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Extraits de gosho sur

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quatre formes de naissance
 

C'est le propre du commun des mortels, même lorsqu'ils s'efforcent d'éveiller en eux-mêmes l'aspiration à l'Eveil et souhaitent le bonheur dans leur vie prochaine, de ne guère consacrer à ce but plus d'une heure ou deux de toutes les heures de la journée, et encore, seulement après s'être fixé pour devoir de le faire. En ce qui me concerne, je lis le Sutra du Lotus sans le moindre effort conscient pour le faire et je le pratique encore, même quand je n'en prononce pas les mots à haute voix. Tout au long d'innombrables kalpas, en transmigrant à travers les six voies et en passant par les quatre formes de naissance, j'ai peut-être un jour ou l'autre participé à une émeute, commis un vol, ou pénétré de nuit par effraction chez autrui ; et, en raison de ces crimes, les autorités m'ont peut-être arrêté et condamné à l'exil ou à la mort. Cette fois cependant, c'est parce que je suis irrévocablement décidé à propager le Sutra du Lotus que des hommes au mauvais karma ont porté contre moi des accusations fausses qui m'ont valu l'exil. Sans aucun doute, cela jouera en ma faveur dans mes vies à venir. A notre époque des Derniers jours du Dharma, il n'est pas possible que quelqu'un d'autre que moi pratique ainsi le Sutra du Lotus, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sans même faire le moindre effort particulier.
Les quatre sortes de reconnaissance (Izu, le 16 janvier 1262 à Kudo Yoshitaka)

Depuis le passé sans commencement, enivrés par le vin de l'ignorance, nous sommes nés un nombre incalculable de fois dans les six voies de l'existence en passant par les quatre formes de naissance. Tantôt nous suffoquons au coeur des flammes de l'enfer de la brûlure ardente ou de la grande chaleur dévorante (note)  ; tantôt nous gelons dans la glace de l'enfer du lotus rouge sang ou du grand lotus rouge sang. Tantôt nous devons endurer la torture de la faim et de la soif dans le monde-état de l'avidité, passant cinq cents vies sans même pouvoir entendre prononcer le nom d'un aliment ou d'une boisson. Tantôt nous éprouvons la souffrance d'être blessés et tués dans le monde-état de l'animalité, nous subissons les blessures et les meurtres qui sont le lot d'un monde où les petits sont avalés par les grands, où les courts sont engloutis par les longs. Tantôt nous sommes confrontés aux querelles et aux conflits du monde-état des asuras ; tantôt nous naissons en tant qu'êtres humains et sommes en proie aux huit souffrances que sont naître et vieillir, tomber malade et mourir, souffrir de devoir quitter ceux que nous aimons et rencontrer ceux que nous haïssons, éprouver la douleur de ne pas obtenir ce que nous désirons, et endurer les peines engendrées par les cinq agrégats du corps et de l'esprit. Tantôt encore nous naissons dans le monde-état céleste et faisons l'expérience des cinq signes de dégradation. Ainsi tournons-nous sans cesse en rond comme la roue d'un chariot dans ce monde des trois plans.
Conversation entre un sage et un ignorant (1265 ? à un samouraï ? )

Il faut être bien conscient de cela lorsque l'on récite le daimoku du Sutra du Lotus. C'est une joie plus grande encore que pour un aveugle de naissance d'acquérir l'usage de la vue et de voir son père et sa mère ; c'est encore plus rare que, après avoir été capturé par un féroce ennemi et séparé de sa famille, d'être libéré et de retrouver femme et enfants.
Le Daimoku du Sutra du Lotus (1266 à une femme d'Amatsu)

Pourquoi Shakyamuni s'entraîna-t-il dans la pratique religieuse pendant autant de kalpa qu'il y a [dans un monde] de grains de poussière, en s'efforçant d'atteindre la bodhéité  ? Dans l'unique désir de concrétiser l'idéal de la piété filiale. Car tous les êtres vivants des Six voies, venus à l'existence par les quatre formes de naissance, sont nos parents.
[...] Parmi les simples mortels dans les Six voies et ceux qui ont emprunté les quatre formes de naissance, on compte aussi bien des hommes que des femmes. Et ces hommes et ces femmes furent tous, dans des vies antérieures, nos parents plus ou moins proches. Tant qu'un seul d'entre eux ne peut pas atteindre la bodhéité, nous-mêmes ne pouvons pas devenir bouddha.
[...] Le Bouddha s'éveilla au Sutra du Lotus, et comme résultat de la piété filiale qu'il manifesta envers tous ses pères et mères dans les Six voies et envers tous les êtres venus à l'existence par les quatre formes de naissance, sa personne fut comblée de bienfaits.
Lettre à Horen (Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

Parmi les divers enseignements du bouddha, le Sutra Daijuku ne représente rien de plus qu'une exposition des principes du Mahayana provisoire*. Pour ce qui est d'enseigner la voie qui libère des souffrances de la naissance et de la mort, il appartient à la période où le Bouddha n'a "pas encore révélé la vérité" (note) et ne peut donc pas conduire à l'Eveil ceux qui n'ont jamais formé de lien par le passé avec le Sutra du Lotus. Pourtant, en ce qui concerne les six voies, les quatre formes de naissance et les trois phases de la vie, tout ce qu'il énonce est exact et sans la moindre erreur.
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

 

 

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