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Extraits de gosho sur

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DICTIONNAIRE
 
femmes et bodhéité


Un passage du chapitre chapitre Hosshi* (X) dit : "S'il existe une personne, homme ou femme, qui enseigne en secret à une autre ne serait-ce qu'une phrase du Sutra du Lotus, qu'elle soit reconnue comme l'envoyée du Bouddha." Autrement dit toute personne, religieuse ou laïque, homme ou femme, qui enseigne à d'autres une seule phrase du Sutra du Lotus, est sans conteste l'émissaire du Bouddha.
Un Vaisseau pour Traverser l'Océan de Souffrances (avril 1261, à Shiiji Shiro)

Une femme qui se consacre au Gohonzon attire le bonheur en cette vie. Et dans sa vie prochaine, le Gohonzon sera avec elle et la protégera toujours. Comme une lanterne dans l'obscurité, comme un bras solide sur un chemin accidenté, le Gohonzon vous protégera, Dame Nichinyo, où que vous alliez.
Le Véritable Aspect du Gohonzon (
Minobu, 23 août 1277, à Dame Nichinyo)

Récitez simplement Namu Myoho Renge Kyo et, quand vous buvez du saké, restez chez vous avec votre femme. Souffrez s'il faut souffrir, et goûtez pleinement la joie lorsqu'elle se présente.
Le Bonheur en ce Monde (Minobu, juin 1276, à Shijo Kingo)

Vivre Namu Myoho Renge Kyo, même pendant l'union sexuelle entre homme et femme, voilà le principe qui permet de changer les passions en bodhéité et les souffrances de la vie et de la mort en nirvana. Les souffrances ne deviennent le nirvana que si l'on réalise que l'ainsité de la vie humaine, à travers vie et mort, ne peut ni apparaître ni disparaître.
(…) Expliquez tout cela à votre femme, et oeuvrez en accord avec elle comme le soleil et la lune, comme les deux yeux d'une personne, ou les deux ailes d'un oiseau. Avec le soleil et la lune, comment peut-on sombrer dans les voies de l'obscurité  ? Avec deux yeux, comment pourrait-on ne pas voir les visages de Shakyamuni, de Taho et de tous les autres bouddhas de l'univers  ? Avec une paire d'ailes, vous volerez et atteindrez en un instant la Terre de bouddha du bonheur éternel.
Les désirs mènent à l'Eveil (Sado, le 2 mai 1272 ; à Shijo Kingo)

La tante de Shakyamuni, la nonne Mahaprajapati, bien que femme elle aussi, parvint au stade d'arhat et acquit le nom d'auditeur-shravaka. Elle s'engagea ainsi sur une voie qui ne pourrait jamais conduire à la bodhéité (note). Elle transforma son apparence féminine [en devenant nonne], abandonna les privilèges d'une épouse royale et obéit aux injonctions du Bouddha. Pendant plus de quarante ans, elle observa les Cinq cents préceptes. Dans la journée elle restait au bord des routes [dans l'attente d'aumônes], et la nuit elle demeurait assise sous un arbre [en méditation], aspirant au salut dans la vie prochaine. Pourtant, la voie qui mène à la bodhéité lui était interdite et son nom fut cité comme celui d'une personne à jamais incapable de devenir bouddha - ce qui fut sans doute pour elle désespérant. En tant que femme, par le passé, pendant d'interminables kalpas elle avait probablement fait l'objet, avec ou sans raison, de rumeurs insultantes et en avait certainement éprouvé de la honte et un sentiment d'injustice. En refusant son corps de femme, elle l'avait dissimulé en se faisant nonne, dans l'espoir de se libérer de cette souffrance. En apprenant de même que, comme toutes les personnes des deux véhicules, elle ne pourrait jamais atteindre la bodhéité, on peut imaginer son désespoir ! Mais le Sutra du Lotus leva la condamnation portée sur elle par tous les bouddhas des trois phases de la vie. Et lorsqu'elle devint le "bouddha dont la vue emplit de joie tous les êtres vivants"(réf.), quel immense bonheur dut être le sien ! […] Lorsque le Bouddha demanda d'une voix forte aux quatre sortes de croyants : "Qui parmi vous propagera largement Myoho Renge Kyo en ce monde saha  ? ", chacun répondit en son coeur : "Moi, moi ! ". Le Bouddha formula à ce moment-là par trois fois la même exhortation : après sa disparition, si elles voulaient s'acquitter de leur dette de reconnaissance envers tous les bouddhas, ce seraient les femmes, nonnes aussi bien que laïques, qui devraient persévérer dans la propagation du Sutra du Lotus en ce monde saha, quelles que soient les difficultés. Mais elles n'y prirent pas garde et jurèrent, au contraire, de "propager largement ce Sutra dans les terres des autres directions."(réf.) Les nonnes n'avaient donc pas bien compris l'intention du Bouddha. Comme sa déception, alors, dut être grande ! A ce moment-là, il se détourna d'elles et regarda attentivement les quatre-vingt myriades de millions de nayuta de bodhisattvas.
Pour cette raison, je pensais les femmes capables de risquer leur réputation ou de sacrifier leur vie pour des détails insignifiants du monde profane, mais je les croyais en revanche bien faibles lorsqu'il fallait persévérer sur la voie qui mène à la bodhéité. Pourtant aujourd'hui, vous, une femme, née en ce monde mauvais de l'époque des Derniers jours du Dharma, vous avez subi les insultes, les coups et les attaques des barbares ignorants et insensés qui habitent ces îles du Japon, et vous avez tout enduré pour propager le Sutra du Lotus. Très certainement, du haut du Pic du Vautour, le Bouddha doit trouver qu'il existe entre vous et la nonne Mahaprajapati un écart aussi grand qu'entre un nuage et de la boue. Personne ne mérite plus que vous le nom de "bouddha dont la vue emplit de joie tous les êtres vivants"(réf.) ; aujourd'hui, Myoho-ama Gozen, c'est à vous que ce nom appartient.
Réponse à Myoho Bikuni Gozen (Minobu, 1281, à Myoho ama)

Et vos femmes sont votre soutien. Les femmes soutiennent les autres, leur permettant ainsi de les soutenir en retour. Quand le mari est heureux, sa femme est comblée. Si le mari est un voleur, sa femme devient voleuse aussi. Et pas seulement dans la vie présente. Tout au long de leurs existences successives, un homme et sa femme sont aussi étroitement liés que le corps et l'ombre, la fleur et le fruit, les racines et les feuilles. Les insectes rongent les arbres qui les abritent et les poissons boivent l'eau dans laquelle ils nagent. Si l'herbe se dessèche, les orchidées en souffrent ; si les sapins croissent, les chênes en profitent. Même parmi les arbres et les plantes, on découvre des liens aussi étroits. On appelle hiyoku un oiseau à deux têtes. Ses deux bouches nourrissent un corps unique. On appelle hiboku un poisson qui n'a qu'un oeil, si bien que le mâle et la femelle doivent rester ensemble toute leur vie. Mari et femme devraient être comme eux.
[…] Je m'adresse maintenant à vos épouses : n'ayez jamais de regret, même si vos maris devaient vous maltraiter à cause de votre foi en cet enseignement. Si vous unissez toutes deux vos efforts pour les encourager dans leur foi, vous suivrez la voie de la fille du Roi-Dragon et deviendrez un modèle pour les femmes qui veulent atteindre l'Eveil à l'époque troublée des Derniers jours du Dharma. Si vous agissez ainsi en toutes circonstances, moi, Nichiren, je demanderai aux deux saints [bodhisattvas Yakuo et Yuze], aux deux divinités célestes [Bishamonten et Jakokuten], aux
Jurasetsunyo et aux bouddhas Shakyamuni et Taho de vous faire bouddha dans toutes vos existences futures.
Lettre aux Frères (
Minobu, 16e jour du 12e mois 1275 aux frères Ikegami)

Il ne faut pas faire de discrimination entre ceux qui propagent les cinq caractères de Myo Ho Ren Ge Kyo, qu'ils soient hommes ou femmes dans la période des Derniers jours du Dharma.
La véritable aspect de la Vie (mai 1273 à Daizen-bo)

On peut lire dans le quatrième volume du Sutra du Lotus : "J'enverrai des hommes et des femmes à l'esprit pur pour faire des offrandes à celui qui enseigne le Dharma." Les divinités du ciel et les divinités bienveillantes prendront la forme d'hommes et de femmes et feront des dons pour soutenir celui qui pratique le Sutra du Lotus. Sans aucun doute, vous et votre femme êtes bien nés comme étant "un homme et une femme à l'esprit pur" et vous faites maintenant des dons à celui qui enseigne le Dharma, Nichiren.
[…] Il est donc tout à fait possible que vous et votre femme soyez apparus ici en tant que réincarnation du vénérable Bouddha Shakyamuni afin de me venir en aide.
L'exil d'Izu (juin 1261 à Funamori Yasaburo)

Alors que de tels excellents hommes des temps anciens étaient embarrassés par l’Eveil dès ce corps, que vous, une femme, m’interrogiez sur une telle doctrine n’est pas ordinaire. Le vénéré Shakya aurait-il pénétré votre corps  ? Avez-vous pris la relève de la fille du roi des Dragons  ? Ou bien la femme (nommée) Gautami serait-elle revenue   ? Je ne le sais pas. Vous appréciez la lune de l’Eveil de la lumière paisible en dissipant les nuages des cinq obstacles.
Réponse à Dame Myôichi

Une femme est comparable à l'eau. Elle prend la forme du récipient qui la contient. Une femme est comparable à une flèche, elle a besoin d'être ajustée à l'arc pour être lancée. Une femme est comparable à un bateau qui est guidé par son gouvernail. Si le mari est voleur, sa femme devient voleuse aussi. Si le mari est roi, la femme est reine. Si son mari est une personne de bien qui pratique le Dharma correct, elle deviendra bouddha. Non seulement dans cette vie-ci mais dans les vies futures, son destin est lié à celui de son mari.
L'Offrande d'un Kimono d'Eté (Minobu, mai 1275, à Sakiji Nyobo)

Le soleil dissipe les ténèbres même les plus profondes. Le cœur d'une femme est comparable aux ténèbres et le Sutra du Lotus au soleil. Un nouveau-né ne reconnaît pas toujours sa mère mais jamais une mère n'oublie son nouveau-né. Le Bouddha Shakyamuni peut être comparé à la mère et une femme à un nouveau-né. Si deux personnes s'aiment mutuellement, elles ne se quitteront jamais. Mais si une personne désire être avec une autre et que ce désir n'est pas partagé, elles seront tantôt ensemble, tantôt séparées. On peut comparer le Bouddha à la personne qui pense toujours à l'autre, et une femme à celle qui n'y pense pas.
[…] La femme est comparable à une glycine et l'homme à un pin. Une glycine ne peut rester debout un seul instant sans le pin. En cette époque agitée, alors que vous n'avez même pas de serviteurs sur qui compter, vous avez envoyé votre mari ici [à l'île de Sado]. Cela démontre que votre foi est plus ferme que la terre.
La Loi de Causalité de la Vie
(Sado, avril 1272 à Nichigennyo)

Question : Noble ou vulgaire, homme ou femme, quelle voie peut-on obtenir par le lotus  ?
Je réponds : “Que tous deviennent Bouddha même à l’aide d’une seule stance est indubitable”. (réf.)
Renjo Sho

Beaucoup de femmes souffrent de maladies, et à présent, dans la cinquième période de cinq cents ans, soit un peu plus de deux mille cinq cents ans après la mort du Bouddha, le Sutra du Lotus constitue "un excellent médicament" pour elles aussi.
[…] Aujourd'hui, il est aussi naturel pour une femme de changer son karma immuable par la pratique du Sutra du Lotus que pour le riz de mûrir en automne ou pour les chrysanthèmes de fleurir en hiver
Sur la possibilité de prolonger la vie (
Minobu, 1279 à Myojo, femme de Toki Jonin )

A l'époque des Derniers jours du Dharma, il n'existe pas d'autre Tour aux Trésors que ces hommes et femmes qui gardent le Sutra du Lotus. Il s'ensuit donc que ceux qui récitent Namu Myoho Renge Kyo, quelle que soit leur position dans la société, sont en eux-mêmes la Tour aux Trésors.
La Tour aux Trésors (mars 1272 à Abutsu-bo)

Quand, moi, Nichiren, je lis les sutras autres que le Sutra du Lotus, je n'ai pas la moindre envie de devenir une femme. Un sutra condamne les femmes comme des émissaires de l'enfer. Un autre les décrit comme de gros serpents. Un autre encore les compare à des arbres penchés et tordus. Et il y a même un sutra qui les décrit comme des gens qui ont brûlé la graine de la bodhéité.
L'unité du mari et de la femme (
Minobu, 27 janvier 1275, à Nichigen-nyo, la femme de Shijo Kingo)

Lire également l'article sur la misogynie du bouddhisme japonais
 

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