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Extraits de gosho sur

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Hachiman
 

Les Trois trésors du bouddhisme existent toujours, et la période de cent règnes [pendant laquelle le bodhisattva Hachiman a juré de protéger la nation] (note) n'est pas encore révolue. Alors, pourquoi le monde sombre-t-il déjà dans le déclin et pourquoi les lois du pays sont-elles inopérantes  ? Quelle est la cause de ce malheur  ? Quelle erreur a donc été commise?
Rissho Ankoku ron (Kamakura-Matsubagayatsu, juillet 1260)

Quand le seigneur de cette région m'a demandé de prier pour sa guérison, je me suis interrogé sur l'opportunité de le faire mais puisqu'il semblait avoir une certaine foi en moi, j'ai décidé d'invoquer le Sutra du Lotus. Si je le faisais, il me semblerait impossible que les dix Filles-démones ne viennent joindre leurs forces aux miennes. C'est pourquoi j'ai fait appel au Sutra du Lotus, à Shakyamuni, à Taho et à tous les bouddhas de l'univers, ainsi qu'à la déesse du Soleil, à Hachiman et aux autres divinités majeures ou mineures. J'étais certain que ma requête serait entendue et que le résultat apparaîtrait.
L'Exil d'Izu (juin 1261 à Funamori Yasaburo)

Il en résulta que Tensho Daijin*, Hachiman, et les esprits des sept sanctuaires du Sanno, qui gardent et protègent le Mont Hiei, ainsi que les diverses autres divinités bienveillantes qui protègent l'ensemble du pays, ne purent plus goûter la saveur du Dharma. Leur pouvoir et leur éclat pâlirent, et ils abandonnèrent le pays. Ainsi, les esprits maléfiques purent y pénétrer ésastres et fléaux.
Genèse du Rissho Ankoku Ron (Kamakura, le 5 avril 1268, à Hokan-bo)

Il faut avant tout respecter le roi de son propre pays, et ensuite seulement, celui des autres pays. La déesse du soleil, Tensho Daijin*, et le grand bodhisattva Hachiman sont les souverains originels de notre pays, des manifestations provisoires du Bouddha Shakyamuni qui apparurent sous la forme de divinités locales. Celui qui s'opposerait à ces divinités ne pourrait jamais être le souverain du Japon. Ainsi, la déesse du soleil Tensho Daijin* est vénérée sous la forme du miroir que l'on appelle Naishidokoro et des messagers sont envoyés par la famille impériale au bodhisattva Hachiman pour lui faire un rapport et pour recueillir ses oracles.
Le savant maître Chan-wou-wei (Kamakura, 1270 à Joken-bo et Gijo-bo)

Le grand bodhisattva Hachiman, divinité qui règne sur ce pays, est né le 8ème jour du 4e mois. Le Bouddha Shakyamuni, guide de ce monde saha, est, lui aussi, né le 8ème jour du 4e. Votre fillette est née le huitième jour du mois, bien qu'en un mois différent. Elle pourrait bien être la réincarnation de Shakyamuni ou d'Hachiman. Simple mortel que je suis, moi, Nichiren, ne puis l'affirmer avec certitude, mais je pense que tout cela est lié au gohifu (note) que je vous ai donné.
La naissance de Tsukimaro (
8 mai 1271 à Shijo Kingo)

Non seulement l'école Tendai, mais aussi l'école Shingon et les six écoles de Nara furent contraintes de céder leurs terres et leurs domaines aux nouvelles écoles erronées, et le Dharma correct ne fut plus propagée. Il en résulta que la déesse Tensho Daijin*, le dieu Hachiman, Sanno, divinité protectrice du Mont Hiei, et les autres divinités bienveillantes qui protègent le pays, ne pouvant plus désormais goûter la saveur du Dharma correct, abandonnèrent le pays. Des esprits maléfiques apparurent pour prendre leur place, et il devint évident que le pays était condamné.
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Le village de Tojo, dans la province d'Awa, est un lieu isolé mais pourrait bien être considéré comme le centre du Japon, car c'est là qu'apparut Tensho Daijin*. Par le passé, elle vivait dans la province d'Ise (note). Mais, par la suite, l'empereur manifesta une foi plus grande envers le bodhisattva Hachiman et la divinité du sanctuaire Kamo, et négligea la déesse du Soleil, Tensho Daijin*  ; qui devint furieuse. A cette époque, Minamoto no Yoritomo écrivit un pacte dans lequel il s'engageait à rester fidèle à la déesse et demandait à Aoka no Kodayu de l'enchâsser dans le sanctuaire d'Ise. Probablement pour avoir ainsi satisfait la déesse, il devint shogun et régna sur tout le Japon. Il décida alors que la région de Tojo serait la demeure de Tensho Daijin*, si bien que cette déesse n'habite plus dans la province d'Ise mais peut-être dans la région de Tojo. C'est comparable, par exemple, au bodhisattva Hachiman, dont on disait par le passé qu'il résidait à Dazaifu (note) dans la province de Chikuzen mais que l'on associa ensuite à Otokoyama, dans la province de Yamashiro, et qui se trouverait maintenant à Tsurugaoka, dans la province de Kamakura.
Réponse à Nii-ama (Minobu, 16 février 1275 à Nii-ama)

Je pense que les souverains humains sont environ une centaine, en commencant par l’empereur Jimmu, le fils de Hiko Nagisatake Ugaya Fukiaezu no Mikoto (…). Le 14e empereur était Chuai, le père du Grand bodhisattva Hachiman, et le 15e était l’impératrice Jingu, la mère du grand bodhisattva Hachiman. Le 16e, l’empereur Ojin, qui était le fils de l’empereur Chuai et de l’Impératrice Jingu, est maintenant vénéré en tant que grand bodhisattva Hachiman (…). A ce moment-là, jusqu’au 29e règne de l’empereur Senka, le bouddhisme n’avait pas encore été transmis au Japon malgré son existence en Inde et en Chine.
[...] En outre, nous avons divers dieux dans environ 3000 sanctuaires du Japon, à commencer tout d’abord par la déesse Amaterasu (Tensho), le Grand bodhisattva Hachiman en deuxième place et troisièmement Sanno gongen (note) (Okuninushi no Mikato)  ; ils gardent notre pays jour et nuit et surveillent la nation matin et soir. Outre cela, il est dit que l’esprit de la déesse Amaterasu réside dans le miroir encastré (note) dans le sanctuaire Kashiko dokoro au sein du palais impérial, et que le Grand bodhisattva Hachiman renonce à son palais pour rester dans la tête de l’empereur, afin de le protéger sans relâche.
[...] Je m’étonne que la déesse Amaterasu, protectrice du Japon, n’ait pas pénétré dans les corps des quatre empereurs pour s’y substituer et de ce qui est arrivé au vœu du grand bodhisattva Hachiman de protéger les cent dirigeants du Japon.
[...] Comment Tensho Daijin*, dans le sanctuaire à l'intérieur du palais impérial (Naijidokoro) et le Grand-bodhisattva Hachiman, pourraient-ils honorer leur serment de protéger les cent générations futures de la Maison impériale ?
Souverains de notre pays (Minobu, février 1275)

Si le Sutra du Lotus se propage, ma dépouille mortelle sera respectée et ainsi mes reliques apporteront des bienfaits. Dans ce cas, je ne serai pas moins vénéré que le grand bodhisattva Hachiman aujourd'hui. Alors, les hommes et les femmes qui auront soutenu Nichiren seront aussi profondément respectés que Takeshiuchi et Wakamiya (note).
La suprématie du Dharma (Minobu, 4 août 1275, à Oto, fille de Nichimyo)

Voici encore une autre leçon que nous donne l'Histoire. L'empereur Ojin, connu aujourd'hui comme le bodhisattva Hachiman, fut le seizième souverain du Japon. L'empereur Ojin avait deux fils : le prince Nintoku, et le prince Uji. L'empereur choisit pour lui succéder le plus jeune des deux fils, Uji. Après la mort de leur père, Uji voulut laisser le trône à son frère aîné qui le réprimandai, en disant : "Comment peux-tu refuser d'obéir au testament de notre père  ? " Ils discutèrent sans fin, et trois années passèrent sans que ni l'un ni l'autre n'accepte le trône. Leur indécision fut cause, pour le peuple, de souffrances indescriptibles. C'était comme une malédiction sur le pays, et le prince Uji en vint finalement à penser : "Aussi longtemps que je serai en vie, mon frère n'acceptera pas le trone." Alors, il se suicidai. Le prince Nintoku fut dévoré de chagrin et sombra dans le désespoir. Voyant cela, le prince Uji revint à la vie afin d'encourager son frère, puis mourut à nouveau. On rapporte que lorsque Nintoku monta finalement sur le trône, le pays redevint paisible et reçut en tribut, de la part des trois royaumes coréens de Silla, Paekche, et Koguryo, le chargement de quatre-vingt bateaux.
Lettre aux Frères (Minobu, 16 décembre 1275 aux frères Ikegami)

Montant au sommet d'une colline, j'ai crié d'une voix sonore : "Qu'est-il advenu de vous, Bonten, Taishaku, Nitten, Gatten, et de vous, les quatre Rois du Ciel  ? Tensho Daijin* et Hachiman, avez-vous quitté le pays  ? Voulez-vous donc trahir l'engagement que vous avez pris devant le Bouddha et abandonner le Pratiquant du Sutra du Lotus  ? Même si vous ne tenez pas votre promesse, sachez bien que, quoi qu'il m'arrive, je n'aurai aucun regret. Mais vous avez prêté serment devant Shakyamuni, Taho et les bouddhas des dix directions. Si vous ne me protégez pas, si vous abandonnez Nichiren, ne faites-vous pas du Sutra du Lotus, dans lequel est dit qu'il faut "sincèrement rejeter les enseignements provisoires"(réf.), un épouvantable mensonge  ?
Lettre à Konichi-bo
(Minobu, mars 1276 à la veuve Konichi, mère de Yashiro)

Lorsqu'il eut douze ans, le garçon ne devint pas moine. Nouant ses cheveux, il réussit à s'enfuir de Tsukushi et, en demandant sa route, parvint jusqu'à la ville de Kamakura. Là, il se rendit au sanctuaire d'Hachiman. Il s'agenouilla, inclina très respectueusement la tête et dit : "Grand Bodhisattva Hachiman, vous êtes le 16e souverain du Japon, et votre véritable identité est celle du Bouddha Shakyamuni, Maître de la doctrine, qui enseigna le Sutra du Lotus sur la Terre pure du Pic du Vautour. C'est pour exaucer les vœux des simples mortels que vous vous manifestez sous la forme d'Hachiman. J'aimerais moi aussi maintenant vous adresser une prière en vous demandant d'exaucer mon vœu. Je voudrais savoir si mon père est vivant ou mort."
[...] Je ne suis coupable d'aucun crime, j'ai simplement voulu sauver mon pays. Or non seulement mon avis a été totalement ignoré mais j'ai été frappé au visage avec le cinquième volume du Sutra du Lotus (note). Bonten et Taishaku furent témoins de l'événement, tout comme le grand Bodhisattva Hachiman de Kamakura.
L'histoire d'Ohashi no Taro (Minobu, le 24e jour du 3e mois intercalaire de 1276 à Nanjo Tokimitsu)

De plus, depuis plusieurs années, il avait été demandé aux temples du Mont Hiei, au To-ji, au Onjo-ji et aux Sept principaux temples de Nara, aussi bien qu'aux sanctuaires de Tensho Daijin*, du Grand bodhisattva Hachiman, de Sanno, Kamo et Kasuga d'offrir des prières pour la défaite des ennemis de l'empereur et pour la protection divine. Pourtant [lorsque la guerre éclata], les forces impériales furent incapables de résister plus de deux ou to ris jours. Finalement, les trois empereurs retirés furent exilés respectivement sur les îles de Sado [exil de Juntoku] et d'Oki [exil de Go-Toba], et dans la province d'Awa (note) et c'est là qu'ils moururent.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Si le pouvoir était aux mains d'un dirigeant sage et vertueux, les plus grands honneurs au Japon, et même le titre de Grand-maître, me seraient décernés de mon vivant. Je m'attendais à être consulté au sujet des Mongols, à être invité au conseil de guerre, et à ce qu'on me demande de prier pour la défaite de l'ennemi. Mais puisque ce ne fut pas le cas, j'envoyai des lettres d'avertissement à onze autorités de ce pays, le dixième mois de cette même année. S'il s'était trouvé un dirigeant capable parmi nous, il se serait dit : "Quelle merveille ! Quelle clairvoyance exceptionnelle ! Ce sont les divinités bouddhiques Tensho Daijin* et Hachiman qui ont dû concevoir, par l'intermédiaire de ce moine, le moyen de sauver le Japon." [...] En arrivant dans l'avenue Wakamiya (note), je regardai la foule des soldats qui m'entouraient et leur dis : "Ne craignez rien, je n'ai pas l'intention de vous créer des ennuis. Je veux seulement dire mes derniers mots au bodhisattva Hachiman." Je descendis de cheval et m'écriai : "Bodhisattva Hachiman, es-tu donc vraiment une divinité  ? Quand Wake no Kiyomoro allait être décapité, tu as pris la forme d'une lune de dix pieds de large. Quand le Grand-maître Saisho (Dengyo) exposait le Sutra du Lotus, tu lui as fait don d'un surplis pourpre. Moi, Nichiren, je suis le plus grand pratiquant du Sutra du Lotus au Japon et je ne suis coupable d'aucun crime. J'ai exposé le Dharma pour éviter à tous les êtes de tomber dans l'enfer des souffrances incessantes auquel les condamne leur opposition au Sutra du Lotus. D'ailleurs, si le grand empire mongol attaque ce pays, comment les divinités bouddhiques comme Tensho Daijin* et Hachiman pourraient-elles êtres épargnées  ? Quand le Bouddha Shakyamuni enseigna le Sutra du Lotus, le bouddha Taho, et de nombreux autres bouddhas et bodhisattvas apparurent, brillant comme autant de soleils, de lunes, d'étoiles et de miroirs. En présence des innombrables bouddha et dieux de l'Inde, de la Chine et du Japon, le vénérable Bouddha demandaià chacun d'eux de faire serment d'assurer au pratiquant du Sutra du Lotus une protection constante. Et chacune d'entre vous, divinités bouddhiques, avez prêté ce serment. Je ne devrais pas avoir besoin de vous le rappeler. Pourquoi n'êtes-vous pas ici, maintenant que le moment est venu d'honorer votre promesse solennelle  ? " Pour finir j'ai crié : "Si je dois être exécuté ce soir et accéder à la Terre pure du Pic du Vautour, je rapporterai immédiatement au Bouddha Shakyamuni que Tensho Daijin* et Hachiman ont trahi la promesse qu'ils lui avaient faite. Si cela vous semble insupportable, vous feriez mieux d'agir sans tarder ! " Puis, ayant dit ce que j'avais à dire, je suis remonté à cheval. [...]
"Quoi que vous fassiez, tant que le régent Hojo Tokimune ne croira pas dans le Dharma correct, les Japonais n'y croiront pas non plus, et le pays courra à sa perte. Je suis peut-être bien insignifiant, mais je propage le Sutra du Lotus et je suis donc l'envoyé du Bouddha Shakyamuni. Tensho Daijin* et Sho Hachiman sont respectés comme les divinités tutélaires de ce pays, mais ne sont que des divinités mineures si on les compare à Bonten et à Taishaku, à Nitten, à Gatten ou aux quatre grands Rois du Ciel. On dit pourtant que tuer une personne qui sert ces deux divinités est un crime aussi grave que sept meurtres et demi. C'est pour cette raison que périrent Taira no Kiyomori et l'empereur retiré Go-Toba. Ainsi, il est infiniment plus grave de me persécuter que de maltraiter les serviteurs de ces deux divinités. Je suis l'envoyé du Bouddha Shakyamuni et devant moi Tensho Daijin* et Sho Hachiman doivent joindre les mains et s'incliner avec respect. Parce que je suis le Pratiquant du Sutra du Lotus, Bonten et Taishaku marchent respectivement à ma droite et à ma gauche, Nitten et Gatten éclairent ma route devant et derrière moi.
Sur le comportement du Bouddha
(Minobu, 1276, à Konichi-ama)

Dès lors, le bouddhisme a décliné peu à peu et les lois de la société sont devenues de plus en plus inefficaces. Tensho Daijin*, le bodhisattva Hachiman et les autres divinités protectrices qui résident au Japon depuis si longtemps ont perdu leur pouvoir, et Bonten, Taishaku et les quatre Rois du Ciel ont déserté notre pays qui est déjà au bord de la ruine. Quelle personne sensible pourrait ne pas s'en attrister et ne pas déplorer une telle situation ?
Les Quatre Etapes de la foi (Minobu ; 10 avril 1277 (  ? ) à Toki Jonin)

A l'époque du quatre-vingt-deuxième souverain, l'empereur retiré Go-toba, les écoles Zen et Nembutsu apparurent et se répandirent dans le pays, comme l'avait fait cet enseignement très nuisible du Shingon. Si bien que le vœu, fait par la déesse Amaterasu et le dieu Hachiman, de protéger cent souverains tout au long de cent règnes, fut rompu, et l'autorité impériale périt (note). La protection de la déesse du Soleil Amaterasu et du dieu Hachiman fit que les affaires de l'Etat en vinrent à être confiées à Gon no Tayu, Hojo Yoshitoki, dans la région de Kanto.
[...] Ces trois enseignements nuisibles se répandirent à Kanto, trouvant, dans le clan au pouvoir, des appuis surprenants. Par conséquent, les deux divinités du ciel, Bonten et Taishaku, les divinités Nitten, Gatten et les quatre Rois du Ciel, devinrent furieux et réprimandèrent les dirigeants en provoquant des troubles, au ciel, et des calamités, sur terre, d'une ampleur sans précédent. Puis, voyant qu'il n'était tenu aucun compte de leurs avertissements, ils ordonnèrent à un pays voisin de punir ceux qui s'opposaient au Sutra du Lotus. Ni la déesse Amaterasu ni le dieu Hachiman ne purent fournir la plus petite aide. Seul le sage Nichiren eut pleinement conscience de tout cela.
Lettre de pétition de Yorimoto (Minobu, le 25 juin 1277, requête au seigneur Ema au nom de Shijo Kingo)

Le Japon actuel est le domaine du Bouddha Shakyamuni. La divinité de la Lumière solaire, Tensho Daijin*, le grand bodhisattva Hachiman, l'empereur Jimmu et toutes les autres divinités aussi bien que le souverain du pays et les gens du peuple, tous habitent ce domaine. Par conséquent, nous, simples mortels, avons, à l'égard de ce Bouddha, trois grandes dettes de reconnaissance.
Réponse à Yasaburo (
Minobu, le 4 août 1277 à Saito Yasaburo )

Les cinq caractères du Titre du Sutra du Lotus sont inscrits au centre de la Tour aux Trésors, tandis que les quatre Rois du Ciel sont assis aux quatre coins. Les bouddhas Shakyamuni et Taho, ainsi que les quatre guides des bodhisattvas Surgis de Terre, sont en haut sur le même rang. Assis au-dessous d'eux, se trouvent les bodhisattvas Fugen et Manjushri, ainsi que des auditeurs-shravakas parmi lesquels Shariputra et Maudgalyayana. A côté d'eux, se tiennent les divinités Nitten, Gatten, le Démon du sixième Ciel, le Roi-dragon et Ashura  ; Fudo et Aizen sont respectivement postés au Sud et au Nord. Le traître et cruel Devadatta et la fille du Roi-Dragon sont également présents. La démone Kishimojin apparaît avec ses dix filles qui sapent la vie des êtres dans tout l'univers. Sont également présentes les divinités tutélaires du Japon  : Tensho Daijin* et le bodhisattva Hachiman représentant les sept catégories de divinités célestes, les cinq catégories de divinités terrestres et toutes les divinités majeures et mineures en général. Puisque s'y trouvent toutes les divinités dans leur essence, elles doivent apparaître aussi dans leurs manifestations.
Le Véritable Aspect du Gohonzon (Minobu, 23 août 1277, à Dame Nichinyo)

Les temples Enrakyu-ji, To-ji, Onjo-ji et les sept grands temples de Nara utilisèrent les rites les plus ésotériques du Shingon dans leurs prières aux divinités Tensho Daijin*, Hachiman et Sanno.
Les Huit Vents (Minobu, 1277 à Shijo Kingo)

Le shogunat de Kamakura ôta le pouvoir au quatre-vingt-deuxième empereur retiré Go-Toba, malgré le serment fait par le bodhisattva Hachiman de protéger le règne de cent rois. Cette infortune est entièrement le résultat des prières offertes par les moines éminents qui suivirent les trois maîtres [du Shingon, Kukai* et les autres, à la demande de la cour impériale].
Lettre à Misawa (Minobu, le 23 février 1278 à Misawa)

Je préférerais de beaucoup être persécuté par les gouvernants de ce pays en raison de ma foi dans le Sutra du Lotus et me libérer ainsi des souffrances de la naissance et de la mort. Alors, je pourrais vérifier si Tensho Daijin*, le grand bodhisattva Hachiman, les divinités Nitten et Gatten, Taishaku et Bonten honorent leur serment, prononcé devant le Bouddha. Et en tout premier lieu, je leur demanderais de protéger chacun d'entre vous.
Réponse à un croyant (Minobu, avril 1278 ; peut-être à Shijo Kingo)

Toutes les divinités traditionnelles de l'Inde, de la Chine et du Japon étaient aussi présentes dans l'Assemblée. Aucune des divinités tutélaires du Japon, Tensho Daijin*, le grand bodhisattva Hachiman ou les divinités de Kumano (note) et Suzuka (note) n'ont contesté la véracité de tout cela.
Le sutra permettant véritablement d'honorer sa dette (Minobu, le 28 juillet 1278 à Sennichi-ama)

Lorsque le Grand-maître* Saicho* enseigna le Sutra du Lotus, le Grand Bodhisattva Hachiman lui fit don d'une robe pourpre, et quand le moine Kuya récita le Sutra du Lotus, la grande divinité du sanctuaire Matsuo fut protégée du vent froid.
Questions - réponses concernant l’objet de vénération (Minobu,  septembre 1278 à Joken-bo)

Le Régent ne punira jamais plus sans avoir vérifié la validité d'une accusation, quelle qu'elle soit. Soyez certains que rien, pas même une personne possédée par un puissant démon, ne peut vaincre Nichiren parce que Bonten, Taishaku, Nitten, Gatten et les quatre Rois du Ciel, Tensho Daijin* et Hachiman le protègent.
Sur les persécutions subies par le Bouddha (
Minobu, le 1 février ou 1er octobre 1279 Shijo Kingo)

De plus, un enseignement erroné majeur, appelé Zen, et un enseignement erroné mineur, appelé Nembutsu, ont rejoint la doctrine grandement nuisible du Shingon ; et ces mauvaises écoles influencent désormais le pays tout entier. La grande déesse qui illumine les cieux, Tensho Daijin*, a perdu tout cœur à l'ouvrage et n'exerce plus ses fonctions protectrices ; le grand bodhisattva Hachiman a perdu sa force et n'est plus capable de protéger le pays. Et, pour finir, nous sommes bien près d'être conquis par un pays étranger.
[...] En y réfléchissant, il me semble qu'aujourd'hui Bonten, Taishaku, les divinités Nitten, Gatten et les quatre Rois du Ciel, Tensho Daijin*, le grand bodhisattva Hachiman, et toutes les divinités majeures et mineures des 3 132 sanctuaires du Japon entier, sont semblables au roi Rinda du temps passé.
Le roi Rinda (Minobu, le 17 août 1279 à Soya Doso, fils de Soya Kyoshin)

Je suis de modeste origine, mais je crois au Sutra du Lotus que protègent et chérissent Shakyamuni, Taho, tous les bouddhas des dix directions, Bonten, Taishaku, les divinités Nitten, Gatten et les quatre Rois du Ciel, les rois-dragons, Tensho Daijin* et le bodhisattva Hachiman. Ils protègent et chérissent ce Sutra comme les gens chérissent la prunelle de leurs yeux, comme les divinités célestes révèrent Taishaku, ou comme une mère aime son enfant.
Lettre au nyudo Nakaoki (Minobu, le 30 novembre 1279 au nyudo Nakaoki et à son épouse)

Trois reines* dans la Chine antique, induisirent en erreur les rois des trois dynasties et firent perdre le trône à leurs maris respectifs. Et, de même, c'est parce que ces enseignements nuisibles se sont répandus dans le pays tout entier en ôtant au Sutra du Lotus la place qui lui revient que les souverains Antoku, Takahira et d'autres furent abandonnés par Tensho Daijin* et par le grand bodhisattva Hachiman. Ils moururent noyés dans la mer ou exilés sur des îles lointaines après avoir été chassés du trône par des familles au service de la cour depuis de nombreuses générations, tout cela parce que les divinités célestes avaient cessé de les protéger.
Lettre à Akimoto (Minobu, le 27 janvier 1280, à Akimo to)

Jadis, les cieux, les divinités, les bodhisattvas, les auditeurs-shravakas promirent ensemble devant le vénéré Shakyamuni que, si un pays devenait l’ennemi du Sutra de la fleur du Dharma, ils se transformeraient en gelée et en grêle au mois de juin pour provoquer la famine dans ce pays ; ou ils deviendraient insectes et dévoreraient les cinq céréales ; ou bien, ils provoqueraient la sécheresse ; ou encore, ils deviendraient inondations et noieraient les champs et les rizières ; ou même, ils deviendraient tempête et tueraient le peuple en l’emportant ; ils pourraient aussi devenir démons et le tourmenter. Le grand bodhisattva Hachiman était présent.
[...] Jusqu’à présent, tant que l’envoyé du Bouddha n’était pas apparu et n’avait pas propagé correctement ce Sutra, le souverain n’était pas devenu énergiquement son ennemi, respectant de manière égale tous les sutras. Or, à présent, je propage ce Sutra en tant que serviteur du Bouddha. Pour cette raison, du plus haut au plus bas de la hiérarchie, tous les hommes de ce pays sont devenus des offenseurs du Dharma. Jusqu’à présent, Hachiman avait fait en sorte qu’ils ne deviennent pas l’ennemi du Sutra de la fleur du Dharma. Il agissait comme un père soucieux de ne pas abandonner le fils qui l’a déçu. Toutefois, par crainte de la promesse prononcée sur le Mont sacré, il brûla le temple qui lui était dédié et repartit pour les cieux. Malgré tout, s’il existe un Pratiquant du Sutra du Lotus ne ménageant ni son corps ni sa vie, alors, il veillera sur lui. Si Tensho Daijin* et le grand bodhisattva Hachiman sont repartis pour les cieux, comment les autres divinités pourraient-elles demeurer dans leurs temples  ?
Lettre à Niike (Minobu, février 1280 à Niike Saemon no jo)

Puisque le Sutra du Lotus possède des vertus si merveilleuses, comment une personne qui pratique ce Sutra pourrait-elle être abandonnée par la déesse du Soleil Tensho Daijin*, par le grand bodhisattva Hachiman, ou par le grand bodhisattva Fuji Sengen? Comme c'est rassurant !

De nos jours, la plupart des gens, sages aussi bien qu'ignorants, vous diront que le grand bodhisattva Hachiman est une émanation du bouddha Amida, et ils appuyent cette affirmation par des écrits. Certains documents de l'ère Nara et de l'ère Heian, ainsi que des oracles du bodhisattva Hachiman lui-même, l'identifient au bouddha Amida. Cela vient de personnes qui, dans leur cœur, sont des croyants du Nembutsu. C'est comme confondre une pierre rouge avec une pépite d'or ou prendre une souche d'arbre pour un lièvre.
Car en réalité, Hachiman n'est autre que le Bouddha Shakyamuni. Si je l'affirme, c'est que, dans la province d'Osumi, une inscription sur une pierre l'indique. Cette pierre est maintenant cassée en deux. Sur l'un des deux morceaux, on lit les deux caractères Hachi Man. Et sur l'autre : "Autrefois, j'ai enseigné le Sutra du Lotus au Pic du Vautour et maintenant je suis le grand bodhisattva qui se manifeste et réside dans ce sanctuaire." C'est une première preuve que le bodhisattva Hachiman est bien le Bouddha Shakyamuni.
Mais il existe une autre preuve, encore plus concluante. Voir la suite dans
Sur le Bodhisattva Hachiman
(Minobu, 12e mois 1280, à Nichigen-nyo, l'épouse de Shijo Kingo)

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