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Extraits de gosho sur

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pouvoirs surnaturels - supranaturels

 

Il est dit dans le Sutra Shugo : "Le Dharma enseigné par le Bouddha Shakyamuni ne peut pas être détruit par les démons du ciel ou par les non bouddhistes, ni par les malfaiteurs ou les ascètes ayant acquis les cinq pouvoirs surnaturels. Pourtant il peut être radicalement détruit par de mauvais moines, n'ayant de moine que le nom et l'apparence, au point qu'il n'en restera plus rien. Même si l'on ramassait la totalité des plantes et des arbres de tout un système de mondes majeur, pour en faire du combustible, et si on les brûlait interminablement, on ne pourrait pas détruire, si peu que ce soit, le Mont Sumeru. Mais quand le grand incendie qui marque la fin d'un kalpa se produit, le feu surgit de l'intérieur de la montagne même et elle se trouve en un instant détruite par les flammes, et totalement réduite en cendres."
Conversation entre un sage et un ignorant (
1265 ? à un samouraï ? )

Le moine Sunakshatra observait les deux cent cinquante préceptes, maîtrisait les quatre niveaux de méditation, avait mémorisé les douze procédés de sutra ; et Devadatta connaissait parfaitement les 60 000 enseignements non bouddhiques, les 80000 enseignements bouddhiques et pouvait manifester 18 pouvoirs surnaturels. Mais parce qu'ils avaient des connaissances et pas la foi, on dit qu'ils sont maintenant dans la grande citadelle de l'enfer avici. Par contre, Mahakashyapa et Shariputra manquaient de connaissances mais ils avaient la foi et c'est pourquoi le Bouddha leur prédit qu'ils deviendraient des bouddhas appelés Lumière-éclatante et Fleur-lumineuse.
[...] Devadatta était le fils aîné du roi Dronodana et le neveu du roi Shuddhodana. Il était ainsi le cousin du Bouddha Shakyamuni et également le frère aîné du vénérable Ananda. Sa position dans le Jambudvipa n'était donc en rien celle d'une personne de basse condition. Il devint disciple du moine Sudaya et entra dans la vie religieuse. Du vénérable Ananda il apprit la maîtrise des dix-huit pouvoirs surnaturels et il mémorisa les 60.000 enseignements non bouddhiques et les 80.000 enseignements bouddhiques. Il observait cinq pratiques (note) et paraissait presque plus saint que le Bouddha lui-même. Désireux de prendre la place du Bouddha, il eut l'audace de commettre le crime de perturber le Sangha en fondant son propre sanctuaire sur le Mont Gayashirsha et en invitant les disciples du Bouddha à l'y rejoindre.
Le Daimoku du Sutra du Lotus (1266 à une femme d'Amatsu)

L'ermite Agastya contint toute l'eau du Gange pendant douze ans dans son oreille (réf.). L'ermite Jinu but toute l'eau des quatre océans en un seul jour et le brahmane Uluka changea son corps en pierre et resta ainsi pendant huit cents ans. Comment les bienfaits obtenus par la pratique du Shingon pourraient-ils surpasser ces prodiges  ? L'ermite Kudon prit l'apparence de Taishaku et enseigna pendant douze ans, et Kukai* se transforma pour un instant en bouddha Vairochana. Décidez vous-même qui des deux avait les pouvoirs surnaturels les plus grands. Si vous prenez des transformations de ce genre pour de grands bienfaits, vous pourriez aussi bien croire aux enseignements brahmaniques. Il faut pourtant savoir que, même en étant dotés de tels pouvoirs surnaturels, les brahmanes de l'Inde ne parvinrent pas à éviter les flammes de l'enfer avici, moins encore ceux qui ne possédaient que de médiocres pouvoirs de transformation. Et il va sans dire que ceux qui s'opposent au Mahayana peuvent encore moins échapper à ce destin. Les moines du Shingon sont les mauvais amis de tous les êtres vivants. Il ne faut pas s'approcher d'eux. Evitez-les, craignez leur contact.
Réponse à Hoshina Goro Taro (5 décembre 1267 à Hoshina)

Il est dit dans le chapitre Jinriki* (XXI)  : "C'est afin qu'après la disparition du Bouddha, on puisse garder ce Sutra, que tous les bouddhas avec joie manifestent d'innombrables pouvoirs supranaturels."
L'aspiration à la Terre de Bouddha (Sado, le 23 novembre 1271 à Toki Jonin)

Dans un autre passage du Sutra du Lotus il est dit  : "Alors le Vénéré du monde*, devant l'ensemble de la multitude, Manjushri* et les innombrables milliers de millions de myriades de bodhisattva-mahasattva demeurant de longue date dans le monde Saha*, ainsi que les [...] humains et non-humains, manifesta ses grands pouvoirs supranaturels en sortant une langue large et longue qui monta jusqu'au Séjour de Brahma ; tous ses pores émirent d'innombrables et incalculables rayons de lumière colorée qui illuminèrent universellement les mondes des dix directions. Il en alla de même pour les bouddhas sur leurs trônes léonins au pied de la multitude d'arbres de matières précieuses: ils sortirent une langue large et longue et émirent d'innombrables rais de lumière." (réf.)
Traité pour ouvrir les yeux (Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Il est dit dans le Sutra : "Je ferai usage de mes pouvoirs supranaturels pour envoyer dans d'autres pays des personnes qui réuniront des assemblées pour écouter le Dharma. Et j'enverrai aussi [des moines, des nonnes, des hommes et des femmes laïques, appelés par ces mêmes pouvoirs supranaturels, afin qu'ils écoutent enseigner le Dharma.
[...] Parce que j'utilise mon temps de cette façon, les mois et les années passent aussi rapidement que s'il ne s'écoulait qu'un instant. C'est comparable au moment, décrit dans le Sutra, où les deux bouddhas Shakyamuni et Taho, assis l'un à côté de l'autre dans la Tour aux Trésors, hochent la tête pour approuver les merveilleux principes du Sutra du Lotus. Bien que cinquante kalpa mineurs se soient écoulés, les pouvoirs supranaturels du Bouddha donnèrent aux membres de la Grande assemblée l'impression qu'il ne s'était pas passé plus d'une demi-journée (réf.).
Réponse à Sairen-bo (Sado, le 13 avril 1272, à Sairenbo Nichijo)

Il est dit dans le chapitre Jinriki* (XXI) : "Devant toute l'Assemblée, le Bouddha Shakyamuni fit montre de ses grands pouvoirs supranaturels, tirant sa longue et large langue si haut qu'elle atteignit le Séjour de Brahma. Tous les autres bouddhas de l'univers, assis sur des trônes de Roi-Lions, sous des arbres de joyaux, firent de même, et tirèrent leur longue et large langue."
[...] Après avoir ainsi fait la démonstration de ses dix grands pouvoirs supranaturels, le Bouddha confia le Dharma Merveilleux aux bodhisattvas Surgis de Terre : "A ce moment là, le Bouddha s'adressa à Jogyo et à la multitude des autres bodhisattvas en disant : "Les pouvoirs supranaturels d'un bouddha sont illimités, au delà de toute imagination. Même si j'utilisais tous ces pouvoirs pendant un nombre infini de kalpa pour démontrer les grands bienfaits de ce Sutra et en assurer la propagation, je ne pourrais jamais les expliquer pleinement. J'ai brièvement décrit dans ce Sutra tous les dharma du Bouddha, tous les pouvoirs supranaturels invincibles du Bouddha, toutes les réserves secrètes du Bouddha et toutes les pratiques profondes du Bouddha." Zhiyi* dit : "C'est par ce paragraphe que débute la troisième partie du chapitre où le Bouddha transmet l'essence de ses enseignements aux bodhisattvas Surgis de Terre."(réf.) Saicho* déclare : "Il est dit dans le chapitre Jinriki* (XXI)  : "J'ai brièvement décrit dans ce Sutra tous les dharmas du Bouddha..." Dans le Sutra du Lotus, le Bouddha révèle toutes les lois, ses pouvoirs supranaturels invincibles, ses réserves secrètes et ses pratiques profondes." Se servant de ses dix grands pouvoirs supranaturels, le Bouddha transmit Myoho Renge Kyo aux quatre grands bodhisattvas Jogyo, Anryugyo, Jyogyo et Muhengyo.
[...] [Zhiyi* dit que] les cinq premières démonstrations de ces dix grands pouvoirs supranaturels étaient destinées à ceux qui vivaient à la même époque que Shakyamuni, et les cinq dernières aux générations après sa mort. Mais en un sens plus profond, toutes étaient destinées aux générations futures. Car le Bouddha confirme cela plus loin, dans le même chapitre : "Parce qu'ils [les bodhisattvas Surgis de Terre] croiront fidèlement en ce Sutra après la mort du Bouddha, tous les bouddhas se réjouissent et manifestent leurs pouvoirs supranaturels."
Le chapitre XXII du Sutra du Lotus dit : "A ce moment, le Bouddha Shakyamuni se leva du lieu où il prêchait et faisant usage de ses grands pouvoirs supranaturels, il plaça sa main droite sur la tête d'un nombre infini de bodhisattva en disant : "Je vous lègue maintenant le Dharma suprême de la bodhéité." Le chapitre XXII du Sutra du Lotus dit : "A ce moment, le Bouddha Shakyamuni se leva du lieu où il prêchait et faisant usage de ses grands pouvoirs supranaturels, il plaça sa main droite sur la tête d'un nombre infini de bodhisattva en disant : "Je vous lègue maintenant le Dharma suprême de la bodhéité."
Le véritable objet de vénération (Sado, avril 1273 à Toki Jonin)

Shakyamuni fit appel à ces Quatre bodhisattvas pour leur confier les cinq caractères de Myo Ho Ren Ge Kyo. Cette transmission ne se passa pas non plus de manière ordinaire car le Bouddha fit d'abord usage de ses dix pouvoirs supranaturels. Shakyamuni tira sa longue et large langue jusqu'au sommet du monde de la forme, et tous les autres bouddhas firent de même, de sorte que des langues de bouddha s'élevèrent dans les airs couvrant plus de quatre cents milliards nayuta de mondes, comme cent, mille, dix mille, cent mille arcs-en-ciel rougeoyants emplissant le ciel. Ce fut en vérité une vision bien stupéfiante ! Ainsi, le Bouddha fit la démonstration mystique de ses dix pouvoirs supranaturels et, dans ce que l'on appelle la transmission essentielle, il révéla le coeur même du Sutra du Lotus pour le transmettre aux Quatre bodhisattvas. Il les exhorta à en faire don, après sa disparition, à tous les simples mortels des dix directions. Puis il manifesta encore un autre de ses pouvoirs supranaturels et confia ce sutra, le Sutra du Lotus, et les autres enseignements sacrés qu'il avait exposés de son vivant, à Manjushri et aux autres bodhisattvas, à ceux de notre monde comme à ceux des autres mondes, aux personnes des deux véhicules, aux êtres célestes et aux êtres humains, aux rois-dragons de cette terre, et à d'autres encore.
Réfuter l'opposition au Dharma bouddhique pour se libérer de ses fautes passées (Sado, 1273 à Shijo Kingo)

Un passage (note) du chapitre Yujutsu* (XV) mentionne une période de cinquante kalpa mineurs qui, en raison des pouvoirs supranaturels du Bouddha, ne parut pas plus longue qu'une demi-journée aux membres de l'Assemblée ;
L'ainsité du Dharma Merveilleux (Sado, 1273 ? à Sairen-bo)

Il est dit au chapitre du Discernement des Bienfaits (XVII, Fumbetsu kudoku) : « Au mauvais âge de la fin du Dharma » (note) Et au chapitre Pouvoirs supranaturels des Ainsi-venus (XXI Jinriki) : « C'est afin qu'après la disparition du Bouddha, / on puisse garder ce Sutra, / que tous les bouddhas avec joie / manifestent d'innombrables pouvoirs supranaturels.»
Traité sur l'essentiel du Lotus (Minobu, le 29 juin 1274, à Toki Jonin)

Par exemple, le Bouddha Shakyamuni [à un moment donné] s'éleva dans le Ciel Trayastrimsha pour s'acquitter de sa dette de reconnaissance à l'égard de sa mère défunte. Mais personne au monde n'eut conscience de ce fait, sauf Maudgalyayana qui connaissait les pouvoirs surnaturels du Bouddha. [Ainsi, ] même si le Dharma bouddhique est sous leurs yeux, les gens ne la saisiront pas si leurs capacités ne sont pas adéquates, et elle ne se répandra pas si le temps propice n'est pas encore venu. C'est en accord avec la loi de la nature, tout comme l'océan monte et descend avec les marées, ou comme la lune croît ou décroît dans le ciel en fonction du temps.
Réponse à Nii-ama (
Minobu, 16 février 1275 à Nii-ama)

A ce moment là, tous les habitants des quatre continents sous le soleil et la lune, redoutant la destruction du pays, ou craignant pour leur propre vie, adresseront des prières aux bouddhax et aux bodhisattvas. Mais parce que cela restera sans effet, ils commenceront à faire confiance à ce simple moine qu'ils avaient d'abord méprisé. Alors, les innombrables moines éminents, les grands rois des 80000 pays et la multitude de leurs sujets, inclinant le front vers la terre et joignant les mains, réciteront ensemble Namu Myoho Renge Kyo. Cela sera comme en cette occasion où le Bouddha manifesta les dix pouvoirs supranaturels décrits dans le chapitre Jinriki* (XXI) lorsque tous les êtres humains des dix directions s'écrièrent ensemble d'une voix sonore en direction du monde Saha : "Namu Shakyamuni Butsu, Namu Shakyamuni Butsu, Namu Myoho Renge Kyo, Namu Myoho Renge Kyo  ! "(note)
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Les enseignements des brahmanes datent d'environ huit cents ans avant l'époque où vécut le Bouddha. Tout d'abord centrés autour des deux divinités [Shiva et Vishnu] et des trois ascètes, ils finirent par se diviser en quatre-vingt-quinze écoles. Parmi les autorités du brahmanisme se trouvaient de nombreux sages et des personnes dotées de pouvoirs surnaturels, mais aucun d'entre eux ne parvint à se libérer des souffrances de la naissance et de la mort. De plus, ceux qui suivirent leurs enseignements finirent tous par tomber, d'une manière ou d'une autre, dans les trois mauvaises voies.
La prière pour la pluie des trois maîtres du Tripitaka (Minobu, 22 juin 1275 au nyudo Nishiyama)

Lorsque le Bouddha en vint à enseigner le chapitre Jinriki* (XXI), il déploya dix pouvoirs supranaturels. La manifestation de ces pouvoirs supranaturels était incomparablement plus étonnante que les présages décrits précédemment. Le rayon de lumière émanant du [front du] Bouddha n'illuminait que dix-huit mille mondes vers l'est, tandis que celui qui émanait [de son corps tout entier] au moment décrit dans le chapitre Jinriki* (XXI) illumina tous les mondes des dix directions.
[...] Et ces phénomènes extraordinaires se produisaient du vivant même de Shakyamuni. Puis, lorsque le Bouddha en vint à enseigner le chapitre Jinriki* (XXI), il déploya dix pouvoirs supranaturels. La manifestation de ces pouvoirs supranaturels était incomparablement plus étonnante que les présages décrits précédemment. Le rayon de lumière émanant du [front du] Bouddha n'illuminait que dix-huit mille mondes vers l'est, tandis que celui qui émanait [de son corps tout entier] au moment décrit dans le chapitre Jinriki* (XXI) illumina tous les mondes des dix directions. Alors que le tremblement de terre décrit dans le chapitre Jo* (I) se limitait à un système de mondes majeur, dans le chapitre Jinriki* (XXI), c'est la terre de tous les mondes des dix directions qui trembla de six manières différentes. Et les signes qui sont apparus à notre époque sont tout aussi étonnants (note). Les grands présages décrits dans le chapitre Jinriki* (XXI) annonçaient que le coeur du Sutra du Lotus serait propagé après la disparition du Bouddha, au terme des deux mille ans des époques du Dharma correct et du Dharma formel, au début des Derniers jours du Dharma. Dans le chapitre Jinriki* (XXI) du Sutra du Lotus, on lit : "Parce que, après la disparition du Bouddha, de simples mortels suivront fidèlement ce Sutra, les bouddhas se réjouissent et manifestent des pouvoirs supranaturels sans limites."(réf.)
Sur les présages (Minobu, 1275, à Shijo Kingo ?)

Moi aussi je m'émerveille devant de tels prodiges, et je voudrais admirer ses mérites. Par le passé également, certains hommes ont maîtrisé de tels pouvoirs surnaturels. Mais de tels phénomènes extraordinaires n'indiquent en aucune manière si une personne comprend le Dharma bouddhique de manière correcte ou erronée. En Inde, il y eut des brahmanes capables de se verser toute l'eau du Gange dans l'oreille et de l'y conserver pendant douze ans ; de boire d'un seul trait l'océan tout entier, d'attraper de la main le soleil et la lune, et de changer en boeufs ou en moutons les disciples du Bouddha Shakyamuni. Mais ces pouvoirs n'eurent d'autre effet que de les rendre plus arrogants et d'alourdir leur karma de souffrance à travers vies et morts. C'est d'eux que parle Zhiyi* lorsqu'il dit : "Ils ne recherchent que la gloire et le profit, et ne font qu'accroître les illusions de la pensée et du désir."(réf.)
[...] Quand bien même le Grand-maître* Kukai* aurait été doté de pouvoirs extraordinaires, il a qualifié le Sutra du Lotus de théorie puérile et écrit que le Bouddha Shakyamuni était encore au stade de l'obscurité. La sagesse commande de n'accorder aucun crédit aux écrits d'une personne de ce genre ! D'ailleurs, on peut sérieusement douter des pouvoirs surnaturels de Kukai* que vous venez d'évoquer. Le texte dit : "Au printemps de la neuvième année de Konin (818), le pays fut victime d'une grande épidémie." Mais le printemps dure 90 jours (note). Quel jour de quel mois du printemps cela s'est-il produit  ? [Cela n'est pas précisé.] C'est une première raison de douter.
Traité sur la dette de reconnaissance (Minobu, le 21 juillet 1276, à Joken-bo et Gijo-bo)

Toutefois, à notre époque, ni les textes non bouddhiques, ni les sutras du Hinayana, ni les sutras du Mahayana, ni même le Véhicule unique du Sutra du Lotus n'ont plus la moindre efficacité. La raison en est que, dans l'esprit humain, l'avidité, l'arrogance et la stupidité sont si fortes qu'elles défient la supériorité de l'Honoré du monde dans l'accomplissement du Grand Bien. Un chien, par exemple, pour l'acuité de son odorat, est supérieur à l'homme ; son odorat, lui permettant de détecter oiseaux et gibier, n'est pas inférieur aux capacités surnaturelles d'un grand sage. La chouette, par l'acuité de sa perception des sons, le milan par l'étendue de son champ de vision, le moineau par sa délicatesse en matière de goût, le dragon par sa taille, tous ont des capacités supérieures à celles d'un sage. En ce sens, dans le monde impur de l'époque des Derniers jours du Dharma, aucun sage, aucune personne de vertu n'a plus le pouvoir de contrôler l'avidité, l'arrogance et la stupidité extrêmes de l'esprit humain.
Le kalpa de déclin (Minobu, peu après 1276, à un membre du clan du défunt nyudo Takahashi Rokuro Hyoe)

"A ce moment-là, le Bouddha s'adressa à Jogyo et à la multitude des bodhisattvas rassemblés, et leur dit : "Même si [en employant les pouvoirs surnaturels des bouddhas pendant un nombre incalculable, illimité de centaines de milliards de kalpa] je devais énumérer tous les bienfaits que procure ce Sutra pour le transmettre, je ne pourrais jamais totalement y parvenir. En bref, tous les enseignements de l'Ainsi-Venu, tous les pouvoirs surnaturels librement employés par l'Ainsi-Venu, la resserre de tous les secrets essentiels de l'Ainsi-Venu, tous les principes les plus profonds de l'Ainsi-Venu - tout cela est proclamé, révélé et clairement exposé dans ce Sutra."(réf.)
Parvenir directement à la bodhéité grâce au Sutra du Lotus (Minobu, mars 1277 ? à Myoho-ama)

À la vue de sa mère, Maudgalyayana ressentit une si grande tristesse qu'il fit immédiatement usage de ses grands pouvoirs surnaturels pour faire apparaître du riz. Sa mère en fut ravie et, saisissant un peu de riz de la main droite, tout en cachant le reste avec sa main gauche, elle porta précipitamment le riz à sa bouche. Qu'advint-il alors  ? Le riz se changea en feu et se mit à flamber  ! Il se changea en flammes, comme si l'on avait disposé un tas de buches, et tout le corps de sa mère se craquela et se couvrit de brulures. Voyant cela, Maudgalyayana, terrifié et perplexe, employa de nouveau ses pouvoirs surnaturels pour faire jaillir une grande quantité d'eau. Mais l'eau se changea en brindilles qui alimentèrent les flammes et brulèrent encore plus gravement le corps de sa mère. Quelle ne fut pas alors la douleur du fils ! Comprenant que ses pouvoirs surnaturels étaient incapables de remédier à la situation, Maudgalyayana se rendit en un instant auprès du Bouddha et lui présenta sa requête désespérée.
[...] Moi, Nichiren, j'ai bien réfléchi à cela, et voici ce que j'ai à en dire. Parmi les dix mondes-états, Maudgalyayana était parvenu à celui d'auditeur-shravaka. Il observait les deux cent cinquante préceptes avec la solidité d'un roc, et son respect des trois mille règles de conduite (note), sans la moindre exception, était aussi parfait que la pleine lune dans la nuit du 15e jour du mois. Sa sagesse brillait autant que le soleil, ses pouvoirs surnaturels lui permettaient de faire quatorze fois le tour du Mont Sumeru et même de soulever cette énorme montagne. Mais, même pour un sage comme lui, il était difficile de s'acquitter de sa dette de reconnaissance envers sa mère. Pire, en s'efforçant de le faire, il n'avait fait qu'aggraver les souffrances de cette mère. Comparons donc cela aux moines d'aujourd'hui, qui font semblant d'observer les deux cent cinquante préceptes dans le seul but de tromper les autres. Ils n'ont pas l'ombre d'un pouvoir surnaturel - un rocher gigantesque pourrait plus facilement accéder au ciel qu'ils ne pourraient manifester de tels pouvoirs. Leur sagesse est du niveau de celle d'un bœuf, identique à celle d'un mouton. Même un rassemblement de mille ou de dix mille d'entre eux ne parviendrait pas à soulager leurs parents disparus de la plus infime souffrance.
Sur les cérémonies d'urabon (Minobu, le 13 juillet 1279  ? (1277 ou 1280)

Question - A cela j'aimerais faire une objection. Ces passages proviennent bien des sutras Sutra Vairocana* et Kongocho. Mais l'un se rapporte à l'atteinte de l'illumination du bouddha Vairocana*  ; un autre affirme que les pratiquants du Shingon peuvent acquérir les cinq pouvoirs surnaturels en conservant leur corps actuel ; et un troisième passage décrit la façon dont un bodhisattva parvenu au dixième des dix transferts peut sans changer d'apparence progresser jusqu'à l'étape suivante. Mais ils n'expliquent pas comment, sans changer d'apparence, on peut prendre conscience en cette vie-ci de la non-naissance et de la non-extinction de tous les phénomènes, et, moins encore, comment il est possible d'atteindre la bodhéité.
Le principe de l'atteinte de la bodhéité sans changer d'apparence (Minobu, en 1280? , à Myoichinyo)

Dans le 7ème rouleau du Sutra du Lotus, au chapitre sur les Pouvoirs supranaturels, il est dit : "Dans ce Sutra j'ai révélé et expliqué brièvement toutes les doctrines des Ainsi-venus, tous leurs pouvoirs supranaturels sans entraves (note), les mystères de leurs trésors et toute leur profondeur.
[..] L’Objet véritable de dévotion (Gohonzon) qui est inclu implicitement dans le chapitre sur la Longévité de la Vie est le Bouddha Atemporel des trois Corps non-soumis à la production conditionnée* (musa sanjin), le Maître et Seigneur Bouddha qui a atteint l’Eveil depuis l’éternité, et qui a une relation si profonde et si bienveillante avec notre monde. Dans le chapitre sur la Longévité de la Vie, ceci est traduit par les mots : "Les pouvoirs supranaturels secrets et immanents de l’Ainsi-Venu".
Trois grands Dharmas cachés (Minobu, le 27 ? avril 1281 à Ota Kingo)

Pourtant, le Bouddha sentit peut-être que les simples mortels, à l'époque des Derniers jours du Dharma, ne seraient pas entièrement convaincus. Il demanda donc à tous les bouddhas des dix directions de venir se joindre à lui dans l'acte surnaturel de tirer leur large et longue langue qui n'avait jamais dit que la vérité depuis d'innombrables kalpas, pour qu'elle s'élève dans le ciel, aussi haut que le Mont Sumeru.
La preuve du Sutra du Lotus (Minobu, 28 février 1282 à Nanjo Tokimitsu)

 

voir également : dix pouvoirs surnaturels et le chapitre Pouvoirs surnaturels

 

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