DICTIONNAIRE des TERMES BOUDDHIQUES

français, japonais, chinois, sanscrit, pali

Niko


Niko
(1253 - 1314) : l’un des six moines aînés, le plus jeune. Également appelé moine de Sado (Sado-bo), sire de Sado (Sado-ko), Acarya de Sado (Sado ajari) ou Acarya de Minbu (Minbu ajari). Fils d’un samouraï de la province d’
Awa (actuellement département de Chiba) du nom de Kobayashi. En 1265, il a commencé à étudier au Mont Hieï, lorsque son père rencontre Nichiren et se convertit.

Niko est amené sur-le-champ devant celui qui deviendra son maître et est ordonné. Il apprend sérieusement le Dharma bouddhique auprès de Nichiren et acquiert une grande habileté dans les débats religieux où les tenants de la nouvelle école du Lotus se frottaient aux moines des courants traditionnels. Il est actif dans sa région natale mais, quand il apprend la condamnation de Nichiren à l’exil sur l’île de Sado, il court le rejoindre, d’où le nom qui lui est donné "Acarya de Sado". En 1276 Nichiren lui confie le traité De la Reconnaissance (Hoon sho) pour l’aller lire devant la tombe du maître Dozen décédé peu avant. En 1280, il rédige les Notes prises à l'écoute de son exposé (Okokikigaki), transcription des cours de Nichiren sur le Sutra du Lotus. Il fait partie des six moines aînés nommés par Nichiren peu avant son décès. Il fonde le Myoko-ji à Mobara, dans sa région natale. En 1285 il rejoint Nikko au Mont Minobu pour la troisième commémoration de la mort du Maître. Nikko le nomme régisseur des études (gakuto) et lui confie l’enseignement des jeunes moines. Toutefois les relations entre les deux disciples se dégradent. Nikko adresse des reproches sévères à l’intendant domanial local, Nanbu Saenaga, sur les terres duquel est établi le Kuon-ji, le temple du Mont Minobu. Niko, à l’inverse, est partisan d’une attitude plus conciliante à son égard. Ainsi, Nanbu Saenaga avait fait ériger une statue du bouddha Shakyamuni. Nikko condamna cette initiative mais Niko proposa de mettre dans les mains de la statue un rouleau de Sutra du Lotus pour signifier qu’il s’agissait là du bouddha du Sutra du Lotus. Quoi qu’il en soit les choses se gâtent et Nikko quitte le Mont Minobu en 1288. Niko y demeure mais il a également la charge du Myoko-ji à Mobara. En 1313, à soixante ans, il confie le temple Kuon-ji du Mont Minobu à son disciple Sanmi bo Nisshin et le Myoko-ji à Nisshu. Il termine sa vie dans ce temple. Niko a été l’auteur de plusieurs traités et le fondateur de deux lignées liées à des temples importants, celle du Kuon-ji du Mont Minobu et celle du Myoko-ji de Mobara.

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