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Extraits de gosho sur

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DICTIONNAIRE
 
Gyobo Bonji
 

Il dit  : "Il y a quantité de doctrines bouddhiques différentes, et il est très difficile de déterminer celles qui sont solides et celles qui ne le sont pas. On comprend bien pourquoi le bodhisattva Jotai partit vers l'est à la recherche de la vérité, et pourquoi Zenzai Doji, dans le même but, partit vers le sud ; on comprend pourquoi le bodhisattva Yakuo s'est brûlé le bras, et Gyobo Bonji s'est arraché la peau. Un bon ami bouddhique est véritablement difficile à trouver!
Conversation entre un sage et un ignorant (1265  ? à un samouraï  ? )

Même Shakyamuni, alors qu'il était bodhisattva, vendit sa propre chair [pour faire des offrandes]  ; [et à une autre époque, alors qu'il était un bodhisattva du nom de Gyobo], il utilisa un de ses os comme pinceau [pour transcrire le Dharma.]
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Le Bouddha enseigna qu'"offrir son petit doigt au Sutra a plus de prix que de couvrir une galaxie entière des sept sortes de joyaux."(réf.) Sessen Doji offrit sa vie, Gyobo Bonji s'arracha la peau. Puisqu'il n'est rien de plus précieux que la vie elle-même, ceux qui consacrent leur vie à la pratique bouddhique deviendront immanquablement bouddha. Ceux qui sont prêts à offrir leur vie pourraient-ils hésiter à sacrifier tout autre trésor au Dharma bouddhique  ? Et celui qui répugne à renoncer à ses biens matériels, comment pourrait-il donner sa vie, tellement plus précieuse ?

Il y eut autrefois une personne du nom de Gyobo Bonji. Pendant douze ans, il alla de pays en pays, à la recherche des enseignements du Bouddha. A cette époque, aucun des Trois trésors - le Bouddha, le Dharma et le Sangha n'était encore apparu. Mais Gyobo Bonji poursuivait sa quête du Dharma bouddhique de la même manière que l'on cherche de l'eau quand on a soif, ou de la nourriture quand on a faim. Un jour, il rencontra un brahmane errant qui lui dit : "Je connais un verset de l'enseignement sacré. Si vous êtes véritablement à la recherche du bouddhisme, je vous le communiquerai." Gyobo Bonji l'implora de le faire. Le brahmane lui dit : "Pour prouver votre sincérité, arrachez-vous d'abord un morceau de peau pour servir de parchemin, brisez l'un de vos os et utilisez-le comme pinceau, écrasez votre moelle pour en faire de l'encre, et diluez-la dans votre sang pour écrire. Si vous êtes prêt à faire tout cela, je vous enseignerai le verset du Bouddha." Gyobo Bonji fut transporté de joie. Il s'arracha un morceau de peau qu'il fit sécher pour en faire du parchemin. Mais lorsqu'il eut ainsi réalisé absolument tout ce qui lui avait été demandé, brusquement, le brahmane disparut. Gyobo Bonji se lamenta sur son destin, tantôt levant les yeux au ciel, tantot s'effondrant sur le sol. Le Bouddha, ému par sa sincérité, sortit de terre et lui enseigna : "Il faut pratiquer en accord avec le Dharma du Bouddha, jamais en s'opposant à ce Dharma. Ceux qui pratiquent ainsi connaîtront la paix et la sécurité dans cette vie et dans les vies futures."(réf.) A l'instant même où Gyobo Bonji entendit ces mots, il devint bouddha. Cet enseignement consiste en vingt caractères chinois.
[...] Comment, alors, pouvons-nous obtenir ce bienfait  ? Devons-nous nous arracher la peau comme Gyobo Bonji, offrir notre corps à un démon comme Sessen Doji, ou imiter le bodhisattva Yakuo et nous brûler les coudes  ? Comme l'a déclaré le Grand-maître* Guanding* : "Il faut distinguer entre les méthodes [de shoju et shakubuku] et ne jamais utiliser exclusivement l'une ou l'autre."(réf.)
Lettre à Nichimyo Shonin (Sado, le 25 mai 1272 à Nichimyo, mère de Oto Gozen)

 

En apprenant cela, je me suis réjoui, disant que je m'y attendais depuis longtemps. Par le passé, Sessen Doji fit le sacrifice de sa vie pour connaître seulement la moitié d'une stance ; le bodhisattva Jotai renonça à tout ce qu'il possédait ; Zenzai Doji se jeta dans le flammes ; Gyobo Bonji arracha un morceau de sa propre peau ; le bodhisattva Yakuo se brûla le coude  ; le bodhisattva Fukyo reçut des coups de bâtons ; Aryasimha fut décapité et le bodhisattva Kanadeva fut tué par un brahmane. Tout cela leur advint parce qu'ils propageaient le bouddhisme.
Sur le comportement du Bouddha (
Minobu, 1276, à Konichi-ama)

 

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