La prière pour la pluie
des trois maîtres du Tripitaka

(Trois Maîtres des Trois Corbeilles prient pour qu'il pleuve)

Lettres et traités de Nichiren Daishonin. ACEP - vol. 6, p. 121; SG* p. 602.
Gosho Zenshu p. 1468 - San sanzo kin no koto.
Showa Teihon p.1066. (Existent des copies authentifiées)


Minobu, 22 juin 1275 au nyudo Nishiyama

Un arbre transplanté, s'il est soutenu par un solide tuteur, ne tombera pas, même si des vents violents se mettent à souffler. Par contre un arbre même s'il a poussé sur place, si ses racines sont faibles, peut s'effondrer. Une personne faible ne trébuchera pas si ceux qui la soutiennent sont forts, tandis que même une personne très forte, si elle est sans soutien, peut trébucher sur un chemin accidenté.

De plus, si le Bouddha n'était pas apparu en ce monde, alors, dans tout le système de mondes majeur, à l'exception de Shariputra et de Mahakashyapa, tous les êtres humains auraient sombré dans les trois mauvaises voies. Mais, grâce au fort lien créé avec le Bouddha, de très nombreuses personnes ont pu atteindre la bodhéité. Même des personnes aussi mauvaises que le roi Ajatashatru ou Angulimala, dont on pouvait penser qu'elles n'atteindraient jamais l'Eveil mais tomberaient inévitablement dans l'enfer avici, purent atteindre la bodhéité en rencontrant un grand homme, le vénéré Bouddha Shakyamuni.

Le meilleur moyen pour parvenir à l'Eveil est donc de rencontrer un zenchishiki. Jusqu'où peut-on aller en ne s'appuyant que sur sa propre sagesse  ? Si l'on possède assez de sagesse pour distinguer le chaud du froid, on peut comprendre l'importance d'un bon ami bouddhique.

Rien n'est plus difficile que de rencontrer un bon ami bouddhique. Le Bouddha comparait cela à la difficulté, pour une tortue borgne, de trouver un morceau de bois flottant percé d'un creux assez large pour qu'elle y loge son abdomen, ou à la difficulté de faire passer un fil lancé du Ciel de Brahma dans le chas d'une aiguille plantée en terre. De plus, en cette époque impure des Derniers jours du Dharma, les mauvais amis sont plus nombreux que toutes les particules de poussière de la terre, alors que les bons amis sont plus rares que les grains de poussière pouvant tenir sur un ongle.

Le bodhisattva Kanzeon, sur le Mont Potalaka, fut un bon ami bouddhique pour Zenzai Doji ; mais si le bodhisattva lui enseigna les deux doctrines des enseignements spécifique et global, il ne lui révéla pas l'enseignement pur et parfait du Sutra du Lotus. Le bodhisattva Jotai, dans sa recherche d'un bon maître, vendit son propre corps pour faire une offrande, ce qui lui permit de rencontrer le bodhisattva Dommukatsu. Mais ce dernier ne lui apprit que les trois doctrines - enseignements intermédiaire, spécifique et global - et ne lui enseigna pas le Sutra du Lotus. Shariputra fut le bon ami bouddhique d'un forgeron et l'instruisit pendant une période de quatre-vingt-dix jours, mais il ne réussit à en faire qu'un icchantika (note). Purna enseigna le Dharma bouddhique pendant toute une retraite d'été mais il exposa les principes du Hinayana à des personnes capables de comprendre ceux du Mahayana, et, pour cela, en fit des adeptes du Hinayana.

Ainsi, même des grands sages [tels que Kannon et Dommukatsu] ne furent pas autorisés à enseigner le Sutra du Lotus, et même des arhat ayant obtenu le fruit de l'émancipation [comme Shariputra et Purna] ne surent pas toujours évaluer correctement la capacité des gens. A partir de ces exemples, vous imaginez bien à quel point les érudits de notre époque troublée sont incapables d'y parvenir. Il est mille fois préférable d'être une personne mauvaise qui n'étudie pas du tout [le bouddhisme] que de croire des hommes de ce genre qui font prendre le ciel pour la terre, qui confondent l'est avec l'ouest, et le feu avec l'eau, qui prétendent que les étoiles sont plus brillantes que la lune, ou qu'une fourmilière est plus haute que le Mont Sumeru.

Pour établir la valeur relative des doctrines bouddhiques, moi, Nichiren, je suis convaincu qu'il n'y a pas de meilleurs critères que la raison et la preuve donnée par les textes. Plus décisive encore que les preuves littérale et théorique, est la preuve concrète.

Par le passé, vers la 5e année de l'ère de Bun'ei [1268], quand les barbares Ezo se rebellèrent à l'Est et que les envoyés mongols arrivèrent de l'Ouest en exigeant un tribut, je pressentis que ces événements étaient dus au fait que personne n'avait foi dans le véritable enseignement bouddhique. Je pensais bien que des prières seraient conduites pour la défaite de l'ennemi et que ces rituels seraient menés par les moines de l'école Shingon. Des trois pays, Inde, Chine et Japon, je laisserai de côté l'Inde pour le moment. Mais je suis certain que le Japon, comme la Chine, seront détruits par l'école Shingon.

Le Maître du tripitaka Shubhakarasimha* se rendit d'Inde en Chine sous le règne de l'empereur des Tang, Xuan-Zong. Il régnait alors une grande sécheresse et Shubhakarasimha* reçut l'ordre de conduire des prières pour la pluie. Il réussit à provoquer une forte pluie et, par conséquent, tout le monde, de l'empereur aux gens du peuple, se réjouit grandement. Peu après cependant, un grand vent commença à souffler, causant des ravages dans tout le pays, et l'enthousiasme fut de courte durée.

Durant le même règne, le Maître du tripitaka Vajrabodhi* fit le voyage d'Inde en Chine. Il pria également pour la pluie et dans les sept jours, une forte pluie se mit à tomber, si bien que les gens se réjouirent comme précédemment. Mais lorsqu'un grand vent d'une force sans précédent s'éleva, le souverain conclut que le Shingon était une doctrine mauvaise et dangereuse, et fut bien près de renvoyer Vajrabodhi en Inde. Ce dernier, cependant, formula toutes sortes d'excuses et parvint à rester.

Une fois encore, sous le même règne, le Maître du tripitaka Amoghavajra* pria pour la pluie. Dans les trois jours, une forte pluie tomba, suscitant la même joie qu'auparavant. Mais, de nouveau, un grand vent s'éleva, cette fois-ci plus violent encore que les deux fois précédentes, et il fit rage pendant plusieurs semaines avant de s'apaiser.

Comme ces événements sont étranges  ! Il n'est pas une seule personne au Japon, sage ou ignorante, qui en soit consciente. Si quelqu'un souhaite apprendre la vérité, il ferait bien de m'interroger en détail à ce sujet tant que je suis encore en vie.

Pour en venir au Japon, dans le 2e mois de la 1re année de l'ère Tensho [824], il y eut une grande sécheresse. On demandaiau Grand-maître* Kukai* de prier pour la pluie dans le Jardin Shinsen-en. Mais un moine du nom de Shubin prit les devants et, faisant valoir qu'il était l'aîné de Kukai* dans la prêtrise et d'un rang plus élevé, demanda à conduire lui-même le rituel. Shubin en reçut l'autorisation et dirigea les prières. Le septième jour, une forte pluie tomba, mais seulement sur la capitale et non sur la campagne alentour.

L'empereur ordonna alors à Kukai* de conduire les prières mais sept jours s'écoulèrent sans que tombe la moindre goutte, puis encore sept jours, et de nouveau sept jours. Finalement, l'empereur décida de prier lui-même pour la pluie, ce qui eut pour effet de la faire tomber. Mais les moines du To-ji [le temple de Kukai*], appelèrent cette pluie "la pluie de notre maître". Si l'on veut connaître plus en détail ces faits, il suffit de consulter les documents. C'est l'un des plus grands mensonges jamais proférés dans notre pays. De plus, eurent lieu les incidents liés à l'épidémie qui éclata au printemps de la 9e année de l'ère Konin [818] (note), et au trident, deux supercheries inimaginables. Je préfère vous dire tout cela de vive voix.

La Chine souffrit d'une grande sécheresse sous la dynastie Chen, mais le Grand-maître* Zhiyi* récita le Sutra du Lotus et, sans délai, la pluie se mit à tomber. Le souverain et ses ministres inclinèrent la tête, et les personnes ordinaires joignirent leurs mains en signe de respect. De plus, la pluie ne fut pas torrentielle, ni accompagnée de vent ; ce fut une douce averse. Le souverain Chen s'assit, admiratif, devant le Grand-maître*, allant jusqu'à en oublier de retourner dans son palais. Il s'inclina alors trois fois.

Au Japon, au printemps de la 9e année de l'ère Konin, survint aussi une grande sécheresse. L'empereur Saga ordonna à Fujiwara no Fuyutsugu d'envoyer un fonctionnaire à son service, Wake no Matsuna auprès du Grand-maître* Saicho* afin de lui demander d'offrir des prières pour faire tomber la pluie. Le Grand-maître* Saicho* pria pour la pluie en récitant le Sutra du Lotus et les sutras Konkomyo et Ninno, et, le troisième jour, de légers nuages apparurent et une pluie douce se mit à tomber lentement. L'empereur en fut si heureux qu'il donna l'autorisation de construire le sanctuaire pour l'ordination (kaidan) selon les préceptes du Mahayana, qu'il avait été si difficile d'établir au Japon (note).

Gomyo, qui instruisit le Grand-maître* Saicho*, était un sage, le moine le plus important de [Nara] la capitale du Sud. Avec quarante de ses disciples, ils récitèrent ensemble le Sutra Ninno pour faire tomber la pluie ; cinq jours plus tard, il plut. Il est certainement merveilleux que la pluie soit tombée le cinquième jour, mais c'est moins impressionnant que si elle était tombée dès le troisième jour. De plus, la pluie fut très violente, ce qui marque l'infériorité de Gomyo. D'après ces exemples, il est clair que les efforts de Kukai* pour faire tomber la pluie eurent des résultats encore inférieurs.

Ainsi, le Sutra du Lotus est supérieur, alors que le Shingon est inférieur. Pourtant, comme pour conduire délibérément le Japon à sa perte, les gens de notre époque s'appuient exclusivement sur le Shingon.

Me souvenant de ce qui s'était passé avec l'empereur retiré d'Oki, j'étais convaincu que si l'on avait recours aux pratiques Shingon pour essayer de vaincre les Mongols et les tribus Ezo, le Japon courrait sans nul doute à sa ruine. Je décidai donc, sans crainte pour ma propre vie, de lancer des mises en garde. Quand je le fis, mes disciples tentèrent de me retenir. Mais, en voyant maintenant les événements me donner raison, ils sont probablement heureux de ce que j'ai fait. J'ai su percevoir ce qu'aucun autre sage, de Chine ou du Japon, n'avait pu comprendre en plus de cinq cents ans.

Quand Shubhakarasimha*, Vajrabodhi* et Amoghavajra* prièrent pour la pluie, elle tomba, mais accompagnée de vents violents. Vous devriez vous interroger sur la raison de ce phénomène. On est parvenu parfois à faire tomber la pluie même en faisant appel à des enseignements non bouddhiques, y compris le taoïsme, qui ne méritent même pas d'être réfutés ici. Par conséquent, en pratiquant des enseignements bouddhiques, même s'il ne s'agit encore que de ceux du Hinayana, comment pourrait-on ne pas faire tomber la pluie  ?

A plus forte raison si l'on s'appuie sur un texte comme le Sutra Vairocana* qui, bien qu'inférieur aux sutras Kegon* et Hannya*, est quand même un peu supérieur aux sutras Agama* [du Hinayana]  ! La pluie tomba donc effectivement, mais le fait qu'elle ait été accompagnée de vents violents indique que les principes appliqués étaient entachés de terribles erreurs. Quant au fait que le Grand-maître* Kukai* ne sut pas faire tomber la pluie même au bout de vingt et un jours de prières, tout en s'appropriant indûment le mérite de la pluie tombée grâce aux prières de l'empereur, cela montre que [ce Grand-maître* ] était encore plus gravement dans l'erreur que Shubhakarasimha* et les autres.

Mais la plus insensée de toutes les supercheries est celle que le Grand-maître* Kukai* lui-même formula en ces termes : "Au printemps de la 9e année de l'ère Konin [818], alors que je priais pour la fin de l'épidémie, le soleil apparut au milieu de la nuit."(réf.) Voilà le genre de mensonges dont cet homme était capable  ! Il s'agit là d'un événement tenu secret de la plus haute importance que je confie à mes disciples. Ils devraient citer ce passage pour contrer leurs adversaires. Je n'entrerai pas ici dans des questions de supériorité doctrinale mais j'insiste simplement sur le fait que ce que j'ai écrit plus haut est extrêmement important. Il ne faut pas en discuter à la légère ou le faire savoir aux autres. C'est parce que vous avez fait preuve de la plus grande sincérité que je porte cela à votre attention.

Et qu'advient-il de mes remontrances  ? Parce que les gens les considèrent avec suspicion et refusent d'en tenir compte, des désastres comme ceux auxquels nous sommes actuellement confrontés se produisent. S'il advient que les Mongols lancent contre nous une attaque violente, je suis certain que [les enseignements du Sutra du Lotus] se répandront très largement de notre vivant. Alors ceux qui m'ont maltraité auront des raisons de le regretter.

Les enseignements des brahmanes datent d'environ huit cents ans avant l'époque où vécut le Bouddha. Tout d'abord centrés autour des deux divinités [Shiva et Vishnu] et des trois ascètes, ils finirent par se diviser en quatre-vingt-quinze écoles. Parmi les autorités du brahmanisme se trouvaient de nombreux sages et des personnes dotées de pouvoirs surnaturels, mais aucun d'entre eux ne parvint à se libérer des souffrances de la naissance et de la mort. De plus, ceux qui suivirent leurs enseignements finirent tous par tomber, d'une manière ou d'une autre, dans les trois mauvaises voies.

Quand le Bouddha apparut en ce monde, les quatre-vingt-quinze groupes de brahmanes conspirèrent avec les souverains, ministres et personnes ordinaires des seize états majeurs de l'Inde, certains injuriant le Bouddha, d'autres l'attaquant ou massacrant un nombre incalculable de ses disciples et adeptes laïques. Mais la détermination du Bouddha ne faiblit pas. Il déclara que, s'il cessait d'enseigner le Dharma en se laissant intimider par les autres, tous les êtres vivants sans exception tomberaient en enfer. Mu par une profonde compassion, il n'envisagea pas un instant de renoncer.

Ces enseignements brahmaniques résultaient d'une compréhension erronée des divers sutras enseignés par les bouddhas qui précédèrent le Bouddha Shakyamuni. La situation d'aujourd'hui est tout à fait comparable. De nombreuses doctrines bouddhiques sont enseignées au Japon, mais elles découlent toutes des Huit Écoles, des Neuf Écoles ou des dix écoles. Parmi les dix écoles, je laisserai de côté pour l'instant l'école Kegon et les autres. Mais parce que Kukai*, Ennin* et Enchin se trompèrent quant aux mérites relatifs des écoles Shingon et Tendai, les habitants du Japon ont été, en cette vie même, attaqués par un pays étranger, et dans leur prochaine vie, ils tomberont dans les mauvaises voies. L'effondrement de la Chine, tout comme l'inévitable chute de ses habitants dans les mauvaises voies, résultent également des erreurs de Shubhakarasimha*, Vajrabodhi* et Amoghavajra*.

De plus, depuis l'époque d'Ennin* et Enchin, les moines de l'Ecole Tendai sont restés prisonniers des mensonges de ces faux sages et se sont engagés sur une voie totalement opposée à celle de l'école Tendai originelle.

Est-ce vraiment possible  ? se demandent peut-être certains de mes disciples. La compréhension de Nichiren est-elle véritablement supérieure à celle d'Ennin* et d'Enchin  ? En fait, je ne fais que m'appuyer sur les prédictions du Bouddha dans les sutras.

Le Sutra du Nirvana affirme que, à l'époque des Derniers jours du Dharma, les personnes que leur opposition au Dharma du Bouddha précipitera dans l'enfer avici seront plus nombreuses que les particules de poussière de la terre entière, tandis que ceux qui pratiqueront le véritable Dharma seront moins nombreux que les grains de poussière pouvant tenir sur un ongle. Et dans le Sutra du Lotus il est dit qu'il serait plus facile de trouver une personne capable de soulever le Mont Sumeru et de le lancer au loin, qu'une personne capable, à l'époque des Derniers jours du Dharma du Bouddha Shakyamuni, d'exposer le Sutra du Lotus tel que le Bouddha l'a enseigné.

Les sutras Daijuku, Konkomyo, Ninno, Shugo Hatsunaion et Saishoo rapportent que, au début de l'époque des Derniers jours du Dharma, si une personne pratiquant l'enseignement véridique apparaît, les croyants des enseignements erronés s'en plaindront au souverain et à ses ministres, et ceux-ci, sur la foi de ces dénonciations, rabaisseront l'unique défenseur du véritable Dharma, l'attaqueront, le condamneront à l'exil, ou même à l'exécution. Alors le roi Bonten, Taishaku et les innombrables divinités, parmi lesquelles celles du ciel et de la terre, s'empareront du corps et de l'esprit des sages souverains de pays voisins et les inciteront à renverser le pays où cela s'est produit. La situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui ne ressemble-t-elle pas à celle que décrivent les sutras ?

Je me demande quelles bonnes causes, créées dans vos vies passées, vous ont permis de me rendre visite à moi, Nichiren  ! Mais quoi que vous ayez pu faire par le passé, je suis certain que maintenant vous parviendrez à vous libérer des souffrances de la naissance et de la mort. Shuddhipanthaka (Surihandoku) ne parvenait toujours pas, au bout de trois ans, à mémoriser un enseignement de [seulement] quatorze caractères, et il atteignit quand même l'Eveil. Alors que Devadatta, qui connaissait par coeur soixante mille enseignements sacrés, tomba dans l'enfer avici. Ces exemples illustrent parfaitement la situation du monde en cette époque des Derniers jours du Dharma. N'imaginez en aucun cas qu' ils ne concernent que les autres et non vous-même.

J'aimerais dire beaucoup d'autres choses encore mais j'en resterai là. Je ne sais comment vous remercier pour tout ce que vous avez fait en ces temps troublés, et j'ai donc esquissé ici pour vous quelques points importants de notre doctrine. Merci pour les pois et le soja vert.

Nichiren.

Le 22e jour du 6e mois.

ARRIERE-PLAN - Nichiren Daishonin écrivit cette lettre du Mont Minobu le 22e jour du 6e mois de 1275, à l'âge de cinquante-quatre ans. Son destinataire, le nyudo Nishiyama, vivait dans le village de Nishiyama, district de Fuji, province de Suruga. On pense généralement que c'était l'intendant du village de Nishiyama, et qu'il s'appelait Ouchi Tasaburo Taira no Yasukiyo. Le titre de nyudo "qui est entré sur la Voie" indique qu'il s'agissait d'un moine laïque - un homme ayant prononcé les voeux bouddhiques mais n'étant pas entré dans un temple, et qui continue à vivre dans le monde en tant que laïc. Selon certaines sources, il aurait un lien de parenté avec la mère de Nikko Shonin, le successeur immédiat de Nichiren Daishonin, mais ce n'est pas certain. En tout cas, il semble avoir été un croyant sincère qui rendit souvent visite à Nichiren Daishonin au Mont Minobu et lui apporta toutes sortes de dons. (Commentaire ACEP)

En anglais : Three Tripitaka Masters Pray for Rain

- http : //www.sgilibrary.org/view.php?page=598&m=1&q=Tripitaka%20Masters
- commentaires : http : //nichiren.info/gosho/bk_3TripitakaMasters.htm

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