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Extraits de gosho sur

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DICTIONNAIRE
 
trois calamités et sept désastres
 

Sinon, ils ne pourront échapper à la responsabilité à laquelle fait allusion le Daiju kyo : "Supposez qu’un roi, voyant que mon Dharma est sur le point d’être détruit, l’abandonne sans essayer de le défendre, trois mauvais présages se réaliseront dans son pays. A sa mort, il tombera dans un terrible enfer." Et le Ninno kyo dit : "Quand le mérite accumulé par la bonne conduite du roi est épuisé (…), sept désastres survendront inévitablement." Si les choses arrivent telles qu’elles sont prédites dans ces passages, vous devriez avant tout vérifier la cause de cette série de désastres. Ou bien vous feriez mieux d’examiner et d’étudier assidûment le passage du Ninno kyo : "Quand un pays est dans le désordre, les démons se multiplient d’abord en rampant ; à mesure que les démons se multiplient, tout le peuple est affligé." Aujourd’hui nous avons à faire à des démons sauvages et tout le peuple est dans l’affliction. Selon les écritures, des désordres surviendront inévitablement dans le pays.
Et le Ninno kyo dit : "Quand le mérite accumulé par la bonne conduite du roi est épuisé (…), sept désastres survendront inévitablement."
Sainan Koki Yurai - La cause des désastres (Kamakura, février 1260)

On lit encore : "Quand je regarde les trois phases, avec les cinq sortes de vision, je vois que tous les souverains du pays sont parvenus à la position d'empereur ou de roi parce qu'ils ont servi cinq cents bouddhas dans des existences passées. Et c'est pourquoi les divers sages et arhats naissent dans leur pays et contribuent au bien-être de la société. Mais si la bonne fortune de ces souverains s'épuise, alors tous les sages les abandonneront et s'en iront. Une fois les sages partis, les sept désastres se produiront immanquablement."
[...] Dans le Sutra Ninno, le Bouddha s'adresse ainsi au roi Prasenajit : "Grand roi, la région où l'on suit mes enseignements s'étend aujourd'hui sur cent milliards de mondes Sumeru [planètes] éclairés par cent milliards de soleils et de lunes. Chacun de ces mondes Sumeru comprend quatre grands continents. En Jambudvipa, l'empire du Sud, on trouve seize grands pays, cinq cents de taille moyenne, et dix mille petits. Dans ces pays, sept sortes de calamités effrayantes peuvent se déclarer. Tous les gouvernants de ces pays admettent qu'il s'agit bien de calamités. Quelles sont- elles  ?
[...] Quand le soleil et la lune s'écartent de leur cours régulier, quand les saisons se succèdent en ordre inverse, quand apparaît un soleil rouge ou un soleil noir, quand deux, trois, quatre ou cinq soleils apparaissent en même temps (note), quand le soleil s'éclipse et cesse de briller, ou quand une, deux ou trois couronnes astrales apparaissent autour du soleil, c'est la première calamité. Voir la suite dans le gosho
Rissho Ankoku ron (Kamakura-Matsubagayatsu, juillet 1260)

A l'époque du Dharma formel, en ne soutenant pas ceux qui ignorent les préceptes, il faut faire des offrandes à ceux qui vont au delà des préceptes. Et dans les dix mille ans et plus de l'époque des Derniers jours du Dharma, il faut offrir à ceux qui n'observent aucun précepte les mêmes dons que l'on offrirait au Bouddha. Par contre, dans les trois périodes, aux époques du Dharma correct, du Dharma formel et des Derniers jours du Dharma, il ne faut jamais faire d'offrandes à des personnes qui s'opposent au Sutra du Lotus, qu'elles observent les préceptes, les transgressent ou les ignorent totalement. Si des offrandes sont faites à ceux qui s'opposent au Sutra du Lotus, inévitablement les trois calamités et les sept désastres frapperont le pays et ceux qui font ces dons tomberont dans la grande citadelle de l'enfer avici.
[...] Les différentes sortes de désastres et de calamités énumérées dans le Sutra Konkomyo se sont produites l'une après l'autre. Seule la calamité de "l'invasion et le saccage du pays par des brigands et pillards étrangers" doit encore se concrétiser. C'est le seul fléau qui ne se soit pas encore manifesté. Et des sept désastres énumérés dans le Sutra Ninno, six nous frappent maintenant de plein fouet. Seul l'un d'eux n'est pas encore apparu, le désastre qui prend la forme "des ennemis venus des quatre coins et envahissant le pays".
L'enseignement, les capacités, le temps et le pays (Izu, 10 février 1262  ? )

La lettre que j'ai méditée en 1260 et que j'ai intitulée Rissho Ankoku ron (Sur l'établissement de l'enseignement correct pour la paix dans le pays) a été adressée par l'entremise de Yadoya nyudo à feu Saimyoji dono*. La conclusion de cette lettre est que la croyance en l'enseignement mauvais des doctrines Nembutsu, Shingon, Zen et Ritsu a fait naître d'incessantes calamités en ce monde et a, en outre, été cause que ce pays est menacé par un pays étranger; voilà ce que j'ai pensé.
Lettre à Doryu du Kencho-ji, (Kamakura, 1268, à Doryu)

Ainsi, lorsque le Grand-maître* Saicho* enseigna le Sutra du Lotus, le Grand Bodhisattva Hachiman lui fit don d'une robe pourpre, et quand le moine Kuya récita le Sutra du Lotus, la grande divinité du sanctuaire Matsuo fut protégée du vent froid. Pour cette raison, lorsqu'on prie pour que "les sept désastres disparaissent et les sept bienfaits apparaissent immédiatement"(réf.), ce sutra, le Sutra du Lotus, est le plus efficace de tous. Car il promet de "goûter la paix et la sécurité en cette vie."(réf.) Et lorsque l'on offre des prières pour éviter les désastres de l'invasion étrangère et des luttes intestines, rien ne peut surpasser ce Sutra merveilleux, parce qu'il assure que les personnes qui auront foi en lui seront protégées "jusqu'à cent yojana à la ronde, afin qu'elles ne subissent ni déclin ni dommage."(réf.) Mais la manière dont les prières sont offertes à notre époque est exactement l'inverse de ce qu'elle devrait être.
Questions et réponses sur la pratique du Sutra du Lotus (Kamakura ? mars 1263 ? à Nichiji ?)

De plus, les six maîtres non bouddhistes s'allièrent pour calomnier le Bouddha auprès du roi Ajatashatru et du roi Prasenajit en disant : "Sur tout le continent de Jambudvipa, il n'y a pas d'homme plus malfaisant que Gautama. Partout où il se trouve, les trois calamités et les sept désastres apparaissent. Comme les rivières innombrables se jettent toutes dans le grand océan et comme toutes sortes d'arbres se regroupent sur les hautes montagnes, une multitude d'hommes mauvais se rassemble autour de Gautama. Mahakashyapa, Shariputra, Maudgalyayana et Subhuti en sont des exemples. Tous ceux qui sont nés sous forme humaine devraient faire passer avant tout la loyauté envers le souverain et la piété filiale. Mais ces hommes ont été à tel point trompés par Gautama qu'ils méprisent les conseils de leurs parents, abandonnent leur famille et, en négligeant les décrets du roi, partent vivre en forêt dans les montagnes. On devrait les bannir de ce pays. C'est parce qu'ils restent présents que nous connaissons des désastres cosmiques et que beaucoup d'événements anormaux se produisent sur la terre."
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Il est dit dans le Sutra Ninno : "Lorsque le sage se retire, les sept désastres se produisent immanquablement." Et dans le Sutra Konkomyo : "Les trente-trois divinités célestes se déchaînent parce que le roi laisse proliférer le mal." Nichiren n'est peut-être pas un sage, mais il en est l'égal puisqu'il garde en son coeur le Sutra du Lotus exactement comme le Bouddha l'a enseigné. De plus, parce qu'il a depuis longtemps compris les événements de ce monde, toutes ses prédictions écrites se sont vérifiées, sans exception. Vous n'avez donc aucune raison de douter de ce qu'il vous dit concernant votre avenir.
[...] Nichiren est le pilier, le soleil, la lune, le miroir et les yeux du clan gouvernant de Kanto [shogunat de Kamakura]. Lors de mon arrestation, le douzième jour du neuvième mois de l'année dernière, j'ai hautement déclaré que si Nichiren était écarté du pays, les sept désastres ne manqueraient pas de se produire. Cette prédiction ne s'est-elle pas réalisée, précisément soixante, puis cent cinquante jours plus tard  ? Et ces batailles n'étaient que des signes avant-coureurs. Que de lamentations lorsque la pleine rétribution se fera sentir  !
La Lettre de Sado (Sado, 20 mars 1272, à Toki Jonin)

Le monde Saha que Shakyamuni révéla dans le chapitre Juryo* (XVI) est la terre éternelle et pure, épargnée par les trois calamités et non soumise aux quatre cycles de kalpa. En ce monde, le Bouddha est éternel, il transcende la naissance et la mort ; et ses disciples, tout comme lui, sont éternels. Car les trois mille mondes et les trois domaines de différenciation (san seken) se trouvent à l'intérieur de nos propres vies : Le Bouddha ne révéla pas cette vérité dans les quatorze premiers chapitres du Sutra du Lotus parce que le temps n'était pas encore venu et qu'il ne pensait pas ses disciples déjà aptes à saisir la vérité.
[...] Réfléchissons aux phénomènes qui viennent récemment de se produire, tremblements de terre, apparition de comètes et autres calamités telles qu'on n'en vit jamais aux époques du Dharma correct et du Dharma formel. Ils ne peuvent pas être l'œuvre des garuda, asuras ou dragons ; ce sont seulement des présages qui annoncent l'apparition des Quatre grands bodhisattvas.
Le véritable objet de vénération (Sado, avril 1273 à Toki Jonin)

Nous sommes à l'époque des conflits, celle où le Dharma pur a disparu. De plus, dans ce mauvais pays, le dirigeant, ses ministres, et le peuple dans son ensemble, tous calomnient le Dharma correct. Ils se sont opposés au véritable enseignement du Bouddha et révèrent des mauvais moines et des doctrines erronées. C'est pourquoi les démons ont furieusement envahi le pays, provoquant un déchaînement constant des trois calamités et des sept désastres. C'est, en vérité, une période bien malheureuse pour vivre en ce pays. Pourtant, le Bouddha m'a ordonné de naître à cette époque, et il me serait impossible de transgresser sa volonté.
La Pratique telle que le Bouddha l'Enseigne (mai 1273 à plusieurs de ses disciples)

Avoir suscité la colère des autorités du pays en raison de ma fidélité au Sutra du Lotus est, à mes yeux, la plus grande des bonnes fortunes. C'est comme troquer des bouts de tuiles et des cailloux contre de l'or et de l'argent. Et pourtant je m'attriste en pensant à la phrase du Sutra Ninno : "Une fois les sages partis, immanquablement, les sept désastres se produiront." Grandes sécheresses et grands soulèvements armés sont au nombre de ces sept désastres. Il est dit dans le Sutra Saishoo : "Parce que des hommes mauvais sont respectés et honorés, et parce que des hommes bons subissent des punitions, on constate des anomalies dans le cours des étoiles et des constellations, et les vents et les pluies ne suivent plus le rythme habituel des saisons."
Réponse au seigneur Hakiri Saburo (Sado, 3 août 1273 à Hakiri Sanenaga)

Il est dit dans le Sutra du Nirvana  : "Si un sage est persécuté, le pays qu'il habite sera attaqué par des pays étrangers." On trouve, dans le sutra Sutra Ninno un passage similaire. Si l'on m'attaque moi, Nichiren, de grandes calamités se produiront ; elles tomberont du ciel comme un déluge de pluie, elles jailliront de terre comme un geyser, elles s'abattront comme d'immenses vagues déferlant des quatre directions. Si la horde des moines, comme un troupeau de sauterelles, véritable fléau pour ce pays, et si les ministres qui les soutiennent continuent à calomnier et à accuser Nichiren encore et encore, la gravité de ces désastres ne fera qu'augmenter.
Réfuter l'opposition au Dharma bouddhique pour se libérer de ses fautes passées (Sado, 1273 à Shijo Kingo)

Nichiren est la personne la plus contrariante du Japon. Voici pourquoi : il proclame que, parce que les hommes vénèrent Amida, Vairocana, Yakushi et d'autres bouddhas, plus encore que leurs parents et seigneurs, les trois calamités et les sept désastres se déchaînent avec plus de violence qu'auparavant, et les désastres naturels n'ont jamais été plus terrifiants. Je ne cesse de leur rappeler que non seulement ils courront à leur propre perte et détruiront le pays en cette vie, mais aussi qu'ils tomberont dans les profondeurs de l'enfer au cours de leur vie prochaine. C'est ce qui m'a valu cette persécution.
Les Sabres du Bien et du Mal (Sado, 21 février 1274, à Hojo Yagenta)

Il est dit dans le Shuryogonkyo* : «Tantôt on verra deux soleils, tantôt deux lunes.» Le Daijukkyo* dit : « Il arrivera cette calamité que le soleil et la lune perdront leur éclat.» Le Konkomyo* dit : «De nombreuses comètes apparaîtront; deux soleils se montreront à côté l'un de l'autre; leur éclat sera faible et instable.» . Le Daijukkyo* dit : « Si le Dharma bouddhique subit vraiment une éclipse ... le soleil et la lune ne montreront plus leur lumière.» Le Ninnokyo* dit : « Le soleil et la lune perdront leur cours, les saisons viendront à contre­temps; il apparaîtra tantôt un soleil rouge, tantôt un soleil noir, tantôt deux, trois, quatre, cinq soleils, ou bien le soleil s'éclipsera et il n'y aura plus de lumière, ou bien le cercle du soleil se multipliera en deux, trois, quatre, cinq cercles concentriques.» Ces calamités solaires et lunaires constituent les calamités les plus redoutables parmi les sept, les vingt-neuf, les innombrables malheurs [annoncés par le sutra] (note) Question. — Quelle est la cause qui provoque ces calamités grandes ou petites? Réponse. — Il est dit dans le Saishookyo* : « On voit que les gens qui n'observent pas le Dharma sont véritablement aimés et vénérés, et que ceux qui pratiquent le Dharma Merveilleux sont exposés à la souffrance et aux poursuites des autorités comme s'ils étaient des criminels. » Le Sutra du Lotus, le Sutra du Nirvana, le Sutra Konkomyo* disent : « Quand les mauvais sont aimés et respectés et que les bons sont poursuivis par les autorités, le cours des étoiles, le vent et la pluie ne se conforment plus au temps.» Le Daijukkyo* dit : « Une véritable éclipse du Dharma bouddhique ... est causée, par exemple, par un mauvais roi qui commet des actes mauvais, par des mauvais moines qui offensent mon Dharma Correct. » Le Ninnokyo* dit : « Quand les saints s'en vont, il naît certainement sept malheurs », et aussi : « Lorsque sans Dharma ni discipline on en arrive à arrêter un moine comme s'il était soumis aux lois d'emprisonnement, la ruine du Dharma est proche »
Traité sur l'essentiel du Lotus (Minobu, le 29 juin 1274, à Toki Jonin)

L’idéogramme de la femme se lit "s’appuyer". Comme la glycine s’appuie sur le pin, comme la femme s’appuie sur l’homme, considérez Messire Saemon comme votre maître vous guidant vers le Sutra de la Fleur du Dharma. Les calamités de vos trente-trois ans se transformeront en trente-trois ans de bonheur. C’est ce que signifie "les sept désastres s’effaceront et les sept bonheurs apparaîtront". Vous êtes jeune. Votre bonheur s’accumulera.
L'unité de mari et femme (Minobu, le 27 janvier 1275, à Nichigen-nyo)

Au début de l'époque des Derniers jours du Dharma, le monde entier sera empli de moines qui s'opposeront au Dharma. C'est pourquoi les divinités célestes se mettront en colère, des comètes traverseront le ciel et des séismes secoueront la terre comme de grandes vagues. D'innombrables désastres et calamités surviendront ensemble, tels que sécheresse, incendies, inondations, typhons, épidémies, famine et guerres. Dans le monde entier chacun ira revêtu d'une armure, et avec arc et bâton à la main, mais, parce que aucun des bouddhas, bodhisattva et divinités bienveillantes ne seront plus là pour les protéger, tous les hommes mourront et tomberont comme une pluie dans l'enfer avici.
Réponse à Nii-ama (Minobu, 16 février 1275 à Nii-ama)

De même, les dieux sont d’anciens dirigeants, vénérés comme s’ils étaient encore vivants. Les divinités (deva) sont donc souverains, maîtres et parents des rois et de leurs sujets. Si ceux-ci agissent contrairement aux attentes des divinités ne seraient-ce qu’un peu, leur pays ne restera pas en paix un seul instant. S’ils vénèrent au contraire les dieux, les trois calamités et les sept désastres disparaîtront, la population sera en bonne santé et vivra une longue vie. Dans leur prochaine vie, les êtres humains, les divinités ainsi que les hommes des trois véhicules [shravakas, pratyekabuddhas et bodhisattvas] seront tous récompensés par l’état de bouddha.
Souverains de notre pays (Minobu, février, 1275)

Je suis très heureux que vous m'ayez informé en détail de l'incendie [qui a détruit le temple Gokuraku-ji]. Les incendies sont mentionnés dans le Sutra Ninno comme le troisième des sept désastres, et dans le Sutra du Lotus comme le premier des sept désastres. Aucun sabre ne peut couper l'air, aucun feu ne peut brûler l'eau. Aucun feu ne peut non plus détruire les saints, les personnes de mérite, ni celles qui sont dotées de bonne fortune ou de sagesse. En Inde, il y eut une cité fortifiée appelée Rajagriha. On disait qu'elle comptait 900.000 habitations et qu'elle avait été sept fois détruite par des incendies. Voyant toute la population prête à quitter la ville, le Grand Roi s'attristait sans savoir que faire. C'est alors qu'un sage le conseilla en disant : "La destruction par le feu, l'un des sept désastres, se produit quand un sage quitte le pays et quand la bonne fortune du roi est épuisée. Pourtant, ces incendies répétés ont détruit les maisons du peuple mais n'ont jamais atteint le palais royal. Cela indique que la faute n'en incombe pas au roi mais au peuple. Par conséquent, si vous appelez les maisons de votre peuple "Palais royal", le dieu du feu répugnera à les incendier."
Le Palais royal (Minobu, 12 avril 1275 à Shijo Kingo)

Dans le Sutra Ninno sont mentionnés d'innombrables désastres mineurs, vingt-neuf sortes de désastres moyens, et sept sortes de grands désastres. Ce sutra a pour titre "Roi bienveillant" mais il est aussi appelé "Miroir du Ciel et de la Terre". Et il a la fonction d'un miroir du ciel et de la terre dans lequel se reflète clairement l'image du souverain d'un pays. Il est dit encore dans ce sutra : "Lorsque les sages s'en sont allés, immanquablement, les sept désastres apparaissent." Il faut comprendre, d'après cela, qu'il y a un grand sage dans notre pays et que le souverain n'a pas foi en son enseignement.
[...] Car le ciel et la terre sont le miroir d'un pays. Dans le nôtre, des événements inhabituels se produisent, dans le ciel comme sur terre. C'est l'indication que le gouvernement commet quelque erreur. Cela apparaît aussi clairement que dans un miroir, de manière indiscutable. Si le souverain d'un pays n'est coupable que de petites erreurs, seules des calamités mineures apparaissent dans le miroir céleste. Mais si nous assistons actuellement à un grand désastre, c'est nécessairement que le souverain commet une erreur majeure.
Lettre à Horen (Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

Le grand tremblement de terre et l'apparition de l'énorme comète à notre époque sont des calamités provoquées par la colère du ciel, parce que le souverain du pays hait Nichiren et s'allie avec les moines du Zen, du Nembutsu et du Shingon qui prêchent des doctrines menant le pays à sa destruction.
[...] Aussi longtemps que Nichiren, qui s'efforce de mettre à jour la racine de ces grandes oppositions au Dharma, sera traité avec hostilité, les divinités du ciel seront avares de leur lumière, les divinités de la terre seront furieuses, et mauvais présages et calamités se succéderont de plus belle. Vous devriez savoir que, parce que je parle de ce qu'il y a de plus important au monde, mes mots s'accompagnent des phénomènes les plus extraordinaires. Comme il est tragique et regrettable que les habitants du Japon doivent tous tomber dans la grande citadelle de l'enfer avici  !
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

L’actuelle condition du Japon démontre que nous sommes confrontés en particulier à deux calamités : les troubles intérieurs et l’invasion étrangère. En examinant les causes de ces grands fléaux à la lumière de l’immense ensemble de sutras, je suis persuadé qu’il y a au Japon de sérieux problèmes tant au niveau des lois mondaines que des enseignements du Bouddha. Surpris par le grand tremblement de terre dans la première année de l’ère Shoka [1257], ainsi que par l’immense comète de la première année de l’ère de Bun’ei (1264), j’ai consulté tous les textes sacrés bouddhiques. Ils annoncent que les deux calamités à n’avoir jamais sévi au le Japon surviendront sous la forme de troubles internes et d’une invasion étrangère, tous deux provoqués par les illusions véhiculées par le Hinayana et les enseignements du Mahayana provisoire* du Shingon, du Zen, de Jodo et de Ritsu qui détruisent le Vrai Dharma du Sutra du Lotus.
[...] L’empereur ne connaît pas la cause de ces événements, car il ne s’agit pas de désastres terrestres ordinaires. De même, les ministres ne réfléchissent pas à la cause de ces calamités, car ils ne sont versés dans le confucianisme. Ils ont en outre foi en la capacité des prêtres du Shingon à vaincre les désastres et font des offrandes aux prêtres du Ritsu dans l’espoir de faire échapper le pays aux calamités. C’est là une grave erreur : cela équivaut à jeter de l’huile sur un feu dans l’espoir de l’éteindre ou verser de l’eau afin de faire fondre la glace alors que cela ne fait qu’en augmenter le volume.
Réponse à Gonin (Minobu, le 26 décembre 1275)

Des phénomènes étranges dans le ciel effrayent les gens et des calamités sur la terre les troublent. Lorsque le Bouddha voulut enseigner le Sutra du Lotus, il fit apparaître et cinq et six présages. Parmi eux, le présage des tremblements de terre indique que la terre a tremblé de six manières différentes.
[...] Si le coeur des hommes est plein de joie, des présages de bon augure apparaissent dans le ciel, et les tremblements de terre seront l'oeuvre de Taishaku. Par contre, si leur esprit est obsédé par le mal, de sinistres présages apparaissent dans le ciel, et d'effroyables calamités se produisent sur la terre. L'ampleur des phénomènes effrayants dans le ciel et sur la terre varie selon l'intensité de la colère dans le coeur des hommes. Le Japon d'aujourd'hui est empli de personnes, de la plus haute à la plus basse condition, dont l'esprit est dominé par un grand mal. Ce grand mal naît de la haine qu'ils éprouvent envers moi Nichiren.
Sur les présages (Minobu, 1275, à Shijo Kingo ?)

Parce que Ajatashatru était conseillé par de tels maîtres non bouddhistes et par ces ministres, il rejeta le bouddhisme. Et pour cette raison, dans le royaume de Magadha, des phénomènes étranges apparurent dans le ciel et des calamités sévirent sur la terre, typhons, sécheresses, famines et épidémies se succédant sans cesse. De plus, ce royaume fut attaqué par un pays étranger. Et à tout cela vint s'ajouter cette maladie qui couvrait le corps du roi de boutons purulents.
Lettre à Konichi-bo (Minobu, mars 1276 à la veuve Konichi, mère de Yashiro)

Il y avait sur le Mont Koya deux temples principaux : le temple d'origine (note) et le Dembo-in. Le temple d'origine, qui comprend la grande pagode, fut fondé par Kukai* et il est consacré au bouddha Dainichi du Monde de la Matrice. Le Dembo-in fut fondé par Shokaku-bo et il est consacré au bouddha Dainichi du Monde de Diamant. Ces deux temples, Onjo-ji [au pied du Mont Hiei] et Enrakyu-ji [au sommet du Mont Hiei] se battaient jour et nuit. Est-ce l'accumulation des mensonges qui provoqua l'apparition au Japon de ces deux calamités [ces temples ennemis du Mont Koya et du Mont Hiei]  ?
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Le Bouddha a déclaré : "Après mon trépas, dans les Derniers jours du Dharma, beaucoup observeront pieusement les cinq pratiques ascétiques comme Devadatta. Ils persuaderont un roi mauvais d'agir contre la personne d'une sagesse inégalée. Ils la calomnieront, la battront, la feront exiler, voire essaieront de la tuer. Dans cette période, des catastrophes naturelles telles que typhons, famines et épidémies, encore plus graves que celles que nous connaissons aujourd'hui, apparaîtront, et ces calamités se poursuivront sur des années. Il y aura aussi des invasions étrangères." C'est ce que dit le dixième volume du Sutra Shugo.
La Propagation par le Sage (Minobu, septembre 1276, à Shijo Kingo)

Lorsqu'ils apprirent cette invasion, les chefs militaires du Dazaifu, Shoni Sukeyoshi et Otomo Yoriyasu s'enfuirent, et leurs soldats qui restèrent furent capturés sans difficulté. Bien que les forces mongoles se soient retirés, le pays semblait trop faible pour pouvoir résister à une nouvelle attaque. On peut lire dans le Sutra Ninno : "Quand un sage s'en va, sept désastres se produisent immanquablement." Le Sutra Saisho-o dit : "Parce que des personnes mauvaises sont respectées et des personnes justes persécutées, des pillards viendront d'autres contrées et le peuple connaîtra morts et désordres." Si ces paroles du Bouddha sont exactes, des personnes mauvaises existent bel et bien dans ce pays, et les gouvernants les favorisent et les respectent alors qu'ils persécutent un homme juste.
Sur le comportement du Bouddha (Minobu, 1276, à Konichi-ama)

A l'âge de huit ans, le prince Shotoku déclara : "Ceux qui, à l'époque des Derniers jours du Dharma, vénéreront l'image du Bouddha Shakyamuni, le sage des pays de l'Ouest, pourront écarter les calamités, et accumuleront de la bonne fortune. Ceux qui la mépriseront provoqueront des désastres, et leur vie sera écourtée."
Le guide suprême du monde (Minobu, le 25 juin 1277, à Shijo Kingo)

Ces trois enseignements nuisibles se répandirent à Kanto, trouvant, dans le clan au pouvoir, des appuis surprenants. Par conséquent, les deux divinités du ciel, Bonten et Taishaku, les divinités Nitten, Gatten et les quatre Rois du Ciel, devinrent furieux et réprimandèrent les dirigeants en provoquant des troubles, au ciel, et des calamités, sur terre, d'une ampleur sans précédent. Puis, voyant qu'il n'était tenu aucun compte de leurs avertissements, ils ordonnèrent à un pays voisin de punir ceux qui s'opposaient au Sutra du Lotus. Ni la déesse Amaterasu ni le dieu Hachiman ne purent fournir la plus petite aide. Seul le sage Nichiren eut pleinement conscience de tout cela.
Lettre de pétition de Yorimoto (Minobu, le 25 juin 1277, requête au seigneur Ema au nom de Shijo Kingo)

Aux périodes du Dharma correct et du Dharma formel, si le monde n'a pas sombré dans le déclin, c'est parce que des sages et des personnes vertueuses sont souvent apparus et que les divinités ont protégé le peuple. Mais à l'époque des Derniers jours du Dharma, les gens sont devenus si avides que les disputes ne cessent d'éclater, entre souverain et sujet, parent et enfant, frères aîné et cadet, et plus encore entre personnes qui n'ont aucun lien. Par conséquent, les divinités abandonnent le pays et les trois calamités et les sept désastres se produisent l'un après l'autre, jusqu'à ce que, un, deux, trois, quatre, cinq, six ou sept soleils apparaissent dans le ciel (note). Les plantes se dessèchent et meurent et les rivières, grandes et petites, s'assèchent, la terre devient comme du charbon et la mer, comme de l'huile bouillante. Finalement, des flammes emplissent l'atmosphère, s'élevant de l'enfer avici jusqu'au Ciel de Brahma. Quand ces désastres se produiront le monde sera parvenu au terme du déclin.
Les Trois Obstacles et les Quatre Démons (Minobu, le 20 novembre 1277 à Hyoe no Sakan Munenaga)

Le souverain, à son tour, persécute le Pratiquant du Sutra du Lotus, soit parce qu'il prête foi aux calomnies, soit parce qu'il se range à l'avis de la majorité ; parce qu'il a du mal à abandonner les enseignements respectés par les souverains du passé, ou parce qu'il est simplement stupide et ignorant, ou encore parce qu'il a en aversion le Pratiquant du Sutra du Lotus. C'est pourquoi les divinités qui protègent le véritable enseignement - Bonten, Taishaku, les divinités du Nitten, Gatten et les quatre Rois du Ciel - punissent le pays, et les trois calamités et des sept désastres frappent avec une force sans précédent. D'où les épidémies de cette année ou de l'année dernière, ou les événement de l'ère Shoka [1259].
[...] Sous le règne du trentième souverain, l'empereur Kimmei, furent envoyés au Japon de l'État de Paekche des sutras, des traités et des moines bouddhistes, ainsi qu'une statue de Shakyamuni en bronze doré. Soga no Iname était d'avis qu'il fallait vénérer cette statue. Par contre, Mononobe no Okoshi, et d'autres ministres, ainsi que les gens du peuple, se sont ligués pour s'opposer à ce qu'on rende un culte au Bouddha, disant que, s'il était vénéré, les divinités du pays, folles de colère, feraient disparaître le Japon. L'empereur ne savait toujours pas quelle décision adopter lorsque les trois calamités et les sept désastres frappèrent avec une violence sans précédent, et une grande partie de la population fut emportée par la maladie.
[...] Au cours de la période de trente-cinq ans qui avait suivi l'introduction du bouddhisme au Japon, pas une seule année ne s'était écoulée sans que sévissent les trois calamités et les sept désastres, au nombre desquels les épidémies. Mais lorsque, Mononobe no Moriya ayant été tué par Soga no Umako, le pouvoir du Bouddha fut reconnu comme supérieur à celui des divinités [du Japon], tous les désastres cessèrent immédiatement. Lorsque par la suite les trois calamités et les sept désastres se manifestèrent, ce fut essentiellement dû à des confusions à l'intérieur du bouddhisme même. Mais ces désastres n'affectaient qu'une personne ou deux, une province ou deux, un clan ou deux, une ou deux régions. Ils étaient dus, tantôt à la colère des divinités, tantot à l'opposition au Dharma, tantôt à l'infortune du peuple. Mais depuis trente et quelques années, l'unique cause de l'apparition des trois calamités et des sept désastres est la haine que le Japon tout entier me porte à moi, Nichiren.
Le traitement de la maladie (Minobu, 26 juin 1278 (ou 1282) à Toki Jonin)

Grâce à l'accumulation de bonne fortune liée à l'observance des préceptes dans des vies antérieures, même si le peuple, à l'époque, ne fit que peu d'efforts en direction de la bonté, le pays fut encore bien gouverné et les gens bénéficièrent d'une grande longévité. Puis vint l'époque des souverains humains. Pendant les vingt-neuf premiers règnes, la force obtenue par l'observance des préceptes dans des vies antérieures commença à s'affaiblir. Gouverner devint difficile et, pour la première fois, le pays fut confronté aux trois calamités et des sept désastres. Mais, furent alors introduits de Chine, les textes décrivant les principes selon lesquels avaient gouverné les Trois Augustes et Cinq Empereurs de l'Antiquité. Grâce à l'utilisation de ces textes et aux prières adressées aux divinités, les calamités et les désastres qui accablaient le pays purent être maîtrisés.
[...] Dans un kalpa de déclin, trois calamités majeures se produisent : les calamités du feu, de l'eau et du vent. Et dans le kalpa de décroissance, trois calamités de moindre importance : la famine, les épidémies et la guerre. La famine est provoquée par l'avidité, les épidémies par l'ignorance, et la guerre par la colère. La population du Japon compte, actuellement, 4 994 828 hommes et femmes, tous différents mais tous, pour la même raison sont contaminés par les trois poisons. Ces trois poisons sont provoqués par leur lien avec Namu Myoho Renge Kyo. Ainsi, tous en même temps, hommes et femmes du Japon calomnient, attaquent, bannissent et détruisent Shakyamuni, Taho et tous les autres bouddhas des dix directions. C'est là l'origine de l'apparition des trois calamités mineures.
Le roi Rinda (Minobu, le 17 août 1279 à Soya Doso, fils de Soya Kyoshin)

Qu'en est-il maintenant du pays où l'on s'oppose au Dharma  ? Les personnes vivant dans un pays dont les habitants s'opposent au Dharma seront, toutes sans exception, condamnées à tomber dans la grande citadelle de l'enfer avici. De même que tous les cours d'eau se jettent dans le grand océan, tous les malheurs possibles s'abattront sur ce pays et se multiplieront comme les plantes et les arbres prolifèrent en montagne. Les trois calamités frapperont, mois après mois, et les sept désastres apparaîtront, jour après jour. La famine se déclarera et le pays sera la proie des esprits faméliques*. Partout, les épidémies se succéderont, et le pays se changera en état d'enfer. La guerre y éclatera, et il deviendra le domaine des ashura. Ignorant leur lien de parenté, frères et sœurs se prendront mutuellement pour mari et femme, et le pays deviendra le domaine de l'animalité. En pareil cas, ce n'est pas après la mort que l'on tombe dans les trois mauvaises voies, mais, de son vivant, on voit tomber le pays dans lequel on vit dans les quatre états les plus bas.
Lettre à Akimoto (Minobu, le 27 janvier 1280, à Akimo to)

Puisque le Sutra du Lotus possède des vertus si merveilleuses, comment une personne qui pratique ce Sutra pourrait-elle être abandonnée par la déesse du Soleil Tensho Daijin*, par le grand bodhisattva Hachiman, ou par le grand bodhisattva Fuji Sengen? Comme c'est rassurant ! À l'inverse, si un pays s'oppose à ce Sutra, son peuple aura beau offrir des prières sincères, il connaîtra inévitablement les sept désastres. Il est certain qu'il sera détruit et envahi par un pays étranger, comme un bateau pris par la tempête au beau milieu de l'océan, ou comme les plantes et les arbres se dessèchent en temps de grande sécheresse.
Réponse à la mère du seigneur d'Ueno (Minobu, octobre 1280 à la mère de Nanjo Tokimitsu)

 

 

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