Sur la récitation des chapitres Hoben et Juryo
(Récitation des chapitres "Moyens oppotuns" et "La durée de la vie de l'Ainsi-Venu")

Lettres et traités de Nichiren Daishonin. ACEP - vol. 6, p. 3; SG* p. 68.
Gosho Zenshu p. 1199 - Gessui ou Gassui Gosho

Kamakura - 1264, à la femme de Hiki Daigaku Saburo Yoshimoto

Dans la lettre confiée à votre messager, vous dites que vous aviez pour habitude de réciter chaque jour un chapitre du Sutra du Lotus, récitant ainsi le Sutra tout entier en vingt-huit jours, mais que, désormais, vous ne récitez plus que le chapitre Yakuo (XXIII) (note) une fois par jour. Vous demandez s'il ne serait pas préférable de revenir à votre ancienne récitation de tous les chapitres l'un après l'autre.

Lorsqu'il s'agit du Sutra du Lotus, on peut aussi bien réciter tous les jours les vingt-huit chapitres en huit volumes qui composent la totalité du Sutra ; ou n'en réciter qu'un seul volume, un seul chapitre, un seul verset, un seul passage ou même un seul mot ; il est encore possible de réciter le Titre, Namu Myoho Renge Kyo, une seule fois par jour, ou une fois seulement dans une vie ; ou de l'entendre réciter une seule fois dans sa vie et d'en éprouver de la joie ; ou même d'avoir plaisir à entendre la voix d'une personne qui s'est réjouie de l'entendre, et cela jusqu'à la cinquantième personne depuis la première à avoir récité daimoku.

Dans ce dernier cas, naturellement, l'intensité de la foi est moindre et la joie a considérablement diminué ; elle n'est plus comparable qu'aux vagues notions qui peuvent se former dans l'esprit d'un enfant de deux ou trois ans, ou aux perceptions d'une vache ou d'un cheval, incapables de distinguer ce qui précède de ce qui suit. Et pourtant, les bienfaits obtenus par cette cinquantième personne sont cent, mille, dix mille, cent mille fois supérieurs à ceux que peuvent obtenir, en étudiant d'autres sutras, des personnes naturellement dotées d'excellentes capacités et d'une sagesse supérieure, comme Shariputra, Maudgalyayana, Manjushri, capables de réciter par cœur l'intégralité du texte des divers sutras.

Cela nous est dit dans le Sutra du Lotus même, ainsi que dans les soixante volumes de commentaires (note) de Zhiyi* et de Zhanlan*. Nous lisons dans le Sutra  : "Même la sagesse du Bouddha ne saurait trouver de limites à de tels bienfaits."(réf.) La sagesse du Bouddha elle-même est incapable d'évaluer les bienfaits que procure cette pratique. La sagesse du Bouddha est si merveilleuse qu'elle permet de déterminer jusqu'au nombre de gouttes de pluie tombant dans notre système de mondes majeur pendant sept jours ou deux fois sept jours. Mais nous lisons que l'immensité des bienfaits obtenus en récitant ne serait-ce qu'un seul mot du Sutra du Lotus est telle que c'est la seule chose que la sagesse du Bouddha ne puisse sonder. Comment, alors, de simples mortels comme nous, ayant commis de si nombreuses offenses au Dharma, seraient-ils en mesure d'évaluer de tels bienfaits  ?

Toutefois, plus de 2200 ans se sont maintenant écoulés depuis la disparition du Bouddha. Pendant de nombreuses années, les cinq impuretés se sont multipliées, et, dans quelque domaine que ce soit, les bonnes actions sont en réalité très rares. De nos jours, même ceux qui font le bien, pour accomplir une seule bonne action en accumulent dix mauvaises. Pour faire un peu de bien, ils font beaucoup de mal, et s'enorgueillissent d'avoir bien agi. Telle est l'époque dans laquelle nous vivons.

Mais vous, vous êtes née dans cet archipel lointain qu'on appelle le Japon, minuscule pays insulaire de l'Est, séparé du pays où naquit le Bouddha par deux cent mille ri de montagnes et de mer. De plus, vous êtes une femme, gênée par les cinq entraves et tenue aux trois formes d'obéissance.

Comme il est rare et remarquable que malgré tout cela vous ayez eu foi dans le Sutra du Lotus  !

Les mots me manquent pour faire votre éloge. De nos jours, même des sages ou des érudits, ayant longuement médité sur les enseignements sacrés exposés par le Bouddha tout au long de sa vie, et connaissant à fond les doctrines exotériques aussi bien qu'ésotériques, préfèrent la récitation du Nembutsu à celle du Sutra du Lotus. Quel bon karma vous avez dû créer par le passé pour être née avec la capacité de réciter ne serait-ce qu'un verset ou un passage du Sutra du Lotus  !

En lisant votre lettre, j'ai l'impression de contempler quelque chose de plus rare encore que l'éclosion de la fleur udum, d'encore plus exceptionnel que le morceau de bois flottant trouvé par la tortue borgne, et comportant un creux parfaitement adapté à sa taille. Empli d'une admiration profonde, j'aimerais ajouter ne serait-ce qu'un mot ou une phrase pour exprimer ma propre joie et rehausser votre mérite. Mais, comme les nuages assombrissant la lune ou la poussière ternissant un miroir, je crains que la maladresse de ma description ne serve qu'à masquer et à obscurcir les bienfaits extraordinaires que vous recevrez. Vous me demandez de vous répondre, il m'est donc impossible de garder le silence. Mais ne voyez là, s'il vous plaît, qu'une goutte d'eau versée dans l'océan, que la lueur d'une bougie allant se fondre dans l'éclat du soleil ou de la lune, dans l'espoir d'accroître, si peu que ce soit, le volume de l'eau ou l'intensité de la lumière. Tout d'abord, lorsqu'il s'agit du Sutra du Lotus, comprenez bien que les bienfaits sont les mêmes dans tous les cas, que l'on récite la totalité des huit volumes, ou seulement un volume, un chapitre, un verset, un passage, ou uniquement le titre. C'est comparable à l'eau du grand océan dont une seule goutte est faite de l'eau d'innombrables cours d'eau et rivières ; ou au joyau exauçant tous les vœux qui, bien qu'unique, a la capacité de faire pleuvoir des bienfaits en aussi grand nombre qu'on le souhaite. Cent, mille, dix mille ou cent mille gouttes d'eau ou joyaux de cette sorte ont tous les mêmes propriétés. Un seul caractère du Sutra du Lotus est comparable à une goutte d'eau ou à un joyau de ce genre, et les cent millions de caractères (note) qui composent la totalité du Sutra du Lotus sont comparables à cent millions de gouttes d'eau ou de joyaux de cette nature.

Mais un caractère quelconque tiré d'autres sutras, ou le nom d'un bouddha parmi tous les autres, est comparable à une goutte d'eau provenant d'un ruisseau ou d'un fleuve particulier, ou à une pierre ramassée dans telle montagne ou telle mer précise. Une goutte d'eau de cette provenance ne contient pas l'eau d'innombrables ruisseaux ou rivières, une telle pierre n'a pas les caractéristiques d'innombrables autres sortes de minéraux.

Par conséquent, s'il fait partie du Sutra du Lotus, il est respectable de réciter n'importe quel chapitre, quel qu'il soit, si vous le faites avec foi.

A ma connaissance, aucun des enseignements sacrés de l'Ainsi-venu ne comporte le moindre mensonge. Toutefois, en étudiant les enseignements bouddhiques de plus près, nous constatons que, parmi les paroles d'or de l'Ainsi-venu elles- mêmes, certaines distinctions sont nécessaires ; il faut distinguer entre Mahayana ou Hinayana, entre enseignements provisoires ou définitifs, exotériques ou ésotériques. Ces catégories découlent des sutras eux-mêmes, et les commentaires des divers lettrés en retracent les grandes lignes.

Essentiellement, on pourrait dire que, parmi tous les sutras exposés par le Bouddha Shakyamuni en plus de cinquante ans d'enseignement, il est permis de remettre en cause ceux qu'il enseigna pendant les quarante et quelques premières années. Car le Bouddha lui-même déclare dans le Sutra Muryogi : "Depuis plus de quarante années, je n'ai toujours pas révélé la vérité." Ce sont là très clairement les mots mêmes du Sutra. Dans le Sutra du Lotus, le Bouddha lui-même proclame, et cela vaut pour chacun de ses mots et chacune de ses phrases : "En rejetant sincèrement les enseignements provisoires, j'exposerai uniquement la Voie suprême."(réf.)

De plus, le bouddha Taho surgit des profondeurs de la terre et apporta sa confirmation en déclarant : "Le Sutra du Lotus... tout ce que vous [Bouddha Shakyamuni] avez exposé est la vérité."(réf.) Et les bouddhas des dix directions vinrent tous rejoindre l'Assemblée devant laquelle le Sutra du Lotus était enseigné, et tirèrent la langue pour appuyer l'affirmation que pas un seul mot du Sutra du Lotus n'est, si peu que ce soit, mensonger. Ce fut comme si, d'une seule voix, un grand roi, son épouse et les plus respectables de ses sujets avaient donné tous ensemble leur parole.

Il n'est pas concevable qu'un homme ou une femme ayant récité ne serait-ce qu'un seul mot du Sutra du Lotus puissent tomber dans les voies mauvaises pour avoir commis les dix mauvaises actions, les cinq forfaits, les quatre transgressions majeures ou d'innombrables autres graves méfaits. Même si le soleil et la lune cessaient de se lever à l'Est, même si la terre entière chavirait, même s'il n'y avait plus ni flux ni reflux dans les marées de l'immense océan, même si une pierre brisée en morceaux parvenait à se reconstituer, ou même si les cours d'eau et les rivières cessaient de se jeter dans la mer, quelles que soient les fautes qu'elle ait pu commettre en ce monde, il serait impossible qu'une femme qui a foi dans le Sutra du Lotus sombre dans les voies mauvaises.

Si une pratiquante du Sutra du Lotus, en rétribution de sa jalousie, de son mauvais caractère ou de son avidité, tombait un jour dans les voies mauvaises, le Bouddha Shakyamuni, le bouddha Taho et les bouddhas des dix directions seraient instantanément coupables d'avoir brisé le serment, qu'ils respectent depuis d'innombrables kalpas majeurs, de ne jamais proférer un seul mensonge. Leur crime serait encore plus grand que les incroyables inventions et tromperies de Devadatta ou les mensonges éhontés de Kokalika. Comment chose pareille pourrait-elle se produire  ? Ainsi, ceux qui ont foi dans le Sutra du Lotus et le pratiquent sont absolument assurés d'en obtenir les bienfaits. A l'inverse, il est possible de s'abstenir de toute mauvaise action sa vie durant, d'observer scrupuleusement les cinq préceptes, les huit préceptes, les dix préceptes, les dix préceptes de bien, les deux cent cinquante préceptes, les cinq cents préceptes, ou d'innombrables préceptes ; d'apprendre par cœur tous les autres sutras, de faire des offrandes à tous les autres bouddhas et bodhisattva et d'accumuler un mérite inestimable : si l'on ne parvient pas à avoir foi dans le Sutra du Lotus, ou si l'on a foi en ce sutra tout en le plaçant sur le même plan que les autres sutras et les enseignements d'autres bouddhas ; ou si l'on reconnaît sa supériorité tout en s'engageant sans cesse dans d'autres disciplines religieuses, ne pratiquant le Sutra du Lotus que de temps en temps ; ou si l'on s'associe et se lie d'amitié avec des adeptes du Nembutsu qui ne croient pas au Sutra du Lotus et s'opposent au Dharma ; ou si l'on pense qu'il n'y a aucune faute à affirmer que le Sutra du Lotus n'est pas adapté aux capacités des personnes vivant à l'époque des Derniers jours du Dharma, tous les mérites acquis par les innombrables bonnes actions d'une vie entière s'évanouiront en un instant. De plus, les bienfaits que devait procurer la pratique du Sutra du Lotus seront pour un certain temps annulés, et l'on tombera dans la grande citadelle de l'enfer avici aussi inévitablement que la pluie tombe du ciel ou que les rochers détachés des sommets s'éboulent dans les vallées.

Même si une personne a commis les dix mauvaises actions ou les cinq forfaits, aussi longtemps qu'elle ne s'écarte pas du Sutra du Lotus, il est certain qu'elle renaîtra sur la Terre pure et atteindra la bodhéité dans sa prochaine vie. Au contraire, le Sutra nous enseigne que même une personne observant les préceptes, adhérant à tous les autres sutras, et croyant en divers bouddhas et bodhisattvas, tombera à coup sur dans les voies mauvaises si elle ne parvient pas à avoir foi dans le Sutra du Lotus.

Avec mes faibles capacités, quand j'observe le monde de nos jours, il me semble que, pour la plupart, les croyants laïques aussi bien que les religieux sont coupables d'opposition au Dharma.

Mais pour revenir à votre question : comme je l'ai déjà dit, si aucun chapitre du Sutra du Lotus n'est négligeable, parmi les vingt-huit, les chapitre Hoben* (II) et Juryo* (XVI) ont une importance toute particulière. Les autres chapitres sont tous, en un sens, les branches et les feuilles de ces deux chapitres. Par conséquent, pour votre pratique régulière, je vous conseille de réciter la partie en prose des chapitre Hoben* (II) et Juryo* (XVI). De plus, il serait bon que vous fassiez des copies séparées de ces parties.

Les vingt-six chapitres restants sont comme les ombres accompagnant un corps, ou comme la valeur contenue dans un joyau. Lorsque vous récitez les chapitres Juryo* (XVI) et Hoben* (II), les chapitres restants sont naturellement inclus, même si vous ne les récitez pas. Il est vrai que les chapitres Yakuo (XXIII) et Daibadatta* (XII) traitent tout particulièrement de l'atteinte de la bodhéité par les femmes ou de leur renaissance sur la Terre pure. Mais le chapitre Daibadatta* (XII) est une branche et une feuille du chapitre Hoben (II), et le chapitre Yakuo* (XXIII) est une branche et une feuille des chapitres Hoben (II) et Juryo* (XVI) (note). C'est pourquoi, pour votre pratique régulière, vous devriez réciter ces deux chapitres Hoben (II) et Juryo* (XVI). Quant aux autres chapitres, vous pouvez les lire occasionnellement, si vous en avez le temps.

Dans votre lettre, vous dites aussi que, trois fois par jour, vous vous inclinez respectueusement devant les sept caractères du daimoku, et que chaque jour vous répétez dix mille fois les mots Namu ichijo myoden. Mais que, dans votre période d'indisposition mensuelle, vous vous abstenez de réciter le Sutra. Vous demandez s'il est suffisant, à ce moment-là, de réciter daimoku et Namu ichijo myoden sans faire face à l'objet de vénération. Vous demandez aussi si vous devriez vous abstenir de réciter le Sutra strictement pendant la période de vos règles, ou, sinon, combien de jours après la fin de cette indisposition vous devriez attendre avant de reprendre la récitation du Sutra.

C'est une question qui concerne toutes les femmes et qu'elles ne manquent jamais de poser. Par le passé également, beaucoup se sont intéressés à ce problème particulier aux femmes. Mais parce que les enseignements sacrés exposés par le Bouddha de son vivant ne mentionnent rien à cet égard, personne n'a jamais pu fonder sa réponse sur des preuves écrites. Dans l'étude que j'ai faite moi-même des enseignements sacrés, j'ai bien trouvé certaines interdictions explicites concernant la consommation d'alcool, de viande ou des cinq mets épicés, et certains actes sexuels, considérés comme impurs à certaines dates spécifiques du mois, mais je n'ai jamais trouvé aucun passage des sutras ou des traités faisant état de restrictions liées à la menstruation.

Du vivant du Bouddha, beaucoup de femmes dans la fleur de l'âge sont devenues nonnes et se sont consacrées au Dharma bouddhique, mais elles ne furent jamais tenues à l'écart pendant la période de leurs règles. En m'appuyant sur cela, je dirais que les règles ne sont pas une forme de pollution venue de l'extérieur. Elles sont simplement inhérentes à la condition féminine, un phénomène lié à la perpétuation de la graine de la naissance et de la mort. Ou, en un autre sens, on pourrait comparer ce phénomène à la récurrence d'une sorte de maladie chronique. Pour ce qui est des excréments, par exemple, il s'agit aussi de substances produites par le corps, mais si l'on respecte des habitudes de propreté, il n'y a pas d'interdictions particulières les concernant. Il en va certainement de même pour les règles. C'est pourquoi, je pense, nous n'avons jamais entendu parler de restrictions particulières à cet égard en Inde ou en Chine.

Le Japon, toutefois, est la "terre des dieux". Et l'une des caractéristiques de ce pays est que, même si ce sont des bouddhas et des bodhisattvas qui ont pris ici la forme de divinités, curieusement, sur bien des points, le comportement de ces divinités n'est pas conforme à l'enseignement des sutras ou des traités. Toutefois, quiconque s'oppose à cet enseignement recevra immanquablement des rétributions négatives concrètes.

L'étude attentive des sutras et des traités révèle un principe, celui de zuiho bini, valable pour des cas de ce genre. Il implique que, tant qu'aucun acte de transgression grave n'est commis, même si l'on s'écarte légèrement des enseignements bouddhiques, il est préférable de ne pas s'opposer aux moeurs et aux coutumes du pays. C'est un précepte exposé par le Bouddha. Mais apparemment certains sages, sans tenir compte de ce fait, proclament que, parce que les divinités sont des êtres de nature démoniaque, il ne faut pas leur manifester de respect. Et, en soutenant ce point de vue avec intransigeance, il semble qu'ils font obstacle à la foi de nombreux croyants. En accord avec ce précepte de zuiho bini, puisque les divinités du Japon ont le plus souvent formulé des restrictions concernant la période des règles, ceux qui sont nés dans ce pays devraient peut-être en tenir compte et respecter de telles interdictions.

Toutefois, je ne pense pas que cela doive être un obstacle à la pratique quotidienne des femmes. Ce sont probablement des personnes qui, en premier lieu, n'ont jamais eu foi dans le Sutra du Lotus, qui vous affirment le contraire. Elles cherchent un moyen pour vous empêcher de réciter le Sutra du Lotus mais savent bien qu'elles ne peuvent pas vous conseiller ouvertement de le rejeter. Aussi utilisent-elles le prétexte de l'impureté corporelle pour essayer de vous en éloigner. Elles veulent vous intimider et prétendent que, si vous pratiquez comme à votre habitude dans une période d'impureté, vous manquez de respect au Sutra. Ainsi ces personnes essaient-elles par la ruse de vous faire commettre une faute.

Conservez en mémoire tout ce que je vous ai dit à ce sujet. Partant de là, même si vos règles duraient jusqu'à sept jours, vous pouvez, si vous le désirez, vous abstenir de réciter le Sutra, et réciter seulement Namu Myoho Renge Kyo. Et vous pouvez pratiquer sans vous incliner devant le Sutra.

Si, tout à coup, vous vous sentiez proche de la mort, alors même que vous êtes en train de manger du poisson ou de la volaille, si vous êtes capable de lire le Sutra, alors, il faut le faire, et réciter Namu Myoho Renge Kyo. A plus forte raison pendant la période de vos règles.

Cela revient au même que réciter Namu Ichijo Myoden. Mais il est préférable de réciter seulement Namu Myoho Renge Kyo comme le firent le bodhisattva Vasubandhu et le Grand-maître* Zhiyi* (note). J'ai de bonnes raisons de parler ainsi.

Respectueusement,

Nichiren.

Le 17e jour du 4e mois de la 1ère année de Bun'ei [1264], sous le signe cyclique kinoe-ne.

ARRIÈRE-PLAN - Nichiren écrivit cette lettre en 1264, alors qu'il vivait à Kamakura, et l'envoya à la femme de Hiki Daigaku Saburo Yoshimoto. Yoshimoto avait étudié le confucianisme dans la capitale impériale de Kyoto, et avait servi l'empereur retiré Juntoku. Plus tard, il vint à Kamakura où il fut employé par le gouvernement militaire en tant que spécialiste du confucianisme. On pense qu'il devint disciple de Nichiren vers 1260. La tradition voudrait qu'il ait décidé de suivre son enseignement après avoir lu une ébauche du Rissho Ankoku Ron ("Traité pour la pacification du pays par l'établissement du Dharma correct"). Sa femme et lui avaient tous deux une forte croyance. A l'évidence, la femme de Yoshimoto avait fait parvenir à Nichiren Daishonin une lettre l'interrogeant précisément sur le rituel à observer dans la pratique du Sutra du Lotus. (Commentaire ACEP)

En anglais : Recitation of the Hoben and Juryo Chapters ou The Recitation of the Expedient Means”
and Life Span Chapters

- http : //www.sgilibrary.org/view.php?page=68&m=1&q=The%20Recitation%20of%20the%20Expedient
- commentaires : http : //nichiren.info/gosho/bk_RecitationHobenJuryo.htm

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