ils crurent en ses enseignements et devinrent ses disciples, ne purent effacer le grave crime qu'ils avaient commis et résidèrent, pour cette raison, dans l'enfer avici pendant mille kalpas.
[...] Shubhakarasimha* mourut subitement et fut traîné, ligoté par sept chaînes de fer, par deux gardiens de l'enfer, au tribunal du roi Yama [souverain des enfers]. Là, on lui dit que sa vie n'était pas encore arrivée à son terme, et il fut renvoyé dans le monde des vivants. Peut-être comprit-il alors [au cours de son séjour en enfer] que cela [sa comparution devant Yama] résultait de son opposition au Sutra du Lotus. Il abandonna donc très vite les mudra, les mantra dharani* et les méthodes de concentration du Shingon, et récita le passage du Sutra du Lotus [dans lequel le Bouddha déclare]  : "Maintenant, ce monde des trois plans est tout entier mon domaine."(réf.) Après quoi les chaînes qui le maintenaient prisonnier se brisèrent et il put revenir à la vie. [...] Ultérieurement, lorsqu'il mourut bel et bien, ses disciples se rassemblèrent autour de son lit de mort, et vantèrent la beauté de ses derniers moments, mais en fait, il était tombé dans la grande citadelle de l'enfer avici. Vous vous demandez peut-être comment je peux le savoir  ? Je répondrai que, dans sa biographie, on lit : "Ceux qui observèrent les restes de Shubhakarasimha* virent son cadavre se racornir, sa peau noircir et ses os saillir."(réf.) Les disciples de Shubhakarasimha* ne comprirent peut-être pas que cela indiquait qu'il était tombé, après sa mort, dans le monde de l'enfer.
[...] Chaque fois que je rencontre un pratiquant du Nembutsu, je lui dis que le Nembutsu conduit à l'enfer avici. Chaque fois que je rencontre un pratiquant du Shingon, je lui dis que le Shingon est une doctrine nuisible qui causera la ruine du pays. Et au souverain du pays [Hojo Tokimune] qui vénère le Zen, moi, Nichiren, je déclare que le Zen est l'enseignement des démons.
[...] Finalement, chacun fut convaincu que j'étais le plus grand criminel du monde, et répéta que j'étais un moine qui souhaitait, par ses incantations et ses discours, la destruction du Japon, et que j'avais déclaré que les défunts Hojo Tokiyori et Hojo Shigetoki étaient tombés dans l'enfer avici.
[...] Le moine Sunakshatra était un fils de l'Honoré du Monde, et pourtant il tomba dans l'enfer avici. Ainsi, même en faisant soi-même tous les efforts possibles pour sauver les autres, il reste difficile de les sauver des graves rétributions karmiques qu'ils ont eux-même créées.
[...] Namu Myoho Renge Kyo se propagera pendant dix mille ans et plus, pour l'éternité. Car ce Dharma a pour effet bénéfique de dessiller les yeux aveugles de tous les êtres vivants au Japon, et de barrer la route qui conduit à l'enfer avici.
[...] Si [la prophétie du Bouddha exprimée dans] ce passage du Sutra du Lotus n'était pas véridique, alors Shariputra ne deviendrait jamais l'Ainsi-Venu "Fleur de Lumière" [...] De même, tout ce qui concerne sanzen jintengo* ne serait plus que théorie puérile et gohyaku jintengo* ne serait plus qu'un mensonge. Très vraisemblablement, le vénérable Shakyamuni aurait sombré dans l'enfer avici, le bouddha Taho suffoquerait encore dans les flammes de l'enfer avici, les bouddhas des dix directions résideraient désormais dans les huit enfers principaux, et les divers bodhisattvas subiraient tous la torture des Cent trente six enfers.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Dans le Sutra du Nirvana, Shakyamuni affirma : "Si un moine, même vertueux, voit quelqu'un s'opposer au Dharma et ne s'en soucie pas, négligeant de lui faire des reproches, de le chasser ou de le punir pour son offense, alors ce moine trahit le bouddhisme. Mais s'il réprimande durement celui qui s'oppose au Dharma, le chasse ou le punit, alors il est mon disciple et quelqu'un qui comprend véritablement mes enseignements." N'oubliez jamais cette exhortation à ne pas laisser les autres s'opposer au bouddhisme. Le maître et le disciple tomberont sans aucun doute dans l'enfer avici s'ils voient des ennemis du Sutra du Lotus et négligent de leur en faire reproche.
Mise en Garde contre l'Offense au Dharma (Minobu, août 1276, au nyudo Horen)

Ces femmes rapportèrent leurs calomnies aux autorités en disant : "D'après certains moines, Nichiren a déclaré que les défunts régents Hojo Tokiyori et Hojo Shigetoki sont tombés dans l'enfer avici ; il a dit qu'il faudrait brûler les temples Kencho-ji ; Jufuku-ji, Gokuraku-ji, Choraku-ji et Daibutsu-ji, et que des grands patriarches comme Doryu et Ryokan devraient être décapités.
[...] Moi, Nichiren, je suis le plus grand Pratiquant du Sutra du Lotus au Japon et je ne suis coupable d'aucun crime. J'ai exposé le Dharma pour éviter à tous les êtres de tomber dans l'enfer avici auquel les condamne leur opposition au Sutra du Lotus.
[...] Rokuro Zaemon et ses hommes embarquèrent la nuit même sur des bateaux rapides pour Kamakura. Il vint me saluer avant son départ et me dit en joignant respectueusement les mains : "Aidez-moi  ! J'ai douté de l'exactitude des paroles, o combien respectables, que vous avez prononcées le 16 janvier au départ de Tsukahara, mais elles se sont vérifiées en moins de trente jours. L'attaque des Mongols est à peu près certaine, et il est non moins certain que les adeptes du Nembutsu sont promis à l'enfer avici. Jamais plus je ne réciterai l'invocation du Nembutsu."
Chacun croyait qu'il ne pouvait manquer de devenir bouddha. Moi seul affirmais qu'Enchi-bo, tout comme Doji-bo, tomberait dans l'enfer avici de manière encore plus certaine que les moines du Nembutsu. Vous devriez demander si la fin de leur vie fut bonne ou si elle prouve la justesse de mes prédictions.
Sur le comportement du Bouddha (
Minobu, 1276, à Konichi-ama)

Or, les habitants du Japon, de nos jours, semblent incapables d'accorder plus de respect au Bouddha Shakyamuni qu'au bouddha Amida, d'avoir plus de croyance dans le Sutra du Lotus que dans le Nembutsu. Ce sont donc des personnes mauvaises qui n'ont de la vertu que l'apparence. Et parmi les personnes mauvaises, ce sont les pires opposants au Dharma, les icchantika les plus effroyables de tout le Jambudvipa. Le Bouddha Shakyamuni prédit, dans le deuxième volume du Sutra du Lotus : "Après leur mort, ils tomberont dans l'enfer avici."
[...] Tout cela résulte du seul fait que le souverain ne m'a jamais consulté [sur l'authenticité des enseignements bouddhiques]. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait  ? Parce que les gens de ce pays ont commis tant de fautes graves et ont accumulé un si mauvais karma qu'ils seront inévitablement attaqués par un pays étranger en cette existence présente et précipités dans l'enfer avici dans la suivante.
Réponse à Yasaburo (Minobu, le 4 août 1277 à Saito Yasaburo )

Tous les maîtres des diverses écoles qui s'appuient sur d'autres sutras que le Sutra du Lotus et qui, comme le fit Zhaogao, méprisent le prince qui récite sincèrement le Titre du Sutra du Lotus tomberont dans l'enfer avici.
"Ainsi ai-je entendu" (Minobu, 28 novembre 1277, à Soya Kyoshin)

Il est cependant évident qu'ils ne saisiront jamais le sens du Sutra du Lotus, même sur la Terre pure du bouddha Amida, et qu'ils ne renaîtront pas non plus dans aucune autre Terre pure des dix directions. En réalité, parce que la faute de s'opposer au Sutra du Lotus est grave, ils tomberont pour longtemps en enfer. Le Sutra les désigne par la phrase  : "Après leur mort, ils tomberont dans l'enfer avici."(réf.)
[...] Quand ils rencontrent une personne qui pratique ce Sutra, ils la toisent avec mépris et dédain, haine et jalousie, et leurs lèvres se pincent en une moue désapprobatrice. Ils commettent indiscutablement la faute d'opposition au Dharma. Comment pourraient-ils renaître sur la Terre pure et atteindre la bodhéité  ? Il semblerait plutôt que de telles personnes tomberont inévitablement dans l'enfer avici.
Parvenir directement à la bodhéité grâce au Sutra du Lotus (Minobu, mars 1277   ? à Myoho-ama)

Dans le deuxième volume du Sutra du Lotus, on lit : "Ceux qui refusent d'avoir foi en ce Sutra et au contraire s'y opposent (...) après leur mort, tomberont dans l'enfer avici." Si ces passages des écritures disent vrai, comment Shandao et Honen, que l'école Nembutsu, considère tous deux comme incarnant les principes essentiels du bouddhisme, pourraient-ils ne pas tomber dans la grande citadelle de l'enfer avici  ?
[...] A la lumière des sutras, il [Nichiren] déclare simplement que, parce que les enseignements erronés d'écoles telles que Shingon, Zen et Jodo, ainsi que les moines qui s'opposent au Dharma, pullulent dans le pays, et parce que chacun, du dirigeant à la multitude de ses sujets, leur accorde sa confiance, les gens sont devenus les ennemis jurés du Sutra du Lotus et de Shakyamuni, Maître de la doctrine. Il dit que, dans cette vie, les divinités du ciel et de la terre les abandonneront, qu'ils subiront l'invasion d'un pays étranger, et que, dans la vie prochaine, ils tomberont dans la grande citadelle de l'enfer avici.
[...] Les moines Kugan et Agramati* pensaient connaître le vrai Dharma et prétendaient sauver les hommes, mais ils tombèrent dans l'enfer avici, et avec eux les disciples et les laïques qui les suivaient. Si, avec une connaissance aussi sommaire du bouddhisme, vous enseignez vos doctrines en croyant pouvoir sauver un grand nombre de gens, vous tomberez sans nul doute dans l'enfer avici, et, avec vous, tous ceux qui vous suivront.
[...] Nichiren déclara : "Il faut, d'une manière ou d'une autre, que je parvienne à l'arracher à son arrogance et à ses illusions, et à lui épargner l'agonie dans l'enfer avici."
[...] Il envoya un message à la résidence du moine Ryokan, disant : "Si le moine Ryokan parvient à faire tomber la pluie dans les sept jours qui suivront sa prière, moi, Nichiren, je cesserai d'enseigner que le Nembutsu conduit à l'enfer avici.
[...] C'est aussi stupide que de vouloir conserver l'échafaudage même lorsque la pagode est entièrement construite, ou de dire que les étoiles sont plus brillantes que le soleil. A propos de personnes de ce genre, le Sutra dit : "Bien que j'enseigne et que j'ordonne, ils ne croient ni n'acceptent."(réf.) et "Après leur mort, ils tomberont dans l'enfer avici."
Tous les habitants du Japon, à l'heure actuelle, rejettent le Bouddha Shakyamuni et invoquent le nom du bouddha Amida ; ils ignorent le Sutra du Lotus, et ont foi dans le Sutra Kammuryoju et dans d'autres sutras. Il n'y a parmi eux que des laïcs, hommes ou femmes, faisant des offrandes à ceux qui s'opposent au Dharma, ou des moines renommés, et même le dirigeant du pays, qui respectent comme des sages des hommes commettant en réalité les cinq ou sept fautes capitales ou les huit offenses. A leur propos, il est dit dans le Sutra : "En agissant ainsi, ils renaîtront encore et encore dans l'enfer avici pendant un nombre incalculable de kalpa."(réf.)
[...] Si je [Shijo Kingo] quittais le clan et vous abandonnais maintenant, vous tomberiez immédiatement dans l'enfer avici. Et, dans ce cas, même si je parvenais moi-même à la bodhéité, je ne pourrais que me désoler en pensant que ce serait en vain.

Lettre de pétition de Yorimoto (Minobu, le 25 juin 1277, requête au seigneur Ema au nom de Shijo Kingo)

Les plantes se dessèchent et meurent et les rivières, grandes et petites, s'assèchent, la terre devient comme du charbon et la mer, comme de l'huile bouillante. Finalement, des flammes emplissent l'atmosphère, s'élevant de l'enfer avici jusqu'au Ciel de Brahma. Quand ces désastres se produiront le monde sera parvenu au terme du déclin.
Les Trois Obstacles et les Quatre Démons (Minobu, le 20 novembre 1277 à Hyoe no Sakan Munenaga)

Si, sachant ce que l'avenir réserve, je n'avais rien dit, je m'exposais à renaître muet ou bègue, vie après vie. Je serais devenu moi-même un grand ennemi du Bouddha Shakyamuni et un traître à l'égard des gouvernants du pays. Après ma mort, je serais tombé dans l'enfer avici.
Lettre à Misawa (Minobu, le 23 février 1278 à Misawa)

Il est dit dans le Sutra du Lotus que ceux qui haïssent le Pratiquant de ce Sutra tomberont dans l'enfer avici. Dans le quatrième volume, on lit (réf.) que manifester de l'hostilité envers un Pratiquant du Sutra du Lotus aux époques ultérieures est une faute plus grave que d'insulter le Bouddha pendant la totalité d'un kalpa moyen. Il est écrit, dans le 7e volume, que ceux qui dénigrent le pratiquant subiront les souffrances de l'enfer avici pendant mille kalpas.
Pas de sécurité dans le Monde des trois plans (Minobu, 13 février 1278 à Matsuno)

Si un fils désobéit à son père et à sa mère, il agit de manière contraire à la piété filiale, sauf s'ils complotaient une rébellion. Même si un père vole à son fils une épouse adorée, ou si une mère vole à sa fille son époux chéri, si le fils ou la fille s'écartent, si peu que ce soit, du chemin de la piété filiale, ils créeront des causes qui leur vaudront d'être abandonnés par le Ciel en cette vie, et de tomber dans l'enfer avici dans la vie suivante. Encore plus grave est le fait de s'opposer à un bon dirigeant, qui est supérieur à un père ou à une mère. Et il est encore plus grave de s'opposer à un maître profane, qui est cent mille milliards de fois supérieur à ses parents ou à son souverain. Quelle n'est donc pas la gravité de l'offense qui consiste à s'opposer à un maître bouddhiste qui a abandonné le monde séculier  ! Plus terrible encore est le crime qui consiste à s'opposer à celui qui propage le Sutra du Lotus !
Grandes lignes du chapitre Zokurui et d'autres (Minobu, juin 1278, à Dame Nichinyo)

Comme ils ont l'apparence de vrais moines, les gens leur accordent la plus entière confiance. C'est pourquoi, sans même s'en rendre compte, ces moines et leurs adeptes sont devenus des ennemis du Sutra du Lotus et des adversaires du Bouddha Shakyamuni. A la lumière de ce Sutra, il est certain que, non seulement aucun de leurs vœux ne sera exaucé, mais encore que leur vie sera écourtée et que, après leur mort, ils seront condamnés à l'enfer avici.
La phrase unique et essentielle (Minobu, le 3 juillet 1278, à Myoho-ama)

Je me suis demandé de quelle manière on pouvait répondre à la bonté de sa mère. Réciter le nom du bouddha Amida est la cause qui la fera tomber dans l'enfer avici. Cette invocation ne fait pas partie des cinq forfaits, mais elle est encore plus grave. Assassiner son père et sa mère détruit leur corps physique mais ne les condamne pas à l'enfer avici dans leur vie prochaine.
Le sutra permettant véritablement d'honorer sa dette (Minobu, le 28 juillet 1278 à Sennichi-ama)

Pendant ces vingt-sept ans, les divinités bouddhiques qui avaient fait voeu de protéger le Pratiquant du Sutra du Lotus - Bonten, Taishaku, les divinités Nitten, Gatten et les quatre Rois du Ciel - firent peu de chose pour aider Nichiren. Mais maintenant, elles réalisent avec terreur que si elles n'honorent pas le serment qu'elles prononcèrent en présence du Bouddha, elles tomberont dans l'enfer avici.
Sur les persécutions subies par le Bouddha (Minobu, le 1 février ou 1er octobre 1279 Shijo Kingo)

L'un de ces événements se produisit en Inde, l'autre au Japon. L'un fut perpétré par une femme, et l'autre par un homme ; dans l'un des cas, la violence fut exercée par deux pieds, et dans l'autre, par deux mains ; l'une était motivés par la jalousie, et l'autre, par le Sutra du Lotus. Toutefois, [dans les deux cas], c'est le même cinquième volume du Sutra du Lotus [qui est concerné]. Les pieds de la femme n'étant pas entrés en enfer, pourquoi en irait-il différemment des mains de Shofu-bo  ? La femme, pourtant ne détestait que son mari et non le Sutra du Lotus lui-même, tandis que Shofu-bo haïssait le Sutra du Lotus et moi, Nichiren. Par conséquent, c'est son corps tout entier qui ira en enfer. Comme le dit le Sutra  : "Après sa mort, il tombera dans l'enfer avici."(réf.)
La persécution par le sabre et le bâton (
Minobu, 20 avril 1279 à Nanjo Tokimitsu)

Cette conception des enseignements théorique* et essentiel* n'est pas de mon invention mais fut explicitée par le Bouddha. Ceux qui dénaturent ce principe important ne peuvent qu'être possédés par le Démon du sixième Ciel et précipiteront les autres avec eux dans la grande citadelle de l'enfer avici.
Sur l'établissement des Quatre Bodhisattvas (Minobu, 17 mai 1279 à Toki Jonin)

Le corps du roi Ajatashatru se couvrit d'énormes plaies lépreuses le quinzième jour du deuxième mois de sa cinquantième année. Et tout le savoir-faire de Jivaka, son médecin renommé, ne suffit pas à le guérir. son destin était de mourir le septième jour du troisième mois en tombant dans l'enfer avici. Tous les plaisirs qu'il avait connus pendant cinquante ans disparurent brusquement, et les souffrances de toute sa vie l'assaillirent en seulement trois semaines. Sa mort était prédéterminée par son karma immuable.
Sur la possibilité de prolonger sa vie (Minobu, 1279 à Myojo, femme de Toki Jonin)

Et dans ces conditions, moi, Nichiren, je suis le seul à déclarer que la récitation du nom du bouddha Amida conduit à l'enfer avici, que le Zen est une invention du démon, que le Shingon est une doctrine néfaste menant le pays à la ruine, et que l'école Ritsu et ceux qui observent les préceptes se rendent coupables de trahison.
[...] Mais, de même qu'un serpent peut comprendre l'esprit d'un dragon, et que les corbeaux peuvent pressentir ce qui est de bon ou de mauvais augure en ce monde, j'ai pu prévoir ce qui se passerait. Je savais qu'en disant cela, je m'exposerais immédiatement à des sanctions, mais qu'en ne parlant pas, je tomberais dans l'enfer avici.
[...] Lorsque l'on étudie le Sutra du Lotus, il y a trois points qu'il faut comprendre. Le premier concerne ceux qui s'opposent au Dharma. Les moines Agramati* et Kugan, le Savant-maître* Vimalamitra* et le brahmane Daiman* en sont des exemples. Ils n'avaient, pour vêtir leur corps, que la triple robe, n'élevaient qu'un seul bol à aumônes à hauteur de leurs yeux, et observaient scrupuleusement les deux cent cinquante préceptes. Mais ils étaient en fait des ennemis du Mahayana et, pour finir, tombèrent dans la grande citadelle de l'enfer avici.
[...] À une époque plus récente, au Japon, il y eut des hommes tels que Kukai*, Ennin* et Enchin* qui observaient les préceptes avec la même rigueur que les moines susnommés et dont la sagesse n'était en rien inférieure à la leur. Mais parce qu'ils affirmaient   : "l'enseignement Shingon du Sutra Vairocana* vient en premier et le Sutra du Lotus n'occupe que le deuxième ou troisième rang", s'il y a dans ce que j'affirme la moindre parcelle de vérité, ils doivent se trouver eux aussi maintenant dans la grande citadelle de l'enfer avici.
[...] Mais, même sans jamais s'opposer soi-même au Sutra du Lotus tout au long d'une vie, on peut appartenir à une famille dont les membres s'opposent au Dharma. On aura beau alors le pratiquer sans cesse, jour et nuit, le fait d'être né dans une famille s'opposant au Dharma conduit inévitablement à renaître dans l'enfer avici. Par exemple, les personnes nées dans les familles des moines Agramati* ou Kugan, et devenues leurs disciples ou bienfaiteurs, sont toutes à leur insu tombées dans l'enfer avici.
[...] Si ce que dit le Sutra du Lotus est véridique, qu'adviendra-t-il alors, à votre avis, de tous les moines du Mont Hiei, de To-ji, de Onjo-ji, des sept temples majeurs de Nara et des autres 11 037 temples à travers tout le Japon   ? Si l'on s'en tient aux exemples que je viens de citer, il ne fait aucun doute qu'ils tomberont dans la grande citadelle de l'enfer avici.
[...] Les personnes vivant dans un pays dont les habitants s'opposent au Dharma seront, toutes sans exception, condamnées à tomber dans la grande citadelle de l'enfer avici.
[...] Le Grand-maître* Jizang écrivit le Hokke genron* en dix volumes, et aurait dû pour cela tomber dans l'enfer avici. Mais il abandonna ses interprétations personnelles du Sutra du Lotus et servit le Grand-maître* Zhiyi*, si bien qu'il échappa ainsi aux souffrances de l'enfer.
[...] Le Bouddha nous en a constamment avertis : même les personnes les plus respectueuses des préceptes, si méritantes et sages soient-elles, et si parfaite que soit leur connaissance du Sutra du Lotus et des autres écrits, si elles voient un ennemi du Sutra du Lotus sans le dénoncer, le réfuter, ou en informer le dirigeant du pays, et si elles se taisent, par crainte des réactions des autres, elles tomberont immanquablement dans la grande citadelle de l'enfer avici.
[...] Le Grand-maître* Huisi écrit  : "Si l'on voit un ennemi du Sutra du Lotus s'y opposer sans lui en faire reproche, on devient soi-même une personne qui s'oppose au Dharma et on tombera dans l'enfer avici."(réf.) Même un grand sage, s'il voit une personne de ce genre sans rien lui dire, tombera au fin fond de l'enfer avici et ne pourra jamais en sortir aussi longtemps que cet enfer durera.
Lettre à Akimoto (Minobu, le 27 janvier 1280, à Akimoto)

Le grand bodhisattva Hachiman était présent. Comment pourrait-il ne pas craindre de dédaigner sa promesse effectuée sur le Mont sacré  ? En effet, ne pas tenir cette promesse le ferait tomber incontestablement dans l'enfer avici.
Niike Gosho (Minobu, février 1280 à Niike Saemon no jo)

Le roi Ajatashatru tua son père et, pour cela, contracta la lèpre blanche. Pour avoir tué l'un de ses parents, le roi Virudhaka mourut sur un fleuve dans un bateau en flammes et tomba vivant dans l'enfer avici. On n'a jamais vu pareilles rétributions pour le meurtre d'autres personnes que ses propres parents. Ces terribles résultats du manquement à la piété filiale doivent nous permettre de comprendre quel immense bienfait procure le dévouement à ses parents.
[...] C'est pourquoi le Bouddha déclara  : "Si je m'étais borné à exposer les enseignements provisoires"... je serais tombé dans l'avarice et l'avidité, mais pareille chose serait impossible."(réf.) Pour avoir offert à ses parents un plat d'orge bouilli au lieu du nectar d'amrita, pour leur avoir offert un alcool ordinaire au lieu d'une liqueur raffinée, le Bouddha se serait rendu coupable de la plus grave transgression de la piété filiale. Dans ce cas, comme le roi Virudhaka, il serait tombé vivant dans la grande citadelle de l'enfer avici ou comme le roi Ajatashatru son corps se serait couvert de pustules blanches.
Fidélité ou manquement au devoir de piété filiale (
Minobu, le 8 mars 1280, à Nanjo Tokimitsu)

Les moines des écoles Kegon, Shingon et Nembutsu, comme ceux des écoles Ritsu et Zen, se vantent de respecter rigoureusement les préceptes, d'avoir une conduite honnête et de posséder une grande sagesse. Mais, en réalité, ils sont dans la situation de personnes nées dans des familles fomentant la rébellion d'inférieurs contre leur supérieur. En ce sens, ils sont les grands ennemis du Sutra du Lotus. Comment pourraient-ils éviter de tomber dans la grande citadelle de l'enfer avici  ?
[...] Ainsi, on constate que les cinq souverains du pays, du 81e au 85e, ou bien se sont noyés dans l'océan de l'ouest, ou bien ont été abandonnés sur des îles au beau milieu des quatre mers. De leur vivant, ils furent considérés comme des démons et, après leur mort, ils tombèrent dans l'enfer avici.
Chevaux blancs et cygnes blancs (Minobu, 14 août.1280, à la dame d'Utsubusa)

Levant les yeux au ciel, il aperçut un être céleste qui ressemblait à une peinture de Taishaku, et dont la multitude de sujets remplissait le ciel et la terre. Yi-long lui demanda : "Qui êtes-vous  ? " Il lui répondit : "Tu ne me reconnais pas  ? Je suis ton père Wu-long. Quand j'étais dans le monde des hommes, j'étais attaché aux enseignements non bouddhiques, et je m'opposais au bouddhisme, en particulier au Sutra du Lotus. Pour cette raison, je suis tombé dans l'enfer avici. [...] "J'en étais là dans mes pensées quand, tout à coup, un bouddha nimbé d'or est apparu dans l'enfer avici et a dit : "Même ceux qui ont détruit de bonnes causes par des actions assez nombreuses pour remplir tout l'univers, s'ils entendent le Sutra du Lotus, ne serait-ce qu'une fois, parviendront immanquablement à l'Eveil."(réf.) Dès que ce bouddha entra dans l'enfer avici, ce fut comme si un déluge d'eau se déversait sur une fournaise immense. Et comme ma douleur s'était un peu allégée, je lui ai demandé quelle sorte de bouddha il était. Il m'a répondu : "Je suis le caractère Myo, l'un des soixante-quatre caractères des titres [des huit volumes] du Sutra du Lotus que votre fils Yi-long est en train d'écrire." Parce que huit caractères forment le titre de chacun des huit volumes (note), soixante-quatre bouddha sont apparus, brillants comme soixante-quatre pleines lunes. L'obscurité profonde de l'enfer avici s'est transformée soudain en une clarté radieuse. Et selon le principe que tout lieu, sans changer de caractéristiques, peut devenir une Terre de bouddha (note), l'enfer avici s'est changé instantanément en Terre de lumière éternelle.
Wou-long et Yi-long (Minobu, 15 novembre 1281, à Ueno-ama Gozen, mère de Nanjo Tokimitsu)

Et vous, démons qui faites souffrir mon disciple, êtes-vous prêts à avaler un sabre par la pointe, à subir la furie des flammes, ou à devenir l'ennemi juré de tous les bouddhas de l'univers et des trois phases de la vie  ? Quelle folie, quelle déraison  ! Bien au contraire, guérissez sur le champ la maladie de cet homme et accordez-lui votre protection, pour échapper aux terribles souffrances de l'avidité démoniaque. Sinon vous aurez immédiatement la tête brisée en sept morceaux (réf.) et, après votre mort, vous tomberez dans l'enfer avici.
La preuve du Sutra du Lotus (Minobu, 28 février 1282 à Nanjo Tokimitsu)

Le Grand-maître* Saicho* écrivit dans un commentaire : "Ceux qui feront son éloge accumuleront une bonne fortune aussi haute que le Mont Sumeru, et ceux qui le calomnieront tomberont dans l'enfer avici." (note)
Le corps et l'esprit des simples mortels (Minobu, à un disciple)

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