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Extraits de gosho sur

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kuon - sans commencement
 

Depuis le temps sans commencement, l’errance de mon cœur/esprit, à l’intérieur de mon corps, m’a amené à tourner inlassablement dans le cycle des vies-morts. A présent, ayant rencontré ce Sutra, j’apparais comme celui qui récite l’Ainsi-Venu à l’Eveil originel (hongaku) aux trois Corps en un (sanjin soku ichi). Attester intérieurement de l’Eveil dans cette vie s’appelle devenir bouddha dès ce corps (sokushin jobutsu).
La doctrine d’Ichinen Sanzen, 1258

Nous, simples mortels, résidons tous dans l'océan des souffrances de la vie et de la mort depuis le temps sans commencement. Mais maintenant que nous sommes devenus pratiquants du Sutra du Lotus, nous ne manquerons pas de devenir des bouddhas éveillés à la réalité corps-esprit qui existe depuis le passé sans commencement. Nous révélerons la nature immuable inhérente en nous-mêmes, ainsi que la sagesse mystérieuse nous permettant de prendre conscience du Dharma Merveilleux. Nous goûterons un état de vie aussi indestructible que le diamant. Comment pourrions-nous alors être, si peu que ce soit, différents du Bouddha [sorti des flots]  ? Le vénérable Shakyamuni qui déclara : "Moi seul peux les sauver", à une époque encore plus ancienne que gohyaku-jintengo, est semblable à chacun d'entre nous. Tel est l'enseignement d'ichinen sanzen exposé dans le Sutra du Lotus.
L'Exil d'Izu (juin 1261 à Funamori Yasaburo)

Depuis le passé sans commencement, enivrés par le vin de l'ignorance, nous sommes nés un nombre incalculable de fois dans les six voies de l'existence en passant par les quatre formes de naissance. Tantôt nous suffoquons au coeur des flammes de l'enfer de la brûlure ardente ou de la grande chaleur dévorante (note)  ; tantôt nous gelons dans la glace de l'enfer du lotus rouge sang ou du grand lotus rouge sang. Tantôt nous devons endurer la torture de la faim et de la soif dans le monde-état de l'avidité, passant cinq cents vies sans même pouvoir entendre prononcer le nom d'un aliment ou d'une boisson. Tantôt nous éprouvons la souffrance d'être blessés et tués dans le monde-état de l'animalité, nous subissons les blessures et les meurtres qui sont le lot d'un monde où les petits sont avalés par les grands, où les courts sont engloutis par les longs. Tantôt nous sommes confrontés aux querelles et aux conflits du monde-état des asuras ; tantôt nous naissons en tant qu'êtres humains et sommes en proie aux huit souffrances que sont naître et vieillir, tomber malade et mourir, souffrir de devoir quitter ceux que nous aimons et rencontrer ceux que nous haïssons, éprouver la douleur de ne pas obtenir ce que nous désirons, et endurer les peines engendrées par les cinq agrégats du corps et de l'esprit. Tantôt encore nous naissons dans le monde-état céleste et faisons l'expérience des cinq signes de dégradation. Ainsi tournons-nous sans cesse en rond comme la roue d'un chariot dans ce monde des trois plans.
Conversation entre un sage et un ignorant (1265 ? à un samouraï ? )

J’ai entendu dire que vous venez d’installer une statue du Bouddha Shakyamuni. Vous avez créé cette image du Bouddha qui n’avait jamais apparu au cours des innombrables kalpas d’un temps sans commencement, en vous conformant au principe d’ichinen sanzen (une pensée – 3000 mondes) contenu dans votre cœur. Je forme le souhait d’être rapidement en mesure de venir pour lui rende hommage.
Offrande d’une statue du Bouddha Shakyamuni au temple à Mama, (Kamakura, le 26 septembre 1270 à Toki Jonin)

Le mot "causes" désigne ici la pratique bouddhique pour parvenir à l'Eveil ou les différentes étapes des disciples dans la pratique. Ainsi les causes et les effets des enseignements antérieurs au Sutra du Lotus et de l'enseignement théorique* du Sutra du Lotus sont-ils entièrement réfutés, et les causes et les effets des dix mondes-états de l'enseignement essentiel* sont révélés (note). C'est le principe de la cause fondamentale et de l'effet fondamental (honga-myo). Il enseigne que les neuf autres états sont tous présents dans l'état de bouddha depuis le temps sans commencement et que l'état de Bouddha est éternellement inhérent aux neuf autres états. C'est le véritable sens de l'inclusion mutuelle des dix mondes-états, des cent mondes et mille modalités, le vrai principe d'ichinen sanzen.
Le coeur du chapitre Juryo (17 avril 1271 ou 1272)

Le chapitre Hoben* (II), qui fait partie de l'enseignement théorique*, expose le principe d'ichinen sanzen, établissant que les personnes des deux véhicules peuvent atteindre la bodhéité. Il échappe ainsi à l'une des deux erreurs commises dans les sutras antérieurs. Mais il ne parvient cependant pas à révéler que le Bouddha atteignit l'Eveil dans un passé sans commencement. Ainsi, le principe concret d'ichinen sanzen reste vague et l'atteinte de la bodhéité par les personnes des deux véhicules n'est pas bien définie (note). De tels enseignements sont comme le reflet de la lune sur l'eau ou comme des herbes  sans racines flottant sur les vagues.
[...] Même l'atteinte de la bodhéité par les deux vehicules (nijo jobutsu) ne suffit pas à empêcher l'attraction que les sutras antérieurs exercent sur les hommes. Même l'atteinte de la bodhéité dans un passé sans commencement (kuon jitsujo) ne peut lutter contre ce penchant. En effet, quand on compare le Sutra du Lotus et les sutras antérieurs, les premiers dominent ; de plus, les quatorze premiers chapitres du Sutra du Lotus - ou enseignement théorique*- vont dans le sens des sutras antérieurs. Et même les chapitres du Sutra du Lotus qui constituent l'enseignement essentiel*, à l'exception des chapitres Yujutsu* (XV) et Juryo* (XVI), s'appuient tous sur l'idée que le Bouddha Shakyamuni atteignit l'Eveil pour la première fois en ce monde.
[...] Ainsi, l'enchaînement des causes et des effets dans les dix modalités d'expression de la vie, tels que le décrivent les premiers sutras et l'enseignement théorique* du Sutra du Lotus, est annulé, et les liens de cause et d'effet dans les dix mondes-états, tels que les définit l'enseignement essentiel*, sont révélés. C'est le principe de la cause fondamentale* et de l'effet fondamental* (note). Il implique que les neuf autres états sont tous présents dans la bodhéité depuis le temps sans commencement, et que la bodhéité est inhérente aux neuf autres états depuis le temps sans commencement. Voilà la révélation concrète de l'inclusion mutuelle des dix états, des cent mondes et des mille modalités ; voilà en quoi consiste concrètement ichinen sanzen.
[...] Les concepts de nijo jobutsu* et celui de kuon jitsujo* ne sont pas limités au seul Sutra du Lotus mais sont également présents dans les sutras Kegon* et Vairocana*.Les patriarches du Kegon, Dushun, Zhiyan, Fa-zang et Cheng-guan ainsi que les maîtres du Shingon, Shubhakarasimha*, Vajrabodhi* et Amoghavajra* étaient supérieurs à Zhiyi* ou Saicho*.
[...] Les quarante volumes du Sutra du Nirvana, enseignement donné par le Bouddha à la fin de sa vie dans le bosquet de shala, ainsi que les autres sutras du Mahayana à l'exception du Sutra du Lotus, ne font pas la moindre allusion au fait que le Bouddha atteignit l'Eveil dans un passé sans commencement. Ils définissent le Corps du Dharma du Bouddha* (hosshin), comme étant sans commencement ni fin, mais ne révèlent pas toute la vérité sur les deux autres corps, Corps de sagesse* (hojin) et Corps manifesté* (ojin), qui pourtant ne sont pas des entités distinctes du Corps du Dharma*. Il peut être difficile de rejeter le vaste ensemble des écrits du Mahayana provisoire*, le Sutra du Nirvana et la plus grande partie des chapitres du Sutra du Lotus traitant des enseignements théorique* et essentiel*, pour n'avoir foi que dans les deux chapitres Yujutsu* (XV) et Juryo* (XVI).
[...] 2 Il dit aussi : "Quand je me trouvais près de la ville de Gaya, assis sous l'arbre bodhi, j'ai atteint l'Eveil suprême et j'ai fait tourner la roue du Dharma sans pareille. Après quoi, je les ai instruits et ai fait naître pour la première fois chez eux le désir d'atteindre l'Eveil. Et désormais, tous sont parvenus aux étapes d'où l'on ne peut plus régresser... Je n'ai jamais cessé, depuis le passé sans commencement, d'instruire et de guider cette multitude."
[...] Depuis le passé sans commencement, je suis né d'innombrables fois sous la forme d'un mauvais roi qui priva les pratiquants du Sutra du Lotus de vêtements et de nourriture, confisquant leurs rizières et leurs champs et s'opposant [au Dharma] presque autant que les Japonais d'aujourd'hui qui détruisent partout les temples consacrés au Sutra du Lotus. De plus, j'ai fait décapiter d'innombrables pratiquants du Sutra du Lotus. J'ai déjà payé le prix de certaines de ces graves offenses mais quelques-unes ne sont peut-être pas encore expiées. Et, même si je me suis acquitté de tout, [les effets négatifs] subsistent encore. Je ne pourrai surmonter les souffrances de la naissance et de la mort [et atteindre la bodhéité], avant de m'être complètement libéré de ces graves offenses. Mes mérites sont insignifiants, mais ces offenses sont graves.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

On peut lire dans le chapitre Juryo* (XVI) : "C'est depuis un temps incommensurable, sans limites - cent, mille, dix mille, cent mille nayuta de kalpa - que j'ai atteint la bodhéité." Au coeur de notre vie se trouve le vénérable Shakyamuni qui obtint les trois Corps du Bouddha avant gohyaku jintengo*, le Bouddha Originel depuis le temps sans commencement. Dans le chapitre Juryo* (XVI), le Bouddha Shakyamuni déclare : "J'ai aussi jadis pratiqué les austérités de bodhisattva et la vie que j'ai acquise alors n'est pas encore épuisée. Ma vie durera encore deux fois plus de kalpa."
Le véritable objet de vénération (Sado, avril 1273 à Toki Jonin)

Quelle joie de pouvoir expier en une vie des offenses au Dharma commises depuis le passé sans commencement  ! Quel bonheur de servir le Bouddha qui, jusqu'à ce jour, n'a encore jamais été connu !
Sur les prédictions du Bouddha (Sado, 11 mai 1273 aux croyants)

On lit dans le Sutra Daiengaku shutara ryogi : "Les illusions et l'obscurité fondamentale affligeant tous les êtres vivants depuis le temps sans commencement se produisent toutes dans le coeur des bouddhas parfaitement éveillés au Dharma."
L'ainsité du Dharma Merveilleux (Sado, 1273 ? à Sairen-bo)

Le Vénéré du monde n'a pas dévoilé cette doctrine au moment où il a commencé à exposer son enseignement juste après son Eveil, et même plus tard quand il a exposé les quatre premières saveurs et les trois enseignements, jusqu’au moment où il a explicité la doctrine de kokai-san-ken-ichi (3 véhicules en un). Il l’a gardée secrète jusqu’au moment où il a commencé à enseigner la doctrine du Bouddha Sans commencement et à exposer ryaku gon-ken-on (clore le proche et révéler le lointain) contenu dans le chapitre des bodhisattvas Surgis de Terre, puis explicité plus tard dans le chapitre Longévité de la Vie de l'Ainsi-venu. Il y est expliqué que le Bouddha a en réalité atteint la bodhéité depuis l'éternité (gohyaku jintengo*). Telle est la doctrine du Véritable objet de dévotion (Gohonzon), du Lieu d'ordination (Kaidan) et du Titre sacré (Daimoku) exprimé par les cinq caractères Myo Ho Ren Ge Kyo.
[...] Commentant ce passage Daoxuan Lushi dit : "La doctrine qui est exposée ici est la doctrine véritable de l'Eveil sans commencement et c'est pourquoi elle doit être confiée aux vrais disciples de l'Eveil primordial."
Trois grands Dharmas cachés (Minobu, le 27 ? avril 1281 à Ota Kingo)

 
Voir également gohuaku et sanzen jintengo

 

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