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Extraits de gosho sur

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non-soi - anatta ou anatman

Un maître est celui qui enseigne à ses disciples ce qu'ils ignoraient jusqu'alors. Par exemple, avant l'apparition du Bouddha, les êtres humains et célestes ainsi que les adeptes des religions non bouddhiques étaient tous des disciples des deux divinités [Shiva et Vishnu] et des trois ascètes*. Même quand leurs doctrines se scindèrent jusqu'à former quatre-vingt-quinze écoles différentes, ils restèrent tous fidèles aux conceptions des trois ascètes. Shakyamuni étudia aussi ces doctrines et fut pendant un certain temps disciple des maîtres non bouddhistes. Mais, après avoir consacré douze ans à diverses pratiques ascétiques et non ascétiques, il en vint à comprendre les principes de la souffrance, de la vacuité, de l'impermanence et du non-soi. Dès lors, il cessa d'être un disciple des maîtres non bouddhistes et déclara qu'il avait acquis sa sagesse sans aucun maître. C'est pourquoi les êtres humains et célestes en vinrent à le considérer comme un Grand-maître et guide*.
Traité pour ouvrir les yeux (
Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Au degré supérieur se trouvent les auditeurs-shravakas. Les auditeurs-shravakas sont ceux qui, comme Shariputra ou Mahakashyapa, non contents d'observer les deux cent cinquante préceptes et de pratiquer la méditation libre de toute illusion, ont profondément médité sur la souffrance, la non-substantialité, la non-permanence et le non-soi. Ils ont éliminé toutes les illusions de la pensée et du désir liées au monde des trois plans, et peuvent se déplacer tout à fait librement dans l'eau ou le feu.
Lettre à Horen (
Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

Les bodhisattvas Ashvaghosha et Nagarjuna furent des Grands-maîtres qui vécurent, respectivement, six cents et sept cents ans après la disparition du Bouddha. Quand ces hommes apparurent dans le monde et commencèrent à propager les principes des sutras du Mahayana, les divers adeptes du Hinayana élevèrent des objections : "Mahakashyapa et Ananda, dirent-ils, vécurent encore vingt ou quarante ans après la disparition du Bouddha, en enseignant le Dharma correct. On pourrait penser qu'ils communiquèrent le cœur de tous les sutras enseignés par Shakyamuni de son vivant. Or, nous voyons que les principes sur lesquels tous deux insistèrent furent seulement ceux de la souffrance, du vide, de l'impermanence et du non-soi. Ashvaghosha et Nagarjuna furent peut-être d'une grande sagesse, mais doit-on les croire supérieurs à Mahakashyapa et à Ananda  ?
[...] Des philosophies antérieures au bouddhisme enseignaient que la vie est éternelle, joyeuse, individualisée et pure. Par la suite, lorsque le Bouddha apparut en ce monde, il déclara que la vie était caractérisée par la souffrance, le vide, l'impermanence et le non-soi. Maintenant, Ashvaghosha et Nagarjuna soutiennent qu'elle est éternelle, joyeuse, individualisée et pure. Dès lors, nous sommes en droit de penser que, depuis que le Bouddha et Mahakashyapa ont disparu, le Démon du sixième Ciel s'est emparé de ces deux hommes pour détruire le bouddhisme et le changer en un enseignement non bouddhique.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

 

 

 

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