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Extraits de gosho sur

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DICTIONNAIRE
 
Hokke Mongu
 

Une chose aussi ambiguë, Zhiyi* et Zhanlan*, ces deux saints, l’ont commentée dans le Hokke Gengi et le Hokke Mongu*, disant  : “Le cœur est semblable à une lueur illusoire. Il n’a qu’un nom qu’on appelle cœur. Si par hasard on dit qu’il existe, on n’en voit ni la couleur, ni la nature. Si par hasard, on dit qu’il n’existe pas, les pensées naissent. Ne pouvant être considéré en terme d’être ou de non-être, il est appelé cœur et se trouve qualifié de merveilleux (myo).
Les douze liens causaux (1256 )

Le Grand-maître* Zhiyi* écrivit le Hokke Gengi, le Hokke Mongu* et le Maka Shikan, soit trente volumes de commentaires sur le Sutra du Lotus. Zhanlan*, pour sa part, écrivit les trente volumes du Hokke gengi shakusen, Hokke Mongu Ki*  et Maka Shikan Bugyoden Guketsu, annotations sur les ouvrages de Zhiyi*. Ensemble, ces écrits constituent ce que l'on appelle "les soixante volumes (note) de l'école Tendai".
[...] Dans le Hokke Mongu*, Zhiyi* donne une explication de tous les mots et phrases du Sutra du Lotus, depuis les premiers mots "Ainsi ai-je entendu", jusqu'aux derniers "...ils s'inclinèrent et partirent." Il les explique du point de vue des quatre catégories, nommément, causes et circonstances, enseignements reliés, enseignements théoriques*, essentiel* et introspection (kanjin).
Conversation entre un sage et un ignorant (1265? à un samouraï ?)

Le Grand-maître*   Zhiyi* déclare dans son Hokke Mongu* : "L’on peut évaluer la taille du dragon à la force de la pluie ; l’on peut estimer la profondeur de l’étang à l’abondance des fleurs de lotus."(réf.)
Yadoya nyudo Sai-gojo (septembre 1268 au nyudo Yadoya)

Zhiyi* écrit dans le Hokke Mongu*  : "Question : Il est clairement dit dans le Sutra du Nirvana qu'il faut soutenir le roi, lui obéir en portant arc et flèches pour l'aider à vaincre les personnes mauvaises." Et pourtant le chapitre Anrakugyo* (XIV) conseille de rester à l'écart des personnes au pouvoir et de se comporter avec humilité et bienveillance.
Traité pour ouvrir les yeux (
Sado, février 1272 à Shijo Kingo)

Ayez aussi l'obligeance de me faire parvenir, par ceux qui viendront la prochaine fois, le Geten Sho (note)), le deuxième volume du Hokke Mongu* et le quatrième volume du Hokke Gengi, ainsi que le recueil des rapports et édits impériaux.
La Lettre de Sado (
Sado, 20 mars 1272, à Toki Jonin)

Dans le huitième volume du Hokke Mongu*, le Grand-maître* Zhiyi* expliqua l'apparition de la Tour aux Trésors. Il établit qu'elle avait deux fonctions distinctes : confirmer les chapitres précédents et préparer la révélation qui suit.
La Tour aux Trésors (Sado, mars 1272 à Abutsu-bo)

Question - Le principe d'ichinen sanzen est-il expliqué dans le Hokke Gengi  ? Réponse - Zhanlan* dit que non. Question. - Est-il donc expliqué dans le Hokke Mongu* ? Réponse - Zhanlan* dit que non.
[...] Dans le premier volume du Hokke Mongu*, on lit : "Chaque faculté cognitive (note) possède les dix mondes-états, chacun d'eux comprenant encore en lui tous les dix. Puisque chacun de ces cent états comporte les Dix modalités d'expression de la vie, on arrive au total de mille."
[...] Le Grand Sage [Zhiyi*] propagea son enseignement pendant trente ans. Pendant les vingt-neuf premières années, il exposa les doctrines contenues dans le Hokke Gengi, le Hokke Mongu* et divers autres ouvrages. Il révéla les "cinq périodes et les huit enseignements" ainsi que les cent Mondes-états et les mille Modalités d'expression de la vie. Il réfuta les doctrines erronées des cinq siècles précédents et éclaircit encore des points laissés en partie inexpliqués par les grands penseurs de l'Inde.
[...] Le Grand-maître* Zhiyi* déclare dans son Hokke Mongu* : "Le Bouddha a dit aux bodhisattvas Surgis de Terre : "Vous êtes mes véritables disciples, destinés à propager le Dharma auquel je me suis éveillé."
Le véritable objet de vénération (Sado, avril 1273 à Toki Jonin)

Je vous ai envoyé la statue du Grand-maître du Dharma. Dans ma lettre au Seigneur Saburo Saemon-no-Jo, j’ai demandé qu’il apporte deux volumes de la dernière moitié du Sutra du Nirvana, cinq volumes des sections principales et finales du Hokke Mongu* et la première moitié du Juketsu Shu.
Ben Dono et Ama Gozen (Sado, le 19 septembre1274)

Le Grand-maître* Zhiyi* dit, à propos du passage [du chapitre Yakuo* (XXIII)] du Sutra, dans le Hokke Mongu* : "Ce ne sont pas seulement ceux qui vivent à l'époque du Bouddha qui obtiendront de grands bienfaits. Dans la cinquième période de cinq cents ans, la Voie mystique se propagera [et contribuera au bien-être de l'humanité] pour longtemps dans l'avenir."(réf.)
[...] Shakyamuni refusa de confier cette tâche aux autres bodhisattvas, au nombre de quatre-vingts myriades de millions de nayuta, en leur disant  : "Renoncez, hommes de foi sincère."(réf.) Si, comme le font toujours les adeptes des enseignements erronés, ils vous demandent de citer des passages de sutra pour appuyer vos dires, citez le chapitre Yujutsu (XV) ainsi que le neuvième volume du Hokke Mongu et un passage du neuvième volume du Hokke Mongu Ki*  qui expose les trois raisons du refus de la proposition des bodhisattvas venus des autres mondes (note) et les trois raisons de l'apparition des bodhisattvas de l'enseignement essentiel (note).
Enseignement, pratique et preuve (Minobu, 1274 ? à Sammi-bo)

Dans le Hokke Mongu* il est dit  : “Au sein de tous les sutras, ceci est tenu secret, sans être divulgué”.
Réponse à Dame Myoichi (Minobu, mai 1275 à Myoichi)

Si nous nous intéressons maintenant à l'époque du Dharma formel qui suivit, nous voyons que le Grand-maître* Zhiyi* apparut en Chine vers le milieu de cette période et écrivit le Hokke Gengi, le Hokke Mongu* et le Maka Shikan en trente volumes, ouvrages dans lesquels il étudia en profondeur le Sutra du Lotus.
[...] Vers le milieu des mille ans de l'époque du Dharma formel, le Grand-maître* Zhiyi* apparut. Dans les dix volumes ou mille feuilles du Hokke Gengi, il définit en détail le sens du Titre, les cinq caractères Myoho Renge Kyo. Dans son Hokke Mongu* en dix volumes, il commenta chaque mot et chaque phrase du Sutra depuis les premiers mots "Ainsi ai-je entendu..." jusqu'aux tout derniers "Ils s'inclinèrent et prirent congé". Il les interpréta en fonction de quatre critères, c'est-à-dire en étudiant les causes et les circonstances, les enseignements corollaires, les enseignements théoriques* et essentiel* et l'observation du coeur, y consacrant à nouveau mille feuilles.
[...] Dans les vingt volumes que constituent ses deux ouvrages Hokke Gengi et Hokke Mongu*, Zhiyi* a comparé tous les autres sutras à des rivières et le Sutra du Lotus au grand océan. Il a démontré que l'eau de tous les enseignements bouddhiques de tous les mondes des dix directions, sans qu'une seule goutte en soit perdue, coule dans cette mer immense de Myoho Renge Kyo.
Le choix en fonction du temps (Minobu, 10 juin 1275 ; adressé à Yui)

Zhiyi* déclare dans le troisième volume (réf.) de son Hokke Mongu* : "[L'un de ces six présages est que] l'est se surélève et l'ouest descend. L'est correspond à la couleur verte et à l'organe du foie. Et le foie lui-même est lié aux yeux. L'ouest correspond à la couleur blanche et à l'organe des poumons, et les poumons sont liés au nez. Par conséquent, le fait que l'est se surélève et que l'ouest descende annonce l'apparition des bienfaits des yeux, et, simultanément, la diminution des désirs liés à l'odorat. Inversement, quand les bienfaits liés à l'odorat apparaissent, les désirs liés à la vision disparaissent. De la même manière, l'ascension ou la chute des autres points cardinaux indique l'apparition des bienfaits et la diminution des désirs liés à l'organe qui leur correspond."
Sur les présages (Minobu, 1275, à Shijo Kingo  ? )

J'en ai besoin parce que les moines shingon depuis quelques temps se liguent contre moi. Apportez aussi avec vous les volumes 1 et 2 du Maka Shikan, [Grand Arret et Examen] de Zhiyi*. J'apprécierais aussi le Toshun commentaire sur le Hokke Mongu* de Zhiyi par Zhi-du* et le Fusho Ki commentaire de Zhanlan* sur le Hokke Mongu si vous pouvez vous les procurer. Empruntez l'exemplaire du Shuyo Shu* que possède Kanchi-bo, le disciple d'Enchi-bo. On m'a dit aussi qu'il est en possession d'autres écrits [sur le même sujet]. Pourriez-vous les emprunter également en lui disant que je les lui rendrai dès que possible  ?
Moines du temple Seicho-ji (Minobu, le 11 janvier 1276 aux moines du temple Seicho-ji)

A propos de ce passage, le Grand-maître* Zhanlan* a dit  : "Chaque direction correspond à l'un des six organes des sens. [Il a déjà été établi que] les yeux et le nez correspondent respectivement à l'est et à l'ouest. Par conséquent, les oreilles et la langue correspondent respectivement au nord et au sud. Le centre (note) correspond à l'esprit et les quatre directions au corps. Le corps est doté des quatre organes des sens auquel l'esprit est relié. Par conséquent, l'esprit induit l'intensification ou la diminution des fonctions sensorielles du corps."(réf.)
[...] A l'époque du quarante-cinquième souverain, l'empereur Shomu, le moine Ganjin, venu de Chine, introduisit l'école Ritsu au Japon. Il apportait aussi avec lui des exemplaires du Hokke Gengi, du Hokke Mongu*, du Maka Shikan, du Jomyo Sho, et d'autres ouvrages de l'enseignement de Zhiyi*. Mais il ne propagea pas l'enseignement des écoles Shingon et Hokke.
Lettre à Myomitsu Shonin (Minobu, le 5ème jour du 3ème mois intercalaire 1276 à Myomitsu)

Ignorants du Dharma bouddhique, la plupart des moines dans les Derniers jours du Dharma deviennent si prétentieux qu'ils méprisent le maître originel et flattent de nouveaux protecteurs. Seuls les moines honnêtes qui ont peu de désirs et sont heureux avec le peu qu'ils ont peuvent être appelés "moines" dans le vrai sens du mot. Le premier volume du Hokke Mongu* dit : "Un moine qui n'a pas encore atteint l'Eveil doit se faire humble devant le Dharma suprême et tous les saints bouddhiques. Alors, il a la véritable modestie. Quand il manifestera la sagesse du Bouddha, il deviendra un véritable moine."
Mise en Garde contre l'Offense au Dharma (Minobu, août 1276, au nyudo Horen)

Si l'on veut pratiquer correctement ce Sutra, il y a plusieurs degrés d'opposition à éviter. Pour les résumer, je citerai le cinquième volume du Hokke Mongu Ki*  : "A propos des diverses formes d'opposition au Dharma il est seulement dit dans le Hokke Mongu* qu'il faut "enseigner aux sages mais non aux insensés." (note)
[...] Si l'on veut pratiquer correctement ce Sutra, il y a plusieurs degrés d'opposition à éviter. Pour les résumer, je citerai le cinquième volume du Hokke Mongu Ki*  : "A propos des diverses formes d'opposition au Dharma il est seulement dit dans le Hokke Mongu* qu'il faut "enseigner aux sages mais non aux insensés." (note)
Les quatorze oppositions (Minobu, fin 1276, au nyudo Matsuno Rokuro Zaemon)

On lit, dans le neuvième volume du Hokke Mongu*  : "Les débutants dans la pratique peuvent parfois se laisser distraire par des préoccupations secondaires qui font obstacle à la pratique essentielle. Il est alors préférable qu'ils se consacrent totalement à la croyance dans le Sutra ; c'est la forme de don la plus élevée. Même en s'abstenant des pratiques formelles mais en persévérant dans la méditation sur le principe essentiel, les bienfaits seront nombreux et immenses."
[...] On lit encore dans le Hokke Mongu*  : "Question - Selon vous, croire dans le Sutra du Lotus est le premier de tous les préceptes. Pourquoi donc [en décrivant la quatrième étape de la pratique] le Sutra du Lotus parle-t-il de ceux "qui maîtrisent l'observance des préceptes" ?
Les Quatre Etapes de la foi (Minobu ; 10 avril 1277 (  ? ) à Toki Jonin)

Il est pourtant bien dit, en effet, dans les commentaires sur la partie du Hokke Mongu* traitant du chapitre Juryo* (XVI) dans le 9e volume du Hokke Mongu Ki*  : "Du passage "Pas une personne, s'étant libérée de l'éphémère..." jusqu'au passage "les enseignements éphémères du passé furent exposés pour accéder à la vérités", [le sens de ce texte est bien que] la libération du monde des trois plans au moyen des enseignements provisoires doit être appelée une libération éphémère.
[...] Il est dit dans le 9e volume du Hokke Mongu
* : "Personne ne peut manquer de sortir de l'éphémère pour accéder au véritable. Ainsi, nous comprenons que les enseignements éphémères du passé furent exposés pour donner accès à la vérité."
[...] Vous dites que Ryosho-bo a proclamé ensuite que ceux qui pratiquent la méditation shikan sont tenus d'observer les préceptes. Pourtant, il est dit, dans le neuvième volume du Hokke Mongu
*, que [après la disparition du Bouddha] aux première, deuxième et troisième des cinq étapes de pratique on peut s'abstenir d'bserver les préceptes. Cela apparaît aussi clairement dans le texte du Sutra lui-même.
Le troisième enseignement (
Minobu, 1er octobre 1277, à Toki Jonin)

On lit, dans le premier volume du Hokke Mongu : «"Ainsi" dans "ainsi ai-je entendu" désigne l'enseignement que l'on a entendu de la bouche du Bouddha». Et il est dit, dans le premier volume du Hokke Mongu Ki*  : « Si "ainsi" ne désigne pas un enseignement qui dépasse les huit enseignements, comment pourrait-il s'agir de l'enseignement du Sutra du Lotus ?»
"Ainsi ai-je entendu" (Minobu, 28 novembre 1277, à Soya Kyoshin)

Zhiyi*, qui aurait souhaité vivre à cette époque des Derniers jours du Dharma, disait dans le Hokke Mongu* : "Au cours de la cinquième période de cinq cents ans, le Dharma merveilleux se répandra et apportera ses bienfaits pour longtemps à l'avenir."(réf.)
Sur l'établissement des Quatre Bodhisattvas (Minobu, 17 mai 1279 à Toki Jonin)

Le Grand-maître* Saicho* énuméra dix principes remarquables qui placent le Sutra du Lotus au-dessus de tous les autres. L'un d'eux est l'atteinte de la bodhéité sans changer d'apparence [en tant que simple mortel]. C'est le principe le plus important de la doctrine de l'école Tendai, et une partie du Hokke Mongu* a pour titre : "Le principe suprême de l'atteinte de la bodhéité sans changer d'apparence". C'est également un élément de controverse entre les écoles Shingon et Tendai.
[...] Depuis Ennin*, les maîtres de l'école Tendai ont interprété les passages du Hokke Gengi, du Hokke Mongu*, et du Maka Shikan de multiples manières, et en ont donné des explications plausibles. Leurs interprétations nous sont cependant aussi inutiles que le calendrier de l'année dernière ou le repas d'hier.
La persécution par le sabre et le bâton (Minobu, 20 avril 1279 à Nanjo Tokimitsu)

À propos de ce passage, on lit, dans le 10e volume du Hokke Mongu* : "L'affirmation que le don des Sept sortes de trésors aux personnes des quatre nobles états n'égale pas la pratique d'une seule strophe du Sutra du Lotus, s'explique par le fait que le Dharma est le Maître de ces sages. Rien n'est supérieur au Dharma pour la capacité de faire naître, de nourrir, d'amener à maturité et de faire prospérer. Par conséquent, la personne est moins importante que le Dharma qui est suprême."
La bonne fortune inégalée (Minobu, 1l mai 1280, au seigneur Nishiyama)

"Dans ce Sutra j'ai révélé et expliqué brièvement toutes les doctrines des Ainsi-venus, tous leurs pouvoirs supranaturels sans entraves (note), les mystères de leurs trésors et toute leur profondeur. Et le Hokke Mongu interprète ce passage en disant  : "La profonde essence du Sutra du Lotus est contenue dans quatre phrases importantes."(réf.)
[...] Le Hokke Mongu, dans son neuvième chapitre, interprète ce passage de la manière suivante : "Hi : «caché», signifie la vérité selon laquelle un Corps est égal aux trois Corps. Mitsu : «mystère» signifie la vérité selon laquelle les trois Corps sont égaux au Corps unique. Aussi, moi [Zhiyi*] j’appelle hi ce qui n’a pas été révélé depuis l’éternité, et j’appelle mitsu ce que le Bouddha seul est capable de savoir. Le Bouddha dans les trois phases de la vie est égal aux trois Corps - et cette vérité, il l’a gardée cachée et ne l’a révélée dans aucune autre écriture."
Trois grands Dharmas cachés (Minobu, le 27  ? avril 1281 à Ota Kingo)

 

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