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Extraits de gosho sur

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Gempei
 

Ces Etres célestes ont fait le vœu de punir sur le champ quiconque est un ennemi du Sutra du Lotus. Pour cette raison, [voici ce qui arriva]. Taira no Kiyomuri, le chef des Heike, eut son petit-fils Antoku comme 81e empereur et, afin de subjuguer Yoritomo, le chef des Minamoto, Kiyomori soutint le temple Enrakyu-ji, sur le Mont Hiei, comme leur temple protecteur, et il soutint aussi le sanctuaire de Sanno dans la ville d’Ohtsu comme leur sanctuaire protecteur (note). Ses efforts, cependant, furent loin d’être récompensés  ; l’empereur Antoku fut noyé dans la mer de Dan-no-Ura, le bras de mer situé entre l’île Tsukushi et le Japon central, et Myoun, le moine supérieur du temple Enrakyu-ji, fut tué par Kiso Yoshinaka, du clan Minamoto, commandant en chef d’une force expéditionnaire contre les Heike. Tous les membres du clan Heike furent anéantis d’un seul coup. La chute des Heike et la guerre civile de la période de Jokyu sont la preuve que la croyance en la fausse loi de l’école Shingon a mené [son adepte] à sa perte.
Questions et réponses sur la pratique du Sutra du Lotus (
Kamakura  ? mars 1263   ? à Nichiji  ? )

Le 81e souverain, l’empereur Antoku, était le fils aîné de l’empereur Takakura, et sa mère, Kenrei Mon-in [Tokuko, 1155-1213], était la fille du Premier Ministre (dajo-daijin), le nyudo Taira no Kiyomori. Antoku, vaincu par l’armée de Minamoto Yoritomo, fut noyé dans la mer de Yashima en 1184 (le 24e jour du 3e mois, 1ère année de l’ère de Genryaku).
[...] A partir du moment où j'avais compris les causes de la guerre des Gempei de l'ère Juei (1185) et des Incidents de Jokyu de 1221, j'ai été saisi d'une telle compassion que je ne pouvais par rester sans réagir. J'ai commencé par en parler à certains de mes disciples qui, à leur tour, en parlèrent à d'autres et que finalement cela parvint jusqu'au shogunat. Les dirigeants d'un pays devraient accorder la priorité à ce qui est juste et rejeter ce qui est injuste.
Souverains de notre pays (Minobu, février 1275)

Myoun fut le cinquante-cinqième grand patriarche de l'école Tendai. Il fut puni par l'empereur retiré, le cinquième mois de la deuxième années de Angen (1176), et envoyé en exil à Izu. Cependant, en cours de route, il fut délivré, à Otsu, par ses moines du temple Enryaku-ji sur le Mont Hiei. Il réintégra son poste de grand patriarche, mais, le onzième mois de la deuxième années de Juei (1183), il fut capturé par Minamoto no Yoshinaka et décapité. En disant qu'il fut banni et exécuté, je ne veux pas sous-entendre qu'il commit une faute. Même les saints et les sages subissent de telles épreuves. Lorsque la guerre civile éclata entre Minamoto no Yorimoto, et Taira no Kiyomori, plus de vingt membres du clan de Kiyomori signèrent un pacte sur lequel ils apposèrent leur sceau. Ils jurèrent : "Nous considérerons Enrakyu-ji comme le temple de notre clan. Nous révèrerons les trois mille moines comme nos propres parents. Les joies et les peines de ce temple seront nos joies et nos peines." Ils firent une donation au temple des vingt-quatre districts de la province d'Omi.

Il y avait autrefois au Japon deux grands clans de guerriers, les Minamoto et les Taira. Ils montaient la garde comme deux chiens fidèles aux portes du palais impérial. Ils gardaient l'empereur avec autant de ferveur qu'un bûcheron admire la lune d'été s'élevant au-dessus des montagnes. Ils s'émerveillaient des soirées élégantes données par les nobles de la cour et leurs dames, comme les singes dans leurs arbres s'extasient devant la lune et les étoiles brillant dans le ciel. Bien que de condition modeste, ils brûlaient du désir de se mêler, d'une manière ou d'une autre, aux cercles de la cour. Pourtant, bien que Sadamori du clan Taira eut écrasé la rébellion de Masakado il ne fut pas admis à la cour, pas plus que ses descendants, parmi lesquels figurait pourtant l'illustre Masamori. C'est Tadamori, le fils de ce dernier, qui fut le premier de son clan à y être admis. Son successeur, Kiyomori, et son fils Shigemori, non seulement partagèrent la vie de la noblesse de la cour, mais encore entrèrent dans la famille impériale, lorsque la fille de Kiyomori épousa l'empereur et lui donna un enfant. Il n'est pas plus facile d'atteindre la bodhéité que d'entrer à la cour pour une personne de basse condition, ou, pour une carpe, de remonter la Porte du Dragon.
La porte du dragon (Minobu, 6 novembre 1279 à Nanjo Tokimitsu)

 
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