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Guanding
 

Le Grand-maître* Guanding*, commentant les mots "sans en omettre un seul mot, même s'il doit pour cela risquer sa vie" dit : "Le corps est de moindre importance que le Dharma qui est suprême. Pour propager le Dharma, il faut être prêt à donner sa vie."(réf.)
L'enseignement, les capacités, le temps et le pays (Izu, 10 février 1262  ? )

Le Grand-maître* Guanding*, dans son commentaire sur le Sutra du Nirvana, déclare  : "Jadis, l'époque était paisible et le Dharma facile à propager dans tout le pays. A l'époque, il convenait d'observer les préceptes et de ne pas porter de bâton. Mais, maintenant, l'époque est dangereuse et le Dharma obscurci. Il convient donc de porter un bâton et de ne pas observer les préceptes. Si le passé, comme le présent, avait été une époque dangereuse, il aurait convenu aussi de porter des bâtons. Et si le présent, comme le passé, était une époque paisible, il conviendrait dans ces deux périodes d'observer les préceptes. Il faut distinguer entre les méthodes de shoju et de shakubuku, et ne jamais utiliser exclusivement l'une ou l'autre."(réf.)
[...] Le Grand-maître* Guanding* déclarait  : "Il est dit dans le sutra  : (...) "il convient qu'il rapporte les mots de son souverain sans en omettre un seul, même si cela devait lui coûter la vie."(réf.) Cela signifie que le corps d'une personne est de moindre importance que le Dharma qui est suprême. Il faut être prêt à donner sa vie pour propager le Dharma."(réf.)
Conversation entre un sage et un ignorant (
1265  ? à un samouraï  ? )

Le Grand-maître* Guanding* écrit : "Il faut choisir la méthode qui convient au temps et ne jamais adhérer exclusivement à l'une ou à l'autre."(réf.)
Lettre à Horen (Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

Le Grand-maître* Guanding* dit dans ses commentaires : "Myo signifie révéler les profondeurs de la resserre secrète."(réf.)
Le Daimoku du Sutra du Lotus (1266 à une femme d'Amatsu)

Alors, sans que vous l'ayez recherchée, l'Eveil viendra de lui-même, de la même manière que, sans l'avoir cherché, cette pauvre femme renaquit dans le Ciel de Brahma." Le Grand-maître* Guanding* interprète ce récit du Sutra du Nirvana en fonction du principe des trois obstacles [des désirs, du karma et de la rétribution]. Voici de quelle manière  : Que cette femme soit appelée "pauvre" indique qu'elle n'a pas le trésor du Dharma. Et si l'on parle d'une femme, c'est pour symboliser au moins une certaine bienveillance. Qu'elle "séjourne dans une auberge" indique qu'elle se trouve sur une Terre impure. [...] La pauvre femme citée dans le Sutra renaquit dans le Ciel de Brahma grâce à son amour pour son enfant. Ce n'est pas pour avoir suivi les règles habituelles de la pratique bouddhique. Guanding* interprète cela de deux façons différentes, mais finalement c'est seulement l'amour de cette femme pour son enfant qui est déterminant. Son amour maternel intense ressemble à la méditation entièrement dirigée vers le bien. Elle ne pense qu'à son enfant, ce qui ressemble à la profonde bienveillance du Bouddha. C'est sans doute pourquoi, sans avoir créé d'autres causes, elle renaît dans le Ciel de Brahma.
[...] Dans un commentaire du Sutra du Nirvana, [Guanding* écrit] : "Si des moines ou des laïcs ont le désir de protéger le Dharma, le plus important pour eux est d'adopter l'attitude d'esprit qui convient. Ils ne devraient pas se préoccuper de détails superficiels, mais adhérer fidèlement aux principes, et de cette façon propager les enseignements du Sutra du Nirvana. Il y est dit, par conséquent, que les défenseurs du Dharma correct n'ont pas besoin de se plier à des règles tatillonnes. Et c'est pourquoi il y est dit qu'ils ont pas besoin de respecter les règles de la conduite correcte. Jadis, l'époque était paisible et le Dharma facile à propager dans le pays entier. A l'époque, il convenait d'observer les cinq préceptes et de ne pas porter de bâtons. Mais maintenant, l'époque est dangereuse et le Dharma obscurci. Il convient donc de porter des bâtons et de ne pas observer les cinq préceptes. Cela vaut pour le passé comme pour le présent. Si l'époque est dangereuse, il convient de porter des bâtons. Et, au présent comme par le passé, si l'époque est paisible, il convient d'observer les cinq préceptes. Il faut déterminer celle des méthodes [de shoju ou de shakubuku] qui convient et ne jamais adhérer exclusivement à l'une ou l'autre." [Dans le passage cité plus tôt], Guanding* dit : "Il faut déterminer celle des deux méthodes de shoju et de shakubuku qui convient et ne jamais adhérer exclusivement à l'une ou à l'autre."(réf.)
[...] Dans le Sutra du Nirvana, il est dit : "Si un bon moine voit quelqu'un s'opposer au Dharma et n'en tient pas compte, ne lui en fait pas reproche, ne le chasse ni ne le punit pour son offense, ce moine est un ennemi du Dharma bouddhique. Mais s'il le chasse, le réprimande avec vigueur ou le punit, alors il est mon disciple et comprend véritablement mes enseignements." Guanding* commente cela ainsi  : "Ceux qui détruisent le Dharma bouddhique ou l'obscurcissent sont des ennemis du Dharma. Si [sachant qu'une personne s'oppose au Dharma] on reste amical à son égard, sans avoir la bienveillance de la corriger, on est en fait son ennemi. Mais celui qui la réprimande et la corrige comprend et défend le Dharma, en véritable disciple du Bouddha. Il libère de son erreur la personne qui offense le Dharma et agit ainsi comme un parent à son égard. Réprimander l'offense au Dharma, c'est être disciple du Bouddha. Mais ne pas chasser ceux qui l'offensent, c'est être ennemi du Dharma bouddhique." [...] Comme le dit Guanding*, "si l'on reste amical à l'égard d'une personne [qui s'oppose au Dharma] sans avoir la bienveillance de la corriger, on est, en réalité, son ennemi."
[...] Comme le disait Guanding* : "Celui qui libère de son erreur la personne qui offense le Dharma agit comme un parent à son égard."
[...] Guanding* déclare dans son introduction : "Le Maka Shikan révèle l'enseignement que Zhiyi* lui-même pratiqua dans les profondeurs de son être. Il avait de bonnes raisons pour parler ainsi. Je souhaite que ceux qui liront le Maka Shikan, en essayant de le comprendre, ne laisseront pas distraire leur esprit par d'autres influences."
[...] Guanding* déclare : "Même les Grands-maîtres de l'Inde ne lui étaient pas comparables ; quant aux maîtres de Chine, mieux vaut ne pas en parler. Ces louanges n'ont rien d'excessif - la doctrine qu'il enseigna fut réellement à ce point excellente."(réf.)
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Comme l'a déclaré le Grand-maître* Guanding* : "Il faut distinguer entre les méthodes [de shoju et shakubuku] et ne jamais utiliser exclusivement l'une ou l'autre."(réf.)
Lettre à Nichimyo Shonin (
Sado, le 25 mai 1272 à Nichimyo, mère de Oto Gozen)

Comme il est regrettable que les successeurs de Zhiyi* aient permis à ces voleurs que sont les fondateurs des écoles Kegon et Shingon de s'emparer du joyau sans prix d'ichinen sanzen pour ensuite, avec tant d'inconscience, épouser leurs doctrines! Guanding* le savait bien lorsqu'il déclarait avec inquiétude  : "Si ce principe devait se perdre, quelle tragédie pour l'avenir !"
[...] Zhiyi* dit  : "Parce que les deux enseignements, théorique* et essentiel*, contredisent totalement les sutras précédents, il est extrêmement difficile d'y croire et de les comprendre."(réf.) Le Grand-maître* Guanding* commente cela ainsi  : "Le Bouddha a voulu donner là son enseignement ultime. Comment pourrait-il être facile à comprendre  ? "(réf.)
[...] Question - Les passages du Sutra, ainsi que les explications de Zhiyi*, de Guanding* et des autres que vous avez cités ne laissent subsister aucun doute. Mais cela équivaut à appeler de l'eau du feu ou à dire du noir qu'il est blanc. Même si ce sont bien des enseignements du Bouddha, il est difficile de les accepter.
[...] Le Grand-maître* Guanding* dit de Zhiyi* : "Même les érudits de l'Inde ne lui étaient pas comparables. Quant aux maîtres de Chine, mieux vaut ne pas en parler. Ces louanges n'ont rien d'excessif - la doctrine qu'il enseigna fut réellement à ce point excellente."
[...] "Si les gens ne possédaient pas en germe la sagesse de bouddha, comment le Bouddha pourrait-il dire qu'il veut la développer  ? Il faut comprendre que la sagesse de bouddha est latente en tous les êtres humains."(réf.) Guanding* [cite une parabole pour illuster cela et] conclut  : "Si la sagesse de bouddha n'existait pas en eux, comment les gens pourraient-ils parvenir à l'Eveil  ? S'il n'y avait pas de trésor dans son grenier, comment la femme pauvre pourrait-elle l'y découvrir  ? "(réf.)
[...] Zhiyi* affirme : "Parce que les enseignements théorique* et essentiel* du Sutra du Lotus contredisent tous les sutras antérieurs, il est extrêmement difficile d'y croire et de les comprendre - non moins difficile que de faire face à un ennemi bien armé." Guanding* commente : "Le Bouddha voulut donner là son enseignement ultime. Comment pourrait-il être facile à comprendre  ?

Le véritable objet de vénération (Sado, avril 1273 à Toki Jonin)

Le Grand-maître* Guanding* écrivit  : "Ceux qui détruisent le Dharma bouddhique ou l'obscurcissent sont des ennemis de ce Dharma. Se prétendre l'ami d'une personne sans avoir la bienveillance de la corriger, c'est, en réalité, être son ennemi."(réf.) Et il ajoute  : "Permettre à une personne qui s'oppose au Dharma de corriger son erreur, c'est se comporter à son égard comme un parent."(réf.)
[...] Selon le Sutra du Lotus et les commentaires de Guanding*, Nichiren a la bienveillance d'un père et d'une mère pour tous les habitants du Japon. Le ciel est haut mais son oreille est assez fine pour tout entendre. La terre est épaisse mais son oeil est assez perçant pour tout voir
Réfuter l'opposition au Dharma bouddhique pour se libérer de ses fautes passées (Sado, 1273 à Shijo Kingo)

Le Grand-maître* Guanding* dit  : "En permettant à une personne [qui offense le Dharma] de corriger son erreur, on agit comme son parent."(réf.)
Le Palais royal (Minobu, 12 avril 1275 à Shijo Kingo)

Dans le Sutra du Nirvana  : "[L'envoyé du Bouddha] doit transmettre les mots de son souverain sans en omettre un seul, même au risque de sa vie." Le Grand-maître* Guanding* commente cela ainsi  : "Sans omettre un seul mot, même au risque de sa vie" signifie que notre corps est de moindre importance que le Dharma, qui est suprême. Il faut être prêt à risquer sa vie pour propager le Dharma."(réf.)
Lettre à Horen
(Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

Comme l'a dit le Grand-maître* Guanding* : "Permettre à quelqu'un qui offense le Dharma de se libérer du mal, c'est remplir à son égard la fonction de parent." Par conséquent, moi, Nichiren, je suis le père et la mère de l'actuel empereur, le maître et le seigneur des adeptes du Nembutsu, du Zen et des moines du Shingon.
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Guanding* écrivit  : "Si vous vous liez d'amitié avec une personne sans avoir la bienveillance de la corriger, vous êtes, en fait, son ennemi."(réf.)
[...] Quand c'est nécessaire, reprochez à une personne d'agir en opposition au Dharma bouddhique, afin qu'elle puisse, aussi bien que vous-même, échapper aux conséquences de cette faute. Ensuite, vous devez lui pardonner. Mais le fait est que même des offenses légères peuvent conduire à des offenses graves dont les rétributions seront encore bien pires. C'est ce que voulait dire Guanding* en écrivant : "Arracher le mal chez une personne, c'est agir comme son parent."(réf.)
[...] L'essentiel est de confier votre vie aux enseignements d'or du Sutra du Lotus, du Bouddha Shakyamuni, de Zhiyi*, Zhanlan*, Saicho*, et Guanding*. C'est la manière correcte de pratiquer, en accord avec les enseignements du Bouddha.
Les Remparts de la Foi
(Minobu, 3 septembre 1275, à Sennichi-ama)

Le Grand-maître* Guanding* écrivit  : "Cette méditation shikan procure une clarté et une sérénité sans pareilles, aucune autre avant elle ne lui est comparable". (réf.)
La consécration d'une statue du bouddha (Minobu, le 15 juillet 1276 à Shijo Kingo)

Puis le Grand-maître* Zhiyi* mourut et les dynasties Chen et Shui disparurent, remplacées par la dynastie Tang. Le Grand-maître* Guanding* [successeur de Zhiyi] mourut à son tour si bien que le bouddhisme de Zhiyi*, de moins en moins étudié, fut bien près de disparaître.
[...] Le Grand-maître* Guanding* écrit  : "Celui qui transcrit [Guanding] commente [l'explication du titre du Sutra du Lotus donnée par Zhiyi*] en disant "Ainsi [son explication du titre dans] la préface révèle le sens profond du Sutra tout entier et indique que c'est là [dans le titre] le coeur de l'ouvrage." (réf.)
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Zhiyi* a écrit que la pratique doit "être en accord avec l'époque."(réf.) Son disciple Guanding* interpréta cela en disant  : "Vous devriez choisir judicieusement entre les méthodes de shoju et de shakubuku selon l'époque et ne jamais adhérer exclusivement à l'une ou à l'autre."(réf.)
Sur le comportement du Bouddha (Minobu, 1276, à Konichi-ama)

Guanding* affirme  : "Le Bouddha considérait cette doctrine comme la raison ultime [de sa venue en ce monde]. Comment pourrait-elle être facile à comprendre  ? "(réf.) Zhanlan* ajoute  : "C'est la révélation ultime de la vérité finale et suprême."(réf.)
Le kalpa de déclin (Minobu, peu après 1276, à un membre du clan du défunt nyudo Takahashi Rokuro Hyoe)

Voici ce qu'écrivit Guanding* : "Désormais [l'explication du titre par Zhiyi* dans] la préface exprime le sens profond du Sutra. Le sens profond correspond au coeur du texte, et le coeur du texte comprend l'ensemble des enseignements théoriques* et essentiel*."
Les Quatre Etapes de la foi (Minobu ; 10 avril 1277 (?) à Toki Jonin)

Le Grand-maître* Guanding* déclare : "Il devrait rapporter les mots de son seigneur sans en dissimuler un seul, au risque même de sa vie." Cela veut dire que le corps d'une personne est de moindre importance que le Dharma qui est suprême. Il faut donner sa vie afin de propager le Dharma." Il dit aussi : "Ceux qui détruisent le Dharma bouddhique ou l'obscurcissent sont des ennemis du Dharma.
Lettre de pétition de Yorimoto (
Minobu, le 25 juin 1277, requête au seigneur Ema au nom de Shijo Kingo)

Le Grand-maître* Guanding* dit (réf.)  : "Ainsi la préface élucide le sens profond du Sutra et ce sens profond éclaire le coeur du Sutra." Selon cette interprétation Myoho Renge Kyo n'est pas une simple phrase ou uniquement le sens des mots qui composent cette phrase, mais c'est le coeur du Sutra tout entier.
"Ainsi ai-je entendu" (
Minobu, 28 novembre 1277, à Soya Kyoshin)

Les gens de notre époque pensent que les cinq idéogrammes de Myo ho ren ge kyo en sont seulement le nom. Mais ce n’est pas le cas. Ils en sont la substance. La substance est le cœur. Guanding* écrivait  : “Certes, l’introduction royale (note) décrit le sens mystérieux du sutra. Le sens mystérieux se réfère au cœur des phrases”. L’idée dominante de ce commentaire est que Myohorengekyo ne se réfère pas à des mots, ni à un sens. Le commentaire signifie qu’il est véritablement le cœur du sutra.
Réponse à Messire Soya entré dans la voie (Minobu, 11e mois 1277 au nyudo Soya)

Cette école enseigne aussi que les cinq natures sont totalement distinctes les unes des autres et que certains êtres sont naturellement prédestinés à certains états de vie ou sont dépourvus par nature de la graine de la bodhéité et ne pourront jamais atteindre l'Eveil. De tels principes étaient aussi différents de ceux de l'école de Zhiyi* que le feu de l'eau. Mais à cette époque-là, les Grands-maîtres Zhiyi* et Guanding* n'étaient plus de ce monde et leurs successeurs n'étaient pas de taille à réfuter les principes erronés. L'école Tendai semblait donc déjà vaincue.
Le corps et l'esprit des simples mortels (Minobu, à un disciple

 

 
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