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Extraits de gosho sur

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Guketsu (Shikan-bugyo-den-guketsu)


Ainsi né dans la matrice, il devient un homme, c’est un être. Le sixième fascicule de la Détermination (Guketsu) indique  : “La rondeur de la tête représente le ciel. La forme carrée des pieds imite la terre. Les creux au sein du corps sont l’espace. La chaleur du ventre est conforme au printemps et à l’été. La rigidité du dos est conforme à l’automne et à l’hiver. Les quatre membres sont conformes aux quatre saisons. Les douze grandes jointures sont conformes aux douze mois de l’année et les trois cent soixante petites jointures sont conformes aux trois cent soixante jours. L’inspiration et l’expiration nasales sont semblables au vent des montagnes, des marécages, des vallées et des plaines. L’inspiration et l’expiration buccales imitent le vent de l’espace. Les yeux sont identiques au soleil et à la lune. Leur ouverture et leur fermeture imitent le jour et la nuit. Les cheveux sont les étoiles. Les sourcils ressemblent au grand chariot. Les veines sont les rivières et les os imitent les pierres précieuses. La chair est la terre, les poils sont les forêts. Dans le ciel, les cinq viscères sont les cinq étoiles  ; sur terre, ce sont les cinq montagnes. La chair du corps est la terre, la moelle des os est l’eau, le sang est le feu, la peau est le vent, les ligaments sont les arbres. Quant aux six racines des hommes, la vue voit la couleur des choses, l’ouie entend le son des choses, l’odorat sent le parfum des choses, le goût connaît la saveur des choses, le corps souffre au contact du froid, du chaud, du rude et de l’acéré. Les fonctions des cinq premières racines sont faciles à discerner  : elles sont perceptibles. La sixième, la conscience, tous les êtres, la possédant pourtant en leur corps, l’ignorent. Même leur cœur ne la connaît, ni ne la voit. A plus forte raison quand il s’agit de celles des autres. Les personnes présentes au même endroit, peuvent-elles la connaître  ? L’Eveillé lui-même dit que le cœur était inconcevable. A plus forte raison, ceux qui lui sont inférieurs. La raison de cette ignorance est que le cœur se situe hors des formes, longues, courtes, carrées ou rondes ; qu’il n’est pas de couleur bleue, jaune, rouge, blanche ou noire ; qu’il est un phénomène indescriptible par les mots et situé là où cesse l’activité mentale. Il ne peut faire l’objet de métaphores exprimant la marche, l’arrêt, les positions assise ou couchée, la parole ou le silence, les causes et les conditions. Ce n’est pas non plus quelque chose qu’il est possible de représenter par une image dessinée. On ne peut non plus l’étudier. L’Eveillé ne l’a pas non plus notifié. Il ne fait pas l’objet d’une prédiction divine, n’est transmis ni par les parents ni par le maître. Il ne tombe pas du ciel, ni ne jaillit de la terre. C’est quelque chose d’immense et d’inconcevable.

Les douze liens causaux (1256 )

Dans le Maka Shikan Bugyoden Guketsu le Grand-maître* Zhanlan déclare  : "Des enseignements universels, comme la bienséance et la musique, se propagent d’abord, ouvrant la voie au Bouddha".
[...] dans le Maka Shikan Bugyoden Guketsu du Grand-maître* Zhanlan* on peut lire  : "Le Bouddha, afin de propager le bouddhisme en Chine, y envoya trois bodhisattvas pour enseigner au peuple les Cinq vertus, et ainsi le préparer au bouddhisme."
Sainan Koki Yurai - La cause des désastres (Kamakura, février 1260)

Dans le second volume du Guketsu, ce passage est expliqué à partir d'une citation du Zuo-Zhuan (réf.) : "Quand le prince Pingwang, de la dynastie Zhou, déplaça d'abord sa capitale à l'Est, à Loyang, il vit, au bord de la rivière Yi, des hommes aux cheveux en désordre qui pratiquaient des rites religieux dans les champs. Une personne de grande sagesse prédit  : ‘Dans moins d'un siècle, la dynastie tombera car les règles sont déjà négligées.’ De cela, il ressort clairement que le présage apparaît d'abord et que le désastre vient ensuite."
Rissho Ankoku ron (Kamakura-Matsubagayatsu, juillet 1260)

Qui plus est, le Grand-maître* Zhanlan*, dans le premier volume de son Guketsu, commente cette situation en disant : "Les gens de notre époque considèrent avec dédain les enseignements des sutras et veulent se consacrer uniquement à la contemplation de la vérité, mais ils commettent une grande erreur, une erreur véritablement grave  ! "
[...] Le Grand-maître* Zhiyi* écrivit le Hokke Gengi, le Hokke Mongu
* et le Maka Shikan, soit trente volumes de commentaires sur le Sutra du Lotus. Zhanlan*, pour sa part, écrivit les trente volumes du Hokke gengi shakusen, Hokke Mongu Ki*  et Maka Shikan Bugyoden Guketsu, annotations sur les ouvrages de Zhiyi*. Ensemble, ces écrits constituent ce que l'on appelle "les soixante volumes (note) de l'école Tendai".
Conversation entre un sage et un ignorant (1265  ? à un samouraï  ? )

Dans le Guketsu, commentaire de Zhanlan* sur le Maka Shikan, on lit : "Le Sutra Shojohogyo établit que le bodhisattva Gakko* apparut là-bas sous le nom de Yan-Hui, le bodhisattva Kojo* y apparut sous la forme de Confucius, et le bodhisattva Kasho sous celle de Lao-Zi. Puisque le sutra se place du point de vue de l'Inde, il désigne la Chine par les mots "là-bas".
[...] Dans le Guketsu, Zhanlan* commente ce passage ainsi : "Tout en étant moines, ils détruisent les enseignements du bouddhisme. Certains renoncent à leur voeu pour retourner à la vie laïque comme le fit Wei Yuansong. Puis, en tant que laïcs, ils s'emploient à détruire les enseignements du bouddhisme. Les hommes de cette sorte volent et s'approprient les enseignements corrects du bouddhisme qu'ils utilisent pour compléter et cautionner les écrits erronés. Les termes "ramener vers le bas ce qui est élevé" signifient que, en adoptant le point de vue des taoïstes, ils prétendent que le coeur du taoïsme équivaut à l'essentiel du bouddhisme et mettent sur le même plan vérité et mensonge, sans le moindre argument pour le prouver. Ayant été autrefois bouddhistes, ils volent ce qui est correct et l'utilisent pour cautionner ce qui est erroné. Ils rabaissent les doctrines élevées des douze catégories et des quatre-vingt mille écrits du canon bouddhique et, les introduisant de force dans le contexte inférieur des deux chapitres et cinq mille mots de Lao-Zi, ils les utilisent pour interpréter les mots bas et erronés de ce texte. C'est ce que signifie "détruire ce qui est élevé et le ramener vers ce qui est bas".
[...] Zhanlan* affirme dans le Guketsu  : "Les conceptions erronées sont nuisibles. C'est pourquoi nous devons comprendre que seuls les enseignements parfaits* [qui révèlent la vérité] sont bénéfiques. Mais cela a deux sens différents. Ce qui est conforme à la vérité doit être considéré comme bénéfique et ce qui va contre la vérité doit être considéré comme nuisible. C'est le premier sens d'un point de vue relatif. [Mais d'un point de vue absolu, ] l'attachement est mauvais et briser l'attachement est bon. Du point de vue relatif comme du point de vue absolu, nous devons abandonner tout ce qui est mauvais. L'attachement aux enseignements parfaits* des trois enseignements antérieurs au Sutra du Lotus est mauvais et l'attachement aux enseignements inférieurs est naturellement bien pire."
[...] Dans le premier volume du Guketsu, Zhanlan* écrit  : "Depuis l'époque où l'empereur Ming de la dynastie Han postérieurs rêva (note) [du Bouddha], jusqu'à la dynastie Chen, où vécut le Grand-maître* Zhiyi*, nombreux furent ceux qui firent partie de l'école Zen et à qui furent transmis la robe et le bol à aumônes" (note).
[...] Dans le septième volume du Guketsu, on lit ce commentaire de Zhanlan*  : "Les moines qui placent les écrits avant toute chose" désignent ceux qui ne parviennent à aucune perception ou compréhension intérieure [par la méditation] et ne se préoccupent que des aspects extérieurs du Dharma. "Les maîtres Zen [qui] donnent la priorité à la méditation" se réfère aux hommes qui ne trouvent ni vérité ni sagesse par la méditation et ne se préoccupent que des techniques de contrôle de la respiration. Ils sont incapables d'éliminer les illusions fondamentales. "Certains maîtres Zen se consacrent entièrement à la méditation qui est l'un des dix éléments", indique [de la part de Zhiyi*] une certaine indulgence, mais finalement il conclut que leur méditation ne les mène jamais à aucune perception ou compréhension intérieure. Ceux qui pratiquent le Zen aujourd'hui n'accordent de valeur qu'à une méditation vide et n'approfondissent pas les enseignements doctrinaux. Ils combinent les huit vues erronées avec les huit vents pour former l'image d'un Bouddha haut de plus de cinq mètres. Ils additionnent les cinq agrégats et les trois poisons et les appellent les huit vues erronées. Ils confondent les six organes des sens et les six pouvoirs mystiques ainsi que les quatre éléments et les Quatre Nobles Vérités. Cette manière d'interpréter les sutras est le pire des mensonges. Une telle absurdité ne mérite même pas qu'on s'y arrête."

[...] Dans le septième volume du Guketsu, Zhanlan* commente  : "Le texte parle du "maître Zen de Ye et de Lo". Ye se trouve dans Xiangzhou et fut la capitale des dynasties Qi et Wei. [Bodhidharma], le fondateur du Zen, fit prospérer le bouddhisme en ce lieu et convertit les gens de la région. Le Grand-maître* Zhiyi*, par égard pour les hommes de son temps, omet de préciser un nom [Bodhidharma]. Lo se réfère à la ville de Loyang."
[...] Dans le Guketsu, Zhanlan* commente ce passage ainsi  : "A propos des deux méthodes de propagation de l'enseignement du Bouddha, il est écrit dans le Sutra du Nirvana  : "Portez des sabres et des bâtons" et dans le troisième volume il est dit que les défenseurs du Dharma correct n'ont pas besoin d'observer les cinq préceptes ou de respecter les règles de la conduite correcte... Et plus loin, il y est relaté que le roi Sen'yo mit à mort ceux qui s'opposaient au Dharma. On lit encore : "Le nouveau médecin, [sachant que le médicament que les gens avaient utilisé était du poison] leur interdit de le prendre en disant  : "Quiconque prendra encore de ce médicament, sera décapité." (note) Tous ces passages décrivent la méthode de shakubuku, face à ceux qui s'opposent au Dharma. Aucun sutra ou traité ne s'écarte de l'une ou l'autre de ces méthodes."
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Il est dit dans le commentaire Guketsu  : "Même sans être, à l'origine, une personne mauvaise, si l'on s'associe et se lie d'amitié avec une personne malveillante, inévitablement, on deviendra soi-même une personne mauvaise dont la réputation détestable se répandra dans le monde entier."(réf.)
Réponse à Sairen-bo (Sado, le 13 avril 1272, à Sairenbo Nichijo)

On lit dans le cinquième volume du Guketsu  : "Comparés au chapitre sept, les chapitres précédents ne décrivent pas encore la pratique dans sa totalité. Mais ils exposent les vingt-cinq exercices préparatoires (note) qui mènent à la compréhension et donnent ainsi les moyens d'arriver à la pratique correcte. Les six premiers chapitres ont donc pour fonction d'amener à comprendre." Et, dans le même volume, on lit encore : "Quand il révéla finalement dans le Maka Shikan comment percevoir la véritable nature de la vie, il utilisa l'expression "trois mille mondes" pour la faire comprendre. C'est la vérité ultime contenue dans ses enseignements. Voilà pourquoi Guanding* déclare dans son introduction : "Le Maka Shikan révèle l'enseignement que Zhiyi* lui-même pratiqua dans les profondeurs de son être. Il avait de bonnes raisons pour parler ainsi. Je souhaite que ceux qui liront le Maka Shikan, en essayant de le comprendre, ne laisseront pas distraire leur esprit par d'autres influences."
Le véritable objet de vénération (Sado, avril 1273 à Toki Jonin)

Le Grand-maître* Zhanlan* écrit aussi, dans le deuxième volume du Maka Shikan Bugyoden Guketsu  : "Ce n'est pas chose ordinaire que de naître à la fin de l'époque du Dharma formel et de pouvoir lire les paroles du Sutra véridique. C'est bien rare si l'on n'a pas, dans une vie passée, créé un lien avec le Dharma Merveilleux."(réf.)
Réfuter l'opposition au Dharma bouddhique pour se libérer de ses fautes passées (Sado, 1273 à Shijo Kingo)

Vous devriez citer le Guketsu qui commente ainsi ce passage : "Seuls ceux qui ont entendu l'enseignement du Mahayana dans le lointain passé peuvent parvenir à l'Eveil par la pratique du Hinayana" et, "Ceux qui ont atteint la bodhéité par la pratique des enseignements antérieurs au Sutra du Lotus n'y sont parvenus que parce qu'ils avaient déjà créé un lien avec ce Sutra dans le lointain passé."(réf.)
Enseignement, pratique et preuve (Minobu, 1274 ? à Sammi-bo)

Le Grand Sage [Zhiyi*] propagea son enseignement pendant trente ans. Pendant les vingt-neuf premières années, il exposa les doctrines contenues dans le Hokke Gengi, le Hokke Mongu* et divers autres ouvrages. Il révéla les "cinq périodes et les huit enseignements" ainsi que les cent Mondes-états et les mille Modalités d'expression de la vie. Il réfuta les doctrines erronées des cinq siècles précédents et éclaircit encore des points laissés en partie inexpliqués par les grands penseurs de l'Inde. Guanding* déclare : "Même les Grands- maîtres de l'Inde ne lui étaient pas comparables ; quant aux maîtres de Chine, mieux vaut ne pas en parler. Ces louanges n'ont rien d'excessif - la doctrine qu'il enseigna fut réellement à ce point excellente."(réf.)
Comme il est regrettable que les successeurs de Zhiyi* aient permis à ces voleurs que sont les fondateurs des écoles Kegon et Shingon de s'emparer du joyau sans prix d'
ichinen sanzen pour ensuite, avec tant d'inconscience, épouser leurs doctrines! Guanding* le savait bien lorsqu'il déclarait avec inquiétude  : "Si ce principe devait se perdre, quelle tragédie pour l'avenir  ! "

Zhanlan* compila donc en trente volumes ses commentaires [sur l'oeuvre de Zhiyi*], connus sous le nom de Guketsu, Shakusen et Shoki. Ces trente volumes, non seulement servirent à éliminer les répétitions dans l'oeuvre de Zhiyi* et à élucider les points obscurs, mais ils réfutèrent d'un trait les écoles Hosso, Kegon et Shingon que n'avait pu réfuter Zhiyi* parce qu'elles n'existaient pas de son vivant.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

A ce sujet, il est dit, dans le huitième volume du Guketsu  : "Si un simple mortel n'essaie pas de sortir du cycle des souffrances de la vie et de la mort et ne désire pas devenir bouddha, les démons le protégeront comme des parents." Cela signifie que, même si quelqu'un pratique en espérant planter les racines du bien, s'il pratique le Nembutsu, le Shingon, le Zen, le Ritsu ou tout enseignement différent du Sutra du Lotus, il n'aura que le démon pour parent.
Sur le comportement du Bouddha (
Minobu, 1276, à Konichi-ama)

Il est dit dans le Guketsu : "Ce passage concernant les enseignements antérieurs au Sutra du Lotus permet d'établir la valeur relative des enseignements provisoires et définitif, en indiquant que plus un enseignement est élevé, plus basse est l'étape [à laquelle se trouvent ceux qu'il a le pouvoir de sauver]. Et à l'inverse, plus un enseignement est provisoire, plus l'étape [à laquelle il faut parvenir pour être sauvé] est élevée."
Les Quatre Etapes de la foi (Minobu ; 10 avril 1277 (  ? ) à Toki Jonin)

Dans le quatrième volume du Guketsu, Zhanlan* interprète ce passage ainsi : "Même Confucius enseigne que la foi vient en premier. Ceci s'applique encore plus aux principes profonds du bouddhisme  ! Sans foi, comment pourrait-on les approcher  ? C'est pourquoi le Sutra Kegon* définit la foi comme la base de la pratique et la mère des bienfaits."
[...] Le premier volume du Guketsu donne l'explication suivante : "Croire en l'enseignement parfait* signifie éveiller sa foi par la doctrine et faire de la foi la base de la pratique."
Le Véritable Aspect du Gohonzon (Minobu, 23 août 1277, à Dame Nichinyo)

Il est écrit, dans le huitième volume du Maka Shikan et dans le huitième volume du Guketsu de Zhanlan* : "Plus la foi d'une personne est forte, plus la protection des divinités est grande."
Le général Tigre de pierre (Minobu, 22 octobre 1278 à Shijo Kingo)

 
voir également : Zhanlan

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