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Extraits de gosho sur

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Vasubandhu
 

Le même principe vaut à l'intérieur du bouddhisme même. Dans un pays où il s'est répandu, il faut combattre le Hinayana à l'aide des sutras du Mahayana, comme le fit le bodhisattva Asanga lorsqu'il réfuta les enseignements du Hinayana pronés par Vasubandhu. Dans un pays où il a été propagé, il faut réfuter le Mahayana provisoire* en exposant le Mahayana définitif* qui permit au Grand-maître* de remporter la victoire sur les Trois écoles de Chine du Sud et les sept écoles de Chine du Nord.
Encouragements à une personne malade (décembre 1264, à Nanjo Hyoe Shichiro)

Si, tout à coup, vous vous sentiez proche de la mort, alors même que vous êtes en train de manger du poisson ou de la volaille, si vous êtes capable de lire le Sutra, alors, il faut le faire, et réciter Namu Myoho Renge Kyo. A plus forte raison pendant la période de vos règles. Cela revient au même que réciter Namu Ichijo Myoden. Mais il est préférable de réciter seulement Namu Myoho Renge Kyo comme le firent le bodhisattva Vasubandhu et le Grand-maître* Zhiyi* (note). J'ai de bonnes raisons de parler ainsi.
Sur la récitation des chapitres Hoben et Juryo (Kamakura - 1264, à la femme de Hiki Daigaku Saburo Yoshimoto)

En Inde, les bodhisattvas Vasubandhu et Ashvaghosha, et, en Chine, les moines Huiguang et Daoxuan ont souligné leur importance. Et dans notre pays, sous le règne du quarante-cinquième souverain, l'empereur Shomu, le moine chinois Ganjin introduisit au Japon les enseignements de l'école Ritsu en même temps que ceux de l'école Tendai, et il établit au temple Todai-ji une salle pour y conférer les préceptes. Depuis cette époque jusqu'à nos jours, pendant de longues années, les préceptes ont été révérés et ils sont chaque jour un peu plus respectés.
Conversation entre un sage et un ignorant (1265 ? à un samouraï ? )

Si l'on croit véridique le passage du Bodaishin Ron, il contredit le Daichido Ron de Nagarjuna et, d'un point de vue plus général encore, il s'oppose à la seule grande raison (note) de la venue de tous les bouddhas en ce monde. Nagarjuna, Vasubandhu et d'autres sont tous apparus en ce monde pour propager l'enseignement du Bouddha Shakyamuni. Nagarjuna fut l'un des 24 successeurs du Bouddha. Aurait-il pu réellement être l'auteur d'une interprétation aussi erronée ?
Réponse à Hoshina Goro Taro (5 décembre 1267 à Hoshina)

Au cours des plus de 2200 ans écoulés depuis la disparition du Bouddha, dans toute l'Inde, la Chine, le Japon et le monde entier [comme le Grand-maître* Zhiyi* l'a déclaré]  : "Vasubandhu et Nagarjuna avaient clairement perçu la vérité dans leur coeur, mais ils ne l'enseignèrent pas. A sa place, ils exposèrent les enseignements du Mahayana provisoire*, qui étaient adaptés à leur époque."(réf.) Zhiyi* et Saicho* en donnèrent une indication générale, mais laissèrent aux générations futures la tâche de la propager.
L'aspiration à la Terre de Bouddha (Sado, le 23 novembre 1271 à Toki Jonin)

Le Sutra du Lotus contient deux principes importants (note), dont les écoles Kusha, Jojitsu, Ritsu, Hosso et Sanron ne connaissent rien, pas même le nom. Par contre, les écoles Kegon et Shingon se sont sournoisement emparées de ces principes pour en faire le coeur de leurs propres enseignements. Le principe d'ichinen sanzen ne se trouve que dans l'enseignement essentiel* du Sutra du Lotus, caché dans les profondeurs du chapitre Juryo* (XVI). Les bodhisattvas Nagarjuna et Vasubandhu en avaient connaissance mais ne le révélèrent pas. Seul le Grand-maître Zhiyi l'adopta et le conserva sans cesse à l'esprit.
[...] Examinons les origines de l'école Hosso. Neuf cents ans après la mort de Shakyamuni en Inde, apparut un Grand-maître de la doctrine*, appelé Asanga. La nuit, il se rendait au Ciel Tushita* pour y rencontrer le bodhisattva Maitreya et apprendre de sa bouche les enseignements exposés par le Bouddha de son vivant. Le jour, il travaillait à la propagation de la doctrine Hosso, dans le royaume d'Ayodhya. Plusieurs Maîtres de la doctrine* furent ses disciples dont Vasubandhu, son frère cadet, Dharmapala, Nanda et Shilabhadra. Le grand roi Shiladitya*, se convertit à ses enseignements, et par la suite, tous les habitants des cinq régions de l'Inde renoncèrent à leurs conceptions erronées pour suivre la doctrine Hosso.
[...] S'il avait été absolument établi dans les sutras du Lotus et du Nirvana, que ceux qui ne possèdent pas de prédisposition à devenir bouddha ou que ceux qui sont prédestinés aux états des deux véhicules peuvent véritablement atteindre la bodhéité, pourquoi les Maîtres de la doctrine* comme Asanga et Vasubandhu ou des moines éminents tels que Xuanzang et Cien n'auraient-ils pas pris ce fait en considération ? Pourquoi ne l'ont-ils pas mentionné dans leurs propres écrits ? Pourquoi n'ont-ils pas admis cette croyance pour la transmettre aux époques ultérieures ? Pourquoi Asanga n'a-t-il pas interrogé le bodhisattva Maitreya à ce sujet ? Vous [Nichiren] prétendez baser vos assertions sur le texte du Sutra du Lotus, mais, en réalité, vous acceptez simplement les déviations de Zhiyi*, Zhanlan* et Saicho*, et interprétez le texte du sutra à la lumière de leurs enseignements. C'est pourquoi vous croyez que le Sutra du Lotus est aussi différent des sutras antérieurs que le feu de l'eau."
[...] 2 Les diverses écoles polémiquent, chacune prétendant que son sutra contient les véritables graines de l'Eveil. Mon intention n'est pas d'entrer dans cette querelle. Je laisse les sutras parler eux-mêmes. Ainsi, le bodhisattva Vasubandhu, se référant aux graines de l'Eveil plantées par le Sutra du Lotus, les appelle "les graines sans pareilles". (réf.) Et ces graines de l'Eveil sont le principe d'ichinen sanzen tel qu'il est défini par le Grand-maître* Zhiyi*.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Le bodhisattva Ashvaghosha dit dans le Daijo Kishin Ron : "Il n'y a que de purs bienfaits dans la nature de bouddha." Le bodhisattva Vasubandhu fit remarquer, dans son Yuishiki Ron : "Quand un bodhisattva parvient à une étape ultime de la pratique, par une concentration pareille au diamant, il élimine tout ce qui reste des graines du désir, rejette toute sagesse imparfaite et développe ainsi la conscience ultime, la pureté et la perfection totales."
[...] Le bodhisattva Ashvaghosha fut le onzième successeur du Bouddha, dont l'apparition avait été prédite dans les sutras. Le bodhisattva Vasubandhu fut l'un des plus grands bodhisattvas à avoir jamais vécu et l'auteur de mille traités. Comment, alors, pouvez-vous croire le Grand-maître* Zhiyi, ce simple moine vivant loin du lieu de naissance du bouddhisme, qui interpréta les sutras mais n'écrivit pas un seul traité  ?
[...] Même dans le deuxième chapitre du Sutra du Lotus nous lisons  : "Le Bouddha a éliminé tous les aspects maléfiques de la vie." Ni le Hokke Ron de Vasubandhu, ni le Hosho Ron* écrit par le bodhisattva Saramati ne font la moindre allusion à l'inclusion mutuelle des dix états. Et aucun texte, des Grands-maîtres bouddhistes de la Chine du Nord et du Sud ou des moines des sept temples du Japon n'expose ce principe.
[...] Je vais maintenant étudier le problème posé par les lettrés dont vous avez parlé plus haut. Le Grand-maître* Zhiyi* commente : "En leur coeur, Vasubandhu et Nagarjuna perçurent clairement la vérité mais ne l'enseignèrent pas ; au lieu de cela, ils exposèrent les enseignements du Mahayana provisoire*, qui convenaient à leur époque. Mais les maîtres bouddhistes qui leur succédèrent n'eurent qu'une compréhension faussée des choses, s'attachant obstinément à leurs points de vue personnels. Ils finirent par lutter entre eux, chacun défendant une petite parcelle des enseignements et s'éloignant ainsi totalement de la Véritable voie du Bouddha."(réf.)
[...] Dans leur coeur, Vasubandhu, Nagarjuna, Ashvaghosha, Sthiramati et d'autres lettrés bouddhistes connaissaient le principe d'ichinen sanzen mais ils ne le révélèrent pas aux autres parce que le temps de l'exposer n'était pas encore venu. Quant aux maîtres bouddhistes en Chine qui précédèrent Zhiyi*, certains gardèrent ce trésor en leur coeur et d'autres l'ignorèrent totalement.
[...] Question - Et que dire de Nagarjuna et de Vasubandhu ? Réponse - Ces sages savaient mais ils ne dirent rien. Ils exposèrent une partie de l'enseignement théorique*, mais ils n'abordèrent ni l'enseignement essentiel* ni la doctrine de la bodhéité originelle du Bouddha qu'il contient. Peut-être l'esprit des gens de leur époque était-il capable de recevoir un tel enseignement, mais le temps n'était pas mûr pour l'exposer. Ou peut-être, ni les capacités des gens ni le temps n'étaient propices.
Le véritable objet de vénération (Sado, avril 1273 à Toki Jonin)

Le Grand-maître* Saicho* a dit : "Les périodes du Dharma correct et du Dharma formel sont presque terminées, et celle des Derniers jours du Dharma est proche."(réf.) Ces mots indiquent son grand désir de vivre au commencement de l'époque des Derniers jours du Dharma. Lorsque l'on compare les bienfaits de vivre aux trois époques différentes, il est clair que les miens dépassent non seulement ceux de Nagarjuna et de Vasubandhu, mais aussi ceux de Zhiyi* et de Saicho*.
Sur les prédictions du Bouddha (Sado, 11 mai 1273 aux croyants)

L'enseignement du chapitre Juryo* (XVI) revêt pour moi, Nichiren, une signification particulière. Zhiyi* et Saicho* le comprirent presque entièrement mais ne le révélèrent pas explicitement, et c'est également vrai de Nagarjuna et Vasubandhu. Le Jigage indique : "N'ayant à l'esprit qu'un seul désir, celui de voir le Bouddha, il ne donne pas sa vie à contrecoeur." Moi, Nichiren, j'ai fait surgir la bodhéité du plus profond de ma vie en vivant selon cette phrase. C'est ainsi que j'ai révélé les Trois grands Dharmas cachés, en concrétisant le principe d'ichinen sanzen contenu dans le chapitre Juryo* (XVI). C'est une vérité précieuse que nous devons garder !
Lettre à Gijo-bo (Sado, mai 1273, à Gijo-bo)

Deux mille deux cent vingt-deux ans se sont maintenant écoulés depuis la mort du Bouddha. Pendant les mille ans de l'époque du Dharma correct, Nagarjuna, Vasubandhu et d'autres, en tant qu'envoyés du Bouddha, ont propagé le Dharma. Mais ils n'ont enseigné que le Hinayana et le Mahayana provisoire*, jamais le Mahayana définitif*.
Réponse au seigneur Hakiri Saburo (Sado, 3 août 1273 à Hakiri Sanenaga)

L'interprétation de Huisi est la même que celle de Zhiyi*. Les sutras n'établissent pas de façon tout à fait claire que les deux interprétations sont possibles, autrement dit que l'on peut considérer le lotus à la fois comme une essence réelle et comme une image. Mais Huisi et Zhiyi* ont pu distinguer ces deux aspects en s'appuyant sur les traités de Vasubandhu et de Nagarjuna.
[...] On lit encore, dans le Daichido Ron du bodhisattva Nagarjuna  : "Le lotus représente à la fois le Dharma lui-même et une métaphore pour l'exprimer." Pour expliquer ces passages des traités de Vasubandhu et de Nagarjuna, le Grand-maître* Saicho* écrivit : "Le Hokke Ron donne deux explications à l'emploi du lotus dans Myoho Renge Kyo. Il ne dit pas que le mot désignant un lotus ordinaire a deux sens différents.
L'ainsité du Dharma Merveilleux (Sado, 1273 ? à Sairen-bo)

Nagarjuna et Vasubandhu furent tous deux des Maîtres, auteurs de mille ouvrages. Cependant, ils n'exposèrent que les enseignements du Mahayana provisoire*.
[...] Les maîtres Nagarjuna et Vasubandhu appréhendèrent intérieurement le sens du Sutra du Lotus mais ne le révélèrent pas explicitement. Même les quatre rangs de saints de l'époque du Dharma correct sont inférieurs à Zhiyi* et Saicho* pour ce qui est de la propagation de l'enseignement du Sutra du Lotus tel qu'il est exposé dans le Sutra.
Le pratiquant du Sutra du Lotus rencontrera des persécutions (Sado, 14 janvier 1274 à Toki Jonin, Shijo Kingo, Kawanobe et Yamato Ajari)

Question. — Quelles sont les lois ésotériques qu'au cours de plus de deux mille ans qui se sont écoulés depuis la mort de l'Ainsi-Venu, Nagarjuna, Vasubandhu, Zhiyi, Saicho, ont laissées de côté ? Réponse. — L'objet fondamental de la vénération (gohonzon), l'estrade d'ordination (kaidan) (note) et les cinq caractères du titre (daimoku), qui relèvent de la doctrine de l'état originel (honnu).
Traité sur l'essentiel du Lotus (Minobu, le 29 juin 1274, à Toki Jonin)

Empli d'admiration respectueuse, Yi-long fit ce serment : "A dater de ce jour, jamais plus je ne calligraphierai un seul caractère d'écrits non bouddhiques." Son attitude était identique à celle du bodhisattva Vasubandhu jurant de ne plus jamais réciter les sutras du Hinayana, ou celle de Nichiren déclarant qu'il ne réciterait jamais plus le nom du bouddha Amida.
Lettre à Horen (Minobu, avril 1275 à Soya Kyoshin)

Vasubandhu, Nagarjuna voyaient clairement à l’intérieur d’eux-mêmes”. Le Grand-maître* Zhiyi* disait  : “la dernière période de cinq cents ans sera largement humectée par la voie merveilleuse”. (réf.) Le Grand-maître* Saicho* disait  : “Les période du Dharma correct et du Dharma formel sont déjà passées et terminées. La Fin du Dharma est extrêmement proche. C’est véritablement le temps, à présent, de la prédisposition au Véhicule unique de la Fleur du Dharma. Comment peut-on le savoir  ? Le chapitre Pratiques paisibles indique  : "Dans l’ère finale, lorsque le Dharma disparaîtra…"(réf.) Ces maîtres des traités, ces maîtres hommes savaient que la période de luttes et de controverses que sera la période de la Fin du Dharma, sera le temps où le bodhisattva sortira de terre pour propager Namu Myoho Renge Kyo, cœur essentiel de la doctrine primordiale.
Réponse à Dame Myoichi (Minobu, mai 1275 à Myoichi)

Pourquoi les gens n'en sont-ils pas convaincus  ? Il vaut mieux être un lépreux qui récite Namu Myoho Renge Kyo que le grand patriarche de l'école Tendai  ! Comme l'empereur Liang Wu Di (502 - 557) en prit l'engagement solennel (note) : "Je préférerais être Devadatta et tomber dans l'enfer avici que le sage non bouddhiste Udraka Ramaputra." Question : Les maitres Nagarjuna et Vasubandhu ont-ils fait allusion à cela ? Réponse : Nagarjuna et Vasubandhu savaient cela dans leur coeur mais ils ne l'ont pas exprimé par les mots. Question : Pourquoi ne l'ont-ils pas fait ? Réponse : Pour de nombreuses raisons. D'une part, les gens à leur époque n'avaient pas la capacité de le comprendre. D'autre part, le temps n'était pas propice. En troisième lieu, ils étaient des bodhisattvas des enseignements théoriques, et par conséquent la transmission ne leur avait pas été confiée.
[...] Dans la seconde partie de l'époque le Dharma correct, de six cents ans jusqu'à mille ans après la disparition de Shakyamuni, apparurent des personnes telles qu'Ashvaghosha, Kapimala, Nagarjuna, Aryadeva, Rahulata, Samghanandi, Samghayashas, Kumarata, Jayata, Vasubandhu, Manorhita, Haklena et Aryasimha. Il y eut là plus de dix maîtres qui commencèrent par étudier les enseignements non bouddhiques, étudièrent ensuite en profondeur les sutras du Hinayana, et, pour finir, se tournèrent vers les sutras du Mahayana et les utilisèrent pour réfuter et détruire les principes des sutras du Hinayana.
[...] Ainsi, l'ordination spécifique selon les préceptes conduisant à l'Eveil complet et immédiat conféré dans ce kaidan d'Enryaku-ji fut non seulement la plus importante cérémonie au Japon mais une grande cérémonie d'ordination en accord avec les préceptes enseignés au Pic du Vautour comme il n'y en avait jamais eu en Inde, en Chine ou en quelque lieu du monde que ce soit, au cours des mille huit cents années ou plus écoulées depuis la disparition du Bouddha. Cette cérémonie fut pour la première fois instaurée au Japon. Par conséquent si nous voulons comparer leurs mérites, nous pouvons dire que le Grand-maître* Saicho*, par l'ampleur de la tâche qu'il accomplit, surpassa Nagarjuna et Vasubandhu, et fut plus sage encore que Zhiyi* et Zhanlan*.
[...] C'est au cours des mille ans de l'époque du Dharma correct que des hommes comme Ashvaghosha, Nagarjuna, Aryadeva, Asanga, sont apparus. Le bodhisattva Vasubandhu enseigna la doctrine et fut appelé "l'auteur de mille ouvrages". Il écrivit le Hokke Ron, commentaires sur le Sutra du Lotus qui établissent que c'est le plus important de tous les sutras.
[...] Question : A l'époque du Dharma correct, les capacités des gens étaient peut-être inférieures à celles des contemporains du Bouddha. Mais elles étaient probablement très supérieures à celles des gens qui vécurent et vivent aux époques du Dharma formel et des Derniers jours du Dharma. Comment, dans ce cas, pouvez-vous dire qu'au début de l'époque du Dharma correct le Sutra du Lotus n'a pas été enseigné  ? C'est au cours des mille ans de l'époque du Dharma correct que des hommes comme Ashvaghosha, Nagarjuna, Aryadeva, Asanga, sont apparus. Le bodhisattva Vasubandhu enseigna la doctrine et fut appelé "l'auteur de mille ouvrages". Il écrivit le Hokke Ron, commentaires sur le Sutra du Lotus qui établissent que c'est le plus important de tous les sutras. Le moine lettré Paramartha en décrivant la transmission du Sutra du Lotus déclara (note) qu'il y eut, en Inde, plus de cinquante personnes qui propagèrent le Sutra du Lotus et que Vasubandhu est l'un d'eux. Voilà ce qui se produisit durant la période du Dharma correct.
[...] C'est une grande erreur d'affirmer qu'il faut toujours enseigner le Dharma en fonction des capacités de ceux qui écoutent. Question : Est-ce à dire que Nagarjuna, Vasubandhu et d'autres n'ont pas enseigné les véritables principes du Sutra du Lotus ?Réponse : C'est exact. Ils ne l'ont pas fait.
[...] Zhiyi* écrivit : "Il est vain de comparer le Chu Ron avec les enseignements du Sutra du Lotus."(réf.) Et ailleurs encore : "Vasubandhu et Nagarjuna perçurent clairement la vérité dans leur coeur mais ne l'enseignèrent pas. Exposant plutôt les enseignements du Mahayana provisoire*, ils agirent en fonction du temps."(réf.) Zhanlan* fit remarquer  : "Pour réfuter les conceptions erronées et pour établir la vérité le Chu Ron n'est en rien comparable au Sutra du Lotus."(réf.) Et Congyi* déclara  : "Nagarjuna et Vasubandhu ne soutiennent pas la comparaison avec Zhiyi*."
[...] Je ne sais si son Eveil[celui de Saicho] intérieur fut inférieur ou supérieur à celui de Nagarjuna ou de Zhiyi*. Mais je suis convaincu que le fait d'avoir exhorté tous les bouddhistes à croire en un seul enseignement, celui du Sutra du Lotus l'amène à surpasser Nagarjuna et Vasubandhu et dénote une sagesse encore plus grande que celle de Huisi et de Zhiyi*.
[...] Il ressort clairement de ce que je disais plus tôt que ni Mahakashyapa ni Ananda ne propagèrent le Grand Dharma à l'étranger, alors que, le temps venu, Ashvaghosha, Nagarjuna, Aryadeva et Vasubandhu le firent. Et, comme je l'ai déjà expliqué, il y eut aussi un Grand Dharma qui ne fut pas totalement transmis à la postérité par Nagarjuna et Vasubandhu et d'autres, mais qui fut propagé par le Grand-maître* Zhiyi*. Comme je l'ai démontré, il appartint au Grand-maître* Saicho* d'établir le kaidan pour l'ordination selon les préceptes qui mènent à l'Eveil parfait et immédiat, alors que le Grand-maître* Zhiyi* ne l'avait pas fait.
[...] Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Bouddha exprima totalement, dans le texte du Sutra du Lotus, le Dharma correct le plus profond et le plus secret, Dharma qui, après sa disparition, ne fut jamais propagé par Mahakashyapa, Ananda, Ashvaghosha, Nagarjuna, Asanga ou Vasubandhu, ni même par Zhiyi* ou Saicho*. Et la question la plus grave et la plus difficile à résoudre est de savoir si maintenant, au début de l'époque des Derniers jours du Dharma, dans la cinquième période de cinq cents ans depuis la disparition du Bouddha, il faut ou non la propager largement dans le monde entier.
[...] 2 De plus, comparer le Sutra du Lotus au beurre clarifié n'est en rien une invention personnelle de Zhiyi*. Le Bouddha lui-même, dans le Sutra du Nirvana, a comparé le Sutra du Lotus au beurre clarifié et, par la suite, le bodhisattva Vasubandhu compara de même le Sutra du Lotus et le Sutra du Nirvana au beurre clarifié. (réf.) Le bodhisattva Nagarjuna qualifie le Sutra du Lotus de "remède merveilleux". (réf.) Si tous ceux qui ont comparé le Sutra du Lotus au ghee sont des voleurs, faut-il également traiter de voleurs les bouddhas Shakyamuni, Taho, les bouddhas des dix directions, Nagarjuna et Vasubandhu ?
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Une personne de valeur, même en vivant dans la sécurité, anticipe le danger  ; un flatteur hypocrite, tout en vivant dans l'instabilité, croit la sécurité acquise. Un grand feu est à la merci d'une petite quantité d'eau, et même un oiseau minuscule peut briser les branches d'un grand arbre. Ce que le sage craint, c'est l'opposition au Mahayana. Voilà pourquoi le bodhisattva Vasubandhu voulut se couper la langue (note), le bodhisattva Ashvaghosha supplia qu'on lui coupe la tête, et le Grand-maître* Jizang fit un pont de son propre corps. Le Savant-maître* Xuanzang se rendit en Inde, la terre sacrée, pour trouver la vérité, le Savant-maître* Amoghavajra* entreprit le même voyage pour dissiper ses doutes (note) et le Grand-maître* Saicho* alla chercher des confirmations en Chine. Tous ces hommes n'agirent-ils pas comme ils le firent pour protéger le véritable sens des sutras et des traités  ?
La question à approfondir jour et nuit (Minobu, 28 août 1275 ? , Toki Jonin)

Le bodhisattva Vasubandhu fut d'abord un maître du bouddhisme Hinayana. Pour entraver la propagation du bouddhisme Mahayana dans l'Inde entière, il écrivit cinq cents traités sur le Hinayana. Cependant, il réalisa que ses conceptions étaient fausses en dialoguant avec le bodhisattva Asanga. Vasubandhu dit à Asanga qu'il voulait se couper la langue pour expier son crime. Asanga l'en dissuadaien disant : "Utilise plutôt ta langue pour faire l'éloge du Mahayana." Vasubandhu se mit alors immédiatement à écrire cinq cents traités sur le Mahayana afin de réfuter le Hinayana. Il fit aussi le serment de ne plus jamais enseigner, tant qu'il vivrait, un seul mot du Hinayana. De cette façon, il effaça son offense et renaquit plus tard dans le ciel [Tushita] où vit le bodhisattva Maitreya.
La Guérison des Maladies Karmiques (Minobu, 3 novembre 1275, à Ota Jomyo)

Un enseignement d'une grande importance est bien proche d'être révélé. Celui qui, en accord avec le temps, parvient à discerner, sans la moindre erreur, ce qui est vital, à la fois pour lui-même et pour le pays, est une personne de sagesse. On respecte le Bouddha pour sa capacité à connaître le passé et à discerner le futur. Il perçoit les trois phases de la vie avec une sagesse inégalée. Sans être bouddha, des sages et des personnes de mérite tels que Nagarjuna, Vasubandhu, Zhiyi* et Saicho*, malgré une sagesse inférieure à celle du Bouddha, eurent une perception d'ensemble des trois phases, et leurs noms pour cela passèrent à la postérité.
Emissaires mongols (Minobu, 1275, au nyudo Nishiyama)

Le Bouddha considère tous les êtres qui vivront après sa mort comme ses propres enfants, et il les aime tous avec impartialité. Mais de même qu'un médecin prescrit divers médicaments en fonction de la maladie qu'il traite, pour les cinq cents premières années qui suivraient sa mort, le Bouddha recommanda à Mahakashyapa, Ananda et à d'autres disciples d'offrir comme remède à tous les êtres vivants les sutras du Hinayana. Pour les cinq cents ans qui suivraient, il confia aux bodhisattvas Manjushri, Maitreya, Nagarjuna et Vasubandhu, à l'intention de tous les êtres vivants, le remède des sutras Kegon*, Vairocana*, Hannya* et des autres sutras du Mahayana. Pour l'époque du Dharma formel, mille ans après sa mort, et à l'intention de tous les êtres vivants, il confia aux bodhisattvas Yakuo, Kanzeon et à d'autres le remède que constituent les enseignements restants, à l'exception de Myoho Renge Kyo [Sutra du Lotus].
Réponse au nyudo Takahashi (Minobu, 1275 au nyudo Takahashi Rokuru Hyoe)

Et cela n'est pas seulement vrai au Japon. En Inde, au cours des mille ans qui suivirent la disparition du Bouddha, il y eut de grands érudits tels que Mahakashyapa, Ananda, Ashvaghosha, Nagarjuna, Asanga et Vasubandhu, qui entreprirent de propager le bouddhisme dans les cinq régions de l'Inde. Et, dans les premiers siècles qui suivirent l'introduction du bouddhisme en Chine, des hommes tels que Kashyapa Matanga et Chu Fa-lan, les Savants-maîtres* Kumarajiva, Huisi, Zhiyi* et Zhanlan* écrivirent des commentaires et firent connaître l'enseignement des sutras. Mais aucun d'eux ne conseilla jamais d'invoquer le Titre du Sutra du Lotus de la même manière que l'on invoque le nom du bouddha Amida. Ils se contentèrent de le réciter eux-mêmes, ou, lorsqu'ils donnèrent des cours sur le Sutra du Lotus, celui qui professait seul récitait [cette invocation, le daimoku].
[...] Shakyamuni, seigneur du Dharma, est le plus grand sage en ce monde Saha. Zhiyi* et Saicho* furent tous deux des sages, en même temps que des justes. Ashvaghosha, Nagarjuna, Asanga, Vasubandhu, Lao-Zi et Confucius furent à la fois des sages et des justes, soit des enseignements du Hinayana, soit du Mahayana provisoire* ou des enseignements non bouddhiques ; toutefois, aucun d'eux ne fut un sage ou un juste du Sutra du Lotus.
Lettre à Myomitsu Shonin (Minobu, le 5ème jour du 3ème mois intercalaire 1276 à Myomitsu)

Les bodhisattvas Vasubandhu et Ashvaghosha voulurent se couper la langue pour avoir [dans leur jeunesse] adhéré au Hinayana et critiqué le Mahayana. Le bodhisattva Vasubandhu déclara que les sutras Agama* du Hinayana étaient sans doute les paroles du Bouddha, mais qu'il n'en prononcerait jamais plus un seul mot, même pour s'en moquer. Et le bodhisattva Ashvaghosha, pour expier sa faute, écrivit le Kishin Ron dans lequel il réfuta les enseignements du Hinayana.
[...] Question : Si ce Dharma [dont vous parlez] est réellement si extraordinaire [pourquoi n'est-il pas mieux connu  ? ] pourquoi Mahakashyapa, Ananda, Ashvaghosha, Nagarjuna, Asanga, Vasubandhu, Huisi, Zhiyi*, Zhanlan*, Saicho* ne l'ont-ils pas propagé à l'étranger, de la même manière que Shandao propagea la pratique de la récitation de Namu Amida Butsu à travers toute la Chine, ou de la même manière que Genshin*, Yokan, et Honen la répandirent au Japon, changeant tous ses habitants en dévots du bouddha Amida ?Réponse : C'est une critique ancienne, qui n'est aucunement formulée ici pour la première fois.
[...] Puis, quelque mille cinq cents ans ou plus après la mort du Bouddha, à l'est de l'Inde, dans le pays qu'on appelle la Chine, le Grand-maître* Zhiyi* apparut, sous les dynasties Chen et Shui. Il affirma que, parmi les enseignements sacrés exposés par le Bouddha, on trouvait des enseignements du Mahayana et du Hinayana, des enseignements exotériques et ésotériques, des enseignements provisoireset définitifs. Il expliqua que Mahakashyapa et Ananda avaient propagé exclusivement les enseignements du Hinayana  ; Ashvaghosha, Nagarjuna, Asanga et Vasubandhu, les enseignements du Mahayana provisoire*. Mais, pour ce qui est de l'enseignement du Mahayana définitif* du Sutra du Lotus, ils n'avaient fait que l'effleurer rapidement, en dissimulant sa signification profonde, ou en n'en donnant qu'une explication superficielle, sans mentionner les différences entre les enseignements du début, du milieu et de la fin de la vie du Bouddha. Tantôt ils avaient décrit l'enseignement théorique* mais pas l'enseignement essentiel*, tantôt ils avaient bien distingué entre les enseignements théorique* et essentiel*, mais pas défini kanjin.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Comme il est prodigieux que Nichiren ait, le premier, inscrit ce grand mandala, levant ainsi l'étendard de la propagation du Sutra du Lotus, alors même que de Grands-maîtres comme Nagarjuna, Vasubandhu, Zhiyi* et Zhanlan* furent incapables de le faire  ! Ce mandala n'est en rien une invention de Nichiren. C'est l'objet de vénération qui dépeint parfaitement le vénérable Shakyamuni et tous les autres bouddhas dans la Tour aux Trésors, aussi fidèlement que l'estampe correspond à la planche à graver.
Le Véritable Aspect du Gohonzon (Minobu, 23 août 1277, à Dame Nichinyo)

Quant à l'enseignement dont je parle : après la mort de l'Ainsi-venu, en Inde, pendant plus de mille cinq cents ans, elle était connue par les vingt-quatre successeurs du Bouddha - parmi lesquels Nagarjuna et Vasubandhu - mais ils ne l'ont pas révélée. En Chine, pendant plus de mille ans, la plupart des gens l'ignoraient ; seuls Zhiyi* même pour le Grand-maître* Saicho*.
Le troisième enseignement (Minobu, 1er octobre 1277, à Toki Jonin)

Mépriser Nichiren, et refuser de réciter Namu Myoho Renge Kyo, c'est être comparable à un bébé qui refuserait de téter ou à un malade qui, n'ayant pas confiance dans son médecin, refuse de prendre le médicament qui lui a été prescrit. Nagarjuna et Vasubandhu connaissaient cet enseignement mais ne le propagèrent pas, peut-être parce que le temps n'était pas venu et que les gens de leur époque n'avaient pas la capacité de le comprendre. D'autres ne l'ont pas propagé peut-être parce qu'ils l'ignoraient. Le bouddhisme se propage en fonction du temps et des capacités des gens.
"Ainsi ai-je entendu" (Minobu, 28 novembre 1277, à Soya Kyoshin)

Après la disparition du Bouddha, de Grands-maîtres et lettrés [du bouddhisme] comme Mahakashyapa, Ananda, Nagarjuna, Vasubandhu, Zhiyi*, Zhanlan*, Saicho* et Gishin*, connaissaient cette doctrine, mais l'ont gardée en leur coeur et ne l'ont pas propagée de manière explicite. Car le Bouddha leur avait interdit de le faire en disant qu'après sa disparition, ce Grand Dharma ne devra pas être divulgué jusqu'au début de l'époque des Derniers jours du Dharma. Moi, Nichiren, je ne suis peut-être pas l'envoyé du Bouddha, mais nous sommes bien dans l'époque des Derniers jours du Dharma.
Lettre à Misawa (Minobu, le 23 février 1278 à Misawa)

Prendre pour objet de vénération Shakyamuni qui atteignit la bodhéité il y a d'innombrables kalpas ainsi que ses compagnons aurait été aussi inconcevable que l'apparition du soleil en pleine nuit ou celle de la lune en plein jour. Les quatre rangs de saints aux époques du Dharma correct et du Dharma formel ne l'ont pas même mentionné, parce que c'est le bodhisattva Jogyo qui doit apparaître pour l'établir, dans la première période de cinq cents ans de l'époque des Derniers jours du Dharma. Nagarjuna et Vasubandhu le connaissaient dans leur coeur mais ne le révélèrent pas aux autres.
Sur l'établissement des Quatre Bodhisattvas (Minobu, 17 mai 1279 à Toki Jonin)

Dans les deux mille ans et plus qui s'écoulèrent "après sa mort", personne, pas même Nagarjuna, Vasubandhu, Zhiyi* ou Saicho*, ne subit aucune des persécutions, encore plus grandes, qui étaient prédites. Ils furent indéniablement des pratiquants du Sutra du Lotus, mais puisque tel est le cas, d'où vient qu'aucun d'eux ne versa la moindre goutte de sang, à l'instar du Bouddha, ou n'endura des épreuves encore plus grandes  ? Les prédictions du Sutra pourraient-elles être fausses et les paroles du Bouddha, de grands mensonges ?
[...] Je ne sais pas si ces épreuves égalent ou surpassent celles du Bouddha. Ce que Nagarjuna, Vasubandhu, Zhiyi* et Saicho eurent à subir n'est rien comparé à cela. Sans la venue de Nichiren dans les Derniers jours du Dharma, le Bouddha aurait été un grand menteur et les témoignages apportés par Taho et tous les autres bouddhas auraient été faux.
Sur les persécutions subies par le Bouddha (Minobu, le 1 février ou 1er octobre 1279 Shijo Kingo)

On appelle les mille ans qui suivirent, à dater du jour de sa mort, l'époque du Dharma correct. Ces mille ans de l'époque du Dharma correct se divisent en deux périodes. Au cours des premiers cinq cents ans, les sutras du Hinayana furent propagés. Ceux qui les enseignèrent furent Mahakashyapa, Ananda et quelques autres. Dans la deuxième période de cinq cents ans, Ashvaghosha, Nagarjuna, Asanga, Vasubandhu et d'autres propagèrent les sutras du Mahayana provisoire*. Certains de ces maîtres, dans leurs écrits, firent allusion à des aspects partiels du Sutra du Lotus, et d'autres ne le mentionnèrent jamais. Parmi les maîtres apparus après les mille ans de l'époque du Dharma correct, certains donnèrent des interprétations ressemblant à l'enseignement du Bouddha lui-même, mais sur de nombreux points ils tombèrent dans l'erreur. Parmi ceux [apparus à l'époque du Dharma correct] qui n'étaient pas dans l'erreur mais dont l'enseignement restait incomplet, se trouvent Mahakashyapa, Ananda, Ashvaghosha, Nagarjuna, Asanga et Vasubandhu.
Le corps et l'esprit des simples mortels (Minobu, à un disciple)

 

 

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