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Extraits de gosho sur

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Genshin
 

Le moine Daochuo mit de côté les multiples principes du Sutra du Nirvana (note) pour propager les pratiques de la Terre de l'Ouest. Le moine Shandao rejeta les pratiques incorrectes pour établir la pratique unique de la Terre pure, et le moine Genshin* rassembla des passages de divers sutras pour composer son ouvrage, insistant sur l'importance d'une pratique unique, le Nembutsu.
Rissho Ankoku ron (Kamakura-Matsubagayatsu, juillet 1260)

L'éminent moine Annen déclara  : "Dans mon pays, le Japon, tous croient dans le Mahayana."(réf.) Dans le Ichijo Yoketsu, Genshin* affirme  : "Les habitants du Japon tout entier ont en commun la capacité de parvenir à la bodhéité grâce à l'enseignement parfait* du Sutra du Lotus."
[...] Selon l'opinion exprimée avec autorité avant moi par le Bouddha Shakyamuni, le bodhisattva Maitreya, les maîtres du Tripitaka Shuryasoma et Kumarajiva, le Maître du Dharma Seng-zhao, le moine éminent Annen et le supérieur des moines Genshin*, les habitants de ce pays nommé Japon, de par leurs capacités, ont un lien tout particulier avec le Sutra du Lotus. Ceux qui pratiquent ne serait-ce qu'un verset ou un vers de ce Sutra sont certains d'atteindre la bodhéité car c'est l'enseignement qui leur correspond.
Encouragements à une personne malade (décembre 1264, à Nanjo Hyoe Shichiro)

Genshin*, l'administrateur des moines, déclare  : "Les enseignements et les pratiques qui mènent à la renaissance dans la Terre de la béatitude parfaite sont les yeux et les pieds de ceux qui vivent en notre époque impure."(réf.)
Conversation entre un sage et un ignorant (1265  ? à un samouraï  ? )

Le chapitre Anrakugyo* (XIV) affirme  : "dans la dernière période, quand le Dharma sera sur le point de disparaître" [le Sutra du Lotus sera exposé très largement]."(réf.) Et Genshin* déclare  : "Tous les habitants du Japon, sans exception, ont la même capacité d'atteindre la bodhéité grâce aux enseignements parfaits* [du Sutra du Lotus]."(réf.) A quelle opinion faut-il se fier, à celle de Daochuo et de Honen ou à celle de Saicho* et de Genshin*  ? Aucun sutra ne confirme la première alors que la seconde s'appuie rigoureusement sur le Sutra du Lotus.
[...] Si Honen était vraiment un sage, pourquoi n'a-t-il pas mentionné dans son Senchaku Shu, les commentaires de Saicho* et Genshin* que je viens de citer, afin de résoudre ainsi la question  ?
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Parmi les nombreux disciples du Grand-maître* Ryogen*, dix-huitième patriarche de l'école Tendai, les quatre principaux furent Kaku'un, Genshin*, Soga et Zenyu. A l'époque, cette école dispensait deux sortes d'enseignement : le révérend Kaku'un transmettait la doctrine, et le moine Genshin* se consacrait aux pratiques de méditation. La doctrine est comparable à la lune, et la pratique au soleil. Les études doctrinales sont superficielles, alors que les pratiques de méditation sont profondes. Les enseignements exposés par Kaku'un étaient donc étendus mais superficiels, alors que les enseignements de Genshin* étaient limités mais profonds.
Les désirs mènent à l'Eveil (Sado, le 2 mai 1272 ; à Shijo Kingo)

"Le bodhisattva Nagarjuna et le maître du Dharma Tanluan ont rangé tous deux ces pratiques dans la Voie de la pratique difficile. Daochuo les a rejetées en disant que jamais une seule personne n'a atteint l'Éveil grâce à elles et Shandao a affirmé qu'elles n'ont pas le pouvoir de sauver une personne sur mille. "Toutes ces citations émanent de maîtres de l'école Jodo et vous pourriez peut-être mettre leur parole en doute. Mais le défunt maître Genshin*, à qui aucun sage des écoles Tendai ou Shingon n'est supérieur à l'époque des Derniers jours du Dharma, dit de même. Il affirme, dans son ouvrage intitulé Ojo yoshu (L'Essentiel pour renaître dans la Terre pure), que les enseignements du bouddhisme, exotériques aussi bien qu'ésotériques, ne sont pas de nature à délivrer des souffrances de la vie et de la mort. De plus, dans un ouvrage intitulé Ojo Juin [Définition des dix causes qui permettent de renaître dans la Terre pure] Yokan, de l'école Sanron, est du même avis. Il dit que, si les enseignements des écoles Hokke et Shingon sont totalement rejetés au profit de la récitation exclusive du Nembutsu, dix personnes sur dix, cent personnes sur cent pourront renaître dans la Terre pure." Ces déclarations de Honen suscitèrent d'abord des polémiques avec les moines du Mont Hiei, du To-ji, du Onjo-ji et des sept temples principaux de Nara. Mais la préface du Ojo yoshu (L'Essentiel pour renaître dans la Terre pure) parut si convaincante que Kenshin, patriarche du temple du Mont Hiei, fut finalement conquis par la doctrine du Nembutsu et devint un disciple de Honen".
[...] "L'école Zen parvint à répandre ses enseignements à travers tout le Japon et le pays est au bord de la ruine. Et Honen parvint à propager l'enseignement du Nembutsu, qui fait également peser sur le pays la menace de la destruction, grâce aux opinions exprimées par Genshin* dans sa préface du Ojo yoshu. Le Bouddha parle "des parasites qui, à l'intérieur de son propre corps, dévorent la chair du lion". Comme il a raison  !"
[...] Cette pratique du Nembutsu fut propagée par Genshin* dans son ouvrage le Ojo yoshu, après quoi un tiers de la population du Japon se mit à pratiquer le Nembutsu.
[...] Dans ses écrits, le Grand-maître* Saicho* appelle les Grands-maîtres des écoles Sanron, Hosso et Kegon au Japon "les six parasites."(réf.) Moi, Nichiren, j'appellerais volontiers les fondateurs des écoles Shingon, Zen et Jodo "les trois parasites" et Ennin*, Annen et Genshin*, de l'école Tendai, "les trois parasites" ayant rongé le corps de lion du Sutra du Lotus et du Grand-maître* Saicho* !
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Question  : Oseriez-vous donc suggérer que les trois Grands-maîtres* mentionnés plus haut furent des opposants au Dharma   ? Encho*, le deuxième supérieur du Mont Hiei, Kojo* administrateur principal* du temple, Anne*, le moine Eryo, le supérieur des moines, Annen, l'administrateur Jokan  ; le moine Kaku'un   ; le respectable moine Genshin* et plusieurs centaines d'autres de l'école Tendai, ainsi que plusieurs centaines de disciples de Kukai*, au nombre desquels Jitsue, Shinzei et Shinga, ainsi que les autres Grands-maîtres* et moines vertueux des huit et dix écoles, apparurent tous, les uns après les autres, comme autant de soleils, de lunes et d'étoiles. Au cours de quatre cents ans et plus, pas un seul de ces hommes n'a jamais mis en doute l'enseignement des trois Grands-maîtres* que vous avez mentionnés plus haut. Sur quelle sorte de sagesse vous appuyez-vous vous-même pour avoir l'audace de les critiquer?
La question à approfondir jour et nuit (Minobu, 28 août 1275  ? , Toki Jonin).

Question : Si ce Dharma [dont vous parlez] est réellement si extraordinaire [pourquoi n'est-il pas mieux connu  ? ] pourquoi Mahakashyapa, Ananda, Ashvaghosha, Nagarjuna, Asanga, Vasubandhu, Huisi, Zhiyi*, Zhanlan*, Saicho* ne l'ont-ils pas propagé à l'étranger, de la même manière que Shandao propagea la pratique de la récitation de Namu Amida Butsu à travers toute la Chine, ou de la même manière que Genshin*, Yokan, et Honen la répandirent au Japon, changeant tous ses habitants en dévots du bouddha Amida ?
Traité sur la dette de reconnaissance (
Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Dans le Ichijo Yoketsu du supérieur des moines Genshin*, on lit  : "Partout au Japon, à la cour comme à la campagne, dans les régions proches comme éloignées, tous, moines, laïcs, nobles et roturiers, peuvent parvenir à la bodhéité grâce à l'enseignement parfait*, tous devraient donc avoir foi en la doctrine du Véhicule unique."
Parvenir directement à la bodhéité grâce au Sutra du Lotus (Minobu, mars 1277   ? à Myoho-ama)

De nombreux maîtres de notre époque se sont laissés tromper par l'introduction de l'ouvrage de Genshin* Ojo yoshu (L'Essentiel pour renaître dans la Terre pure), qui les a conduits à perdre le véritable esprit de recherche. Ils se sont détournés du Sutra du Lotus pour aller vers les enseignements provisoires liés au culte d'Amida.
[...] D'où vient que des maîtres de l'école Tendai rejettent ce principe qui établit que "plus un enseignement est élevé, plus faible est le niveau [des personnes qu'il peut sauver] et lui préfèrent les interprétations du supérieur des moines Genshin*   ?
Les Quatre Etapes de la foi (Minobu ; 10 avril 1277 (  ? ) à Toki Jonin)

Toutes les femmes du Japon ont été abusées par des moines comme Shandao en Chine, ou Genshin*, Eikan et Honen au Japon, si bien que pas une d'elles dans le pays entier ne récite Namu Myoho Renge Kyo, [l'invocation] qu'elles devraient pourtant révérer plus que tout. Elles ne récitent que Namu Amida Butsu une fois, dix fois, cent mille milliards de fois, trente mille ou cent mille fois par jour.
Le sutra permettant véritablement d'honorer sa dette (
Minobu, le 28 juillet 1278 à Sennichi-ama)

 

 

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