ACCUEIL
 

LEXIQUE

Extraits de gosho sur

MENU - LEXIQUE
DICTIONNAIRE
 
quatre sages (saints)
 

Yin Shou fut le maître de l'empereur Yao, Wu Zheng celui de l'empereur Shun, Taigong fut le maître du roi Zhou Wen, et Lao Zi celui de Confucius. Ces maîtres sont appelés les "Quatre sages". Même les Honorés du Ciel inclinent la tête devant eux en signe de respect, et tous les hommes joignent les mains en signe de vénération. Ces sages ont laissé derrière eux des écrits qui couvrent plus de trois mille volumes, au nombre desquels les Trois Recueils et Cinq Canons et Trois Histoires des trois dynasties. Mais tous ces écrits ne vont pas au-delà de l'explication des Trois Mystères.
[...] Il faut savoir que l'Eveillé, le Bouddha, est un Grand-maître* (note) pour tous les êtres vivants, un Grand oeil, un Grand pont, un Grand timonier, un Grand champ de bonne fortune (note). Les quatre sages* et les trois ascètes* des écrits et enseignements confucianistes et brahmaniques sont considérés comme des sages, mais en fait ils ne sont que de simples mortels qui n'ont pas encore dissipé les Trois illusions*. Ils passent pour des sages, mais ils ne sont en fait que des enfants incapables de comprendre les principes de cause et d'effet. Avec leurs enseignements pour vaisseau, comment pourrait-on traverser le grand océan de la naissance et de la mort  ? Avec leurs enseignements pour pont, comment pourrait-on passer au dessus du labyrinthe des six états de vie inférieurs ?
[...] Parmi ces innombrables grands bodhisattvas se trouvaient quatre grands sages appelés Jogyo, Muhengyo, Jyogyo et Anryugyo. Les autres bodhisattvas, présents dans les Airs ou assis au Pic du Vautour, n'auraient pas eu l'audace de les regarder en face ni de prétendre les égaler même en pensée. Devant ces quatre personnages, même les quatre bodhisattva du Sutra Kegon*, les quatre bodhisattva du Sutra Vairocana* (note) ou les seize grands bodhisattvas du Sutra Kongocho (note) étaient comme des hommes éblouis s'efforçant de fixer le soleil, ou comme de simples pêcheurs en présence de l'empereur. Ils ressemblaient au sage Taigong et aux trois autres des quatre sages de la Chine antique, que leurs qualités plaçaient très au-dessus de la multitude.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

En Inde, vécut une personne connue sous le nom de Brahmane-Grand-Arrogance. Il possédait une sagesse innée et avait beaucoup lu. Il avait emmagasiné dans sa mémoire les enseignements du bouddhisme ésotérique et exotérique et maîtrisait les écrits bouddhiques aussi bien que non bouddhiques. Même le roi et ses ministres s'inclinaient devant lui, et tous les gens du peuple le respectaient comme un guide et un maître. Il alla jusqu'à se faire fabriquer une chaire sur laquelle il s'asseyait pour enseigner, soutenue par quatre pieds sculptés à l'effigie des quatre sages Maheshvara, Vishnu, Narayana et l'Honoré du monde, ces sages les plus respectés du monde. C'est comparable aux maîtres du Shingon, à notre époque, déployant leur mandala sur des tissus ornés d'images de Shakyamuni et de divers autres bouddhas, pour procéder à leurs cérémonies d'onction [kancho], ou aux maîtres de l'école Zen disant que leur école est le Grand enseignement qui piétine le front du Bouddha (note).
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

 

 

haut de la page
retour