ACCUEIL
 

LEXIQUE

Extraits de gosho sur

MENU - LEXIQUE
DICTIONNAIRE
 
Gokuraku-ji
 

Il y a, en particulier, ce moine éminent, Ryokan, du temple Gokuraku-ji. Chacun, du souverain jusqu'au plus humble de ses sujets, l'admire comme un bouddha vivant, et, en observant sa conduite, on voit bien qu'il est digne de sa réputation.
Conversation entre un sage et un ignorant (
1265  ? à un samouraï  ? )

Le passage concernant "les moines habitant la forêt et vivant retirés" désigne les [moines des] temples Kencho-ji, Jufuku-ji, Gokuraku-ji, Kennin-ji, Tofuku-ji et les autres temples des écoles Zen, Ritsu, et Nembutsu au Japon. Ces temples démoniaques sont apparus dans le monde pour détruire les temples bouddhiques du Mont Hiei et les autres temples de l'école Hokke-Tendai.
Réponse au seigneur Hakiri Saburo (Sado, 3 août 1273 à Hakiri Sanenaga)

Je voudrais demander au moine Nichiren quelle preuve littérale peut justifier ses déclarations. [Telle est ma deuxième question]." Il a envoyé aux autorités une lettre comportant six questions concernant le bouddhisme, et demandant s'il était possible de parvenir à l'Éveil par la pratique des sutras antérieurs au Sutra du Lotus. Si Ryokan, du temple Gokuraku-ji, fait à nouveau savoir, comme il le dit dans sa pétition, qu'il est prêt à débattre avec moi, demandez au gouvernement de rencontrer Ryokan et dites lui : "Mon maître [Nichiren] a été banni sur l'île de Sado dans la huitième année de Bun'ei (1272).
Enseignement, pratique et preuve (Minobu, 1274 ? à Sammi-bo)

Je suis très heureux que vous m'ayez informé en détail de l'incendie [qui a détruit le temple Gokuraku-ji]. Les incendies sont mentionnés dans le Sutra Ninno comme le troisième des sept désastres, et dans le Sutra du Lotus comme le premier des sept désastres.
[...] Le prétendu sage Ryoka-bo (note) qui s'oppose au Dharma est considéré comme leur maître par tous les habitants de Kamakura, du plus modeste au plus haut-placé. Un premier feu s'est déclaré près de lui, transformant le temple Gokuraku-ji [temple de la béatitude] en Jigoku-ji [temple de l'enfer].
Le Palais royal (Minobu, 12 avril 1275 à Shijo Kingo)

J'ai dit au magistrat Hei no Saemon : "Nichiren est le pilier et la poutre du Japon. Si vous perdez Nichiren, ce sera comme si vous détruisiez les piliers et les poutres du Japon. Peu après surviendront les désastres des "luttes intestines" et de " l'invasion étrangère ". Non seulement les habitants de ce pays seront tués, mais beaucoup d'entre eux seront aussi faits prisonniers. Il faudrait faire brûler jusqu'à la dernière pierre tous les temples du Nembutsu et du Zen, Kencho-ji, Jufuku-ji, Gokuraku-ji, Daibutsu-den et Choraku-ji, et conduire les maîtres de ces écoles sur la plage de Yuinohama pour les décapiter (note). Sinon, il est certain que le Japon sera détruit !"
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

La province de Suruga est le domaine du seigneur de Sagami [Hojo Tokimune] et dans la région de Fuji en particulier résident plusieurs veuves de hauts dignitaires [du clan Hojo] et leur entourage. Ces personnes me détestent parce qu'elles me considèrent comme l'ennemi des défunts nyudo [Hojo Tokiyori et Hojo Shigetoki] des temples Saimyo-ji et Gokuraku-ji. J'ai craint, si elles apprenaient que je vous ai rendu visite, qu'elles ne vous causent à tous de graves ennuis.
Réponse au nyudo Takahashi (Minobu, 1275 au nyudo Takahashi Rokuru Hyoe)

J'avais attaqué le Zen en disant qu'il était l'oeuvre du démon, qualifié le Shingon d'hérésie qui provoquerait la destruction du pays, et [on rapportait que] j'avais incité à incendier les temples des écoles Nembutsu, Zen et Ritsu, et à décapiter les moines du Nembutsu. J'aurais même été jusqu'à prétendre que [les deux nyudo de Saimyo-ji et Gokuraku-ji] Hojo Tokyori et Hojo Shigetoki étaient tombés dans l'enfer avici. Telle était la gravité des accusations portées contre moi.
Lettre à Konichi-bo (Minobu, mars 1276 à la veuve Konichi, mère de Yashiro)

Ces femmes rapportèrent leurs calomnies aux autorités en disant : "D'après certains moines, Nichiren a déclaré que les défunts régents Hojo Tokiyori et Hojo Shigetoki sont tombés dans l'enfer avici ; il a dit qu'il faudrait brûler les temples Kencho-ji ; Jufuku-ji, Gokuraku-ji, Choraku-ji et Daibutsu-ji, et que des grands patriarches comme Doryu et Ryokan devraient être décapités. Ses déclarations prouvent qu'il est coupable de tout ce dont on l'accuse. Et puisque le conseil suprême de la Régence n'a pu encore décider de sa punition, il faudrait le faire venir pour qu'il confirme s'il a bel et bien fait de telles déclarations." C'est ainsi que je fus appelé à comparaître en justice.
[...] Dans la région de Sagami, c'est à Kamakura qu'elle fut la plus forte et à Kamakura, ce furent précisément les quartiers où se trouvaient les bâtiments du shogunat et les temples de l'avenue Wakamiya (note), Kencho-ji et Gokuraku-ji, qui furent les plus touchés.
Sur le comportement du Bouddha (Minobu, 1276, à Konichi-ama)

Dans votre lettre officielle, vous déclarez également : "Je révère l'aîné du temple Gokuraku-ji (Ryokan) comme la réincarnation de l'Honoré du monde." Or, à cela, je ne peux pas souscrire.
[...] Mais s'il ne pleut pas, vous devriez n'accorder foi qu'au Sutra du Lotus." Se réjouissant d'une telle proposition, les deux hommes délivrèrent ce message au moine Ryokan, au temple Gokuraku-ji. Avec des larmes de joie, le moine Ryokan, et avec lui plus de cent vingt de ses disciples, offrirent des prières avec tant d'énergie que la sueur de leur visage s'élevait en fumée et que leur voix résonnait jusqu'au ciel.
[...] Vous dites, dans votre lettre officielle : "J'ai rencontré le moine Ryuzo et l'aîné du temple Gokuraku-ji, et je les considère avec autant de respect que j'en aurais pour Shakyamuni ou le bouddha Amida." A propos de cette phrase également, je dois, avec le plus grand respect, vous faire remarquer que, lorsqu'il se trouvait à Kyoto, le moine Ryuzo mangeait soir et matin de la chair humaine.
Lettre de pétition de Yorimoto (Minobu, le 25 juin 1277, requête au seigneur Ema au nom de Shijo Kingo)

On m'a rapporté que Ryoka-bo persuade les autres de réciter un million de nembutsu en s'efforçant de créer la discorde entre les gens et de détruire les graines du Sutra du Lotus. Hojo Shigetoki, qui fit construire le temple Gokuraku-ji pour Ryokan, semblait être une personne de mérite. Mais trompé par les croyants du Nembutsu, il m'a traité avec haine et cela entraîna non seulement sa propre perte mais celle de tout son clan.
Les Trois Obstacles et les Quatre Démons (Minobu, le 20 novembre 1277 à Hyoe no Sakan Munenaga)

De Kamakura, les adeptes du Nembutsu et les moines du Zen, du Ritsu et du Shingon ont envoyé des instructions pour qu'il me soit impossible de revenir [de l'île de Sado] ; et Ryokan, du Gokuraku-ji, avec d'autres, persuada Hojo Nobutoki, de promulguer en son nom personnel des mesures encore plus répressives à l'égard de Nichiren qui furent transmises à Sado par des disciples de Ryokan. Il semblait donc impossible que je puisse rentrer indemne.
Le sutra permettant véritablement d'honorer sa dette (Minobu, le 28 juillet 1278 à Sennichi-ama)

Sans que j'aie transgressé, si peu que ce soit, les lois séculières, les autorités m'ont accusé en disant : "Ce moine est allé jusqu'à prétendre que les défunts nyudo des temples Saimyo-ji et Gokuraku-ji [Hojo Tokiyori] sont tombés en enfer. Il est pire qu'un traître." On était sur le point de me décapiter au lieudit Tatsunokuchi, à Kamakura, dans la province de Sagami, mais, ensuite, il semble qu'on en ait décidé autrement.
Lettre au nyudo Nakaoki (Minobu, le 30 novembre 1279 au nyudo Nakaoki et à son épouse)

Les hommes et les femmes ayant foi en ce sutra devraient s’asseoir plus haut que le moine Ryokan du temple Gokuraku-ji, considéré comme l’Ainsi-Venu vivant. Même ce moine Ryokan, observant les deux cent cinquante préceptes, s’il me rencontrait, se fâcherait et aurait les yeux emplis d’éclairs de colère. Ceci n’est pas fortuit. En effet, la raison est que le démon a pénétré dans le corps de l’homme sage et a pris sa place.
Niike Gosho (Minobu, février 1280 à Niike Saemon no jo)

Les moines de ce Sutra Mahayana doivent par conséquent être placés encore plus haut. Ryokan, du temple Gokuraku-ji, passe pour un bouddha vivant, mais les hommes et femmes qui croient au Sutra du Lotus devraient être placés bien au-dessus de lui. Il semble tout à fait extraordinaire que ce Ryokan, qui observe les Deux cent cinquante préceptes, enrage et fulmine dès qu'il voit Nichiren ou qu'il entend parler de lui.
Lettre à Niike (Minobu, février 1280 à Niike Saemon no jo)

 
voir également : Ryokan

Retour au dictionnaire

haut de la page