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Extraits de gosho sur

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Gishin
 

Il y eut autrefois des hommes comme Saicho*, Gishin*, Ennin* et Enchin qui parcoururent dix mille lieues sur les océans à la recherche des enseignements sacrés, ou qui franchirent toutes les montagnes et rivières du Japon pour contempler les statues du Bouddha qu'ils vénéraient. Dans certains cas, ils bâtirent des temples au sommet de hautes montagnes pour y préserver ces écritures et ces statues ; dans d'autres cas, ils construisirent, au fond de vallées encaissées, des lieux de culte où l'on pouvait vénérer et honorer de tels objets.
Rissho Ankoku ron (Kamakura-Matsubagayatsu, juillet 1260)

Zhiyi* et Saicho* ont subi des persécutions et suscité haine et jalousie, rien que pour avoir propagé "Une pensée - trois mille" (ichinen sanzen) théorique de l'enseignement provisoire. Au Japon, cet enseignement fut propagé et transmis successivement par Saicho*, Gishin*, Encho*, Ennin* et d'autres. Parmi les nombreux disciples du Grand-maître* Ryogen*, dix-huitième patriarche de l'école Tendai, les quatre principaux furent Kaku'un, Genshin*, Soga et Zenyu. A l'époque, cette école dispensait deux sortes d'enseignement.
Les désirs mènent à l'Eveil (Sado, le 2 mai 1272 ; à Shijo Kingo)

Le Vénérable Enchin maîtrisait non seulement les bouddhismes Hokke et Shingon, sous la conduite de Gishin (Premier Grand-patriarche du Mont Hiei), d’Encho*, deuxième Grand-patriarche du Mont Hiei, de Kojo*, et d’Ennin*, troisième Grand-patriarche, ainsi que la doctrine Shingon du temple To-ji.
Souverains de notre pays (Minobu, février 1275)

Après la mort de Saicho*, le premier patriarche de l'école Tendai au Mont Hiei, Gishin*, et le deuxième patriarche, Encho*, prolongèrent cet enseignement sans le dénaturer.
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Si seulement le Grand-maître* Saicho* avait encore été en vie, il aurait certainement réfuté ces erreurs. Mais d'où vient que ses disciples Gishin*, Encho*, Ennin* et Enchin n'aient jamais remis en question la doctrine de Kukai  ? Ce fut là un grand malheur pour le monde  !
[...] Le Grand-maître* Enchin fut, au Japon, [dans sa jeunesse] le disciple du moine Gishin*, d'Encho*, de l'administrateur Kojo* et d'Ennin*. Il étudia ainsi toutes les doctrines, exotériques aussi bien qu'ésotériques, enseignées à son époque au Japon.
[...] Ennin* et Enchin furent tous deux les disciples de Saicho* et de Gishin*. De plus, ils se rendirent en Chine et y rencontrèrent des maîtres éminents du Tian-tai et du Shingon.
[...] Ennin* rencontra bien le Grand-maître* Saicho* et étudia sous sa direction, et Enchin reçut bien l'enseignement de la bouche du moine Gishin*. Mais s'ils avancent des théories contraires aux principes exposés dans les authentiques écrits de Saicho* et de Gishin*, comment pourraient-ils ne pas susciter de doutes ?
[...] Le Dharma correct ne fut enseignée au Mont Hiei que du temps des trois premiers maîtres de l'école Tendai : le Grand-maître* Saicho*, le moine Gishin* et le Grand-maître* Encho*. Après eux, les patriarches de l'école Tendai devinrent des maîtres du Shingon.
[...] Au Japon sur le Mont Hiei, et seulement du vivant du Grand-maître* Saicho*, il y eut un pratiquant du Sutra du Lotus. Gishin* et Encho* lui succédèrent, respectivement premier et deuxième patriarches de cette école. Mais, seul le premier patriarche Gishin* suivit la voie du Grand-maître* Saicho*. Le deuxième patriarche, Encho*, fut à moitié disciple de Saicho* et à moitié disciple de Kukai*.
[...] Encho, connu, à titre posthume, sous le nom de Jakko Daishi, fut le deuxième grand patriarche de l'école Tendai. Pourquoi donc, à cette époque, Gishin*, le premier grand patriarche, ou le Grand-maître* Saicho*, fondateur de l'école, ne furent-ils pas invités [à participer à la cérémonie ainsi décrite au cours de laquelle fut fondée l'école Shingon]  ? Encho*, le deuxième grand patriarche de l'école Tendai, tout en étant disciple du Grand-maître* Saicho*, devint aussi disciple de Kukai*. Au lieu d'inviter des adeptes de l'école Sanron, ou des écoles Hosso et Kegon, pourquoi Kukai* n'invita-t-il pas les deux plus grands maître de l'école Tendai, Saicho* et Gishin* ?
[...] On lit dans le Kujakukyo no Ongi : "Dès lors, l'école Shingon ou Yuga, avec sa doctrine des mandala secrets, fut solidement établie." Cela semble désigner une époque où Saicho* et Gishin*
étaient tous deux encore vivants. Depuis la deuxième année de Daido (807), sous le règne de l'empereur Heizei, jusqu'à la treizième année de Konin (822) [l'année où mourut Saicho*], Kukai* s'employa à propager les principes du Shingon et, durant cette même période, Saicho* et Gishin* étaient encore vivants. Gishin*, notamment, vécut jusqu'à la dixième année de Tencho (833). Devons-nous croire que jusqu'à cette époque [relativement tardive] Kukai* n'essaya pas de faire connaître la doctrine du Shingon [à un maître de l'école Tendai)  ?
Traité sur la dette de reconnaissance (
Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Après la disparition du Bouddha, de Grands-maîtres et lettrés [du bouddhisme] comme Mahakashyapa, Ananda, Nagarjuna, Vasubandhu Zhiyi*, Zhanlan*, Saicho* et Gishin*, connaissaient cette doctrine, mais l'ont gardée en leur coeur et ne l'ont pas propagée de manière explicite.
Lettre à Misawa (
Minobu, le 23 février 1278 à Misawa)

En 821, Ennin* voyagea en Chine et, pendant le règne de l’empereur Esho [Li Ang   ? ], de Chine ; il acquit la connaissance approfondie des enseignements ésotériques et exotériques sous la direction de plusieurs patriarches vertueux de l’école Tendai et de l’école Shingon, nommément Hozen, Xuanzang, Gishin*, Hogetsu, Shuei et Shion. Ennin* devint le neuvième patriarche de l’école Shingon.
[...] Enchin (Chisho Daishi), originaire de Sanuki, entra au Mont Hiei en 828, à l’âge de 14 ans, et devint un disciple de Maître Gishin*, un disciple de Saicho* qui était originaire de Sagami. Enchin avait aussi voyagé en Chine avec son maître. Au Japon, Enchin étudia les enseignements de six écoles, y compris les écoles Sanron et Hosso, en plus des enseignements de l’école du Sutra du Lotus (Hokkeshu) et de l’école Shingon auprès de Maître Gishin*, d'Ennin*, d’Encho* et de Kojo*, disciple de Saicho*.
Questions - réponses concernant l’objet de vénération (Minobu,  septembre 1278 à Joken-bo)

"Le Grand-maître* Ennin* était un disciple de Saicho* et Gishin*  ; le Grand-maître* Enchin, un disciple de Gishin* et de Ennin*  ; et le Savant-maître*Annen, un disciple du Savant-maître* An'ne*. Ces trois hommes ont déclaré que l'école Tendai-Hokke n'enseigne que la partie théorique du principe ésotérique de l'atteinte de la bodhéité sans changer d'apparence, alors que l'école Shingon enseigne à la fois la partie théorique et pratique de ce même principe (note).
Le principe de l'atteinte de la bodhéité sans changer d'apparence (Minobu, en 1280 ? , à Myoichinyo)

A partir du moment où la charge de zasu fut pour la première fois établie au Hieizan, les troisième et quatrième spérieurs des moines, Jitaku et Chigo, sans aucune raison, agirent contrairement aux enseignements du premier Maître Saicho* et de son disciple Gishin*, et déclarèrent que les doctrines conceptuelles du Shingon et du Sutra du Lotus avaient la même valeur, mais que, dans les conditions concrètes, le Shingon était supérieur au Sutra du Lotus. Ainsi apportèrent ils la disgrâce sur notre montagne (Hiei), et ridiculisèrent-ils le Sutra du Lotus et, sans raison, transformèrent-ils en boue les excellents préceptes qui étaient la Voie du milieu pure et sans tache jadis professée au Enryaku-ji.
Trois grands Dharmas cachés (Minobu, le 27  ? avril 1281 à Ota Kingo)

Après lui, il y eut Enchin, connu plus tard sous le nom de Grand-maître* Chisho Daishi. Avant de se rendre en Chine, il avait été disciple de l'éminent moine Gishin*. Au Japon, il avait étudié les enseignements du Tendai et du Shingon sous la direction de Gishin*, Encho*, Ennin* et d'autres. De plus, il partit pour la Chine dans la 3e année de l'ère Ninka [853], et en revint dans la 1ère année de l'ère Jogan [859].
Le corps et l'esprit des simples mortels (Minobu, à un disciple)

 

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