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Extraits de gosho sur

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pratique bouddhique


Mais, pour ce qui est du Sutra du Lotus, je n'y crois de tout coeur que depuis les six ou sept dernières années. De plus, même en ayant foi en ce Sutra, par négligence, en raison de mes études ou d'interruptions dues aux affaires de ce monde, il m'est arrivé certains jours de n'en réciter qu'un seul rouleau, un seul chapitre, ou seulement le titre. Mais, désormais, depuis plus de deux cent quarante jours - du douzième jour du cinquième mois de l'année dernière jusqu'au seizième jour du premier mois de cette année - je suis certain de pratiquer le Sutra du Lotus vingt-quatre heures sur vingt-quatre, jour et nuit. Si j'affirme cela, c'est parce que, ma foi dans le Sutra du Lotus étant le motif de mon exil, je le lis et le pratique maintenant sans cesse, que je marche ou que je sois immobile, debout aussi bien qu'assis ou allongé. Quelle plus grande joie pourrait connaître un être né sous forme humaine   ? [...] C'est le propre du commun des mortels, même lorsqu'ils s'efforcent d'éveiller en eux-mêmes l'aspiration à l'Eveil et souhaitent le bonheur dans leur vie prochaine, de ne guère consacrer à ce but plus d'une heure ou deux de toutes les heures de la journée, et encore, seulement après s'être fixé pour devoir de le faire. En ce qui me concerne, je lis le Sutra du Lotus sans le moindre effort et je le pratique encore, même quand je n'en prononce pas les mots à haute voix.
Les quatre sortes de reconnaissance (Izu, le 16 janvier 1262 à Kudo Sakon)

Comme je l'ai déjà dit, si aucun chapitre du Sutra du Lotus n'est négligeable, parmi les vingt-huit, les chapitres Hoben* (II) et Juryo* (XVI) ont une importance toute particulière. Les autres chapitres sont tous, en un sens, les branches et les feuilles de ces deux chapitres. Par conséquent, pour votre pratique régulière, je vous conseille de réciter la partie en prose des chapitres Hoben* (II) et Juryo* (XVI).
[...] Lorsqu'il s'agit du Sutra du Lotus, on peut aussi bien réciter tous les jours les vingt-huit chapitres en huit volumes qui composent la totalité du Sutra ; ou n'en réciter qu'un seul volume, un seul chapitre, un seul verset, un seul passage ou même un seul mot ; il est encore possible de réciter le Titre, Namu Myoho Renge Kyo, une seule fois par jour, ou une fois seulement dans une vie ; ou de l'entendre réciter une seule fois dans sa vie et d'en éprouver de la joie ; ou même d'avoir plaisir à entendre la voix d'une personne qui s'est réjouie de l'entendre, et cela jusqu'à la cinquantième personne. Dans ce dernier cas, naturellement, l'intensité de la foi est moindre et la joie a considérablement diminué.
Sur la récitation des chapitres Hoben et Joryo (Kamakura - 1264, à la femme de Hiki Daigaku Saburo Yoshimoto)

Kangyo-soku* est l'une des six étapes de la pratique dans l'enseignement parfait*. Cela consiste à faire ce que l'on dit et à dire ce que l'on fait.
L'allègement de la rétribution karmique (octobre 1271, à Ota Saemon)

Et, dans les premiers siècles qui suivirent l'introduction du bouddhisme en Chine, des hommes tels que Kashyapa Matanga, Tchou-fa-lan, le savant maître Kumarajiva, Huisi (Nan-yue), Zhiyi et Zhanlan (Miao-lo) écrivirent des commentaires et firent connaître l'enseignement des sutras. Mais aucun d'eux ne conseilla jamais d'invoquer le Titre du Sutra du Lotus de la même manière que l'on invoque le nom du bouddha Amida. Ils se contentèrent de le réciter eux-mêmes, ou, lorsqu'ils donnèrent des cours sur le Sutra du Lotus, celui qui professait seul récitait cette invocation.
Lettre à Myomitsu Shonin (Minobu, le 5ème jour du 3ème mois intercalaire 1276)

C'était maintenant [au moment de Tatsunokuchi] la nuit du 13. Des groupes de soldats étaient postés devant mon logement et au centre du jardin. Parce que nous étions presque au milieu du mois de septembre, la lune était très ronde et pleine. Je sortis dans la nuit, avançai dans le jardin et là, me tournant vers la lune, je récitai la partie Jigage du chapitre Juryo* (XVI).
Sur le comportement du Bouddha
(Minobu, 1276, à Konichi-ama)

Les savants maîtres de notre époque s'imaginent qu'il n'y a aucun mal à mélanger d'autres pratiques avec celle du Sutra du Lotus. Moi-même, Nichiren, je partageais autrefois cet avis, mais ce n'est pas du tout ce que dit le Sutra. [...] Le principe de l'ensemencement, de la maturation et de la récolte de la graine est le cœur même et l'âme du Sutra du Lotus. Tous les bouddhas des trois phases de la vie et des dix directions sont immanquablement parvenus à la bodhéité grâce aux graines que sont les cinq caractères Myo Ho Ren Ge Kyo. Les mots Namu Amida Butsu ne sont aucunement les graines de la bodhéité, pas plus que les mantra dharani* ou les cinq préceptes.
"Ainsi ai-je entendu" (Minobu, 28 novembre 1277, à Soya Kyoshin)

Essentiellement, Myoho Renge Kyo désigne le corps physique que les disciples et adeptes de Nichiren, qui croient dans le Sutra du Lotus, ont reçu de leurs père et mère à la naissance. Ces personnes, qui, en rejetant sincèrement les moyens provisoires, ont uniquement foi dans le Sutra du Lotus et récitent Namu Myoho Renge Kyo, transformeront les trois voies (désirs terrestres, karma et souffrance) en trois Corps. La triple contemplation de l'unité (isshin sangan) et la triple vérité (santai) deviendront immédiatement manifestes dans leur esprit [kyochi myogo], et le lieu où elles résident se changera en Terre de la lumière éternellement paisible
L'ainsité du Dharma merveilleux (Ichinosawa -Sado, 1273-  ? à Sairen-bo)

Dans votre lettre vous dites que, depuis que vous avez commencé à croire en ce sutra, sans la moindre négligence, vous n'avez pas cessé de réciter les Junyoze, le Jigage, ni de réciter daimoku. Et vous demandez s'il y a une différence entre les bienfaits obtenus par la récitation de daimoku lorsque c'est un sage qui le récite ou un simple mortel comme vous. La réponse est qu'il n'y en a aucune. L'or reste le même dans les mains d'un sage ou dans celles d'un insensé, et le feu ne change pas de nature, qu'il soit allumé par un fou ou par une personne sensée. Il y a toutefois une différence si l'on récite daimoku en agissant d'une manière contraire à l'esprit de ce Sutra.
Les quatorze oppositions (Minobu, fin 1276, au nyudo Matsuno)

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